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Du lundi au jeudi, l’Info de Vilno est un nouveau rendez-vous présenté par Pierre de Vilno, pour comprendre et décrypter les grands enjeux de l’année, avec les acteurs et experts qui font l’actualité pour apporter éclairages, analyses et mise en perspective.
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00:00:00Bonjour à tous et merci de votre fidélité.
00:00:03Érosion, définition dans le dictionnaire Larousse qui fait référence.
00:00:06Action d'un agent qui ronge ou fait d'être rongé.
00:00:09En géologie, le processus d'évolution et dégradation des reliefs.
00:00:13Et au figuré, ça nous intéresse plus, une lente détérioration ou usure progressive.
00:00:19Par exemple, l'érosion d'un parti ou l'érosion monétaire.
00:00:22L'érosion aujourd'hui, seul 1%, je dis bien 1% des lycées est bloqué.
00:00:28C'est la rentrée scolaire et n'en déplaise aux syndicats lycéens.
00:00:31Les jeunes, avant tout, veulent réussir leur vie.
00:00:33Ils veulent passer leur bac, faire des études pour certains,
00:00:36commencer un métier pour d'autres, avancer, réussir, mériter.
00:00:40Des verbes qui, hélas, ne sont pas dans le lexique de ceux qui se disent représentatifs des lycéens.
00:00:45Qui sont-ils ces USL, l'Union étudiante,
00:00:49ceux qui ont déjà obtenu les gages du gouvernement en allant leur parler d'égal à égal ?
00:00:53Ils vont y retourner d'ailleurs à Matignon.
00:00:55Car aujourd'hui, c'est comme ça, un ado va expliquer à un ministre ce qu'il doit faire.
00:00:59Mais qui vont encore bloquer ?
00:01:01Ils l'ont promis, demain, le 3, jeudi, le 5.
00:01:03Qui va les suivre, à part les casseurs ?
00:01:05Les lycéens veulent bosser, ils le montrent aujourd'hui par cette statistique 1% des lycées bloqués.
00:01:10Peut-être qu'ont-ils dans la tête ce qu'ont les jeunes ?
00:01:12Des rêves, des rêves de grandeur, des rêves d'immensité, de réussite.
00:01:17Ils ne sont pas dans le moule des représentants de l'USL,
00:01:19qui deviendront avis des militants.
00:01:22Bienvenue dans l'Info de Villeneuve.
00:01:23Nous sommes ensemble jusqu'à 17h.
00:01:25À 16h, on parlera d'autodéfense.
00:01:26Après cette petite bombe, si j'ose dire, de Guillaume Casbarian,
00:01:30qui a appelé aux Français à se défendre, c'était hier au grand rendez-vous.
00:01:33Mais d'abord, les informations avec Félicité Kindoki.
00:01:35Bonjour Félicité.
00:01:36Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:01:37Et donc, malgré les concessions annoncées par le gouvernement la semaine dernière,
00:01:401% des lycées encore bloqués ce matin,
00:01:43ce premier jour de rentrée après les vacances de la Toussaint.
00:01:45On compte précisément 41 lycées bloqués sur les quelques 3 700 établissements en France.
00:01:51Les organisations étudiantes et lycéennes appellent d'ores et déjà à poursuivre le mouvement.
00:01:56Un appel à de nouvelles journées de mobilisation, notamment demain et jeudi.
00:02:00Oui, les organisations lycéennes et étudiantes ont promis un mardi noir demain.
00:02:04En réaction, le Premier ministre s'est dit prêt à recevoir de nouveau ses représentants
00:02:09pour poursuivre les discussions à Matignon.
00:02:11Un nouvel échange prévu la semaine prochaine,
00:02:13au cours de laquelle Sébastien Lecornu s'est engagé à faire le point sur les engagements pris,
00:02:17les difficultés à lever pour les mettre en œuvre et les décisions suivantes.
00:02:221 million d'euros, c'est la somme récoltée pour la réparation de la mairie de Limoges,
00:02:26en grande partie détruite lors des violences en marche des manifestations du 17 octobre.
00:02:30Aujourd'hui, à midi, la cagnotte ouverte par la Fondation du Patrimoine
00:02:35a atteint 1,7 millions d'euros de dons de la part de plus de 9 000 donateurs.
00:02:40Une belle somme, fruit d'une solidarité exemplaire.
00:02:43Le coût total des travaux reste en cours d'évaluation,
00:02:46mais déjà la cagnotte devrait permettre d'aider la municipalité à réparer les locaux.
00:02:50Et les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels ont appelé
00:02:52toutes les casernes de France à des rassemblements cette mi-journée
00:02:56en soutien à leurs collègues très grièvement blessés par balles.
00:02:59Et l'état de santé de ce pompier de 53 ans s'améliore après avoir été touché au thorax
00:03:05par des tirs de chevrotine.
00:03:06C'était hier après-midi près de Marseille,
00:03:08tandis qu'il était en intervention sur des véhicules en feu dans une zone commerciale.
00:03:12Ce sapeur-pompier et ses collègues ont été pris à partie.
00:03:15Seul lui a été touché.
00:03:17Écoutez le directeur général de la sécurité civile.
00:03:20Les pensées sont de plusieurs ordres.
00:03:22D'abord, une grande émotion.
00:03:24Un sapeur-pompier a été grièvement blessé.
00:03:28Plusieurs d'entre eux ont été visés,
00:03:30alors qu'ils faisaient leur métier tout simplement.
00:03:32Ils intervenaient pour une intervention, pour protéger, sauver,
00:03:35ce qui est le quotidien de l'action des 250 000 sapeurs-pompiers de ce pays.
00:03:39Donc une grande émotion.
00:03:40Ma deuxième pensée est une pensée de très forte solidarité
00:03:43que je suis venu exprimer ce matin à l'ensemble des sapeurs-pompiers
00:03:46des Bouches-du-Rhône, au nom du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
00:03:49Et puis aussi des sentiments de colère.
00:03:52Il faut bien le dire, rien ne sera jamais justifié
00:03:55que l'on s'en prenne à des sapeurs-pompiers qui font leur métier.
00:03:58Il y a une forme d'incompréhension, de sidération et aussi un peu de colère
00:04:01face à la gravité de ce qui s'est passé hier.
00:04:04J'espère naturellement que l'auteur de ces actes inqualifiables
00:04:08aura à en répondre devant la justice
00:04:10et que la réponse pénale, naturellement, sera à la hauteur de la gravité
00:04:14de ce qui s'est passé hier après-midi au Pen Mirabeau.
00:04:17Et le tireur présumé a été interpellé, placé en garde à vue pour tentative d'homicide.
00:04:21Une enquête pour tentative d'homicide ouverte
00:04:24après le jet d'un cocktail Molotov sur un capitaine de gendarmerie.
00:04:28L'effet d'une extrême gravité se sont déroulés samedi.
00:04:31Porte de Charenton à Paris, lors de violences en marge de la manifestation,
00:04:36trois suspects sont activement recherchés par les enquêteurs
00:04:38et plusieurs moyens sont utilisés pour les retrouver.
00:04:41Voici les détails de l'enquête signée Julia Ferrand.
00:04:45La traque continue afin d'identifier les auteurs du jet de ce cocktail Molotov
00:04:50sur les forces de l'ordre, ce samedi, Porte de Charenton.
00:04:55Une enquête pour tentative d'homicide a été confiée à la Sûreté territoriale de Paris,
00:05:00un service de la préfecture de police spécialisé dans les violences lors de manifestations
00:05:04et l'identification d'auteurs de dégradation ou d'agression.
00:05:08Pour ce faire, les enquêteurs multiplient les analyses de caméras de surveillance de la ville
00:05:14pour reconstituer chronologiquement les faits.
00:05:17Ils exploitent également les photos et vidéos devenues virales sur les réseaux sociaux
00:05:22et procèdent à l'identification visuelle de suspects grâce à un processus de recoupement numérique.
00:05:28Des images spectaculaires passées au peigne fin et conjuguées aux informations des services de renseignement.
00:05:35Un puzzle numérique qui a permis aux enquêteurs d'identifier trois suspects,
00:05:40vêtus de noir et type black bloc selon le parquet de Paris, toujours recherchés actuellement.
00:05:46Dans l'actualité de ce lundi également, 39 ans plus tard, l'épilogue d'un des plus anciens cold case
00:05:52de France.
00:05:53Le procès des parents de la petite Inas Touloub s'est ouvert ce matin à Blois.
00:05:57La fillette avait été retrouvée morte et mutilée en 1987 en bordure d'autoroutes
00:06:02et de nombreuses traces de sévices avaient été découvertes sur son corps.
00:06:06La mère, aujourd'hui âgée de 72 ans, qui comparait pour torture et actes de barbarie,
00:06:10a été prise à partie par des manifestants devant la cour d'assises du Loir-et-Cher
00:06:14et à ses côtés, le père de 74 ans, poursuivi lui pour complicité.
00:06:18Écoutez le président de l'association Mouve Enfant.
00:06:22Inas Touloub, quand on l'a retrouvée, elle avait des traces de fer partout,
00:06:25elle avait des tétons arrachés, elle avait des traces de morsure, etc.
00:06:27Donc au bout d'un moment que les gens payent, en fait.
00:06:29Moi, je suis désolé, je m'en fous royalement de leur état de santé.
00:06:32Quand je vois dans quel état est-ce qu'ils ont mis leur gamine,
00:06:34j'en ai absolument rien à faire, de savoir leur état de santé,
00:06:36il faut que ces gens-là, ils payent et il faut que la justice paye aussi.
00:06:40Nous, on demande maintenant au tribunal, alors c'est peut-être que symbolique,
00:06:42mais qu'il y ait peut-être une salle au nom d'Inas Touloub pour que la justice se souvienne
00:06:45qui a une enfant martyr, justement, et on n'a pas sûr rendre justice.
00:06:48Et ça, pour nous, c'est important vraiment de le faire.
00:06:51Une fois de plus, les réfrigérateurs de dizaines de magasins
00:06:54ont été ciblés par une cyberattaque.
00:06:56Cette fois, c'est la Belgique qui a été touchée la nuit dernière.
00:06:59Des enseignes comme Carrefour, Deleuze et IKEA ont été touchées
00:07:03de manière similaire à la cyberattaque survenue en France récemment.
00:07:06Une remontée des températures dans les installations frigorifiques
00:07:09a fait fondre l'ensemble des produits des rayons réfrigérés et congélateurs.
00:07:13Une enquête a été ouverte.
00:07:14Donald Trump a menacé hier de donner un coup de massue à l'Iran.
00:07:18Des menaces alors que le président américain a discuté au téléphone
00:07:21avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou
00:07:24l'opportunité de relancer des frappes.
00:07:27Donald Trump qui a ajouté
00:07:28« La seule raison pour laquelle je n'en ai pas encore fini avec l'Iran,
00:07:31c'est que je veux être gentil ».
00:07:33Voici les explications signées Pierre Crépy.
00:07:36On le pensait dévoué aux élections de mi-mandat.
00:07:39Et pourtant, hier, Donald Trump a profité d'un discours de campagne
00:07:43pour envoyer un message à l'Iran.
00:07:45« La seule raison pour laquelle je n'en ai pas encore fini avec l'Iran,
00:07:48c'est que je veux être gentil.
00:07:49Je veux essayer de sauver toutes ces vies si je peux.
00:07:53Mais nous allons devoir, à un moment, leur donner un coup de massue. »
00:07:58Ces dernières semaines, le président américain s'est longuement entretenu
00:08:01avec Benjamin Netanyahou,
00:08:02lequel insiste pour des frappes d'une puissance inédite contre l'Iran.
00:08:06Mais alors, quels pourraient être les objectifs israélo-américains ?
00:08:10Donald Trump pourrait choisir de cibler la montagne de la pioche
00:08:13qui abrite les installations nucléaires souterraines du site de Natanz.
00:08:17Du côté iranien, la réponse est ferme, mais la porte est ouverte aux discussions.
00:08:22« Nous sommes pleinement préparés à nous défendre
00:08:24et dans le même temps, nous sommes disposés à privilégier la voie diplomatique.
00:08:28La suite appartient aux Etats-Unis. »
00:08:30Une chose est sûre, les deux camps ont renforcé leur capacité militaire ces dernières semaines.
00:08:35Dans le détroit d'Hormuz, Téhéran aurait frappé près de 60 navires
00:08:39durant le seul mois d'octobre.
00:08:41Et Washington dispose encore de plus de 230 avions de combat
00:08:44dans tout le Moyen-Orient et de deux porte-avions en mer d'Arabie.
00:08:48La reprise des hostilités n'a jamais été aussi proche.
00:08:53« Toujours aux Etats-Unis, neuf personnes mortes dans le crash d'un jet privé
00:08:56à Palm Beach, en Floride, dans le sud-est du pays. »
00:09:00Les images de la chute de l'appareil ont été capturées
00:09:03par une caméra de vidéosurveillance embarquée.
00:09:05La rapidité et la violence du drame sont terribles.
00:09:08Récit de ce crash meurtrier avec François Tiskevitch.
00:09:15Les images sont d'une violence terrible.
00:09:18Un jet privé vient de s'écraser en pleine zone résidentielle.
00:09:22Il est midi 50h local.
00:09:24À bord de l'appareil, neuf personnes.
00:09:27Aucune n'a survécu.
00:09:28L'avion, un Learjet 60, avait décollé d'Austin au Texas à destination des Bahamas.
00:09:35Mais pour une raison encore inconnue, il s'est écrasé dans le comté de Palm Beach.
00:09:39La chute est vertigineuse.
00:09:41En seulement 30 secondes, il descend de près de 3000 mètres.
00:09:46Dans les derniers instants, les échanges radio de la pilote sont particulièrement glaçants.
00:10:02Les enquêteurs vont maintenant tenter de comprendre ce qui a provoqué cette chute brutale.
00:10:07Selon les informations données par le bureau du shérif local,
00:10:10l'avion s'est écrasé à seulement 10 kilomètres environ à vol d'oiseau de Mar-a-Lago,
00:10:14la résidence de Donald Trump.
00:10:16Le président américain avait quitté les lieux, quelques heures plus tôt.
00:10:21Après 8 mois passés à bord de la Station Spatiale Internationale,
00:10:25l'astronaute française a terminé son programme de remise en forme.
00:10:28Oui, c'était un retour sur Terre éprouvant pour Sophie Adeno.
00:10:31Souvenez-vous, elle a donc suivi un programme de réadaptation de 3 semaines.
00:10:35Le principal enjeu était de retrouver son équilibre et sa coordination.
00:10:38Écoutez ses explications.
00:10:41Le retour, vous l'avez tous perçu, quand je suis arrivée à Cologne,
00:10:45physiologiquement, on était très très éprouvant.
00:10:48Mais dans la gamme de ce qui est attendu, les médecins savaient tous que ce qui m'arrivait,
00:10:52c'était normal, mais c'est vrai que j'ai été dans le spectre un peu haut de l'expérience
00:10:56physiologique,
00:10:56on va dire.
00:10:57Mais depuis, la remise en forme se passe très bien.
00:11:02avec des équipes de kiné, de coach sportif, pour m'aider à retrouver la forme.
00:11:08Et en fait, aujourd'hui, on peut dire quasiment que je suis dans la même forme qu'avant, si c
00:11:14'est mieux.
00:11:15Merci beaucoup.
00:11:16Félicité, Kine Doki, d'autres informations tout à l'heure à 15h30.
00:11:18Avec vous, je vous présente les invités de cette info de Villeneuve.
00:11:21Monsieur Noyac, qui est là.
00:11:23Jean-Baptiste Noyac, bonjour.
00:11:24Vous êtes comme fondateur des écoles Excellence Ruralité.
00:11:27On va parler justement des blocus lycéens.
00:11:29Elodie Huchard est là, avec nous.
00:11:32Merci, Elodie, d'être avec nous du service politique de CNews.
00:11:37Joachim Lefloquimade est avec nous.
00:11:39Également pour commenter ce qui se passe du côté des lycéens,
00:11:41mais aussi pour le reste, parce qu'il y a beaucoup de choses à raconter.
00:11:45Nous sommes avec Yvan Riouffol également.
00:11:47Bonjour, Yvan Riouffol.
00:11:48Et tout à l'heure, nous serons avec un représentant de la gendarmerie et de la police
00:11:52pour évoquer notamment, aussi avec une avocate, le sujet de l'autodéfense.
00:11:57Puisque, comme je vous le disais en introduction, le député Guillaume Casbarian a lâché une petite bombinette
00:12:04pour que les Français puissent s'armer davantage.
00:12:07Je reviens sur ce chiffre.
00:12:081% seulement des lycées bloqués ce matin.
00:12:11C'est la rentrée scolaire.
00:12:12On s'était dit, en tout cas peut-être du côté de l'union syndicale lycéenne,
00:12:15qu'on allait bloquer à nouveau toute la semaine,
00:12:18comme on a bloqué pendant les vacances scolaires.
00:12:21Il n'en est rien.
00:12:22Et c'est même résiduel, dit ce matin le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray.
00:12:27Je dis bien à ce stade, avec beaucoup de prudence,
00:12:30on était ce matin sur quelques lycées perturbés.
00:12:32C'est a priori assez résiduel.
00:12:35Quelques-uns en Ile-de-France, quelques-uns dans le Nord, un ou deux à Toulouse.
00:12:39Enfin, on est sur des choses qui sont pour l'instant très résiduelles.
00:12:42Ça n'empêche pas les gens de manifester s'ils le souhaitent par ailleurs.
00:12:45Mais en termes de blocage, ou de tentative de blocage plutôt, c'est très résiduel.
00:12:48La grande majorité des lycéens veulent passer leur bac.
00:12:51Ils veulent réussir leur vie et non pas bloquer.
00:12:54Faisons un état des lieux tout de suite avec Oscar Berthoud.
00:12:58À Lyon, où les CRS sont intervenus dans le calme,
00:13:02le lycée Ampère fait partie de la quarantaine de lycées français qui ont été bloqués.
00:13:06En ce retour des vacances de la Toussaint,
00:13:08quelques élèves se sont mobilisés pour réclamer davantage d'annonces de la part du gouvernement.
00:13:14C'est vraiment de bloquer l'établissement dans la continuité qu'on a fait ça avant les vacances
00:13:18et de montrer comme quoi les réponses ne nous conviennent pas du tout.
00:13:22Et c'est des réponses incomplètes.
00:13:24Pour d'autres élèves, il faut désormais envisager un retour en classe.
00:13:30Même si certains pensent que ce n'est pas assez ce qu'ils ont mis en place, le gouvernement,
00:13:34moi je pense qu'il faut quand même reprendre le rythme petit à petit
00:13:36et déjà se contenter de ce qu'on a pu avoir aujourd'hui.
00:13:41À Nantes, Paris ou encore Toulouse,
00:13:43c'est 1% des 3700 lycées de France qui ont été bloqués.
00:13:48Selon le ministre de l'Éducation, il est urgent de retourner en cours.
00:13:52Moi j'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année,
00:13:56qui pour plusieurs centaines de milliers d'entre eux n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines,
00:14:01si on cumule les vacances plus les 3 semaines qui précèdent,
00:14:04et pour lesquels par conséquent l'année scolaire est maintenant en risque.
00:14:09Le début d'une semaine sous tension,
00:14:11où de fortes mobilisations sont attendues ce mardi et jeudi.
00:14:17Mardi, jeudi, vendredi aussi, appel des gilets jaunes,
00:14:21vous pouvez le voir à l'écran,
00:14:22samedi 7, appel des gilets jaunes à nouveau avec une semaine à risque.
00:14:25Mais est-ce que Jean-Baptiste Noyac, finalement, les plus à risque,
00:14:30ce ne sont pas, comme on l'a vu, ce lycéen en doudoune,
00:14:33qui est un peu entre les deux,
00:14:35c'est-à-dire qu'il comprend la manifestation,
00:14:37mais en même temps il faut quand même retourner en cours ?
00:14:39Oui, bien sûr, Dieu merci, la plupart des lycéens veulent aller étudier.
00:14:44Après, je serai quand même prudent,
00:14:46parce que c'est demain que la consigne a été donnée
00:14:47pour les blocages par les syndicats lycéens.
00:14:51J'ai du mal, moi, à me satisfaire d'images
00:14:55où on voit l'exécutif se réjouir d'être un peu comme un spectateur,
00:15:00voir qu'on est content, il n'y a pas beaucoup de blocages.
00:15:02À partir de quand on commencera à adopter une posture un peu plus verticale ?
00:15:06Peut-être au moment où on arrête de recevoir aussi les syndicats lycéens,
00:15:09et au moment où on leur dit, tiens, il faut peut-être aller bosser ?
00:15:12Sans doute, mais donc la priorité, c'est évidemment de rouvrir les lycées,
00:15:15mais à mon avis, ça n'est que la première étape,
00:15:17et bien sûr, ce gouvernement ne pourra pas apporter la réponse
00:15:19à la crise d'ampleur de cette génération,
00:15:22mais ça doit être une priorité pour le prochain ministre de l'Éducation nationale.
00:15:27Joachim Mifflak-Limane, en fait, les jeunes vont à nouveau aujourd'hui
00:15:30expliquer aux ministres ce qui doit être fait.
00:15:33Je pense qu'avant de rentrer dans la guerre des chiffres,
00:15:35il faut d'abord nommer un chat un chat,
00:15:37et dire que ce à quoi on a affaire, ce n'est pas du tout un mouvement lycéen,
00:15:41mais c'est vraiment la dictature d'une minorité
00:15:44qui considère que bloquer, que saccager, que violenter, c'est un droit,
00:15:48et qui voit la manifestation non pas comme un moyen en vue d'une fin,
00:15:52mais comme une fin en soi,
00:15:53si bien que la manifestation est devenue destinale aujourd'hui.
00:15:58Et moi, ce que je déplore le plus dans cette histoire,
00:16:02si vous voulez, au-delà de l'attitude, non pas de toute la jeunesse,
00:16:06mais d'une partie de la jeunesse, c'est, vous en avez parlé,
00:16:08l'attitude des adultes qui, non seulement se refusent à tenir un discours de vérité
00:16:13pour une large majorité d'entre eux, mais qui, pour une grosse minorité,
00:16:18en vient carrément à mettre de l'huile sur le feu et à flatter la jeunesse dans ses excès.
00:16:23Alors, c'est pas nouveau, déjà, après mai 68,
00:16:26je rappelle que Malraux disait que la jeunesse attirait les démagogues
00:16:30comme le miel attirait les mouches,
00:16:33sauf qu'en mai 68, on avait encore l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde.
00:16:37Aujourd'hui, on a l'un des pires de l'OCDE.
00:16:39Donc, en fait, on est en train d'ajouter un décrochage qui est structurel,
00:16:43un décrochage conjoncturel qui, vous le verrez,
00:16:46frappera d'autant plus les plus paupérisés, les plus vulnérables de nos jeunes.
00:16:50Malraux serait étonné de la jeunesse d'aujourd'hui.
00:16:53Oui, très vraisemblablement.
00:16:55Mais ce qu'il faut comprendre, c'est qu'effectivement,
00:16:58cette jeunesse-là avait quand même, marguer tout, des motifs de colère.
00:17:01Bien sûr, moi, cette colère lycéenne, on peut tous la comprendre
00:17:03dans la mesure où cette génération, cette génération Z, des 18-25 ans,
00:17:08paye 50 ans d'effondrement scolaire.
00:17:11Et une politique erratique conduite depuis maintenant 9 ans
00:17:14avec 8 ministres de l'Éducation nationale qui se sont succédés
00:17:17avec des politiques qui n'ont eu rien à voir les unes avec les autres.
00:17:20Donc, on pouvait très bien comprendre, effectivement, cette colère-là.
00:17:24Sauf que c'est une colère qui, dès les premiers instants,
00:17:26où elle s'est déclenchée fin septembre à Créteil, dans un lycée de Créteil,
00:17:30cette colère-là a été récupérée immédiatement par des mouvements politiques,
00:17:33par la France insoumise qui s'est affichée avec ses élus devant les portes des établissements.
00:17:37Et plus gravement, par ce que j'appelle le palestinisme, pour ne pas dire l'islamisme,
00:17:41avec, effectivement, cette idéologie qui a fait brandir à tous ses élèves des drapeaux palestiniens,
00:17:47à scander « nous sommes tous des enfants de Gaza ».
00:17:49– C'est-à-dire qu'on mélange tout ?
00:17:50– Pardon ?
00:17:51– Non, mais on mélange tout à la fin.
00:17:52– Et donc, il y a décrédibilisé un mouvement qui avait toutes les raisons,
00:17:57en effet, pour toute une génération, mais pas simplement ces jeunes-là,
00:18:00mais pour tous les jeunes, qui avaient toute une raison d'être en colère.
00:18:03Ce que l'on a vu, ce que l'on voit dans le fond, c'est qu'il y a
00:18:05deux jeunesses.
00:18:06Il y a une jeunesse qui veut détruire, bien sûr, celle-ci, qui est devenue très minoritaire.
00:18:10Puis il y a une jeunesse qui veut construire, qui est très majoritaire, semble-t-il,
00:18:13et qui, pour l'instant, n'a pas encore manifesté, mais qui laisse comprendre, dans le fond,
00:18:18que c'est elle qui a gagné ou qui va gagner, me semble-t-il.
00:18:21– Mais comme dans beaucoup de courants, c'est exactement ce que vous dites,
00:18:23comme dans beaucoup de courants, c'est les minoritaires qui essayent d'entraîner les majoritaires.
00:18:28– Bien sûr, ce sont les minoritaires qui, théoriquement, font l'histoire,
00:18:31mais ils peuvent aussi la défaire.
00:18:32– Mais ça, c'est la vieille loi de l'histoire,
00:18:34sauf que le problème, c'est que le gouvernement refuse de dialoguer
00:18:38avec la grande majorité des lycéens, peut-être en effet parce qu'elle est silencieuse,
00:18:43et qu'on n'arrête pas de recevoir, rue de Grenelle,
00:18:45des gens qui ne représentent qu'un homme, qui sont des militants politiques.
00:18:48– Des créatrices de contenu, par contre, les gens de l'Uni, on ne les a pas vus, Elodie.
00:18:52– Oui, mais en fait, je rejoins ce que vous disiez à l'instant sur, effectivement, le risque.
00:18:55Encore la semaine prochaine, Mathillon nous l'a annoncé,
00:18:58le Premier ministre recevra de nouveau des lycéens.
00:19:01Et comme vous le dites, des lycéens qui représentent 1%, 2% du total des lycéens.
00:19:06Mais c'est compliqué d'aller parler avec les autres lycéens,
00:19:08puisqu'il y a cette volonté d'une démocratie lycéenne,
00:19:11avec ses conseils de vie lycéens, qui élisent ensuite des personnes.
00:19:15Et donc, mécaniquement, c'est eux que vous recevez.
00:19:17Et je vous rejoins aussi sur le vrai test.
00:19:18En réalité, il sera demain, puisque l'appel véritablement au blocage, c'est demain.
00:19:23On va quand même juste rappeler, pour savoir de quoi on parle,
00:19:26qu'ils voulaient la peau de Parcoursup, ils l'ont eue,
00:19:27qu'ils voulaient des journées moins intenses, parce qu'ils sont fatigués.
00:19:32On est en train de regarder les rythmes scolaires.
00:19:34Qu'ils voulaient des lycées moins vêtus, s'il y a 4 milliards sous forme de prêts pour les régions.
00:19:39En même temps, quand ils ont des lycées neufs, ils les brûlent.
00:19:41Donc, il faut aussi, à un moment donné, peut-être être cohérent.
00:19:44Plus de suppression de postes, mais au contraire, des embauches, des infirmières scolaires.
00:19:47On ne va pas dire que tout est parfait.
00:19:49Et sans doute, comme vous le disiez, qu'il faudra des réponses plus structurelles.
00:19:52Mais en même temps, si chaque semaine, il faut céder aux lycéens alors que les caisses sont vides,
00:19:57elle va être longue, cette crise.
00:19:58Jean-Baptiste Neyek.
00:19:59En fait, je ne pense pas que ces syndicalistes lycéens veulent réellement obtenir quoi que ce soit.
00:20:04Je pense que l'objectif, c'est de polariser la vie politique française en vue de la présidentielle.
00:20:09Et peut-être d'obtenir une investiture à l'EFI au prochain.
00:20:12C'est intéressant ce que vous dites.
00:20:13C'est-à-dire que c'est presque des agents électoraux.
00:20:15Je ne pense pas que le mouvement a été récupéré.
00:20:17Appelons un chat un chat, comme disait Joachim.
00:20:19Exactement. Je ne pense pas qu'il ait été récupéré.
00:20:20Je pense qu'il ait été initié par des militants politiques
00:20:22et qu'il a ensuite rejoint des colères légitimes, notamment sur le bâti scolaire.
00:20:26Mais le mouvement initial, il vient de militants.
00:20:29Et donc, on peut leur donner ce qu'on veut.
00:20:32Au bout d'un moment, ça devient tellement insensé, les revendications.
00:20:35250 000 créations de places en fac,
00:20:38alors qu'on a l'université la moins sélective peut-être du monde.
00:20:42On arrive à des sujets où ils ne veulent pas être...
00:20:44De toute façon, la sélection, ça ne comprenne pas les jeunes.
00:20:47C'est que la sélection, elle se fait de toute façon au bout du bout.
00:20:51C'est-à-dire que les grands groupes,
00:20:53que ce soit les sociétés de conseil ou les grands groupes industriels,
00:20:55à la fin, ils voient quelle fac vous avez faite,
00:20:58quelle école vous avez faite,
00:20:59et puis il y en a qui comptent et il y en a qui ne comptent pas.
00:21:01Et c'est ça, tout le drame, parce qu'en attendant,
00:21:03ça coûte beaucoup d'argent.
00:21:05Mais la sélection, s'il ne se fait pas par le système éducatif,
00:21:07en effet, elle se fait par la vie.
00:21:09Georges Pompidou le disait déjà en son temps.
00:21:11Et elle se fait de plus en plus, c'est le cas aujourd'hui,
00:21:13par le chômage.
00:21:1421,6% de taux de chômage parmi les jeunes actifs en France.
00:21:18C'est l'un des chiffres les plus élevés en Europe.
00:21:20Et on est le pays européen où cette statistique,
00:21:22c'est le plus aggravé l'an dernier.
00:21:24Donc ça devrait nous faire réfléchir.
00:21:25Et je crois en effet qu'il y a urgence à réhabiliter
00:21:27le beau mot de sélection, qui n'est pas un mot réactionnaire.
00:21:30Au contraire, c'était le vocabulaire
00:21:32que parlait la Révolution française.
00:21:34La sélection, c'est précisément ce qui a permis
00:21:36de remplacer la cooptation.
00:21:38Donc je pense qu'il faut marteler ça.
00:21:41Il n'y a rien de plus beau que le concours.
00:21:42Mais il y a énormément de désillusions dans les carrières.
00:21:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui, vous avez un jeune
00:21:47qui s'inscrit en fac de sociologie à Rennes,
00:21:50par exemple, au hasard, à Rennes 2.
00:21:52Et puis, il y a les parents qui ne sont peut-être
00:21:54pas forcément au courant, qui viennent peut-être
00:21:56d'un milieu industriel, ouvrier, etc.
00:21:59Ils disent, ah, mon fils va à l'université,
00:22:00moi, je n'ai pas eu la chance d'y aller.
00:22:02Et ils se disent, il va faire une grande carrière.
00:22:03Mais en fait, pas du tout.
00:22:04C'est pour ça qu'on a besoin de la part des adultes
00:22:06d'un discours de vérité.
00:22:08Et je pense précisément que la France est en train
00:22:09de crever du fait du renoncement des adultes
00:22:11et en particulier de la classe dirigeante actuelle
00:22:13à tenir ce discours de vérité au long de la jeunesse
00:22:16qui justifierait la réhabilitation d'une forme de sélection
00:22:19aux différents échelons.
00:22:21D'ailleurs, pas que avant l'entrée à l'université.
00:22:22Je pense qu'on gagnerait à avoir, par exemple,
00:22:24un brevet des collèges coup près.
00:22:26Et peut-être, pourquoi pas, remettre en question
00:22:28le dogme du collège unique.
00:22:29Gardez vos arguments pour la suite.
00:22:31Parce qu'on va écouter également dans un instant
00:22:33Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur,
00:22:35qui, lui, veut bien qu'on discute,
00:22:36mais d'abord, on retourne en classe.
00:22:38C'est dans ce sens-là.
00:22:39A tout de suite sur CNews.
00:22:43Dans un instant, dans l'info de Villeneuve,
00:22:45nous parlerons de l'autodéfense.
00:22:46À 16h, puisque Guillaume Casbarin,
00:22:48hier au grand rendez-vous,
00:22:50a lâché cette petite bombinette
00:22:51en disant que les Français, oui,
00:22:52doivent pouvoir se défendre autrement
00:22:55que dans l'état actuel des choses.
00:22:57Dans un instant, on entendra Philippe Baptiste,
00:23:00le ministre de l'Enseignement supérieur,
00:23:01qui dit OK pour entendre les lycéens,
00:23:05mais d'abord, fin des blocages,
00:23:07mais d'abord, c'est l'essentiel de l'actualité
00:23:08avec Félicité Kindoki.
00:23:10Bonjour Pierre, bonjour à tous.
00:23:11Les sapeurs-pompiers de Bordeaux
00:23:13sont en grève après la terrible agression
00:23:15de leurs collègues de 53 ans,
00:23:17très grèvement blessés par balles au thorax
00:23:20par des tirs de chevrotines.
00:23:21C'était hier après-midi, près de Marseille.
00:23:23Heureusement, son état de santé s'améliore.
00:23:25Les syndicats de sapeurs-pompiers professionnels
00:23:27appellent toutes les casernes de France
00:23:29à des rassemblements
00:23:30pour unir leurs cris de colère.
00:23:32Le père de Pengo Bossio Wangui,
00:23:34tué dans l'attentat terroriste raciste
00:23:36dans les Yvelines,
00:23:37souhaite que l'hommage national
00:23:38permette une reprise de conscience
00:23:40contre le racisme.
00:23:42Écoutez son discours,
00:23:42lu par sa fille et soeur de la victime.
00:23:45Aujourd'hui, dans une France
00:23:47en proie de fortes tensions identitaires,
00:23:55j'ai peur en tant que père d'enfants noirs
00:23:57pour leur avenir, leur sécurité
00:23:59et pour la place qu'ils pourront occuper
00:24:02dans la société française.
00:24:03Mais malgré notre colère et notre douleur,
00:24:07la mère de Pengo et moi faisons le choix
00:24:09de faire confiance à la justice de ce pays
00:24:11et rendre la justice à notre fils.
00:24:14Anis, une femme de 36 ans,
00:24:15a été interpellée et placée en garde à vue
00:24:17ce matin après avoir agressé
00:24:19la directrice et une institutrice
00:24:21d'une école maternelle.
00:24:22Le procureur n'a pas donné encore
00:24:24de précision dans l'immédiat
00:24:25mais doit communiquer un peu plus tard
00:24:27dans cette journée.
00:24:28Monsieur Ciotti s'y est rendu sur place
00:24:30dans l'école visée par cette agression.
00:24:32Il a dénoncé une violence inouïe
00:24:34et particulièrement grave.
00:24:36On poursuit avec Jacques Moretti
00:24:38qui est entendu à nouveau depuis ce matin
00:24:40dans le cadre de l'enquête sur l'incendie mortel
00:24:43de son bar.
00:24:44C'était le 31 décembre 2025
00:24:46à Grand Montana.
00:24:47C'est la deuxième audition du propriétaire
00:24:49qui risque cette fois la prison à vie
00:24:51si les magistrats optent pour le chef d'accusation
00:24:53de meurtre.
00:24:55Effectivement, Jessica Moretti,
00:24:57elle demande un appel.
00:24:59La justice a renoncé à l'entendre
00:25:01vu son état psychologique fragile
00:25:03et les risques que pourrait engendrer
00:25:05une confrontation directe avec son mari
00:25:07qu'elle accuse de violences.
00:25:09Le 1er novembre marque le début
00:25:12de la trêve hivernale instaurée depuis 1956.
00:25:16Cette trêve a pour but d'empêcher
00:25:17que des locataires se retrouvent à la rue
00:25:19en plein hiver.
00:25:21Du côté des locataires et des propriétaires,
00:25:23elle suscite beaucoup de questions.
00:25:25Loyer impayé, procédure d'expulsion,
00:25:28qu'est-ce qui change véritablement
00:25:29au 1er novembre ?
00:25:30On vous explique tout avec Félix Pérolas.
00:25:33Depuis le 1er novembre et jusqu'au 15 mars,
00:25:35la trêve hivernale est entrée en vigueur.
00:25:38Son objectif, protéger les locataires
00:25:41pour éviter leur expulsion
00:25:42pendant les mois les plus froids.
00:25:44Pendant cette période de près de 5 mois,
00:25:47l'expulsion effective du locataire
00:25:49est donc suspendue,
00:25:50mais les procédures judiciaires en cours
00:25:52se poursuivent
00:25:53et les propriétaires peuvent engager
00:25:55de nouvelles procédures.
00:25:56Dans les cas les plus graves,
00:25:58un juge peut toujours prononcer une expulsion,
00:26:01notamment pour les squatteurs
00:26:03et les familles dont le relogement est assuré.
00:26:05Un juge des familles
00:26:06peut également ordonner une expulsion
00:26:09en cas de violences intrafamiliales.
00:26:12Pendant la trêve hivernale,
00:26:13les obligations restent les mêmes.
00:26:15Le locataire doit continuer à payer son loyer
00:26:18et le propriétaire ne peut pas récupérer
00:26:21lui-même son logement.
00:26:22Enfreindre cette dernière règle
00:26:24est passible d'une peine pouvant aller
00:26:26jusqu'à 3 ans de prison
00:26:27et une amende de 30 000 euros.
00:26:30Après 8 mois passés
00:26:32à bord de la Station Spatiale Internationale,
00:26:34l'astronaute française
00:26:35a terminé son programme de remise en forme
00:26:38après ce retour sur Terre
00:26:39qui était assez éprouvant pour Sophie Adnaud.
00:26:41Elle a dû suivre un programme de réadaptation.
00:26:44Le principal enjeu était de retrouver
00:26:46tout son équilibre et sa coordination.
00:26:48Écoutez les explications de Sophie Adnaud.
00:26:50Le retour, vous l'avez tous perçu,
00:26:53quand je suis arrivée à Cologne,
00:26:55physiologiquement,
00:26:55était très très éprouvant.
00:26:57Mais dans la gamme de ce qui est attendu,
00:26:59les médecins savaient tous
00:27:01que ce qui m'arrivait,
00:27:01c'était normal.
00:27:02Mais c'est vrai que j'ai été
00:27:03dans le spectre un peu haut
00:27:04de l'expérience physiologique,
00:27:06on va dire.
00:27:07Mais depuis,
00:27:08la remise en forme se passe très bien.
00:27:11Donc avec des équipes de kiné,
00:27:14de coach sportif,
00:27:15pour m'aider à retrouver la forme.
00:27:17Et en fait,
00:27:19aujourd'hui,
00:27:19on peut dire quasiment
00:27:20que je suis dans la même forme qu'avant,
00:27:23si c'est mieux.
00:27:24Voilà, Sophie Adnaud,
00:27:25de retour sur Terre.
00:27:26En même temps que félicité,
00:27:27Kine de Kine.
00:27:28Merci beaucoup.
00:27:28Et à tout à l'heure,
00:27:2916h,
00:27:29pour d'autres informations.
00:27:31Nous sommes à table avec
00:27:32Jean-Baptiste Noyac,
00:27:33confondateur des écoles
00:27:34Excellence Ruralité.
00:27:35Nous a rejoint le général
00:27:36Richard Caminade.
00:27:38Bonjour.
00:27:38Ancien général de gendarmerie,
00:27:40spécialiste du maintien de l'ordre.
00:27:41Il va y en être question
00:27:41dans un instant.
00:27:42Éric Couvra est là.
00:27:43Bonjour.
00:27:44Bonjour.
00:27:44Vous êtes secrétaire départemental
00:27:46adjoint à Unité
00:27:46en Seine-Saint-Denis.
00:27:48Yvan Riouffol,
00:27:50Joachim Lefloquimade,
00:27:50Élodie Huchard également.
00:27:52Écoutez ce que disait,
00:27:53puisqu'on voulait clore
00:27:54ce chapitre sur les lycées.
00:27:55Encore une fois,
00:27:57la statistique parle d'elle-même.
00:27:59Aujourd'hui, 1%,
00:28:001% des lycées est bloqué.
00:28:0241 lycées sur l'ensemble de la France.
00:28:05Écoutez ce que disait ce matin
00:28:07Philippe Baptiste.
00:28:10On a beaucoup d'étudiants
00:28:11qui arrivent en première année de licence.
00:28:12Ils ont eu 4 semaines de cours.
00:28:14Tout s'est arrêté.
00:28:15Et en fait, derrière,
00:28:16on va avoir des décrocheurs
00:28:17qui vont être en grande difficulté.
00:28:19Donc moi, j'appelle vraiment
00:28:20à ce que tout le monde reprenne.
00:28:22Ça ne veut pas dire
00:28:22que la contestation,
00:28:23elle doit mécaniquement s'arrêter.
00:28:25Le dialogue, il est ouvert.
00:28:26On continue à discuter
00:28:27avec les organisations étudiantes.
00:28:29Et donc, ça veut dire,
00:28:30moi, je n'appelle pas,
00:28:31je ne demande pas
00:28:32à ce que tout le monde
00:28:32rentre dans le rang, etc.
00:28:33Tout ça, je dis juste simplement
00:28:34arrêter le blocage
00:28:35parce que le blocage, en fait,
00:28:37il nuit aussi directement aux étudiants.
00:28:39On peut continuer à discuter.
00:28:40Vous avez le droit
00:28:41de ne pas être d'accord.
00:28:41Vous avez le droit
00:28:42de ne pas être d'accord.
00:28:43Mais par contre,
00:28:44il faut que les universités,
00:28:45il faut que les lycées
00:28:46rouvrent et que ça se fonctionne
00:28:47normalement.
00:28:49Et le Dichard,
00:28:49qu'est-ce qu'il y a de plus choquant ?
00:28:50C'est la phrase où il dit
00:28:51je ne demande pas
00:28:52à ce que tout le monde
00:28:52rentre dans le rang.
00:28:53Alors, il dit si quand même un peu, non ?
00:28:55Oui, c'est-à-dire qu'en fait,
00:28:56logiquement,
00:28:57une toute petite poignée
00:28:58de lycéens
00:28:59qui se jugent représentatifs
00:29:01ne devraient pas pouvoir faire
00:29:02plier à ce point-là
00:29:03le gouvernement,
00:29:04comme on le disait
00:29:05avant la pause.
00:29:06Ces lycéens,
00:29:07et je parle bien des lycéens
00:29:07qu'on voit sur certains plateaux
00:29:09et qui communiquent,
00:29:11je ne parle pas du tout,
00:29:11des lycéens
00:29:12qui ont sans doute
00:29:13des revendications plus honnêtes.
00:29:14Vous pourriez leur donner
00:29:15des milliards et des milliards
00:29:16pour le bâti.
00:29:17Vous pourriez annuler
00:29:18toute sélection.
00:29:19En fait, ça ne suffit pas.
00:29:20Comme vous le disiez,
00:29:21ce sont des militants
00:29:22et donc qui veulent faire
00:29:23du militantisme.
00:29:24Ils veulent utiliser cette cause.
00:29:25Donc, à un moment donné,
00:29:27avoir entendu
00:29:27certaines revendications
00:29:28sans doute légitimes
00:29:29sur, par exemple,
00:29:30le bâti scolaire,
00:29:32sur le non-remplacement
00:29:32de certains professeurs.
00:29:34Ça, ça peut être
00:29:34une bonne chose.
00:29:35Maintenant, il y a un moment donné
00:29:36où il faut savoir
00:29:36arrêter aussi la crise.
00:29:38C'est vrai pour les bloqueurs.
00:29:40C'est aussi vrai
00:29:41du côté du gouvernement
00:29:42qu'il y a un moment
00:29:42pour être en droit de dire
00:29:44on vous a répondu
00:29:45donc maintenant, on rentre.
00:29:46Joue la montre.
00:29:47C'est ce qu'il nous a prouvé,
00:29:49montré
00:29:50sur les différents gouvernements
00:29:52d'Emmanuel Macron.
00:29:54Souvent, on essaye
00:29:55une sorte d'érosion.
00:29:57Oui, il compte sur l'érosion
00:29:58qui, pour le coup,
00:29:59aujourd'hui,
00:30:00on la constate.
00:30:01Une fois de plus,
00:30:01c'est demain,
00:30:02l'appel au blocage.
00:30:03On verra ce qui se passe
00:30:04véritablement demain
00:30:04parce que pendant ce temps-là,
00:30:06on rappelle aussi accessoirement
00:30:07que le montant financier
00:30:09des dégâts
00:30:09pour les lycées
00:30:10augmente sans cesse
00:30:11et il peut y avoir
00:30:12l'option où, finalement,
00:30:13le prêt pour les régions
00:30:14pour améliorer
00:30:15le bâti scolaire
00:30:16va surtout, en fait,
00:30:17servir à réparer les dégâts.
00:30:18Donc, in fine,
00:30:19ça sera vraiment
00:30:19un coup d'épée dans l'eau.
00:30:20Allez, une dernière réaction
00:30:22de Jean-Baptiste Nouillac
00:30:23sur ce sujet
00:30:23et puis après,
00:30:25j'allais dire,
00:30:25on verra demain
00:30:25parce qu'effectivement,
00:30:26je pense qu'on en reparlera demain.
00:30:28Non, non, mais j'allais dire,
00:30:29enfin, enfin,
00:30:30le ministre,
00:30:31et encore très timidement,
00:30:33demande à ce que
00:30:33les blocages cessent.
00:30:35Mais non, il a dit
00:30:35qu'il ne voulait pas
00:30:36que les gens rentraient
00:30:37Il ne veut pas avoir l'air
00:30:38de demander à tout le monde
00:30:39de rentrer dans le rang
00:30:39mais il dit qu'il faut
00:30:40que ça se termine.
00:30:41Mais ce qui est très étonnant,
00:30:42en fait, c'est que moi,
00:30:43sur quoi j'ai envie d'entendre
00:30:44le ministre de l'Enseignement supérieur,
00:30:46c'est comment se fait-il
00:30:47qu'aujourd'hui,
00:30:48sur 380 000 élèves
00:30:49qui passent le bac général,
00:30:51vous en ayez 190 000
00:30:52qui échoueront au mieux
00:30:55en première année de licence.
00:30:56Quelle est la réponse
00:30:57qu'on peut collectivement
00:30:58donner à ça ?
00:30:58Et tout le reste,
00:30:59c'est du vent, si vous voulez.
00:31:00Donc, il y a d'énormes chantiers
00:31:02qui vont attendre
00:31:03le prochain ministre
00:31:03de l'Éducation nationale.
00:31:04Malheureusement, bien sûr,
00:31:06que ce gouvernement
00:31:06n'a pas ni la légitimité
00:31:08ni la marge de manœuvre politique
00:31:09pour le faire.
00:31:10Mais ce sujet n'est pas clos,
00:31:12loin s'en fout.
00:31:13Merci beaucoup, Jean-Baptiste.
00:31:14Merci de vous avoir accompagné,
00:31:15justement.
00:31:15Et on reparlera, bien sûr,
00:31:16des blocages des lycées demain.
00:31:18Ce que je voudrais aborder aujourd'hui,
00:31:19ce concerne directement
00:31:21notre profession.
00:31:23Personnellement,
00:31:23en tant que punching ball
00:31:25dans les interviews politiques,
00:31:27c'est au sens figuré.
00:31:28C'est-à-dire qu'effectivement,
00:31:30Elodie le sait,
00:31:31nous, journalistes politiques,
00:31:32on a l'habitude,
00:31:32et vous en avez fait les frais
00:31:33encore dernièrement
00:31:34à l'Assemblée nationale,
00:31:35on a l'habitude de joutes.
00:31:37Mais ce sont des joutes verbales.
00:31:38Simplement, là,
00:31:39maintenant, ce qui se passe,
00:31:39c'est qu'on tape les journalistes.
00:31:40Et nos reporters,
00:31:41les reporters de CNews,
00:31:42mais aussi des autres chaînes d'info,
00:31:44vont dans les manifestations,
00:31:45dans les blocages.
00:31:46Ils y vont casquer.
00:31:47Ils y vont avec des forces de sécurité.
00:31:50Comment dirais-je ?
00:31:51L'agent de sécurité
00:31:51de Régine Delfour,
00:31:53qui a témoigné ce week-end
00:31:54et encore dans Police Justice 24h,
00:31:56juste avant cette émission,
00:31:58cet agent de sécurité
00:31:59a dû être hospitalisé.
00:32:01Voilà où on en est.
00:32:02Et donc, comme je vous le disais,
00:32:03ça ne concerne pas
00:32:04que les équipes de CNews.
00:32:07Regardez cette séquence.
00:32:08Il s'agit de nos confrères d'LCI.
00:32:09Et c'était ce samedi à Marseille.
00:32:11Il s'agit d'un coup de problème.
00:32:56Les faits se déroulent ce samedi à Paris
00:32:58Alors qu'elles couvrent les manifestations
00:33:00Une équipe de CNews est violemment prise à partie
00:33:03C'est un truc de fou, ils sont en train de nous pousser là
00:33:07Nos journalistes essuient des jets de pierre
00:33:09L'agent de sécurité qui les accompagne est violemment attaqué
00:33:12Notre reporter Régine Delfour raconte une scène particulièrement violente
00:33:16Mon agent de sécurité, on se regarde, me dit
00:33:20Essaye de te mettre contre le mur
00:33:22Et à ce moment-là il y en a à peu près une vingtaine qui viennent lui tomber dessus
00:33:25Ils avaient des barres de fer, je me dis ça y est il est mort
00:33:27Il a un traumatisme crânien, il a des blessures aussi à la jambe
00:33:30Parce qu'ils se sont acharnés, ils se sont tabassés
00:33:32Et il m'a sauvé la vie
00:33:33Des agissements lors des manifestations qui touchent de plus en plus de médias
00:33:37Face à ces faits, les représentants de la profession montent au créneau
00:33:41Plusieurs d'entre eux ont publié des communiqués
00:33:42La commission de la carte d'identité des journalistes professionnels a aussi réagi
00:33:47La CCIJP s'inquiète de voir les journalistes professionnels régulièrement empêchés
00:33:52D'effectuer leur travail dans les meetings
00:33:54Comme lors de la couverture de mouvements sociaux
00:33:56Stigmatisés verbalement, voire mis physiquement en danger dans l'exercice de leur métier
00:34:01Côté politique, en revanche, les réactions restent peu nombreuses
00:34:04Certains reprochent au gouvernement et à l'ensemble des élus
00:34:07De ne pas assez évoquer cette problématique
00:34:09Interrogée à ce sujet le 22 octobre dernier, la ministre de la Culture s'était tout de même exprimée
00:34:14J'ai apporté tout mon soutien aux journalistes qui exercent leur métier d'informer
00:34:20Lorsqu'ils en sont empêchés
00:34:22Aucun journaliste ne devrait avoir à craindre pour sa sécurité dans l'exercice de son métier
00:34:28Dans ce contexte de violence, les représentants de la profession appellent les autorités à garantir la liberté d'informer
00:34:36C'est bien d'entendre Mme Péga, parce qu'on n'entend pas souvent
00:34:38Et là, elle vient quand même à notre secours
00:34:41Je ne sais pas ce que ça va donner
00:34:42En tout cas, en attendant, les équipes de CNews comme les équipes des autres chaînes de télévision sont sur le
00:34:48qui-vive
00:34:48Oui, depuis le 22 octobre, il s'est aussi passé beaucoup de choses
00:34:51Et on ne l'a pas entendu de nouveau
00:34:53Il faut comprendre que toutes les rédactions, et depuis des années
00:34:55Quand on se rend en manifestation, on a des agents avec nous de sécurité
00:35:00Les manifestants, a priori, peuvent aller manifester sans agent
00:35:03Si on doit avoir des agents avec nous, c'est bien qu'il y a un risque pour les journalistes
00:35:07Et effectivement, la classe politique est sans doute trop silencieuse
00:35:10Parce que, comme on sait à trier des journalistes pour des conférences de presse
00:35:14Que des lycéens trient également des journalistes
00:35:17Qu'on attaque physiquement les journalistes
00:35:18Pour le coup, c'est une vraie atteinte à la liberté d'informer
00:35:22On ne peut pas tolérer ça
00:35:23Et on voit bien que la classe politique, elle fait des réactions assez vastes, assez lapidaires
00:35:28Mais qu'il y a presque, comme s'il ne sentait pas en réalité
00:35:32Le tournant qui est en train de s'opérer
00:35:34Les manifestations, cela fait un moment que les journalistes sont des cibles
00:35:38Ça devient vrai parfois dans des meetings
00:35:40Ça devient vrai dans des enceintes qui ne devraient pas être un lieu de débat
00:35:43Entre des politiques et des journalistes
00:35:45On fait notre métier, ils font le leur
00:35:46Et ce glissement, je ne suis pas sûre que la classe politique
00:35:49Le voit vraiment ou s'y intéresse vraiment en réalité
00:35:52Oui, mais il me semble qu'on ne peut pas juste l'essentialiser en disant
00:35:54La classe politique, et que la question est aussi de savoir
00:35:57Qui dans la classe politique en particulier met des cibles sur les têtes
00:36:01Et fait que celui qui ne pense pas comme soi
00:36:03N'est plus juste un adversaire politique à combattre
00:36:05Mais un ennemi à éradiquer de l'humanité
00:36:08Et si on fait un peu l'historique des dernières années
00:36:11On se rend compte que par exemple
00:36:12Des gens, notamment la France Insoumise
00:36:14Ont eu un discours extrêmement problématique
00:36:16Sur la question de la liberté d'informer
00:36:18Je pense à Jean-Luc Mélenchon, notamment en 2018
00:36:20Lorsqu'il disait que la haine des médias et de ceux qui les animaient
00:36:23Était juste et saine
00:36:24Donc je pense qu'on aurait dû réagir beaucoup plus tôt
00:36:26Jean-Luc Mélenchon qui d'ailleurs, d'une autre manière
00:36:29Là en l'occurrence c'est verbal
00:36:31Dit qu'il ne viendra pas aux 20h de TF1
00:36:34Qui devait être prévu ce soir
00:36:35Tout simplement parce qu'il a entendu
00:36:38Il y a une responsabilité majeure d'une partie de la classe politique
00:36:42Mais il y a aussi, j'en finirai là-dessus
00:36:43Une responsabilité d'une large partie des journalistes eux-mêmes
00:36:47Puisque la violence à laquelle on fait face aujourd'hui
00:36:49Elle est de plus en plus désinhibée
00:36:50Elle est de plus en plus extensible
00:36:52Par exemple, lorsqu'une centaine d'individus
00:36:54Cagoulé est venu devant CNews le 17 octobre au matin
00:36:58J'aurais trouvé légitime qu'il y ait un peu plus de réaction de la part des confrères
00:37:03Je constate que quasiment personne n'a réagi
00:37:05Et il me semble que c'est non seulement lâche
00:37:08Mais que c'est en plus contre-productif
00:37:10Puisque vous voyez qu'un certain nombre de gens qui se croient à l'abri aujourd'hui
00:37:12Ils seront les cibles demain
00:37:14Je cite mes confrères d'LCI
00:37:15On n'a pas l'application des principes à géométrie
00:37:17De BFM l'autre jour également
00:37:20Qui avait été pris à partie
00:37:22Et effectivement, on aimerait bien entendre nos confrères un peu plus souvent
00:37:25En général, Camilat, c'est nouveau ça ?
00:37:27C'est de s'en prendre aux journalistes ?
00:37:30Non, non, c'est pas nouveau
00:37:31Hélas, comme l'a évoqué votre consoeur tout à l'heure
00:37:34C'est pas nouveau
00:37:36Maintenant, c'est pratiquement dans tous les conflits
00:37:39Les conflits armés, bien entendu
00:37:41Mais là, c'est un autre niveau
00:37:42Mais dans tous les conflits sociaux
00:37:44Les journalistes sont parfois
00:37:45Un minimum menacés
00:37:47Un minimum écartés
00:37:48Et ça peut aller jusqu'à l'agression physique
00:37:52Si bien que
00:37:53Nous, force de l'ordre
00:37:55Nous sommes de plus en plus sensibilisés à cela
00:37:57Et depuis la mise en place du dernier SNMO
00:38:00Dans les années 2020
00:38:02On nous demande d'être vigilants
00:38:05Particulièrement vigilants
00:38:06Sur les conditions
00:38:08Dans lesquelles les journalistes peuvent exercer leur travail
00:38:10Et notamment s'ils sont agressés
00:38:13Et on doit intervenir pour les protéger
00:38:15Les recueillir dans notre dispositif
00:38:18Pour éviter que leur intégrité physique soit atteinte
00:38:22Donc, c'est pas nouveau encore une fois
00:38:25Mais pour autant
00:38:26Il faut pas s'en contacter
00:38:27Il y a la désinhibition aujourd'hui
00:38:29Effectivement, aujourd'hui
00:38:30Le journaliste est considéré
00:38:32Par une certaine frange des meutiers
00:38:33Comme un adversaire
00:38:35Voire un ennemi
00:38:37Voire un ennemi
00:38:38On est très très loin de la liberté d'information
00:38:39On est loin de la liberté d'information
00:38:42On l'a bien vu dans le reportage que vous avez fait
00:38:46L'agent qui protégeait votre consoeur de LCI
00:38:50A été attaqué à coup de barre de fer
00:38:52C'était la consoeur de CNews
00:38:53C'est notre collègue Régine Delfour
00:38:55Qui a encore témoigné
00:38:56Mais quoi qu'il en soit
00:38:58Les faits sont avérés
00:39:00Et ce depuis longtemps
00:39:01Et il faut qu'il y ait
00:39:02Certainement au niveau politique une réaction
00:39:04Mais là, il ne m'appartient pas d'en décider
00:39:06Mais au niveau force de l'ordre
00:39:08Nous sommes vraiment, vraiment sensibilisés à ça
00:39:10Et ce que nous demandons
00:39:11Mais c'est difficile de respecter ces consignes-là
00:39:14Ce que nous demandons
00:39:15C'est que les journalistes
00:39:16Surtout ceux qui se sentent un petit peu agressés
00:39:20Ou qui se sentent en danger, en difficulté
00:39:22Se rapprochent des forces de l'ordre
00:39:24Pour pouvoir être recueillis
00:39:26Et mis en sécurité le cas échéant
00:39:27Alors écoutons justement la classe politique
00:39:30Jérôme Guedj était l'invité de CNews et d'Europe 1 ce matin
00:39:32Écoutez ce qu'il en pense justement
00:39:34De ces agressions de journalistes
00:39:35Il n'y a aucune violence légitime
00:39:37Et c'est une des lignes de partage
00:39:39Qui existe à l'intérieur de la gauche
00:39:40Moi, jamais je ne justifierais
00:39:42Quelques violences que ce soit
00:39:44Parce que ma conception du débat politique
00:39:46Ça doit être la dispute apaisée
00:39:47Mais, je le dis aussi
00:39:51De part et d'autre
00:39:52Il y a des mots qui arment
00:39:54Voilà
00:39:54Quand on dit la police tue
00:39:56Pardon de le dire
00:39:57Ça légitime
00:39:58D'ailleurs je ne m'excuse pas de le dire
00:40:00Ça légitime les violences
00:40:01Qui peuvent être contre les policiers
00:40:03Et quand sur vos plateaux
00:40:04Et quand sur des plateaux
00:40:05Matin, midi et soir
00:40:06On dit comme des habitants de banlieue
00:40:08Que c'est de la racaille
00:40:10Que c'est de l'immigration
00:40:12Insupportable, etc.
00:40:13Eh bien
00:40:15Sur certaines personnes
00:40:16Ça peut justifier des passages à l'acte
00:40:17Donc chacun
00:40:18Doit avoir un enjeu de responsabilité
00:40:21Et voyez bien
00:40:21Quand je dis chacun
00:40:22J'adresse ça à l'ensemble de la société
00:40:24Aux responsables politiques que je suis
00:40:26A ceux que je combats
00:40:27Notamment à la France insoumise
00:40:29Mais aussi à vous
00:40:30Sur vos plateaux de télé
00:40:30Avec vos éditorialistes
00:40:31Si on aime ce pays
00:40:33Et je parle de toutes les chaînes de télévision
00:40:36Alors puisqu'il parle
00:40:37Jérôme Gage de la France insoumise
00:40:39Écoutons ce que dit la France insoumise
00:40:41Justement sur les médias
00:40:42Manon Aubry
00:40:45BFM TV
00:40:45Le soir du 17 octobre
00:40:47Invite à une heure de grande écoute
00:40:48Eric Zemmour
00:40:49Qui est un multi condamné
00:40:51Pour incitation à la haine raciale
00:40:53Oui c'est dangereux
00:40:54Et oui je pense que BFM TV
00:40:55A une responsabilité
00:40:56Ce n'est pas les seuls
00:40:57A l'avoir invité
00:40:58Quelqu'un qui a été condamné
00:41:00Qui a purgé sa peine
00:41:01Pour le coup
00:41:01Doit ne pas être invité
00:41:04Quelqu'un qui est condamné
00:41:05Pour incitation à la haine raciale
00:41:07Donc Eric Zemmour selon vous
00:41:08Ne doit plus être invité dans les médias
00:41:10Je pense que les médias
00:41:11Doivent penser à deux fois
00:41:12Notre société
00:41:13Claire Caudrey hier
00:41:14Fait le jeu du racisme
00:41:15En l'occurrence
00:41:16Sans rétablir les faits
00:41:18Et la réalité sur le sujet
00:41:20La réponse est oui
00:41:20Et je le regrette
00:41:22Voilà donc
00:41:23Quand même deux poids deux mesures
00:41:25Avec d'un côté
00:41:26Madame Aubry
00:41:27Qui fait de la sélection
00:41:28En disant lui oui
00:41:29Louis non
00:41:30Et d'ailleurs
00:41:31Monsieur Mélenchon
00:41:31D'une certaine manière
00:41:32Qui lui aussi d'ailleurs
00:41:33A été condamné
00:41:34Notamment pour l'insurrection
00:41:36Quand il disait
00:41:37La République c'est moi
00:41:38La perquisition en 2018
00:41:41Donc là aussi
00:41:41Il y a eu une condamnation
00:41:42Donc là ça veut dire quoi
00:41:43On peut pas inviter
00:41:44Monsieur Mélenchon
00:41:44On peut quand même poser la question
00:41:46C'est pas le seul concerné d'ailleurs
00:41:47Donc d'un côté
00:41:48On fait de la ségrégation
00:41:49Et de l'autre côté
00:41:50Bah voilà
00:41:50A chacun de faire
00:41:51La part des choses
00:41:52Dit Jérôme Gage
00:41:53Et surtout
00:41:54A LFI
00:41:55D'arrêter de
00:41:56De scander à chaque fois
00:41:57Et de faire cette ségrégation
00:41:59Dont maintenant
00:41:59Aubry parle
00:42:00Plus généralement
00:42:02Les médias sont sommés
00:42:03Par la France insoumise
00:42:04Notamment
00:42:05De fermer les yeux
00:42:06De se taire
00:42:06Sur les
00:42:07Les événements
00:42:09Les plus dérangeants
00:42:10Qui viendraient ébranler
00:42:11Cette fiction
00:42:12D'une France apaisée
00:42:13D'un vivre ensemble
00:42:14Donc ça c'est une affaire entendue
00:42:15Mais pour revenir
00:42:16A ce que vous disiez
00:42:17Monsieur
00:42:18Sur le fait que
00:42:19C'était général
00:42:20C'était une habitude
00:42:21Dans le fond
00:42:22Que d'agresser les journalistes
00:42:23Je suis un vieux journaliste
00:42:24Maintenant
00:42:25J'ai participé
00:42:26A d'innombrables manifestations
00:42:27Je n'ai jamais vu
00:42:28Ce degré d'intolérance
00:42:29Et de violence
00:42:29Et de désinhibition
00:42:30Qui a lieu aujourd'hui
00:42:32Et aujourd'hui
00:42:32Il faut
00:42:33Un journaliste
00:42:34Qui suit ces genres
00:42:35De manifestations
00:42:35D'abord il se casse
00:42:36Qu'il est comme
00:42:37Un reporter de guerre
00:42:38Dans le fond
00:42:38Et Régine Delfour
00:42:40Et ce sarnache maintenant
00:42:41Comme elle pourrait sarnacher
00:42:43Quand elle est face à Gaza
00:42:44Notamment
00:42:45Elle est exactement
00:42:47Comme si elle était
00:42:48En théâtre d'opération
00:42:49Il faut prendre conscience
00:42:51De cette extrême violence
00:42:53Qui s'est désinhibée
00:42:54Pour reprendre votre mot
00:42:55Contre les médias
00:42:56Mais j'accuse
00:42:57Et je reviens
00:42:57Sur votre réflexion
00:42:59Que j'approuve
00:43:00J'accuse les médias eux-mêmes
00:43:02D'avoir longtemps
00:43:03Fermé les yeux
00:43:04Sur effectivement
00:43:05Cette intolérance
00:43:06Qui avait été portée
00:43:07Contre ceux
00:43:07Les quelques-uns
00:43:08Que nous étions
00:43:09A décrire
00:43:11Les réalités
00:43:11Qui dérangeaient
00:43:12En fonction de médias
00:43:14Qui également
00:43:15Eux-mêmes
00:43:15Poussaient à l'alalie
00:43:17En désignant
00:43:18Ceux qui étaient
00:43:19Les plus incommodants
00:43:20Et on se rend compte
00:43:22Aujourd'hui
00:43:22Que ce manque
00:43:23De solidarité
00:43:24Se retourne
00:43:25Contre ces médias
00:43:26Eux-mêmes
00:43:26Qui deviennent
00:43:27Et également
00:43:29Intolérable
00:43:29En tout cas
00:43:30Aux yeux
00:43:30De tous ces intolérants
00:43:33On voit très bien
00:43:34Le glissement
00:43:35En plus
00:43:35Que fait la France
00:43:36Insoumise
00:43:36Au début
00:43:37Ils accusaient
00:43:38En permanence
00:43:39Ce qu'ils appellent
00:43:40L'extrême droite
00:43:40D'être responsable
00:43:41De la montée
00:43:42Du racisme
00:43:42Donc si on prend
00:43:43Rien que le drame
00:43:44De Trapp
00:43:45D'abord
00:43:45Ils ont visé
00:43:46Éric Zemmour
00:43:47Et Marine Le Pen
00:43:47Comme responsables
00:43:48Ensuite
00:43:49Ils ont aussi
00:43:50Ajouté à cela
00:43:51Bruno Retailleau
00:43:51Ensuite
00:43:52Ils ont ajouté à cela
00:43:53Aurore Berger
00:43:54Et maintenant
00:43:55Ils ajoutent à cela
00:43:56Anne-Claire Coudray
00:43:56Apolline de Malerme
00:43:57Ou d'autres journalistes
00:43:59Qui sont visés
00:43:59Par la France Insoumise
00:44:01Pardon
00:44:01Ce qu'a dit hier
00:44:03Edouard Philippe
00:44:03Et ce qui énerve
00:44:04Beaucoup Jean-Luc Mélenchon
00:44:05C'est qu'Edouard Philippe
00:44:06Qui est un candidat
00:44:06À l'élection présidentielle
00:44:08Qui vient de la droite
00:44:08Il a évoqué
00:44:10L'immigration
00:44:11En mettant
00:44:12Beaucoup
00:44:12De sensibilité
00:44:14À ce qu'il disait
00:44:14Sans faire de généralité
00:44:16Et le simple mot
00:44:16En fait
00:44:17D'immigration
00:44:18Dans une interview
00:44:19Au JT
00:44:19Vaut
00:44:20qu'Anne-Claire Coudray
00:44:21Qui est journaliste
00:44:22Et qui est là
00:44:22Une fois de plus
00:44:23Non pas pour débattre
00:44:24Avec Edouard Philippe
00:44:25Mais pour lui poser des questions
00:44:26En fait
00:44:27On lui met une scie dans le dos
00:44:28Et on le fait à tout le monde
00:44:29Donc on voit en plus
00:44:29Le glissement de la France Insoumise
00:44:31Maintenant c'est simple
00:44:32Vous êtes avec eux
00:44:33Ou vous êtes raciste
00:44:34Fasciste
00:44:35C'est tout ce qui s'ensuit
00:44:35Dans un instant
00:44:36Sur CNews
00:44:37Et dans l'info de Villeneau
00:44:3779% des Français
00:44:39Pensent que les commerçants
00:44:40Doivent avoir le droit
00:44:41À l'autodéfense
00:44:42Face au PR
00:44:43On en parle
00:44:44Dans l'info de Villeneau
00:44:45A tout de suite
00:44:48Suite de l'info de Villeneau
00:44:49Dans un instant
00:44:50On parle de l'autodéfense
00:44:52Puisque Guillaume Casbarian
00:44:53Hier sur CNews
00:44:55Et sur Europe 1
00:44:56Voudrait qu'effectivement
00:44:57On ait plus de droits de défense
00:44:59On en parle après
00:45:00Les dernières informations
00:45:01Félicité Kine de Kine
00:45:02Merci Pierre
00:45:02Bonjour à tous
00:45:03Les organisations lycéennes
00:45:05Et étudiantes
00:45:06Ont promis une journée noire
00:45:07Demain et jeudi
00:45:09En réaction
00:45:10Le Premier ministre
00:45:10S'est dit prêt à recevoir
00:45:12De nouveau
00:45:12Les représentants à Matignon
00:45:13La semaine prochaine
00:45:14Sébastien Lecornu
00:45:16Qui s'est engagé
00:45:16A faire le point
00:45:17Sur les engagements pris
00:45:18Les difficultés à lever
00:45:19Pour les mettre en oeuvre
00:45:20Et les décisions suivantes
00:45:22A Nice
00:45:23Une femme de 36 ans
00:45:24A été interpellée
00:45:25Placée en garde à vue
00:45:26Ce matin
00:45:26Après avoir agressé
00:45:27La directrice
00:45:28Et une institutrice
00:45:29D'une école maternelle
00:45:30Le maire de Nice
00:45:31Eric Ciotti
00:45:32Et le recteur de l'académie
00:45:33Se sont rendus sur place
00:45:34Ils ont condamné
00:45:36Et dénoncé
00:45:36Une agression
00:45:37D'une violence inouïe
00:45:38Et particulièrement grave
00:45:39Et ont apporté
00:45:40Tout leur soutien
00:45:41A la communauté éducative
00:45:42Jacques Moretti
00:45:44Entendu à nouveau
00:45:45Depuis ce matin
00:45:45Dans le cadre de l'enquête
00:45:46Sur l'incendie mortel
00:45:48Qui avait fait 41 morts
00:45:49Et 115 blessés
00:45:50Dans son bar
00:45:50C'était le 31 décembre 2025
00:45:52A Cran-Montana
00:45:53Deuxième audition
00:45:54Du propriétaire
00:45:55Qui risque la prison à vie
00:45:56Si les magistrats
00:45:57Optent pour le chef
00:45:58D'accusation
00:45:58De meurtre par dole
00:45:59Jessica Moretti
00:46:01Elle manque à l'appel
00:46:02La justice
00:46:02A renoncé à l'entendre
00:46:04Vu son état psychologique fragile
00:46:05Et les risques
00:46:07Que pourrait engendrer
00:46:08Une confrontation directe
00:46:09Avec son mari
00:46:09Qu'elle accuse de violence
00:46:11En Ukraine
00:46:12Les attaques russes
00:46:13Reprennent dans la région
00:46:14De Kersone
00:46:15Après la trêve humanitaire
00:46:16Localisée
00:46:17Vers 8h ce matin
00:46:18Les occupants russes
00:46:19Ont attaqué une voiture
00:46:20Avec un drone
00:46:21Dans le quartier
00:46:21De Korabelny
00:46:23Deux personnes
00:46:24Ont été blessées
00:46:25Un drone russe
00:46:26A aussi attaqué
00:46:26Un établissement médical
00:46:28Dans le centre de Kersone
00:46:29Cette fois
00:46:29Sans faire de victime
00:46:31Deux jours
00:46:32Au lieu de sept
00:46:33Pour rouvrir
00:46:33Le détroit d'Ormuz
00:46:35C'est la promesse
00:46:35Faite par Téhéran
00:46:36Si et seulement
00:46:37Si Washington accède
00:46:38A ces demandes
00:46:39Le porte-parole
00:46:40De la diplomatie iranienne
00:46:41Va même plus loin
00:46:42Et assure que le régime
00:46:43Reviendra à la table
00:46:45Des négociations
00:46:45Pour trouver un accord
00:46:46De paix
00:46:46Le plus rapidement possible
00:46:48Merci beaucoup
00:46:49Merci beaucoup
00:46:49Félicité
00:46:49Nous sommes à table
00:46:51Avec le général
00:46:52Caminade
00:46:52Avec Eric Couvras
00:46:53Secrétaire départemental
00:46:54Adjoint Unité
00:46:55En Seine-Saint-Denis
00:46:56Alexandra Aurélisée
00:46:57Nous a rejoint
00:46:58Bonjour maître
00:46:59Et on va parler
00:47:00De l'autodéfense
00:47:01Avec également
00:47:02Joachim Lefloquimade
00:47:03Et avec
00:47:04Yvan-Henri Oufol
00:47:05Et le diouchard
00:47:06Nous rejoins dans un instant
00:47:07D'abord regardez ce sondage
00:47:08Les commerçants
00:47:10Doivent-ils avoir
00:47:11Le droit à l'autodéfense
00:47:12Face au pillard ?
00:47:14C'est ça que nous avons
00:47:15Produit juste avant le week-end
00:47:1679% répondent oui
00:47:1921% répondent non
00:47:20Les commerçants
00:47:21Doivent-ils avoir
00:47:22Le droit à l'autodéfense
00:47:23Face au pillard ?
00:47:23Question posée
00:47:25Selon la France Insoumise
00:47:26Et bien 68%
00:47:29Des militants
00:47:30Et des sympathisants
00:47:31De la France Insoumise
00:47:32Dissent oui aussi
00:47:33Voilà
00:47:347 militants
00:47:35Ou sympathisants
00:47:36De la France Insoumise
00:47:37Dissent oui
00:47:38Les commerçants
00:47:39Doivent-ils avoir
00:47:40Le droit à l'autodéfense
00:47:40Ils disent oui
00:47:42Écoutez
00:47:42Mon invité hier
00:47:43Au grand rendez-vous
00:47:45CNews
00:47:46Les Echos
00:47:47Et Europe 1
00:47:48Guillaume Casbaran
00:47:49Un ancien ministre
00:47:50Et député
00:47:50Ensemble pour la République
00:47:51Quand on lui pose la question
00:47:53De l'autodéfense
00:47:53Voilà ce qu'il répond
00:47:55Moi je pense
00:47:56Qu'à l'avenir
00:47:57Si on continue
00:47:57D'avoir une société violente
00:47:58Où la propriété privée
00:47:59N'est pas respectée
00:48:00Où les cases continuent
00:48:01Etc
00:48:01Je pense qu'il faut sécuriser
00:48:03Les français
00:48:03Que ce soit les commerçants
00:48:04Ou les particuliers
00:48:05Qui défendent leur propriété
00:48:07En leur permettant de le faire
00:48:09Comment ?
00:48:09Sous l'angle de la nécessité
00:48:10Mais comment ?
00:48:11Et en supprimant
00:48:12La partie proportionnalité
00:48:13C'est-à-dire de considérer
00:48:14Que seule la nécessité
00:48:16Vaut
00:48:16Et donc si vous êtes attaqué
00:48:18Vous avez la nécessité
00:48:19De riposter
00:48:20Et que tous les moyens sont bons
00:48:21Tous les moyens sont bons
00:48:22Ça veut dire
00:48:22Il faut un permis
00:48:23De port d'armes
00:48:23Pour les français ?
00:48:24C'est-à-dire que vous avez
00:48:25Si vous êtes agressé
00:48:26Vous avez la légitimité
00:48:27De riposter
00:48:28Quelle que soit la proportionnalité
00:48:29Vous ne m'avez pas répondu
00:48:30Guillaume Casbarien
00:48:30Vous le savez
00:48:31Est-ce qu'il faut un permis
00:48:32Port d'armes
00:48:33Pour les français ?
00:48:33Moi je pense que
00:48:34Sans arriver
00:48:35Il y a déjà un permis
00:48:36Port d'armes
00:48:36Aujourd'hui il est très restrictif
00:48:37Dans notre pays
00:48:39Et il y a un certain nombre
00:48:40D'arbres de défense
00:48:41Qui existent
00:48:41Mais qui sont parfois
00:48:42Un peu restrictifs
00:48:43Donc on peut regarder
00:48:43La liste des armes autorisées
00:48:44Mais vous avez la possibilité
00:48:45En tout cas on devrait
00:48:46S'interroger là-dessus
00:48:47Mais moi je pense
00:48:47Que ça ne doit pas être un tabou
00:48:49Voilà ce que dit
00:48:50Guillaume Casbarien
00:48:51Hier
00:48:51Effectivement
00:48:52C'est une information
00:48:53En tout cas une sortie
00:48:54Qui a fait pas mal de bruit
00:48:55Elodie Hucha
00:48:56Oui parce que
00:48:57Ce sont des mots
00:48:58Qu'on aurait pu entendre
00:49:00Dans la bouche
00:49:00Par exemple
00:49:01De la droite
00:49:02Et en fait
00:49:03Que ça arrive
00:49:03En Macronie
00:49:04C'est signe
00:49:05Premièrement
00:49:06De la défaillance totale
00:49:07De l'Etat
00:49:08Guillaume Casbarien
00:49:09Quand on en vient
00:49:10En fait à parler
00:49:10D'autodéfense
00:49:11Qui évidemment
00:49:12N'est pas souhaitable
00:49:13C'est qu'on admet
00:49:14Que l'Etat
00:49:14En fait ne protège plus
00:49:17Ces commerçants
00:49:18Donc il admet
00:49:18A la fois la faiblesse
00:49:20Ou la faillite de l'Etat
00:49:21Il admet aussi
00:49:21Le niveau de violence
00:49:23Qui fait qu'on en arrive
00:49:25A envisager cela
00:49:26Et sur le sondage
00:49:27Qu'on a vu
00:49:28Et d'ailleurs
00:49:28Sur le résultat
00:49:29Du côté de la France Insoumise
00:49:30C'est même presque pas étonnant
00:49:31Parce que la France Insoumise
00:49:32Qui théorise ce chaos
00:49:34Et qui de toute façon
00:49:35Veut désarmer les forces de l'ordre
00:49:37Se dit
00:49:37Passons dans un monde
00:49:38Où alors que l'Etat
00:49:39Est déjà en faillite
00:49:40On va désarmer les forces de l'ordre
00:49:41Et puis on va armer
00:49:42Les commerçants
00:49:43Et les Français
00:49:44Et puis chacun se débrouillera
00:49:45Comme il le peut
00:49:45Et finalement
00:49:46Ça arrive au chaos
00:49:47Alors Guillaume Casbarien
00:49:48Qui dans l'interview
00:49:49Qui a duré trois quarts d'heure
00:49:51Et notamment sur l'autodéfense
00:49:53On a bien tenu 15 ou 20 minutes
00:49:55Parle du code pénal
00:49:56Alexandra Avrilizine
00:49:58122-5
00:49:59122-6
00:50:00Ça c'est la légitime défense
00:50:02Oui
00:50:02Parce qu'il y a
00:50:03La définition de la légitime défense
00:50:06Ça c'est l'article 122-5
00:50:08Et le tiré 6
00:50:09C'est pour faire ce qui est
00:50:11Une présomption de légitime défense
00:50:13Alors la présomption de légitime défense
00:50:16C'est quand même très respectif
00:50:17Parce que
00:50:18Alors il faut un cadre limité
00:50:20C'est-à-dire que
00:50:21Déjà on soit
00:50:22Chez soi
00:50:23Donc ça veut dire
00:50:24Un lieu d'habitation
00:50:25Ou un commerce
00:50:26Alors ce qui exclut le commerce
00:50:28Ah ça exclut le commerce
00:50:28Ça exclut le commerce
00:50:29On dit
00:50:30Un lieu d'habitation
00:50:31De nuit
00:50:32Donc sans même
00:50:33Être dans la caricature
00:50:34Mais c'est vraiment le cas
00:50:35Du citoyen
00:50:36Qui est chez lui
00:50:37En train de dormir
00:50:39Et que quelqu'un pénètre
00:50:40Par effraction
00:50:41Chez lui
00:50:42En train de dormir
00:50:43C'est-à-dire que
00:50:44Si je ne dors pas la nuit
00:50:45Ça ne rentre pas en cause
00:50:46Non mais là
00:50:46Excusez-moi
00:50:47Le cambrioleur peut dire
00:50:48Attendez il ne dormait pas
00:50:49Mais c'est parce que
00:50:50Par rapport à une question
00:50:52De surprise
00:50:54Etc
00:50:54Ça sous-entend
00:50:55Que vous soyez pris
00:50:57Vraiment au dépourvu
00:50:58Et dans une réaction
00:51:00D'angoisse
00:51:01Et de stress
00:51:01Et que
00:51:03Instantanément
00:51:03Du fait de cette surprise
00:51:05Par exemple
00:51:06Du voleur
00:51:06Qui surgit dans votre chambre
00:51:07Si vous avez
00:51:09À ce moment-là
00:51:09Une arme à côté de vous
00:51:10Si de façon simultanée
00:51:12Voilà
00:51:13Vous lui tirez dessus
00:51:13Parce que
00:51:14Vous sortez de la torpeur
00:51:16De votre sommeil
00:51:17Etc
00:51:17Bon là
00:51:18On peut envisager
00:51:19Que vous soyez
00:51:20En présomption
00:51:21De légitime défense
00:51:21Si vous avez une arme
00:51:22Et si vous avez
00:51:22Un permis de port d'armes
00:51:23Parce que si vous n'avez
00:51:24Pas de permis de port d'armes
00:51:25On va dire
00:51:25Mais qu'est-ce que vous faisiez
00:51:25Avec une arme avec vous
00:51:26Là c'est différent
00:51:27Effectivement
00:51:28Parce que là
00:51:29Il n'y a pas de
00:51:31Là on va pouvoir
00:51:32Vous reprocher
00:51:33La légitime défense
00:51:34Peut tenir
00:51:35Attention
00:51:35Par contre
00:51:36On va reprocher
00:51:37Par exemple
00:51:38La détention
00:51:38D'armes
00:51:40De façon illicite
00:51:41Et puis il y a armes
00:51:43Et armes
00:51:43Il y a les armes létales
00:51:45Et il y a toutes les armes
00:51:46De catégorie D
00:51:47Que l'on peut détenir
00:51:49Chez soi
00:51:50Mais avec une interdiction
00:51:52C'est quoi le catégorie D ?
00:51:53D'aller sur
00:51:54Par exemple
00:51:54Le gammes lacrimaux
00:51:56Les pistolets
00:51:57Habits
00:51:58Les petits tasers
00:51:59Des matraques
00:52:01Télescopiques
00:52:02Voilà
00:52:02Ce sont des armes
00:52:03De catégorie D
00:52:04J'aimerais entendre quand même
00:52:05La police
00:52:05Eric Couvrat
00:52:06Parce que
00:52:07Je me souviens effectivement
00:52:09Que le préfet de police
00:52:11De Paris
00:52:12Patrice Faure
00:52:12Allait créer la polémique
00:52:14Parce qu'il avait dit
00:52:15Aux commerçants
00:52:15Bon ben
00:52:15Nous on est là
00:52:17A la police
00:52:17Pour vous protéger
00:52:19Mais
00:52:21Si jamais
00:52:21Vous en avez les moyens
00:52:22Vous pouvez prendre
00:52:24Comment dirais-je
00:52:25De la sécurité privée
00:52:27Bon là
00:52:27En l'occurrence
00:52:28Vous avez un
00:52:29Ancien ministre du logement
00:52:30Et de la fonction publique
00:52:31Et qui est aujourd'hui
00:52:32Député
00:52:33Qui vous dit
00:52:33L'autodéfense
00:52:34Il faut quand même
00:52:36Réfléchir dessus
00:52:36Quel est votre avis ?
00:52:37Alors c'est bien déjà
00:52:38Qu'on puisse différencier
00:52:39Autodéfense
00:52:40Et légitime défense
00:52:40C'est deux choses différentes
00:52:42Surtout
00:52:42Là on parle des pillages
00:52:44La sécurité des biens
00:52:46C'est bien encadré
00:52:47C'est bien spécifié
00:52:49Donc c'est
00:52:49C'est assez particulier
00:52:50Alors
00:52:51Je comprends
00:52:52Certains qui veulent
00:52:54S'armer
00:52:55Ou se sécuriser
00:52:56Il n'y a pas de soucis
00:52:56Après nous
00:52:57En tant que policiers
00:52:58Notre responsabilité
00:52:59C'est d'assurer une sécurité
00:53:00Donc moi
00:53:02J'espère plus
00:53:03Qu'on nous donne
00:53:03Justement des moyens
00:53:04Pour récupérer des situations
00:53:06Quand elles deviennent
00:53:07Incontrôlables
00:53:07Et qu'on puisse sécuriser
00:53:09Les commerçants
00:53:10Surtout dans des cas comme ça
00:53:11Monsieur Caminade
00:53:13Oui moi je voudrais
00:53:14Simplement ajouter
00:53:15Non pas pour compléter
00:53:17Ce qu'a évoqué
00:53:17Maître
00:53:18Et ce qu'a évoqué
00:53:20Mon camarade
00:53:21Mon collègue
00:53:22De la police nationale
00:53:23Mais il faut distinguer
00:53:25Un autre concept
00:53:27C'est l'autoprotection
00:53:28C'est encore autre chose
00:53:30C'est encore autre chose
00:53:31La légitime défense
00:53:32L'autodéfense
00:53:33Et l'autoprotection
00:53:34Exactement
00:53:35La légitime défense
00:53:36C'est le cadre légal
00:53:37Ce qu'a évoqué
00:53:37Fort justement
00:53:38Et fort à propos
00:53:39Maître
00:53:41Ensuite
00:53:42Il y a
00:53:43L'autodéfense
00:53:44Qui a été évoqué
00:53:45Lors de l'entretien
00:53:47De ministres
00:53:47Et députés
00:53:49Actuels
00:53:49Dans une
00:53:51De votre émission
00:53:51Et ensuite
00:53:52Il y a l'autoprotection
00:53:53L'autoprotection
00:53:54Alors je reconnais
00:53:55Que la frontière
00:53:55Est assez ténue
00:53:56Entre les deux
00:53:56Mais l'autoprotection
00:53:57C'est toutes les mesures
00:53:58Qui sont prises avant
00:53:59Pour empêcher justement
00:54:00Qu'il y ait des agressions
00:54:01Ou des pillages
00:54:02Notamment
00:54:03La mise en place
00:54:04D'un agent de protection
00:54:06Un agent de sécurité
00:54:08Fait partie
00:54:09Des mesures d'autoprotection
00:54:09Le renforcement
00:54:10De la vitrine
00:54:11Du magasin
00:54:14Fait partie
00:54:14Des mesures d'autoprotection
00:54:15C'est des investissements
00:54:16Tout ça
00:54:16Ce sont des investissements
00:54:17Mais de plus en plus
00:54:18Aujourd'hui
00:54:19Alors on le voit bien
00:54:20Dans le domaine
00:54:21De la sûreté
00:54:23L'évolution du marché
00:54:25L'évolution des moyens
00:54:27Qui sont mis à disposition
00:54:28Notamment la diffusion
00:54:29De gaz
00:54:29La vidéoprotection
00:54:31Tout ceci fait partie
00:54:33Du concept d'autoprotection
00:54:34Donc ce sont toutes les mesures
00:54:36Passives ou actives
00:54:37Qui interviennent
00:54:38En amont
00:54:39Pour dissuader
00:54:41Ou à minima
00:54:43Réduire l'impact
00:54:44D'une tentative
00:54:45D'effraction
00:54:46D'une tentative
00:54:47De casse
00:54:47Ou de pliage
00:54:48Est-ce qu'on peut
00:54:49Aujourd'hui
00:54:50Réfléchir
00:54:51Comme le suggère
00:54:52Guillaume Casbarian
00:54:53Sur un texte
00:54:54Alors je parle
00:54:54Sous votre contrôle
00:54:55Parce que je suis néophyte
00:54:56Là-dessus
00:54:56Qui n'existe pas
00:54:57C'est-à-dire qu'il y a un texte
00:54:58Enfin deux textes
00:54:59En l'occurrence
00:54:59Sur la légitime défense
00:55:01Et présomption légitime défense
00:55:02Mais sur l'autodéfense
00:55:03Il n'y en a pas
00:55:03Mais pourquoi
00:55:04Il n'y a pas de texte
00:55:05Sur l'autodéfense
00:55:06Parce que normalement
00:55:07C'est la mission de l'État
00:55:08Que de défendre le citoyen
00:55:11On n'a pas besoin
00:55:12De l'échifférer là-dessus
00:55:13Normalement
00:55:13Normalement
00:55:14Parce que là
00:55:15Effectivement
00:55:15Comme disait Elodie tout à l'heure
00:55:17L'État malheureusement
00:55:18Est défaillant
00:55:19Dans sa mission
00:55:20De protection
00:55:21Des citoyens
00:55:22Et c'est pour cela
00:55:24Que maintenant
00:55:24On essaye
00:55:25De donner
00:55:26La responsabilité
00:55:28De la défense
00:55:28Aux simples citoyens
00:55:29Mais moi
00:55:30Je pense que
00:55:31C'est extrêmement dangereux
00:55:32Parce que
00:55:33Chacun doit être
00:55:34A sa place
00:55:35Et chacun son rôle
00:55:36Et comment
00:55:37Alors déjà
00:55:38Le fait de
00:55:39La notion même
00:55:41De légitime défense
00:55:42Elle est déjà compliquée
00:55:43Alors la notion
00:55:45D'autodéfense
00:55:46Les dérives
00:55:47Qu'il peut y avoir
00:55:47Déjà même
00:55:48Aussi
00:55:48Je vais vous dire une chose
00:55:49Même pour la légitime défense
00:55:51Combien même
00:55:52Vous avez
00:55:53Tous les critères
00:55:54Qui sont réunis
00:55:55Si par exemple
00:55:56Vous n'êtes pas
00:55:57Menacé vous-même
00:55:59Physiquement
00:55:59Mais simplement
00:56:00On vous menace
00:56:02De tout voler
00:56:03Ou tout déstaccager
00:56:04Chez vous
00:56:05C'est bien de là
00:56:06Que c'est venu
00:56:06Ce sondage
00:56:07Dans ce cas-là
00:56:08Si par exemple
00:56:09Vous tuez la personne
00:56:11Il n'y aura pas
00:56:12De légitime défense
00:56:13Parce que
00:56:13L'homicide
00:56:14Volontaire
00:56:15Le bijoutier de Nice
00:56:16C'est ça
00:56:17Il avait tiré
00:56:18Parce qu'il était
00:56:19A son énième braquage
00:56:20Et les gens
00:56:21Sont excédés
00:56:23De braqueurs
00:56:24Qui fliaient en thématiques
00:56:25Et après
00:56:25Il peut y avoir
00:56:25Des drames
00:56:26Malheureusement
00:56:27On peut ergoter
00:56:28Tant qu'on veut
00:56:29Sur les mots
00:56:29Sur le vocabulaire
00:56:30Mais en tout cas
00:56:30Ce qui est sûr et certain
00:56:31C'est que ce débat
00:56:32Raconte l'ouverture
00:56:33D'une brèche
00:56:34Dans notre contrat social
00:56:35Qui en effet
00:56:36Était fondée
00:56:36Sur l'idée
00:56:37Qu'on abdiquait
00:56:37Une partie de nos libertés
00:56:38Et qu'on payait aussi
00:56:39Des impôts
00:56:40Accessoirement
00:56:40Il faut le rappeler
00:56:41Et qu'en échange
00:56:42L'Etat se devait
00:56:43D'assurer la sécurité
00:56:44On en est très loin
00:56:45On voit qu'on a
00:56:45Une classe dirigeante
00:56:46Qui était extrêmement
00:56:47Attendue sur la question
00:56:48De l'autorité
00:56:48Et qui depuis des années
00:56:50N'a eu de cesse
00:56:50D'échouer
00:56:51Et finalement
00:56:51D'accompagner
00:56:52La montée de la violence
00:56:53Ainsi bien qu'on a
00:56:54Des tentatives d'homicide
00:56:55Depuis 2017
00:56:56Qui ont augmenté de 82%
00:56:57Une explosion
00:56:58Des coups et blessures
00:57:00Volontaires
00:57:01Et qu'on a aujourd'hui
00:57:0230% des français
00:57:03Qui considèrent
00:57:03Que la délinquance
00:57:04Est le premier problème
00:57:06De notre société
00:57:06On était à seulement
00:57:0720% en 2022
00:57:08Donc ça raconte
00:57:09Un échec inouï
00:57:11Et ça c'est vraiment
00:57:12L'une des leçons
00:57:13Vous êtes d'accord
00:57:13Avec Alexandra Avrilisine
00:57:14Pour dire
00:57:15On peut même pas
00:57:16S'interroger là-dessus
00:57:17Parce que c'est à l'état
00:57:18C'est un engrenage
00:57:18Extrêmement dangereux
00:57:19Parce que si on commence
00:57:20Par l'autodéfense
00:57:21Derrière on risque
00:57:22D'avoir l'auto-justice
00:57:23Et à la fin
00:57:24On aura l'anarchie
00:57:24Et la guerre de chacun
00:57:26Contre chacun
00:57:26Donc moi je suis pour
00:57:27Et je finis très rapidement
00:57:28Là-dessus
00:57:28Pour qu'on siffle
00:57:29La fin de la récréation
00:57:30Et qu'on revienne
00:57:30A la conception républicaine
00:57:32Traditionnelle
00:57:32J'ai pas grand chose
00:57:33De révolutionnaire en moi
00:57:34Au moment de la révolution française
00:57:35On disait
00:57:35Il faut être terrible
00:57:36Pour dispenser au peuple de l'être
00:57:38C'est vraiment ça
00:57:39L'une des leçons
00:57:39Des dernières semaines
00:57:40C'est que si les voyous
00:57:41Et les casseurs
00:57:42Sont désinhibés
00:57:43C'est parce que l'état
00:57:43En face est totalement inhibé
00:57:46Gérald
00:57:46Oui je voudrais préciser
00:57:47Que sur la voie publique
00:57:49Et dans les lieux publics
00:57:50C'est l'état
00:57:51C'est un pouvoir régalien de l'état
00:57:52Que d'assurer la sécurité
00:57:53Et la protection
00:57:54Des citoyennes et des citoyens
00:57:55C'est le premier point
00:57:57Deuxième point
00:57:57Quand il peut le faire
00:57:58Quand il peut le faire
00:57:59Vous avez vu les cartes
00:57:59Evidemment
00:58:00On a appelé police secours
00:58:01Personne ne répondait
00:58:02Je suis d'accord avec vous
00:58:03L'état ne peut pas tout
00:58:04Mais il est institué
00:58:06Comme tel
00:58:06Que la sécurité
00:58:09De voie publique
00:58:10Et la voie publique
00:58:11Relevée du pouvoir régalien de l'état
00:58:12C'est comme ça
00:58:13Après on en pense
00:58:14Qu'on en veut
00:58:14Mais c'est comme ça
00:58:15Ensuite
00:58:16Autre point
00:58:16Ce qu'il faut savoir
00:58:17C'est que l'article
00:58:19122.5
00:58:20Alinéa 2
00:58:20Du code pénal
00:58:22Prévoit
00:58:22La défense
00:58:25Comment dirais-je
00:58:26La défense des biens
00:58:27La défense des biens
00:58:29C'est la même condition
00:58:32Que l'autodéfense
00:58:34Si vous voulez
00:58:35Mais
00:58:35Vous n'avez pas droit
00:58:37A aller jusqu'à l'homicide
00:58:39Donc il y a
00:58:39Quelque part
00:58:40Il y aura toujours
00:58:41Un problème
00:58:42De proportionnalité
00:58:44Pour modifier cela
00:58:45Il faut modifier la loi
00:58:47Et de toute façon
00:58:48C'est pour ça qu'il s'interroge
00:58:49Selon moi
00:58:50Pour éviter tout écart
00:58:51Il faut que ce soit encadré
00:58:52Parce que vous savez très bien
00:58:53Que même quand il y a une loi
00:58:54Il y a toujours des situations
00:58:55Qui dérogent
00:58:56Pour une raison
00:58:57Pour une autre
00:58:58J'imagine pas
00:58:58Que Guillaume Casbarian
00:59:00Soit un révolutionnaire
00:59:01Non je n'ai pas dit
00:59:02Que c'était un révolutionnaire
00:59:03Mais ça doit être encadré
00:59:04Par la loi
00:59:05Si on réfléchit
00:59:05C'est que ça va être encadré
00:59:07Par la loi
00:59:07Yvan Riaufol
00:59:08Oui
00:59:09Constatons que le désir
00:59:10De se protéger
00:59:11S'auto-protéger
00:59:12De s'armer même
00:59:13Avec les armes autorisées
00:59:14Au moment
00:59:15Et maintenant
00:59:15Dans tous les esprits
00:59:16Pas simplement chez les commerçants
00:59:18Mais chez les particuliers également
00:59:19Parce que tout le monde redoute
00:59:20Maintenant effectivement
00:59:20Que le domicile lui-même
00:59:21Puisse être violé
00:59:22Donc il faut s'interroger
00:59:23En effet de savoir pourquoi
00:59:24En effet l'État a abandonné son poste
00:59:27Le président de la République
00:59:29Avait théorisé
00:59:29Durant les attentats
00:59:31La société de vigilance
00:59:32Il parlait là du terrorisme
00:59:34En disant que chacun
00:59:35Devait faire attention
00:59:36Au signe faible
00:59:39D'un possible terrorisme
00:59:41Mais cette société de vigilance
00:59:42Maintenant
00:59:43Doit s'appliquer à la terreur
00:59:44Tellement
00:59:45Effectivement
00:59:46L'État a affiché
00:59:47Sa faiblesse
00:59:48Et ceci est dramatique
00:59:49Naturellement
00:59:49D'autant que
00:59:50S'ajoute à cet effondrement
00:59:52De l'État
00:59:52L'effondrement
00:59:53D'un modèle de société
00:59:54Parce que si effectivement
00:59:55Cette société est devenue
00:59:56Aussi insécure
00:59:57C'est que le modèle
00:59:58Le modèle multiculturel
01:00:00Qui a suscité
01:00:02Ces pilleurs
01:00:03Qui viennent précisément
01:00:04D'une contre-société
01:00:05Est un modèle
01:00:06Qui s'effondre également
01:00:06Sous nos yeux
01:00:07Donc nous avons là
01:00:08Effectivement
01:00:0940 ans
01:00:0950 ans
01:00:10D'un délabrement total
01:00:12Qui est dû
01:00:13A des erreurs idéologiques
01:00:14Et qui montre
01:00:15Que maintenant
01:00:16Que le citoyen
01:00:16Est totalement isolé
01:00:17Il est confronté
01:00:18A ses propres ennemis
01:00:20Sans que l'État
01:00:21Maintenant
01:00:21Ne puisse intervenir
01:00:22C'est ceci qui est dramatique
01:00:23D'autant
01:00:24Et j'en termine
01:00:24Que ce sentiment
01:00:25D'autodéfense
01:00:26Est partagé également
01:00:27Par la contre-société
01:00:28Elle-même
01:00:29Qui au nom
01:00:29D'une islamophobie
01:00:31Il faut aller écouter
01:00:32Le maire de Trapp
01:00:33Ali Rabbe
01:00:34Se sent également
01:00:35Maintenant
01:00:35Sur la défensive
01:00:36Et possiblement
01:00:37En état de légitime défense
01:00:38Si l'on agresse
01:00:39Maintenant
01:00:39Sa communauté
01:00:40Donc on est dans
01:00:41Une guerre de communautés
01:00:42Qui s'est installée
01:00:42Et je ne vois pas
01:00:43Comment on va en sortir
01:00:44Sinon effectivement
01:00:45Il faut dresser ce constat
01:00:46Yvan Riouffol
01:00:47Et je reprends la phrase
01:00:48Du général Caminette
01:00:49Qui a dit
01:00:50C'est comme ça
01:00:50Moi je pense que
01:00:51En fait
01:00:52Aujourd'hui
01:00:53Pardonnez-moi
01:00:53On en pense ce qu'on veut
01:00:55C'est peut-être répréhensible
01:00:56Mais les gens
01:00:57En ont marre
01:00:57Du c'est comme ça
01:00:58Vous voyez
01:00:59D'une manière générale
01:01:00Le c'est comme ça
01:01:01Ça passe plus
01:01:02Et c'est pour ça
01:01:02Que vous avez la révolte
01:01:03Des gilets jaunes
01:01:03C'est pour ça
01:01:04Que vous avez
01:01:05Le mouvement social
01:01:06C'est pour ça
01:01:07Que les gens
01:01:08Ne comprennent pas
01:01:09Pourquoi le gasoil
01:01:10Est toujours à 2,50€
01:01:12Alors qu'on a
01:01:13Soit disant libéré
01:01:14Des stocks
01:01:14Des barils
01:01:16De réserve stratégique
01:01:17Etc
01:01:17Je n'ai pas dit ça
01:01:19Parce que c'était immuable
01:01:20J'ai dit tout simplement
01:01:22Quand l'état
01:01:22De les choses
01:01:23La légitime défense
01:01:25Est prévue
01:01:25Par un certain article
01:01:27Avec Zendia
01:01:28Après que ça évolue
01:01:30Moi je ne suis pas contre
01:01:31Mais il y a
01:01:32Des députés
01:01:33Des parlementaires
01:01:33Pour ça
01:01:34Et il y a des ministres
01:01:35Pour faire évoluer les lois
01:01:35A eux de prendre
01:01:36Le responsabilité
01:01:37Et vous savez
01:01:37Qui les suit
01:01:37C'est Elodie Huchard
01:01:38Justement
01:01:38Qui va le voir
01:01:39A partir de demain
01:01:40Oui oui
01:01:40Mais effectivement
01:01:41On sait très bien
01:01:42Qu'une évolution législative
01:01:43Là-dessus
01:01:43Ça va être de toute façon
01:01:44Compliquée
01:01:45Et juste dans le détail
01:01:46Regardons
01:01:46Parce que
01:01:47Sur l'exemple
01:01:48Que donne Guillaume Casbarian
01:01:49Donc vous êtes un commerçant
01:01:50Il y a une horde de pierres
01:01:51Qui arrivent
01:01:52Et pourquoi pas
01:01:53Une autodéfense
01:01:53C'est-à-dire qu'un commerçant
01:01:55Quand bien même
01:01:55Il a deux salariés
01:01:56A trois
01:01:57Ils vont s'autodéfendre
01:01:58Quand une centaine
01:01:59De pierres
01:02:00Extrêmement déterminées
01:02:01C'est-à-dire que
01:02:01Même concrètement
01:02:02Bien sûr que l'état
01:02:03A abandonné
01:02:04La sécurité
01:02:05De ces commerçants
01:02:06Mais on voit bien
01:02:07Qu'en fait de toute façon
01:02:08Ça ne marcherait pas
01:02:08Vous n'allez pas avoir
01:02:10Avec trois personnes
01:02:11Ou quatre personnes
01:02:11Dans un magasin
01:02:13Elles n'auront pas
01:02:14La main sur des personnes
01:02:15Qui arrivent
01:02:15Qui sont très déterminées
01:02:17Très violentes
01:02:17Qui sont habituées
01:02:18A s'en prendre
01:02:19Au bien
01:02:20Mais aussi aux personnes
01:02:21On l'a vu notamment
01:02:21Avec les forces de l'ordre
01:02:22Donc même très concrètement
01:02:24En fait on ne voit pas bien
01:02:25Comment ça fonctionne
01:02:26Monsieur de la police
01:02:27Que fait la police ?
01:02:29Alors je suis assez d'accord
01:02:30Avec vous
01:02:30Sur ce que vous indiquiez
01:02:32Tout à l'heure
01:02:32Ça serait bien
01:02:33De siffler la fin du bal
01:02:34Et qu'on ait clairement
01:02:36Les moyens d'intervention
01:02:37Et que voilà
01:02:38Que dans des cas
01:02:39D'insurrection
01:02:40Comme on n'a même pas besoin
01:02:41De parler d'autodéfense
01:02:42Que les policiers
01:02:43Sois suffisants en nombre
01:02:45Suffisants en armes
01:02:46Suffisants en efficacité
01:02:47C'est ça
01:02:48En armes intermédiaires
01:02:48Par exemple
01:02:49Armes intermédiaires de défense
01:02:50Qui n'est pas de débat là-dessus
01:02:52Il y a plusieurs possibilités
01:02:53Qu'on a déjà évoquées
01:02:54Mais en tout cas
01:02:55Ça en fait partie
01:02:57Et pareil
01:02:58Nous on insiste aussi
01:02:59Sur le manque de moyens humains
01:03:00Qu'on peut avoir
01:03:01Dans la police nationale
01:03:02Ça serait bien
01:03:03Qu'on se réécoutait
01:03:04Pour une fois
01:03:05Et qu'on essaye
01:03:07De solutionner cette problématique
01:03:09Parce que
01:03:09Est-ce que je peux poser
01:03:10Une question à Pierre
01:03:11Allez-y
01:03:12Est-ce que vous avez pris
01:03:13En compte
01:03:14Cette hypothèse
01:03:15Qui verrait
01:03:16Que les banlieues
01:03:17Enfin
01:03:17Cette contre-société
01:03:19Puissent s'armer
01:03:20Avec la permission
01:03:21Du narcotrafic
01:03:22Qui pour l'instant
01:03:22Elles sont déjà armées
01:03:23Elles sont déjà armées
01:03:25Non mais
01:03:25Qu'elles fassent usage
01:03:27De ces armes-là
01:03:27Pour l'instant
01:03:28Elles le font déjà
01:03:29Alors
01:03:29On a énormément d'armes
01:03:34Qui circulent
01:03:34Pas dans le cadre
01:03:35La récession
01:03:36Pas dans le cadre
01:03:37Des manifestations
01:03:37On parle des manifestations
01:03:39Des violences
01:03:40Pour l'instant
01:03:41Ils n'en font pas usage
01:03:42Je dis bien pour l'instant
01:03:43Heureusement
01:03:45Après on passera
01:03:46A un autre cap
01:03:46En attendant
01:03:47Les commerçants
01:03:48Sont évidemment
01:03:49On l'a dit
01:03:50Désœuvrés
01:03:51Certains pensent
01:03:52A l'autodéfense
01:03:52Certains ont déjà pris
01:03:53Une protection
01:03:54S'implementaire
01:03:54Et dans le quartier
01:03:55De la porte de Charenton
01:03:56Samedi
01:03:56Théâtre de violences
01:03:58Les habitants du quartier
01:03:59Aussi sont directement concernés
01:04:01Regardez ce reportage
01:04:02De Goderic Bay
01:04:02Et Nicolas Roger
01:04:05Sur ces boulevards
01:04:06Extérieurs de Paris
01:04:07Depuis deux semaines
01:04:09Les samedis
01:04:10Ont pris une allure
01:04:10Particulière
01:04:12De nombreux habitants
01:04:14Du quartier
01:04:14De la porte de Charenton
01:04:16Comprennent pourquoi
01:04:17Les cortèges
01:04:18Sont éloignés
01:04:18Des centres-villes
01:04:19Mais ces manifestations
01:04:21Et les violences
01:04:21Qui les accompagnent
01:04:22Ne sont pas
01:04:23Sans conséquences
01:04:24Ça a provoqué
01:04:25Certaines contraintes
01:04:26En fait
01:04:26Nous on est sortis
01:04:27Mais on n'a pas pu
01:04:28Revenir le soir
01:04:29Parce qu'il n'y avait plus
01:04:29De transport
01:04:30Comme je vous dis
01:04:30On a des enfants
01:04:31Donc c'est vraiment
01:04:33Voilà
01:04:33On ne peut pas
01:04:35Se dire qu'on va sortir
01:04:36Il y a trop de risques
01:04:37D'un côté
01:04:37Comme de l'autre
01:04:38Et que dire
01:04:39De celui dont la voiture
01:04:40A été incendiée
01:04:42Cette habitante
01:04:42Du quartier
01:04:43N'en est pas la propriétaire
01:04:44Elle est néanmoins
01:04:46Scandalisée
01:04:46Ceux qui cassent
01:04:47Qui cachent
01:04:48Chez eux
01:04:48Dans ces cas-là
01:04:49Mais pas chez nous
01:04:50Où nous on se lève
01:04:51Le matin pour travailler
01:04:51Au-delà même
01:04:53Des dégâts matériels
01:04:54Christina s'inquiète
01:04:55Pour sa sécurité
01:04:56Et celle de ses proches
01:04:58Ils ne font pas que ça
01:04:59Parce qu'ils s'en prennent
01:05:00Aussi au hall d'immeubles
01:05:01Parce que ma copine
01:05:02Ils ont tapé
01:05:03Dans son hall d'immeubles
01:05:03Pour essayer de rentrer
01:05:04Dans les immeubles aussi
01:05:05Ici
01:05:06Les habitants redoutent
01:05:07Que les week-ends
01:05:08Se suivent et se ressemblent
01:05:09Et une question
01:05:10Revient dans de nombreux esprits
01:05:12Quand est-ce que
01:05:13L'ordre reviendra ?
01:05:15Voilà
01:05:15Et en attendant
01:05:16Effectivement
01:05:16S'ils rentrent
01:05:17Dans les halls d'immeubles
01:05:17Je reviens
01:05:18A 122-5
01:05:19Là effectivement
01:05:19Les gens vont commencer
01:05:21A s'auto-défendre
01:05:21Si on rentre chez vous
01:05:23Ce n'est pas notre défense
01:05:24Non mais attendez
01:05:25Non mais j'entends bien
01:05:26C'est de la légitime défense
01:05:27Ce n'est pas si
01:05:27Ils commencent
01:05:28Ils ont déjà commencé
01:05:30Ils ont déjà commencé
01:05:31Il y a eu
01:05:32Plusieurs tentatives
01:05:34C'est vrai
01:05:34Il y a eu dans le 16ème
01:05:35Il y a quelques mois
01:05:36Oui moi
01:05:36J'habite dans le 16ème
01:05:38Il y a eu
01:05:38Ne le dites pas trop fort
01:05:39Parce qu'ils vont dire
01:05:42Chez vous
01:05:42Oui
01:05:43Enfin bon
01:05:43Ça va le 17ème
01:05:44Mais grand quand même
01:05:47Mais bon
01:05:47De toute façon
01:05:48Ce n'est pas parce qu'on habite
01:05:50Dans le 16ème
01:05:50Qu'on doit être plus protégé
01:05:51Qu'un autre quartier
01:05:53De toute façon
01:05:53Ce n'est pas forcément le cas
01:05:54De toute façon
01:05:54Tous les citoyens
01:05:56S'il y avait des effectifs
01:05:57De police suffisants
01:05:58Mais tous les citoyens
01:05:59Méritent d'être protégés
01:06:02Moi j'ai des amis
01:06:03Qui habitent
01:06:04Dans différents quartiers
01:06:05De Paris
01:06:05Ou même en banlieue
01:06:07Et bien qu'est-ce qui se passe
01:06:08Les samedis
01:06:10Des manifestations
01:06:11Ou le soir
01:06:12Au final
01:06:13Qu'est-ce qu'on fait
01:06:13On reste chez nous
01:06:14Parce qu'on se sent
01:06:17En insécurité
01:06:18Et qu'on a peur
01:06:19D'être agressé
01:06:19Tout simplement
01:06:20Vous avez vu le dispositif
01:06:21Policier
01:06:2270 000 policiers
01:06:23Gendarmes
01:06:23Le GIGN
01:06:24Le RAID
01:06:24Je parle sur votre contrôle
01:06:25Ce n'est pas
01:06:26Le maintien de l'ordre
01:06:26Ce n'est pas leur boulot
01:06:28Mais ils viennent là
01:06:28Parce que d'abord
01:06:29Ils viennent montrer les muscles
01:06:30Et d'un autre côté
01:06:30Ils viennent rassurer
01:06:32D'autres collègues
01:06:33Qui sont là
01:06:34Pour le maintien de l'ordre
01:06:35Pour leur dire
01:06:35On est avec vous
01:06:36Parce que sinon
01:06:37Vous ne seriez pas assez nombreux
01:06:38Oui ils avaient des missions
01:06:39Bien spécifiques
01:06:40Ils étaient implantés
01:06:42Sur des lieux
01:06:43Protégés des lieux
01:06:43Mais ils n'étaient pas
01:06:44Vraiment au maintien de l'ordre
01:06:45Mais forcément
01:06:46C'est une image
01:06:48Assez symbolique
01:06:48Et on était surtout
01:06:50En flux tendu
01:06:50C'est surtout ça
01:06:51C'est qu'il y avait
01:06:51Énormément de collègues
01:06:53Et combien de temps
01:06:54Ça va durer
01:06:54Ça on ne sait pas
01:06:55On va revenir sur
01:06:56Les violences du week-end
01:06:56Dans un instant
01:06:57Et puis cette petite bombe
01:06:59Lâchée par Donald Trump
01:07:01Peut-être avant
01:07:02Une grande bombe
01:07:02Puisqu'il a menacé
01:07:03L'Iran
01:07:04D'intervenir à nouveau
01:07:06Militairement
01:07:07On y revient dans un instant
01:07:08Restez avec nous
01:07:09Sur CNews
01:07:12Dernière ligne droite
01:07:13De l'info de Villeneuve
01:07:15Avec ses événements
01:07:17Et bien sûr
01:07:17Ce week-end
01:07:18Et l'image
01:07:19Qu'on l'en retient
01:07:20C'est l'image
01:07:21De ce capitaine de gendarmerie
01:07:22Littéralement en feu
01:07:24Porte de Charenton
01:07:25Après le jet
01:07:26D'un cocktail Molotov
01:07:27779 personnes
01:07:28Ont été interpellées
01:07:30320 000 personnes
01:07:32Ont manifesté
01:07:3370 000 à Paris
01:07:35Bilan de ces pillages
01:07:37Interpellations
01:07:38Et violences
01:07:39Du week-end
01:07:39Avec Sarah Fenzari
01:07:42Partout en France
01:07:43Les manifestations
01:07:44Ont une nouvelle fois
01:07:45Été marquées
01:07:46Par des violences
01:07:47Malgré un dispositif
01:07:48De sécurité renforcé
01:07:50Au total
01:07:51320 000 personnes
01:07:52Ont manifesté
01:07:53Dans l'Hexagone
01:07:54Dont 70 000 à Paris
01:07:56291 actions
01:07:57Ont été recensées
01:07:58Et près de 40 000 contrôles
01:08:00Ont été réalisés
01:08:01En amont des cortèges
01:08:03Après 20h samedi soir
01:08:05Les forces de l'ordre
01:08:06Ont été redéployées
01:08:07Pour disperser
01:08:08Les groupes de casseurs
01:08:09Et sécuriser
01:08:10Les festivités d'Halloween
01:08:12Bilan cumulés
01:08:13Bilan cumulé de la journée
01:08:14Et de la nuit
01:08:14779 interpellations
01:08:17515 départs de feux traités
01:08:19Et 36 commerces dégradés
01:08:22Dont 3 pillés
01:08:23Ajouté à cela
01:08:24Près de 160 policiers
01:08:26Et gendarmes blessés
01:08:27Comme ici à Paris
01:08:28Où les images
01:08:30Se passent de commentaires
01:08:38Une violence
01:08:40Toujours présente
01:08:41Mais une mobilisation
01:08:42Qui s'essouffle nettement
01:08:44Depuis trois semaines
01:08:45Le 17 octobre dernier
01:08:46Le ministère de l'Intérieur
01:08:48Dénombré 550 000 manifestants
01:08:51410 000 le week-end suivant
01:08:53Et donc 320 000 samedis
01:08:56Soit une baisse
01:08:57De 22% en une semaine
01:08:59Et de 42%
01:09:01Depuis le 17 octobre
01:09:03Voilà pour les faits
01:09:05Et évidemment
01:09:06On redoute une semaine sociale compliquée
01:09:08Avec le 5
01:09:09Donc jeudi
01:09:10Une nouvelle manifestation
01:09:12Samedi
01:09:12Sans doute encore
01:09:14Une manifestation
01:09:14Même si ça s'essouffle
01:09:16779 personnes ont été interpellées
01:09:18Alexandra Abrézine
01:09:18Ça veut dire combien en prison ?
01:09:21Pardonnez-moi de faire le
01:09:22Alors déjà
01:09:22On va y aller par étapes
01:09:24S'il vous plaît
01:09:25Alors déjà
01:09:25Il y a les interpellations
01:09:26Alors sur toutes les personnes interpellées
01:09:28Toutes ne vont pas être placées
01:09:30En garde à vue
01:09:30Donc ça c'est encore
01:09:31Une autre étape
01:09:32Après sur les personnes gardées à vue
01:09:34Il y en a certaines
01:09:36Qui vont être déjà relâcées
01:09:37Avec des classements sans suite
01:09:39Et après
01:09:39Encore une autre étape
01:09:41Est-ce que vous allez être
01:09:42Déferré au palais de justice
01:09:44Ou est-ce que vous allez avoir
01:09:45Une convocation en vue
01:09:47D'être jugé devant un tribunal ?
01:09:49Donc vous voyez
01:09:49Les différents entonnoirs
01:09:52Donc
01:09:53Et si vous passez
01:09:55Encore autre chose
01:09:56Ultime étape
01:09:57Si vous passez
01:09:58En jugement au tribunal
01:10:00Encore faut-il
01:10:01Que vous soyez condamné
01:10:03Mais
01:10:03Entre une condamnation ferme
01:10:06Et une condamnation
01:10:07Avec du sursis
01:10:07Ou un travail d'intérêt général
01:10:09Ou par exemple
01:10:11Si vous êtes mineur
01:10:12Une admonestation
01:10:13Une remise apparente
01:10:15Voilà
01:10:16Donc avant qu'il y ait la prison
01:10:18Sur les 779
01:10:20Alors je ne vais pas faire
01:10:21Des prédictions
01:10:22Je ne suis pas voyante
01:10:23Mais je pense
01:10:24Que ça peut tenir
01:10:25Sur les doigts
01:10:26Les doigts de la main
01:10:27Les doigts de la main
01:10:28Eric Couvra
01:10:29C'est désespérant
01:10:30Ça pour vous
01:10:31Parce que
01:10:32Juste
01:10:32Qu'est-ce que les
01:10:34Téléspectateurs
01:10:34De CNews comprennent
01:10:35Quand vous faites
01:10:36Une interpellation
01:10:38Pardonnez-moi
01:10:39Mon côté béotien
01:10:39Mais
01:10:40C'est qu'il y a quelque chose
01:10:41Qui ne va pas
01:10:41Si vous n'interpellez pas
01:10:42Pour rien
01:10:43Ah bien sûr
01:10:43On n'interpelle pas
01:10:44Pour rien
01:10:44Maintenant en plus
01:10:45On a souvent
01:10:45Des preuves vidéo
01:10:46Qui appuient
01:10:47L'interpellation
01:10:48Donc ça c'est un atout
01:10:49Pour revenir
01:10:51Au jugement
01:10:52J'ai été
01:10:52Su de près
01:10:53Un petit peu
01:10:54Ce qui s'est passé
01:10:54A Bobigny
01:10:55Après la première semaine
01:10:57Et il y a eu
01:10:58Beaucoup de renvois
01:10:58Forcément
01:10:59Pour ne pas être jugé
01:11:00Dans cette période-là
01:11:02Maintenant
01:11:02Ce qui était assez étonnant
01:11:04C'est qu'il y avait
01:11:04Quand même pas mal
01:11:05De placements en détention
01:11:06Ce qui est rare
01:11:07Pour Bobigny
01:11:08Et on va suivre
01:11:09Pareil
01:11:11Le déroulé des jugements
01:11:12Quand ils auront lieu
01:11:13D'ici un ou deux mois
01:11:13Mais c'est vrai
01:11:14Qu'il faut suivre ça
01:11:15Avec attention
01:11:16Mais c'est sûr
01:11:16Elle est où la fermeté
01:11:17Annoncée par Gérald Darmanin
01:11:19Il y a encore quelques semaines
01:11:20Élodie Huchard
01:11:21On ne l'entend plus trop là
01:11:22Là il y a une différence
01:11:24C'est la volonté politique
01:11:25Qui se confronte
01:11:26A ce qu'on appelle
01:11:27L'administration
01:11:28Et parfois aussi
01:11:28L'état profond
01:11:29Gérald Darmanin
01:11:31Avant chaque mobilisation
01:11:32Et après chaque mobilisation
01:11:34Il adresse
01:11:35Ce qu'on appelle
01:11:35Des circulaires
01:11:36Où il demande
01:11:36Véritablement
01:11:37De la fermeté
01:11:38Il demande
01:11:39Qu'on retienne
01:11:39Autant que faire se peut
01:11:40Les circonstances aggravantes
01:11:42Et dans sa dernière circulaire
01:11:44Il mentionnait même
01:11:44De saisir
01:11:46Le parquet national
01:11:46Antiterroriste
01:11:47En cas d'atteinte
01:11:48Très grave
01:11:48Notamment aux personnes
01:11:50Donc la volonté politique
01:11:51Très honnêtement
01:11:52On la lit
01:11:533-4 fois par semaine
01:11:54Avec les circulaires
01:11:55Mais derrière
01:11:56Gérald Darmanin
01:11:56Il ne tient pas le stylo
01:11:57En fait
01:11:58A ceux qui rendent la justice
01:11:59Et c'est là
01:11:59Et c'est là où on voit
01:12:00Une différence
01:12:01Sur beaucoup de sujets
01:12:02On dit
01:12:02La volonté politique
01:12:03Manque
01:12:03La volonté politique
01:12:04Manque
01:12:04Sur ce point
01:12:05On découvre
01:12:06Que la volonté politique
01:12:07Peut exister
01:12:07Et que ça ne fonctionne pas
01:12:08Quand même
01:12:08Parce qu'on a
01:12:09Notamment une justice
01:12:10Qui est indépendante
01:12:12Et qui n'obéit pas
01:12:13Aux ordres de son ministre
01:12:14Donc le ministre peut dire
01:12:15Soyez fermes
01:12:16Si derrière
01:12:17Ils ne le souhaitent pas
01:12:18Ils ne le seront pas
01:12:18Ça marche malheureusement
01:12:20Dans beaucoup de domaines
01:12:21Parce que ce que vous décrivez
01:12:22Avec la justice
01:12:22Ça marche avec l'université
01:12:23Ça marche avec l'école
01:12:25Et en effet
01:12:26Je crois qu'on ne peut pas
01:12:27Apporter de réponse
01:12:29Institutionnelle à la crise
01:12:29Que l'état au mieux
01:12:30Peut limiter la casse
01:12:31Mais qui ne peut pas
01:12:33Reprendre la main
01:12:33Tout simplement
01:12:34Parce que dans une configuration
01:12:35Politicienne
01:12:36Qui ne le permet pas
01:12:37Que le gouvernement
01:12:39Ne jouit d'aucune représentativité
01:12:41Qu'il n'a plus les moyens
01:12:42Qu'il n'a plus le temps
01:12:43Devant lui
01:12:44Donc si changement
01:12:46Structurel
01:12:46Il doit y avoir
01:12:47Ça ne se fera qu'au lendemain
01:12:48D'une élection présidentielle
01:12:50Avec les marges de manœuvre
01:12:52Que l'onction populaire
01:12:53Donnerait à un nouveau
01:12:54Président de la République
01:12:55D'ici là
01:12:55Il n'y a plus qu'à croiser les doigts
01:12:56Pour qu'on aille
01:12:57Pas trop loin
01:12:58Dans l'engrenage de la violence
01:13:00En tout cas
01:13:00Sur cette image terrible
01:13:01De ce capitaine de gendarmerie
01:13:02Qui prend feu
01:13:03Et qui par chance
01:13:04N'a été que légèrement blessé
01:13:05Trois personnes ont été interpellées
01:13:07Qu'est-ce que ça vous fait
01:13:07Général Caminat
01:13:08Que vous voyez votre frère d'arme
01:13:09Comme ça prendre feu
01:13:10Sous le feu
01:13:11D'un cocktail Molotov
01:13:13Écoutez
01:13:13Quelle que soit
01:13:15La personne
01:13:16Que ce soit un policier
01:13:17Que ce soit un gendarme
01:13:19Beaucoup d'émotions
01:13:20Parce qu'on mesure
01:13:22Enfin le niveau
01:13:23D'agressivité
01:13:24Et de violence
01:13:24Face à des femmes
01:13:26Et des hommes
01:13:27Puisqu'il y a des personnels
01:13:28Féminins aussi
01:13:29Face à des femmes
01:13:30Et des hommes
01:13:30Qui sont là
01:13:31Pour protéger
01:13:32Pour protéger les citoyens
01:13:34Pour faire en sorte
01:13:34Que la manifestation
01:13:35Se passe bien
01:13:35Pour protéger les commerçants
01:13:36Donc forcément
01:13:38De la colère
01:13:39Aussi
01:13:40Parce que bon
01:13:41C'est pas normal
01:13:42Qu'on nous traite de la sorte
01:13:44Sans compter
01:13:46La façon
01:13:47Dont on traite
01:13:48Les forces de l'ordre
01:13:49Dans certaines
01:13:51Obédiences politiques
01:13:51Peu importe
01:13:52Mais quoi qu'il en soit
01:13:54Je suis très
01:13:56Très circonspect
01:13:57Parce qu'il n'y a
01:13:58Plus aucun respect
01:13:58La violence
01:13:59Montre crescendo
01:13:59Et c'est une réalité
01:14:01La preuve
01:14:02Bon fort heureusement
01:14:03Il va bien
01:14:03Et il est toujours motivé
01:14:04Et il sera de nouveau
01:14:05Présent sur le terrain
01:14:07Il a témoigné
01:14:08Il l'a dit
01:14:09Je voudrais quand même
01:14:10Faire une incise
01:14:11Sur les interpellations
01:14:12Là ce qu'on a
01:14:13Comme chiffre
01:14:13Ce sont des interpellations
01:14:14Qui ont été faites
01:14:15In situ
01:14:15Durant la manifestation
01:14:17Ce qu'il faut savoir
01:14:18C'est que
01:14:19Interpeller des gens
01:14:19Dans la manifestation
01:14:20Ça peut être très compliqué
01:14:21Très complexe
01:14:22Ça peut être
01:14:24Prolématique au niveau sécurité
01:14:25A la fois pour les
01:14:26Personnels qu'on va interpeller
01:14:27Mais aussi pour les
01:14:28Personnels qui procèdent
01:14:29Aux interpellations
01:14:31Mais
01:14:32Chaque fois
01:14:33Ça sera
01:14:33La difficulté
01:14:34D'individualiser
01:14:36L'infraction
01:14:37Parce que souvent
01:14:39On n'a pas suffisamment
01:14:40De moyens
01:14:40De police judiciaire
01:14:42De l'avant
01:14:43Qui soient là
01:14:44Pour matérialiser
01:14:45L'infraction
01:14:46Et pour appuyer
01:14:47Pour appuyer une décision
01:14:50Judiciaire
01:14:51Qui sera
01:14:51Qui sera
01:14:52Qui sera
01:14:53Marquante
01:14:53Et dissuasive
01:14:54Ce qu'il faut savoir
01:14:56Ce qu'il y aura
01:14:56Et il y a
01:14:57Actuellement
01:14:58La machine judiciaire
01:14:59Qui se met
01:15:00Qui se met
01:15:00En route
01:15:02Et il y aura
01:15:02Beaucoup d'autres
01:15:03Interpellations
01:15:04Et qui donnera
01:15:06Certainement
01:15:06Lieu à des
01:15:07Condamnations plus fermes
01:15:08Parce que
01:15:09Ce seront des
01:15:09Condamnations qui seront
01:15:10Faites sur des
01:15:11Matérialisations
01:15:12Par la captation d'images
01:15:13Par des témoignages
01:15:14Et qui permettront
01:15:15D'aboutir à des
01:15:16Condamnations
01:15:16De mon point de vue
01:15:17Beaucoup plus importantes
01:15:18Mais il faudra
01:15:18Attendre encore
01:15:19Avant d'avoir
01:15:20Le résultat final
01:15:20Ça dépend après
01:15:21Du juge
01:15:22Du juge de liberté
01:15:23Toujours
01:15:24Pour rebondir
01:15:25Par rapport à ce que
01:15:26Vous avez indiqué
01:15:26C'est justement
01:15:27Par rapport aux éléments
01:15:28Matériels
01:15:29Constitutifs de l'infraction
01:15:30Parce qu'il y a des
01:15:31Personnes qui vont dire
01:15:32Mais non mais moi
01:15:32Je ne suis pas du tout
01:15:33Participer au pillage
01:15:34Mais là les personnes
01:15:35Par exemple
01:15:36Qui n'ont été interpellées
01:15:37Pas sur le moment
01:15:38Mais plus tard
01:15:38Et qu'on a pu identifier
01:15:40Et où on va
01:15:42A leur domicile
01:15:43Et qu'on retrouve
01:15:44Des objets
01:15:45Qui ont été
01:15:46Volés sur place
01:15:47Bah là
01:15:47Ils auront quand même
01:15:48Du mal
01:15:48A dire
01:15:49Bah non
01:15:50J'ai absolument
01:15:50Rien fait
01:15:51Eric Ouvra
01:15:52Oui je voulais revenir
01:15:52Sur les images
01:15:54Terribles
01:15:54Du collègue gendarme
01:15:56Blessé
01:15:56Alors j'ai également
01:15:58Des collègues
01:15:58De compagnie d'intervention
01:15:59Qui ont été blessés
01:16:00Oui les CRS
01:16:01Et je parle
01:16:02Sur le contrôle général
01:16:03Mais ce n'est pas vraiment
01:16:04Un cocktail Molotov
01:16:06En l'occurrence
01:16:06C'est des grenades
01:16:07D'incendiaires artisanales
01:16:08Véritablement
01:16:09Et l'intention
01:16:10Elle est réellement
01:16:11Pardonnez-moi
01:16:11Mais c'est vrai
01:16:12On a entendu dire
01:16:13C'était un cocktail Molotov
01:16:14Tout le week-end
01:16:15Oui ce qui est basique
01:16:15Mais là c'est beaucoup
01:16:16Plus élaboré
01:16:17Et le but c'est vraiment
01:16:18De faire mal
01:16:19Voir de tuer
01:16:19Donc c'est ça le but
01:16:21D'ailleurs
01:16:22Laurent Nunez a parlé
01:16:23De tentative de meurtre
01:16:25Si je me souviens bien
01:16:27Oui oui
01:16:27L'enquête effectivement
01:16:28Est bien ouverte
01:16:29Pour tentative de meurtre
01:16:30Et d'ailleurs
01:16:30Laurent Nunez a dit
01:16:31Quelque chose d'intéressant
01:16:33Samedi
01:16:33Il a fait un point
01:16:34A la mi-journée
01:16:35Donc avant
01:16:35La fameuse soirée
01:16:37D'Halloween
01:16:37Et il disait
01:16:38Qu'il avait vu
01:16:38Sur certaines chaînes info
01:16:40Passé le fait
01:16:41Que la mobilisation
01:16:42Avait été plutôt calme
01:16:43Et c'était bien passé
01:16:44Et lui-même a dit
01:16:45Qu'on ne pouvait pas
01:16:46Qualifier une journée
01:16:47De calme
01:16:48Ou la qualifiant
01:16:49Comme s'étant bien déroulée
01:16:50A partir du moment
01:16:50Où les forces de l'ordre
01:16:51Avaient été
01:16:52De nouvelles fois
01:16:53Une nouvelle fois
01:16:53La cible de violence
01:16:55Et c'est vraiment important
01:16:56Aussi que Laurent Nunez
01:16:57L'ait dit
01:16:57Parce qu'il y a eu
01:16:58Un soutien véritablement
01:16:59Affiché aux forces de l'ordre
01:17:00En rappelant que
01:17:02Heureusement
01:17:02Il y a eu moins
01:17:03De forces de l'ordre blessées
01:17:04Mais à partir du moment
01:17:05Où il restera encore
01:17:06Un policier blessé
01:17:07Dans ces manifestations
01:17:08Donc par défaut
01:17:09On ne peut pas parler
01:17:10D'une journée qui se passe bien
01:17:11Alors je ne sais pas
01:17:11Si vous avez vu
01:17:12Il y a aussi
01:17:13Bien sûr
01:17:13Les commerçants
01:17:14Qui on l'a dit
01:17:15Sont indignés
01:17:16Qui ont été pillés
01:17:17Et on nous a proposé
01:17:19La semaine dernière
01:17:20Au cours de la semaine
01:17:21Je ne sais plus
01:17:22Quelle était la proposition
01:17:23Mais je pense que ça
01:17:24Venait du gouvernement
01:17:26Une taxe émeute
01:17:270,8%
01:17:28Sur votre contrat d'habitation
01:17:30Ou votre contrat
01:17:30D'assurance auto
01:17:32Ce qui a indigné
01:17:33Guillaume Casbarian
01:17:34Qui vaudrait bien sûr
01:17:35Que ce soit les casseurs
01:17:37Ou leur famille qui paye
01:17:39On nous propose
01:17:40Une taxe émeute
01:17:41Avec une pension
01:17:41De 0,8%
01:17:42Sur les contrats habitation
01:17:43Et les contrats auto
01:17:45Pour rembourser
01:17:46Les dégâts
01:17:47Moi je préfère
01:17:48Largement
01:17:49Une responsabilisation
01:17:50Des casseurs
01:17:50Pour que ce soit
01:17:51Eux qui payent
01:17:51Plutôt qu'une taxe
01:17:53Qui va payer
01:17:53Sur tous les français
01:17:55Qui n'ont rien fait de mal
01:17:56Et qui vont payer
01:17:57Pour les casseurs
01:17:58Donc je préfère
01:17:59Qu'on maximise
01:18:00La loi casseurs payeurs
01:18:01Qu'on fasse en sorte
01:18:02Qu'on aille chercher
01:18:03Leur revenu
01:18:04Leur patrimoine
01:18:05Le social
01:18:06Leur héritage
01:18:08Plutôt que de demander
01:18:09Aux honnêtes gens
01:18:10D'augmenter
01:18:13Leur assurance
01:18:14Pour payer
01:18:14Les conneries des autres
01:18:15Excusez-moi
01:18:16Que la responsabilité individuelle
01:18:19Revienne au centre
01:18:19De nos débats
01:18:20Bon ça a l'air
01:18:22D'être du bon sens
01:18:23Quand même
01:18:24Ce que dit
01:18:25Guillaume Casbarian
01:18:26Mais je ne sais pas
01:18:27Comment vous avez réagi
01:18:28Quand vous avez vu apparaître
01:18:29Cette éventuelle taxe émeute
01:18:31Qui va peut-être
01:18:32Voir le jour d'ailleurs
01:18:32Non mais là
01:18:33C'est pathétique
01:18:36C'est triste
01:18:36C'est hors de toute
01:18:38De toute logique
01:18:40Effectivement
01:18:40Mais c'est vrai que là
01:18:42D'ailleurs on disait aussi
01:18:43Il faut qu'il y ait
01:18:44Cette loi
01:18:47Bon
01:18:48Casseurs
01:18:49Payeurs
01:18:49Déjà
01:18:50Toujours
01:18:51En France
01:18:52On a toujours tendance
01:18:53A vouloir légiférer
01:18:55Alors qu'il y a déjà une
01:18:56Alors qu'il y a
01:18:57Une loi anti-casseurs
01:18:58Anti-casseurs payeurs
01:18:59Mais anti-casseurs
01:19:01Il y a nombre
01:19:02De mes confrères
01:19:02Qui se sont insurgés
01:19:04Contre
01:19:06Ce projet
01:19:07De loi
01:19:08Parce que
01:19:09C'est pour
01:19:09Faciliter
01:19:10Entre guillemets
01:19:11Les condamnations
01:19:12C'est à dire que
01:19:12Simplement
01:19:13Le fait d'être
01:19:14Dans le secteur
01:19:16Le périmètre
01:19:17Fait qu'on
01:19:18Peut être condamné
01:19:19Mais c'est pas simplement
01:19:20Alors ils ont
01:19:21Ils ont réduit les choses
01:19:23De façon trop simple
01:19:24Parce que là du coup
01:19:25On a l'impression
01:19:25Que tout le monde
01:19:27Pouvez être condamné
01:19:28S'il se trouvait là
01:19:29Par hasard
01:19:30Non
01:19:30C'est pas simplement
01:19:32Vous vous trouvez là
01:19:33Par hasard
01:19:33Mais simplement
01:19:34Si vous vous maintenez
01:19:36Sur place
01:19:37Après plusieurs sommations
01:19:39Effectivement
01:19:39Là
01:19:40Vous contribuez
01:19:41A la constitution
01:19:42Du délit
01:19:43Et aux circonstances
01:19:44Aggravantes
01:19:45Il faut savoir
01:19:45Que les violences
01:19:47Les vols
01:19:47En réunion
01:19:48La réunion
01:19:49C'est une circonstance
01:19:50Aggravante
01:19:50Et le fait
01:19:51De vous trouver
01:19:52A proximité
01:19:53Du casseur
01:19:54Et de ne pas
01:19:55Lui dire
01:19:56De ne pas l'arrêter
01:19:58Dans son
01:19:58Dans son attention
01:19:59Délictuelle
01:20:00Voire criminelle
01:20:01Et bien de là
01:20:02De fait
01:20:03Vous devenez complice
01:20:04Et moi je trouve
01:20:05Qu'il n'y a rien
01:20:06D'irréel
01:20:06Et je ne rejoins pas
01:20:08L'intégralité
01:20:09De mes confrères pénalistes
01:20:10Qui cette semaine
01:20:11Ont crié sur tous les plateaux
01:20:13Que c'était absolument
01:20:15Scandaleux
01:20:16De pouvoir être condamné
01:20:18Si éventuellement
01:20:19Vous êtes à côté
01:20:20De pilleurs
01:20:21Et que
01:20:22Vous êtes interpellé
01:20:23Vous ne devriez pas
01:20:24Être condamné
01:20:25Si vous vous maintenez
01:20:27Vous contribuez
01:20:28A cet effet de groupe
01:20:29Et je trouve
01:20:31Vous avez
01:20:31Le général Camin
01:20:32Il n'est pas d'accord
01:20:32Avec vous
01:20:32Tout le monde est libre
01:20:34Je n'ai pas dit
01:20:35Que je n'étais pas d'accord
01:20:36Avec elle
01:20:37Je disais tout simplement
01:20:38Que j'étais un petit peu
01:20:39Sceptique
01:20:41Face à cette
01:20:42Face à cette loi
01:20:43Qui doit être encore
01:20:46Votée
01:20:46Je ne suis pas certain
01:20:47Il y aura des débats
01:20:48Il y aura de gros débats
01:20:49Je ne suis pas certain
01:20:50Que le conseil constitutionnel
01:20:51Que le conseil constitutionnel
01:20:53La valide
01:20:54En l'état
01:20:55Ça va être compliqué
01:20:56Surtout en ce moment
01:20:56Mais peu importe
01:20:58C'est le conseil préféré
01:20:59De Joachim
01:21:01Mais pardon
01:21:01Je suis en train
01:21:02De sortir le pain de la bouche
01:21:04Ce n'est pas le but
01:21:05Mais encore une fois
01:21:06Je crois que
01:21:08Ça va être difficile
01:21:09Pourquoi ?
01:21:09Parce qu'en fait
01:21:11On va peut-être avoir des jeunes
01:21:12Et puis lui dire
01:21:13Mais pourquoi tu n'es pas intervenu
01:21:14Pour empêcher les autres
01:21:15De casser ?
01:21:16Le jeune
01:21:17Il n'a pas la légitimité
01:21:18Il n'a peut-être
01:21:18L'autorité
01:21:20Pour empêcher les autres
01:21:21Parce qu'il est mineur
01:21:22Et l'autre a 25 ans
01:21:2326 ans
01:21:23Il ne va pas l'empêcher
01:21:24De casser
01:21:24Donc ça va s'examiner
01:21:26Au cas par cas
01:21:26Et à mon avis
01:21:27Très difficilement applicable
01:21:29Allez
01:21:29Joachim
01:21:30En tout cas
01:21:30L'idée d'une taxe émeute
01:21:32Est d'autant plus insupportable
01:21:33Qu'il faut quand même rappeler
01:21:33A ceux qui nous écoutent
01:21:34Qu'on est le pays
01:21:35Où le niveau de prélèvement obligatoire
01:21:37Est le plus élevé d'Europe
01:21:39Et que s'est installé
01:21:40C'est banalisé
01:21:41L'idée depuis bien des années maintenant
01:21:43Depuis les émeutes de 2005
01:21:44En particulier
01:21:45Qu'il était légitime
01:21:47Que les voyous cassent
01:21:48Et que les français
01:21:49C'est un casque
01:21:49Toujours plus
01:21:50Donc non il ne faut pas
01:21:51Évidemment
01:21:52Il faut pas l'État
01:21:52C'est pas l'État
01:21:56Qui impose la taxe là
01:21:57C'est sur les assurances
01:21:59On pourrait effectivement
01:22:00Se retourner vers la responsabilité
01:22:01De l'État
01:22:02Mais il faut tout de même
01:22:02Reconnaître une chose
01:22:03Qui n'a pas été abordée
01:22:04Pardon de le faire
01:22:05C'est que quand l'État
01:22:07Décide de déployer
01:22:08La force publique
01:22:09Les pilleurs se retirent
01:22:11Il faut tout de même
01:22:12Voir cela
01:22:12Parce que quand le président
01:22:13De la République a dit
01:22:14Qu'il n'y aurait pu jamais
01:22:15De 17 octobre
01:22:15Il n'y a plus eu
01:22:16De 17 octobre
01:22:16Donc il ne faut pas oublier
01:22:17Quand même
01:22:19Quand elle se marque
01:22:21D'une volonté politique
01:22:22Cela marche
01:22:23Alors cela marche
01:22:24A quel prix ?
01:22:24Naturellement
01:22:25C'est au prix maintenant
01:22:26Effectivement
01:22:26D'un confinement
01:22:27Presque généralisé
01:22:28C'est au prix
01:22:29De magasins
01:22:31Dans le centre de Paris
01:22:31Qui sont claquemurés
01:22:34Enmurés
01:22:34Comme dans des scènes de guerre
01:22:36C'est une affaire
01:22:36C'est une affaire entendue
01:22:37Mais malgré tout
01:22:38Il ne faudrait pas
01:22:39Passer sous silence
01:22:40Le fait que quand l'État
01:22:40Veut il peut
01:22:41C'est ça
01:22:41Bon alors en attendant
01:22:43Quand l'État veut il peut
01:22:44Il ne vous a pas échappé aussi
01:22:45Que quand l'État
01:22:46Est
01:22:46Comment dirais-je
01:22:48Quand il y a des enjeux électoraux
01:22:50Et bien on met des
01:22:51On sort les grandes manœuvres
01:22:52Et c'est ce qu'a fait Donald Trump
01:22:54Puisqu'il ne vous a pas échappé
01:22:55Qu'on approche tout tout juste
01:22:56Je crois que c'est demain
01:22:57Ou après-demain
01:22:57L'imité en main
01:22:58Dora Abdelrazi
01:22:59Qui nous a rejoint
01:23:01Il évoque de nouvelles frappes
01:23:03Contre des installations
01:23:04Nucléaires iraniennes
01:23:06Dora
01:23:06Est-ce qu'on se dirige
01:23:07Vers une reprise de la guerre ?
01:23:09Et bien la menace
01:23:09Est-ce qu'on se dirige
01:23:10Est-ce qu'on est bien réelle
01:23:10En tout cas
01:23:10Ce sont des paroles
01:23:11A prendre vraiment
01:23:13Avec beaucoup de sérieux
01:23:13Puisqu'on a vu que ces derniers jours
01:23:15Le ton est monté d'un cran
01:23:16Donald Trump
01:23:16Qui parle de frappe
01:23:18Sur deux sites nucléaires iraniens
01:23:21A neutraliser
01:23:21Il serait même capable
01:23:23De s'en charger
01:23:24En seulement dix minutes
01:23:25Il a même promis
01:23:26Un véritable coup de massue
01:23:28Je vous propose d'écouter
01:23:29Le président américain
01:23:31Et la seule raison
01:23:32Pour laquelle
01:23:33Je n'en ai pas encore fini
01:23:34Avec l'Iran
01:23:35C'est que je veux être gentil
01:23:36Je veux essayer
01:23:37De sauver toutes ces vies
01:23:38Si je peux
01:23:39Et eux
01:23:40Ils sont là
01:23:40Avec une très mauvaise
01:23:41Mais nous allons devoir
01:23:42A un moment
01:23:43Leur donner un coup de massue
01:23:46Voilà des déclarations
01:23:47Après notamment
01:23:47Un coup de fil
01:23:48A Benyamin Netanyahou
01:23:50Le premier ministre israélien
01:23:52C'est en tout cas
01:23:53Ce que relate
01:23:54La presse américaine
01:23:55Alors vous l'avez dit
01:23:56Ces déclarations
01:23:57Interviennent dans un contexte
01:23:59Politique très particulier
01:24:00Pour les deux hommes
01:24:01D'ailleurs
01:24:02Aux Etats-Unis
01:24:03Avec ces élections
01:24:04De mi-mandat
01:24:04Mais aussi
01:24:05Avec ces élections
01:24:07Perdues
01:24:07Pour Benyamin Netanyahou
01:24:09En Israël
01:24:10Des frappes
01:24:11Je vous le disais
01:24:12Sur un site très particulier
01:24:13La montagne
01:24:14De la pioche
01:24:15On va avoir
01:24:16A l'image
01:24:17Ensemble
01:24:18Une carte
01:24:18Il faut savoir que
01:24:19Le site de la montagne
01:24:22De la pioche
01:24:22Se trouve dans le centre
01:24:23De l'Iran
01:24:23A proximité donc
01:24:24De Nathan
01:24:25Ce qui est l'un des principaux
01:24:26Centres du programme
01:24:27Nucléaire iranien
01:24:28Et cette montagne
01:24:29Abriterait un complexe
01:24:31Souterrain extrêmement fortifié
01:24:32Creusé profondément
01:24:34Dans la roche
01:24:34Les services israéliens
01:24:36Soupçonnent donc
01:24:37L'Iran
01:24:37D'y avoir relancé
01:24:39Ses activités d'enrichissement
01:24:40D'uranium
01:24:41Téhéran
01:24:41Téhéran dément
01:24:42Et c'est précisément
01:24:43La difficulté
01:24:44De détruire ce site
01:24:45Qui alimente aujourd'hui
01:24:46Des scénarios
01:24:47Très inquiétants
01:24:48Alors juste sur
01:24:49Benjamin Netanyahou
01:24:50Peut-être pas
01:24:51L'élection perdue
01:24:51Mais en tout cas
01:24:52On s'attendait
01:24:52A un score plus grand
01:24:53Exactement
01:24:54Il n'a pas eu
01:24:55On va dire
01:24:55La majorité
01:24:56Pour l'inconne
01:24:56On ne peut pas dire
01:24:56Qu'elles sont perdues
01:24:57Alors justement
01:24:57Pour revenir à ce que vous disiez
01:24:59On parle désormais
01:24:59D'une possible frappe nucléaire
01:25:01Américaine
01:25:02Contre ce site
01:25:02Est-ce que c'est
01:25:03Une hypothèse sérieuse ?
01:25:04Alors c'est en tout cas
01:25:05L'hypothèse qu'avance
01:25:06Tucker Carlson
01:25:08Une hypothèse très grave
01:25:10Qui enflamme actuellement
01:25:11Les réseaux sociaux
01:25:12Alors Tucker Carlson
01:25:13C'est un ancien
01:25:15Présentateur vedette
01:25:16De la chaîne Fox News
01:25:17Une figure très influente
01:25:19De la droite conservatrice
01:25:20Américaine
01:25:20Il a longtemps
01:25:21Été proche de Donald Trump
01:25:23Aujourd'hui
01:25:23Il est très critique
01:25:24De la guerre contre l'Iran
01:25:26Puisque selon Carlson
01:25:27En fait
01:25:27Donald Trump
01:25:28A trahi sa promesse
01:25:31Électorale
01:25:31Celle de l'America first
01:25:33L'Amérique d'abord
01:25:34Alors c'est dans un long message
01:25:36Que vous pouvez voir là
01:25:37Publié sur le réseau social X
01:25:39Donc
01:25:41Qu'il affirme que
01:25:42Benjamin Netanyahou
01:25:43Ferait pression sur Donald Trump
01:25:44Pour qu'il autorise
01:25:45Une frappe nucléaire
01:25:46Contre cette fameuse
01:25:47Montagne de la pioche
01:25:49Alors son raisonnement
01:25:50Est le suivant
01:25:50Le complexe serait enfui
01:25:51Sous près de 90 mètres de roche
01:25:53Et selon lui
01:25:54Aucune bombe conventionnelle
01:25:56Américaine
01:25:56Serait capable de détruire
01:25:57Complètement les installations
01:25:59Donald Trump
01:26:00Qui pourrait même
01:26:00Selon Carlson
01:26:01Prendre cette décision
01:26:03Au 7 novembre
01:26:03Alors attention
01:26:04Ce sont évidemment
01:26:05Les affirmations de Carlson
01:26:07A ce stade
01:26:08Aucune décision américaine
01:26:09D'utiliser une arme nucléaire
01:26:10N'a été confirmée
01:26:12D'ailleurs Donald Trump
01:26:13Avait écarté cette option
01:26:14A la mi-octobre
01:26:15D'autant plus
01:26:16Qu'une telle frappe
01:26:18Ouvrirait une boîte de Pandore
01:26:20D'autres puissances nucléaires
01:26:21Pourraient à leur tour
01:26:22S'en prévaloir
01:26:23Alors il faut savoir
01:26:24Que côté iranien
01:26:25Évidemment on a réagi
01:26:27L'Iran
01:26:28Qui a répondu fermement
01:26:29Les représailles
01:26:30Pourraient être très importantes
01:26:32Aujourd'hui le risque
01:26:34C'est tout simplement
01:26:35Pas une reprise seulement
01:26:37De la guerre
01:26:37C'est aussi un embrasement régional
01:26:38Avec une escalade
01:26:40Que plus personne ne pourrait contrôler
01:26:41Et on aura l'occasion
01:26:42D'en reparler
01:26:42Merci beaucoup
01:26:43Dora Abdelrazik
01:26:44Merci à tous d'être venus
01:26:45Dans l'info de Villeneuve
01:26:46Dans un instant
01:26:46C'est Punchline
01:26:47Avec Laurence Ferry
01:26:47Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:53Sous-titrage Société Radio-Canada
01:26:53Sous-titrage Société Radio-Canada