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  • il y a 5 minutes
L’eurodéputé, François Xavier-Bellamy, parle du policier blessé aux Pennes-Mirabeau : «Je suis convaincu que la France peut guérir, mais pour guérir, il faudra une thérapie très courageuse».

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Transcription
00:00Ce qui est sûr, c'est qu'une société qui voit des pompiers être pris pour cible par des individus
00:06qui leur tirent dessus, des pompiers,
00:08c'est une société dont, si vous me demandez un diagnostic, le pronostic vital semble engagé.
00:13Ça ne veut pas dire qu'elle soit perdue. Je suis convaincu que la France peut guérir.
00:16Mais pour guérir, il va falloir une thérapie très courageuse.
00:19Et le fait est que la première chose qu'on peut dire ce soir, c'est qu'on pense bien
00:22sûr à ce pompier.
00:23On pense à tous ceux qui sont engagés à ses côtés, on pense à sa famille, à ses proches.
00:29Mais je crois qu'il n'y a pas, d'une certaine manière, que ce phénomène, que ce fait, ce
00:33n'est pas un fait isolé.
00:35Il y a quelques semaines, on le rappelait, ce sont des sapeurs-pompiers qui ont été pris pour cible, dont
00:40le camion a été brûlé.
00:41On parle parfois de violences policières, comme si son prendre aux policiers était justifié parce qu'il y aurait des
00:46violences policières.
00:46Mais là, qu'est-ce qui peut bien justifier un tel geste ? Il y a des violences pompières peut
00:50-être ?
00:51Qu'est-ce qui peut justifier qu'on s'en prenne à des pompiers ?
00:53Et les policiers, les gendarmes, eux aussi, sont, d'une certaine façon, le dernier moment, le dernier rempart, le dernier
01:01maillon du secours quand on est dans la détresse.
01:02La main qui se tend quand plus personne ne vient vous chercher, quand vous êtes dans la plus ultime des
01:07difficultés.
01:07Ces policiers, ces gendarmes, eux aussi, sont pris pour cible.
01:121193 policiers et gendarmes ont été blessés, pour certains, gravement, en un seul mois en France, le mois dernier.
01:17En un seul mois. On voit ces gens qui défilent dans les rues, dans des manifestations supposément pacifiques, en criant
01:23très fort « accab ».
01:24Ce qui veut dire « tous les flics sont des bâtards ».
01:26Et on a Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, qui pourrait se qualifier au deuxième tour et qui explique
01:31que c'est légitime de dire que tous les flics sont des bâtards.
01:34Un pays dans lequel des policiers, des gendarmes, des pompiers sont pris pour cible, des enseignants, des proviseurs, des principaux,
01:40des personnels d'éducation.
01:42Ce métier-là, ce pays-là, il est évidemment en grand danger.
01:46Et encore une fois, ça ne veut pas dire que ce soit une fatalité.
01:49Il n'y a aucune forme de fatalité à la montée de cette violence.
01:52Ce sentiment d'impunité que nous voyons débridée par toute la violence,
01:56il est aujourd'hui encouragé par l'absence de réaction forte face à ces situations absolument inacceptables.
02:04Et il n'y a aucun doute sur le fait que si nous le voulions, si notre pays s'en
02:08donnait les moyens,
02:09si notre État se réarmait judiciairement face à la montée de la violence,
02:14nous pourrions y mettre un terme et que nous devrons le faire si nous voulons que la France survive.
02:18Sous-titrage Société Radio-Canada

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