00:00L'UMIH, le président Île-de-France est avec nous, Franck Delvaux.
00:04Je rappelle que l'UMIH, c'est l'union des métiers et des industries de l'hôtellerie.
00:09Et c'est très intéressant de voir aussi que le tourisme, l'hôtellerie, la restauration
00:14n'est pas forcément directement touchée par les manifestants ou par les émeutiers,
00:21mais pâtit de cette situation.
00:23Quelle est la situation, Franck Delvaux, du côté de l'Île-de-France ?
00:26Alors, hier sur Paris, c'était une journée catastrophique.
00:29C'était normalement une des principales recettes de l'année, la soirée d'Halloween.
00:33J'ai des messages de nombreux adhérents, de nombreux restaurateurs qui me disent
00:38en gros, c'est la misère, c'est vide, il n'y a personne, on est à moins 50 pour
00:42les plus chanceux.
00:43Et les autres, ça va jusqu'à moins 90% de chiffre d'affaires.
00:47De plus, dans les quartiers où il y a le couvre-feu, c'est encore pire,
00:50parce qu'on ne comprend rien au couvre-feu, les gens pensent qu'il y a couvre-feu.
00:54Un restaurateur qui m'envoie des messages, les gens l'appellent pour dire
00:56« Est-ce que t'es ouvert ? T'es pas ouvert ? » Il y a le couvre-feu,
00:58il n'y a pas le couvre-feu.
00:59Même la police qui est passée dans le quartier des Halles, pensait,
01:02il ne savait pas s'il pouvait être ouvert, pas être ouvert.
01:04Donc le couvre-feu, on n'y comprend plus rien, donc les gens ne sortent plus.
01:06Et en hôtellerie, on donne une image déplorable.
01:09Alors hier, oui, il n'y a eu que 20 magasins sur toute la France,
01:1320 commerces pillés, cassés.
01:15Mais on a vu des tirs de mortiers, des bagarres, des black blocks,
01:20l'ultra-gauche qui voulait tout casser, une image déplorable pour la France.
01:24Donc en réservation en hôtellerie, on est à moins 30%.
01:27Et ça ne bouge pas sur la fin de l'année.
01:30Et quand j'entends ce matin des responsables de syndicats salariés
01:35qui disent « On va durcir le mouvement, il faut tuer l'économie »,
01:38« Bah oui, ça y est, nous ils sont en train de nous tuer. »
01:41Mais nous, on n'est pas des entreprises du CAC 40.
01:44On est des petites entreprises.
01:45Donc si on n'a pas de trésorerie,
01:47là ce matin, il faut faire les virements de salaire,
01:48il faut payer le loyer.
01:49Avec quelle trésorerie ?
01:50C'est trois samedis de suite qu'on ne bosse pas.
01:52Et dans la semaine, ce n'est pas terrible.
01:53À quel point le samedi est important pour l'hôtellerie ou pour la restauration ?
01:59Surtout pour la restauration.
02:01C'est le jour où tout un chacun décide d'aller se balader.
02:05Le soir, d'aller dîner, d'aller à un spectacle, d'aller dîner,
02:07d'aller boire un verre, d'aller faire ses courses dans Paris.
02:10Hier, moi, ce qui m'a marqué dans Paris,
02:12sauf sur les endroits de manifestation et de débordance,
02:14c'est que Paris était vide.
02:15C'était une ville fantôme.
02:16C'était une ville fantôme.
02:17C'était le confinement sécuritaire.
02:18J'ai repensé, moi, quand je me suis baladé dans Paris,
02:21aux années Covid, vous savez, où on ne voyait personne.
02:23C'était silencieux ?
02:24Oui, c'est vrai que c'était silencieux.
02:26Un peu comme Éric Revelle depuis midi.
02:28On voulait poser une question à notre invité.
02:30Vous pouvez, cher Éric Revelle.
02:32Je me fiche toujours des questions d'Éric Revelle.
02:34Méfiez-vous.
02:34Mais pas que des questions, quand il s'agit d'Éric Revelle.
02:37Méfiez-vous de manière générale.
02:39Éric Revelle, c'est à vous.
02:40Non, j'ai entendu le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou.
02:43Bon, c'est peut-être un aveu de faiblesse de l'État,
02:44mais vous proposer d'ouvrir, tiens, le dimanche, plus largement.
02:48Est-ce que les manifs, c'est plutôt le samedi ?
02:51Bon, est-ce que c'est une bonne idée ?
02:53C'est une solution ?
02:54Alors, nous, à l'imite, moi, je propose que les manifs,
02:58ce soit le lundi, maintenant.
03:00Ah bon.
03:00Donc, lui, il vous propose d'ouvrir le dimanche,
03:02chez vous, quand vous allez manifler le lundi.
03:04Nous, on est déjà ouverts le dimanche.
03:06Donc, oui, que tous les commerces sont ouverts le dimanche,
03:08ça va redonner un peu plus d'activité.
03:10Mais enfin, c'est pas ça qui va sauver,
03:13c'est pas ça qui va sauver et qui va faire
03:14qu'on va récupérer de la trésorerie.
03:16À côté, nous, on demande un fonds d'indemnisation
03:18parce qu'on n'a pas pu être ouverts.
03:20C'est facile à prouver.
03:21Il suffit de prendre le X,
03:22ce qu'on appelle le X sur la caisse,
03:23et puis de le mettre en comparable du même samedi,
03:26un an avant.
03:28Et tout ça par une attestation de l'expert comptable.
03:31Et c'est facile à prouver.
03:32Mais non, mais ça, c'est passionnant.
03:33Parce qu'aujourd'hui, dans la restauration,
03:35je peux vous dire que la caisse,
03:36elle est suivie de très près.
03:37Oui.
03:38Et c'est terminé.
03:39Les années où, finalement,
03:41vous pouvez payer en liquide.
03:44Et tant mieux, certains diraient, bien évidemment.
03:46Il y a de moins en moins de paiement,
03:46d'une espèce de toute façon.
03:48Même un pourvoir.
03:48Non, mais la caisse dans un restaurant,
03:50elle est suivie de très très près.
03:53Bon.
03:54On suit mieux la caisse dans un restaurant
03:56que le black bloc qui vient tous les samedis
03:57dans une manif.
03:59Mais tant mieux, dirons-nous.
04:00Ce qui est intéressant,
04:01c'est que vous vivez un confinement sécuritaire,
04:03et donc vous pâtissez de cette situation.
04:05Mais c'est fini le quoi qu'il en coûte, Franck Delvaux ?
04:08C'est terminé ?
04:09On n'a plus un rond ?
04:09Vous croyez que vous allez avoir quoi
04:11comme fonds d'indemnisation ?
04:12On peut donner des idées d'économie à l'État.
04:17Les nombreuses agences un peu partout
04:19où on reclasse des personnes
04:21qui ne savent pas à grand-chose.
04:22Déjà, peut-être, si on regarde là,
04:23on pourrait faire des économies
04:24pour donner de l'argent
04:26pour ce fonds d'indemnisation.
04:27Mais nous, on n'a rien demandé.
04:28Nous, on n'a pas demandé
04:29à ne pas pouvoir travailler.
04:31On est toujours à la fin
04:32quand il y a eu les gilets jaunes,
04:33quand il y a eu les émeutes.
04:34Et nous, on se retrouve toujours à la fin
04:35et on ne peut pas bosser.
04:37Nous, on demande à bosser.
04:39Ça fait trois samedis
04:39qu'on ne peut pas travailler.
04:40On nous promet la semaine prochaine,
04:43jeudi, vendredi, samedi.
04:45Et puis encore,
04:47qu'est-ce qu'on va faire ?
04:49Il y a nous,
04:49mais il y a les petits commerces.
04:50Il y a le coiffeur,
04:51il y a le boucher,
04:52il y a le magasin de vêtements.
04:53Tous ces commerces-là,
04:54ce petit commerce.
04:56Vous savez,
04:56il y a 80 000 défaillances
04:57d'entreprises en 2026.
04:59On va être à combien cette année ?
05:00Il y a 90 000 défaillances
05:00il y a 10 000,
05:00d' procedurier et