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Députée Renaissance des Hauts-de-Seine et soutien de Gabriel Attal à la présidentielle 2027, Prisca Thévenot répond aux questions de Camille Girerd et Benjamin Fontaine.
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00:06Bonjour Prisca Artevnaud, vous êtes avec nous ce matin pour ce 8.30 jour de mobilisation, acte 3 et maintien
00:12de l'ordre.
00:13On va en parler avec vous ce matin avec d'abord cet imbroglio à Paris sur le parcours du cortège.
00:19Alors la CGT voulait manifester au cœur de la capitale, de la place de la Bastille à Nation.
00:24Le gouvernement s'y est opposé, préférant un cortège loin du centre-ville, sur les maréchaux entre les portes de
00:30Bagnolet et de Charenton, à l'Est.
00:32Le tribunal administratif avait donné raison à la CGT hier soir, mais ce matin revirement, le Conseil d'État se
00:37range du côté du gouvernement
00:38et confirme l'interdiction de manifester en centre-ville aujourd'hui à Paris.
00:43Comment on arrive à une telle improvisation à moins de 24 heures de la manifestation ?
00:47On arrive à une telle situation après le 17 octobre, qui restera d'ailleurs un traumatisme.
00:54Et d'ailleurs, quand je dis 17 octobre, je n'ai plus besoin de rappeler ce qui s'est passé.
00:57On le sait tous.
00:58C'est devenu une expression.
00:59C'est devenu une expression malheureuse et un traumatisme, aussi bien pour les Parisiens, pour les habitants des différentes villes
01:07concernées,
01:09Limoges par exemple, mais aussi pour les commerçants.
01:12Marseille, Lyon, il y avait eu plusieurs villes, il n'y avait pas de la capitale qui avait été touchée.
01:15Tout à fait, vous avez raison. Mais aussi pour les manifestants qui, du coup, ne se sont pas fait entendre
01:20et ont laissé place au bruit et au carnage des pilleurs et des casseurs.
01:24Mais cette manifestation, on sait qu'elle doit exister depuis une semaine, au moins.
01:28Oui, oui, on le sait. Il y en a une autre qui est prévue dans quelques jours, exactement.
01:33Le plus important, c'est que cette manifestation puisse avoir lieu. Et c'est ça qui est important.
01:37Sauf qu'aujourd'hui, ça désorganise un peu les syndicats qui ne savent pas vraiment où donner rendez-vous aux
01:42manifestants.
01:42C'est ce qu'ils reprochent au gouvernement.
01:44Oui, parce qu'il y a eu des recours sur recours et que ça se fait forcément quelques heures,
01:50quelques jours avant la date concernée.
01:52Ce que je dois dire, c'est que...
01:54Ce procès, cette critique en tout cas, en impréparation, ce sentiment, c'était le même la semaine dernière,
01:59jusqu'au dernier moment. On ne savait pas où le cortège aurait lieu à Paris.
02:05Comment on en arrive là ? Est-ce qu'il y a une difficulté de la part du gouvernement à
02:10anticiper correctement ces manifestations,
02:13dont vous-même vous dites qu'elles ont lieu désormais tous les samedis ?
02:16Oui, mais je le dis et je le redis encore, par exemple, sur la date du 17 octobre.
02:19Il y a eu un défaut d'anticipation.
02:21Ce n'est pas simplement moi qui le dis, c'est les faits qui le rappellent.
02:24Et d'ailleurs, ça a été rappelé par les différents ministres qui sont venus, je crois, à votre micro et
02:28à d'autres micros.
02:29Mais c'était il y a 15 jours.
02:30Il ne faut pas nier la réalité.
02:31Maintenant, ce qu'il faut pouvoir regarder, c'est arrêtons d'opposer les libertés entre elles.
02:36Et là, je le dis en dehors d'une position de parlementaire, gouvernement, etc.
02:40Ce n'est pas le sujet.
02:41On est dans un pays où les libertés ne doivent plus s'opposer entre elles.
02:45Aujourd'hui, il y aura des manifestations.
02:47Ces manifestations, elles ne sont pas condamnées.
02:49Elles doivent pouvoir exister pleinement au regard des revendications qui doivent pouvoir être entendues
02:54et auxquelles il peut y avoir des réponses politiques et pas que.
02:58Mais aussi la liberté de pouvoir circuler librement dans son pays
03:02et de ne pas avoir peur de le faire, de pouvoir ouvrir son commerce,
03:05de pouvoir emmener ses enfants au stade, de pouvoir aller et venir normalement.
03:10Le droit de manifester n'est pas en danger ?
03:12Je ne le souhaite pas.
03:13Mais tout comme le droit de commercer, tout comme le droit de se déplacer.
03:17Et depuis là, quelques temps, on est en train d'opposer les libertés entre elles,
03:20voire même de les hiérarchiser.
03:22Et c'est pour ça qu'il est important de pouvoir dire quels sont les enjeux.
03:25Et aujourd'hui, l'enjeu, ce n'est pas est-ce qu'on a le droit de manifester ou pas
03:28?
03:28C'est est-ce qu'il y aura encore dans ces manifestations un troisième tour,
03:32excusez-moi de le dire ainsi, qui s'organise en amont de ces manifestations
03:35et qui empêche ces manifestations d'exister ?
03:38C'est intéressant ce que vous dites sur l'opposition des différents droits
03:41parce que la décision du tribunal administratif d'autoriser la CGT à manifester dans le cœur de Paris
03:46était motivée, je cite, par une grave atteinte à la liberté de manifester.
03:50Et la décision du Conseil d'État ce matin souligne le risque de commission, de pillage et de dégradation.
03:57Ce n'est pas antinomique ?
03:58Ces deux points de vue se contredisent en tout cas aujourd'hui sur le défilé parisien.
04:05Ce n'est pas antinomique.
04:06En tout cas pour moi et selon ma grille de lecture, permettez-moi.
04:10Il faut pouvoir manifester et d'ailleurs les manifestations auront lieu.
04:14La question c'est l'organisation de ces manifestations au regard, vous l'avez dit,
04:17des cortèges qui doivent pouvoir s'organiser correctement pour pouvoir être entendus.
04:21C'est encore ça le sujet.
04:23Mais cela ne va pas en opposition avec le fait de signaler, à très juste titre,
04:27qu'il y a un risque extrêmement élevé de débordement, de cases, de pillages et donc de violences
04:32et voire même de victimes de ces violences.
04:34Et quand je parle de victimes, je parle de personnes.
04:37Et donc ça, ça doit être pouvoir regarder.
04:38Enfin, encore une fois, je crois qu'on est assez clair, je pense, tous ici
04:42et quels que soient les partis politiques ailleurs, de se dire que l'enjeu c'est qu'il n'y
04:45ait pas de cases, de pillages
04:47et je le redis encore, de violences faites sur les uns et sur les autres.
04:50Alors justement, sur ce risque-là, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a souligné hier un risque très élevé
04:55autour des manifestations. On l'écoute.
04:57C'est une journée à très hauts risques et nous y répondrons avec la plus grande fermeté.
05:02Et croyez-moi, je suis déterminé, mais ce sont l'ensemble des forces de sécurité intérieure de ce pays qui
05:07le sont également.
05:08On ne peut pas tolérer le désordre, surtout quand il se connote d'une dimension insurrectionnelle.
05:14Vous sentez une fébrilité, vous, de la part du gouvernement encore aujourd'hui ?
05:18Je ne sais pas si le mot fébrilité est le mot adéquat, mais oui, une crainte.
05:23Il y a clairement une crainte qui est exprimée et qui n'a pas à être cachée.
05:27Maintenant, l'enjeu, c'est être en capacité d'anticiper et de faire en sorte que le 17 octobre ne
05:31se reproduise plus.
05:32Je le redis encore, ça reste un traumatisme, un traumatisme sur la journée en tant que telle,
05:37sur les jours qui ont suivi et sur notre capacité à dire que oui, dans notre pays,
05:41nous pouvons avoir ce droit de manifester qui n'entrave en rien les libertés des autres
05:45et que les revendications puissent être entendues, ce qui n'a pas été le cas le 17 octobre.
05:49Mais Prescat-Evno, ce qui est surprenant dans les prises de parole de Laurent Nunez ces dernières heures,
05:54c'est de souligner qu'il y a des violences, je le cite, des violences comparables au 17 octobre.
05:58Ça veut dire que ce qui s'est passé le 17 octobre, et je cite là encore Laurent Nunez,
06:02qui avait dit qu'il y a eu une perte de contrôle, ça pourrait de nouveau arriver.
06:07J'espère que le gouvernement, du coup, ne va pas perdre le contrôle pour reprendre vos mots aujourd'hui.
06:12C'était les mots de Laurent Nunez.
06:13Voilà, je reprends les mots qui ont été repris et dits par Laurent Nunez.
06:18Je ne suis pas en train là de faire de la petite phrase ou quoi.
06:21En fait, à un moment, ça suffit.
06:22On a le droit, encore une fois, de manifester dans notre pays,
06:25mais on a le droit de le faire sans que ça vienne à l'encontre des autres droits fondamentaux dans
06:30notre pays.
06:30Je le dis, le droit de commercier, le droit d'aller et venir, le droit de vivre tout simplement.
06:35Et surtout, j'ai envie de vous dire, qu'on puisse parler de revendications de ces manifestations.
06:39Alors justement, on va revenir aux revendications et peut-être aux moyens d'y répondre.
06:42Juste un mot quand même sur les moyens.
06:4370 000 policiers, gendarmes mobilisés.
06:47On se rend compte que les moyens parfois sont restreints.
06:49C'est ce que disent aussi les policiers qui ont une certaine fatigue.
06:51Ils le disent, ils l'expriment.
06:53Gabriel Attal, votre candidat, propose, pour avoir plus de policiers sur le terrain,
06:57je le cite, avant que le chaos s'installe, moins de contrôle de vitesse.
07:00Est-ce qu'on en est là ?
07:01Aujourd'hui, en France, on n'a plus les moyens d'assurer en même temps la sécurité sur la route
07:04et les manifestants ?
07:05Non, ce n'est pas dit comme ça.
07:07C'est simplement rappeler quelles sont les priorités.
07:10Ce que vous venez de proposer, ce que vous venez de rappeler de la part de Gabriel Attal,
07:13ça a été au lendemain du 17 octobre.
07:15Et oui, je vous le dis assez simplement,
07:17nos forces de l'ordre ne sont pas peut-être un peu sûrement fatiguées.
07:21Ils sont épuisés.
07:22Ça fait des semaines et des mois, parce que là, on parle des manifestations.
07:25Mais on a eu aussi les enjeux de secours et de feu pendant l'été,
07:29où nos forces de l'ordre et de secours étaient aussi mobilisées.
07:32Et que de semaine en semaine, eh bien oui, la fatigue se fait ressentir.
07:35Mais Priscatisno, la France est un pays dans lequel, aujourd'hui,
07:37on doit choisir entre assurer la sécurité sur nos routes
07:40ou la sécurité dans les centres-villes lorsqu'il y a des manifestations.
07:43On ne devrait pas.
07:44Mais on va se redire le mot ?
07:4717 octobre ?
07:49Enfin, à un moment...
07:50Mais le sujet n'est pas que ça, aujourd'hui.
07:51Il y a des effectifs qui ont diminué, aussi, au fil des années.
07:54Non, non, les effectifs ont été...
07:56Non, je vais vous le dire assez simplement.
07:57Je ne parle pas forcément que de vous, mais de parler du gouvernement avant.
08:01Je crois qu'on se trompe de combat, là.
08:02Je ne suis pas là pour parler de moi.
08:04Je ne suis pas là pour défendre un bilan qui n'est plus le mien depuis 2024.
08:07Je suis là pour parler pour mon pays.
08:08Et je vous le dis de façon très tranquille, on doit commencer aussi à regarder ce qu'on veut pour
08:13notre pays.
08:14Et arrêter d'opposer les libertés entre elles et arrêter d'opposer celles et ceux qui nous protègent et nous
08:19secourent au quotidien.
08:20Et je ne suis pas là pour venir pointer du doigt un tel ou une telle, mais simplement dire,
08:24oui, on doit pouvoir manifester.
08:25Oui, on doit pouvoir assurer le maintien de l'ordre dans sa globalité, en dehors même des manifestations au quotidien.
08:31Et oui, on doit pouvoir dire qu'à un moment, nos forces sont restreintes et fatiguées.
08:35On ne va pas commencer à simplement dire qu'on doit augmenter les forces de l'ordre en permanence tous
08:40les week-ends
08:40pour assurer des manifestations qui laissent place aussi à d'autres choses que des revendications,
08:46c'est-à-dire des personnes qui viennent là non pas pour manifester, mais pour casser, piller, dégrader, violenter.
08:51Et je le dis, pardon, s'en prendre à nos forces de l'ordre de façon très explicite.
08:55Prisca Teveno, sur les revendications, mobilisation sociale donc aujourd'hui,
08:59notamment sur le problème de pouvoir d'achat, est-ce qu'il faut augmenter les salaires ?
09:05Le gouvernement étudie une hausse du SMIC, est-ce que c'est une bonne piste ?
09:09Est-ce qu'il faut pouvoir augmenter les salaires ?
09:12Je souhaite beaucoup de courage à quelqu'un qui dirait non.
09:15La question c'est aussi comment, et comment on s'y prend et comment on finance.
09:18Merci. Donc oui, il faut pouvoir le faire.
09:20Maintenant la question c'est comment on s'y prend,
09:21et je pense qu'on ne doit pas être là dans la petite mesure slogan ou marketing,
09:25sans regarder les conséquences.
09:26C'est notre rôle en tant que responsable politique.
09:30Et donc là, sur ça, vous parliez tout à l'heure de Gabriel Attal, je vais vous dire.
09:33Nous, notre démarche avec Gabriel Attal, c'est pas simplement regarder le SMIC,
09:35parce qu'on sait que sinon il y a une tendance à la SMICardisation de notre société.
09:38Mais est-ce que déjà c'est une bonne piste, c'était ma question ?
09:40Est-ce que le fait que le gouvernement veuille augmenter le SPIC, c'est une bonne chose ?
09:44Quelles sont les conséquences derrière sur l'emploi ?
09:46Quelles sont les conséquences derrière sur l'emploi ?
09:47Le patronat dit c'est plus de charges.
09:49Voilà, on y vient.
09:50Donc nous, notre démarche, elle est assez simple.
09:52C'est de dire oui, il faut pouvoir augmenter les salaires,
09:54et nous le disons avec Gabriel Attal,
09:55en réduisant l'écart entre le net et le brut.
09:58Vous, vous proposez une hausse de 250 euros net par mois.
10:01Vous appelez ça le droit au brut.
10:03Tout à fait.
10:03Pour faire simple, en effet, vous voulez baisser les cotisations.
10:06Oui.
10:06Mais si je vous comprends bien, et pour que ce soit intelligible,
10:10vous proposez un meilleur salaire à la fin de chaque mois,
10:13mais avec moins de protection sociale ?
10:15Justement ça.
10:15Une meilleure paye, mais moins de droits au chômage ?
10:17Il manque juste un petit passage.
10:19Compléter, alors.
10:20Voilà, je vais me permettre de compléter,
10:22en acceptant de faire ce qui est devenu un gros mot
10:24dans notre pays depuis 2024, des réformes.
10:27Je suis désolée, si à chaque fois on commence à mettre
10:29des coups de sparadrap et des coups de ristourne
10:31dans notre modèle social, c'est ça qui les met en danger
10:33de notre modèle social.
10:34C'est modifier le modèle social.
10:36C'est que le modèle social coûte moins cher.
10:38Mais c'est que le modèle social soit enfin vertueux.
10:41Il faut pouvoir réformer notre modèle de financement
10:44de système de retraite, en remettant complètement à plat.
10:46Système universel, part de capitalisation,
10:48liberté dans votre âge de départ.
10:51Le modèle aussi de réforme de l'assurance chômage,
10:53c'est pas dire attention, on va pointer du doigt
10:55celles et ceux qui ont des coûts durs dans leur carrière,
10:59mais regardez le modèle tel qu'il existe aujourd'hui.
11:01Et bien quand vous faites ça, vous protégez notre modèle social
11:04et vous faites en sorte, en même temps,
11:07de réduire la part entre le net et le brut.
11:09Pour me répondre clairement, ça veut dire un meilleur salaire,
11:12plus clairement, pardon, j'ai peut-être pas tout bien compris.
11:14Un meilleur salaire, mais moins droit au chômage ?
11:17En clair, ça peut être quelque chose que vous proposez,
11:19que vous assumez.
11:20C'est pas moins de droit au chômage, c'est mieux de droit au chômage.
11:22Parce qu'aujourd'hui, vous le savez très bien,
11:24c'est que nous avons une capacité à regarder les choses
11:26en se disant simplement, si on veut réformer le système de chômage,
11:30c'est qu'on est contre les chômeurs et qu'on veut les précariser.
11:32Au contraire, la plus grosse précarité pour quelqu'un qui est au chômage,
11:36je ne sais pas si vous l'avez déjà été, moi je l'ai déjà été,
11:38la plus grosse des précarités quand on est au chômage,
11:40c'est d'être au chômage.
11:41Donc il faut permettre le retour au travail quand cela est possible,
11:44le plus rapidement possible, et donc l'accompagnement.
11:46Mais on a aussi besoin de la sécurité pour pouvoir trouver un endroit à nouveau.
11:48Et je n'ai pas dit l'inverse.
11:50Et je n'ai pas dit l'inverse.
11:51Députés Ensemble pour la République, vous restez avec nous.
11:53Dans quelques instants, on poursuit ce 8.30,
11:55on va parler d'autres revendications,
11:56celles des lycéens qui sont aussi dans les cortèges aujourd'hui.
11:59Ce sera après le rappel de l'actu avec Diane Ferschit.
12:03Le Conseil d'Etat valide ce matin le parcours de la manifestation parisienne
12:06voulu par la préfecture entre les portes de Charenton et de Bagnolet
12:09en périphérie de la capitale.
12:11Le Conseil d'Etat qui annule ainsi la décision rendue hier
12:14par le tribunal administratif de Paris.
12:16Il avait lui autorisé le parcours proposé par les organisateurs de Bastille à Nation.
12:21Au total, dans toute la France, les autorités disent s'attendre à 150 défilés,
12:2570 000 policiers et gendarmes sont déployés.
12:28Plusieurs milliers de personnes réunies à Trappes hier soir
12:32contre le racisme et l'islamophobie.
12:34Rassemblement une semaine après l'attentat qui a fait un mort et sept blessés.
12:38L'avocat d'une des victimes annonce le dépôt d'une plainte
12:41contre Jordan Bardella, Marine Le Pen ainsi que la chaîne CNews
12:44pour association de malfaiteurs en vue de la préparation d'un crime d'atteinte aux personnes.
12:49A Clermont-Ferrand, une personne en garde à vue après la découverte ce matin
12:52de trois corps dans les décombres d'un immeuble ravagé par un incendie.
12:56C'était dans la nuit de jeudi à vendredi.
12:58Pour le parquet, les premiers éléments de l'enquête
13:00peuvent laisser penser à une origine criminelle du feu.
13:03Le début de la neuvième journée de Ligue 1 de foot
13:05et Paris écrase le Havre.
13:065 à 1 pour le PSG qui creuse l'écart en tête du championnat.
13:10Aujourd'hui, une rencontre à suivre.
13:12Trois accueils.
13:12Le Mans est à 20h45.
13:17France Info
13:19Le 8.30 France Info
13:20Camille Girère
13:21Benjamin Fontaine
13:24Prisca Thévenot, députée Ensemble pour la République
13:27et membre de la campagne de Gabriel Attal.
13:29Vous êtes notre invité ce matin du 8.30 France Info.
13:32On parlait à l'instant des revendications contre la vie chère.
13:35Il y a aussi dans les cortèges aujourd'hui les revendications des lycéens.
13:39Ils sont censés retourner en cours lundi, mais les propositions du gouvernement
13:44ne semblent pas calmer la colère de la jeunesse.
13:47Que faut-il proposer de plus ?
13:50Là, je pense qu'il y a surtout un problème de méthode sur le démarrage de l'écoute
13:54et de l'entente, de la prise en compte de ces revendications.
13:56Réponse politique trop tardive de la part du gouvernement ?
13:58Oui.
13:59Enfin, je veux dire, ce n'est pas grave de le dire.
14:01C'est reconnaître les choses telles qu'elles sont.
14:02Puisque après que ces manifestations aient eu lieu et puissent être entendues,
14:07il y a eu des réponses qui ont été apportées,
14:08notamment sur Parcoursup, notamment sur les professeurs et le monde éducatif
14:13dans sa globalité, dans la prise en compte du budget.
14:15Il y a un certain nombre de revendications qui ont été entendues
14:18et dont les réponses ont été apportées.
14:19C'est ce qu'a dit Emmanuel Macron, la jeunesse a été entendue.
14:21Oui, la jeunesse a été entendue.
14:24Je pense qu'elle a été entendue un peu tardivement.
14:26Et c'est ça aujourd'hui qui blesse un peu sur les enjeux.
14:30Et quand moi j'entends les différentes revendications maintenant
14:31qui sont exprimées au travers des médias,
14:34on voit plusieurs jeunes, et pas que des jeunes d'ailleurs,
14:37venir dans les médias expliquer...
14:38Il y a des lycéens et des étudiants.
14:39Voilà, leurs revendications.
14:42Les choses ont changé un peu.
14:44On est sur des revendications plus partisanes politiques,
14:47et je ne fais pas de morale, je le dis simplement.
14:49Un plan à 10 milliards, la création de 250 000 places à l'université,
14:53la fin de la sélection, ça ressemble à une impasse politique.
14:57Non, attention.
14:58Parce que je pense que l'enjeu, ce n'est pas de répondre à tout par oui.
15:02La fin de la sélection, par exemple, ça veut dire quoi concrètement ?
15:05Ça veut dire que si vous n'êtes pas bon en maths ou pas bon en sciences,
15:08ça peut arriver, il y a des gens très bien,
15:10qui sont plus littéraires que scientifiques,
15:11mais qui veulent absolument aller sur des filières scientifiques,
15:14alors on va leur dire, bah oui, bien sûr, vas-y.
15:16Tu vas passer la première barre qui est la barre de l'inscription,
15:20mais tu vas échouer en première année.
15:21Donc pour vous, la sélection est obligatoire, nécessaire ?
15:23Mais la sélection fait partie de la vie, je suis désolée.
15:26Enfin, à un moment, il ne faut pas mentir aux jeunes,
15:28ce n'est pas les préparer à la vie, ça.
15:30Il faut simplement mieux les préparer au cours de leur filière
15:34et de leur parcours académique.
15:35Et donc avoir une capacité d'orientation beaucoup plus forte
15:38au moment du collège.
15:39Et c'est ce que nous défendons notamment avec Gabriel Attal,
15:41la refondation entière du collège,
15:44pour avoir cette capacité à ne pas voir des jeunes glisser d'année en année
15:47avec des lacunes qui les tankent sur des filières complètement bouchées.
15:52Et au final, on aura ce qu'il dénonce d'ailleurs, très justement,
15:56des jeunes chômeurs qui sortent tout juste, pour le temps,
15:59de profils académiques extrêmement forts.
16:01Mais on voit la difficulté parce que ce n'est pas une réponse
16:02qui arrive dans l'urgence.
16:04Alors que là, c'est ce qui se passe, c'est avec ce besoin lundi
16:07que les lycéens retournent en cours
16:09et que leurs revendications trouvent une réponse au gouvernement.
16:14On va avancer.
16:15On voulait évoquer avec vous l'hommage à Trappes qui avait lieu hier soir,
16:20l'hommage aux victimes de l'attentat terroriste raciste
16:23commis il y a une semaine.
16:24Pengo Wosobangui, tué dans cet attentat,
16:27cet autre blessé.
16:28Beaucoup de figures de gauche étaient présentes,
16:31mais personne de la droite ou personne du centre.
16:34Je vous propose d'écouter Evelyne Sirmarin,
16:37elle est magistrate, honoraire, vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme
16:39qui s'étonne de ses absences.
16:42Pourquoi diable les personnes de droite et du Bloc central
16:46ne sont-elles pas à Trappes ?
16:48Pourquoi ils ne sont pas à ce rassemblement
16:50s'ils sont vraiment choqués et effondrés ?
16:54Je ne comprends pas.
16:56Pourquoi pour des raisons que j'appellerais des raisons politiciennes,
16:59il n'y a pas vraiment un élan ?
17:01Prisca Thévenaud, Gabriel Attal n'était pas présent
17:03à ce rassemblement hier soir à Trappes.
17:06Pourquoi cette absence ?
17:07Franchement.
17:09Non mais franchement.
17:10Non mais à un moment,
17:11ce n'est pas parce qu'on n'est pas à Trappes
17:12qu'on ne porte pas ce combat.
17:13Et ce n'est pas parce qu'on n'est pas à Trappes
17:14qu'on n'était pas ailleurs en train de porter ce combat
17:17avec d'autres concitoyens et concitoyennes
17:19qui sont aussi meurtris, blessés et qui ont peur.
17:22C'était un moment d'union ?
17:23Mais c'était un moment d'union partout.
17:25Oui ce drame, et je pense à Pengo,
17:27je pense à sa famille, on a eu l'honneur
17:30de faire un hommage très triste
17:31et très fort à l'Assemblée nationale
17:34en présence de la famille.
17:36Moi par exemple, j'étais sur ma circonscription.
17:38J'étais à Meudon-la-Forêt
17:40avec les habitants qui d'ailleurs étaient
17:42aussi rassurés qu'on puisse être là pour eux hier.
17:45Mais vous voyez l'image que ça donne Prisca Thévenaud aujourd'hui ?
17:48D'une députée qui est sur son territoire.
17:49Non, c'est qu'hier il n'y avait que des élus de gauche
17:52à Trappes.
17:54Stop. Un moment stop.
17:55Le combat antiraciste n'est pas un combat simple
17:58et unique qui est porté par la gauche.
18:01Mais jusque-là Prisca Thévenaud,
18:02ce combat, vous le portez,
18:04il est cher pour vous,
18:06il est important ce combat antiraciste.
18:09Est-ce que ce n'est pas
18:10dommage qu'hier,
18:12il n'y ait pas pu y avoir cette image
18:13d'union nationale ?
18:14A la fois des élus de gauche,
18:16mais des élus aussi de droite
18:18et du centre.
18:18Est-ce que ce n'est pas un rendez-vous manqué
18:21pour la classe politique dans son ensemble ?
18:22Ce qui est dommage, c'est qu'on en fasse une polémique inutile.
18:26Un moment, ça suffit.
18:28Je veux dire, à chaque fois,
18:30en permanence sur tous les sujets,
18:31on emprunte la dérive sémantique
18:34soit de l'extrême gauche,
18:35soit de l'extrême droite.
18:36Et je le dis de façon extrêmement claire.
18:38Quand on combat l'antisémitisme,
18:40il faut absolument qu'on réponde
18:41aux injonctions de l'extrême droite.
18:43Quand on combat le racisme,
18:45il faut absolument qu'on réponde
18:46aux injonctions de l'extrême gauche.
18:47Là, il n'y a aucune injonction ici.
18:48Je vous parle d'une image d'Union nationale
18:50qui n'était pas présente hier soir.
18:51L'Union nationale,
18:51elle ne se fait pas simplement sur une photo.
18:53Elle se fait dans les faits.
18:54Vous me demandez si, par exemple,
18:55hier, où est-ce que j'étais
18:57et pourquoi je n'étais pas à Trappes,
18:58j'étais en circonscription
18:58avec mes habitants.
19:00Où était Gabriel ?
19:01Il était sur le terrain,
19:02dans les Côtes d'Armor,
19:03en faisant justement une mine de silence
19:05avec un hommage à Pengo
19:07et à l'ensemble des victimes
19:09du racisme et de l'attaque de Trappes.
19:11Je pense qu'à un moment,
19:11aujourd'hui,
19:11on le combat clairement,
19:12mais pas dans des symboles,
19:14pas dans des symboles marketing.
19:15Dans des symboles, c'est quand même important.
19:17Excusez-moi, je précise,
19:18pas dans des symboles marketing
19:19et politicien.
19:21Quand vous me parlez d'une photo
19:22où on ne serait pas,
19:23pardon, il y en avait plein d'autres
19:23et peut-être qu'on n'a pas pris la photo.
19:25Peut-être qu'on n'a pas pris la photo.
19:26Mais pour autant,
19:27ce combat, on le porte
19:28et on le porte
19:28sans avoir à être
19:29dans du slogan permanent.
19:30Vous serez à l'hommage national
19:31qui aura lieu,
19:32qui est annoncé par Sébastien Lecornu ?
19:33Si on y est invité,
19:34oui, bien sûr que j'y serai.
19:35Merci beaucoup, Priska Thévenot,
19:42Bonne journée.