00:00La France bouge, que sont-ils devenus ?
00:04Zachary Thierry, vous étiez venu, donc on disait, on s'était rencontré à Lyon lors d'une délocalisation de la
00:09France bouge,
00:09c'était en 2022 et vous nous aviez parlé de votre grand-mère qui vous avait inspiré, puisqu'elle était
00:15dénutrie.
00:16Vous étiez encore étudiant ?
00:18Tout à fait, elle était dénutrie, donc finalement ce qu'on appelle le cercle vicieux de la dénutrition,
00:24que beaucoup de gens connaissent, plus de 2 millions de personnes en France,
00:27le frigo qui se vide parce qu'on n'a plus envie de faire à manger,
00:30la perte d'autonomie qui se précipite et puis finalement les séjours à l'hôpital qui s'accumulent
00:37et puis derrière effectivement une entrée en institution dans les maisons ou les soins de suite qui s'est accéléré.
00:44Moi c'était le cas de ma grand-mère, comme c'est le cas de beaucoup de nos grands-parents
00:48et de nos parents aujourd'hui.
00:50Et donc là vous vous êtes dit, face à cette dénutrition, moi je vais essayer de lui redonner le goût,
00:54le goût de manger,
00:55et puis surtout quand elle va manger, il faut que ce soit riche en protéines parce que c'est ça
00:59qui va tenir les muscles, les os, etc.
01:01Et donc vous avez lancé Auguste Food.
01:03Tout à fait, Auguste Food c'est né sur une idée assez originale à l'époque,
01:08puisque aujourd'hui tout le monde connaît le sujet de la protéine,
01:10il n'y a qu'à voir les rayons de nos supermarchés, c'est assez fou ce qui s'est
01:14passé.
01:14On dit même la prot.
01:14La prot, et puis à tous les âges.
01:18Mais à l'époque c'était avant-gardiste.
01:20Il y avait peu de sujets effectivement sur la dénutrition.
01:23En fait la dénutrition c'est vraiment un sujet où on perd l'appétit de manger,
01:28donc on mange moins, et puis souvent ça vient en plus d'une maladie qui est déjà présente.
01:32Ça peut être un cancer, ça peut être tout simplement la perte d'autonomie de façon générale.
01:37L'idée c'était de se dire, comment est-ce qu'on peut faire des produits hyper gourmands,
01:41qu'on a envie de manger, mais extrêmement denses nutritionnellement,
01:45mais sans jamais perdre ce supplément d'âme de la gastronomie dans les produits.
01:50L'idée de base c'était effectivement des sauces.
01:53Très vite nous on a continué ce travail sur d'autres produits.
01:57Alors vous en êtes où aujourd'hui ?
01:59Alors aujourd'hui on a une gamme un peu plus étendue,
02:01on travaille avec plus de 250 établissements,
02:06aussi bien des hôpitaux, des cliniques, des maisons de retraite.
02:10On a pris notre temps, c'était pas simple de pénétrer ce marché,
02:14puisqu'on est quand même sur le secteur de la santé,
02:17qui est dominé par des énormes acteurs agro-industriels et pharmaceutiques,
02:21donc il a fallu se faire un nom, il a fallu se faire une place.
02:24Nous y sommes arrivés avec cette proposition de valeur originale,
02:27des produits qui sont gourmands,
02:29là plus récemment on a sorti une gamme de glaces,
02:31des glaces hyper protéinées, hyper caloriques.
02:33C'est une bonne idée les glaces.
02:34L'été dans la canicule, on se fait plaisir,
02:36des petites glaces à l'italienne, yaourt de fraises, caramel, beurre salé, citron.
02:40Et alors vous les vendez à qui ?
02:41Parce que c'est pas encore dédié aux particuliers,
02:43donc c'est pour les établissements de santé seulement aujourd'hui,
02:45un peu partout en France ?
02:46Oui, partout en France,
02:48là on commence le déploiement en Suisse, en Belgique,
02:52on regarde l'Allemagne aussi.
02:54Aujourd'hui ce sont des solutions,
02:56donc l'ADN de l'entreprise est food service santé.
02:59C'est là que vous avez un peu bivoté.
03:01Tout à fait, l'ambition reste toujours la même,
03:04moi à la base, je voulais que ma grand-mère chez elle,
03:06ne soit plus dénutrie,
03:08donc je réponds qu'il y a une partie de la problématique
03:10dans les établissements de santé.
03:12C'est déjà ça.
03:12Mais le but c'est qu'à terme,
03:14ces produits soient disponibles à la maison,
03:16on a beaucoup, beaucoup de demandes,
03:18donc on y travaille.
03:19Vous connaissiez Sophie Boissard, Auguste Food ?
03:22D'autant plus qu'Auguste Food est travaillé avec certains de nos établissements,
03:28et en particulier des établissements dans lesquels on a des personnes très sensibles,
03:32qui suivent un traitement d'oncologie,
03:34donc avec le goût qui se modifie,
03:35et justement encore moins d'appétit,
03:37et dans lequel c'est d'autant plus important d'être bien nourri,
03:41pour avoir les forces, pour supporter le traitement.
03:43Tout à fait.
03:44La contrainte dans les établissements de santé,
03:46c'est le savoir-faire de l'enrichissement.
03:48On n'est pas du tout dans l'univers des sportifs,
03:49où on met des poudres dans des shakers.
03:51Là, on est vraiment très différent.
03:53On cherche à avoir les plus petites quantités possibles d'aliments,
03:56puisque les personnes à qui on s'adresse s'alimentent peu,
03:59avec un maximum de protéines et de calories.
04:02Et ça a du goût.
04:02Et ça a du goût.
04:03Donc ça c'est majeur.
04:04Et on aide les chefs aujourd'hui de la restauration collective,
04:07chez Clariane, chez d'autres,
04:08et aussi dans le secteur public.
04:10On travaille beaucoup avec les hôpitaux,
04:11qui se sont emparés de ce sujet de la gourmandise,
04:13et qui s'en emparent tous les jours.
04:15Vous viendrez nous voir pour nous parler
04:16quand ça arrivera chez les particuliers.