00:00Il nous a expliqué effectivement avoir mangé les yeux parce que ses yeux qui étaient tombés par terre continuaient à
00:05le regarder.
00:06La seule façon pour lui de se débarrasser de ce diable en fait qui continuait à l'envahir, c'était
00:11de les manger.
00:12Il faut savoir que les schizophrènes quand ils passent à l'acte, ils passent à l'acte de manière extrêmement
00:15violente.
00:16Bonjour Néo, je suis la chef d'escadron Audrey Renard, je suis analyste comportementale
00:20et je commande le département des sciences du comportement de la gendarmerie nationale.
00:24Notre action dans ce métier pour l'enquête judiciaire est de venir aider les enquêteurs à comprendre ce qui s
00:32'est passé sur une scène de crime
00:33pour permettre l'identification d'un suspect et tenter d'obtenir la vérité sur ce qu'il s'est passé.
00:42On va regarder si le comportement, la gestuelle peut être en concordance avec ce qu'il est en train de
00:48nous dire.
00:49Si le regard du suspect se baisse, ne regarde plus les enquêteurs, on va se dire, si ça les met
00:55en stress, peut-être qu'il y a quelque chose à creuser plus particulièrement.
00:59Michel Fourniret, c'est quelqu'un qui élude effectivement beaucoup les questions, qui s'écoute beaucoup parler
01:07parce qu'il a une personnalité très narcissique.
01:09Il est supérieur aux autres, c'est sa façon de fonctionner en fait.
01:12Il se sent supérieur aux autres, il est supérieur aux autres, selon lui évidemment.
01:15C'est lui qui décide de quand est-ce qu'il parle, à qui il parle, quels mots il utilise.
01:21Donc il faut aller chercher l'information dans ce qu'il vous raconte.
01:25C'est très fastidieux, c'est très fatigant et lui est très endurant.
01:28Donc en fait, il faut passer beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup de temps à l'écouter et à l'interroger
01:34pour espérer avoir une information à peu près fiable.
01:39Des individus comme lui, je n'en ai pas rencontré d'autres en vrai.
01:42Il y a une affaire qui est restée longtemps dans ma tête et qui reste encore.
01:47On est dimanche midi, je suis avec ma famille et je ressens un appel sur la permanence
01:53et me disant qu'ils viennent de découvrir le corps d'une petite fille.
01:58Là, l'idée, c'est de préparer ces affaires et d'être présent à l'autopsie qui aura lieu le
02:03lundi matin.
02:04Quand vous vous dites que vous allez assister à l'autopsie d'une petite fille de 8 ans,
02:10c'est à la fois une forme de stress et en même temps de volonté d'aider les enquêteurs
02:17et du coup de mettre ses compétences et son expérience au service de cette enquête qui est importante.
02:24Nous avions identifié le profil d'un individu qu'on avait donné aux enquêteurs
02:30et puis on leur avait suggéré de faire ce qu'on appelle un prélèvement de masse
02:34et donc de prélever massivement des hommes du secteur.
02:39Et l'individu a été terrorisé par ce qui était en train de se mettre en place.
02:44Du coup, il a eu un comportement particulier chez lui
02:47et c'est ce qu'on souhaitait mettre en place, en fait.
02:50Que ça le fasse se rendre visible auprès de son entourage
02:54et de montrer qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas, en fait.