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« Trimarans Ultim, au-délà des limites » raconte des destins et des aventures humaines hors du commun dans l’univers très fermé de la course au large à travers l’un des bateaux les plus rapides du monde : le trimarans ACTUAL ULTIM 4. Durant une année nous avons suivi la renaissance de l’un de ces 5 bateaux qui rivalisent, telles des « Formule 1 » des mers, sur des courses mythiques ou le dépassement de soi est la valeur première.
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SportTranscription
00:09Il y a la tempête Benjamin qui arrive, vent très fort.
00:13Les bateaux, même au port, ils sont quand même exposés quand il y a du vent très fort.
00:26C'est moi le patron dans ces moments-là.
00:28C'est moi qui mobilise les équipes.
00:32On s'est réveillés à 3h30, on s'est montés d'un cran.
00:36On attend le moment critique de la météo.
00:39Tout le monde est sur le pont.
00:40La météo, c'est un des seuls éléments qu'on ne peut pas maîtriser.
00:45Il y en a pas mal.
00:53Ça fait partie des scénarios qu'on redoute le plus
00:55parce qu'on est le plus impuissant quand on est amarré au port comme ça pour gérer une tempête.
01:00Et après ces heures de boulot, ces mois de préparation,
01:04on n'a vraiment pas envie que cette tempête vienne tout gâcher.
01:10Il y a des rafales à 65 nœuds là, gros.
01:14Il y a 50 nœuds, tout de 50 nœuds.
01:16Regarde comment ça boule.
01:22Il ne faut pas casser le bateau avant le départ.
01:25On doit prendre toutes les dispositions pour sécuriser le bateau
01:28parce qu'il est hors de question que le bateau s'abîme
01:30avant même de prendre le départ de la Transat Café-Loire.
01:35Incompréhensible, inexplicable et impardonnable.
01:45Ça peut endommager des safrans,
01:46ça peut faire un trou dans la coque.
01:48Donc du coup, on compromettre nos chances de prendre le départ
01:51avec un bateau à 100% de son potentiel.
01:53Donc là, on est vraiment stressé par cette tempête
01:55et par les dégâts que ça peut occasionner.
01:59Habille-toi !
02:01Habille-toi !
02:02Ah ouais, ça monte !
02:03Face à la météo, on arrive à identifier le moment le plus critique
02:06où on prend plus de 60 nœuds.
02:14C'est vraiment impressionnant parce que le bateau se lève,
02:16il se repose quasiment sur le ponton.
02:29Si on était empêché de prendre le départ
02:32à cause d'une tempête alors qu'on était dans le port,
02:34alors que c'est des bateaux qui sont censés faire le tour du monde,
02:37c'est pas facile à expliquer.
02:37C'est parti !
02:39C'est parti !
02:45C'est parti !
03:14On vit depuis la mise à l'eau du bateau pour cette date où on sera amarrés dans le port
03:20du Havre
03:20et pour une seconde échéance qui sera celle du départ.
03:23C'est un moment qu'on a tort avec impatience.
03:26La première, c'est probable que les polis seront parfaits, mais quand les tables de la mer n'avaient pas
03:32mal lâchées,
03:32c'est vrai qu'on n'a jamais l'impression d'être prêts, on aura toujours envie de travailler un
03:35sujet encore un peu plus,
03:37mais sauf qu'il y a un moment, il faut réussir à s'arrêter et justement se forcer à se
03:40dire qu'on est prêts.
03:43On se met les affaires sur les bains ?
03:45Euh... ou sur le ouest, si tu veux.
03:47J'ai des amébrières avec le bateau parfois.
03:51En approchant de la date de la Transat et de l'échéance principale de notre saison,
03:55les sollicitations médiatiques et autres augmentent et ça commence dès le convoyage
04:00parce qu'on peut faire vivre cette expérience de l'intérieur à une youtubeuse qui va nous accompagner
04:04pendant ces 24 heures de mer et vivre ce que c'est que le quotidien à bord d'un ultime.
04:09Je vais passer 24 heures sur un des plus gros bateaux de course du monde.
04:13Anthony Marchand, toi t'es le skipper.
04:15À quoi est-ce qu'il faut s'attendre là ? Qu'est-ce qu'on va faire ?
04:17Bah de la vitesse, du bruit, des déploitations, du vent, beaucoup de vent, beaucoup de vent et bah...
04:23une sensation quoi.
04:24Ok, bon j'ai mes bottes, une polaire, un maillot de bain.
04:27Un maillot de bain pas très utile mais la polaire surtout en tout cas, ouais. Et les bottes.
04:31Ok, très bien. Bon et bah c'est parti.
04:34Allez, bienvenue à bord.
04:37Bienvenue sur le trampoline.
04:40Très bien.
04:41Tous les bateaux de la course au large et tous les ultimes se prêtent au jeu de la communication
04:45parce que c'est ce qui permet d'avoir les bateaux.
04:49Yves, toi tu connais hyper bien le bateau, je crois.
04:51Euh, oui.
04:52Qu'est-ce qui est ouf sur ce bateau ?
04:54Et bah écoute, déjà de façon simple, c'est que ça fait quand même partie des 5 bateaux, des 5
04:59voiliers les plus rapides au monde.
05:02On a à peu près toutes les options, tous les gadgets possibles, imaginables qu'on peut faire pour aller plus
05:07vite.
05:08Le moment où on quitte la Trinité, où on quitte le port d'attache pour aller au Havre, c'est
05:12un moment important
05:13parce qu'on ne quitte pas le ponton pour une petite sortie de l'après-midi quoi.
05:16Donc il y a quelque chose d'assez engagé.
05:18En fait, sur un bateau classique, tu barres le bateau et tu règles les voiles.
05:21Là, tu barres le bateau, tu règles les voiles et tu règles l'attitude du bateau en permanence.
05:26Donc il y a beaucoup de paramètres en plus.
05:29Le bateau, si le départ était donné le lendemain, il est prêt à partir.
05:33Techniquement, le bateau est prêt à prendre le départ.
05:36On n'est plus dans un état d'esprit, qu'est-ce qu'on pourrait faire pour aller plus vite
05:39?
05:39On est dans un état d'esprit de, est-ce que tout ce qu'on a mis en place fonctionne
05:44bien ?
05:44Là, je pense qu'on va descendre plus que le routage, donc on ne devrait pas avoir à faire ça.
05:48Et puis on va rouler ici et ça va être un angle bâtard sous J2.
05:52Ou même, on fait la manœuvre.
05:53On fait la manœuvre et après on fait J2 de l'eau.
05:56Quand on part de la Trinité pour emmener le bateau au Havre, il nous reste 48 heures de mer quasiment.
06:01Il ne s'agit pas d'y aller en passant 48 heures dans la bannette à attendre que ça se
06:04passe.
06:04Il va y avoir des conditions différentes, des changements de voile, des manœuvres.
06:07C'est une super occasion de faire la répétition générale.
06:11On y va, c'est ça ? On est parti, là ?
06:13Donc là, il y a des sujets rigides qui vont se mettre en place sous le bateau pour vous aider
06:16à partir.
06:17Ok.
06:17Et ça va mettre encore un peu de temps.
06:18On va aller se mettre face au vent, envoyer la grand voile.
06:21Enfin voilà, il y a toute une petite gestuelle encore chorégraphique qui va continuer à se faire.
06:26Bon les gars, on se voit à Havre ?
06:28Comme ça, tu caisses rien.
06:51Là, on va se mettre dans le chenal, à l'abri du vent.
06:54On va ici la grand voile.
06:55Ok.
06:58Ils vont te driver, ils vont t'indiquer.
07:02Elle est ici ?
07:03Ouais.
07:04Fais des gros muscles ou pas ?
07:05J'ai des gros muscles, moi ?
07:06Pour un mélange de muscles et de l'endurance, comme sur nous.
07:09Ok, c'est bon, je suis les deux, c'est top.
07:11Le but, c'est de partager au maximum.
07:13Qu'elle puisse retranscrire au mieux l'expérience qu'elle aura vécue.
07:17Et je pense qu'il n'y a rien de mieux que de manipuler.
07:20Et là, on est parti pour 10 minutes comme ça.
07:2210 minutes ?
07:23Ouais.
07:24Ouais, Alex.
07:25Non, non, ça va, ça va, ça va.
07:26Mais là, on est nombreux sur le bateau pour faire les manœuvres.
07:30Mais pendant la course, vous ne serez que deux.
07:33Comment vous faites ?
07:35Ben, la même chose, mais tout prend plus de temps.
07:39Pour moi, c'est très clair que ça fait partie de notre métier de communiquer sur notre activité, sur le
07:45support, sur le bateau.
07:47Notre métier n'est pas que de naviguer.
07:48Notre métier, il est de faire en sorte qu'on puisse raconter et passionner les gens autour de notre navigation.
08:02J'ai l'impression qu'on change de voile.
08:04D'après ce que j'ai compris, il y a différentes voiles qu'on utilise en fonction du vent qu
08:09'on a.
08:12Et on s'arrête pas la nuit, non ?
08:13Moi, je vais faire une pause.
08:16Parce que je pense qu'il doit être genre 20h, j'ai l'impression qu'il est nuit.
08:24Là, je peux aller dormir, là ?
08:26Ouais, super, merci.
08:28À quoi ?
08:28À toutes.
08:29À toutes ?
08:30Mais madame Proustarmo, du réveil a déjà commencé, donc très fort !
08:34C'est l'angoisse, là.
08:36Enfin, voilà.
08:38Et bon, ben, je vais dormir.
08:41À nouveau trois heures.
08:48Quand on fait venir quelqu'un pendant 24 heures, rien que quand la personne va aller dormir pendant 4 heures,
08:52au moins, elle va entendre les bruits, les secousses, les vibrations.
08:57On peut l'installer à dormir à l'intérieur pour qu'elle se rende compte que ça secoue, qu'il
09:02y a de l'inconfort
09:03et qu'il faut quand même trouver le sommeil là-dedans.
09:17Un petit peu en situation, on en est où, là, ce matin ?
09:19On est au milieu de la Manche.
09:22On a dépassé le Cotentin.
09:23D'accord.
09:24Et donc, du coup, on est plus qu'à une cinquantaine de mille du Havre.
09:27On est presque à l'iné, là, en fait.
09:28En fait, ce qui est bien dans ces navigations-là, c'est qu'au moins, la personne, elle voit vraiment
09:33ce qu'on vit.
09:34Et c'est toujours des moments de partage, quand même.
09:37Donc là, on prend la barre.
09:38Voilà.
09:39Enlevez le pilote automatique.
09:41Hop, stand-by.
09:42Voilà.
09:43Donc là, on met la barre à droite.
09:45N'évite pas.
09:46On va vraiment forcer.
09:47Encore plus.
09:48On peut un peu te faire embarquer par les vagues, sachant qu'on a...
09:51Oui, ça fait les bras.
09:52Ouais.
09:53On est plutôt contents d'être là.
09:56On est heureux de faire profiter à d'autres gens.
09:59Il y a toujours une avance assez particulière sur cette navigation.
10:03J'ai un peu de mal à tenir une itinéraire pour l'instant.
10:05Je fais des zigzags pour l'instant.
10:09On voit le Havre, là-bas.
10:11C'est là qu'on va.
10:14Elle a vécu comme un skipper de course au large ou comme un équipier de course au large pendant 24
10:18heures.
10:19Une expérience parfaitement immersive.
10:24Ça y est, on arrive au Havre.
10:26On descend les voiles.
10:27Et puis moi, je vais pas tarder à monter sur le map pour passer l'écluse et filmer ça.
10:32Ça va être trop long.
10:3334 mètres de haut, je crois.
10:40Tac, avec ça.
10:41Ok, ça, je peux pas tomber.
10:43Ça, tu peux pas tomber.
10:44Ok.
10:5034 mètres de haut.
11:03Je le dis assez souvent aux membres du Team Actual.
11:07Nous sommes toujours en représentation.
11:11Et encore plus quand on arrive au Havre pour un départ de course.
11:26C'est trop beau.
11:28Incroyable.
11:30Donc ralentis, doucement, Ronan, pour qu'il puisse tirer.
11:34Ouais, ouais, vas-y, tire, tire.
11:38Allez.
11:39Deux devant, deux derrière.
11:44Qu'est-ce que ça va être là, le programme des 10 jours ?
11:47Célébrer le fait d'être là, profiter avec l'équipe parce que c'était quand même trois mois intenses pour
11:50arriver
11:51avec le bateau ici, dans cet état de préparation.
11:56Et quand on va revenir au milieu de semaine prochaine, là, ça sera une autre ambiance.
12:00Préparation du départ, la météo, vraiment plus dans la bulle.
12:04Merci beaucoup, hein, pour ces deux jours.
12:06Et puis, à...
12:07Non, on va pas bientôt. Au revoir.
12:11On est super contents d'arriver.
12:13Et puis, c'est le début de la période d'accueil, qui est à la fois festive, d'être à
12:18la rencontre du public à vrai,
12:20de répondre aux sollicitations des médias.
12:35Alors, la façon dont on s'organise sur des courses majeures, comme la Transat Keflor, c'est qu'on doit
12:43arriver au port de départ à peu près une dizaine de jours avant le jour de départ.
12:54Donc, on se met où pour l'interview ?
12:56J'ai l'impression que ça a été les photos de mariage, j'étais deux, là.
13:00Toute la famille, la tante, le tonton, le tata...
13:03On sait que ces dix jours de présence au Havre vont être principalement consacrés à des opérations plutôt promotionnelles que
13:13des opérations techniques.
13:14C'est vraiment le moment où tous les projecteurs sont tournés vers nous et c'est le moment où il
13:19faut transformer tout ça.
13:20Comment vous vous sentez quand vous êtes sur un bateau, cet énorme bateau et que vous traversez...
13:26Le voyage, la liberté, la compétition aussi. C'est un challenge de traverser l'Atlantique sur ce genre de machine.
13:35Bonjour, vous allez bien ?
13:41En tout cas, la bataille va être prise avec les quatre ultimes.
13:45Merci. Merci bien.
13:47Comment vous vous sentez Anthony ?
13:50Très bien, on se sent très bien. En tout cas, on est ravis d'arriver au Havre.
13:55En tout cas, c'est vrai que la fête est assez géniale à chaque fois, le village est fabuleux.
14:01On doit parler de bateau avec les journalistes, on doit parler de la course.
14:04Mais c'est encore un peu tôt pour vraiment psychologiquement rentrer dedans et vraiment se mettre dans la compétition qui
14:11arrive.
14:12On a envie de profiter de ce beau village au Havre.
14:33Bonjour, je suis Anthony...
14:36Bonjour, je suis Anthony Marchand et je vous embarque une journée avec moi.
14:39L'avantage de cette course, c'est qu'on est en double.
14:41Donc, c'est vrai que ça se rapproche un peu plus de l'équipage.
14:46C'est un perron entre le solitaire et l'équipage.
14:48On rencontre beaucoup de gens.
14:50Les questions qui reviennent le plus souvent, c'est est-ce que vous êtes prêts ?
14:54Surtout avec des équipes avec plus de 20 personnes qui travaillent autour du bateau.
15:00Ça va être un beau spectacle pour le départ jusqu'à la voie de dégagement.
15:05Est-ce que vous êtes prêts ? Comment vous voyez la concurrence ?
15:09C'est toujours un peu ce genre de questions.
15:12Mais non, il n'y a pas de questions agaçantes.
15:29Ça reste quand même très populaire.
15:31On voit des familles sur les pontons avec les enfants qui regardent les bateaux,
15:36qui vont parler aux skippers aussi, qui restent aussi quand même assez accessibles.
15:40C'est un sport qui, malgré tout, est populaire.
15:46C'est un peu plus important pour le savoir.
15:48C'est un peu plus important pour le savoir.
15:51C'est un peu plus important pour le savoir.
15:52Si vous voulez, on peut faire un poster aussi.
15:55C'est un peu plus important pour le savoir.
16:00C'est toujours un chouette moment de rencontrer le public.
16:03C'est toujours agréable, c'est sens de délicace.
16:05Ce n'est pas forcément un exercice que nous, on a l'habitude de faire, les marins.
16:10C'est sûr, on n'est pas connus, on n'est pas les stars du cinéma ou je ne sais
16:14quoi,
16:15ou des sportifs, des footballeurs connus mondialement.
16:20Merci beaucoup.
16:21Merci beaucoup.
16:23Je suis Anthony Marchand.
16:26Thomas Coville, c'est celui qui est à gauche sur le poster.
16:29Et ça, c'est les concurrents, ça.
16:30Ça, c'est les concurrents.
16:33Ils ne sont pas sympas, ils n'ont pas de poster.
16:35Il faut arriver il y a une heure alors.
16:37Ça, c'est super.
16:37Voilà, merci bien.
16:40Excusez-moi.
16:41Il y a madame qui voudrait prendre une tauteuil.
16:43Ah oui, pas de problème.
16:47Merci bien.
16:49Oh, le beau dessin.
16:50Il a tout fait.
16:52C'est pour vous celui-là.
16:54C'est souvent les enfants aussi qui viennent nous donner des autographes
16:57et c'est toujours des moments qui sont chouettes
16:58parce que je me remets à leur place quand j'étais plus petit
17:01et que je venais essayer de grappiller des dédicaces
17:06à mes idoles, en tout cas les marins à cette époque
17:09qui s'est lancé sur les rues du Rhum,
17:11les Vendée Globe ou les Transats Jacques Vabre.
17:14Ça peut donner envie à des enfants de choisir ce sport et sa discipline
17:17et c'est aussi ça le but pour nous,
17:19c'est de donner des idées aux plus jeunes.
17:21Je suis au-delà.
17:26C'est vrai que ce n'est pas évident avec toute la sollicitation médiatique
17:30qu'il y a autour de ces projets.
17:31il faut faire plaisir aux sponsors, il faut être présent pour les médias,
17:36il faut avoir le sourire pour le public.
17:39Je pense que les skippers, à ce moment-là,
17:41ils ont vraiment envie de partir pour être enfin sur leur bateau
17:45et faire finalement ce pour quoi ils sont là, naviguer.
17:48Ça va, Anto ?
17:49Ça va ?
17:49Ça va ?
17:50Ça va ?
17:51Toi ?
17:52Oui.
18:04Bonjour.
18:05Faire une photo, c'est ça ?
18:06C'est ça.
18:09Merci.
18:10On a un bateau pour être très compétitif.
18:13En tout cas, on a de belles ambitions avec Julien
18:15et notre but, c'est de vraiment faire le meilleur de nous-mêmes
18:20avec cette fabuleuse machine actuelle de Team 4.
18:23L'équipe actuelle, à ce moment-là, ils ont quand même un super bateau.
18:26Je dirais que c'est ça leur point fort.
18:28Maintenant, c'est vrai que certes, ils ont fait un podium sur le Fastnet,
18:32mais la dernière course, 24 heures ultimes, ils terminent hors temps.
18:36C'est bon ?
18:36Ça a été votre 24 heures ?
18:40C'était chaud.
18:41C'était chaud.
18:41Ah ouais !
18:42C'était dégue.
18:44Vous avez foiré la manoeuvre en bas ?
18:46Non, on perd un peu.
18:48Ouais, en dropant la voile.
18:50Là, on a douillé un peu.
18:52C'était plein d'apprentissages, mais la sanction était un peu lourde à la fin
18:56parce qu'on était...
18:58Finir hors temps, c'était pas terrible pour l'image du truc.
19:01Cette contre-performance sur les 24 heures ultimes, forcément, elle nous a marqués.
19:07Ouais.
19:08C'était encore bien.
19:10Partir dedans et...
19:11Ils sont clairement pas favoris face à un SVR Lazartig ou Banque Populaire
19:17qui, eux, ont fait des podiums pendant cette saison.
19:20Donc, on peut dire que le bilan est mitigé.
19:34Ouais.
19:36Hey !
19:46Re-bonjour à toutes et à tous.
19:49Bienvenue au Havre.
19:51On va démarrer un peu par la partie nautique.
19:54Vous vous rappelez quelques éléments.
19:56Je suis directeur de course de la Transat Café Laure.
19:58C'est d'abord animer une équipe parce que le directeur de course, il n'est pas tout seul.
20:02La Transat Café-Lor, c'est 80 bateaux, c'est 160 marins.
20:06Donc, on ne peut pas faire ça tout seul.
20:09La Transat Café-Lor, c'est quatre classes.
20:12Il y a quatre départs, il y a quatre parcours et il y a quatre vainqueurs.
20:17L'idée, c'est de partir le même jour au Havre.
20:20Par contre, que toutes les classes puissent arriver très concentrées en Martinique,
20:25en l'espace de 72 heures.
20:34Le parcours des Ultimes est bien plus long que ceux des autres bateaux.
20:37Alors, c'est normal parce que c'est des bateaux qui vont beaucoup plus vite.
20:47Grosso modo, jusqu'aux Canaries, c'est à peu près la même rue pour tout le monde.
20:51Et à partir de là, il y en a qui peuvent aller directement vers la Martinique
20:54et puis d'autres qui vont descendre un peu plus sud et d'autres encore un peu plus sud
20:58pour qu'à la fin, tout le monde se rejoigne à peu près au même moment à l'arrivée en
21:02Martinique.
21:04Donc là, on a un parcours qui est vraiment long pour les ultimes,
21:07avec deux passages du Poteau Noir,
21:09qui est quand même une zone très tactique
21:11et où tout peut se jouer.
21:13C'est-à-dire qu'on peut être premier à y entrer,
21:16mais pas forcément premier à en sortir.
21:20Le parcours, il a plein d'enjeux.
21:22Il y a du trafic, il y a du courant,
21:24il y a potentiellement des systèmes météo
21:26qui barrent la route de la sortie de la Manche
21:28avec des états de mer qui peuvent être coriaces.
21:30Donc ça, c'est toujours un peu la partie stressante
21:34ou en tout cas très engageante.
21:36C'est très complet, ça rend le jeu intéressant.
21:55On accueille A Queen by Merconcept,
21:58Anne-Carlebert et Elodie Jeanne-Metro.
22:04La classe ultime, c'est vraiment une classe de bateaux à part
22:07parce que ce sont des bateaux qui sont complètement hors normes.
22:11Ce n'est pas pour rien qu'on appelle ça des géants des mers.
22:13Ce sont des bateaux qui valent très cher,
22:16qui regorgent d'innovations technologiques
22:18et donc on ne peut regarder que ces bateaux avec les yeux qui brillent.
22:30Samuel Thual, lui, c'est le président de la classe ultime.
22:34Son rôle, c'est d'être en lien avec les directeurs de course
22:39et aussi de fédérer les différents amateurs
22:41parce qu'il n'y a pas un rôle facile.
22:45Contrairement aux autres classes de bateaux,
22:47ce n'est pas une classe qui est dirigée par les équipeurs,
22:49c'est une classe qui est dirigée par les armateurs.
22:51C'est nous qui décidons d'écrire l'avenir de la course au large
22:55et donc simplement pour décider ensemble,
22:58il faut effectivement coordonner les travaux
23:00et aligner les intérêts d'entreprises
23:03qui sont somme toute assez différentes.
23:04Ça passe par la jauge, les règles que l'on se donne,
23:08les règles du jeu entre nous.
23:10Ça passe par la typologie de programme
23:13pour qu'on puisse faire exister nos bateaux,
23:16les rendre visibles,
23:17mais aussi créer les conditions d'une compétition durable et équitable.
23:21C'est une mission qui est passionnante,
23:23qui a une dimension un peu politique
23:25parce qu'il faut réussir à concilier tout ça,
23:27mais avec ce sentiment de construire quelque chose
23:30qui le dépasse un petit peu et qui est passionnant.
23:44On est sur les bateaux de course au large
23:46les plus rapides au monde.
23:49Donc c'est quand même la classe des superlatifs.
23:59C'est sûr que sont les huit skippers présents au départ
24:04de la Transat de Café-Lore.
24:07Si on compte le nombre de Transat de Figaro de tour du monde,
24:11on a un concentré d'expérience de navigation énorme.
24:16Actuel 4, voilà plus précisément Anthony Marchand
24:20qui est ici à nos côtés.
24:23Anthony Marchand avec Julien Billon.
24:24Le monde de la course au large admire et respecte
24:28beaucoup l'engagement de ces marins
24:30en sachant qu'ils ne sont pas si nombreux
24:32effectivement à être en capacité de faire ce type d'exploit.
24:36C'est maintenant le bateau actuel Ultime 4.
24:38Nouvelle aventure donc pour toi.
24:39Le mettre à nos couleurs,
24:41essayer de, à la mise à l'eau en juillet,
24:43essayer de la prendre, de la brigoiser, le plus vite possible.
24:45On a potentiellement plus de personnes
24:47qui ont été aujourd'hui dans l'espace
24:49que de marins en capacité de faire un tour du monde
24:52sur des Ultimes en solitaire.
24:55Benjamin Schwartz, Thomas Kubit,
24:57qui a bouclé neuf fois le tour de la plaine.
24:59Au final, quand on est face à des palmarès comme ça
25:03ou des carrières comme ça,
25:05je ne le vis pas tant comme une pression
25:07mais plutôt comme une excitation.
25:09Je suis plutôt très content,
25:10très valorisé d'être au milieu du plateau
25:12mais en même temps, on est là pour faire un résultat,
25:16pas pour juste se glorifier d'être au milieu du plateau.
25:19Eh bien, bon vent messieurs.
25:20Attention, c'est parti, la photo. Merci.
25:24Quand on prend place sur la photo
25:25à côté des autres concurrents,
25:27c'est forcément un peu un aboutissement.
25:29des Franck Hamas, des Armel Lecléhage,
25:31des Sébastien Joss.
25:33Je les ai admirés
25:35quand j'étais plus jeune en optimiste,
25:38voire pour certains,
25:39j'avais des posters d'eux dans ma chambre.
25:41Donc quand je me retourne un peu en arrière,
25:43je me dis que c'est quand même un bel accomplissement
25:46d'avoir réussi à être là où je rêvais d'être petit.
25:50Vive oui pour eux !
25:53Merci mesdames, merci mesdames.
26:00Le jeudi 23 octobre,
26:03c'est quelque chose qu'on fait assez rarement.
26:05Au final, on va fermer le village.
26:10Donc avec les rafales qui sont prévues
26:12et l'axe dans lequel vont arriver les rafales,
26:14on ne peut pas prendre le risque
26:16de faire venir du public sur le village.
26:23On est quand même à J-3 du départ.
26:26Et même au port, les bateaux sont fragiles.
26:31On a fait bosser des gens nuit et jour
26:33dans les bassins au Havre
26:34pour démonter des pontons
26:35et mettre des imocas
26:37face au final
26:39au vent dominant qui allait rentrer
26:41dans les bassins.
26:42Quand on voit 1m, 1m50
26:45de clapot dans le bassin,
26:46soit plus de 70 nœuds à la vigie,
26:49on se dit qu'on a plutôt bien fait.
26:53La tempête, elle arrive au moment
26:55où on est au port
26:56et pas au moment où on doit être en course.
26:59Donc c'est plus simple à gérer.
27:03En 2023, il y a aussi eu une tempête,
27:06la tempête Siaran,
27:07qui a bouleversé le départ de la course.
27:17Ce lundi 30 octobre,
27:18ce qui inquiète le plus,
27:20c'est l'arrivée effectivement
27:20d'une autre tempête puissante.
27:22On voit Siaran, c'est son nom,
27:24se rapprocher du quart nord-ouest de la France,
27:27accompagné de vent à plus de 140 km heure
27:29sur les points de bretonne les plus exposés
27:31et des vagues supérieures à 10 m.
27:35Et eux devaient partir il y a déjà une semaine.
27:38Les marins de la Transat Jacques-Vabre
27:40sont toujours haqués à cause de la tempête.
27:42Il arrive un moment où on se dit
27:44que ça ne va plus être possible
27:46de faire partir la totalité de la flotte.
27:50Nous, on est condamnés à rester ici au Havre.
27:53Aujourd'hui, on ne sait toujours pas
27:55quand est-ce qu'on va repartir.
27:56On sait que le départ m'est reporté.
27:57on sait que la Transat Jacques-Vabre aura lieu,
27:59mais on ne sait pas quand.
28:00Les classes 40 et les multis
28:02sont partis du Havre
28:03et se sont arrêtés à Lorient
28:06avant de continuer la course.
28:08Les Imoca, ils sont restés
28:10plusieurs jours au Havre.
28:12Ils n'ont pas eu le droit de partir.
28:20Là, c'est un peu la stupeur
28:22chez tout le monde
28:23parce que c'est très compliqué
28:25au final pour un organisateur,
28:27mais aussi pour un team
28:29d'expliquer à leurs partenaires
28:30qui se sont déplacés
28:31que peut-être il n'y aura pas de départ.
28:36C'est évidemment une mauvaise nouvelle
28:38pour l'ensemble des partenaires
28:39qui ont dépensé et investi
28:42sur les installations
28:43et qui attendent des retours
28:45en communication et en contact.
28:50Salut Guillaume, ça va ?
28:51Les bateaux sont bien protégés ?
28:53Samuel, c'est lui qui a porté historiquement
28:55ce projet de voile.
28:57Et là, au niveau des installations,
28:59sinon sur le village,
29:00ça ne bouge pas pour ça.
29:01Et donc, dès lors qu'on arrive
29:04sur une échéance de course,
29:06oui, il est très présent.
29:17Il arrive un moment
29:18où si on veut être dedans,
29:20il faut être dans l'action
29:21et au contact.
29:23Donc, j'étais finalement
29:24assez pressé de partir.
29:33J'espère que par contre,
29:34il ne va pas y avoir de dégâts
29:35sur le village.
29:37Il y a quand même beaucoup de bateaux.
29:39prendre le risque
29:40d'amener les bateaux au port
29:42avant un départ,
29:43c'est ce qui pourrait être pire.
29:46C'est pour ça, je suis un patient
29:47de voir un peu ce que ça donne
29:48sur le place.
29:52L'enjeu du déplacement
29:53et de venir vite sur place,
29:54c'est de pouvoir sentir les choses
29:56et appréhender justement
29:57la notion de risque
29:59provoqué par cette situation
30:01météo qui est dégradée.
30:02Pour la météo qui se durcit,
30:05c'est...
30:06Moi, je comprends que les 24 frères et un heure
30:08vont être extrêmement tendus.
30:10C'est touchy dimanche.
30:12C'est durcis.
30:13C'est durcis encore, là ?
30:15Évidemment, les aléas météo
30:17contredisent par nature
30:18tout ce qu'on a pu préparer
30:19et prévoir.
30:20Et donc, il faut juste s'adapter
30:21parce que les départs de course,
30:22c'est un moment important
30:23en termes de médias,
30:25de visibilité.
30:26Donc, il faut que cette journée
30:27soit réussie.
30:39Évidemment, il faut qu'on ait
30:40la conviction que les bateaux
30:42ou les marins
30:43ne vont pas être en zone
30:45de risque dès le début.
30:48Ça crée une forme d'incertitude
30:50sur les conditions
30:51qui sont données
30:51pour le départ.
30:53À même abord, dans les échanges,
30:54ça va remettre du piment
30:57un peu aussi dans la course
30:58pour tout le monde, ouais.
30:59On passe.
31:00Là avant !
31:02Bien de chance.
31:03Ouais, et toi ?
31:04Ouais ?
31:04Auquel ?
31:05T'es pas trop fatigué ?
31:07Euh, non, ça va.
31:08T'es pas trop stressé ?
31:10Si, un peu.
31:11C'est normal ?
31:12Ouais, ça va.
31:13C'est obligé, hein ?
31:14Ouais, ouais.
31:15Pourquoi je peux aller sur le bateau ?
31:16Ouais, il y a moyen, ouais.
31:17Est-ce que j'y dépasse, toi ?
31:18Il y a mon frère
31:19qui passerait bien au bateau ?
31:20Tu pourrais lui faire
31:21une mini-bille, tu vois ?
31:23Ok, trop bien.
31:24C'est pas simple,
31:25d'une manière générale,
31:26de gérer les proches
31:27parce qu'on a été sollicités
31:29par les médias,
31:30par le bateau,
31:31par l'équipe,
31:32voilà, toute la semaine.
31:33Eux, ils viennent
31:34le week-end du départ
31:35et puis,
31:37ben là, on est dans notre bulle,
31:37on est dans la course.
31:38J'ai une météo en vue,
31:40il faut que je chope ça mène
31:40et que je remonte à l'hôtel.
31:43On a quelques points
31:45et réunions météo,
31:46donc on peut pas passer
31:47beaucoup de temps avec eux.
31:48Il n'y a pas de coq ?
31:49Merci beaucoup.
31:51Allez, vas-y.
31:53Allez.
31:53En météo,
31:54on a encore pas mal
31:55de questionnements
31:57pour la dépression large
31:59de Gibraltar.
32:01C'est important
32:02que Samuel soit là,
32:03la dernière réunion météo,
32:05parce que je pense
32:05qu'il a sauvé
32:06les passionnés de voile.
32:07Il s'intéresse
32:08sur la tactique,
32:10la stratégie
32:11qu'on va avoir
32:11nous pendant la course.
32:13Il adore aussi
32:13la compétition
32:14et ça nous permet
32:16de s'impliquer.
32:18Et c'est là
32:19où il y a du vent,
32:20ce soir ?
32:22Il y aura du vent,
32:23ce sera au milieu de nuit.
32:24Ça m'intéresse,
32:25j'ai envie juste
32:26de comprendre
32:28ce qui va se passer,
32:29le pourquoi du comment
32:30et si à un moment donné,
32:32il y a des options
32:33qui sont prises,
32:34pourquoi elles sont prises.
32:40Surprise !
32:41Le dernier point météo,
32:43c'est vraiment
32:43des moments importants
32:44parce que moi,
32:45ça me permet
32:45de savoir réellement
32:47ce qui va se passer
32:48dans le quotidien
32:49des navigateurs
32:50et puis ça me permet
32:51aussi de savoir
32:52dans quel état d'esprit
32:54sont Anthony
32:54et Julien,
32:55de savoir là
32:56où ils sont à l'aise,
32:57là où ils se posent
32:58des questions,
32:59de sentir un peu
33:00l'ambiance.
33:01Salut, Charles !
33:03Salut, Charles !
33:03On a plus de monde
33:04aujourd'hui.
33:05Oui, je vois ça,
33:06il y a d'accord.
33:06Mais il y a un petit peu
33:07d'enjeu, hein ?
33:08On s'est associés
33:10à Charles Codrelier
33:11et Juan Israël
33:11qui connaissent
33:12tous les deux
33:12très très bien
33:13le bateau
33:13sur lequel on navigue.
33:14Ils connaissent
33:14tous les deux
33:15très très bien
33:15la course
33:16sur laquelle on s'élance
33:17puisqu'ils étaient
33:17à notre place
33:18deux ans auparavant.
33:20Donc le brief
33:21proposé par Charles
33:22et Erwan
33:23était un brief météo
33:25mais principalement
33:26un brief de conduite
33:27du bateau
33:28dans cette météo-là.
33:29En intensité, ça ne me semblait
33:31pas fondamentalement différent
33:33de ce qu'on avait hier.
33:34C'est toujours aussi fort.
33:36On a toujours
33:37des incertitudes
33:38sur déjà le top départ,
33:40la configuration de voile
33:41qu'il faut avoir,
33:42quelle voile on déroule,
33:44soit avoir la meilleure
33:46configuration de voile
33:47mais avoir beaucoup
33:47de manœuvres par la suite
33:49ou soit avoir déjà
33:50une configuration de voile
33:51plus adaptée
33:52pour le début de parcours
33:54mais avec une voile
33:55un peu petite,
33:55un peu trop petite
33:56justement pour le top départ.
33:58Donc notre dépression
34:00qui nous vient du Groenland
34:01là, c'est renforcé.
34:04Ça génère le vent
34:05un peu plus fort
34:06que vous avez dû voir
34:07au départ.
34:08C'est plutôt bon pour vous
34:09on va dire
34:09au niveau des conditions de vent
34:11mais ça fait un vent
34:13plus fort dans la Manche
34:14clairement.
34:15La Manche,
34:16on a globalement
34:16une bonne idée
34:17et puis après,
34:18il y a encore
34:18beaucoup d'incertitudes
34:20avec différents scénarios
34:21à partir du Cap Finistère.
34:23L'idée n'est pas
34:24de trancher
34:25au moment des dernières
34:26discussions qu'on a
34:27avec Erwann et Charles.
34:28L'idée est plutôt
34:28d'avoir différents
34:29scénarios possibles
34:30pour être lucide
34:32au moment de prendre
34:32la décision
34:33de ce qu'il faudra faire.
34:34Ce qui a changé
34:35c'est quand même
34:36que la dorsale
34:38elle pousse.
34:39Ouais, ça pousse pas mal.
34:41Donc, il ne faut pas
34:42être en retard.
34:44C'est sûr.
34:45Plus t'es tard,
34:46plus elle est dure à passer.
34:48En fait, la dorsale
34:49c'est le prolongement
34:51d'un anticyclone
34:52qui est globalement
34:53une zone sans vent.
34:55Donc, ça veut dire
34:55qu'en 24 heures de temps
34:57ils font tout le catalogue
34:58des voiles
34:59et des conditions rencontrées.
35:00C'est-à-dire que
35:01les 12 premières heures
35:02ça va être à tirer des bords
35:03avec du vent fort
35:04en manche
35:05jusqu'à arriver
35:07dans une zone
35:08où 4 heures avant
35:10tu pestais
35:10parce que t'avais trop de vent
35:11et là tu te retrouves
35:12à pester
35:13parce qu'il n'y a plus assez.
35:14Les situations
35:15vont s'enchaîner
35:15très vite
35:16et là c'est vraiment important
35:17d'avoir
35:18toutes ces transitions
35:19en tête.
35:21Mais après
35:22vu la gueule
35:22de la dorsale maintenant
35:23je me dis
35:24que si tu mets le G0
35:25un peu plus tôt
35:25c'est pas la fin du monde.
35:27Et ça, ça rajoute
35:28de la pression
35:28parce que c'est déjà
35:29un point de passage
35:30et un moment clé
35:31qu'on a détecté
35:33pour ce début de course.
35:35C'est la prochaine G0.
35:37Ouais, tu as des bonnes conditions
35:39pour le bateau.
35:41C'est moins bien
35:42pour les marins
35:43mais c'est bien
35:43pour le bateau.
35:46Merci, on va être parfait.
35:48On a encore
35:48le temps de s'ennuyer.
35:49Je vais avec toi, Yvan.
35:50Viens, on va être bien.
35:52Salut Charles.
35:54Ça va, super ?
35:55Ouais, c'est bien.
35:57Super, il y a de chaud,
35:58c'est bon ?
35:58Ouais, c'est bien.
35:59Ça va Charles ?
36:00Ils m'ont fatigué.
36:02Ils m'ont fatigué.
36:02C'est une boule, ouais.
36:04Il ne faut pas qu'ils fassent
36:05la course en fonction des autres.
36:06Non, ouais.
36:07La propre course.
36:08C'est ça le danger.
36:09Le fait que Charles me dise ça,
36:11cette petite phrase
36:12sur « il ne faut pas faire
36:13en fonction des autres »,
36:15ça me parle beaucoup
36:15parce qu'on est encore
36:17en phase de découverte
36:19et il faut que Anthony
36:21puisse se réaliser,
36:23lâcher les chevaux, etc.
36:24Mais on sait aussi
36:25que comme c'est une première fois,
36:26il y a potentiellement
36:28un risque majeur
36:29d'être prudent
36:30et de ne pas aller à 100%
36:32parce qu'on n'est pas encore
36:34maîtrise totale.
36:36Bon, allez, on est clair.
36:37Ils voulaient décaler,
36:38je crois.
36:38Ils ne sont pas si sereins
36:39que ça, ça va ?
36:40Ouais, c'est clair.
36:45Quand on regarde la météo
36:47qui s'annonce
36:48pour le jour du départ
36:49et les premières 24 heures
36:50qui vont suivre le départ,
36:52on voit bien
36:53que la météo,
36:55elle est dure.
36:57Avec des vents forts
36:59et la mer fortes associées,
37:02nous, en ultime,
37:03on gère ça assez bien,
37:04mais les bateaux plus petits,
37:05notamment les Ocean 50,
37:07c'est quand même une épreuve.
37:08Ça ne va pas être drôle pour eux.
37:12La classe Ocean 50
37:14d'une seule voix
37:15est allée demander
37:17à l'organisation
37:18d'imaginer,
37:19d'avancer le départ
37:21qui était initialement prévu
37:22dimanche
37:23en raison d'une conjoncture
37:25et d'une addition
37:25de faits
37:27de vents,
37:27de mers
37:27et d'une proximité
37:28de la côte
37:29qui commençait à rentrer
37:30pour nous
37:30sur une ligne rouge
37:32en termes de sécurité
37:33et d'intégrité
37:34des marins
37:34et des bateaux.
37:35Je n'avais absolument
37:37pas senti venir
37:38la demande
37:38des Ocean 50.
37:40Ils viennent dans
37:40le bureau
37:41de la direction de course
37:42avec cette demande
37:44d'avancer
37:45le départ
37:47en regard
37:48de la météo.
37:49Demain,
37:50il y a 20 nœuds
37:51au départ.
37:52C'est exactement
37:52les mêmes conditions
37:53d'ailleurs
37:53que le dimanche.
37:55Donc,
37:55ce n'est pas simple.
37:58La nuit,
37:58elle n'est pas simple
38:00non plus.
38:01C'est eux qui connaissent
38:02le mieux
38:03leur bateau.
38:04Moi,
38:04je ne passe pas mon temps
38:05au-delà de la météo.
38:07Il y a cette demande
38:08unanime
38:08qui m'interpelle
38:10et qui interpelle
38:10l'ensemble de mes collègues
38:11de la direction de course.
38:12On se dit
38:13que ce n'est pas
38:14un marin
38:14qui aurait un peu
38:17des inquiétudes
38:17pour son bateau.
38:19C'est tous ensemble.
38:20C'est une délégation
38:21qui vient nous dire
38:23non,
38:23il ne faut pas.
38:24Donc,
38:24on doit prendre ça en compte.
38:25La Transat Café Lord
38:26pour les Ocean 50
38:27va être très belle.
38:29Ils seront juste partis
38:31quelques heures avant.
38:32Donc,
38:33en gros,
38:33pour le même prix,
38:34vous avez deux journées
38:34de départ,
38:35c'est une belle affaire.
38:35de départ.
39:01Sous-titrage Société Radio-Canada
39:03C'est bon.
39:11Ça va ? Pour toi, oui ?
39:13Ok.
39:14C'est nickel, mec.
39:16Parfait.
39:17La veille du départ, je commence à me projeter en me disant
39:21ça y est, ça devient concret.
39:23Effectivement, après six mois de travail sur le bateau,
39:25de changement de décoration, de mise au point, de découverte...
39:31Ok.
39:35Pour moi, on est pas mal. Le gâteau, il est plein.
39:40Les hublots, ils sont bien fermés.
39:49Du coup, là, je commence à me dire ça y est, ils partent demain,
39:51on va y aller.
39:52Donc là, je suis assez excité par ça.
39:54C'est toujours un dernier tour et c'est un petit peu le moment
39:56où je dis bon, maintenant, Anto et Julien, c'est à vous de jouer, les gars.
40:21Les séances de sport, ça permet d'entretenir un peu les muscles,
40:25à les préparer pour le départ de la course,
40:26continuer à garder un rythme un petit peu sportif
40:28parce qu'on peut un petit peu se saintariser quand même
40:31pendant un village de course avec toutes les sollicitations.
40:37C'est vrai que ça permet de se vider un peu la tête,
40:40se dépenser un petit peu, donc ça fait du bien.
40:50Il faut aussi se préserver de ne pas stresser du réveil au coucher, quoi,
40:54de ne pas se mettre la pression beaucoup trop tôt.
40:56Moi, j'aime bien alterner ces phases de décompression
40:58et de concentration sur le départ.
41:09Le kiné, à ce moment-là de la préparation, il est plus du relâchement
41:15et un moment de décompression qu'un réel besoin physiologique
41:18parce que globalement, on est prêt, on s'est préparé toute l'année.
41:22Il n'y a pas de bobos à traiter, mais par contre, c'est souvent un moment assez sympa.
41:26C'est un bon moment pour lâcher prise.
41:34Les séances de kiné, c'est indispensable pour le corps, pour les articulations,
41:37mais c'est aussi indispensable pour la tête.
41:40Ça nous met vraiment un peu dans la bulle.