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  • il y a 35 minutes
Anne Etchegoyen : ambassadrice de la chanson basque, elle a enregistré un album où elle défend nos langues régionales

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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-11-02##

Catégorie

✨
Personnes
Transcription
00:00Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
00:03Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
00:05Yves Duteil a chanté la langue de chez nous.
00:08Vous, vous allez beaucoup plus loin encore aujourd'hui
00:10avec un album où vous défendez les langues de chez nous tous,
00:15celles de région d'une France que nous rêvons de voir redevenir douce.
00:19France, bonjour, Annette Chegoyenne.
00:21Bonjour, Monsieur Pessis.
00:22Alors, je vous accueille pour votre parcours, bien sûr,
00:25mais pour un album en langue régionale, Canta, qu'on va évoquer tout à l'heure,
00:28qui est un événement parce qu'on n'a pas si fréquemment des invités
00:31qui peuvent aussi se produire dans toutes les langues régionales.
00:35Alors, avant tout ça, le principe des clés d'une vie,
00:37c'est d'évoquer votre parcours à travers des dates clés.
00:39Vous connaissez bien Sud Radio.
00:41Première date, le 23 août 2003. Écoutez.
00:51Ce jour-là, et toutes les télévisions en parlent,
00:54notamment le journal d'Aquitaine, vous êtes au Stade de France,
00:56accompagné par une fanfare de militaires pour chanter la Marseillaise.
01:00C'est ça, pour les champions du monde d'athlétisme.
01:02Voilà. C'est une émotion, le Stade de France.
01:06Oui, c'est énormément de monde.
01:08J'étais très jeune.
01:10Voilà, c'est un championnat qui pusait international.
01:15Et voilà, c'était quelque chose de marquant.
01:18Il y a une fanfare militaire qui vous accompagne.
01:20Vous aviez répété avec elle ?
01:22On avait répété, oui, absolument.
01:24Parce que la Marseillaise, on oublie quand même que c'est Roger Lille qui l'a composée.
01:28En fait, il l'a composée en une nuit, on l'oublie toujours,
01:30à la demande de celui qui l'hébergeait.
01:32Et c'était pour soutenir l'armée du Rhin qui partait au combat.
01:36Cette Marseillaise, elle circule, ce champ de l'armée du Rhin.
01:38Et puis des Marseillais s'en emparent, viennent à Paris, aux Tuileries.
01:41Et c'est comme ça que les Parisiens l'ont surnommée la Marseillaise.
01:44C'est la véritable histoire.
01:46Alors, ces championnats du monde d'athlétisme, les 9e,
01:49je ne sais pas si vous les avez assistés à ces championnats.
01:52C'est les Russes qui ont gagné.
01:53Et les Français ont obtenu les deux médailles d'or les derniers jours, je crois,
01:58avec Eunice Barber qui a remporté l'épreuve du saut en longueur
02:02et le relais féminin 4x100m qui s'est imposé
02:04parce qu'il y avait un forfait chez les Etats-Unis.
02:06Oui, j'y avais assisté.
02:08Vous avez assisté à ça ?
02:08En tout cas, au phase finale, oui.
02:10Ça vous a intéressé tout ça ?
02:11Oui, oui, complètement.
02:12C'était exceptionnel, c'était magnifique même.
02:14Et vous portez à la main droite quand vous chantez un bracelet rouge
02:17et il y a beaucoup de tenues rouges dans le public.
02:21Oui, alors moi, ce n'était pas pour ça.
02:23J'avais pris le foulard rouge qui est quand même un signe un peu distinctif
02:28de la bonne ambiance, des fêtes du Sud-Ouest et des fêtes de Bayonne également.
02:32Et c'est vrai que tout le monde avait adopté ce foulard rouge dans les tribunes ?
02:37Oui, tout à fait.
02:38C'était à l'époque Jean-Claude Mourin qui avait initié ça, en fait.
02:41C'est lui qui m'avait proposé d'intervenir sur les championnats du monde d'athlétisme.
02:45Ils étaient en Landais d'origine.
02:47Il y avait très à cœur les fêtes comme elles se font dans les Landes.
02:52Et c'est lui aussi qui avait amené l'hymne, le Vino Griego, justement, au championnat d'athlétisme.
02:59Tout a commencé quand même à Osgore.
03:01Parce qu'à Osgore, les organisateurs vous redécouvrent dans un séminaire.
03:04C'est ça.
03:05Et personne ne vous connaissait à l'époque.
03:06Voilà, je venais de sortir mon premier album et c'est Michel Jazzy que j'ai rencontré là-bas.
03:12Il y avait Colette Besson aussi dans l'assemblée.
03:15Et voilà, ils ont beaucoup aimé les chambas qu'on avait chanté à l'époque.
03:19Chalbadojana et Jotsan, un hommage à un poète hébergé de la vallée du Repel, à la côté de Baygory,
03:25au casino d'Osgore.
03:26Et c'est comme ça qu'ils m'ont convié à venir chanter le lendemain aussi,
03:31puisqu'il y a eu deux soirs d'affilée.
03:33Et c'est Michel qui avait en charge l'organisation de leur réunion annuelle des anciens champions,
03:37qui cette année était à Osgore.
03:39Et j'avais été invité par Pierre Otaïza, le producteur de charcuterie basque.
03:44Et qui était lui le traiteur de la soirée.
03:47Et c'est comme ça que j'ai atterri là, chanté en basque.
03:49Et ils m'ont proposé de participer au championnat du monde d'athlétisme.
03:52D'abord avec justement, en chantant, le Vino Griego.
03:55Alors il se trouve aussi qu'ils ont remarqué la pureté de votre voix.
03:58Ça a été un déclic, je crois.
04:02Pour eux, oui, oui, je pense.
04:04Mais après c'est vrai que l'acoustique était très favorable.
04:06C'est vraiment un beau lieu en plus de casino.
04:08Donc voilà, ça s'est fait...
04:11Ça c'est plus à eux de le dire pour le coup.
04:12Alors, vos origines au Pays Basque, à Natché Goyen, c'est Saint-Palais,
04:16qui est à 50 kilomètres de Bayonne, je crois.
04:18Et qui est célèbre parce que je crois que c'est là qu'en 1351,
04:21le roi Charles II de Navarre a autorisé Saint-Palais à fabriquer la monnaie nationale et du royaume.
04:29Oui, alors là, vous me la prenez.
04:30Voilà.
04:30Je ne vais pas mentir.
04:32Et c'est vrai qu'il y avait à l'époque 300 habitants.
04:34Et il y en avait 100 qui travaillaient pour fondre le métal et 40 pour la frappe.
04:38D'accord.
04:39Donc c'était le stand et le médaille.
04:41Alors, le Pays Basque, finalement, c'est vos origines familiales depuis longtemps.
04:46Depuis assez longtemps.
04:47Depuis toujours.
04:48Depuis toujours.
04:49En tout cas, pour ma part, l'entreprise familiale aussi existe depuis très longtemps.
04:55Et voilà, moi j'ai toujours grandi à Saint-Palais, au Pays Basque intérieur.
04:57À Saint-Palais, on est pour vous situer entre Saint-Jean-Pied-de-Port et Asparin.
05:02Vraiment au cœur et à l'intérieur du Pays Basque.
05:05Et voilà, c'est là que j'ai grandi.
05:06Ma mère venait de Baygory, du côté de ma mère.
05:09Et toute la famille, le berceau familial paternel était à Saint-Palais.
05:12Oui, et vos parents faisaient quelque chose qui n'avait rien à voir avec la musique.
05:16Votre père avait été grossiste en volaille et en œuf.
05:19Exactement.
05:20Voilà.
05:20C'était l'entreprise dont il avait hérité de son grand-père.
05:23Et je crois que votre mère travaillait dans un magasin de prêt-à-porter.
05:26Absolument.
05:27C'est ça, chez Béroguin.
05:28Et je crois qu'elle vous accompagnait partout, car dans les premiers reportages, votre mère Annie est toujours à côté
05:33de vous.
05:33Alors, c'est ma grand-mère Annie, ma grand-mère paternelle.
05:36Et oui, Annie, et ma mère, c'est Rosalie.
05:39Voilà.
05:40Il y a toujours quelqu'un de votre famille dans les premiers reportages.
05:42Écoutez-vous.
05:43C'est vrai.
05:43Comment ça se fait ?
05:44C'était très...
05:45Voilà, j'étais jeune au tout début.
05:48Donc, c'était souvent ma mère qui m'accompagnait et parfois ma grand-mère aussi.
05:52Oui, parce que je crois que votre grand-mère vivait dans la maison familiale.
05:54Et oui, paternelle, à Saint-Palais.
05:56À Saint-Palais, avec, je crois, vous aviez une sœur de deux ans.
06:00Tout à fait.
06:01Qui habite à côté de vos studios, d'ailleurs.
06:04Et il se trouve que, bon, vous vous amusiez bien avec votre sœur.
06:07Et je crois que dans un temps, vous faisiez des bêtises.
06:09Je crois qu'un violon a été cassé un jour.
06:11Comment vous savez ça ?
06:15C'est vrai ?
06:17Oui, je me suis assise sur un violon.
06:19Assise sur un violon.
06:20Et alors ?
06:21Ah ben, c'était à l'époque, heureusement qu'il y avait des assurances.
06:24Parce qu'il appartenait à la jeune fille chez qui on était invité.
06:29Elle l'avait laissée sur le lit aussi, serrée sans étui.
06:33Et dans le faux de l'action, je me suis assise dessus.
06:36Ça peut arriver.
06:36Mais vous riez beaucoup avec votre sœur.
06:38Vous aviez une jeunesse joyeuse et rieuse.
06:40Oui, absolument.
06:41On aimait bien faire des blagues et tout ça.
06:43Beaucoup ?
06:44Oui.
06:45Alors, je sais aussi qu'au Pays Basque, il y a quand même une chanson qui a marqué notre histoire.
06:49Et cette chanson a encore plusieurs générations l'afredonne.
06:55Pays Basque, Pantango, simple et fantaque.
06:59Luiz Mariano, ça vous parle ?
07:01Absolument, oui.
07:02Une performeur.
07:03C'est vrai qu'à Arcang, encore aujourd'hui, il y a le souvenir permanent de Luiz Mariano.
07:07Oui, tout à fait.
07:08En plus, j'étais hier à l'interview de la semaine du Pays Basque.
07:11Et justement, Jean-Philippe Ségo me parlait de l'héritage Luiz Mariano
07:15qui a commencé dans une chorale du Pays Basque Sud, Erechonica,
07:19où sa mère chantait d'ailleurs,
07:21puisque après, quand sa carrière a commencé à évoluer,
07:24il l'a aussi chantée en basque, carrément.
07:26Il a commencé à chanter.
07:27D'ailleurs, il chantait par hasard dans un cabaret un soir à côté de Biarritz.
07:31Et Francis Lopez était là, l'a entendu.
07:33C'est comme ça que ça a commencé le fameux duo Lopez Mariano.
07:36Il avait une voiture décapotable qui était peinte en vert
07:39avec une capote blanche à l'intérieur rouge,
07:41les couleurs des drabours basques.
07:42Je ne sais pas si vous le saviez.
07:43Non, je ne savais pas.
07:44Pourtant, je n'ai connu Pachi, mais non.
07:47J'ai connu aussi Mariani, derrière.
07:49Oui, mais son fils.
07:50Voilà, exactement.
07:50Et c'est vrai qu'ils ont été fidèles.
07:52Et là, je crois que Mariano, on n'y touche pas.
07:54Aujourd'hui, le moindre écart sur Mariano,
07:57les marianistes hurlent.
07:59Oui, mais je crois aussi que c'était un tel performeur,
08:04déjà sur scène, un vocaliste.
08:07Et voilà, c'est vrai qu'il a parlé.
08:09Il y avait de très belles chansons qu'il chantait sur le Pays Basque.
08:12Alors, d'autres notes, c'est celle à l'école.
08:14Je crois que vous avez été au lycée René Cassin.
08:16À Bayonne.
08:17Et que vous avez frisé plusieurs fois le conseil de discipline.
08:20Oui.
08:22Pourquoi ?
08:23Non, parce qu'un jour, je n'étais pas très en phase avec un prof sur un sujet.
08:33J'avais rendu un document, un devoir, que pour moi, il n'avait pas lu.
08:39Ça arrive.
08:40Et pour avoir testé vraiment le truc, j'ai bien compris qu'elle ne l'avait pas lu.
08:43Et voilà, j'avais un peu contesté l'histoire.
08:45Malheureusement, les profs ont toujours récemment.
08:46En plus, il était super bon parce que je l'avais fait à mon oncle,
08:48c'était sur la Deuxième Guerre mondiale.
08:50Et j'ai bien vu qu'elle n'avait pas prêté grande attention à ce devoir-là.
08:54De toute façon, ce qui vous intéressez, c'est la musique.
08:56Et je crois que vous avez commencé à être chez Goyenne dans une chorale à 8 ans.
08:59À Saint-Palais, oui, exactement.
09:01Chorale d'enfant.
09:02Mais une chorale d'enfant, le problème, c'est que vous rêviez du conservatoire.
09:05Et conservatoire, avant 17 ans, ce n'est pas possible.
09:08Voilà, c'est ça.
09:09Donc, j'ai attendu les 17 ans.
09:11Et j'y suis rentrée même deux mois avant les 17 ans.
09:15Je n'avais pas encore les 17 ans.
09:17J'avais 16 ans et 10 mois.
09:20J'ai eu le droit, oui.
09:22J'ai eu le droit, mais je ne sais même pas si c'était une affaire de deux mois ou
09:25de deux semaines.
09:26En même temps, ça ne vous a pas empêché de passer votre bac
09:28et même de faire une fac d'espagnol et un BTS d'action commerciale.
09:33Voilà.
09:33Parce que vous pensiez qu'il fallait faire autre chose ?
09:35À Cassin, j'ai fait le bac L.
09:37Et oui, j'ai été donc à Loga, au lycée de Louis de Foix pour faire ça.
09:41Non, parce que déjà, moi, j'étais en province.
09:44Je le suis toujours.
09:45Et vous n'êtes pas dans le savoir qu'il y a quand même une...
09:48Tout se passe aussi à Paris.
09:50Et en tout cas, à l'époque, même pour les cours de chant,
09:53nous, on avait le conservatoire.
09:54Mais on est loin encore même de l'époque où il y a la star académique
09:58qui a quand même beaucoup démocratisé la pratique du chant.
10:00En tout cas, l'apprentissage avait des cours privés.
10:02On est vraiment à cette époque-là où la suite logique pour apprendre le chant,
10:08c'est d'aller dans des formations classiques.
10:10Voilà.
10:11Mais en même temps, vous rêviez le chant et vous préparez quand même
10:13la chambre de commerce, d'autres choses possibles dans votre vie.
10:16Voilà.
10:16C'était un peu ça.
10:17Comme ça, je faisais...
10:19En même temps, ça m'a beaucoup servi.
10:20Oui.
10:20Mais je me suis dit, si je faisais le chant, le conservatoire d'un côté, en parallèle,
10:25et puis de l'autre côté, je faisais des études.
10:27Et au moins, j'étais un peu à l'abri.
10:29Voilà.
10:29Et le chant, ça a marché.
10:30J'ai trouvé une autre date dans votre parcours qui me paraît importante, le 15 avril 2013.
10:35À tout de suite sur Sud Radio avec Anne Etché-Goyenne.
10:38Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
10:41Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Anne Etché-Goyenne.
10:44Nous parlons tout à l'heure de Quanta, ce nouvel album avec des langues régionales.
10:48C'est assez étonnant et je sais combien vous y tenez.
10:51On a évoqué vos débuts.
10:53Et le 15 avril 2013, à la télévision, sixième épisode de cette série.
10:59Ce matin, Jean-Marie a convoqué les choristes.
11:02Le cœur du village.
11:04Et là, vous êtes dans le sixième épisode, dans une église, en train de chanter.
11:07Oui, à Perrorade.
11:09Exactement.
11:09C'est ça.
11:10Et ça, ça a été aussi un événement parce que c'était un feuilleton documentaire, pratiquement.
11:15C'est ça.
11:16Et c'était des villageois qui voulaient, qui se mobilisaient pour transformer des abattoirs en école de musique.
11:22Exactement.
11:23Et donc, Jean-Marie Lowe, il avait présenté cette émission que j'ai connue là-bas.
11:28Et ça a déjà été une belle rencontre humaine et artistique.
11:31Et donc, moi, j'intervenais pour faire le concert un peu avec les choristes.
11:35Ils devaient former une chorale, le cœur du village.
11:38Ils devaient former une chorale d'amateurs et recruter dans tout le village.
11:42Comment vous êtes arrivée là-dedans ?
11:44Je suis arrivée là-dedans avec mon manager qui était un copain de Jean-Marie Lowe.
11:47Et qui nous a branchés.
11:49On a sympathisé.
11:51Je suis allée plusieurs fois tourner, enfin en tout cas rencontrer les choristes
11:55qui l'avaient embringuée, enrôlée dans l'aventure.
11:58Et voilà.
11:59Et c'était une très très belle réussite humaine en tout cas pour moi.
12:03C'était une belle rencontre.
12:04On voit les images encore dans l'église du village où il y a cette chorale.
12:08Et ça a dû être un moment émouvant à tourner.
12:10Oui, d'autant que nous c'est un peu courant chez nos Pays-Bas de chanter dans les églises
12:16avec des chorales.
12:17Donc moi en tout cas c'était un peu, c'était pas nouveau.
12:20Voilà, mais c'est vrai que c'est toujours plaisant.
12:22En plus une chorale qui est naissante parce que pour le coup elle était née de quelques jours.
12:26Et qu'elle était vraiment très éclectique.
12:28C'était ça le plus touchant.
12:31Dans ce documentaire, dans cette série, dans ce téléfilm,
12:34il y a Patrick Fiori qui s'investit et Robert Goldman, le frère de Jean-Jacques Goldman
12:39qui a écrit une chanson, « Quand les cœurs s'avancent ».
12:41Exactement.
12:42C'est vu comment ? C'est assez rare.
12:43C'est Jean-Marie, c'était par Jean-Marie qu'il y a eu tout ça.
12:47Et après il y a eu un grand concert de gala avec tout le monde et les choristes en question.
12:51Et après l'argent de mémoire allait pour la réfection justement à la construction de cette école de musique.
12:57Et ça a été un tournant parce que je crois que beaucoup de gens
12:59vous ont découvert à travers cet épisode de télévision.
13:03Oui, exactement.
13:04Et en plus nous, c'est vrai qu'à cette époque-là, on venait de signer avec Sony pour le
13:08projet des voix basques.
13:08Là, ça sortait deux mois ou trois après.
13:11Donc ça tombait bien.
13:11Donc ça tombait parfaitement.
13:13Alors ça, c'est le grand succès au départ.
13:16Mais il y a eu un des débuts avec une comédie musicale régionale, « Euskal Spiritu ».
13:21Oui, « Euskal Spiritu », une comédie musicale sous le Tine.
13:24Le Pays Basque est un divisé en plusieurs provinces.
13:26La Soul, c'est tout ce qui est côté Mont-Léon.
13:28Et c'est Pierre-Paul Versace qui a écrit cette comédie musicale, « L'Esprit Basque », littéralement.
13:33Et voilà, c'était une quête spirituelle.
13:35Oui, parce qu'il y a une mythologie qui est ancrée dans l'histoire du Pays Basque.
13:40Absolument.
13:41Mais là, c'était vraiment l'histoire d'une quête spirituelle.
13:46Parce que moi, je me suis un peu renseigné, les légendes du Pays Basque se transmettent de génération en génération.
13:51On les connaît peu en dehors du Pays Basque.
13:53C'est ce qui en fait des légendes.
13:54Hein ?
13:54C'est ce qui en fait des légendes.
13:56Par exemple, j'ai trouvé dans la tradition basque que la Terre a donné naissance à deux filles pour protéger
14:00les humains, la lune et le soleil, qui font disparaître les mauvais esprits et les sorciers.
14:06Voilà.
14:06Ça fait partie des légendes ?
14:08Alors, celle-là, c'est pas celle-là dont je vais parler en premier, mais il y en a beaucoup.
14:14Voilà, il y en a beaucoup.
14:15Et puis, il y a eu aussi un chœur d'homme, Oltara, qui est basé à Biarritz.
14:20Et ce chœur d'homme, quand on l'écoute, c'est assez étonnant.
14:33Une formation emblématique du Pays Basque, dans laquelle vous êtes entrée à Nechegoyenne ?
14:38Oui, en fait, je suis entrée. J'étais soliste le temps d'honnêté.
14:41Pas mal, déjà.
14:41Voilà. Et c'était une belle expérience. C'est un chœur qui est, d'une part, fort de sa spécificité
14:48masculine, comme l'est beaucoup le champ basque.
14:51Mais c'est un chœur puissant, qui a fait beaucoup de belles choses, très professionnel.
14:56Mais une femme, dans ce chœur d'homme, c'était pratiquement unique ?
14:59Voilà. Et le contraste était un petit peu inédit.
15:02Mais il n'y a pas eu de problème ?
15:03Non, non, non, pas eu de problème. J'étais très bien accueillie. J'étais assez jeune.
15:07Et ils avaient déjà fait, je crois, un duo aussi avec, je ne sais pas si c'était une jeune
15:10fille ou un jeune garçon, qui avait une très belle voix.
15:13En tout cas, ce chœur s'est produit au Carnegie Hall, quand même, à New York.
15:17Et en même temps, il s'est produit au Parc des Princes, lors de la finale du tournoi des Cinq
15:22Nations 1997, le cinquième grand chelème de l'histoire du rugby français.
15:27Et c'est vrai que ce sont des moments très forts. C'est presque une tradition, avant les matchs de
15:32rugby, quelquefois, qu'il y ait ce genre de musique.
15:34Oui. Mais c'est plutôt une bonne chose. Le rugby, c'est quand même un sport qui vient de la
15:39ruralité.
15:40Et moi, je trouve plutôt ça. En tout cas, dans le Sud-Ouest, c'était extrêmement présent. C'est presque
15:46une religion, le rugby.
15:47Oui. Donc, je trouve ça, moi, très chouette, qu'on se rappelle qu'il y ait des chanteurs comme ça,
15:53du Pays-Basque, du Sud-Ouest, qui s'expriment avant des phases finales importantes.
15:59En même temps, il faut savoir que le rugby est cher à Sud Radio, puisque tous les week-ends, nous
16:03avons nos envoyés spéciaux sur tous les terrains.
16:06Et c'est vrai que, je crois que le rugby, pour vous, ça a commencé avec un stage en alternance
16:11au Biarritz Olympique.
16:12Oui, absolument. J'étais... Je m'occupais du partenariat. Et j'y ai travaillé un an et demi. Voilà. Et
16:21non, c'était super. Moi, j'aimais bien cette ambiance-là.
16:25Le club, à l'époque, est quand même sur le sommet du toit du rugby français et européen. Et voilà.
16:33Et donc, je devais chercher des partenaires.
16:35Et j'y ai rencontré les premiers partenaires qui m'ont aidé à financer mon premier album.
16:39Voilà. Et je crois que le grand maître, à l'époque... C'est Marcel Martin.
16:43C'est Marcel Martin et puis Serge Blanco.
16:47Voilà. Nous, on avait surtout affaire à Marcel Martin, mais on a eu affaire une ou deux fois où il
16:53y a Serge Blanco.
16:53C'était vraiment le pape du rugby, à cette époque-là ?
16:57Ah oui. Quand je me souviens, nous, on n'y avait pas forcément accès, puisque c'était un peu le
17:02patron.
17:03Mais quand il venait au club, tous les bénévoles, un peu, ils regardaient aux fenêtres pour voir arriver.
17:09Et c'était un homme... C'est toujours un homme d'une gentillesse totale.
17:13Moi, je me souviens, un week-end de rugby, je me suis retrouvé sur un terrain de rugby avec Gérard
17:16Juniot.
17:17Vous n'êtes pas la carreur, quand même, d'un joueur.
17:19Gérard Juniot regardait ses crampons et tournait les crampons en cherchant RTL.
17:23Donc, ça n'a pas démarré bien.
17:24Et à un moment, je reçois le ballon et je vois Blanco courir vers moi avec un autre joueur.
17:30J'ai lancé le ballon et je suis parti en courant.
17:32Vous avez bien fait.
17:33Parce que c'est terrible.
17:35C'est ça. Ah, mais c'est des machines.
17:37C'est des machines incroyables.
17:38Vous avez déjà joué au rugby vous-même ?
17:40Pour m'amuser, oui.
17:41Et vous n'avez pas vécu ce genre de choses ?
17:44Non, en tout cas, pas de contact physique musclé.
17:48En même temps, le rugby, c'était une affaire familiale,
17:51puisque dans vos jeunes années, à Neche Goyenne,
17:53vous alliez avec vos parents voir les matchs à Saint-Palais ou à Saint-Jean-de-Luz.
17:57Oui, absolument. On jouait mon oncle du côté de ma mère.
18:01Il jouait à Saint-Jean-de-Luz.
18:02Et mon père m'a mené, puisqu'il commentait les matchs pour Radio Mendililia,
18:07une radio de Molléon.
18:08Il commentait les matchs de rugby de l'équipe de Saint-Palais.
18:10Et ça vous passionnait ?
18:11Oui, mais j'aimais bien l'ambiance à cette époque-là.
18:13Je ne regardais pas encore les matchs, mais j'aimais bien l'ambiance.
18:15Et je crois qu'au tronc, c'était Benat Ituriria.
18:18Et je crois que son fils, Adrien, a joué au rugby et a porté le numéro 6 comme lui.
18:23Alors c'est Benat Ituriria et c'était Yon, son fils, qui a été buteur avec Saint-Jean-de-Luz.
18:30Exactement. Et qui a pris la relève familiale.
18:32Et puis, il y a des musiques qui vous ont attiré lors du Pays Basque.
18:36Je sais que les musiques d'Argentine vous attirent aussi.
18:39Oui. Beaucoup. Le répertoire argentin, oui.
18:42Pourquoi ?
18:43Parce que je trouve beaucoup de similitudes avec l'univers musical.
18:48Je trouve qu'il y a beaucoup de... Je ne sais pas.
18:50C'est des similitudes que je trouve avec le chant basque, le répertoire basque.
18:53Et je trouve que ce côté folk...
18:58Voilà, j'aime ces sonorités.
19:01Très folk, très guitare, instrument acoustique.
19:03Ça me plaît beaucoup.
19:04Mais quand on pense qu'en Argentine, le tango a pratiquement été interdit avant la guerre de 1914
19:09et que c'était une musique considérée comme primitive et réservée aux lieux infâmes,
19:14on n'imagine pas mal ça aujourd'hui ?
19:16Complètement.
19:17Mais enfin, ça c'est...
19:19Oui, voilà.
19:20Ça, la répression sur d'autres sujets.
19:24Il n'y a pas que les Argentins qui l'ont vécu.
19:27Mais effectivement, on a du mal à imaginer aujourd'hui que le tango ait pu être interdit à un moment
19:31donné.
19:32Comme par les basques à un moment.
19:33Bien sûr.
19:34Puis il y a un autre sport, moi, que j'ai suivi, qui est la pelote basque.
19:37Je me souviens de Daricol, comédien, qui jouait à la pelote basque.
19:41Là aussi, c'est un sport assez méconnu, mais qui est très traditionnel au Pays Basque.
19:45Oui, alors on se parle d'ailleurs, se déroulent les championnats du monde de pelote basque.
19:49En Argentine.
19:50Justement en plus.
19:52Vous êtes aussi passionnée, peut-être pas passionnée, mais vous suivez tous ces sports.
19:56Moi, je suis un peu tout ce qui fait le Pays Basque.
19:58Donc, que ce soit le sport, l'actualité, la politique, des jeunes qui descendent dans la rue pour passer leurs
20:05examens, leur bac en basque.
20:06Ça m'intéresse tout ça, oui.
20:08Et il y a beaucoup de jeunes qui parlent le basque aujourd'hui ?
20:11Oui, de plus en plus.
20:13Mais voilà, aujourd'hui, ce n'est pas toujours aisé de financer ces écoles en enseignement immersif.
20:20Et pourtant, les résultats scolaires sont bons, voire meilleurs, que ceux de l'éducation nationale en langue française.
20:28Et voilà, je trouve ça un peu dommage.
20:31Il y a beaucoup d'écoles où l'on apprend le basque ?
20:33Oui, il y a beaucoup d'élèves et beaucoup d'écoles.
20:36Et on a le système bilingue aussi, les Cachbis, à l'école publique, à moitié basque, à moitié français.
20:41Et on ne le sait pas assez, ça ?
20:43Pourtant, ce n'est pas faute d'assister.
20:46Alors, en ce moment, les autres revendications des lycéens ont pris le dessus.
20:50Mais aux Pays Basques, comme il y a en Corse, ou en Bretagne, ou en Occitanie,
20:55ils se battent pour pouvoir passer leurs examens, le bac précisément, en langue non hégémonique ou régionale.
21:02Oui, on en parle aujourd'hui.
21:04J'espère que ça vous aidera encore un peu plus à cette cause que vous défendez.
21:08On va continuer à parler d'un autre événement qui vous a marqué, le 21 septembre 2015.
21:13A tout de suite sur Sud Radio avec Anne Elche-Goyenne.
21:16Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
21:19Sud Radio, les clés d'une vie, mon invité Anne Elche-Goyenne.
21:22Nous avons évoqué Votre amour du Pays Basque.
21:25On va y revenir avec les langues régionales.
21:28Et puis cet album Quanta, qui est un événement, parce qu'il n'y a pas beaucoup d'albums en
21:32langue régionale.
21:32Et là, vous avez beaucoup travaillé pour ça.
21:34Et puis on en revient au 21 septembre 2015, le jour du grand départ.
21:45Compostelle du Pays Basque à Saint-Jacques, un album que vous avez produit, qui a été un succès.
21:50Et je crois que l'idée est née parce que dans votre maison familiale,
21:54le pèlerinage pour Saint-Jacques de Compostelle passait régulièrement.
21:57Oui, en fait, il passait par Saint-Balais, où je suis née, et à proximité de la maison familiale, effectivement.
22:04Et c'était une aventure extraordinaire.
22:06Alors, c'est-à-dire qu'enfant, vous voyez passer des pèlerins ?
22:09Et en comprenant ce qui se passait ?
22:11Oui, je me l'étais fait raconter.
22:13Et c'était dans le village, donc c'était dans la ville de Saint-Balais.
22:16C'était courant, tout le monde savait.
22:18Il y avait la chapelle des Franciscains qui était juste devant le chemin pour poursuivre sa route après Saint-Balais.
22:24Et j'ai beaucoup chanté.
22:26Mes premiers concerts, je les ai faits dans cette chapelle-là des Franciscains.
22:28Donc oui, les chemins de Saint-Jacques, ça faisait partie de mon enfance.
22:32Oui, et puis un jour, vous vous êtes dit, je ferai ce voyage.
22:36Oui, j'étais assez fatiguée, puisque là, en 2015, on est un peu à la sortie du projet des voix
22:42basses qu'on avait sorti en 2013,
22:43qui avait été disque d'or et que j'avais produit.
22:46Donc là, ça avait été un gros, gros travail de prod.
22:50Et plutôt très impactant pour ma carrière, en tout cas, puisque beaucoup de choses sont nées de là.
22:58Notamment, on a beaucoup chanté aussi au Pays Basque Sud, côté espagnol.
23:01Et c'est vrai que j'étais un peu fatiguée, là, au bout de deux ans.
23:04On avait sorti deux albums d'affilée, comme le premier avait pas mal marché.
23:08Et voilà, et donc, je sortais aussi d'une rupture amoureuse compliquée.
23:12J'avais envie un peu de prendre le large et de, voilà, je me posais des questions sur la foi.
23:16En 2015 aussi, c'était une année particulière en termes de, je ne sais pas si vous vous rappelez l
23:20'acteur,
23:21au niveau des religions.
23:22Voilà, et donc, j'ai pris la route, voilà.
23:25Alors, quand même, 800 kilomètres à pied, ça ne se prépare pas du jour au lendemain ?
23:28Ah non, non, je m'ai préparée depuis un an.
23:30Un an de coaching aussi, parce que l'une des premières grosses étapes,
23:34c'est Saint-Jean-Pierre-de-Port-Roncevaux,
23:36François-Vallès,
23:37et c'est la grosse étape physiquement assez impactante aussi.
23:43Et je l'avais, moi, en deuxième étape.
23:44Alors, je me dis, si je me casse là,
23:46je ne pourrais pas continuer mon objectif d'aller jusqu'à Cap Finistère,
23:50puisque j'ai appris Compostelle, j'ai été jusqu'à Fisterra, à Cap Finistère.
23:53C'est combien de kilomètres, cette étape ?
23:55C'était 781,
23:56et ça devait être 30 de plus pour Cap Finistère.
23:59À Roncevaux,
24:00ce n'est pas la plus longue en termes de kilomètres et de distance,
24:04c'est surtout qu'elle est dure,
24:05puisqu'on passe le col de Roncevaux.
24:08En plus, vous n'étiez pas une adepte de la marche au départ.
24:12J'aimais bien ça, mais sans plus.
24:15J'aimais bien marcher tranquillement.
24:18Donc, il y a un coach qui est arrivé,
24:20et qui vous avez travaillé pendant des mois.
24:21C'est ça.
24:21Je crois que la préparation du voyage a duré trois ans.
24:25Non, vraiment, le coaching, je dirais,
24:27où on s'est dit, je fais ça pour ça,
24:28ces séances-là pour ça, c'était un an.
24:30Voilà.
24:31Mais en même temps, il faut préparer les cartes,
24:33il faut préparer les détails de la nourriture, tout.
24:38Alors, la nourriture, non, parce que les chemins de Compostelle,
24:41on va quand même dans des zones très habitées,
24:45donc il y a à manger partout.
24:47Et des fois, on se fait cette mauvaise réflexion,
24:50c'est pas la peine d'amener un réchaud ou du gaz,
24:52une bonbonne de gaz dans le sac,
24:54puisqu'en fait, Compostelle, il y a à manger partout.
24:57Mais il faut trouver les endroits pour dormir également.
24:59Voilà, les albergues.
25:00Il y avait un livre qui s'appelait Le Miam Miam Dodo,
25:02c'était un guide, alors je suppose, c'était en 2015,
25:04donc je suppose que maintenant il existe sur le téléphone portable,
25:06mais à l'époque, c'était un petit livre.
25:08Tout est corné maintenant, le mien, il est.
25:10Mais voilà, il y avait tous les détails
25:12de savoir où on pouvait s'arrêter,
25:14le nombre d'étoiles par truc, où qu'elle auberge,
25:16où est-ce qu'on avait une machine à laver,
25:17à sécher le linge.
25:18Il y en a même qui amenait des animaux,
25:20où est-ce qu'on pouvait...
25:20J'avais un copain que j'ai rencontré,
25:21il avait commencé le chemin avec un âne,
25:23et donc il avait, sur Le Miam Miam Dodo,
25:25il savait où est-ce qu'il pouvait amener l'âne
25:27pour lui donner à manger et tout ça, et à boire.
25:29Et je crois que votre déclic aussi,
25:31ça a été la disparition de notre grand-mère,
25:32qui a découvert la religion pratiquement à la fin de sa vie.
25:35Alors je ne dirais pas jusque-là,
25:36mais en tout cas, c'est pas qu'elle boudait un peu la religion,
25:38mais elle ne nous accompagnait plus.
25:40Elle avait perdu son mari en 82,
25:43et elle ne venait plus nous accompagner dans les messes et tout ça,
25:47enfin pas beaucoup,
25:48parce que voilà,
25:50elle avait perdu son mari de manière très brutale
25:53en trois mois d'un cancer,
25:54et je pense que c'était lié aussi à ça.
25:56Et c'est vrai que là,
25:57quand elle nous dit au revoir,
25:58et qu'on a cette semaine,
25:59où on sait que c'est un peu le début de la fin,
26:02si je peux dire,
26:03c'est vrai qu'à cette époque-là,
26:05elle a...
26:07on voit...
26:08elle veut voir...
26:09on devine qu'elle veut voir un curé
26:12pour peut-être lui faciliter le passage.
26:15Et c'est vrai que même nous,
26:16ça nous fait beaucoup de bien de voir cet homme de foi,
26:18à ce monsieur d'église qu'on a été chercher à Cambo,
26:21et qui est venu...
26:22et qui est venu lui parler,
26:25quelques... deux jours avant,
26:26et qui est revenu,
26:27et qui nous a aidé à nous aussi.
26:28Oui, parce qu'en plus,
26:29vous avez régulièrement,
26:30au cours de ce pèlerinage,
26:32fait des arrêts dans les églises,
26:34avec des prières pour vos proches.
26:36Exactement.
26:37Mais déjà, moi,
26:38les églises,
26:38c'est quand même quelque chose
26:39qui est très présent depuis mon enfance.
26:43Le chambasque est quand même lié aussi,
26:44la pratique du chambasque,
26:45aux églises,
26:46avec les cœurs.
26:46Moi, j'écoutais beaucoup de cœurs d'hommes,
26:48d'enfants,
26:48de cœurs mixtes,
26:50et donc j'avais fait...
26:51Assister à beaucoup de concerts
26:52dans des églises,
26:53j'en ai moi-même donné...
26:54Quand on est en 2015,
26:55j'en avais donné un certain nombre aussi.
26:57Voilà,
26:58c'est beaucoup de choses pour moi,
27:01les églises,
27:02en 2015,
27:02quand je pars.
27:03Et les concerts de chambasques
27:06sont très fréquents dans les églises ?
27:08Oui, oui.
27:08Ah oui,
27:09même moi,
27:09je me rappelle,
27:11on apprend,
27:12on célèbre le disque d'or des voix basques,
27:14on est en concert dans l'église de Bidard,
27:16qui était remplie comme neuf,
27:18et on venait d'apprendre ça,
27:19donc on était très contents.
27:20Mais au-delà de ça,
27:22à titre personnel,
27:23voilà,
27:23mon fils est baptisé à l'église de Bidard,
27:26là,
27:27quand je prends les chemins de Compostelle,
27:29j'ai perdu mes deux grands-mères,
27:30donc il y a eu des cérémonies,
27:31il y a des chants
27:32qu'on a repris dans l'album,
27:33etc.
27:34Donc c'est vraiment lié.
27:35Et il se trouve qu'en plus,
27:36quand on se pèlerinage,
27:37on rencontre des tas de gens
27:38qu'on ne connaît pas
27:39et qu'on ne reverra jamais.
27:40Il y a des rencontres
27:41très enrichissantes.
27:42C'est ça.
27:42C'est un vrai vecteur social humain,
27:45Compostelle.
27:46C'est le plus riche qu'il soit.
27:47On a les personnes,
27:49on a un échange de visu.
27:53Et puis il y a des découvertes
27:54aussi dans les lieux.
27:55Je crois que vous avez découvert
27:57une Vierge des Neiges
27:59à Zabaldica,
28:00dans une petite chapelle.
28:00À Zabaldica.
28:02Oui,
28:03la Vierge des Neiges,
28:03exactement.
28:04C'est quoi ?
28:05La Vierge des Neiges,
28:07c'était une petite vierge
28:08qui était sur les hauteurs
28:12de Zabaldica.
28:13C'est une petite...
28:15L'église était sur une petite colline,
28:17si je puis dire,
28:18avant Pampelune.
28:19On est entre Roncevaux
28:20et Pampelune.
28:21Et je ne sais pas,
28:22j'ai vécu là
28:23comme un moment de grâce
28:25où j'ai prié
28:27à cette Vierge.
28:28Et là,
28:30j'ai su que j'avais pris
28:31la bonne décision
28:31en partant pour ces chemins-là.
28:33Ce voyage vous a fait
28:34beaucoup de bien.
28:35Il y a aussi,
28:36j'ai découvert
28:37dans les monts de Léon
28:38à Creuse de Ferro,
28:39une croix
28:40au pied de laquelle,
28:41selon la légende,
28:42chaque pèlerin doit déposer
28:43un caillou
28:44rapporté de chez lui.
28:45Oui,
28:45à Creuse de Ferro.
28:46En fait,
28:48effectivement,
28:49on dépose,
28:51en fait,
28:52le caillou,
28:52il symbolise
28:53un peu tous les bagages
28:55négatifs
28:55qu'on porte avec nous
28:56et on les dépose
28:57au pied de la croix,
29:00à la Creuse de Ferro.
29:01On dépose de là
29:02pour nous alléger
29:03symboliquement
29:04de nos maux.
29:05Et vous êtes rentré
29:07chez vous
29:08avec une plénitude
29:08que vous ne parvenez
29:10même pas à expliquer.
29:11Non,
29:12mais qui,
29:13hélas,
29:14nous quitte après
29:15puisque
29:16on est vite
29:17re-happé
29:18par la vie quotidienne.
29:20Et voilà,
29:21c'est un peu,
29:22mais en tout cas,
29:22le temps que c'est
29:23très agréable,
29:24le temps qu'on l'a en soi.
29:26Moi,
29:26j'ai aussi découvert,
29:27je ne sais pas
29:28si vous les avez croisés,
29:29une cathédrale
29:30à Santo Domingo
29:31de la Calzata.
29:31Il y a un coq
29:33et une poule
29:33qui sont vivants
29:34dans un enclos gothique
29:36qui sont rentrés
29:37toutes les deux semaines.
29:38Santo Domingo
29:38de la Calzata,
29:39exactement.
29:40Ça,
29:41c'est rigolo
29:42quand on fait le chemin.
29:43On entend chanter
29:44le coq
29:44dans sa visite.
29:46Alors,
29:47vous avez aussi chanté
29:48dans quelques églises
29:49où il n'y avait
29:49pas grand monde,
29:50mais vous chantiez,
29:51vous aimiez chanter.
29:52Oui,
29:53sur les chemins ?
29:53Oui.
29:54Oui,
29:54sur les chemins,
29:55je n'ai pas beaucoup chanté.
29:57Puis,
29:58en plus,
29:58si je le faisais,
30:00j'attendais d'être
30:00toute seule dans l'église.
30:01Donc,
30:01comme il y a toujours quelqu'un,
30:03c'est un peu compliqué,
30:04mais je n'ai pas
30:05énormément chanté.
30:06Il y a quand même
30:06un chant que vous avez
30:07interprété
30:08d'après mes informations.
30:14L'Ave Maria,
30:15un chant du Pays Basque.
30:17Vous connaissez ?
30:18Ça,
30:19c'est Agour Maria.
30:20C'est un chant sacré basque
30:21qui est inspiré
30:23de l'Ave Maria.
30:24Oui,
30:25tout à fait.
30:27Alors,
30:27ce n'est pas celui-là,
30:29le traditionnel basque.
30:31de la Gourmaria.
30:32Ce n'est pas celui-là,
30:33mais oui,
30:34je l'ai chanté
30:35pour l'enregistrer.
30:37On l'a enregistré
30:38sur des chemins,
30:39sur un autre chemin,
30:39alors pas celui
30:40que j'ai fait moi,
30:41mais côté sud,
30:42en Égualdé,
30:42on a été enregistré
30:43sur une église
30:44située sur les chemins
30:45de Saint-Jacques
30:45avec le cœur
30:46Biot-Salaï.
30:47On est allé enregistrer
30:48l'Ave Maria traditionnel basque,
30:50avec une organiste aussi.
30:52L'Ave Maria,
30:52au départ,
30:53c'est Gounod,
30:54Gounod qui l'a créée.
30:55En fait,
30:55il l'a créée
30:56en composant,
30:57en posant sa mélodie vocale
30:59sur le prélude numéro 1
31:00de Jean-Sébastien Bach.
31:02Exactement.
31:03Voilà.
31:03Qu'on entend au piano,
31:04en introduction.
31:06D'ailleurs,
31:07Morane reprend en titre
31:08et les premiers trucs,
31:10c'est quand j'entends
31:10le prélude de Bach.
31:12Exactement.
31:12Les premières paroles.
31:13Et cet Ave Maria,
31:14il l'a composée,
31:15il l'a improvisée
31:16devant sa future belle-mère
31:17pour séduire sa fiancée.
31:19C'est une belle anecdote.
31:20Oui.
31:21C'est une manière
31:22de draguer.
31:23Exactement.
31:24Alors finalement,
31:24ensuite,
31:25ce pedrinage est né
31:26en musique.
31:27C'est-à-dire que vous avez
31:27pris des notes,
31:28vous vouliez écrire
31:29des chansons au départ
31:30et est-ce que vous avez
31:30fait après ?
31:31Oui.
31:32Alors,
31:33on prenait le risque,
31:34enfin le risque,
31:35c'était pas sûr
31:36que j'ai assez de matière
31:37ou que j'ai même envie
31:38de faire un allôme après.
31:39Mais finalement,
31:40oui,
31:40puisque c'est très inspirant
31:42et donc je notais tout.
31:43Je notais aussi
31:43surtout les parcours de vie
31:44des gens que je rencontrais
31:45et qui me les racontaient.
31:47Ça,
31:47j'ai trouvé ça
31:48ça me passionnait beaucoup.
31:50Et donc,
31:50avec ces notes,
31:51vous avez ensuite écrit
31:52des chansons.
31:53Il était inspiré par tout ça.
31:54Voilà.
31:55Exactement.
31:56Alors,
31:56cet album a eu du succès
31:57mais vous avez évoqué
31:58effectivement le précédent
32:00qui a été un immense succès.
32:13Égoac,
32:13une ode à la liberté
32:14qui a été un succès
32:15bien au-delà du Pays Basque
32:16à Nchégoïen.
32:17Oui,
32:18c'est ça.
32:19Oui,
32:20là on est en 2013
32:23et ça sort je crois
32:24en juin 2013,
32:25les voix basques.
32:26Voilà,
32:26et ça a été génial en tout cas,
32:30ça nous a permis
32:31de faire beaucoup de scènes
32:32qu'on n'imaginait pas faire
32:34et c'était très riche
32:37en termes de rencontres humaines
32:39et d'expériences.
32:40Et comment est née l'idée ?
32:42L'idée,
32:42elle est née
32:43du fait que j'avais envie
32:45de faire un album
32:45avec des chœurs
32:46comme on en parlait tout à l'heure.
32:47Moi,
32:47j'ai toujours aimé
32:48le contraste
32:49des chœurs d'hommes
32:50et de la voix d'une femme
32:51ou la mienne en tout cas.
32:53Voilà,
32:53mélanger cette voix
32:55un peu parfois cristalline
32:56comme vous disiez,
32:57un peu aiguë
32:58et avec ces voix puissantes,
33:01chaudes et chaleureuses,
33:02très ancrées
33:03que sont les chœurs d'hommes.
33:04Et là,
33:05on a travaillé
33:05avec le chœur d'hommes
33:06à Iscoa,
33:06à Bayonne,
33:07qui est un chœur exceptionnel,
33:08qui est un chœur surtout
33:11petit par la taille
33:11mais grand par le talent.
33:12Ils ne sont pas très nombreux
33:13et en fait,
33:15ce qui est intéressant,
33:15c'est que justement,
33:16il ne peut pas y avoir
33:17de perdition
33:17avec un chœur
33:18où ils sont 8 ou 12 chanteurs.
33:20Parfois,
33:20dans les chœurs de 30,
33:21il y en a 2 ou 3
33:22qui viennent,
33:23qui continuent d'être là
33:24mais qui finalement
33:24ne chantent plus beaucoup.
33:28Avec 4 pupitres,
33:29ça fait 3 parts pupitres.
33:30On est obligé en tout cas
33:30de fournir le minimum vocalement
33:33pour pouvoir chanter.
33:35Oui, d'autant plus
33:35que leur spécialité,
33:36c'est de chanter
33:38des titres souvent méconnus,
33:39des chants méconnus.
33:40Oui, absolument.
33:41Ils chantent des chants,
33:42en tout cas,
33:42pas forcément les plus populaires.
33:44Alors là,
33:44sur le projet des voix basse,
33:46c'était des chants populaires
33:47qu'on revisitait
33:48avec des arrangements modernes.
33:49Donc là,
33:49ils ont un peu dérogé
33:51à leur philosophie
33:52mais aujourd'hui,
33:54ils proposent
33:54un joli mix de tout ça
33:56mais voilà,
33:56ils cessaient
33:57à des exercices de chant
33:59et en tout cas,
34:00ils vont chercher
34:00dans un répertoire
34:01assez ancien
34:02au côté sud,
34:03à Négo Aldé,
34:03dans une bibliothèque spécialisée.
34:05Ils font ce travail
34:07de recherche de partitions
34:08moins chantées,
34:10moins populaires.
34:11En même temps,
34:12cet album a été
34:13disque d'or
34:13et je crois que vous avez
34:14été la première surprise.
34:15Oui, complètement.
34:16C'était génial,
34:17on avait fait,
34:17je me souviens surtout
34:18de la grande fête
34:19qu'on a faite
34:20après ce concert à Bidard.
34:23Voilà.
34:23Mais comment c'est arrivé ?
34:25Le bouche à oreille
34:26ou alors il y a eu
34:26des événements ?
34:27Non, on a eu cette chance-là
34:28d'être signé par Sony
34:30à l'époque.
34:31C'était Vincent Birbès
34:32et Yann Fort d'ailleurs
34:34qui aujourd'hui
34:35est sur le projet Quentin.
34:36C'est marrant
34:36et qui avait signé
34:38ce projet-là
34:39et donc on avait eu
34:40certains moyens
34:40pour faire un clip
34:41très très beau
34:41et il y avait un partenariat
34:42avec France Télévisions
34:43à cette époque béni
34:44ou encore
34:45où les médias nationaux
34:46se donnaient
34:48une part sympathique
34:50à la richesse
34:51et la diversité culturelle
34:53régionale
34:54fournie par les régions
34:55et donc c'était top
34:57parce que ça passait
34:58entre 4 et 6 fois par jour
34:59à la télé
35:01et malgré ça
35:01malgré le disque noir
35:02on n'est quand même pas
35:03rentré en playlist
35:04en radio nationale
35:06mais la télé a fait
35:07un gros job
35:07pour ça
35:08pour valoriser
35:10ce répertoire-là.
35:11Comme dirait Aznavour
35:12c'est un temps
35:13que les moins de 20 ans
35:14ne peuvent pas connaître
35:14et quel dommage.
35:16Nous sommes bien d'accord.
35:17Ils ne seraient peut-être
35:18pas dans la rue d'ailleurs
35:18s'ils l'avaient connu
35:19ce temps-là.
35:20Exactement.
35:21Le 16 octobre 2026
35:23c'est la sortie
35:23de cet album
35:24nous allons l'évoquer
35:25dans quelques instants
35:26sur Sud Radio
35:26avec Anne Etché Goyenne.
35:28Sud Radio
35:29les clés d'une vie
35:30Jacques Pessis
35:31Sud Radio
35:32les clés d'une vie
35:32mon invité
35:33Anne Etché Goyenne
35:34nous avons évoqué
35:35votre parcours
35:36votre amour
35:37du pays basque
35:38et des champs basques
35:38que vous défendez
35:40avec courage
35:41avec honneur
35:41et avec succès
35:42et puis
35:43le 16 octobre 2026
35:44sort ce que j'appellerais
35:46un album collégial
35:47Canta
35:47réunir des artistes
35:50chantant non seulement
35:51au pays basque
35:51mais dans d'autres langues
35:53comment est née
35:53cette idée ?
35:54Elle est née justement
35:55du triste constat
35:56de l'absence de visibilité
35:58dont souffrent
35:58les musiques
35:59en langue régionale
36:00de la part
36:01en tout cas
36:01dans l'espace médiatique
36:03national
36:04et parfois
36:04de la part
36:05des institutions
36:07musicales nationales
36:08il y a une considération
36:09un peu
36:11moindre
36:11par rapport
36:12à la francophonie
36:13donc vous avez décidé
36:14non seulement
36:15de défendre
36:16le pays basque
36:17mais également
36:17de défendre
36:18les autres régions
36:19C'est ça le principe
36:20c'est un peu
36:20l'union fait la force
36:21c'est un peu
36:21la philosophie
36:22de ce projet
36:22c'est de se réunir
36:23tous sur un même album
36:24et donc il y a 8 langues
36:25que sont
36:26le corse
36:27le breton
36:27l'alsacien
36:28le créole
36:29le martiniquais
36:29le catalan
36:30l'occitan
36:31le basque
36:32et le galicien
36:33alors on est hors
36:34francs
36:34hors côté français
36:35mais
36:35et voilà
36:36le principe
36:37c'était
36:37d'avoir
36:40ces artistes
36:40qui s'expriment
36:41eux
36:42principalement
36:42qui chantent
36:43en langue régionale
36:44et après
36:44on a convié
36:45des guests
36:45pour donner
36:46un peu plus
36:46d'écho
36:47à cette démarche
36:48Alors au départ
36:49ces langues régionales
36:50il faut les recenser
36:50vous avez recensé
36:52ces langues
36:53il y en a eu d'autres
36:53ou vous avez choisi
36:54ce qui vous paraissait
36:55essentiel ?
36:56On a choisi
36:57on a choisi
36:58celle qui nous paraissait
36:59essentielle
36:59et celle aussi
37:00où on avait
37:00des homologues
37:02et des
37:03en fait
37:04on a aussi
37:04cherché les gens
37:05pour représenter
37:06tous les territoires
37:06qui le sont
37:07qui sont présents
37:08dans l'album
37:09et il y en a
37:09que je connaissais déjà
37:10et puis c'est d'autres
37:11ce sont des amis d'amis
37:12ça s'est fait un peu
37:13comme ça
37:14le casting
37:14par relation aussi
37:16Mais ce genre d'album
37:17ça ne s'est jamais fait ?
37:18Ça ne s'est jamais fait
37:19Curieusement ?
37:20Oui exactement
37:21Comment ça se fait ?
37:23Je pense qu'aujourd'hui
37:24je peux vous dire
37:25qu'au vu du travail
37:27que ça représente
37:27je comprends pourquoi
37:28ça n'est jamais été fait
37:29c'est colossal
37:31à monter
37:31C'est colossal à monter
37:33puisqu'on s'ouvre quand même
37:34il faut aussi dire
37:35ce qui est
37:35c'est que
37:36nous qui nous
37:37exprimons dans ces langues
37:38régionales artistiquement
37:39quand on est
37:40chanteur régional
37:41dit régional
37:42on s'ouvre parfois
37:44un peu
37:44hélas de parisianisme
37:45quand même
37:46et c'est dramatique
37:47parce qu'aujourd'hui
37:48la diversité culturelle
37:50on l'a en France
37:51et dans les zones
37:53limitrophes
37:54qui est pusée
37:54et c'est une richesse
37:56folle
37:56et aujourd'hui
37:57qu'on n'arrive pas
37:58à comprendre
37:58et c'est le message
37:59qu'on veut donner
37:59que des différences
38:02dès lors qu'il y a du respect
38:03naît la richesse
38:03si on n'est pas capable
38:04de comprendre ça
38:05avec le nombre de régions
38:06qu'on a en France
38:07moi je sais plus quoi faire
38:08et aujourd'hui
38:09quand je vois
38:10la difficulté que c'est
38:11de faire financer un programme
38:12un projet comme ça
38:13de le faire signer
38:14et merci Georges Souza
38:15chez Universal
38:16d'avoir signé la distribution
38:17et nous avoir aidé un peu plus
38:19mais
38:20et je vois le travail
38:22que c'est
38:22pour les attachés de presse
38:23d'essayer
38:24de parler de l'album
38:26de trouver des salles
38:27de concert
38:28à Paris
38:29je vais vous donner un exemple
38:30très simple
38:30on a voulu faire
38:32la SCPP
38:33là ils proposent
38:34des salles conventionnées
38:35pour faire des concerts
38:36mais nous
38:37elles ne nous répondent pas
38:37les salles conventionnées
38:38ou bizarrement
38:39elles n'ont jamais
38:39de date disponible
38:40pour qu'on aille jouer là-bas
38:41ou en tout cas
38:42elles n'acceptent plus l'aide
38:43pour la saison
38:44il y a toujours quelque chose
38:45qui fait qu'en tout cas
38:46on n'a toujours pas
38:46de date parisienne
38:47et c'est une difficulté
38:49il y a une espèce de mépris
38:50qui est moi
38:52que je trouve désolant
38:53en fait
38:53c'est une tristesse
38:54pour la diversité culturelle
38:56en fait
38:57écoutez sur Sud Radio
38:58on vous défend
38:58exactement
38:59merci Sud Radio
39:00merci Jacques Pessy
39:01et on va tout de suite
39:02commencer
39:03à tout seigneur
39:03toute odeur
39:04par écouter
39:05Anne Elche-Goyenne
39:06dans Bidéane
39:06je peux être franche
39:11je peux être franche
39:14contraire
39:18Bidéane qu'est-ce que c'est ?
39:20en chemin ça veut dire
39:21et c'est un morceau
39:22là c'est vous
39:23non là c'est Valérie Loury
39:24en créole
39:25oui
39:25voilà
39:26ne me confondez pas
39:27le créole et le basse
39:30entre celle
39:31la marseillaise
39:31vous ne me gâtez pas
39:32je ne parle pas créole
39:34je ne parle pas
39:34c'est créole martiniquais
39:37mais c'est ça
39:38qui est génial aussi
39:38c'est que
39:39en fait
39:41on en vient presque
39:43à ne pas distinguer
39:44la langue
39:44et c'est aussi joli
39:45finalement
39:45c'est que le travail
39:46des arrangeurs
39:47et des réalisateurs
39:47est aussi bien fait
39:49parce que
39:50l'écran est tellement joli
39:51pour porter ces langues là
39:52que tout est fluide
39:53que ce soit la langue
39:54moi ce qui m'étonne
39:55c'est que j'ai déjà vu
39:56par exemple
39:56Astérix
39:57c'est le petit Nicolas
39:57dans les langues régionales
39:59et ça fonctionne très bien
40:00et la chanson
40:01effectivement
40:01vous êtes la première
40:02à vous préoccuper de ça
40:03Anne-Eche Goyenne
40:04oui
40:04en tout cas
40:05il y a eu d'autres projets
40:06exclusivement en Corse
40:07exclusivement en Breton
40:08où il y a eu des choses comme ça
40:10mais il y a toujours eu
40:11à chaque fois
40:12soit porté par un artiste
40:14ou une artiste
40:14qui était déjà connue
40:15par la chanson francophone
40:16et qui s'est dit
40:17un jour
40:17je vais faire de la chanson régionale
40:20mais porté d'abord
40:22et principalement
40:23que le projet repose
40:25sur des artistes
40:26qui s'expriment
40:26tout le temps
40:27en langue régionale
40:28dans leurs chansons
40:29ça non
40:30ça ne s'est jamais fait
40:31alors parmi les interprètes
40:33il y a Clarisse Lavanan
40:35qui est une bretonne
40:36qui a accepté son problème
40:37parce que tous
40:37ont accepté son problème
40:38oui exactement
40:39alors Clarisse Lavanan
40:40c'est une bretonne
40:41qui défend les chants bretons
40:42traditionnels
40:43et justement
40:44il y a
40:45Canta
40:45c'est le titre
40:46que vous défendez avec elle
40:48sur cet album
41:04il y a un mélange
41:11ce qui est extraordinaire
41:11c'est que toutes les langues
41:12ce mélange là
41:12c'est Francine Massiani
41:13qui est en Corse
41:14qui parle
41:15après le breton
41:16vous avez vraiment mélangé
41:17tout pour faire un chœur
41:18de langue régionale
41:19voilà Canta
41:19c'était le premier single
41:20là c'est une collégiale
41:22il y a toutes les langues
41:22et voilà
41:25c'était ça
41:27qui était intéressant
41:27il y a un duo
41:28qui s'appelle
41:29Ken Didi
41:29et on marie
41:31breton
41:31on marie
41:32Alsacien
41:33et Créole Martiniquais
41:34il y a un duo
41:35avec Clarisse Lavanan
41:36donc en breton
41:37et Créole Martiniquais
41:38avec Valérie Loury
41:39et ça fonctionne
41:40merveilleusement bien
41:41sur une compo
41:41de Clarisse Lavanan
41:42mais justement
41:43c'est pas facile
41:43à mélanger
41:44ces langues
41:45et ces rythmes
41:45mais c'était ça
41:46qu'il y a aussi
41:47vous voyez
41:47on en revient presque
41:48à ne pas reconnaître
41:49les langues
41:49et ça met en avant
41:51aussi le travail fou
41:52qu'ont fait
41:53Benjamin Nantes
41:53et Pachigarade
41:54les réalisateurs
41:55les coréales
41:55sur ce projet-là
41:57d'arrangement moderne
41:58ils ont offert
41:58un écrin parfait
41:59qui rend ce mélange
42:01des langues
42:01tout à fait naturel
42:02oui parce que finalement
42:03c'est la fusion des langues
42:05c'est l'union des langues
42:05c'est ça
42:07exactement
42:07l'union fait la force
42:08comme la chanson
42:08de Louis Sliac Lestaka
42:09et vous connaissiez
42:11ces langues
42:11vous parliez un peu
42:12ces langues
42:12ou pas du tout
42:13non moi je parle basque
42:14même je l'ai appris tard
42:15mais non non
42:17chacun a sa langue
42:18et en fait nous on écrivait
42:18on a beaucoup composé
42:19avec Pachigarade
42:20sur ce projet-là
42:21on écrivait les textes
42:22en basque
42:23on leur expliquait
42:24ce que ça voulait dire
42:25en français
42:25on faisait une petite traduction
42:27et eux adaptaient
42:28leurs couplets respectifs
42:29ou leurs chansons
42:30où ils intervenaient
42:31dans leur langue
42:31voilà
42:32et alors justement
42:33Pachigarade
42:34c'est quelqu'un
42:34qu'on a connu
42:35je crois qu'il a été remarqué
42:36en 2003
42:37dans la Star Academy
42:38tout à fait
42:39la Star Academy
42:40mais à l'époque
42:41on ne défendait pas
42:42les chansons régionales
42:42non voilà
42:43mais il a eu fait
42:44un très bel album
42:45qui s'appelait En Basque
42:46et je ne doute pas
42:47qu'il est présent
42:48sur l'album aussi
42:48pour chanter
42:49il a fait un très beau duo
42:50avec Sylvain Dutu
42:51en catalan et basque
42:53et sur le titre
42:55qu'on a fait aussi
42:55avec Francis Cabrel
42:56il est dessus
42:56il y a un choix
42:57avec Claire Caïm aussi
42:58alors comment Pachigarade
42:59est arrivé pour travailler
43:00autant avec vous
43:01parce qu'il a carrément
43:02co-écrit des chansons
43:03avec vous
43:04et assuré les arrangements
43:05en fait il est déjà arrivé
43:06on a travaillé ensemble
43:07depuis le projet
43:08des voix basques
43:08en 2013
43:10donc dans tous les albums
43:11on a travaillé ensemble
43:13pour quelques titres
43:14et là quant à
43:15il est venu sur les concerts
43:17où il a participé
43:17au concert
43:18et puis on a eu un jour
43:18cette idée
43:19après les francopholis
43:20de se dire
43:20bon ça mérite plus
43:21qu'un concert
43:22on va essayer
43:23de faire un album
43:23le problème c'est
43:24d'abord de recruter
43:25ces interprètes
43:26vous les avez contactés
43:27les uns après les autres
43:28et tous ont dit oui
43:30alors tous ont dit oui
43:32pour tous les régionaux
43:33oui
43:34après on a eu
43:35quelques refus
43:35dans les guests
43:36qu'on a contactés
43:36oui ça peut arriver
43:38il y a toujours un agent
43:39qui s'en mêle
43:39voilà
43:40voilà
43:40ou pas
43:41mais en tout cas
43:42en tout cas
43:43voilà
43:44les régions de non
43:45ça a été assez fluide
43:47et puis une complicité immédiate
43:49parce que
43:49que ce soit le basque
43:50ou le breton
43:51on s'entend très bien
43:52mais c'est ça
43:52c'est ça
43:53mais même nous
43:53on a été les premières surpris
43:54la première fois
43:55qu'on a fait une émission commune
43:56pour France 3 et France 4
43:57sur Quanta
43:58et lorsqu'on s'est tous retrouvés
44:00on a eu vraiment
44:02on a partagé quelque chose
44:03qui était presque indicible
44:05qui était entre nous
44:06il s'est passé quelque chose
44:07sur scène
44:08quand on a vu ces langues
44:08qui se mariaient à la perfection
44:11alors quand vous parlez de Palsigara
44:12il est bien sûr présent dans cet album
44:14avec
44:15j'ai repéré un morceau
44:16qui s'appelle
44:17L'Orechoa
44:17L'Orechoa
44:18oui
44:18L'Orechoa
44:19avec Claire Caïm
44:41On est presque dans une chanson classique
44:43oui
44:44mais l'arrangement
44:45il va dans ce sens aussi
44:46c'est une chanson
44:48une chanson populaire basque
44:49oui mais en même temps
44:50il fallait que cet arrangement
44:51soit traditionnel
44:52et moderne
44:52pour être accessible
44:54aux oreilles d'aujourd'hui
44:54voilà
44:55au plus grand nombre
44:55il fallait vraiment
44:56qu'on ait un arrangement
44:58une démarche artistique
44:59assez audible
45:00le plus audible possible
45:01la plus audible
45:02parce que
45:02ces langues régionales
45:04les anciens les connaissent
45:06mais les jeunes
45:07s'y adaptent
45:07de plus en plus
45:08ah mais
45:08c'est plus que
45:09c'est même pas s'y adapter
45:11c'est qu'ils sont
45:12ils sont presque
45:13vent debout
45:14ils sont
45:14il y a vraiment
45:14il y a un vrai socle
45:16une vraie volonté
45:17qu'elles se transmettent
45:18et qu'elles vivent
45:19et Claire Kem
45:20qu'est-ce qu'elle fait
45:20dans cette histoire
45:21elle vit au Pays Basque
45:22elle est très sensible
45:24à ça
45:24elle est copine aussi
45:25avec Pachigara
45:26donc ça fait partie
45:27de nos premières guests
45:28qui ont accepté
45:30qu'ils puissent
45:31très rapidement
45:31oui parce qu'en même temps
45:32on la connait
45:33comme comédienne
45:33on ignorait
45:34ses talents de chanteuse
45:36elle chante très bien
45:36Claire Kem
45:37elle a l'oreille absolue
45:38elle est multi-instrumentiste
45:40alors ce qui a été compliqué
45:41aussi c'est de créer
45:42des duos
45:42des trios
45:43des quatuors
45:44et des chants collégiaux
45:45oui
45:47compliqué oui et non
45:48après il y avait
45:49compliqué parce que derrière
45:50il fallait faire
45:50toutes les adaptations
45:51dans les langues respectives
45:52de chacun
45:52mais sinon
45:54voilà
45:55il fallait aussi avoir
45:56une certaine proportionnalité
45:57entre toutes les interventions
45:58au final
46:00qui n'est pas
46:00qui est beaucoup plus utile
46:01que d'autres
46:02même si les basses
46:03on en a un peu plus
46:03parce qu'on a été un peu
46:04les hôtes
46:04pour le coup
46:05sur ce premier opus
46:07mais voilà
46:08oui parce que tout ça
46:09a été enrichi dans une ferme
46:10à Saint-Pé-sur-Nivelle
46:11alors pas l'album
46:12juste là
46:13l'émission télé
46:13l'émission télé
46:14et le live
46:15je l'aime à mourir
46:16en multilingue
46:17voilà
46:17et ça effectivement
46:18c'est une ferme
46:19vous vous êtes retrouvée
46:20pendant 10 jours
46:20oui à Saint-Pé-sur-Nivelle
46:22exactement
46:22la ferme Inaria
46:23et pendant 3 jours
46:25on a enregistré
46:25cette émission
46:26pour
46:27coproduite à et Morgane
46:28pour France 3
46:29et France 4
46:30et donc
46:31je l'aime à mourir
46:32là aussi
46:32il y a Francis Cabrel
46:34mais c'est collégial
46:34parce qu'il est venu
46:35avec nous à Inaria
46:36il est venu au Pays Basque
46:37comment il a accepté ?
46:39je l'ai croisé à Biarritz
46:41dans une soirée
46:42j'ai été le voir
46:43il était très sollicité
46:44et celui qui devait me le présenter
46:46il n'osait pas trop
46:47j'ai dit bon
46:47j'y vais
46:47j'ai rien à perdre
46:48je lui ai parlé
46:49et il savait qui j'étais
46:50parce qu'il avait vu
46:51plusieurs fois des affiches
46:52de moi dans la région
46:53puisqu'il a une maison
46:54vers là-bas
46:55et voilà
46:55et donc il m'a donné
46:56je lui ai demandé
46:57puis j'avoir votre adresse mail
46:58je prépare un projet
46:59en langue régionale
47:00un collectif
47:01et il m'a dit oui
47:01et 15 jours après
47:02il nous a répondu
47:03qu'il en serait
47:04voilà
47:04et on va écouter cet extrait
47:33parce que là on est vraiment
47:34dans un coeur
47:35que même Francis Cabrel
47:36n'avait pas imaginé
47:37voilà
47:38et juste
47:38et avant
47:39tout le long de la chanson
47:40chacun a fait une strophe
47:41un paragraphe
47:42dans sa langue
47:42c'est fou hein
47:43et lui
47:43il a fait deux passages en français
47:45et il était content
47:46de découvrir cette chanson
47:47de cette façon ?
47:48oui il avait l'air
47:49on lui avait posé la question
47:49avant s'il était d'accord
47:50et il avait trouvé
47:51que c'était une bonne idée
47:52donc
47:53je ne sais pas si vous le savez
47:53mais cette chanson
47:54elle n'est pas hasard
47:55il y a un ami qui passe
47:57lui montrer
47:57une technique de picking
47:59à l'envers
47:59il essaye le soir
48:00et en 5 minutes
48:01la chanson est écrite
48:02il manque une chanson
48:03dans l'album
48:04il la place
48:05ça a été son plus grand succès
48:06c'est fou hein
48:07et puis il y a aussi
48:08Yvan Cujus
48:09qu'on connait bien
48:10à Sud Radio
48:10avec le Loft
48:11qui a participé à l'aventure
48:13absolument
48:13et il a fait
48:15pour les voix occitanes
48:16donc il y a Yvan Cujus
48:17et Éric Frage
48:18mais c'est vrai que
48:21Yvan il est arrivé en plus
48:22un peu sur la fin de l'album
48:23dans cette prod là
48:24et aujourd'hui
48:25il a pris une place plutôt
48:26en tout cas
48:27assez intéressante
48:29Éric Frage lui fait
48:30pas mal d'adaptations
48:32et il y a ce travail là aussi
48:33qui est assez intéressant
48:34et derrière
48:35il fait toutes les scènes
48:36avec nous
48:36il est venu enregistrer
48:38deux titres sur l'album
48:39et voilà
48:40c'est un membre actif
48:41de ce projet là
48:42et sur cet album
48:43il y a Avel
49:00là aussi c'est un coeur
49:01où Yvan Cujus
49:02est d'ailleurs présent
49:03voilà
49:03et c'est un occitan
49:04justement
49:04on a suivi
49:06c'est lui qui l'a chanté d'abord
49:07et on a fait tous
49:09les refrains comme lui
49:10alors maintenant
49:11il y a des tournées
49:12qui se préparent
49:12je crois que vous faites vous-même
49:14une cinquantaine de dates par an
49:15et là avec ce canta
49:16il va y avoir une tournée
49:17oui on va à Lourdes
49:18la prochaine
49:19justement en Occitanie
49:20Yvan sera de la partie
49:22avec Éric Frage
49:23Pachigarat
49:23Sylvain Dutu
49:24c'est une formule
49:25un peu plus légère
49:25de canta
49:26avec ceux qui sont
49:27d'Occitanie
49:28et du Pays Basque
49:29et moi-même
49:30en même temps
49:30c'est quelque chose
49:31qui démarre aujourd'hui
49:32c'est-à-dire que
49:32vous comptez aller de plus en plus loin
49:33parce que c'est une façon
49:34de faire connaître ces langues
49:36j'espère
49:37que ça va
49:37que Dieu vous entende
49:39voilà
49:40touchons du bois
49:42date à Bilbao
49:43pour la journée de la Ousquera
49:46c'est le 3 décembre
49:47au théâtre Campoche-Liceos
49:48et puis après
49:49on va voir ce que ça donne
49:50on discute pas mal
49:51vous êtes combien sur scène ?
49:52quand on est dans la formule
49:54la grande formule
49:55trois musiciens
49:56et sept artistes
49:57avec toutes ces langues
49:58voilà
49:59avec toutes les langues
49:59donc c'est une façon aussi
50:01d'apprendre les langues
50:02autrement qu'à l'école
50:03oui
50:03c'est en tout cas
50:04je crois que c'est
50:05si ces langues
50:07elles sont hissées
50:08sur une place
50:09un peu plus importante
50:11médiatiquement
50:11et culturellement
50:12elles rentreront
50:13dans l'inconscient collectif
50:14et c'est aussi
50:15ce qui fait que
50:16les enfants
50:17vont les pratiquer
50:18de plus en plus
50:18et ça passe aussi
50:19par l'école certes
50:20mais aussi par la consommation
50:21des produits culturels
50:22issus de cette langue là
50:23et par la radio
50:25par Sud Radio
50:25absolument
50:26parce que nous espérons
50:27que ce que vous avez raconté
50:28aidera à faire connaître
50:29cet album Quanta
50:30cette idée originale
50:31que vous défendez
50:32avec une ferveur totale
50:33oui
50:34comme vous avez votre émission
50:35avec cette radio géniale
50:36qu'est Sud Radio
50:37puisque
50:37votre slogan
50:39il est très éloquent
50:40en parlant vrai
50:41mais je crois que
50:42quand on parle
50:43en langue régionale aussi
50:44on parle très vrai
50:45et c'est important
50:46il en faut
50:47parce que sinon
50:48sinon on est qui
50:50et vous chantez très vrai
50:51et il suffit d'écouter
50:52cet album Quanta
50:53pour s'en rendre compte
50:54merci Annette Chigoyenne
50:56continuez votre combat
50:57on va essayer
50:58et que les Univis
50:59c'est terminé pour aujourd'hui
51:00on se retrouve bientôt
51:01restez fidèles
51:02à l'écoute de Sud Radio
51:02Sous-titrage Société Radio

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