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  • il y a 7 minutes
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Transcription
00:00Et nous sommes également avec Franck Delvaux, président de l'UMIH Paris et Île-de-France.
00:05Merci d'être avec nous, cher Franck.
00:07Vous prenez régulièrement la parole en ce moment parce que vous défendez justement les métiers de l'industrie,
00:14de l'hôtellerie, de la restauration qui sont en grande difficulté avec ces week-ends de mobilisation.
00:22On a une auditrice, également un commerce, qui parlait tout à l'heure de casse silencieuse.
00:29Il y a ceux qui cassent les commerces, les devantures qui sont évidemment fracassées, parfois les pillages à l'intérieur.
00:35Et puis la casse silencieuse, c'est la perte du chiffre d'affaires sur les trois derniers week-ends.
00:41Avant de vous donner la parole, je veux vraiment qu'on aille voir Nathan parce que le pauvre, le 17,
00:45son commerce a été entièrement pillé.
00:47Bonjour Nathan.
00:48Oui, bonjour, bonjour tout le monde.
00:50Vous nous appelez d'où Nathan ?
00:52De Paris, du magasin, depuis le 39 boulevard Voltaire.
00:56Racontez-nous ce qui vous est arrivé, cher Nathan.
00:58Donc moi, le 17, j'ai été pratiquement entièrement dévalisé et cassé.
01:04On m'a pratiquement tout volé.
01:07Je m'apprête à tout refaire parce que je ne peux pas rester comme ça pour moi et ma famille.
01:12Le problème, c'est que comme les manifestations durent et que maintenant chaque manifestation est égale casse et vole,
01:19on a peur que ça recommence.
01:20C'est ça la plus grande inquiétude, au-delà de la perte financière et mentale.
01:24C'est que ça dure, ça dure et ça ne s'arrête pas.
01:27Vous avez une boutique de quoi, Nathan ?
01:29Moi, j'ai une boutique de réparation et vente de téléphones portables.
01:34Et aujourd'hui, vous n'avez pas pu rouvrir depuis le 17, j'imagine ?
01:39Je ne suis pas encore ouvert.
01:41Je suis à l'arrêt.
01:42Je m'apprête à entrevoir des travaux puisque comme ils m'ont partiellement cassé,
01:47je vais tout refaire.
01:48On n'a pas le choix.
01:49Mais c'est vrai qu'au-delà de ça, on a peur de refaire et d'être de nouveau recassé.
01:54Que vous disent les assureurs, Nathan ?
01:56Les assurances, ils sont passés vendredi, faire une expertise.
02:02J'attends leur retour la semaine qui va arriver là.
02:05Et ça se passe comment avec les assureurs ?
02:07Est-ce qu'il y a un peu d'empathie ?
02:09Ou est-ce qu'on est face à des...
02:11Vous savez, c'est un peu la technostructure froide, l'administration froide.
02:17Non, ils compatissent, mais ils sont un peu lents parce qu'ils sont débordés.
02:21Chose que je peux comprendre.
02:24Et donc, ils font mieux, mais ce n'est pas évident.
02:26Et puis, c'est toute la rue qui en pâtit.
02:28Moi, je suis au Bois-Arr-Voltaire.
02:29Tous les magasins sont quasiment fermés.
02:31La rue est canne.
02:33C'est un peu chaotique.
02:34Ce n'est pas bon.
02:35Et pour le commerce, c'est pour la rue en elle-même.
02:38Bien sûr, et c'est un quartier qui est très vivant.
02:40Le Bois-Arr-Voltaire, c'est un quartier qui, justement, le week-end, notamment,
02:45vous avez les commerces, vous avez aussi les restaurants, les bars.
02:48C'est un quartier qui vit, d'ailleurs.
02:50Non, non, c'est un boulevard qui vit bien, d'origine.
02:52Mais là, avec les manifestations en répétition qui se transforment
02:55pratiquement à chaque fois en casse et en vol,
02:58ça fait fuir les gens, ça fait peur.
03:01Ce n'est pas bon, ce n'est pas bon.
03:03C'est vrai qu'il faut que ça se finisse au plus vite.
03:04Alors, justement, Nathan, quelles seraient les solutions, selon vous,
03:07pour que vous puissiez reprendre une activité saine et sereine ?
03:12Ce serait trouver une solution avec tous ces gens-là,
03:16mais ce n'est pas évident parce que les forces de l'ordre sont bridées.
03:21Donc, ils ne peuvent pas agir comme ils veulent.
03:22Et puis, quand ils débordent, on leur dit « Ah, vous avez fait de la bavure ».
03:26Donc, après, les casseurs prennent la confiance
03:28et puis font de pire en pire chaque manifestation.
03:32Ce n'est pas évident.
03:33C'est vraiment un gros, gros dilemme à tous les niveaux.
03:38D'un côté, il y a les revendiquifications que je peux comprendre.
03:45Et d'un autre côté, comme il y a les pireurs et les casseurs,
03:49ça casse tous et ce n'est pas bon.
03:51Merci, Nathan, pour votre témoignage.
03:54Sous-titrage Société Radio-Canada

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