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  • il y a 11 minutes
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Transcription
00:00Non mais Mickaël Dequin, déjà vous avez entièrement raison,
00:03une personne ne peut s'habituer à cette violence-là.
00:07Quand, et là je me fais le porte-parole en quelque sorte,
00:11avec humilité et prudence, des journalistes qui pourraient parler de schéma classique,
00:16c'est parce que les autorités, et notamment les forces de sécurité,
00:21lorsqu'elles anticipent ou lorsqu'elles commentent une manifestation,
00:25vous avez parfois des scénarios qu'on peut établir en amont ou qu'on peut décoder en aval.
00:32Ce que je veux dire par là, c'est que lorsqu'il y a l'idée du schéma classique de
00:36manifestation,
00:37c'est que vous avez un cortège officiel, s'intègre à ce cortège officiel des éléments radicaux,
00:41et au moment de la dispersion, il y a ces tensions,
00:45parce qu'il y a un regroupement des éléments qui se forment en black bloc,
00:49et viennent non pas des affrontements entre CRS et éléments radicaux,
00:53mais des éléments radicaux qui s'en prennent aux forces de l'ordre.
00:56Et il y a ces violences contre les policiers ou les gendarmes,
01:00et donc interventions pour retrouver un semblant d'ordre sur le terrain.
01:04C'est un schéma qui malheureusement s'est répété ces dernières années,
01:08et donc d'ailleurs, puisque ce schéma est un peu le...
01:12c'est comme quand on fait un portrait robot d'un individu dans un événement qui se répète,
01:19ce schéma-là permet d'ailleurs aux éthérités d'anticiper en amont,
01:22en disant qu'on va mettre ces policiers peut-être en ombre à ce moment-là,
01:25parce qu'on est sur un scénario classique.
01:27L'aspect inédit, c'est ce qu'on a vécu par exemple le 17 octobre,
01:30où il y a eu une jonction des délinquances entre les pillards,
01:35entre les black blocs et les éléments radicaux.
01:40Vous voyez ce que je veux dire ?
01:41Ce n'est pas pour dénaturer ou pour minimiser ce qui s'est passé quand on parle de schéma classique.
01:45Non mais, moi ce qui m'interpelle aussi,
01:48c'est qu'en réalité,
01:51on vient de finir une semaine là où on a la loi Casseur-Payeur qui a été proposée au Sénat.
01:58Ça prend un temps fou.
02:00Il faut simplement aussi relever que la gauche française a voté comme un seul homme au Sénat,
02:05en rejetant, votant contre ce projet de loi Casseur-Payeur.
02:09Moi ce qui me dérange un petit peu,
02:10c'est qu'en réalité, on a de l'arsenal judiciaire qui permettrait d'endiguer ce fléau.
02:15On le constate à chaque fois,
02:16les pouvoirs politiques en place le constatent, le voient, le commentent,
02:20mais en réalité, on ne l'endigue pas le fléau,
02:22puisque je viens de le dire encore une fois,
02:23ça fait une dizaine d'années que c'est comme ça systématiquement.
02:26Donc, la loi qui date de 2019 et qui interdit de dissimuler son visage
02:31sur toute manifestation de voie publique,
02:34c'est un délit,
02:34à partir du moment où ça se fait dans le cadre d'une manifestation,
02:37je ne comprends pas pourquoi,
02:39on n'utilise pas de manière systématique
02:43et surtout avec beaucoup de rigueur,
02:45ce dispositif, parce qu'on le sait,
02:47ces black blocs et ces mouvements d'ultra-gauche,
02:49ils arrivent, on les reconnaît tout de suite,
02:51on les voit arriver, on sait qui ils sont,
02:53parce qu'ils ont une façon d'être habillés, vestimentaires,
02:57qui de toute façon, vous ne pouvez pas les louper.
02:59Ils ont visage masqué, ils ont des casques,
03:02ce sont limite des milices qui arrivent
03:04et qui sont prêts à en découdre avec l'ordre, avec l'autorité.

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