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Bruno Bartoccetti sur la journée du samedi 31 octobre : «On va aller jusqu'au bout pour neutraliser ces individus qui se servent des manifestations pour piller, casser et tuer s'ils pouvaient le faire».

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Transcription
00:00Oui, en fait, ce qui était important de retenir, j'ai entendu notre ministre s'exprimer, c'est très bien,
00:06on va aller au contact, on va interpeller, nous on n'est pas dans un match de boxe, c'est
00:10pas ce qu'il a dit, attention, mais nous on n'est pas dans un match de boxe, l'idée
00:13c'est d'aller au contact, c'est d'interpeller, c'est d'écarter les fauteurs de troubles qui sont
00:18très violents, capables de tout, je dis bien capables de tout, c'est d'aller au contact, mais de les
00:23interpeller et de les remettre à une institution qui est celle de la justice.
00:27Si on interpelle, c'est qu'il y a un délit ou une tentative de crime, et c'est le
00:31suivi qui est important, parce que se retrouver dans un face-à-face, comme on le voit sur les images,
00:38ça n'a pas trop de sens, parce qu'on sait que de toute façon ça peut se reproduire, donc
00:43le contact c'est une chose, ne rien laisser passer, c'est très très important, mais interpeller, remettre ces personnes,
00:52ces individus à la justice,
00:53et surtout les neutraliser, les écarter une bonne fois pour toutes, donc ça demande aussi des instructions claires, nettes et
01:00précises de la part de l'institution judiciaire qui doit nous suivre dans notre travail, sinon ça n'a aucun
01:08sens, bien évidemment.
01:09– Gérald Darmanin d'ailleurs a passé des consignes, une circulaire a été distribuée en ce sens.
01:14Dernière question pour vous Bruno Bartosetti, vous êtes le représentant de la zone sud pour le syndicat Unité, je le
01:19rappelle, Marseille avait été frappée par des pillages,
01:22mais c'était d'une ampleur incroyable le 17 octobre. Qu'est-ce qui va changer dans le dispositif cette
01:27fois-ci ?
01:28On parlait tout à l'heure avec Amaury des groupes mobiles, des petits groupes d'individus qu'il est parfois,
01:32j'imagine, plus difficile pour vous de suivre.
01:35Comment vont s'y prendre vos collègues demain ?
01:38– Écoutez, un petit peu à l'instar de ce qui s'est passé le 24, malgré tout, le risque
01:43zéro n'existe pas, le 24 il y a eu de la casse,
01:46il y a eu aussi des affrontements, il va falloir aller plus loin, plus fort.
01:52Le 24 à Marseille a été quand même beaucoup mieux géré que le 17 octobre, donc on va aller encore
01:58un peu plus loin, un peu plus fort.
02:00Marseille, je le dis souvent à votre antenne, c'est très très étendu, c'est deux fois et demi Paris,
02:04donc ça demande beaucoup de mobilité,
02:06il va falloir être encore omniprésent.
02:09La population marseillaise, vous allez à Marseille, vous avez 95% des Marseillais qui soutiennent cette police qui fait son
02:17travail,
02:17comme vous le savez, et on va leur prouver encore une fois que nous allons être disponibles,
02:22en sachant que c'est très difficile pour nous, mais on va le faire, on va aller au bout,
02:26on va aller au bout de la nuit pour voir justement dans cette mobilité, neutraliser, espérons-le,
02:31tous ces individus qui se servent de ces manifestations pour eux, piller, casser, tuer, s'ils pouvaient le faire, ils
02:39le feraient,
02:39et donc on va être très très concentrés, on ne va rien lâcher, en tout cas ça c'est une
02:43certitude,
02:46mais c'est vraiment fatigant, je vous assure, c'est vraiment fatigant,
02:48je pense à mes collègues qui sont sur le terrain, je vous assure, restez 12 heures, 10 heures debout,
02:53face à des crachats, des insultes et des provocations, c'est très très compliqué.

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