- il y a 43 minutes
Interview ou reportage d'une émission cinéma produite par CANAL+ autour d'un film disponible sur CANAL+ ou sortant en salles, un événement ou une actualité du 7ème Art
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TVTranscription
00:00Merci beaucoup.
00:02Didier, bonjour.
00:03Bonjour.
00:03Bienvenue dans Tête à Tête.
00:05Je suis ravie de vous recevoir et de parler d'un bon patron.
00:07Ce patron, c'est vous.
00:08C'est le remake d'un film espagnol du même nom
00:10et vous reprenez le rôle qui était tenu par Javier Bardem.
00:13Vous vous êtes rencontré ?
00:14Non, mais je l'ai eu au téléphone.
00:16C'est vrai ?
00:16Oui, parce qu'en fait, le réalisateur du film espagnol
00:18est venu sur le plateau à Marseille.
00:21Il devait rester un jour, il est resté trois jours
00:22et il était à l'aise avec nous.
00:24C'est très sympa.
00:25Génial.
00:25Et après, il est reparti et puis il nous a appelé.
00:27Il était à côté de Javier Bardem
00:30qui avait un peu bu, mais qui était dans toute forme.
00:32Mais qu'est-ce que vous vous êtes dit, alors ?
00:34En espagnol, je baragouine un peu.
00:37Il m'a souhaité bonne chance et tout.
00:38Je lui ai dit merci.
00:40J'ai dit que c'est vrai, que c'est un rôle magnifique.
00:42Tout en finesse.
00:43Moi, j'ai joué un peu différemment, bien sûr.
00:45C'est ce que j'allais dire.
00:46Vous n'avez pas la même approche.
00:47Lui, c'est la présence séduisante mais inquiétante.
00:51Vous, vous êtes plutôt dans le charme et le paternalisme.
00:54Voilà, j'ai joué un peu plus à Bernard Tapie.
00:57C'est un peu une...
00:57Oui.
00:57C'est pas vraiment Bernard Tapie, mais un peu plus bonhomme,
01:00un peu plus, allez, on oublie tout.
01:02Un petit peu paternaliste, en effet.
01:05C'est intéressant, mais même dans le film espagnol,
01:07on ne déteste pas le personnage.
01:09C'est ce que j'allais dire.
01:10C'est ça qui est...
01:11Non, on ne sait pas quoi en penser, en fait.
01:13On est tout le temps un peu sur le fil avec lui.
01:15Il brouille les pistes.
01:16On se dit, est-ce que vraiment, c'est un sale type ?
01:19Voilà.
01:19Ben non, c'est pas...
01:20Ou juste il est égoïste.
01:21C'est la vie.
01:21Parce que tous les autres personnages aussi, on leur parle d'ombre.
01:23Et puis, le fait que le public vous associe immédiatement à la comédie,
01:27ça permet aussi de brouiller les pistes.
01:28C'est pour ça qu'ils m'ont choisi, je pense aussi.
01:30Ben ouais.
01:30On est tout de suite, quand même, on a envie d'être en sympathie avec lui.
01:34On se raccroche à ça, puis à un moment donné, on se dira, quand même...
01:37Et là, bientôt, je...
01:38Bon, ça, c'est un petit truc, mais on va proposer un rôle avec l'Espagnol, d'ailleurs,
01:43aussi.
01:44Vraiment, le personnage un peu odieux.
01:46Et c'est vrai que je pense que ça peut être sympa d'avoir un mec un petit petit petit
01:48putain, il est horrible, quoi.
01:49Ouais.
01:50Ça, c'est sympa.
01:50Après, moi, ça me rappelle mes jeunes années où je jouais...
01:53J'ai tout joué, hein.
01:54J'ai joué des rôles pas toujours très sympathiques.
01:58Non, ben, j'imagine en plus que c'est quand même ça qui est excitant aussi.
02:01Ben, c'est des personnages...
02:03Des personnages très éloignés.
02:05Et puis de jouer avec votre image aussi très populaire.
02:07Notre belle entreprise est finaliste pour gagner un prix très important, celui de
02:11la meilleure PME française de l'année.
02:13Oh oui !
02:16Je suis contente pour toi.
02:20Qu'est-ce que c'est que ça, cirque ?
02:22C'est juste un labruti que je lui virais parce qu'il faisait des balles son travail.
02:25T'inquiète pas, je gère.
02:27Ah oui, c'est bien ce qui m'inquiète, hein.
02:29T'imagines si le jury débarque ?
02:30Comment est-ce que vous le voyez, alors, ce patron, vous ? Vous en pensez quoi ?
02:34Alors, j'en pense que c'est un fils d'eux, quand même.
02:38Son père était aussi le patron.
02:39Oui, parce que vous dites que vous vous êtes fait tout seul.
02:41Ce qui est faux.
02:42Ben voilà.
02:43Ah, vrai ?
02:43Non.
02:44Mais j'ai aidé...
02:45Voilà.
02:46Donc, il y a une sorte de...
02:48Le mec, il se voit un peu plus beau qu'il l'est, certainement, mais il a ses qualités
02:52quand même.
02:52Il l'aime, c'est ça qui est ambigu.
02:54Moi, je l'ai joué comme ça.
02:55Il aime bien ses doigts.
02:57Il aime bien son pote.
02:58D'ailleurs, il y a un ami, le ventable, qui déconne.
03:01Il va l'aider, pas uniquement pour éviter d'avoir du bordel dans son entreprise, parce
03:05que, pour rappeler juste le pitch, c'est qu'il veut gagner un prix de la meilleure PME
03:10de France.
03:10Donc, il faut que tout soit nickel.
03:11Il y a un jury qui va venir et tout.
03:13Bien évidemment, il y a pas mal de grains qui vont...
03:15Et c'est le moment où tout part en vrille dans la société.
03:17Exactement.
03:18C'est ça.
03:18Donc, c'est ça.
03:19C'est un moment de crise.
03:20Et avec mon personnage, ma femme jouée par Catherine de Vaux, qui est complètement
03:24en dehors du coup.
03:25Alors, justement, Catherine de Vaux, on va en parler.
03:27Vous aviez déjà tourné ensemble en septembre mariage.
03:29Je crois que c'était un bon souvenir.
03:30Vous étiez content de vous retrouver.
03:31Ah, c'est un très...
03:32Et puis un beau succès.
03:33Que vous aviez réalisé, en plus.
03:35Et aussi, c'était mon premier film seul, seul.
03:38Parce qu'avant, j'avais Bernard Campan qui m'aidait, qui m'épaulait.
03:40Et j'avais peur.
03:41Oui, en fait, ça s'est très bien passé.
03:42Premier film en solo.
03:43Donc, elle vous porte chance, Catherine de Vaux.
03:45Ah, je crois qu'il n'y a pas qu'à moi.
03:46Oui, c'est vrai.
03:51Chéri.
03:53C'est qui ?
03:54Ben, Kevin.
03:55Le fils de Bernard.
03:57J'aimerais que tu le prennes à laisser à la boutique.
04:02Mais pourquoi ?
04:03Ben, je ne sais pas.
04:04Tu m'as dit que tu avais besoin de quelqu'un pour les livraisons, surveiller la boutique
04:07quand il y a des voleurs.
04:07Bon, mais enfin, c'est arrivé une fois.
04:09Oh, ça peut recommencer.
04:11D'accord, mais enfin, quelqu'un de présentable.
04:14Je vends des vêtements de luxe, pas de la drogue.
04:17Pourquoi tu ne l'engages pas à l'usine ?
04:18Oh non.
04:19Les membres du jeu, ils vont bientôt passer.
04:20Je ne préfère pas prendre de risques.
04:21C'est vachement rassurant.
04:23Non, ne t'inquiète pas, ma chérie.
04:24Il n'a pas l'air comme ça.
04:25C'est un très gentil garçon.
04:28Avec Catherine Front, on peut dire que vous avez survécu aux 7 ans de mariage.
04:31Oui.
04:32C'est pas rien.
04:34Qui était le thème du film de 2003.
04:35Oui, qui était un super film, vraiment, avec Claire Nadeau, Jacques Vévert.
04:41Et c'est ce qui m'a permis d'ailleurs de tourner avec Ridley Scott, parce que Ridley Scott
04:45m'a remarqué dans ce film-là.
04:47Il adorait 7 ans de mariage.
04:48Et Russell Crowe aussi.
04:49Oui, avec Russell Crowe.
04:51Sur le vin.
04:51C'est le film sur le vin.
04:52Comment est-ce que vous définirez son jeu d'actrice à Catherine Front ?
04:55Qu'est-ce qu'elle a de particulier pour vous ?
04:57Je vais essayer de trouver des choses très simples.
04:59Il y a deux choses.
05:00D'abord, c'est une très bonne actrice, mais il y en a beaucoup.
05:03Mais elle a ce petit supplément d'un.
05:05Elle a son truc à elle.
05:06Mais son truc à elle, il faut faire attention.
05:09Parce que moi, sur 7 ans de mariage, je ne voulais pas qu'elle frottise.
05:12Parce qu'elle est excellente là-dedans.
05:14Parce qu'on a tous nos petits trucs.
05:18On est à l'aise et il ne faut pas trop faire attention.
05:20Comment vous l'aviez dirigé alors ?
05:22Pour ne pas qu'elle frottise.
05:23Oh, pas trop.
05:24Il suffit de lui dire.
05:25Non, non, non.
05:25Voilà, redescends un peu.
05:26Redescends un peu.
05:27Parce que souvent, quand on frottise, pour elle, ou quand on bourdonnise,
05:30c'est un manque de confiance.
05:32On va vers là où on a l'habitude.
05:33Non, non.
05:33Et là, on a besoin d'être dirigeant.
05:35Mais fais-toi confiance.
05:36Tu n'as pas besoin de faire ça.
05:37C'est ce que j'allais dire.
05:38Vous aussi, vous pouvez bourdonniser.
05:40Ah, mais tous les acteurs ont leur petit…
05:43Leur zone de confort, c'est quoi ?
05:44Leur zone de confort, oui, c'est ça.
05:46Et ça, il faut l'éviter.
05:47Ça, c'est vraiment un truc qu'il faut éviter.
05:50Pour ça qu'il faut vraiment des metteurs en scène qui en aient confiance.
05:53Et là, Philippe…
05:54Je ne pense pas que je bourdonnisais dans le film,
05:56parce que c'est vraiment un rôle un peu différent.
05:57Non, justement.
05:58Mais j'aime bien, à l'héroïne, il me disait,
05:59tiens, il faudrait peut-être faire cette petite couleur, machin.
06:02Et ça, j'adore.
06:03Philippe de Chauvron, grand habitué de la comédie,
06:05avec « Qu'est-ce qu'on a fait au bon Dieu ? »
06:06Que j'imagine…
06:07Comédie sociale, hein.
06:08Oui, comédie sociale, avec un vrai regard sur la société,
06:10qui est aussi un peu quelque chose…
06:12C'est ça, c'est ce que j'aime dans la comédie.
06:14Il vous plaît depuis toujours.
06:15Il suffit de me faire un cran comme ça,
06:17ça peut être un truc…
06:18Politiquement incorrect.
06:19Mal à l'aise, hein, ouais.
06:22Question directeur !
06:23Tu le dégages tout de suite.
06:23Mais j'ai essayé, mais il dit que c'est un intérim public.
06:25On a un problème plus grave.
06:26Martin, il s'estime pas en état de travailler.
06:29Blanche, c'est un guillot !
06:30J'en peux plus, patron.
06:31J'ai mal aux oreilles.
06:32Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?
06:33Je suis pas ORL.
06:35C'est l'histoire d'un type ordinaire
06:37qui se vanche de tous ceux qui l'ont humilié.
06:39Tout doit être nickel pour convaincre le jury.
06:41Je veux gagner, je suis prêt.
06:42Cette nuit-là, quand on s'est croisés,
06:43tu m'as pas vu.
06:44Quand vous étiez avec les deux filles-là ?
06:45Vous avez la faim, mais pas trop.
06:46Qu'est-ce que je viens de dire ?
06:48Je trouve qu'aujourd'hui,
06:50vous êtes quand même pas si nombreux que ça,
06:52finalement, à être devenu un véritable patron de la comédie.
06:54Est-ce que vous vous en rendez compte, quand même ?
06:57Je me rends compte sur lui, j'ai dit, oui.
07:00Non, vous avez une belle carrière.
07:02Oui, c'est sûr, mais…
07:03Non, ce dont je me rends compte vraiment,
07:06c'est qu'on voit beaucoup de choses,
07:08notamment sur le mouvement,
07:09lycéen, ils reprennent les extraits
07:12du sketch, des enseignements,
07:14des inconnus, tout ça.
07:15Ça, ça me touche beaucoup,
07:16que les jeunes aiment les inconnus.
07:18Je crois que c'est le plus beau compliment
07:20qu'on puisse nous faire,
07:20c'est que vraiment, nos sketchs,
07:22encore, peuvent séduire et parler aux jeunes.
07:24Sachez que mes enfants,
07:25qui ont 6 et 8 ans,
07:27leur grand, grand plaisir à la maison,
07:29c'est de faire le « salut, tu vas, viens ».
07:32Combien de fois on vous le fait, celui-là, dans la rue ?
07:34Ça dépend.
07:35Un jour, ça va être ça,
07:36un jour, ça va être cela.
07:37Ne nous regarde pas.
07:38Ah, bah oui, bien sûr.
07:40Ça fait plaisir, quand même,
07:42d'avoir un père de français.
07:42Ah oui, ça, oui.
07:42Sur les jeunes, c'est très touchant, quoi.
07:44Mais c'est laquelle, vous,
07:45votre réplique culte des inconnus ?
07:47Sans patates.
07:48Ah, sans patates.
07:50J'aime bien, parce que je ne sais pas d'où c'est sorti, ça.
07:52C'est vrai ?
07:52Je sais que mon père a été né en Guadeloupe.
07:54Le père de Pascal, il n'a pas eu le mien à pointe à pied,
07:56c'est ça, non ?
07:58Et le « sans patates », en répétant,
08:00j'ai dû dire « sans patates »,
08:01Pascal a suivi, bien sûr.
08:02Et puis Bernard, disant « sans patates »,
08:04avec l'accent, ça me fait,
08:05parce qu'il n'a pas vraiment l'accenté.
08:07Mais voilà, c'est des trucs comme ça.
08:10C'est un peu comme le « ok ».
08:11Il paraît que Calier m'a dit, c'est venu comme ça.
08:14Parce que quand on calcule, ça ne marche jamais.
08:15J'imagine, quand on écrit une vanne comme ça,
08:17on est loin d'imaginer que des années plus tard,
08:19ça va rentrer vraiment dans la culture populaire française.
08:23C'est ça qui est génial.
08:24Comme le bon ou le mauvais chasseur,
08:26franchement, on déconnait ce jour-là,
08:28on écrivait à la campagne,
08:30et on faisait le bon ou le mauvais chasseur
08:31pendant toute la journée,
08:32et on disait « bon, ça, ça nous fait… »
08:33Non, mais c'est trop long à mettre dans un sketch.
08:35Et je ne sais pas, on a dû dire
08:36« tiens, on va essayer quand même,
08:37on va le mettre dans trois bouches différentes,
08:39peut-être que ce côté running gag va passer,
08:43et il est passé.
08:44Mais je vous cache, bien sûr,
08:45pas mal de gags qui ne sont pas passés,
08:47qu'on a écrits. »
08:48Pour rester dans le monde de l'entreprise
08:50et reparler du film,
08:51justement, si Bernard Campan et Pascal Legitimus
08:53travaillaient pour vous,
08:54lequel des deux demanderait une augmentation,
08:56à votre avis ?
08:58Aucun, parce qu'on est vraiment à l'égalité.
09:01Nous, c'est communiste, c'est…
09:03C'est bien.
09:04D'ailleurs, est-ce qu'elle aurait pu vous convenir,
09:06la vie en entreprise ?
09:07Je ne sais pas, je ne crois pas.
09:09Si vous n'avez pas fait ce métier ?
09:10Je ne crois pas.
09:11Vous vous êtes déjà posé la question
09:12de ce que vous auriez fait ?
09:13Oui, bien sûr, bien sûr.
09:13Non, mais tous les artistes, vous l'iront,
09:15je pense qu'on a fait ce métier
09:17parce qu'on aurait été bien incapables
09:19de faire autre chose.
09:20J'aurais été triste, moi, je crois.
09:21Après, il y a des choses formidables,
09:23mais je dis souvent
09:24que si je n'aurais pas été acteur
09:25ou réalisateur,
09:26j'aurais été musicien, déjà.
09:27Et sinon, j'aurais été dans la recherche.
09:29Ça, j'aime bien.
09:29Un savant,
09:30mais à l'heure,
09:30ça va pas être tous les jours gros,
09:32mais…
09:33Après, en entreprise,
09:35je l'ai fait,
09:36quand j'étais jeune,
09:36pour gagner ma vie.
09:38J'ai travaillé l'EDF,
09:39je compère,
09:39je travaillais l'EDF,
09:40donc j'ai quand même des souvenirs
09:41où j'avais porté le coréen,
09:43où il y avait les chefs,
09:44le patron,
09:44et tout.
09:45Je mettais des trucs.
09:46Et aujourd'hui,
09:47le patron, c'est beau.
09:49En tout cas,
09:51le temps.
09:51C'est un nom bizarre
09:52parce qu'on fait un métier
09:53d'artisan,
09:54donc…
09:55Mais…
09:55Ah oui, par contre,
09:56on est quand même un peu patron
09:57pour dire oui ou dire non,
09:59retravailler un scénario.
10:00Quand même,
10:00et puis quand vous réalisez,
10:01vous êtes quand même
10:01le chef de la pièce.
10:02Ah oui, réalisateur, oui.
10:03Ah là, il faut répondre
10:04à mille questions.
10:05Il y a longtemps
10:05que je n'ai pas réalisé.
10:06On me propose bientôt
10:06de le réaliser,
10:07je crois que je vais le faire.
10:08Ah oui, c'est ça quoi ?
10:09Ah, truc personnel.
10:11C'est un truc un peu bizarre,
10:13mais j'aime bien.
10:14J'ai l'âge pour faire
10:15des trucs un peu bizarres.
10:16Et puis, au bout d'un moment,
10:17c'est pas mal de sortir
10:18de votre zone de confort
10:19et de tenter plus de choses.
10:21Ah, je ne demande que ça.
10:22D'ailleurs, dans les téléfilms
10:23avec Duragé,
10:24c'était surtout des téléfilms
10:25où j'ai fait des trucs bien noirs.
10:26J'adore ça, j'adore ça.
10:28J'ai compris aussi une chose,
10:29c'est que les acteurs comiques,
10:30il n'y en a pas tant que ça.
10:31C'est une chance quand même
10:32d'être comique.
10:34Disons que je suis plus rare
10:35dans certains rôles,
10:36alors que des rôles dramatiques,
10:37il y a peut-être plus d'acteurs
10:38qui peuvent le faire.
10:39Il faut le dire, il faut le dire.
10:40Je le vois, moi.
10:41Ce n'est pas par rapport à moi,
10:41je vois par rapport à Clavier.
10:43Pour avoir trouvé
10:43un tournée avec Clavier,
10:44je me dis quand même,
10:45ce mec, oui,
10:46ce n'est pas étonnant
10:46qu'il ait fait autant d'entrées
10:47parce qu'il est quand même
10:48exceptionnel.
10:50Il a un don,
10:51il a une vise comique.
10:52Je dois l'avoir un peu
10:53puisqu'on me propose.
10:54Oui, je sais,
10:55mais parfois on doute
10:56quand on est soi-même.
10:57Mais je sais,
10:58mais je suis sincère
10:59quand je dis ça.
10:59On a toujours un peu,
11:01on a peur de dire
11:01tiens, ça ne va pas faire rien.
11:03Mais quand on voit l'autre,
11:04en tout cas,
11:05on a plus d'objectivité
11:06et c'est vrai qu'un clavier,
11:08il n'y en a pas beaucoup,
11:09alors que des rôles
11:10un peu plus dramatiques,
11:11il y en a peut-être
11:11un peu plus, peut-être.