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  • il y a 7 minutes
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Transcription
00:00Ce qui est dingue, c'est quand on écoute le ministre de l'Intérieur, c'est qu'en fonction des
00:03revendications du moment,
00:05le ministre de l'Intérieur choisit ce qu'il faut utiliser ou non comme arme.
00:08Revendication, il y a une semaine, c'est la violence policière, donc on enlève les grenades.
00:13Revendication des syndicats, parce qu'il y a une élection qui se profile.
00:16Et puis, près de 1000 policiers blessés, c'est quand même pas rien.
00:19Et une vraie colère, on dit, on remet les grenades.
00:21Donc, en termes de girouette, lui, c'est vraiment le prince.
00:23Mais, il y a quelque chose d'assez effrayant dans le discours,
00:26c'est ce besoin de légitimer la violence qui est légitime.
00:30Parce qu'en remettant en cause la violence policière, la violence est légitime.
00:34Le principe du citoyen, c'est qu'il délègue sa violence à l'État,
00:38et donc l'État a le monopole légitime, et son bras armé, c'est la police.
00:42Mais on ne fait que contester son monopole-là.
00:45Et à partir du moment où on conteste le monopole, les citoyens vont la récupérer,
00:48ils vont dire, la police ne va plus user de la violence qui est morale et qui est légitime,
00:53pour me défendre ou pour mettre des casseurs en prison,
00:56dans ce cas-là, moi, petit citoyen, je vais reprendre ma violence
01:00et je vais l'user comme bon me semble.
01:02Et c'est effrayant, c'est que l'État, Emmanuel Macron en premier,
01:06passe son temps à se désarmer.
01:08L'État meurt de sa faiblesse.
01:10Merci.

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