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  • il y a 9 minutes
Des villes comme Toulouse ou Marseille, où aucune manifestation n'a été autorisée, recensent également plusieurs milliers de manifestants. Nicole Richard-Verspieren, présidente de l'association des commerçants de Marseille, a témoigné sur CNEWS.

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Transcription
00:00Richard Verspiren est avec nous, merci, bonjour madame d'être avec nous,
00:03présidente de l'association des commerçants, d'une association de commerçants du centre-ville de Marseille
00:08et propriétaire d'une cave à vin.
00:11On voulait vous avoir aujourd'hui parce qu'on était ensemble hier après-midi,
00:14vous nous témoignez sur la façon dont vous appréhendez ces longs samedis de mobilisation,
00:21ce chiffre d'affaires qui dégringole, cette façon que vous aviez de nous raconter
00:24à quel point vous êtes obligé chaque week-end, en tout cas avant chaque week-end,
00:28de vider totalement votre magasin pour le re-remplir, vous n'avez plus que ça à faire
00:32avec un chiffre d'affaires qui est en baisse, on voit qu'il y a des violences dans votre ville
00:36cet après-midi,
00:37quel est votre état d'esprit ?
00:40On est en mode résistance, on a ouvert, on a ouvert avec une marchandise à minima,
00:48c'est-à-dire au lieu d'avoir des rayons pleins, il y a une bouteille devant chaque emplacement
00:53et puis on croise les doigts, on espère que ça va se passer de façon quasi normale, on va dire.
01:02Mais pour rebondir sur ce que disait quelqu'un sur votre plateau tout à l'heure,
01:06il serait temps qu'on parle d'économie, parce que je pense que tous ces commerces
01:12qui sont dans l'impossibilité de travailler et quelques-uns dans l'impossibilité de reprendre le travail,
01:18c'est une part importante de l'économie, donc je pense qu'il va falloir qu'au niveau politique,
01:23un de ces jours, on s'en occupe de façon efficace, parce qu'on ne peut pas continuer à travailler
01:30comme ça,
01:30on est à l'approche des fêtes de Noël, on ne peut pas pour les huit semaines à venir
01:36travailler avec une épée de Damoclès en permanence comme ça au-dessus de la tête,
01:41c'est mettre en danger une part très importante de l'économie française qui franchement n'en a pas besoin.
01:49Concrètement, si ça se poursuit, si ces mobilisations venaient à se poursuivre pour les semaines,
01:54les mois qui viennent, combien vous avez de semaines devant vous avant de vous retrouver,
02:00vous personnellement, ou même les différents commerces que vous représentez ?
02:05Il y a combien de temps avant que ça devienne vraiment très compliqué, notamment en termes de trésorerie ?
02:11Vous savez, on est à l'approche des fêtes de Noël.
02:14Ça représente une part non négligeable du chiffre d'affaires de l'année,
02:19et dans mon activité, c'est encore plus accentué que pour beaucoup d'autres.
02:23Donc, si vous ratez Noël, vous ratez l'année.
02:26Voilà, ce n'est pas compliqué.
02:28Si vous ratez les fêtes de Noël, l'année est foutue.
02:31Alors déjà, l'année était engagée de façon un peu chaotique,
02:36mais si vous ratez Noël, c'est une année en perte,
02:39et ce sera en perte vertigineuse.
02:42Donc, c'est pour ça qu'il est temps qu'on prenne conscience
02:47de l'importance de l'économie
02:49et de l'importance des décisions politiques
02:52sur le monde de l'économie.
02:54Vous vous sentez...
02:55Et de façon efficace.
02:57Vous vous sentez accompagnée ou pas du tout ?
03:01Accompagnée par les forces de l'ordre aujourd'hui, oui.
03:04La semaine dernière aussi,
03:06bien que malheureusement, il y ait eu quand même des débordements.
03:09Par le monde politique, je me demande quelquefois
03:12si on a bien conscience de l'importance de la tâche.
03:17Je n'en suis pas persuadée.
03:18Sous-titrage Société Radio-Canada

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