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  • il y a 15 minutes
Invitée d'"Eliot Deval et vous" ce dimanche, Nacha, commerçante à Rennes, n'a pas subi de casse ou de pillage lors des manifestations contre la vie chère, mais dit être victime d'une "casse silencieuse", conséquence indirecte des émeutes.

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Transcription
00:00Votre boutique, rassurez-moi, a été préservée, Nacha ?
00:03Oui, nous avons subi notre troisième samedi de casse silencieuse pour nous.
00:08Les collègues, c'est des casse plus brillantes, mais nous c'est une casse silencieuse
00:12avec notre troisième samedi avec un flux en baisse de 60 à 70%.
00:17Donc ça s'appelle la casse silencieuse, c'est une formidable formule que je vais garder.
00:21Vous me permettez que je la garde cette formule, Nacha ?
00:25Avec plaisir.
00:26Mais je dirais toujours que c'est une commerçante à Rennes qui a employé cette formule.
00:30La formule de la casse silencieuse.
00:32Pour vous, Nacha, est-ce que vous pouvez nous expliquer justement
00:35ce que représente concrètement cette casse silencieuse ?
00:39La casse silencieuse, c'est concrètement moins 60 à moins 70% en moyenne,
00:44quels que soient les secteurs d'activité sur l'hypercentre,
00:47pour les trois derniers samedis de manifestation.
00:51Donc derrière, ce sont des défaillances d'entreprises en cascade qui vont arriver.
00:55Ce sont des chiffres d'affaires non rattrapables,
00:58car quand bien même on travaillerait la nuit ou le dimanche,
01:01un samedi de shopping, ça ne se corrige pas avec une autre journée.
01:07Concrètement, une de nos voisines avait des contrats d'alternance.
01:13Elle a dû les arrêter dès la première semaine,
01:16suivant la première manifestation, par manque de moyens.
01:23Je vous écoute, attention, Nacha, je vous écoute attentivement.
01:26Mais parce que, je ne sais pas si vous avez pu entendre le début de notre émission,
01:29et moi j'aime toujours que nos éditorialistes,
01:34qui sont très courageux et brillants,
01:36puissent aussi être transparents.
01:38Et je pense que la question de l'état d'urgence,
01:41ou la question des manifestations, faut-il les interdire ou non,
01:44dans les centres-villes et dans les grandes villes,
01:46elle se pose désormais, puisque vous êtes en train de mourir à petit feu.
01:49Vous êtes victime, donc, de cette casse silencieuse,
01:52moins 60, moins 70%.
01:54Georges Fenech est favorable à ce qu'on interdise les prochaines manifestations
01:57pour sauver nos commerçants,
01:59pour éviter d'être sous confinement sécuritaire.
02:02Éric Revelle, lui, est favorable à ce que les manifestations perdurent.
02:06Vous, vous seriez favorable à ce que les manifestations se poursuivent ou pas ?
02:10Oui, je suis favorable parce qu'on est dans un état de droit
02:12et que je pense qu'effectivement,
02:15si le gouvernement écoutait un petit peu davantage la population,
02:17on n'aurait peut-être pas besoin d'aller dans la rue tous les dimanches,
02:20mais je pense que les commerçants, patrons et salariés
02:23sont à la limite tous aussi des gilets jaunes.
02:25Moi, je n'ai jamais manifesté de ma vie,
02:27mais pourquoi pas un dimanche, j'irais manifester
02:28pour que le gaz baisse ou que le gazoil baisse.
02:32Ça, c'est...
02:33Néanmoins, il faut travailler,
02:35c'est quand même le nerf de la guerre,
02:36et pour l'instant, les deux ne sont pas compatibles.
02:40Merci.

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