00:00Et il faut comprendre que la police s'est elle-même saisie.
00:03Ce qui est flagrant sur cette journée, et je crois que le ministre de l'Intérieur l'a reconnu lui
00:07-même,
00:07ils ont été débordés.
00:09Beaucoup de commerçants ont dit, où était la police ?
00:12Ils se sont demandé où était la police.
00:14Est-ce que vous avez la réponse à cette question ?
00:15Non, je n'ai pas la réponse, mais j'ai quatre questions.
00:17Vous ne savez pas où était la police ?
00:18J'ai quatre questions à poser lors de la commission d'enquête au Parlement.
00:22Je les ai déjà évoquées, et c'est normal que ce soit dans le débat public.
00:26Surtout qu'encore une fois, l'idée ce n'est pas d'accuser, etc.
00:28L'idée c'est comment faire mieux, comment protéger les manifestants
00:31qui se sont retrouvés mis en danger dans cette situation-là,
00:35protéger les forces de l'ordre aussi, et ne pas les exposer de façon inconsidérée,
00:40et empêcher les forces qui infiltrent le mouvement social pour perturber, casser et piller.
00:46La première, c'est pourquoi il y a eu une sous-évaluation du nombre de profils à risque.
00:51Le préfet de police a lui-même reverbalisé plusieurs jours après,
00:54donc documenté, 10 000 casseurs.
00:5610 000 casseurs, on n'a jamais vu ça à Paris, jamais.
00:59Et ils ont reconnu d'ailleurs une sous-estimation.
01:01Oui, la première, c'est un sujet de renseignement,
01:04parce que la deuxième, c'est, et elle est très liée à la première,
01:08y avait-il assez de policiers sur le terrain ?
01:10Ma réponse est non, mais il faudra obtenir la transparence
01:15sur les chiffres de mobilisation réelle.