00:01Les étudiants, ils ont le sentiment, tous ces systèmes sont dévoyés.
00:05Et ce qu'on demande à l'État, c'est effectivement de...
00:07Et ce qu'a pas fait Emmanuel Macron, c'est la réforme de l'État.
00:11Effectivement, les étrangers, il faut les faire venir étudiants,
00:14mais que ce soit des bons étrangers, des bons étudiants.
00:17Des bons étudiants, oui, mais des bons étudiants.
00:20Des bons étudiants, qu'ils soient vraiment des étudiants de n'importe quel pays.
00:25Mais bien sûr.
00:26Il n'y a aucun souci.
00:27Pareil pour le droit d'asile.
00:28Que ce ne soit plus dévoyé.
00:30Pareil pour le logement social.
00:32Tout ça est dévoyé.
00:34Donc, je ne sais même pas si on peut arriver à changer les choses.
00:38Bon, en tout cas, merci d'être avec nous.
00:40Je voulais vous faire écouter le climat actuel,
00:42avec par exemple ces séquences des lycéens hier,
00:44qui ont refusé de parler à notre antenne.
00:48Oui, il y a CNews.
00:49Alors, excusez-moi, on ne parle pas tant qu'il y a CNews ici.
00:54C'est la liberté.
00:56Oui, mais c'est vous qui êtes responsable du fait que l'extrême droite est en train de monter dans
01:01ce pays.
01:02Et nous, nous refusons constamment de parler à l'extrême droite et à leur relais.
01:05Donc, s'il vous plaît, veuillez partir.
01:07À montrer des fausses images qui viennent pas d'un France.
01:09On ne parlera pas tant qu'il y aura CNews.
01:10Ce n'est pas nos manières de discuter.
01:13Oui, j'entends, mais on est très clair.
01:15On ne discute pas avec des médias qui sont responsables de la montée de l'extrême droite,
01:19qui propagent des fake news racistes à longueur de journée.
01:22Je rappelle que quand même, la dernière fois sur la dernière manifestation,
01:26il y a des images de la manifestation d'Albanie qui ont été données en disant que c'était une
01:30manifestation en France.
01:32Donc, on va demander à ce que CNews parte.
01:33et la conférence de presse commencera à ce moment-là.
01:35Sinon, on s'est égalé.
01:38On ne parlera pas tant qu'il y a.
01:40C'est nous, ce que vous partez.
01:41Ces jeunes gens, ce qui est intéressant, vous savez pourquoi ils étaient reçus ?
01:43Pour parler de la police.
01:45Vous avez M. Nunez, ministre de l'Intérieur, qui reçoit ces jeunes gens,
01:48c'est même pas pour parler de leurs revendications,
01:50pour parler de la police.
01:51Et on écoute ces jeunes gens à qui on donne une parole.
01:54Alors, ils sont contents, après ils sont à la télévision,
01:56ils parlent et ça.
01:57Mais enfin, quand je dis c'est dévoyé,
01:59c'est pas au ministre de l'Intérieur de recevoir des gosses de 18 ans
02:02pour le maintien de l'ordre dans Paris.
02:05Enfin, montrer un petit peu d'autorité dans ce pays.
02:09Écoutez-les, ces jeunes gens qui ont parlé après.
02:13Face à la violence de l'État, ce qu'on a eu,
02:15c'est la violence, encore une fois, de la police,
02:18qui n'a su répondre que par la répression.
02:20Il a quand même osé nous dire droit dans les yeux
02:22que ceux qui étaient les premiers meurtris,
02:25c'était les policiers qui tiraient sur la gâchette.
02:27Voilà ce qu'a répond M. Nunez
02:28quand on vient lui dire les cas de vérité.
02:30Pendant une heure, on s'est pris une leçon de maintien de l'ordre.
02:32Comme si on n'avait pas l'habitude d'organiser des manifestations
02:35et de pouvoir les sécuriser.
02:36Aucune reconnaissance des violences policières
02:38de la part du ministre de l'Intérieur.
02:41Il refuse de reconnaître ces violences-là.
02:43Il nous explique même que les policiers qui tirent des LBD,
02:46ce seraient eux les premiers meurtris.
02:47Donc ça fait quand même bondir un certain nombre de représentants syndicaux.
02:51J'ai pu dire à M. Nunez
02:52qu'il fallait absolument qu'il revoie sa doctrine du maintien de l'ordre
02:56immédiatement.
02:57immédiatement au Sinan,
02:59son nom restera synonyme de honte.
03:01Ça, c'est une réalité dans les livres d'histoire.
03:04Les futurs députés de la France.
03:06Vous vous rendez compte ?
03:07Ça ne vous choque pas, André Valigny ?
03:09Ça ne choque que moi ?
03:10À cet âge-là, on est parfois un peu arrogant.
03:13C'est pour ça que ce serait bien qu'il y ait des adultes dans leur vie.
03:18Le ministre de l'Intérieur se dit
03:19on va aller discuter du maintien de l'ordre
03:22avec des étudiants dont le métier
03:23d'avoir des revendications étudiantes
03:25me semble-t-il et non pas d'avoir un avis
03:26sur la doctrine de maintien de l'ordre
03:28qui est apparemment très précis.
03:30Je les félicite.
03:31C'est quand même assez fou.
03:34Une volonté de désamorcer un petit peu.
03:36Oui, mais ça ne fonctionne pas.
03:38Ça fait 30 ans qu'on essaie de désamorcer
03:40par de mauvais moyens.
03:41On n'imagine pas un Jean-Pierre Chauveillement
03:43pour Pascua ou Flaquois ?
03:45Moi, je m'en fous d'imaginer.
03:46Vous faites toujours des...
03:47Oui, Pascua, on n'imagine pas le Général de Gaulle.
03:51Le Général de Gaulle, on n'imagine pas.
03:53Mais non, mais Georges, ce n'est pas ça qu'il faut répondre.
03:55On se fiche de savoir si on imagine ou pas
03:58il y a 50 ans dans des circonstances différentes.
04:00Un tel à réagir comme ça, c'est une question de principe.
04:02Est-ce qu'il est légitime
04:04à l'issue de manifestations qui, par ailleurs, se poursuivent
04:07que des syndicats lycéens
04:10qui, encore une fois,
04:11dont le métier, dont l'engagement syndical
04:15se fait sur le terrain scolaire
04:17soient reçus par le ministre de l'Intérieur
04:19pour discuter de la doctrine de maintien de l'ordre ?
04:23Pardonnez-moi, c'est absurde.
04:25On ne recevra pas les casseurs un petit jour.
04:27Mais c'est une des faiblesses des hommes politiques
04:29de ne pas être assez fermes,
04:31d'avoir peur,
04:32de ne pas faire respecter l'autorité.
04:34Tout ce qui se passe aujourd'hui,
04:36c'est parce que l'État montre sa faiblesse.
04:38Je suis désolé.
04:40Et ces gosses, ils sont évidemment récupérables,
04:42tous ces gosses.
04:43Mais il faut montrer...
04:45Et dans d'autres domaines, ils l'acceptent.
04:46Je vous le dis souvent, l'autorité.
04:48Et dans le sport, je vous dis sans arrêt ça.
04:50Tous ces gosses, ils acceptent dans le sport
04:52ce qu'ils n'acceptent pas autrement.
04:53la discipline, la hiérarchie, la compétition, etc.
04:56Et ils sont formidables dans ces cas-là.
04:58Ils sont formidables parce qu'ils sont encadrés.
05:01Effectivement.