00:00Cette édition spéciale sur Europe 1, midi 19, au lendemain de ces violences émeutières et insurrectionnelles dans toute la France,
00:06scènes de chaos et de violences sauvages, commerces pillées, rues ravagées, bâtiments de la République endommagés à l'image de
00:12la mairie de Limoges.
00:13Et avant de partir du côté de Marseille, on a de nombreux messages, Elliot, sur WhatsApp, des auditeurs sont nombreux
00:18à pointer du doigt la France insoumise
00:20et certains messages suggèrent d'envoyer la facture aux partis politiques et de punir les élus aux propos sécessionnistes.
00:26– Eh bien, c'est d'ailleurs des propos quand ils sont sécessionnistes ou quand ils appellent à la haine,
00:31à la violence,
00:31c'est des propos qui sont condamnables. – Ils sont même pénalement, mais bien sûr, ça s'appelle provocation à
00:38la haine et à la violence.
00:39– C'est là toute la différence, c'est-à-dire qu'enlevez Éric, gardez Éric, tiens, mais enlevez Zemmour
00:49et mettez Coquerel
00:50et vous n'avez pas le même traitement lorsque vous prenez des positions sur les plateaux de télévision
00:56ou dans les studios de radio. Il y a une complaisance pour Éric Coquerel qu'il n'y a pas
01:01pour Éric Zemmour
01:02qui a été condamné à de multiples reprises pour les propos politiques qu'il a pu tenir.
01:07– L'un de nos chroniqueurs appelle ça le privilège rouge.
01:09– Si vous prenez comme prénom Thomas et enlevez Sarah, prenez Porte et enlevez Knafo,
01:17Thomas Porte peut parler de sauvagerie policière.
01:20Voilà, donc c'est comme ça que ça se passe.
01:23Il est midi 20 sur Europe 1, on poursuit notre édition spéciale et je voudrais qu'on s'arrête sur
01:27Marseille.
01:27La mobilisation contre la vie chère a totalement dégénéré et d'ailleurs ça a été un prétexte
01:35pour ceux qui avaient pensé, imaginé, qui ont été chauffés à blanc pendant des jours et des jours
01:40cette journée du 17 octobre et ils se sont servis comme prétexte d'une mobilisation
01:47qui imaginait un retour des gilets jaunes pour bordéliser, pour s'en prendre en force de l'ordre,
01:53pour attaquer à Marseille le bâtiment de la police municipale
01:57et ensuite vous avez eu les pillards, entre 6 et 8 000 pillards qui sont venus pour saccager les commerces.
02:04Voyez le sujet, il est signé Cyril Delamadonnais.
02:06– Plusieurs dizaines d'individus ont réussi à pénétrer brièvement à l'intérieur de l'hôtel de ville de Marseille.
02:11Ils ont enfoncé la grande porte à l'aide de barrières et de barres de fer
02:14en criant « c'est la révolution, on prend la Bastille ».
02:17– Oh, on prend la Bastille !
02:20– Oh, on prend la Bastille !
02:22– Dans le hall d'entrée, un buste de Marianne, symbole de la République, a été renversé.
02:26Plusieurs murs ont été tagués.
02:28Le maire de Marseille a échangé avec le président de la République
02:31et a obtenu des renforts de police.
02:33Benoît Payan ne décolère pas contre ces individus qui ont saccagé sa mairie.
02:37– Il faut, et je le demande d'ailleurs, la plus grande sévérité face à celles et ceux
02:41qui ne sont pas là pour manifester, qui n'ont aucune revendication,
02:44mais qui ne veulent faire que le mal autour d'eux.
02:46Ce sont des abrutis, des imbéciles, des voyous.
02:49– Dans le centre-ville de Marseille, 30 à 40 magasins ont été vandalisés.
02:53Une violence également dénoncée par Damien Gilet-Jaune,
02:56venue manifester contre la Vichère, mais certainement pas pour casser.
02:59– Cette violence, on ne veut pas l'avoir.
03:01Ce n'est pas notre délire.
03:02Nous, on veut vraiment fédérer, rassembler le maximum de personnes
03:05et que ça se passe le mieux possible, qu'on soit des millions dans la rue.
03:07– Et selon le préfet de la région PACA, Jacques Witkowski,
03:10il y a eu 7 à 8 000 émeutiers qui ont sévi à Marseille.
03:13– Et Marseille et Lyon, il n'y a qu'un pas.
03:16Parce que les deals de Marseille, comme les deals de Lyon,
03:20n'auraient pas peur de parler de violences policières.
03:23Et ces dernières semaines, il n'a plus été question de violences policières
03:27que de parler de soutien pour les forces de l'ordre,
03:30qui font face à des hordes d'extrême-gauches organisées,
03:34préparées pour saccager, pour détruire nos institutions
03:37et que la menace existentielle pour le pays,
03:41une des menaces, c'est cette mouvance radicale-là.
03:44Ce n'est pas les violences policières.
03:47Pourquoi je vous dis Lyon ?
03:48Lyon, ça a été mis à sac, les commerces ont été ravagés.
03:53Grégory Doucet a eu le culot de venir à Place Belcourt ce matin
03:58pour expliquer qu'il avait eu peur.
04:00Mais on ne demande pas à un maire d'avoir peur,
04:02on lui demande des solutions, qu'il définisse ce qui s'est passé.
04:05Même le préfet du Rhône, alors ça fait 5 à 7 mois,
04:08il expliquait qu'il était là.
04:09Donc peut-être qu'il ne sait pas que Lyon est le bastion
04:13de l'extrême-gauche en France.
04:16Il a parlé des radicaux.
04:17Ben non monsieur le préfet, ce n'est pas des radicaux,
04:20c'est des radicaux d'extrême-gauche.
04:22Ce n'est pas des radicaux qui ont fait ça,
04:24ce n'est pas pareil.
04:26Ce n'est pas des radicaux bouddhistes,
04:27des radicaux d'extrême-gauche.
04:29Écoutez attentivement cette séquence
04:30parce qu'il a été interpellé par des riverains
04:32en disant démissionner, c'est la honte.
04:35Vous êtes fiers aujourd'hui ?
04:36Regardez le dégâts que vous avez fait.
04:38Oui je le vois monsieur, c'est pour ça que je suis là ce matin.
04:40Vous avez honte, vous devez démissionner.
04:44On va s'en occuper, vous allez démissionner.
04:46C'est une honte.
04:48Une honte.
04:49Vous faites honte à la France.
04:52Vous faites honte à la France.
04:54Vous faites honte à la France.
04:57Vous devez démissionner.
04:58Mais vous imaginez la colère de cet homme.
05:00Si cet homme entend notre émission
05:03et qu'il souhaite réagir,
05:04on le prend au 01, 80, 20, 39, 21.
05:08Si vous avez déjà vu cette séquence sur les réseaux sociaux
05:10et que vous connaissez cet individu,
05:12n'hésitez pas à lui dire
05:13« C'est News Europe 1 ».
05:15Europe 1 souhaite t'interroger
05:17parce qu'on a besoin de savoir
05:20ce qu'il s'est passé.
05:22Johan est en direct avec nous.
05:23Bonjour Johan.
05:25Oui bonjour.
05:26Alors Johan, s'il vous plaît,
05:27si vous êtes en train de déjeuner à midi 24,
05:30grand bien vous fasse.
05:31Mais prenez votre téléphone qu'on puisse échanger.
05:33On s'est en train de préparer.
05:34Oui, vous préparez le déjeuner.
05:35Mais est-ce que vous pouvez prendre le téléphone,
05:37s'il vous plaît, en main,
05:38plutôt que de faire la bouillabaisse ?
05:39Oui, enlevez-le au parleur.
05:41De préférence, oui.
05:42Voilà, c'est fait.
05:44C'est sympa.
05:45Merci beaucoup Johan.
05:46Vous nous appelez de Marseille.
05:48Vous êtes marseillais,
05:49marseillais, pur souche ?
05:51Alors non, pas marseillais, pur souche.
05:53Mais ça fait 22 ans que je suis à Marseille.
05:56Comment ?
05:58Ça fait 22 ans que je suis à Marseille.
06:0022 ans que vous êtes.
06:01Vous êtes un peu marseillais après 22 ans.
06:04C'est quasiment la moitié de mon âge.
06:07J'ai 43 ans, donc oui.
06:09Et vous êtes commerçant artisan.
06:12Oui.
06:12Vous travaillez dans Marseille, dans le centre-ville ?
06:15Alors, ce n'est pas le centre,
06:17c'est un petit peu à l'extérieur du centre.
06:19Bon, est-ce que votre quartier, votre magasin a été cassé au pied ?
06:28Non, pas du tout.
06:29Je suis un peu à l'extérieur.
06:31Je suis un peu...
06:33Oui, ça va.
06:36Il n'y a pas eu de manifestation dans mon quartier.
06:38Il faut savoir que Marseille est très grand quand même.
06:41Mais c'était...
06:42Les manifestations, de ce que j'ai vu en image,
06:45étaient surtout dans l'hypercentre.
06:48Donc, autour de la cannebière.
06:51Et je trouve ça terrible.
06:52Et on a déjà vu ça,
06:56des prémices,
06:57au moment des manifestations des lycéens,
07:02il y a une ou deux semaines.
07:03Voilà, où ils ont brûlé leur lycée.
07:06Alors qu'on a vu des images d'un lycée
07:09qui était récent, qui avait 5 ou 6 ans,
07:11qui a été brûlé.
07:13Et là, on voit qu'ils s'attaquent au commerce.
07:17C'est une population...
07:20Ce n'est pas la population qui manifestait, en fait,
07:22qui a cassé.
07:23C'est une autre population qui...
07:25C'est quoi une autre population ?
07:30C'est-à-dire que ceux qui manifestaient hier,
07:34les véritables manifestants,
07:36ce sont des travailleurs,
07:39des artisans,
07:41des employés,
07:43des infirmiers,
07:44des médecins et autres,
07:46qui ne voulaient qu'une chose,
07:48c'est changer les choses.
07:52Là, on s'est face à une population
07:57qui est sans foi ni loi.
07:59On le voit dans les quartiers.
08:01Elle vient d'où, cette population sans foi ni loi,
08:03selon vous, Johan ?
08:05Elle vient des quartiers.
08:07Elle vient des quartiers
08:08qui n'est pas du tout éduqués.
08:12Et vous avez des collègues commerçants
08:14qui ont été victimes de ces actes de vandalisme.
08:18Vous avez pu échanger avec eux ?
08:21Non, je voulais y aller aujourd'hui,
08:23justement, pour voir un petit peu
08:26l'état de la Cannebière,
08:28qui est le centre-ville de Marseille.
08:32Je voulais aller voir.
08:33J'ai déjà vu des images.
08:36Mais ce n'est pas que Marseille, en fait.
08:37On a vu à Limoges,
08:39la mairie qui s'est effondrée,
08:40brûler une mairie.
08:43Ils ont brûlé un bâtiment historique
08:45du XIXe siècle.
08:47Et en fait, mon appel,
08:48c'était plus par rapport aux élections
08:50de 2027.
08:52C'est que là, actuellement,
08:55Marine Le Pen est en tête dans les sondages
08:57autour de 40%.
08:59Jean-Luc Mélenchon est quasiment deuxième.
09:03Si on a soit Marine Le Pen,
09:06soit Jean-Luc Mélenchon
09:07qui passent en 2027,
09:10ça va être un chaos
09:12bien plus important que celui-ci.
09:14Johan, pardonnez-moi,
09:15je vais vous répondre là-dessus.
09:18C'est très intéressant.
09:19Le chaos, ça fait dix ans qu'on l'a.
09:21On a eu les émeutes de Poste Nahel.
09:24On a eu les gilets jaunes
09:26qui ont basculé dans les violences urbaines.
09:28On a eu la finale de Ligue des Champions,
09:31post-victoire, première victoire du PSG,
09:33puis l'année suivante, pareil.
09:34Et quand ce n'est pas le PSG qui gagne
09:36et qu'on a la chance d'accueillir
09:39et d'être le pays hôte
09:40de la finale de Ligue des Champions
09:41pour le Real et Liverpool,
09:44on a eu ces scènes de violence.
09:46Donc en fait, depuis dix ans,
09:48le chaos, on le vit.
09:50Donc c'est très intéressant
09:51parce que cette idée
09:52qu'il pourrait y avoir
09:54une situation chaotique
09:55post-élection présidentielle,
09:57ce sont les personnes
09:58qui sont au pouvoir
09:59qui ont pu l'alimenter.
10:02Et personne ne serait surpris
10:04qu'après les élections,
10:05il puisse y avoir évidemment
10:07des moments de tension.
10:08Mais la responsabilité
10:11de ceux qui étaient présents
10:13et aux manettes ces dix dernières années,
10:16eh bien ils ont une responsabilité XXL.
10:18Puisqu'ils ont regardé
10:20pendant dix ans
10:21que vers l'extrême droite
10:23en disant c'est la peste brune,
10:24le grand danger en France,
10:26et ils ont laissé prospérer
10:27dans les universités,
10:29dans les médias,
10:30jusqu'à l'Assemblée nationale
10:32des partisans
10:34de l'extrême-gauche.
10:36Gabriel Attal,
10:37pour ne pas le citer,
10:384 juillet 2024,
10:39a tapé dans la main
10:40directement de la France insoumise
10:42pour éviter que
10:43Jordan Bardella
10:44ne soit Premier ministre.
10:45On n'en perd les frais
10:47aujourd'hui.
10:49Merci Johan de nous avoir appelés,
10:50il est midi 30,
10:51on fait un courte pause
10:52et on ira voir Christiane
10:54du côté de Limoges.
10:56Et si vous souhaitez réagir,
10:58bien sûr,
10:58on prend tous les témoignages
11:01ce midi au 01 80 20 39 21.
11:05A tout de suite.
11:05Sous-titrage Société Radio-Canada