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Ce mercredi 30 septembre, Cyril Gayssot, cofondateur et président de FaCylities Multi Services (FMS), Florence Poivey, présidente de WorldSkills France, Maxime Dubois, directeur général de Nomadia, et François Thuilleur, PDG de GPO (Groupe Paredes Orapi), étaient les invités, dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.
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00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Béguet.
00:14Paris ETI, nouvelle édition avec des entrepreneurs autour de cette table extraordinaire.
00:21Cyril Guesso, cofondateur de FMS, Facilities Nouvelle Aquitaine, bienvenue à toi.
00:27Merci Patrice.
00:28Toujours un plaisir de t'accueillir.
00:29C'est une joie d'être ici parmi vous.
00:32Et puis je dis oui à l'entrepreneuriat, une ETI, mais une ETI inclusive.
00:37Inclusive.
00:38Alors justement, on va parler des jeunes aussi.
00:40Juste à tes côtés, Florence Poivet, la présidente de WorldSkills France.
00:44Bienvenue Florence.
00:46Merci, merci Patrice.
00:48C'est une chance formidable d'être là aujourd'hui pour parler de notre jeunesse, des métiers et de cette
00:52France qui va gagner.
00:53Cette France qui gagne.
00:55Maxime Dubois en face de toi, le directeur général de Nomadia, membre de Numéum.
01:01Tout à fait.
01:01Bienvenue à toi.
01:02Merci Patrice.
01:03Très heureux d'être là.
01:04Très heureux de porter haut les couleurs de l'innovation et de la tech française sur ce plateau.
01:08Magnifique et François Tuilaire, le président directeur général de GPO.
01:12Toi, tu nous viens de Lyon.
01:13Bienvenue.
01:14Je viens de Lyon et je viens de l'industrie française.
01:16Ah oui, et fier de la réindustrialisation en France.
01:18Absolument.
01:19Alors, madame, messieurs, est-ce que vous êtes prêts ?
01:23Oui.
01:24Paris ETI, c'est parti.
01:27Paris ETI sur BFM Business.
01:31On démarre avec toi, mon cher Cyril, entrepreneur social.
01:35Tu as fait tienne l'expression suivante que j'adore.
01:39Être cause de la joie de quelqu'un, c'est lui faire du bien.
01:44Moralement, c'est bon.
01:45C'est bon de faire le bien.
01:48Nous sommes dans la simplicité de vivre.
01:50Et ça, c'est fondamental.
01:52Ton entreprise FMS est une entreprise adaptée et solidaire, acteur reconnu de l'économie sociale et solidaire,
01:59qui emploie plus de 1100 collaboratrices et collaborateurs, dont 65% sont en situation de handicap.
02:07Ma première question, très simple.
02:09Comment ton entreprise est-elle passée d'une PME landaise à une ETI industrielle, sociale et digitale ?
02:16Tu as tout dit, Patrice.
02:19D'abord, c'est par la joie, parce que nous avons une reconnaissance de la dignité humaine pour chacun et
02:26chacune des 1200 salariés.
02:29Donc, nous avons fait trois leviers pour en arriver là, pour passer d'une toute petite PME en 2008,
02:36cinq salariés, aujourd'hui 1200, avec une phase d'hypercroissance, avec une croissance de 300% en trois ans.
02:43C'est grâce à trois leviers majeurs.
02:45Le premier, c'est un investissement dans nos métiers.
02:47Le second, un investissement dans la formation, 15 millions d'euros entre 2019 et 2021.
02:53Et enfin, troisième levier, un écosystème.
02:56Un club ETI Nouvelle-Aquitaine très performant.
02:59Un conseil régional Nouvelle-Aquitaine très engagé autour de l'industrie.
03:03Je pense que ce sera une des thématiques aujourd'hui.
03:05Mais également, un ensemble de facteurs de financement qui permet de grandir.
03:11Alors, ta croissance repose beaucoup sur le capital humain, les femmes et les hommes, human-centric.
03:16Comment transformes-tu des parcours qu'on pourrait qualifier d'un peu fragilisés en compétences utiles pour toutes les entreprises
03:24?
03:24On a mis en place une méthode qui, d'ailleurs, aujourd'hui, on l'ouvre à toutes les entreprises.
03:29Cette méthode, elle est simple.
03:30Confiance a priori.
03:32Et investissement ensuite.
03:34C'est-à-dire qu'on va recruter deux ans à l'avance nos collaborateurs.
03:38On fait ce pari.
03:39Ce pari social.
03:40Ce pari humain.
03:41Ce pari de la confiance dans la compétence.
03:44Et donc, on les recrute deux ans à l'avance.
03:46On va les former tout au long d'un grand parcours qu'on a appelé Nouvelle Air.
03:50Et dans ce parcours-là, on va aller jusqu'au diplôme pour qualifier et avoir cette reconnaissance.
03:57Et cette confiance-là, après, elle s'exprime dans nos métiers, notamment de l'IT,
04:01où on a des personnes qui travaillent sur le PLM, le plus grand industriel majeur de l'aéronautique,
04:07dont je ne peux pas citer le nom sur votre plateau.
04:09Si, si, vas-y, vas-y.
04:10Bon, c'est Airbus.
04:11Très bien.
04:11Eh bien, nous faisons, depuis le mois d'octobre, partie des 30 fournisseurs stratégiques sur les 12 millions d'un
04:16monde.
04:17Bravo, bravo.
04:18Avec Total, avec TCS, avec Abgemini, Accenture, qui sont des partenaires d'ailleurs.
04:24Ils ne sont pas des concurrents.
04:25Ils nous accompagnent tous dans cette belle réussite.
04:27Ton ambition nationale, c'est quoi ?
04:29C'est de continuer à être une ETI industrielle et inclusive, une ETI 3i,
04:34qui va permettre à toutes et toutes de trouver sa place.
04:38Exactement.
04:39Je vois à tes côtés une supportrice.
04:43Florence Poivet, la présidente des WorldSkills.
04:46Alors, les WorldSkills, c'est les Jeux Olympiques, des métiers pour les jeunes de moins de 23 ans.
04:52Et toi, dans tout ça, tu resteras une éternelle enfant.
04:56T'es une femme de valeur, une femme de cœur, que la vie fascine et qui enchante.
05:01Et ça, c'est très rare, tu sais.
05:04Et je tenais à t'en féliciter.
05:06Quelle est la première personne que tu aimerais retrouver en arrivant au ciel un jour ?
05:15Waouh ! Waouh !
05:17Eh bien, je pense que c'est mon père, ma mère, mon frère, que j'ai perdu très jeune.
05:30Pour leur dire qu'au fond, même en ayant été très peu à mes côtés, ils sont ma vie.
05:38C'est eux qui m'ont permis d'être qui je suis aujourd'hui.
05:41Et ça, franchement, Florence, on le ressent dans chacune de tes prises de parole, dans chacune de tes actions,
05:49dans cette mission que tu t'es donnée aujourd'hui avec les WorldSkills.
05:52Aujourd'hui, les WorldSkills, pour toi, ça représente quoi ?
05:55Ah, c'est le souffle de demain.
05:58C'est un souffle de confiance.
06:00C'est un souffle de joie, d'une jeunesse.
06:03Oui, notre pays a une jeunesse formidable.
06:06Une jeunesse qui aime se lever tôt le matin pour aller bosser dans son usine et bien y bosser.
06:11On a gagné, il y a deux mois, la plus prestigieuse médaille des WorldSkills.
06:18Être le champion des champions d'Europe.
06:20Et qui est-ce ?
06:22Un jeune garçon de la Haute-Loire, qui est allé dans son CFA le plus proche,
06:27puis dans l'école de production de Michelin,
06:30et qui est the best of Europe out of 580 compétiteurs.
06:37Fraiseur.
06:38Oui, la France a une jeunesse formidable.
06:40Oui, la France a un système de formation d'exception.
06:44On est revenu champion d'Europe.
06:45On ne devient pas champion d'Europe comme ça, par hasard.
06:48C'est parce qu'on a un système formidable.
06:50Alors, c'est tout ça.
06:51C'est tout ça qu'il est enthousiasmant de porter.
06:53On a des métiers.
06:54Chaque métier est plus beau que l'autre.
06:56Quand vous venez dans nos compétitions, vous avez envie de devenir tout.
06:59Un véritable élan.
07:01Tu vis entre la Suisse et la France.
07:03Si un jour, tu devais quitter l'un de ces deux pays, quel pays choisirais-tu ?
07:08Les deux.
07:11Les deux.
07:11Parce que c'est une chance extraordinaire.
07:14La Suisse, je vais vous surprendre, c'est un pays de paysans.
07:18C'est un pays de la terre.
07:19C'est un pays du pragmatisme.
07:21C'est un pays du réel.
07:23Et ça, je le sens.
07:25Je le sens d'ailleurs dans WorldSkills.
07:27C'est ça qui me fascine.
07:29De porter ces jeunes, cette compétition, elle est dans le réel.
07:32Ils sont comme dans une usine.
07:33Ils sont comme dans une entreprise de service.
07:39Et puis, la France, c'est la France du génie.
07:42C'est la France de l'esprit.
07:46De l'esprit qui monte parfois un peu trop haut, qui oublie les racines.
07:50Mais au fond, l'un est un peu les racines et l'autre est un peu les ailes.
07:53Et donc, c'est une chance extraordinaire.
07:55C'est exactement ça.
07:56En face de toi, Maxime Dubois, le directeur général de Nomadia.
08:00Toi, tu es le patron depuis 2024.
08:02Oui.
08:03Éditeur de logiciels européens.
08:05Dédiés à l'optimisation des opérations de terrain, techniciens, forces de vente, livraison.
08:11Tu as forgé, en fait, ton expertise du SaaS et de la croissance internationale pendant plus de 20 ans.
08:17Au sein de grands groupes technologiques.
08:20Que ce soit Cisco.
08:22Que ce soit Apple.
08:24Puis Salesforce.
08:25Où tu dirigeais l'Europe du Nord.
08:29Ta feuille de route.
08:31Faire de Nomadia la plateforme logicielle de référence en Europe, combinant expertise, métier, IA appliquée et expansion internationale.
08:41Quand on est à Paris, quand on est à Nantes, quand on est à Bordeaux, mais aussi en Allemagne, en
08:46Suisse et aussi en Inde.
08:47Sur votre marché, les géants américains, on peut le citer, Salesforce, que vous connaissez bien, sont partout.
08:54Pourquoi une ETI française aujourd'hui ?
08:56Comme la tienne ferait mieux.
08:58Écoute, c'est déjà un formidable challenge, Patrice.
09:01Et ça, on est très heureux chez Nomadia, avec tous les hommes et les femmes qui composent cette entreprise,
09:07d'animer ce collectif pour battre les meilleurs mondiaux.
09:10Donc ça, je dirais, c'est le premier point.
09:11Les entreprises américaines, on les connaît.
09:13Beaucoup de puissance de frappe, beaucoup de puissance capitalistique, une puissance de marque.
09:18Néanmoins, ce n'est pas suffisant.
09:19Ce n'est pas suffisant pour répondre aux besoins spécifiques de nos clients.
09:22En tout cas, c'est ce que je vois sur le marché français et le marché européen.
09:25Pourquoi ? Parce que les industriels français, ils souhaitent de la haute couture, ils souhaitent du spécifique.
09:31Et aujourd'hui, ces grands acteurs américains que tu as cités, c'est des généralistes.
09:35Et nous, on pense chez Nomadia qu'on a une réelle place, une réelle proposition de valeur adaptée
09:40aux besoins uniques du technicien de GRDF, du commercial de Fleury-Michon,
09:45de l'agent de sécurité qui est devant les locaux de ce studio.
09:51Et on pense que c'est vraiment, en ayant cette alchimie entre la proposition industrielle-technologique,
09:56mais néanmoins avec une belle finesse de spécificité,
10:01qu'on arrivera à convaincre le tissu européen d'aller avec nous.
10:05Voilà, c'est ça aujourd'hui ce qui nous anime chez Nomadia.
10:07On parle beaucoup d'IA. L'IA va-t-elle vraiment transformer, comme on le dit, l'économie aujourd'hui
10:12?
10:12Ou est-ce qu'on est en pleine bulle ?
10:15Eh bien, un peu des deux.
10:16Un peu des deux, évidemment, on est un peu en pleine bulle
10:18parce qu'on voit des valorisations qui sont totalement démentes
10:21et qui sont quelquefois décorrélées du réel.
10:24Néanmoins, on voit aussi que les éléments d'innovation de l'intelligence artificielle,
10:29notamment agentique, celles qui permettent d'agir sur les systèmes en toute autonomie,
10:33celles-ci, elles peuvent réellement changer les choses.
10:35Un exemple, un chauffeur-livreur, demain, n'aura plus besoin d'aller auprès de son client
10:40pour valider un dépôt.
10:42Il pourra le faire de façon automatique avec le système.
10:44Et on voit donc que toute cette automatisation,
10:46elle permet tout un tas de nouveaux services
10:48et de créer beaucoup de valeur dans le tissu économique, notamment français.
10:52Toi, tu viens d'une culture très tech américaine, en fait.
10:55Qu'est-ce que tu veux, en fait, garder ?
10:57Qu'est-ce que tu veux derrière toi ?
10:59En termes de culture, je dirais que la culture américaine,
11:03c'est une culture de très, très forte exigence,
11:05où quelquefois l'humain est écrasé par l'ambition et par la puissance industrielle.
11:11Moi, ce que je souhaite chez Nomadia,
11:12c'est de continuer à mettre l'humain au cœur, au centre.
11:15On est une entreprise à mission, c'est un statut important.
11:18Et donc, on a envie de continuer à développer l'entreprise,
11:21tout en étant respectueux de notre écosystème,
11:24de nos collaborateurs et, in fine, de notre feuille de route.
11:26C'est ça ce qui nous anime tous les jours chez Nomadia.
11:29À tes côtés, un grand chef d'entreprise également,
11:32François Thuillère, le président directeur général de GPO.
11:36Tu viens de Laura, une très belle région,
11:38acteur majeur européen de l'hygiène professionnelle.
11:41GPO combine puissance industrielle, capacité de stockage unique,
11:45proximité et expertise métier.
11:48Tu portes une vision industrielle durable et européenne
11:52de l'hygiène professionnelle,
11:54avec une vraie, vraie grande sensibilité humaine.
11:57En quoi l'engagement RSE de GPO n'est pas du greenwashing ?
12:04C'est une bonne question et on essaie d'éviter le greenwashing en permanence.
12:07Pour nous, l'actif principal d'une société, c'est sa réputation sur la durée.
12:12Et la réputation sur la durée, ça veut dire bien traiter les hommes,
12:15bien traiter les clients, bien traiter les fournisseurs,
12:17bien traiter l'environnement.
12:19Et en fait, on est obligé d'être attentif à toutes les parties prenantes.
12:22Donc la RSE, on en faisait chez GPO bien avant que ce soit la mode
12:25et on en fera chez GPO bien après que ce soit la mode.
12:28Donc c'est très concret chez nous.
12:30On essaye d'éviter le greenwashing en se faisant coter par des sociétés extérieures.
12:33On est K-10 Platinum depuis trois ans maintenant.
12:36Et puis on a fait un plan d'économie des émissions de CO2.
12:39On vient de faire du moins 25%.
12:41Et ce n'est pas nous qui le disons.
12:42C'est une société extérieure validée par la Commission européenne.
12:45Entre 21 et 24, moins 25%.
12:47Donc c'est du concret.
12:48Ce n'est pas de l'obligation de moyens, mais c'est de l'obligation de résultats.
12:52Pourquoi aujourd'hui, les entrepreneurs, c'est prendre du risque.
12:55Pourquoi tu prends le risque d'aller contre toutes les règles d'investisseurs banquiers
12:59en ayant des infrastructures aussi lourdes ?
13:02C'est-à-dire la taille des équipes terrain, le nombre d'entrepôts,
13:05la taille des stocks, etc.
13:08Parce que je ne suis pas banquier.
13:09Je suis industriel.
13:10Industriel français, européen.
13:12Et en fait, quand vous êtes une boîte familiale, on est là depuis 84 ans.
13:15On a fusionné deux sociétés il y a deux ans.
13:17On est une start-up au niveau GPO.
13:19Mais les deux sociétés qui ont été fusionnées ont été créées en 1942 et en 1968.
13:22Une à Villeurbanne et une à Vaux-en-Velin.
13:25Donc on est vraiment ancré dans notre histoire, dans notre territoire.
13:27Et nous, ce qu'on veut, c'est se développer à long terme.
13:29Donc le quarter, on s'en fout.
13:31Ce qu'on veut, c'est développer l'EBITDA sur le long terme,
13:34faire une croissance rentable et durable sur le long terme.
13:36Et c'est un énorme atout de pouvoir avoir un gros BFR.
13:39Un gros besoin de fonds de roulement.
13:40Un gros stock pour bien livrer les clients.
13:43Avoir ce qu'on appelle un net promoter score.
13:45Donc une satisfaction client exceptionnelle.
13:47On est régulièrement au-dessus de 60.
13:49Et se développer durablement et rentablement.
13:52Beaucoup de tes concurrents n'ont pas réussi le grand développement européen.
13:56Pourquoi tu veux réussir ? Comment ?
13:58Alors, moi j'ai la chance d'avoir vécu dans cinq pays.
14:00J'ai travaillé avant dans des grandes sociétés, un peu comme toi,
14:02mais chez Renault-Nissan et chez Rexel.
14:04Donc des sociétés européennes qui sont moins expatriées dans cinq pays.
14:08Et je connais pas mal l'Europe.
14:10Et je sais que l'Europe est de notre nouvelle frontière, en fait,
14:13et de notre territoire naturel.
14:14On est déjà numéro un en France.
14:16On est numéro trois en Italie.
14:17On vient de nouer un partenariat très porteur avec des Allemands.
14:20Je connais bien l'Allemagne que j'ai vécu pendant trois ans et demi.
14:22Il faut travailler avec des Allemands.
14:23On vient de s'allier avec le numéro trois allemand.
14:25Et je pense qu'en respectant les autres cultures, en parlant les langues également,
14:29en étant vraiment dans une logique de fédérer les forces des différents pays,
14:35on peut faire un champion qui n'existe pas encore sur le marché,
14:38mais qui est demandé par les grands clients.
14:39Et ce qui est demandé par les grands clients, ça arrive un jour ou l'autre sur le marché.
14:43Donc la fusion européenne, de manière à proposer une prestation de service
14:48au niveau de l'hygiène professionnelle, à un niveau européen,
14:51c'est demandé par les clients et ça va arriver.
14:53Et ma société doit être la première à la porter au marché.
14:55Donc tu es prêt ?
14:56Je suis prêt.
14:57Voilà.
14:58Et est-ce que tous les quatre, vous êtes prêts ?
15:00Tout le monde est derrière toi.
15:02Est-ce que vous êtes prêts pour passer au débat ?
15:04C'est parti ?
15:05Absolument.
15:06Paris ETI, le débat, c'est maintenant.
15:08S'il est fraternel.
15:15Alors, comment améliorer l'attractivité
15:17des ETI auprès des jeunes ?
15:20Moi, je pense que déjà, on a la taille parfaite.
15:22Alors, je viens de grands groupes, K40 et SBF 120.
15:24L'ETI a des moyens qu'une PME, malheureusement, on n'a pas toujours,
15:28sans avoir la lourdeur d'une structure, le côté un peu politique d'un grand groupe.
15:32Donc c'est pour moi la taille parfaite pour quelqu'un qui veut être un peu intrapreneur,
15:37c'est-à-dire participer à une aventure collective,
15:39éventuellement investir d'ailleurs dans la société.
15:42Moi, j'ouvre le capital régulièrement de ma société.
15:44J'ai des centaines d'ouvriers, de magasiniers, d'ADV
15:47qui sont aujourd'hui actionnaires de ma société.
15:49Donc il y a une notion d'intrapreneuriat chez GPO aujourd'hui.
15:53Et puis la possibilité d'avoir des moyens pour se développer,
15:56notamment à un niveau industriel et à un niveau international.
15:58Donc la taille ETI, c'est parfait.
16:00Florence ?
16:02Moi, je pense qu'il y a trois choses par lesquelles un jeune peut être attiré.
16:08C'est bien sûr l'ambiance, la réputation.
16:12La France, c'est malgré tout une terre de territoire.
16:15Et les choses, on se connaît.
16:16La deuxième chose, c'est la beauté de chaque métier qu'il y a dans chaque entreprise.
16:23Et ça, c'est un peu notre rôle, notre mission.
16:26C'est de mettre en lumière, en valeur, la beauté de chaque métier.
16:30Parce que c'est, au fond, bien sûr, dans ce pays où le diplôme est prédominant,
16:35ça reste le métier qui est au cœur de l'envie et de la fierté de chacun,
16:39qui bâtit des cathédrales d'épanouissement dans le cœur de celui qui le fait bien.
16:43Et ça, je pense que c'est une vraie mission collective que nous avons tous,
16:47de rendre le métier encore plus lumineux, je dirais.
16:54Nourrir l'envie, c'est-à-dire le faire connaître.
16:57Et puis ensuite, nourrir la fierté.
16:59C'est-à-dire faire aimer à toute personne, tout jeune, toute personne, de réaliser ce métier.
17:05Ça me paraît clé pour attirer.
17:08Cyril ?
17:10Une ETI, c'est la bonne taille, je suis d'accord.
17:12Elle a un formidable ancrage territorial.
17:15Et je pense qu'on peut donner de la perspective en offrant aux jeunes la possibilité,
17:19justement, de s'inscrire dans un développement de son capital humain
17:22et de participer à la création.
17:24Donner du sens, donner du sens à la différence.
17:27C'est de casser ce prisme de la compétition du tous contre tous.
17:31Essayer de faire en sorte à ce qu'on ait un collectif.
17:33Un collectif impactant, où tout le monde trouve du sens, y contribue et travaille dans un même état d'esprit.
17:40Tout à l'heure, Florence, quand je t'entendais, c'était très émouvant.
17:43Il y a aussi cette forme de tendresse dans les entreprises.
17:46On ne parle jamais d'amour.
17:47C'est le mot le plus important au monde.
17:50Bien sûr.
17:50Laissez l'autre exister plus que soi.
17:53Vivre sans exister, la plus cruelle des exclusions.
17:55On peut être soigné par tous et mourir de n'exister pour personne.
18:01Le travail est une source d'existence.
18:03C'est un lieu de statut, un lieu de reconnaissance, un lieu de déploiement de soi.
18:09Et lorsque le jeune a confiance, ou moins jeune d'ailleurs, arrive dans une entreprise, peut s'exprimer, il peut
18:15se réaliser.
18:17De ton côté, Maxime ?
18:20Je pense que ça a été totalement résumé par les invités.
18:23C'est la quête de sens et la quête d'impact.
18:24Je pense que la quête de sens, c'est vraiment être au plus près des valeurs qui nous animent tous.
18:28Et on a tous un certain nombre de valeurs et on a envie de les retrouver à la maison, mais
18:32aussi dans le monde du travail.
18:33Et puis aussi la quête d'impact, parce qu'il n'y a rien de plus beau.
18:35Notamment quand on commence dans la vie active, d'avoir une adéquation forte entre ce qu'on fait et ce
18:39qu'on voit.
18:40Aujourd'hui, dans les grandes entreprises, on est quelquefois un petit peu dilué dans une force collective.
18:45Noyé, noyé presque.
18:46On ne voit presque pas l'impact qu'a ses tâches au quotidien.
18:49On a envie d'avoir du sens, on a envie d'avoir une adéquation totale entre ce qu'on fait
18:53et ce qu'on voit.
18:54Et c'est ça qui est beau aujourd'hui.
18:55On reste avec toi, Maxime.
18:56En quoi les ETI sont les moteurs aujourd'hui de la croissance française ?
18:59Eh bien écoute, les ETI sont les moteurs de la croissance française à plusieurs titres.
19:03Le premier, c'est qu'on l'a dit, on a un ancrage territorial important dans les ETI françaises.
19:08On représente la France entière, on représente tous les secteurs, on représente toutes les ambitions aussi.
19:14Des ambitions locales, des ambitions nationales et des ambitions internationales.
19:17Donc ça, je dirais que c'est la première des choses.
19:19C'est vraiment avoir un tissu qui est à l'image du développement collectif qu'on souhaite avoir de la
19:23France.
19:24Donc ça, c'est le premier élément.
19:25Le deuxième, c'est que les ETI françaises, je dirais qu'elles ont aussi, et maintenant, un rôle très important
19:32dans l'approche de la souveraineté.
19:33Et on entend de plus en plus une volonté de décideurs européens, nationaux.
19:41Et les ETI françaises, elles ont un rôle à jouer important dans ce cadre-là.
19:44Elles doivent montrer l'exemple et elles doivent finalement utiliser leur bon de commande pour développer la France et l
19:51'Europe, notamment dans la partie technologie.
19:54François, je te vois, à qui c'est ?
19:55Moi, je me suis engagé par rapport au gouvernement et aussi aux autorités régionales sur le fait qu'en cas
20:00de prochaines crises de type Covid, on allait alimenter, notamment en gel hydroalcoolique, le marché national en priorité.
20:07Alors pas ma région en particularité, il y a quand même d'autres régions en France que la région aura,
20:12mais en tout cas le marché national.
20:13C'est important, cette notion de responsabilité, de souveraineté, et je souhaiterais d'ailleurs que la loi évolue un peu
20:21et que, en tout cas, l'application de la loi telle qu'elle est faite en France
20:24soit au même niveau que ce que je vois dans d'autres pays où je suis présent, comme en Italie
20:27ou en Allemagne, où la commande publique est plus orientée vers les entreprises industrielles du pays qu'elle ne l
20:35'est aujourd'hui en France.
20:36Donc avec les mêmes lois européennes, je pense qu'on doit pouvoir appliquer la loi de manière différente et être
20:41un peu plus pro-made in France qu'on est aujourd'hui.
20:43Florence, comment concilier performance économique et sens ?
20:52Il n'y a pas d'antinomie du tout. Il n'y a aucune antinomie dans la performance et dans
20:58le sens.
21:02Le jeune qui va choisir son chemin parce qu'il a aimé un métier avec passion.
21:13Pourquoi il l'a aimé avec passion ? Parce que ce métier fera résonance en lui sur son envie d
21:20'être un acteur d'un monde meilleur, qu'il soit soit l'un soit l'autre.
21:26Un impact positif en termes d'environnement, un impact positif en termes de société, un impact positif en termes de
21:33technologie.
21:34Et il va vouloir gagner. Il va vouloir le gagner cet impact.
21:38Mais ce n'est pas juste gagner de l'argent. Ça, ça ne va jamais très loin et ça ne
21:42dure jamais très longtemps.
21:44Mais c'est gagner, ce n'est pas les uns après les autres d'une société meilleure et dans laquelle
21:49on est un acteur véritablement contributeur de cette société meilleure.
21:54Et ils nous le disent les jeunes. Ils ont besoin d'être acteurs de cette société. Ils veulent participer à
21:59un monde meilleur.
22:00Et on ne peut le faire qu'en gagnant.
22:03Alors justement, sur le comment on fait pour performer en gardant du sens, Cyril ?
22:07Déjà le sens, il est extrinsèque. Donc il est en dehors de soi. Donc il doit y avoir une nécessité
22:13et un plaisir à accomplir.
22:14S'engager, c'est mettre ses talents et son énergie au service d'une cause que l'on croit juste.
22:21Récouter ses salariés, c'est aussi déterminer cette cause qui nous fait collectif pour aller ensemble vers ce même objectif.
22:28D'ailleurs, l'adage le dit bien. Lorsque le sage montre la lune, l'imbécile regarde le doigt.
22:33Parce que c'est le doigt qui fait sens.
22:35Absolument.
22:36Il y a quelque chose en nous qui nous pousse et qui nous instigue à progresser.
22:40L'adage de l'ETI-FMS notamment, c'est créateur des possibles. Créer.
22:45La France est une formidable terre de création et d'innovation.
22:49Et vous le représentez très bien ici.
22:51Et c'est ça qui est fantastique parce qu'on trouve toujours, surtout quand on est au pied du mur,
22:55les solutions à nos problèmes.
22:57Et on le fait ensemble, collectivement.
22:59On est capable de bâtir des grandes cathédrales industrielles.
23:02On en est capable.
23:02On le voit. On le voit ici.
23:04Est-ce que j'ose...
23:05C'est le débat.
23:06Moi, j'aime beaucoup, beaucoup, Cyril.
23:08Tu utilises tout le temps ce mot « collectif ».
23:11C'est tellement vrai.
23:13C'est le début de la société, ce collectif.
23:15Et nos jeunes, qui se sont donné la chance d'intégrer l'équipe de France des métiers,
23:24ils mesurent combien le collectif, mais ils transforment leur vie.
23:28Ils enrichissent leur vie d'une façon extraordinaire.
23:31C'est parce qu'ils sont ensemble que cette magie de revenir champion d'Europe a été possible.
23:36Et ce collectif, c'est vrai que de le décliner pas à pas dans nos vies professionnelles,
23:41dans nos vies personnelles, c'est une richesse formidable.
23:44Je vais vous demander un petit exercice de synthèse.
23:47En une phrase, en quoi les patrons de TI sont des exemples aujourd'hui pour nos jeunes ?
23:53Une phrase.
23:55En une phrase, je dirais que nos patrons sont des exemples pour nos jeunes,
23:58car ils doivent mettre en musique exemplarité, prise de risque, innovation et collectif.
24:05Et on en a parlé du collectif.
24:07Florence.
24:08Ils sont exemples pour nos jeunes, si.
24:12Ils allient conquête et humanisme.
24:17Cyril.
24:26François.
24:28Ils sont exemplaires parce qu'ils délivrent de la performance.
24:31Ils assument totalement la responsabilité de leur entreprise.
24:35Eux.
24:35Ils sont engagés personnellement.
24:38Et ils sont là.
24:39Ils sont présents.
24:41Si vous avez un message face à la caméra à délivrer à nos jeunes Français,
24:46vous avez envie de leur dire quoi ?
24:47Un mot, une phrase face à la caméra.
24:50Je t'en prie.
24:51François.
24:52Regarde-les bien.
24:55Allez au bout de vos idées.
24:56Ne renoncez jamais à votre rêve.
24:59Les limites qu'on vous annonce, généralement, elles sont faites pour être dépassées.
25:06C'est mon histoire également.
25:08Donc, je pense qu'il faut peu écouter ceux qui vous parlent de limites et aller au bout de votre
25:15idée.
25:15Maxime, face à la caméra.
25:17Je dirais, il faut s'engager.
25:18Il faut s'engager pour un monde technologique durable, collectif, qui soit synonyme de sens et pas synonyme de crainte.
25:26Et j'espère que nos jeunes s'engageront dans ce sens.
25:29Florence, face à la caméra.
25:31Si tu as un rêve, ose-le jusqu'au bout.
25:34Et si tu n'en as pas, sache qu'il y a en toi, qui que tu sois, où que
25:41tu sois, une part de champion et une part d'excellence.
25:44Et cela, ose-les.
25:45Cyril Guesso.
25:46De l'audace, viens à notre rencontre, entreprends et crée avec nous.
25:51Cyril, Florence, Maxime et François, un très, très grand merci.
25:55Vous êtes de super patrons avec de très grandes valeurs.
25:58Merci Alexis, à nos deux Alexis, merci Ilan, merci Thomas, merci Pierre.
26:05Merci infiniment.
26:05Merci Patrice.
26:06Merci à vous, à la semaine prochaine.
26:09Allez.