00:00On voit un policier à Rouen lancer une grenade avec des enfants qui se trouvent là.
00:08Qu'est-ce que vous avez à répondre à ça ? Où en est l'enquête ?
00:11Quel est votre regard sur cette vidéo qui tourne ?
00:14On regarde d'une manière générale. Je viens de le dire aux forces de sécurité intérieure.
00:17Je me suis adressé à l'ensemble des effectifs, une grande partie des effectifs qui seraient engagés demain au briefing.
00:22Je leur ai rappelé que l'armement intermédiaire était indispensable.
00:26S'il n'y a pas d'armement intermédiaire, qu'il s'agisse des grenades lacrymogènes, des grenades de désencerclement,
00:31des grenades assourdissantes, des LBD,
00:33il n'y a plus de police, il n'y a plus de gendarmerie. Sinon, on passe directement à l
00:37'arme létale.
00:37L'armement intermédiaire, c'est important. Ils s'engagent, ils vont protéger nos concitoyens, ils sont pris à partie violemment,
00:43ils doivent faire usage de leur armement intermédiaire. Pour moi, il n'y a pas de débat là-dessus.
00:49Le seul cadre qui est fixé, c'est le cadre légal et réglementaire, c'est celui de la proportionnalité.
00:53Ça, c'est pour... d'une manière générale. Au cas d'espèce, évidemment, cet incident m'est remonté.
01:00Évidemment, cet incident m'est remonté. Je crois qu'il y a une enquête judiciaire en cours qui fera toute
01:04la lumière sur les faits.
01:05Je n'ai pas à me prononcer. D'un point de vue administratif, en revanche, j'ai eu connaissance de
01:10la façon dont cette grenade avait été lancée.
01:12Effectivement, il y a une personne, une dame avec des enfants, qui est apparue à ce moment-là, au moment
01:18où la grenade était lancée,
01:19contre des assaillants, contre des individus qui jetaient des pierres aux forces de sécurité intérieure.
01:24Et donc, la grenade lacrymogène visait à se dégager et à faire partir les assaillants.
01:29Malheureusement, une dame passait avec ses enfants à ce moment-là. Voilà. Je n'ai...
01:33Encore une fois, ce qu'il faut regarder dans l'utilisation d'un armement intermédiaire,
01:37ce n'est pas les conséquences de l'action qui est menée.
01:39C'est est-ce que, dans les conditions de l'engagement de la force, ces conditions étaient légales et réglementaires
01:45?
01:45Au cas d'espèce, il me semble que c'était le cas. En tout cas, moi, comme responsable hiérarchique,
01:50aussi comme ministre de l'Intérieur des Forces de sécurité intérieure, je considère que c'était le cas.
01:53Mais il y a une enquête judiciaire, c'est la justice qui confirmera ou infirmera ce que je viens de
01:57vous dire.
01:57Mais encore une fois, c'est au moment où on engage l'armement, où on engage la force,
02:01qu'on doit regarder si le contexte légal et réglementaire est réuni.
02:04Et encore, au cas d'espèce, évidemment, je regrette que cette dame ait pu être atteinte par du gaz lacrymogène.
02:10Mais il n'y a pas de... Voilà. Je n'ai rien d'autre à dire.
02:12Pour moi, le contexte, l'action était proportionnée.
02:15C'est la justice qui le confirmera ou l'infirmera.
02:17Mais je n'ai pas d'autre commentaire à faire.