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00:01La matinale de Radio Classique avec David Abicaire.
00:05Et le général Dominique Trinquant qui publie N'ayons pas peur chez Robert Laffont.
00:09Revisitez le passé pour comprendre le présent.
00:11Général bonjour.
00:12Bonjour.
00:13Alors je vous reçois habituellement pour commenter le théâtre des opérations,
00:19les questions d'armement, les questions militaires, les questions stratégiques.
00:22Mais aujourd'hui c'est plutôt l'homme derrière les galons et derrière le képi que je reçois.
00:26Puisque vous publiez un livre à l'attention de la jeune génération.
00:30Vous l'invitez à ne pas avoir peur.
00:32Mais alors ne pas avoir peur de quoi ?
00:33Ne pas avoir peur du quotidien, des événements qui se succèdent et qui sont inquiétants.
00:39Je les invite surtout à faire un pas de côté et à prendre du recul.
00:45Militaire, littéraire, j'ai toujours été passionné par l'histoire.
00:48Et je le dis, j'ai été formé dans l'histoire.
00:50Et dans ce livre, je relis la grande histoire de la petite histoire.
00:55C'est-à-dire l'histoire de ma famille.
00:56Et j'invite tous les lecteurs à faire le même effort.
01:00C'est-à-dire penser...
01:01Parce que, en fait, ce qui se passe, c'est que tous les gens qui venaient me voir pour mes
01:04deux premiers livres
01:05étaient effondrés en disant le monde s'écroule, rien ne va plus.
01:08Et ils vous disaient que c'était mieux avant ?
01:10Alors non.
01:10Je leur disais, mais pensez à ce qu'ont vécu vos grands-parents.
01:13Et là, tout de suite, ils me disaient, ah oui, vous avez raison.
01:16Donc, ce n'était pas mieux avant ?
01:17Voilà.
01:17Ce n'était pas mieux.
01:18On a toujours réussi à s'en sortir par force de volonté, de formation, etc.
01:23Et donc, je décris ça dans ce livre avec des chapitres, j'allais dire, horizontaux
01:29qui prennent l'évolution à peu près sur un siècle.
01:32Général Trinquant, vous parlez des générations de votre grand-père, de votre père.
01:37On apprend dans ce livre que vous avez perdu votre père à 5 ans,
01:41que deux hommes sont venus annoncer à votre mère qu'il était mort en opération.
01:48Vous pouvez nous raconter ça ?
01:50Parce que c'est marquant dans un engagement.
01:51Votre père était militaire aussi.
01:53Votre grand-père était militaire.
01:54Bien sûr.
01:54Mon père a été tué en Algérie.
01:57Il commandait une compagnie du 1er régiment d'infanterie.
01:59Et je me souviens très bien, nous étions à Strasbourg, rue Tarade, une petite rue.
02:04Et deux personnes se présentent devant la porte.
02:07Et je pense que ma mère a tout de suite compris.
02:10Elle n'a pas eu besoin qu'on lui explique.
02:13Et moi, je vois ma mère s'effondrer devant moi.
02:15Et je dis dans ce livre que, en fait, mon père est mort.
02:20Je le savais à ce moment-là, comme on peut le penser à 5 ans et demi.
02:24Mais je dis aussi que mon père ne m'a jamais quitté.
02:26Qu'il a toujours été avec moi.
02:28Et dans la vie, avoir une présence invisible à côté de soi,
02:33c'était quelque chose de très important.
02:36Message que je cherche à passer à mes petits-enfants,
02:39puisque j'ai malheureusement perdu une fille il y a un an,
02:41et qu'il y a 4 orphelins qui sont dans la situation que j'ai connue
02:45il y a maintenant des dizaines d'années.
02:48Comment on fait, Général Trinquant, pour transmettre
02:51ce que vous nous ont transmis vos aïeux, vos aînés,
02:54quand on a perdu son père si tôt ?
02:56Est-ce qu'il a eu le temps de vous transmettre quelque chose ?
02:58Non. Très honnêtement, non.
03:00Mon père était parti en Algérie déjà depuis un an.
03:03Donc j'avais 4 ans quand il est parti.
03:05On ne s'en souvient plus tellement.
03:06Je vois mes petits-enfants qui avaient 6 ans quand sa mère est morte.
03:13Et la mère, c'est quand même très différent du père à l'époque, du moins.
03:16Et donc, c'est très difficile de savoir comment transmettre ça.
03:23Vous savez, je pense que l'expérience, elle ne se transmet pas vraiment.
03:27On l'a vu, l'expérience.
03:28Mais vous pouvez donner des exemples.
03:31Hier, je dînais avec un de mes petits-fils, qui lui a 18 ans,
03:34et on parlait, puisqu'ils ont...
03:36C'est la génération qui a connu le Covid.
03:37Et je lui ai dit, mais vous savez que...
03:39Est-ce que vous connaissez la grippe espagnole en 1918 ?
03:4420 millions de morts.
03:46Donc, les pandémies, ce n'est pas nouveau.
03:48Simplement, aujourd'hui, on les traite différemment.
03:50Et vous ne vous êtes pas heurté à quelque chose de la différence.
03:54C'est qu'on a vu tout de suite sur tous les écrans,
03:56partout dans le monde de la Covid.
03:57Les 20 millions de morts de la grippe espagnole,
03:59ce sont des chiffres qu'on a construits après.
04:01On n'a pas vu ce qui se passait en Inde, en Chine, etc.
04:04Donc, on est dans des situations extrêmement différentes.
04:07Mais le fait d'avoir ce recul,
04:09les vaccins qui n'existaient pas avant 1950,
04:12ont fait des hécatombes terribles dans les familles.
04:15Aujourd'hui, il n'y a plus ces hécatombes-là.
04:18Alors, on a l'inverse.
04:19On a des familles qui se rétrécissent beaucoup.
04:22Une démographie qui s'effondre.
04:23Vous le regrettez d'ailleurs.
04:24Vous dites que la famille qui est cette cellule indépassable,
04:28qui est une cellule protectrice,
04:30une cellule d'épanouissement,
04:32la famille part en quenouille.
04:33Et ça, vous le regrettez ?
04:35Je le regrette beaucoup.
04:36Alors moi, encore une fois,
04:37j'ai connu une famille avec une mère uniquement,
04:39puisque mon père n'était pas là.
04:40Mais vous voyez, par exemple,
04:41au mois de juillet,
04:42j'ai fait une réunion familiale.
04:43Une cousinade ?
04:44Une cousinade.
04:45Vous étiez 47 ?
04:46Alors ça, c'était l'année précédente,
04:48parce que j'étais avec ma sœur.
04:49Avec mes deux sœurs.
04:50Mais quand je suis seul,
04:52nous sommes 25.
04:53Donc c'est déjà pas mal.
04:54C'est pas mal.
04:55Et en fait,
04:55j'ai vu mes petits-enfants adorer ça.
04:57Ils se retrouvaient entre cousins,
04:59ils voyaient les parents,
05:00ils voyaient...
05:02Ça construit.
05:03Il y a besoin d'un équilibre.
05:04Équilibre que je n'ai peut-être pas eu avec deux parents,
05:07quand on n'en a qu'un seul.
05:08Mais la famille,
05:09ça permet d'apprendre les différences
05:13et d'apprendre qu'on doit croître
05:15avec les différences.
05:17Les sœurs et les frères ne sont pas pareils.
05:19Moi, j'ai deux sœurs et un frère.
05:21On est extrêmement proches.
05:23On s'est retrouvés il n'y a pas très longtemps
05:25pour la sortie de mon livre.
05:26D'ailleurs, ils sont très gentiment venus.
05:28On s'est retrouvés extrêmement proches.
05:30Et j'avais deux cousins qui étaient là,
05:32avec lesquels on passait tous les mois d'août ensemble.
05:34Général Dominique Trinquant,
05:36revisitez le passé pour comprendre le présent.
05:38Si vous racontez ce que vous me dites
05:40aux étudiants qui sont dans la rue
05:41et qui s'apprêtent à y retourner,
05:43après deux week-ends fracassants,
05:45si j'ose dire,
05:47ils ne comprendront pas ce que vous leur racontez.
05:48Alors, écoutez,
05:49peut-être que ceux qui sont dans la rue
05:51ne comprendront pas.
05:52Mais je voudrais rappeler
05:52qu'il y en a beaucoup
05:53qui ne sont pas dans la rue
05:54et qui ne cherchent qu'une chose,
05:55c'est à travailler.
05:56Je vous parlais de ce petit-fils
05:57avec lequel j'étais hier,
05:59qui entamait des études d'architecte.
06:01Il est heureux comme tout.
06:02Il m'a montré ses maquettes,
06:03comment il travaillait.
06:04Oui, mais ça, c'est la famille Trinquant.
06:05Oui, mais il n'y a pas que la famille Trinquant.
06:11Nous ne sommes pas les seuls.
06:13Quand il y avait des manifestations dans la rue,
06:15combien de lycées étaient toujours ouverts
06:17et travaillaient ?
06:18Énormément.
06:19Plus de 80%.
06:20Plus de 80%.
06:21Et on ne regarde jamais ça.
06:23Vous savez, moi qui suis souvent
06:24sur les plateaux télévisés,
06:25je dis arrêtez de faire les gros plans
06:27sur les pouels qui brûlent,
06:29sur ceux qui saccagent.
06:30Arrêtez, parce qu'on l'encourage.
06:34Vous écrivez dans ce livre
06:35qui a été écrit et publié
06:37bien avant le mouvement lycéen,
06:39vous écrivez ceci.
06:40Et je vous cite dans le texte,
06:41je n'ai pas changé une virgule.
06:43Une société peut démocratiser l'instruction
06:45sans renoncer à l'exigence.
06:46Elle doit même faire les deux.
06:48Sinon, elle donne des diplômes
06:49mais retire leur valeur.
06:50La force de l'éducation française
06:52fut longtemps d'ouvrir très largement
06:54le champ des connaissances
06:55jusqu'au baccalauréat.
06:56On ne spécialisait pas trop tôt,
06:58on formait d'abord des esprits.
06:59Littérature, histoire, géographie,
07:01mathématiques, science, langue, philosophie.
07:03Chaque discipline apportait
07:04une manière différente
07:05d'habiter le monde.
07:06C'est très beau
07:07et ça va complètement à l'encontre,
07:10à brousse-poil
07:11de la fin de la sélection,
07:16du bac qu'il faut donner à tout le monde,
07:18de la formation universitaire
07:19qu'il faut donner à tout le monde.
07:20Vous n'êtes pas un grand partisan
07:22de la non-sélection.
07:23Vous êtes plutôt un partisan
07:24de la sélection.
07:25Vous savez, dans le système militaire,
07:27c'est la sélection permanente.
07:29Et la hiérarchie.
07:30Et la hiérarchie.
07:31Donc, on est habitué à ça.
07:33Je pense que la sélection
07:34a des vertus
07:36pour pousser à l'effort.
07:38Ça, c'est le premier point.
07:39Le deuxième point
07:39que vous venez de citer,
07:41c'est l'ouverture.
07:43C'est-à-dire le nombre de matières.
07:45Moi, j'ai été frappé.
07:46J'ai des neveux qui sont britanniques.
07:47Mon beau-frère étant britannique.
07:49Et j'avais mon fille, elle,
07:51neveu.
07:53Nous discutions d'histoire.
07:54Et je lui dis,
07:55mais tu n'as pas fait d'histoire.
07:57Il me dit,
07:57je n'ai jamais fait d'histoire.
07:58Parce que quand je passais mon bac,
08:01il y avait trois matières.
08:02Math, physique,
08:03et comme je parlais français,
08:04français.
08:05Et je lui dis,
08:06mais avant,
08:06il y avait cinq matières.
08:07Il y avait maths, physique,
08:09chimie, français,
08:10et je ne sais plus
08:11quelle autre matière.
08:12Donc, il n'avait jamais fait ça.
08:14Je lui dis,
08:14mais comment peut-on avoir
08:15une vision sur le monde
08:16si on n'a pas fait
08:17un peu d'histoire ?
08:18Si on ne sait pas
08:19comment se pratiquent les choses.
08:21Toutes les crises d'aujourd'hui
08:22entre l'Ukraine et la Russie,
08:24le détroit d'Hormuz,
08:25l'Iran,
08:26les rapports entre l'Iran
08:27et le monde arabe, etc.
08:28On ne peut pas les comprendre
08:29comme ça.
08:30Alors, on est contraint
08:31de regarder le bout de son nez
08:33et de ne pas comprendre le monde.
08:35Dominique Trinquant,
08:37en marge des manifestations étudiantes,
08:39il y a eu des scènes sidérantes,
08:40le pillage,
08:41la casse,
08:43ce que vous estimez
08:44avoir été trop montré
08:45par les chaînes d'information.
08:46Mais enfin, quand même,
08:47plus de 2400 commerces ravagés,
08:50près d'un milliard
08:51de dégâts,
08:53un milliard d'euros.
08:54Vous êtes au contact
08:55de la communauté militaire,
08:56vous êtes militaire vous-même.
08:58Quand les militaires voient
08:58des scènes de violences pareilles,
09:00qui ne sont pas des scènes
09:01de guerre civile,
09:02mais enfin,
09:02on est tenté d'y penser.
09:04Que se dit en ce moment
09:06la communauté militaire ?
09:07Vous vous dites,
09:08il va falloir qu'ils y aillent ?
09:09Non.
09:10Alors, ce n'est pas le rôle
09:11des militaires.
09:12Nous avons des forces
09:14de maintien de l'ordre
09:15suffisamment,
09:17et on l'a bien vu
09:18le dernier week-end,
09:19suffisamment équipées.
09:20Il y a un problème
09:21de gestion de cette violence,
09:23mais ça n'est pas
09:23le rôle des militaires.
09:24Vous avez bien vu
09:25que Sentinelle,
09:25en fait,
09:26s'est cantonné
09:27à la garde
09:28de quelques bâtiments.
09:29Les militaires
09:30ne sont pas équipés,
09:31ne sont pas entraînés pour ça.
09:32Le militaire,
09:33il a un fusil d'assaut.
09:34Qu'est-ce que vous voulez faire ?
09:35Avec un fusil d'assaut
09:37devant des jeunes
09:38qui vont casser une vitrine.
09:40Vous n'avez pas tiré dedans.
09:41Donc,
09:41ça n'est pas fait pour ça,
09:43et je trouve
09:44très dommage
09:45cet appel.
09:46Chaque fois qu'il y a un problème,
09:47à l'armée
09:47et aux militaires,
09:48ça prouve qu'il y a
09:49un vrai problème
09:49dans notre société.
09:50Chaque fois que ça ne va pas,
09:52on dit,
09:52il faut des militaires.
09:54Au passage,
09:55on peut parler
09:56de la fin du service militaire,
09:57qui était quelque chose
09:58qui englobait
09:59toute une jeunesse
10:00qui passait.
10:01Moi, j'ai adoré,
10:02je n'ai commandé
10:02que des militaires appelés.
10:03Vous avez fait des super écoles,
10:04vous avez fait Saint-Cyr,
10:06la crème,
10:07vous avez fait un lycée militaire
10:08à Saint-Cyr à l'école,
10:09et ensuite,
10:09vous êtes allé à Coetquidant,
10:11c'est la crème
10:11de la formation militaire.
10:12Et plus le temps passe,
10:14plus cette formation
10:15est d'excellence.
10:15Oui,
10:16et elle est très sélective.
10:17Bien sûr.
10:18Mais je reviens
10:18au service militaire
10:19où nous rencontrions
10:20la France,
10:21ceux qui ne savaient pas écrire,
10:23ceux qui ne savaient pas nager.
10:24Et on apprenait tout ça,
10:25on se retrouvait ensemble.
10:26Et mon grand bonheur aujourd'hui,
10:27c'est quand les soldats
10:29qui ont été sous mes ordres
10:30reprennent contact avec nous.
10:31Vous dites,
10:31Général Trinquant,
10:36ou des conflits civils français,
10:39en même temps,
10:39quand vous allez signer des bouquins,
10:41je parie qu'il y a
10:43un fan sur deux
10:44du Général Trinquant
10:45qui vous dit,
10:46un petit pouvoir militaire
10:48façon Général de Gaulle en France,
10:49ça ne nous ferait pas de mal,
10:50et quelques coups de pied au cul,
10:51etc.
10:52Et vous les mettez en garde là-dessus ?
10:53Bien sûr.
10:54Bien sûr.
10:55Et le signe
10:56qui saute à la figure,
10:58c'est le film de Gaulle
10:59qui est sorti cet été.
11:01Ben oui.
11:01Et à la sortie de ce film,
11:03tout le monde disait,
11:03ah, c'est dommage
11:04qu'on n'ait pas
11:05un homme comme cela
11:06aujourd'hui.
11:06Alors, j'ai un podcast
11:07qui s'appelle
11:08Quartier Général,
11:09dans lequel j'en ai parlé,
11:10et je dis,
11:11c'est qu'il y a un problème
11:11dans notre système.
11:12Si on se réfère uniquement
11:14à l'homme providentiel,
11:16ce n'est pas comme ça
11:16que ça fonctionne,
11:17les systèmes.
11:18Alors,
11:18le Général de Gaulle
11:19est une personnalité extraordinaire,
11:21mais il faut se rappeler
11:21que ce sont les événements
11:23qui créent les héros.
11:24Dans votre livre,
11:25c'est ma dernière question,
11:26vous évoquez les valeurs
11:27de votre famille
11:28et ce que vous ont transmis
11:29vos aînés.
11:30J'y reviens.
11:30Il y a la foi catholique,
11:32le patriotisme,
11:33le sens du collectif,
11:34la France,
11:34à travers cette crise étudiante,
11:36vit une crise
11:36de la transmission
11:38du sens
11:39et de l'autorité.
11:40Quelle est la réponse,
11:41finalement ?
11:43La réponse est essentiellement
11:44dans l'éducation.
11:45Et c'est là
11:46où je suis navré
11:47de ce qui se passe
11:48en ce moment,
11:48parce que c'est
11:49dans l'éducation.
11:50Vous avez,
11:51à la fin de mon livre,
11:54deux annexes
11:54qui sont
11:55mon grand-père
11:56déporté à Auschwitz
11:57parce qu'il était résistant,
11:58mon oncle
11:59parce qu'il était
12:00au Moinier à Diane Bienfou.
12:01Et vous voyez des gens
12:02dans des situations
12:04extraordinaires
12:04qui s'en sortent.
12:05Pourquoi ?
12:06Parce qu'ils ont
12:06une épine dorsale
12:07et cette épine dorsale
12:08leur a été donnée
12:09par leur famille
12:10et par l'éducation
12:11qu'ils ont reçue.
12:12Et Dieu dans tout ça ?
12:14Ah ben Dieu,
12:15alors évidemment,
12:15je suis un catholique pratiquant,
12:17donc je le dis,
12:18la foi est quelque chose
12:19qui est clair
12:20et mon grand-père
12:21à Auschwitz
12:21dit souvent que c'est
12:22la foi qui l'a sauvée.
12:23Le général Dominique Trinquant,
12:25il publie
12:25N'ayons pas peur,
12:26revisitez le passé
12:27pour comprendre le présent
12:28et vous comprendrez
12:29en passant
12:30que le général
12:31est aussi un homme
12:32fidèle à ses valeurs
12:33et à sa famille.
12:34Général,
12:35à bientôt
12:36et merci
12:36d'être venu parler
12:37aux auditeurs
12:38de Radio Classique
12:39à suivre le rappel
12:39des titres,
12:40la revue de presse
12:40de Pierre Pillet
12:41et puis nos esprits libres
12:42aujourd'hui.
12:43Nicolas Baverez
12:43et Jean-Claude
12:44et Jean-Claude