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  • il y a 45 minutes
Ce mercredi 28 octobre, Olivier Guilbaud, co-dirigeant d'Office Nature, Virginie Faivet, CEO StartHack & Agence Done, présidente Les Entrepreneurs IDF et Pierre Cesarini, directeur général de Silae, étaient les invités, dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Béguet.
00:14Paris ETI, nouvelle édition et quel plaisir, quel bonheur d'accueillir autour de cette table trois invités formidables.
00:21Olivier Guilbaud, co-dirigeant du groupe Office Nature qui nous vient de Nouvelle-Aquitaine.
00:25Quelle belle région !
00:26Absolument Patrice, bonjour.
00:27Bienvenue à toi Virginie Févé, alors toi tu nous viens de l'Île-de-France, tu es la présidente des
00:32entrepreneurs de l'Île-de-France et tu as aussi une très belle entreprise.
00:37Bienvenue à toi Virginie.
00:38Merci, merci pour cet accueil.
00:41Toujours.
00:42Et puis Pierre Cesarini, le CEO de SILAE, alors toi tu as une double j'allais dire origine.
00:49Ton siège il est basé à Aix-en-Provence mais ton nom le dit, tu es de Corse, bienvenue.
00:55On a même fait une émission spéciale Corse avec plein d'entrepreneurs ici, c'était absolument génial.
00:59Bienvenue à toi.
01:00Merci, bonjour, c'était un plaisir.
01:01Madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts ?
01:04Prêt.
01:04Vous êtes prêts ?
01:05Paris ETI, c'est parti !
01:08Paris ETI sur les FM Business.
01:12Olivier, co-dirigeant du groupe Office Nature Nouvelle Aquitaine.
01:17Office Nature, c'est un acteur de référence du soin global en cosmétiques et produits d'entretien écologique et biologique
01:26avec 13 marques, je ne peux pas toutes te les citer,
01:28distribuées en vente à domicile, en magasin bio, en institut de beauté, via la distribution professionnelle et une activité de
01:36fabrication à façon.
01:37Alors, ma première question, mon cher Olivier, c'est quel est le conseil de ton père ou de ta mère
01:44que tu n'as pas compris quand très tard dans ta vie tu t'es dit « allez ».
01:48Alors, c'est une bonne question, Patrice, effectivement.
01:51Alors, je dirais que c'est la notion d'alignement, comprendre que finalement, entre ce qu'on pense, ce qu
01:58'on fait et ce qu'on dit, on a besoin d'être aligné pour être bien avec soi-même, pour
02:02être bien avec les autres.
02:03Et on a toujours tendance à vouloir rentrer un petit peu dans un cadre spécifique, à l'école, partout.
02:13Et finalement, quand on est bien avec une forme d'alignement sur ses convictions, sur ce qu'on fait, c
02:21'est la meilleure des libertés.
02:23Et ça, c'est venu sur le tard.
02:25On prend souvent des décisions quand on est chez l'entreprise, c'est le propre.
02:29Quelle est la décision aujourd'hui que tu as prise dans ta vie dont tu es aujourd'hui le plus
02:34fier ?
02:35Je dirais que c'est une décision d'il y a 20 ans, 20 ans, quand avec mon frère, on
02:39a dit « ok, on reprend l'entreprise familiale,
02:43on revient dans les Deux-Sèvres, à Noël-les-Aubiers, et on poursuit l'aventure, le flambeau du laboratoire. »
02:52Et ça, c'était quelque chose de pas facile, de quitter quelque part un confort de grand groupe
02:58pour plonger dans le véritable entrepreneuriat et le développement et l'aventure économique.
03:03Ça, c'est génial. Et qu'est-ce que tu aurais aimé avoir ?
03:08Il y a un mot que j'adore, moi, qui est le courage.
03:10Plus tôt dans ta vie, c'est quoi ?
03:12Le courage.
03:13Oui.
03:13Le courage.
03:15Le courage, c'est le courage de se lever tous les matins.
03:18C'est le courage d'aller parler sur un plateau.
03:22Le courage de défendre ses opinions.
03:24Le courage avec ses salariés.
03:26Le courage avec ses salariés, des convictions fortes.
03:29Donc le courage, oui, c'est quelque chose qui nous convient très très bien.
03:33Et il y a quelque chose que tu te dis aujourd'hui, j'aurais pu avoir plus de courage en
03:36faisant ça, ça aurait été mieux ?
03:38Peut-être le courage de prendre le temps.
03:41Paradoxalement, prendre le temps, parce qu'on a toujours envie d'aller très très vite.
03:46Et parfois, prendre le temps, c'est une forme de courage d'aller à rebours des escalators où on ne
03:54peut pas s'arrêter, sinon on se fait marcher dessus.
03:57Pour autant, faire un pas de côté, prendre le temps, réfléchir, bien penser à l'avenir.
04:03Ça, c'est une forme de courage quelque part, de courage de la lenteur.
04:07En face de toi, Virginie Févé, qui est la présidente des entrepreneurs d'Île-de-France et entrepreneur toi-même,
04:15depuis 17 ans.
04:17Spécialiste du numérique.
04:19Plusieurs sociétés créées dans le domaine plus cédé.
04:22C'est le propre de l'entrepreneur.
04:24Un livre publié dans le domaine, d'ailleurs.
04:27Tu animes des conférences avec talent, dans la France entière, sur la transition numérique.
04:32Tu es une passionnée, passionnée par l'entrepreneuriat et l'innovation, depuis que tu es petite, en fait.
04:39À la tête de deux sociétés, un centre de formation qui accompagne la transition numérique de nombreuses entreprises et de
04:45grands groupes,
04:46et une agence de communication digitale qui gère la e-réputation de plusieurs marques, structures, voire même personnalités.
04:53Tu accompagnes également, tu développes de la visibilité des marques en ligne.
04:58Et puis, je le disais, la CPME, c'est fini.
05:00Les entrepreneurs, c'est nouveau.
05:02Les entrepreneurs des Yvelines, les entrepreneurs d'Île-de-France et de toute la France maintenant,
05:07et membres du bureau national, porte-parole des entrepreneurs qui défendent et représentent les entreprises en France.
05:13Alors, comment vivent actuellement les entreprises cette transition numérique dont on parle beaucoup ?
05:20Et comment se servent-elles de l'intelligence artificielle pour faire de la croissance ?
05:26Aujourd'hui, on le sait, les entrepreneurs traversent une période d'enchaînement quand même de micro-crise,
05:32enfin de crise sur crise.
05:34Donc, c'est quand même, on peut le dire, elles font face à une situation assez inédite et elles montrent
05:39beaucoup de résilience.
05:41Parallèlement, on a effectivement l'IA qui s'est accélérée.
05:45On a seulement 30% des entreprises qui l'utilisent quotidiennement aujourd'hui, donc on a encore une marge de
05:49progression.
05:50Je crois qu'on a une catégorie d'entreprises qui est un peu, j'ai envie de dire, qui a
05:54un peu peur.
05:55C'est surtout les gens qui ont peur.
05:57Ils ont peur de quoi ?
05:58En fait, ils ont peur déjà qu'on remplace leur poste, ça c'est la première des choses.
06:01Ils ont peur également de se faire dépasser parce que ça crée quand même pas mal d'angoisse.
06:05Déjà, quand on parlait de transition numérique et qu'on parlait de nouveaux outils, les réseaux sociaux,
06:11certains petits outils, déjà ça faisait un peu peur et on faisait face à des réticences.
06:14Mais avec l'IA, là d'un coup, certains sont complètement dépassés.
06:17Donc, c'est vrai qu'il faut prendre le pli, mais on n'a pas le choix.
06:20On n'a pas le choix de le prendre puisque si on ne le prend pas, les autres le prennent.
06:23Et donc, c'est vrai qu'on sent que cette transition, elle fait faire un bond parce qu'on gagne
06:28en productivité.
06:28Mais à la fois, il y a quand même un aspect psychologique qu'il ne faut pas négliger.
06:32On est en fin d'année et en cette période, en quoi ont besoin les entreprises pour croître et accélérer
06:37leur développement ?
06:39Aujourd'hui, les entreprises, elles ont besoin de plus largement.
06:42On leur faut clapper ?
06:42Déjà.
06:43Je pense qu'elles ont besoin de stabilité, d'visibilité.
06:45Ça, c'est la première des bases.
06:46Mais je crois que c'est des années qu'on matraque le même message.
06:50C'est-à-dire que sans visibilité, on persévère à dire qu'effectivement, cette stabilité, elle est nécessaire à investir.
06:58Sans ça, on ne peut pas se projeter.
07:00On a besoin effectivement un peu plus de liberté.
07:03Et dans une situation où il y a une concurrence qui est quand même inédite, une accélération, une transition à
07:09tous les niveaux,
07:09parce qu'il y a la transition évidemment numérique, mais la transition énergétique.
07:12On a plein de sujets et encore plus ces derniers temps.
07:15Je crois qu'il faut encore plus soutenir l'entreprise et la laisser faire de la croissance sans trop la
07:21restreindre.
07:21Alors, j'ai lu que vous créez un club ETI.
07:27Et pourquoi, en fait, les entrepreneurs, vous lancez ça aujourd'hui en accompagnement, en rassemblement d'ETI ?
07:34Ce qui est sûr, c'est que les entrepreneurs, nous accompagnons en tout cas les entreprises patrimoniales principalement et donc
07:43qui vont croître.
07:44L'objectif est d'évoluer et donc elles arrivent à des tailles évidemment d'entreprises intermédiaires.
07:50Et donc, elles ont des besoins qui sont différents de lorsqu'on crée son entreprise ou lorsqu'on a une
07:54TPE.
07:54Et donc, effectivement, on lance un pilote sur le 78 d'un club ETI qui nous permet de rassembler ces
08:00entreprises, ces problématiques-là et donc pouvoir adresser des services bien particuliers qui leur sont propres.
08:06Avec nous sur ce plateau, Pierre Cesarini, le CEO de SILAE.
08:10Bonjour à toi.
08:11Bonjour.
08:12SILAE, c'est l'éditeur français, leader de la gestion de paye et des ressources humaines depuis plus de 15
08:18ans,
08:18qui traite près de 40% des bulletins de paye du secteur privé en France.
08:22via son réseau d'experts comptables et d'intégrateurs ressources humaines.
08:28Toi, tu es directeur général de cette belle entreprise, diplômé de Télécom Paris.
08:33Tu cumules plus de 35 ans d'expérience dans le logiciel et l'innovation, que ce soit Apple ou plein
08:39d'autres entreprises.
08:41Tu as démarré ta carrière chez Apple à Cupertino dans les années 80, à une époque, si je ne me
08:50trompe pas,
08:50où la Silicon Valley a inventé le logiciel grand public.
08:55Qu'est-ce qui t'a ramené de cette expérience au fond de toi et que tu appliques aujourd'hui,
09:04tous les jours, plusieurs fois par jour,
09:06à un secteur aussi réglementé que la paye française ?
09:11Effectivement, je viens du monde de la tech depuis un certain temps aujourd'hui.
09:15Ce qui est marrant, notamment chez des voies comme Apple, on parle d'Apple des années 90.
09:20Oui, ce n'est plus l'Apple d'aujourd'hui.
09:22Ce n'est plus l'Apple d'aujourd'hui.
09:22En fait, il faut se souvenir qu'Apple était quasiment un dépôt de bilan au milieu des années 90.
09:28Ce qui est marrant dans ce monde-là, c'est que c'est un monde qui change très vite.
09:31Vous avez des géants qui peuvent disparaître.
09:33Les Nokia, les Blackberry ne sont plus beaucoup là.
09:37Il y a des gens qui apparaissent.
09:38J'ai vu Google démarrer au coin de la rue avec deux ou trois personnes.
09:42Et puis, il y a des gens comme Apple qui peuvent rebondir de nulle part.
09:45C'est un monde qui bouge beaucoup.
09:47Il faut savoir se réinventer tous les jours.
09:49Ce n'est pas mal pour rester jeune.
09:52Il faut tous les jours rester sur le qui-vive.
09:57Si l'AE traite déjà une partie massive des bulletins de paie en France, on l'a dit,
10:01avec le lancement du premier assistant IA de paie en France et l'expansion en Espagne,
10:07comment passe-t-on d'un leader national discret à une plateforme européenne de référence,
10:12sans perdre l'ADN qui est la tienne, d'expertise française,
10:16qui a fait complètement le succès de la boîte ?
10:18Alors effectivement, soyons clairs, SILA continue à faire de la paie.
10:24La France reste le cœur de notre activité.
10:27Et en fait, ce qu'on fait aujourd'hui, c'est que le succès qu'on a connu en France,
10:30qui a été de simplifier toute cette complexité réglementaire,
10:34en fait, on est en train de l'appliquer.
10:35On fait déjà plus d'un million de bulletins en Espagne.
10:37Et en fait, on applique les mêmes règles.
10:39Ce qu'on faisait en France, on essaie de le faire en Espagne.
10:41Et on regarde des pays qui sont complexes,
10:43comme l'Italie, l'Allemagne, ce genre de choses.
10:46Le métier de gestionnaire de paie est en train d'être profondément transformé
10:50par l'intelligence artificielle, on en a parlé.
10:52Beaucoup y voient en fait une menace pour l'emploi des experts comptables et des gestionnaires.
10:57Comment un directeur général comme toi de SIRH se positionne face à cette inquiétude
11:04que je t'avoue tout à fait légitime ?
11:08Légitime, comme tu disais, c'est inévitable.
11:11Donc moi, j'ai vécu, à mon âge, la micro-informatique.
11:15C'est les années 80.
11:16J'ai vécu l'Internet dans les années 2000.
11:17On vit la troisième grande révolution, peut-être encore plus importante
11:21que l'a été la micro-informatique ou l'Internet.
11:24Elle est inéluctable.
11:25C'est une technologie absolument remarquable.
11:27Et ça va changer beaucoup de choses.
11:29Et en fait, l'idée, c'est, nous, en tant qu'éditeurs ou logiciels,
11:33on est là pour accompagner ce changement.
11:35Donc il y a des inquiétudes qui sont tout à fait légitimes.
11:37Mais comme les autres grandes révolutions, c'est le monde qui va changer,
11:41c'est la façon de travailler qui va changer.
11:43Donc il faut pouvoir évoluer.
11:44Donc notre objectif, c'est d'accompagner les gestionnaires de paie,
11:47les experts comptables.
11:48Et en fait, ils vont devenir de plus en plus experts.
11:51Peut-être de moins en moins techniques,
11:52parce qu'on est là pour apporter sa technicité.
11:55Et en fait, le rôle d'un expert comptable, c'est d'être proche de son client.
11:58Et ça, l'IA, tout ça, ça ne peut pas le remplacer.
12:00Donc aujourd'hui, on a pour vocation de finalement élimiter les tâches un peu compliquées,
12:06contingentes, pas très intéressantes,
12:07pour libérer du temps de l'expert comptable.
12:09Oui, mais ça va demander des évolutions.
12:13Olivier, Virginie, Pierre, est-ce que vous êtes prêts pour le grand débat ?
12:16Oui, on est prêts.
12:17Allez, go, c'est parti, Paris ETI, le débat.
12:26On n'oppose pas, on les met ensemble, les talents, les ETI.
12:29Quelles sont aujourd'hui, madame et messieurs, les clés pour que ça marche entre elles ?
12:37Bonne question.
12:38Oui, j'attends une bonne réponse.
12:41Je crois qu'on n'a pas de grandes différences majeures pour que ça marche.
12:45On arrive à collaborer ensemble.
12:47Tu emploies énormément de jeunes chez toi.
12:49Oui.
12:50De vrais talents, des gens que tu propulses, en fait.
12:53Comment ça marche ? Comment ça réussit ?
12:55Pour employer les jeunes ?
12:57Je crois qu'aujourd'hui, les problèmes, on se les crée nous-mêmes aussi.
13:03Je crois qu'on a les jeunes, les seniors, on catégorise beaucoup les gens.
13:08Il y a une formidable opportunité de vivre ensemble.
13:10Il faut travailler sur un nouveau mode de management.
13:12C'est surtout, je pense, une question de culture et d'éducation.
13:16Effectivement, il faut grandir avec.
13:17Et nous, les managers, on a un vrai rôle, je crois, aussi à évoluer.
13:22Parce qu'il y a une génération qui a d'autres attentes,
13:25qui a deux sens, l'envie de pouvoir.
13:28On en parlait tout à l'heure, mais un peu en off.
13:30Mais de se dire qu'on peut changer de vie du jour au lendemain.
13:33Et cette liberté, cette soif de liberté, d'avoir l'impression de pouvoir vivre ensemble.
13:37Je crois qu'il faut respecter, en fait, ces fondamentaux.
13:39Et à partir de là, les jeunes, on les intègre bien quand on arrive à les comprendre.
13:42Olivier ?
13:43En fait, la notion de sens, moi, me paraît juste essentielle pour offrir,
13:48non pas uniquement un aspect économique, un salaire, un cadre de travail,
13:53mais bien plus que ça.
13:55En fait, ce qu'on essaye de proposer, c'est de participer à une forme d'aventure,
13:59aventure entrepreneuriale, on en parlait tout à l'heure.
14:02Et quelque part, de réconcilier, en ce qui nous concerne, l'homme et la planète,
14:08autour d'un prendre soin qui est accessible à chacun.
14:12Et donc, ça, la quête de sens me paraît essentielle pour arriver à travailler.
14:17Pierre ?
14:18Alors, moi, je viens d'une culture, en fait, assez anglo-saxonne.
14:21Et en fait, c'est vrai qu'il y a des sujets culturels entre la France et d'autres pays,
14:25mais typiquement, c'est ce qu'on essaye de développer.
14:28En fait, tous les rôles sont importants.
14:29Un stagiaire qui rentre, un ingénieur qui débute, finalement, est aussi important.
14:33Un CEO, il a un rôle de chef d'orchestre, un responsable technique, il a pour développer.
14:37Et donc, en fait, il faut voir une entreprise comme un tout, comme un écosystème,
14:41où chaque élément est vraiment important.
14:43Il y a besoin de jeunes pour pouvoir évoluer.
14:45Mais voilà, donc, si on arrive à donner cette notion de sens, on parlait à Olivier,
14:48c'est ça qui est important.
14:50Et cette notion d'importance pour la vie d'entreprise, c'est ça qui est fondamental.
14:52On reste avec toi.
14:54Tu voulais rajouter quelque chose, non ?
14:55J'allais dire qu'on en parlait tout à l'heure aussi.
14:57C'est à travers l'histoire qu'on véhicule, l'histoire de l'entreprise.
14:59Et là où on va, effectivement, c'est la direction qu'on donne.
15:02En fait, on peut tous trouver notre place à partir du moment où on va dans le même sens.
15:05Mais tout dépend de qui vous êtes aussi.
15:07Le type de manager que vous êtes, Pierre, t'es quoi comme manager ?
15:13Je suis assez cool, je pense.
15:15Non, je suis collaboratif.
15:17C'est-à-dire qu'il faut faire attention sur le micro-management.
15:20J'essaye d'embaucher toujours, mais c'est un peu une évidence.
15:23Mais il y a des gens qui sont plus malins, plus intelligents que moi.
15:25Donc ça, c'est sûrement le grand secret.
15:27Et de leur faire confiance et de les aider, de les accompagner.
15:30Virginie ?
15:31Quel type de manager ?
15:32Ouais.
15:33Je dirais que je rejoins un peu.
15:36L'idée, c'est de te mettre.
15:37Tu ne peux que t'entourer de meilleurs que toi si tu veux grandir.
15:40Et puis ensuite, il faut accepter la complémentarité.
15:42Moi, j'aime la diversité.
15:44J'aime aussi laisser la chance à des profils assez atypiques.
15:46C'est aussi de notre ADN.
15:48Olivier, manager avec efficacité ?
15:51Manager qui essaye de créer du lien, qui met de l'huile dans les rouages.
15:58chef d'orchestre d'une symphonie, pas toujours simple,
16:02mais où chacun trouve sa place et où il y a une communication qui est claire.
16:08Et surtout, c'est ce que tu disais Pierre, la logique d'intelligence collective.
16:12On est plus forts ensemble.
16:13Alors le collectif, vous n'êtes tous les trois de très grandes régions,
16:16que ce soit l'Île-de-France, que ce soit la région Auvergne-Rhône-Alpes,
16:20que ce soit la Nouvelle-Aquitaine.
16:21Les ETI, est-ce que ce sont vraiment aujourd'hui, dans vos régions,
16:24les vrais poumons de l'économie ?
16:27Les ETI, par définition, drainent intrinsèquement un certain nombre d'emplois.
16:34Il y a les emplois induits.
16:36Donc oui, les ETI, au même titre que les PME, drainent énormément d'activités.
16:41Pierre ?
16:42Je ne sais pas si je sais répondre à cette question.
16:44En fait, nous, notre cœur de marché, c'est de servir globalement toutes les TPE.
16:52On a, comme disait, la moitié des payes du privé, ce qui est déjà pas mal,
16:56mais on fait 80% des payes des petites entreprises.
17:00Je ne sais pas si moi, j'opposerais les petites, les moyennes.
17:03Les grandes entreprises, c'est un monde qui est un peu à part.
17:05Mais pour moi, je ne suis pas sûr que je vois une grosse différence
17:08dans la fonction fonctionnaire.
17:09Je ne sais pas si il y a une petite question.
17:11Virginie va nous dire ça.
17:12Non, je ne crois pas qu'on puisse les opposer.
17:15Je crois qu'au contraire, on a des sujets communs.
17:18C'est le propre de l'émission, de faire venir des PME de croissance, des ETI.
17:21Exactement.
17:21Et on a tous à apprendre les uns des autres et à collaborer ensemble.
17:24Ensuite, quand on parlait du club ETI, simplement que parfois,
17:28on a des besoins qui sont évolutifs.
17:30Et on le sait d'ailleurs, même dans ton secteur d'activité,
17:32moi-même qui suis cliente,
17:34je pense qu'effectivement, on n'a pas les mêmes besoins en fonction de notre taille
17:36et de la dimension qu'on veut donner à l'entreprise.
17:38Mais en revanche, je suis d'accord pour dire qu'il n'y a pas trop cloisonné
17:42et que c'est important de vivre tous ensemble.
17:44C'est comme ça qu'on grandit.
17:46C'est un point ultra important.
17:48C'est le fait qu'on est entreprise, petite, moyenne, grande, peu importe,
17:52mais on est sur un même territoire ou des territoires
17:54et on doit interagir avec ces territoires.
17:57Alors, c'est les communes, c'est les collectivités au sens large.
18:01Le public, le privé.
18:02Le public, le privé.
18:03Et juste à titre d'exemple,
18:05chez nous, sur la ville de Bressuire,
18:07on a construit une crèche inter-entreprise
18:10parce qu'on était confronté à des problématiques
18:12pour des jeunes cadres qui venaient sur le territoire
18:15où il n'y avait pas forcément de solution de garde.
18:18On s'est pris entre chefs d'entreprise,
18:21avec la collectivité,
18:22et on a mis en place une crèche
18:24qui fonctionne très très bien aujourd'hui.
18:26On parle souvent d'environnement en mutation
18:29quand on discute tous les deux.
18:31C'est quoi les bonnes stratégies pour rester compétitif, Virginie ?
18:36Je vois le sourire.
18:39Pour rester compétitif sur la mutation,
18:42je pense qu'il faut déjà comprendre
18:44qu'on est dans un monde qui va apprendre en permanence.
18:47Déjà, je crois qu'il faut poser un principe même.
18:49Avant, c'était réservé à certains métiers,
18:51mais je crois qu'aujourd'hui...
18:52C'est-à-dire avoir des convictions, mais pas de certitudes.
18:54Exactement.
18:55Et je crois aussi qu'il faut laisser la place encore plus fortement,
18:59et ça a réuni un peu la question d'avant,
19:02à la place à tout le monde et l'inclusion.
19:04C'est-à-dire qu'en fait,
19:05déclosonner un peu ce monde où chacun est un peu compartimenté.
19:08On essaie parfois de nous opposer les uns contre les autres.
19:10Je crois que justement, le vivre ensemble et la bonne intelligence,
19:13c'est d'avancer tous ensemble dans le même sens.
19:15Après, effectivement,
19:17je crois qu'on va être dans un monde qui va grandir très très vite,
19:20qui va progresser très vite,
19:21et qu'il va falloir prendre le train en marche.
19:23Et ça, c'est important.
19:24Ça fait partie des grands principes, pour moi en tout cas, de l'avenir.
19:27Olivier, la recette pour rester compétitif ?
19:31C'est ce qu'expliquait Virginie.
19:32Je pense qu'il faut être avant tout pragmatique
19:34et surtout éviter tout dogmatisme.
19:37Et il faut être dans l'actualité du quotidien.
19:40Et je dirais, essayer d'anticiper les règles de demain
19:43parce qu'on a des convictions propres.
19:46Le fait d'avoir des produits cosmétiques
19:48ou des produits d'entretien sur des bases naturelles, renouvelables,
19:53on le fait parce qu'on a des convictions.
19:54On est en 72.
19:56On est pris un peu pour des urluberlus à l'époque.
19:59Et aujourd'hui, ça devient presque une règle
20:01que d'injecter de la naturalité
20:03dans ce type de produit du quotidien
20:06qu'on se met sur la peau, qu'on se met sur les cheveux,
20:09avec lesquels on entretient les locaux pour les produits d'entretien.
20:12Donc, c'est du bon sens que je qualifierais de paysan.
20:17C'est du BSP, plus plus.
20:20Et donc, c'est être pragmatique
20:21et ne pas avoir peur de ces convictions d'aujourd'hui
20:25qui seront peut-être les règles de demain.
20:27Pierre, rester compétitif, comment ?
20:29Pour revenir sur la question que tu me posais au début,
20:31il y a un bouquin que j'aime bien,
20:32du patron d'Intel qui s'appelait Andy Groove,
20:35c'est « Seuls les paranoïas qui survivent ».
20:36Et en fait, de façon positive, je le dirais,
20:39il faut juste être capable de se remettre en question tout le temps.
20:42Quelle que soit la position qu'on peut avoir,
20:44dominante ou pas du tout,
20:46il faut être capable, il faut garder cette agilité.
20:48Et là, on revient sur la discussion qu'on a eue, PMETI,
20:50en fait, le vrai sujet, c'est de garder cette agilité,
20:52quelle que soit la taille.
20:53Et les grandes boîtes tech,
20:55de nouveau les Apple, les Nvidia, les Microsoft,
20:58je trouve qu'elles ont gardé cette capacité d'agilité,
21:01même s'il y a des entreprises qui sont extrêmement, extrêmement importantes.
21:05À travers l'ensemble de vos expériences,
21:07il y a des choses dans lesquelles on est hyper fiers.
21:10Pierre, en particulier toi, Pierre,
21:12de quoi es-tu le plus fier ?
21:17J'ai eu la chance, en fait, notamment chez Apple,
21:21d'être sur le projet qui a gardé Apple en vie,
21:24les années 94, jusqu'à ce que Steve Jobs revienne.
21:27Et en fait, si on n'était pas un petit groupe à avoir fait un truc,
21:29qu'on ne nous avait pas demandé d'ailleurs,
21:31je pense qu'Apple aujourd'hui n'existerait pas.
21:36Virginie ?
21:37Je suis assez fière d'avoir, même sur la fin,
21:40je ne sais pas sur mes projets professionnels,
21:42mais sur Startac, aujourd'hui on accompagne tout public.
21:46Et il n'y a pas de public sur lequel on sèche en se disant,
21:48on n'y arrive pas, on atteint l'objectif,
21:50on forme des grands comptes,
21:52on forme des publics éloignés de l'emploi,
21:54tu le sais, avec notre dispositif qui veut être mon boss.
21:57Ah oui.
21:58Parles-en deux minutes.
22:00On a monté un atelier avec France Travail,
22:03qui est un atelier qui est dédié aux personnes éloignées de l'emploi,
22:06qui sont souvent des seniors.
22:09Donc là, on a fait une session avec une web-série
22:11qui a fait plus de 3 millions de vues,
22:12qui a accompagné 20 seniors à utiliser les outils numériques
22:16pour accélérer leur retour à l'emploi.
22:18Et donc les performances sont assez explicites,
22:2060% de retour à l'emploi à 6 mois.
22:23Et donc c'est vrai qu'on accompagne des gens
22:24qui sont parfois tétanisés,
22:27ne serait-ce qu'à l'idée de créer un compte LinkedIn,
22:28et qui se retrouve à publier tous les jours,
22:31à prendre plaisir,
22:32à aller solliciter des patrons en direct,
22:33qui se rendent compte qu'en envoyant un message,
22:35on peut décrocher un entretien dans les 5 minutes.
22:37Et c'est vrai que mon plus beau challenge,
22:39et c'était l'histoire de ma vie entre parenthèses,
22:42puisque je n'aimais pas du tout l'école,
22:43et que j'avais voulu créer un centre de formation
22:45qui dépoussière tout ça par la pratique,
22:47c'est de me dire qu'à chaque fois,
22:48on a des gens qui atteignent l'objectif,
22:50et même quand ce n'est pas toujours évident pour eux,
22:52on arrive à faire des choses incroyables
22:54et à leur faire passer une étape, une marche.
22:57Et toi Olivier, de quoi es-tu le plus fier ?
22:59Peut-être d'avoir su préserver,
23:02cultiver l'ADN de l'entreprise familiale,
23:05de cultiver ses différences,
23:07de faire résonner l'homme et la nature
23:10à travers techniquement des produits d'entretien
23:13et des produits cosmétiques,
23:14et de sortir du canal historique de la vente à domicile
23:18pour embrasser d'autres canaux
23:20où finalement on a su réinjecter ces notions de conseils,
23:24ces notions d'expérience
23:25qui font le succès de ce type de produits et de nos marques.
23:29Entreprendre, c'est pas facile,
23:31on le voit tous les jours.
23:32Si vous avez un message face à la caméra,
23:35et en particulier auprès des femmes
23:37qui hésitent, qui doutent,
23:40vous avez envie de leur dire quoi
23:42pour qu'elles entreprennent ?
23:44Face à la caméra.
23:47Alors, si c'est pour commencer,
23:49effectivement, j'ai envie de dire
23:50qu'il n'y a pas de barrière à se mettre,
23:53il faut oser.
23:54Il n'y a jamais eu de questions idiotes,
23:56il n'y a que les réponses qui peuvent l'être,
23:59et surtout croire en ses convictions
24:00et savoir s'entourer des bonnes personnes.
24:04Donc, il faut y aller,
24:06il faut se lever le matin et avancer.
24:10Pierre ?
24:12Les yeux dans les yeux à la caméra.
24:13Oui, moi je dirais qu'en fait,
24:15je ne mets pas en opposition
24:16les entrepreneurs ou les salariés.
24:18Je pense qu'il faut être capable
24:21d'apprendre tous les jours.
24:22On peut être entrepreneur plus tard
24:23ou plus tôt.
24:24Ce qu'il faut, c'est toujours être en mouvement,
24:27être capable d'apprendre.
24:28Et puis, si elle a la bonne opportunité,
24:29elle a la bonne idée, il faut y aller.
24:31Virginie, quand tu as démarré,
24:34je crois que tu te rappelles la première fois
24:36où tu as monté ta première boîte,
24:39et aujourd'hui où tu en es,
24:40avec tout le succès qu'on connaît,
24:41tu as envie de leur dire quoi aux femmes
24:42qui doutent d'entreprendre face à la caméra ?
24:45Moi, j'ai envie de leur dire de foncer,
24:47surtout, et sans limite.
24:49En fait, notre propre limite,
24:51c'est nous-mêmes qui nous la mettons.
24:52Et donc, vraiment,
24:54avec de l'envie, avec de la persévérance,
24:57je crois qu'on est capable
24:58de faire des choses incroyables.
24:59Et quand on dit visez la lune,
25:02je crois que c'est...
25:02Voilà, si j'ai un message,
25:04c'est qu'on ne perd pas grand-chose
25:05à tenter sa chance.
25:06On dit souvent,
25:07visez votre point GPS loin,
25:09et en même temps,
25:10il y a un tableur Excel à côté pour compter,
25:11et vous êtes le meilleur des entrepreneurs.
25:13Merci beaucoup,
25:14Olivier Guilbeault,
25:15qui nous vient de Nouvelle-Aquitaine,
25:16d'une belle entreprise,
25:18utile et performante.
25:20Virginie,
25:20toujours un plaisir de t'accueillir,
25:22et d'avoir lancé,
25:23il y a quelques semaines maintenant,
25:25les entrepreneurs,
25:26cette belle marque qui rassemble,
25:28et qui fait du collectif la France.
25:30Et puis, Pierre Cesarini,
25:32merci également.
25:33Toi, tu es dans le monde entier maintenant,
25:34entre Aix, la Corse,
25:36et la vie,
25:37la vie, la vraie,
25:38comme on a envie de le dire.
25:39Merci également à toute l'équipe
25:40qui nous a permis de réaliser cette émission.
25:43Alexis, Ilan, Thomas, Pierre,
25:45et Ruben, c'est un plaisir,
25:47et je vous dis,
25:47allez, à la prochaine.
25:48Merci à vous.
25:49Merci.

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