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##LES_VRAIES_VOIX-2026-11-02##

Catégorie

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News
Transcription
00:00:00Vivre ce moment avec nous jusqu'à 20h0826-300-300 avec Patrick Roger.
00:00:06Oui, si je vous dis que j'ai passé un mauvais week-end, vous allez dire quoi ?
00:00:09Eh bien on va aller recommencer, on retourne, on y retourne.
00:00:11Et si je vous dis, ça y est, les micros sont en train de se régler, il faut toujours quelques
00:00:16secondes avant que ça se règle.
00:00:17Bon, mais non, mais on a peut-être passé un bon week-end.
00:00:20Oui, oui, sans nous, ce n'est pas possible.
00:00:21Parce que vous posez la question, donc évidemment on répond.
00:00:25Oui, mais forcément vous avez passé un mauvais week-end Patrick.
00:00:27C'est exactement comme quand vous voyez quelqu'un, vous dites ça va, et il vous répond non.
00:00:33Alors là, vous êtes désarçonnés, parce que en général vous n'attendez pas de réponse.
00:00:38Je sentais Patrick que c'était le résultat du stade René qui vous avait fait passer un mauvais week-end.
00:00:43Ça va Philippe David ?
00:00:44Bon, ça va très bien, quand je retrouve les vrais voix, ça va très bien.
00:00:47Vous êtes sûr ?
00:00:47Oui, oui, ça va.
00:00:48Le TFC a perdu, le stade Toulousain a perdu, mais ça va quand même.
00:00:53Monaco a perdu aussi d'ailleurs.
00:00:56Bon, ça va, vous avez fini les mauvaises nouvelles, on peut commencer par les bonnes.
00:00:59La bonne nouvelle, c'est que Philippe Bilger est avec nous.
00:01:03Je vais très bien, ma chère Philippe.
00:01:05Eh bien, tant bien, mon cher Philippe.
00:01:06Je ne suis pas sorti samedi.
00:01:08Parlez bien près du micro, sinon vous allez sortir de l'émission.
00:01:10Je ne parviens pas à me servir de mon grand âge pour retenir cette évidence qu'il faut parler dans
00:01:17le micro.
00:01:18C'est un tâche, non mais attendez.
00:01:19On va finir par présentation.
00:01:21C'est un tâche.
00:01:21Ah oui, qu'est-ce que ça veut dire, un tâche ?
00:01:23Il n'y a pas d'âge, Philippe.
00:01:24Il n'y a pas d'âge.
00:01:25Je n'ai pas dit que je m'en plaignais.
00:01:26Non.
00:01:27Non, ben non, non, non.
00:01:28Bon, en tout cas, on est ravi.
00:01:29Ça donne une expérience, mais on est très content.
00:01:31On est tout de même contre-dit.
00:01:32Si ce que vous répondez quand vous dites, vous avez quel âge ?
00:01:34Ben, j'ai une expérience, quoi.
00:01:36Ça va, on ne vous dérange pas ?
00:01:38Non, écoutez, on présente l'émission.
00:01:41Frédéric Amico est avec nous.
00:01:42Ben non, on peut le dire quand même.
00:01:43Oui, Frédéric Amico est avec vous.
00:01:45Il parle toujours de lui à la troisième personne,
00:01:47comme vous l'avez fait remarquer.
00:01:48Ou le général de Gaulle.
00:01:50Ou le général de Gaulle.
00:01:51Et lui, il passe des très, très mauvais week-ends
00:01:52parce que plus le froid arrive et plus il passe des mauvais week-ends.
00:01:56Ah, c'est ça, c'est ça.
00:01:57Il va hiberner bientôt.
00:01:58Exactement.
00:01:59Il ne fait pas froid, il fait humide.
00:02:00En tout cas, on a une...
00:02:02Il fait frais, plus humide.
00:02:04Ça y est, ça y est.
00:02:05Ça y est, maintenant on est sur la température.
00:02:07Vous habitez où, Philippe David, dans un...
00:02:09Pas très loin.
00:02:10Parce qu'il fait frais quand même.
00:02:12Il fait frais, mais pas froid.
00:02:13Vous avez allumé le chauffage ou pas ?
00:02:14Ah oui.
00:02:15Non, parce que moi je suis à côté de quelqu'un
00:02:18qui est chaud comme une baraque à frites.
00:02:20Oh non !
00:02:22Alors, s'il nous entend, qu'il appelle.
00:02:26Ah oui, à ce point-là.
00:02:27Oui, c'est mon chat.
00:02:29Pas de chauffage.
00:02:29Ah, c'est mon chat.
00:02:32C'est petit, un chat, ça arrive toujours pas tout le temps.
00:02:34Ah non, mais j'en ai trois.
00:02:35Un en a plusieurs, c'est ça, oui.
00:02:36C'est Léonard, le petit connard.
00:02:38Tout le monde le connaît.
00:02:39Ah oui.
00:02:39Sur les réseaux sociaux.
00:02:41La bonne nouvelle du jour, c'est qu'on a encore des cadeaux à vous offrir, mon cher Patrick Roger.
00:02:45Bah oui.
00:02:46Et c'est le moment de jouer avec Sud Radio, qui vous a trouvé une solution formidable pour faire des
00:02:50économies.
00:02:51Alors que les prix à la pompe continuent d'être assez élevés, même si ça baisse, ça reste quand même
00:02:56un petit peu trop cher.
00:02:58Vous allez pouvoir gagner votre kit éthanol e-flexiule avec le boîtier et la pose inclus.
00:03:03Et grâce à ce kit pour les véhicules essence compatibles, vous ferez un maximum d'économie à la pompe.
00:03:08Le bioéthanol est en moyenne, lui pour le coup, aux alentours de 90 centimes le litre.
00:03:13Donc vous allez nous envoyer un SMS, vous écrivez Sud SUD au 7-20-18, 7-20-18 et vous
00:03:22serez certainement l'un devant ou l'une de vous tirée au sort avant la fin de la semaine.
00:03:27Voilà Patrick.
00:03:27C'est pas mal tout ça.
00:03:29Allez, dans un instant, le sommaire avec nos sujets.
00:03:33Pour lutter contre la criminalité, est-ce qu'il faut ficher l'ADN de la population ?
00:03:37On en parle pourquoi ? Parce qu'il y a ce procès de l'indice.
00:03:42Rappelez Philippe David, vous qui avez une petite mémoire.
00:03:44Alors c'est une petite fille, on avait trouvé un corps sous une couverture, un linge, le long de l
00:03:49'autoroute et on ne savait pas qui était cet enfant.
00:03:51Et on l'a retrouvé pourquoi ? Parce que son frère a commis un acte répréhensible par la loi.
00:03:55Que son ADN a été pris et qu'on s'est rendu compte qu'il était le frère.
00:04:00Parce qu'il avait l'ADN qui correspondait, j'aime pas dire, matché totalement avec la petite fille.
00:04:05Et on a eu un cas à Biarritz la semaine dernière où un individu de 32 ans a été arrêté.
00:04:10Parce qu'il avait violé il y a 11 ans une femme de 93 ans.
00:04:14Et qu'un autre membre de sa famille a fait quelque chose de répréhensible.
00:04:18Et qu'on l'a retrouvé par l'ADN générationnel.
00:04:23Et donc est-ce qu'il faut ficher toute la population ?
00:04:26Moi je dis, ça me semblerait une bonne chose.
00:04:29Car à mon avis ça dissuaderait beaucoup de gens de faire des lois, des actes illégaux.
00:04:34Parce qu'ils seraient sûrs d'être pris.
00:04:36Et pour moi ça me semblerait pas une mauvaise chose.
00:04:38Moi j'ai rien à me reprocher, on me demande mon ADN, je le donne, il n'y a pas
00:04:40de problème.
00:04:41Et puis tout à l'heure aussi dans le grand débat du jour à 18h30.
00:04:44Est-ce que les médias deviennent les boucs émissaires ?
00:04:46Les boucs émissaires dans le cadre de ces manifestations, de ces violences.
00:04:50C'est-à-dire qu'on s'en prend aux médias, on les classe à droite, à gauche.
00:04:57En tout cas on enlève les noms des journalistes à l'antenne, ce qui est quand même assez fou.
00:05:00Oui, on en est arrivé là.
00:05:02Et puis certains partis politiques, on ne va pas les nommer là mais on le verra tout à l'heure,
00:05:06ne veulent plus aller répondre maintenant en direct à des questions de certains journalistes.
00:05:12Ça montre quand même une certaine époque qui devient un peu délirante.
00:05:18Et la cage au fou alors ?
00:05:20Et la cage au fou, oui, heureusement qu'il est là lui Thomas Serafide.
00:05:24Les mots du siècle, il est full au dingue.
00:05:27Vous connaissez ça ça ?
00:05:28Full au dingue.
00:05:29Full au dingue.
00:05:29Bah écoutez.
00:05:32Philippe David.
00:05:34On est très content de vous retrouver tous les jours jusqu'à 20h.
00:05:36Pendant la pub, il y en a qui ont éteint le radiateur et les autres qui ont allumé le chauffage.
00:05:40Parce que vous me disiez que ça ne vous intéressait pas, vous n'avez parlé que de ça pendant la
00:05:44pause.
00:05:44C'est vrai, c'est vrai aussi.
00:05:46Vous nous avez lancé Patrick.
00:05:47Ça vous passionne.
00:05:49Philippe Bilger, chauffage ?
00:05:50Oui.
00:05:51Chauffage, bien sûr.
00:05:5225 degrés ?
00:05:52Non mais 25 degrés.
00:05:53J'aime bien quand on fait plein de choses.
00:05:55Portez plainte contre vous parce que c'est beaucoup trop.
00:05:58Je crois que ça a misé.
00:06:00Vous avez tué la planète là.
00:06:01Philippe David.
00:06:01Chauffage depuis le 16 octobre.
00:06:0316 octobre ?
00:06:03Oui parce que c'est la résidence.
00:06:05Frédéric Amico, chauffage.
00:06:07Oui, c'est pas ça.
00:06:07C'est un mec du sud, Frédéric Amico.
00:06:09Il est sur celui-là.
00:06:11Alors, Philippe Roger, lui, et Patrick David.
00:06:14C'est un mix.
00:06:16Écoutez, il a le chauffage en intermittence quand il fait froid.
00:06:20Vous réglez, vous avez un thermostat.
00:06:22Oui.
00:06:22Ah non.
00:06:23Ah oui ?
00:06:23Vous n'avez pas de thermostat ?
00:06:24Non.
00:06:25Bon, je vais vous montrer ça.
00:06:25Ah non, vous avez des immeubles dans lesquels vous n'avez pas de thermostat.
00:06:29Ah parce que vous avez un collectif où vous ne pouvez rien régler.
00:06:31Non mais ça c'est un scandale absolu.
00:06:33On devrait l'interdire ça.
00:06:35On va emmerder les petits propriétaires avec un certain nombre de choses.
00:06:38Et dans des grands immeubles où il y a le collectif, où on dépense sans compter.
00:06:42C'est n'importe quoi.
00:06:44On ne fait rien là-dessus.
00:06:46Non mais c'est ça.
00:06:47Où va ce monde ?
00:06:48Où va ce monde, exactement.
00:06:50C'est de l'expérience.
00:06:50Ah oui, ça sent le vécu.
00:06:53Allez, on y va, le sujet qui fâche.
00:06:56Et seulement 41 lycées sur 3700 étaient encore bloqués ce matin.
00:07:01Mais devant Concorset, à Paris, les élèves sont rentrés sous surveillance policière.
00:07:09Philippe.
00:07:10Et on vous pose cette question.
00:07:11Mobilisation lycéenne, doit-on débloquer les entrées des lycées ?
00:07:14Moi je dis bien évidemment, ceux qui veulent aller en cours doivent pouvoir étudier.
00:07:17Qu'en dit-on sur la page Youtube de Sud Radio, Antoine ?
00:07:20Est-ce qu'ils se mobilisent ?
00:07:21Vous répondez oui, il y a gros coup de bulldozer à 82%.
00:07:25Il faut que les déblocages s'en aillent.
00:07:27Il y a Mathieu qui nous dit, oui les étudiants ne font que râler mais les revendications sont-elles vraiment
00:07:31entendables ?
00:07:32Que vont-ils faire quand ils connaîtront le chômage, les prix à la pompe, etc.
00:07:35Il y a Christian qui complète, oui ça fait un mois qu'ils n'ont pas vu les cours.
00:07:38Il serait temps de faire quelque chose.
00:07:40Certains veulent travailler mais se trouvent empêchés, c'est pas normal.
00:07:43Il y a Fabienne qui va un peu contre tout le monde et qui nous dit, non ils ont raison.
00:07:46Regardez un peu l'état des classes, certains n'ont toujours pas de professeurs.
00:07:50Continuez les lycéens, vous êtes du bon côté, les revendications ne sont pas encore entendues.
00:07:54Voilà, et si vous voulez bien entendu débattre avec nous, c'est le numéro avec Aude 0826 300 300.
00:08:00On écoute d'ailleurs le ministre de l'éducation nationale ce matin.
00:08:03Il y a des personnes qui appellent à la manifestation, ça c'est leur droit le plus strict.
00:08:07En revanche, la priorité absolue, c'est que les élèves puissent aller en cours.
00:08:12Moi j'ai des élèves qui passent le baccalauréat à la fin de l'année,
00:08:15qui pour plusieurs centaines de milliers d'entre eux n'ont pas eu cours depuis 4 ou 5 semaines,
00:08:20et pour lesquels par conséquent l'année scolaire est maintenant en risque.
00:08:24Et ça c'est quelque chose qu'on ne peut pas se permettre, voilà très clairement.
00:08:27Je rappelle quand même que l'assiduité à l'école est aujourd'hui obligatoire quand même.
00:08:34Oui, alors en lycée, le lycée ce n'est pas le collège, c'est un peu différent.
00:08:40Bien sûr, vous avez raison.
00:08:43C'est-à-dire que même certains sont aujourd'hui en train de se poser la question,
00:08:46est-ce qu'il y aura un bac cette année ?
00:08:49Ah oui, il y aura le bac comme en 1968, on le donnera à tout le monde.
00:08:53Mais la différence c'est qu'en 1968 on ne le donnait pas à tout le monde en temps normal,
00:08:56aujourd'hui on le donne à tout le monde.
00:08:58En même temps c'est leur choix Patrick.
00:09:00De qui ?
00:09:01De ne pas aller en cours, c'est leur choix.
00:09:04Non mais ce n'est pas parce qu'il y a un certain pourcentage,
00:09:07d'ailleurs on n'a pas le pourcentage là aujourd'hui,
00:09:09parce qu'on a 41 lycées, mais 41 c'est sur plusieurs milliers de lycées.
00:09:15Oui, surtout des 3 000.
00:09:16Oui, voilà, c'est ça, ça reste quand même minime,
00:09:18mais ce sont des lycées où on a envie de perturber.
00:09:22Et puis dans les autres, pendant ce temps-là, ça reprend,
00:09:25mais en même temps on a un oeil toujours sur le mouvement.
00:09:29Philippe ?
00:09:30Oui, moi je trouve que, je rejoins Philippe,
00:09:34autant il est nécessaire d'écouter les revendications légitimes,
00:09:39et le Premier ministre a indiqué qu'il était prêt à les recevoir à nouveau,
00:09:43c'est peut-être beaucoup.
00:09:45Mais de l'autre côté, il ne faut pas avoir peur d'exercer une autorité,
00:09:49et vous avez raison, parce que face à ces blocages,
00:09:54il y a aussi, comme vous l'avez très bien dit tous,
00:09:57la volonté de continuer les cours, et de s'instruire.
00:10:02Et je me demande si ce gouvernement, à cause de l'échéance proche, présidentielle,
00:10:08est capable véritablement de tenir les deux bouts de la chaîne.
00:10:13Il m'inquiète beaucoup.
00:10:14Patrick, on parle de 3 700...
00:10:173 000, c'est ce que disait Frédéric à l'instant, oui, bien sûr.
00:10:20Donc 41 sur 3 700...
00:10:22C'est 1% ?
00:10:23Non, c'est un peu plus, non ?
00:10:25Non, c'est 1%.
00:10:271% ?
00:10:27Pas beaucoup, mais enfin...
00:10:29Bon, écoutez, on n'en parle plus.
00:10:31Voilà le sujet, et non.
00:10:34C'est vrai qu'on parle toujours de ce qui ne va pas bien.
00:10:37C'est logique.
00:10:38On pourrait dire, à l'inverse, 3 000...
00:10:41Combien vous avez dit ?
00:10:423 700.
00:10:43Plus de 3 000, les cours sont assurés dans plus de 3 700 lycées,
00:10:47et il y a une quarantaine où c'est bloqué, quoi.
00:10:49C'est ça, et le faire dans l'autre sens.
00:10:51On a toujours tendance à le voir dans ce sens-là.
00:10:53Oui, mais le problème, c'est que sur ces 41 lycées,
00:10:56il y a plein d'élèves qui voulaient rentrer et qui ne pouvaient pas rentrer.
00:10:59C'est exactement la question que j'allais poser.
00:11:02Dans la mesure où sur un lycée de 1 000 élèves,
00:11:06il y a 200 élèves qui bloquent,
00:11:08de quel droit il bloquerait les 800 personnes
00:11:10qui veulent aller, eux, étudier ?
00:11:12Il y a quand même un sujet un peu à creuser là-dessus.
00:11:16Je ne suis pas favorable, en fait, à ce que les blocages restent.
00:11:20Et je crois qu'on est tous du même avis, a priori, autour de cette table.
00:11:24Parce que des blocages organisés au nom de la justice sociale,
00:11:27en fait, ça pénalise d'abord les élèves.
00:11:29Non, mais c'est comme, excusez-moi,
00:11:31les gens qui barrent l'entrée d'une usine ou d'une entreprise,
00:11:34ceux qui veulent travailler, doivent avoir le droit de travailler.
00:11:36La liberté du travail, ça existe.
00:11:39Ce n'est pas uniquement à géométrie variable.
00:11:41Donc, j'estime que...
00:11:42Non, mais il y a le droit de manifester ou de faire grève aussi, bien sûr.
00:11:45Quand on fait le lock-out,
00:11:47ce n'est pas du très bon français, désolé,
00:11:48qui interdit aux gens de rentrée, ou le blocage.
00:11:51Désolé de le dire, c'est totalement scandaleux.
00:11:53Surtout qu'il y a des avancées.
00:11:55Ils ont avancé quand même sur des propositions.
00:11:57Donc, ça n'est pas notre.
00:11:59Il n'y a pas de blocage.
00:12:00C'est demain, je crois.
00:12:01J'ai cru comprendre qu'après le 5 novembre,
00:12:05le 6, donc, il y aura un certain nombre de propositions.
00:12:10J'espère que...
00:12:11Elles sont sur la table, mais ça ira un petit peu plus loin.
00:12:14On les concrétise.
00:12:16Oui, et puis des propositions qui vont aller où exactement ?
00:12:19Parce que dans 6 mois, on est sur une élection présidentielle
00:12:22et ces propositions seront remises...
00:12:23Absolument.
00:12:24Et je fais un pari...
00:12:26Il est évident qu'après le 5 novembre,
00:12:29je devine déjà les propos de certains lycéens, étudiants et politiques,
00:12:34qu'on recommencera bientôt.
00:12:36C'est une évidence.
00:12:38Non, mais je ne comprends pas ce pays où bloquer est un plaisir.
00:12:41Moi, je vais vous dire, je serai dans un groupe...
00:12:44Non, bloquer n'est pas toujours un plaisir.
00:12:46Non, mais je ne parle pas que bloquer, c'est un peu partout.
00:12:49Pour certains, Patrick, ils étaient dehors.
00:12:52Oui, oui, oui.
00:12:54Ça va jusqu'à l'Assemblée nationale.
00:12:56Moi, je vais vous dire, ça me fait rire.
00:12:58Il y a des élections présidentielles dans 6 mois.
00:12:59On est tous d'accord là-dessus.
00:13:00Il y aura une dissolution qui va suivre.
00:13:02Enfin, on est tous d'accord, c'est pas si évident.
00:13:04Vous allez voir que j'ai raison.
00:13:06Il y aura des élections primaturées.
00:13:09Et je vais vous dire une chose.
00:13:11Vous dites, écoutez, on n'est pas d'accord avec le budget,
00:13:13mais pour ne pas bloquer le pays, on le vote.
00:13:15Et si on gagne les élections,
00:13:16on fera un collectif budgétaire au prochain.
00:13:19Comme ça, le pays n'est pas bloqué.
00:13:20On passe pour des gens pas irresponsables qui bloquent le pays.
00:13:23Et ça passe bien.
00:13:24Vous voulez vous dire ?
00:13:25Comment ?
00:13:25Non, non, je suis entièrement d'accord avec ce que vous dites.
00:13:27Mais surtout, d'autant plus qu'on a tous eu 17 ans autour de cette table.
00:13:30Et on sait tous qu'il y a quand même une forte proportion d'étudiants aujourd'hui
00:13:36qui ne vont pas en cours parce que ça les amuse un peu de pouvoir rester dehors.
00:13:40Les revendications, en fait, ils s'en font complètement.
00:13:43Voilà, donc il y a certains...
00:13:45On est bien, on est entièrement d'accord.
00:13:48Mais la suite, c'est quoi aujourd'hui ?
00:13:51La suite, en fait, c'est qu'un lycéen...
00:13:53Qu'est-ce qu'on attend aujourd'hui ?
00:13:54Un lycéen qui veut passer son bac, il n'a pas demandé d'autorisation
00:13:57pour pouvoir aller travailler, étudier,
00:13:58et pouvoir effectivement aller jusqu'au bout de son année scolaire.
00:14:02Et la suite, Cécile, c'est qu'à chaque fois qu'il y a une manifestation,
00:14:07le gouvernement, d'une manière un peu exagérée,
00:14:10se satisfait du fait qu'il y a un peu moins de manifestants,
00:14:14mais qui atourent beaucoup de désordre et de violences,
00:14:17on a un pouvoir qui se contente de peu.
00:14:20C'est vrai. Je ne sais pas ce qu'en pensent les auditeurs,
00:14:23eux, de leur côté.
00:14:24Est-ce qu'ils estiment qu'on doit dégager les entrées
00:14:27pour que les cours aient lieu ?
00:14:30J'aimerais bien les entendre.
00:14:31C'est 826-300-300.
00:14:33Appelez-nous d'ailleurs.
00:14:34Peut-être que vous avez été confrontés à ça, vous êtes parents.
00:14:37Est-ce qu'il y a des parents d'élèves ?
00:14:38Les parents qui ont demandé à rentrer.
00:14:40À Marseille ?
00:14:41Il y a des parents à Marseille qui ont demandé à rentrer.
00:14:45Il y a des parents qui soutiennent le mouvement.
00:14:47D'autres qui sont contre le mouvement
00:14:50et qui demandent à ce qu'on laisse rentrer les enfants.
00:14:54Parce que c'est vrai qu'on est déjà au mois de novembre.
00:14:56Il y a eu un mois de perdu avec le mois d'octobre.
00:15:00D'où ce qu'on disait tout à l'heure.
00:15:02Un mois de perdu quand vous êtes notamment en terminale.
00:15:04C'est énorme.
00:15:07C'est énorme.
00:15:08Mais le drame dans cette histoire, c'est qu'il faut le dire.
00:15:12Alors je sais que ce n'est pas politiquement correct.
00:15:13Nombre de lycéens sont manipulés par des forces politiques qui veulent absolument bordéliser.
00:15:19Ce n'est pas moi qui le dis.
00:15:20C'est eux qui le disent.
00:15:22Bordéliser le pays.
00:15:23Et ce qu'il y a de complètement fou, c'est que comme on est très près d'une échéance
00:15:28électorale capitale,
00:15:30parce que la présidentielle, surtout depuis le quinquennat, est avec la dissolution qui va suivre.
00:15:34C'est-à-dire que vous votez au printemps 2027, et je vais te cache, il ne se passe plus
00:15:40rien pendant 5 ans.
00:15:41Je pense qu'on est tous d'accord là-dessus.
00:15:42Si vous avez une majorité, il ne se passe pas.
00:15:45Les régionales, ça amuse tout le monde.
00:15:47Les européennes, les départementales.
00:15:49Mais après, le pays est dirigé pendant 5 ans.
00:15:52Ou pas dirigé, mais là le président a une arme qui est la dissolution.
00:15:55Donc comme certains veulent absolument bordéliser le pays par anticipation,
00:15:59ils n'en remettent pas des louches, ils en remettent des citernes.
00:16:02Et comme vous avez certains qui rêvent de faire le grand soir, y compris parmi les lycéens,
00:16:07ou les étudiants d'ailleurs, il suffit d'écouter leur discours,
00:16:10qui n'est pas du tout un discours de lycéens, mais un discours hyper politique,
00:16:14c'est pour ça que je pense qu'on est, vous me passerez l'expression,
00:16:17mais on n'a pas le fessier sorti des ronces.
00:16:19Oui, mais en même temps, regardez l'itinéraire de ces lycéens
00:16:22qui ont eu 5 ministres de l'éducation nationale.
00:16:26Et là, ça pose un problème quand même, avec des directions,
00:16:29mais totalement, et des directives qui n'ont rien à voir les unes avec.
00:16:32Les autres, c'est un coup, vous avez des maths, un coup, vous n'en avez plus,
00:16:36à un moment, il y a des contrôles continuent, après, il y a des devoirs le soir,
00:16:39après, il n'y en a plus. En fait, ça ne fait que changer.
00:16:41Et puis, surtout, Cécile, au-delà de ce que vous dites,
00:16:45il y a eu des ministres qui ont été choisis, je dirais, en dépit du bon sens,
00:16:50au hasard des influences, et regardez au moins deux ministres de l'éducation.
00:16:55Vous pensez à qui ?
00:16:55Je pense à, notamment, Pape Ndiaye, et celui qui a succédé aussi, la femme,
00:17:04Elisabeth Borne, ou Nicole Belloubet, ça a été attalé, très bon, il est rendu...
00:17:11Il est resté quelques mois.
00:17:13Oui, cinq mois, simplement.
00:17:14Pour une fois, il a fait quelque chose de très bien.
00:17:17Il devenait un bon ministre de l'éducation, là, il a fait la baïa.
00:17:21Il a fait la baïa, mais c'est tout.
00:17:23Non, non, non, non.
00:17:24Qu'est-ce qu'il a fait ?
00:17:24D'abord, il l'a fait.
00:17:26D'abord, il l'a fait.
00:17:27Il a fait quelque chose d'intéressant.
00:17:29Il circulaire existait, et il a dit, il faut l'appliquer.
00:17:31Et ensuite, il a mis en concrétisation un certain nombre de projets.
00:17:37Enfin, moi, il ne pouvait pas tout faire, mon cher Patrick.
00:17:40Même vous, ministre, vous auriez eu du mal.
00:17:43Il a fait un truc intéressant, Patrick Roger, c'est que quand il est arrivé,
00:17:46c'est ce que je disais l'autre jour, lorsqu'il est arrivé,
00:17:48on lui a demandé, quel chiffre vous voulez de réussite au bac ?
00:17:53Et donc, Gabriel Attal a dit, c'est-à-dire...
00:17:55C'est-à-dire que les ministres précédents nous demandaient de gonfler les chiffres.
00:18:00Et il a dit, non, je veux être le ministre qui a le taux le plus faible.
00:18:05Pour dire, moi, je veux la vérité.
00:18:07Et c'était intéressant.
00:18:08Jeffrey a dit la même chose, mais il ne l'a pas fait.
00:18:13Et Attal, c'était son poste où il était le meilleur.
00:18:19C'est logique, Philippe, il s'appelle Jeffrey, pas J'ai fait.
00:18:21Mais pardon, juste une dernière chose pour clôturer.
00:18:24Oui, mais en fait, ça ne dépend pas des ministres.
00:18:27En fait, les revendications des lycéens aujourd'hui,
00:18:29c'est avoir du chauffage, avoir une isolation sur leur classe,
00:18:33avoir éventuellement...
00:18:36Pour les profs, oui, mais pour le gros des revendications,
00:18:39en fait, concernent la région, concernent les municipalités.
00:18:44J'ai parlé à quelques élus régionaux de plusieurs régions
00:18:48qui m'ont dit, Philippe, tu verrais, l'état des lycées dans notre région,
00:18:50ils sont nickel-cromb.
00:18:52Oui, c'est vrai.
00:18:53Si après, ils les taguent ou qu'ils cassent ou qu'ils mettent le feu comme à Nantes,
00:18:57désolé, ce n'est pas de la faute du contribuable.
00:18:58Non, mais c'est plus un problème de la jeunesse sur son orientation
00:19:01et des inquiétudes sur l'avenir.
00:19:03C'est plus ça, probablement.
00:19:06Allez, les amis, dans un instant, le procès du jour,
00:19:09dans les affaires résolues de Biarritz et de l'ADIS, par exemple,
00:19:13faut-il ficher l'ADN, en tout cas, pour toute la population ?
00:19:16Est-ce que vous êtes pour ou contre ?
00:19:17Carrément.
00:19:18Contre 0,826, 300, 300, et pourquoi pas ?
00:19:20Eh bien, moi, ça me semblerait...
00:19:22Je ne vais pas me faire que des amis, là, je suis minoritaire, je crois, pour une fois.
00:19:24Ça me semblerait une bonne chose, car ça disparaît massivement le crime,
00:19:28car on aurait la certitude de se faire prendre.
00:19:31Et ça, c'est quand même...
00:19:32C'est ce que disaient les volants.
00:19:33Tous fichés, quoi.
00:19:35C'est ce que disaient les vendeurs de voitures.
00:19:38Si on pouvait avoir ça, eh bien, on retrouverait quand même pas mal de voitures.
00:19:41Oui, je suis sûr que vous allez voler.
00:19:44Ben oui, pas les voitures garées dans le garage.
00:19:47Les vendeurs de voitures, eux,
00:19:50les vendeurs de voitures qui seront volés des voitures sur leur voiture.
00:19:53Mon Dieu, je ne peux plus de vous tous.
00:19:56Allez, ça démarre mal.
00:19:58Allez, soyez les bienvenus.
00:20:01On est en soi jusqu'à 20h.
00:20:03Sud Radio, le procès du jour.
00:20:07Le procès du jour, on revient sur ces deux affaires de la 10 et puis celle de Biarritz,
00:20:13où effectivement, le fait d'avoir retrouvé l'ADN de certains ont permis, en tout cas, d'élucider ces deux
00:20:20assassinats.
00:20:21Oui, c'est ça, l'ADIS et Biarritz.
00:20:24Parce que pendant 30 ans, il y a une petite fille qui a été retrouvée au bord de l'ADIS,
00:20:28n'a pas eu de nom.
00:20:30Il a fallu qu'un prélèvement réalisé sur son frère, comme l'a dit Philippe tout à l'heure, dans
00:20:34une autre affaire,
00:20:34ouvre enfin cette piste qui se dirige et qui permet de se diriger vers les parents, les proches, quoi.
00:20:42Donc, c'est une question qu'on doit se poser.
00:20:44Jusqu'à quel point on peut accepter que la justice dépende du hasard d'une rencontre entre deux profils génétiques
00:20:51?
00:20:51Je ne sais pas ce que dira l'accusation et puis la défense.
00:20:55C'est vrai que l'ADN peut aider à identifier un suspect.
00:21:00Est-ce qu'il faut aller jusqu'à ficher tout le monde ?
00:21:03Ça, c'est une autre question.
00:21:05Il y a certains défenseurs de liberté qui ne seront pas forcément favorables à cela.
00:21:10L'audience est ouverte !
00:21:11Et la parole est à l'accusation, Philippe Bilger, avocat.
00:21:15L'accusation, c'était marqué Philippe Béryde.
00:21:19D'habitude, c'était l'accusation à la Chambre d'Assise de Paris, donc c'est normal.
00:21:23Alors, moi, je vais prendre parti pour le fichage ADN de la population.
00:21:27Pourquoi ? Parce que cette pauvre petite fille qui a été tuée et jetée le long d'une autoroute,
00:21:33qui a mis des années à avoir une sépulture,
00:21:35d'ailleurs, c'est touchant parce qu'elle est enterrée à côté de l'autoroute
00:21:38et des gens vont fleurir sa tombe régulièrement.
00:21:41On aurait su beaucoup plus tôt.
00:21:43Et moi, je crois que dans un pays dans lequel on a mis le principe de précaution dans la Constitution,
00:21:48ça irait dans le sens du principe de précaution et je vais le démontrer.
00:21:52Je vais le démontrer par deux cas de tueurs en série français qui ont défrayé la chronique.
00:21:57On va commencer par Patrice Allègre, direction le Sud-Ouest, direction Toulouse.
00:22:02Il s'est prouvé qu'il a tué entre 1989 et 1997.
00:22:07Pendant huit ans, il a pu tuer, alors que si on avait eu son ADN,
00:22:11on aurait pu l'interpeller après le premier meurtre.
00:22:14Guy Georges, lui, il a violé et tué pendant 17 ans.
00:22:19Le premier cas de tentative de meurtre après en viol, c'est 1981 et il est arrêté en mars 1998.
00:22:26Si on avait eu un fichier général, on aurait sauvé la vie à plein de jeunes filles,
00:22:33à plein de jeunes femmes, à plein de femmes qui sont mortes sous la torture, les coups, les viols et
00:22:38la violence.
00:22:39Et rien que pour ça, comme je pense aux victimes, je dis que oui, il faut ficher la population.
00:22:44On pourra le faire pour moi, je m'en fiche, je n'ai rien à me reprocher.
00:22:48Alors après, si quelqu'un qui est dans ma famille fait quelque chose de répréhensible,
00:22:52et bien il ne fallait pas le faire, point barre.
00:22:55Maître, vous avez la parole.
00:22:57La défense.
00:22:58La défense.
00:22:59Alors, bien sûr, personne de censé ne pourrait contester les utilités des avancées médiatiques,
00:23:07et les horreurs que vous avez très bien dénoncées, Philippe,
00:23:12sont tout à fait le signe de l'importance de ces nouvelles preuves.
00:23:17Mais elles ne répondent pas à la question.
00:23:19En réalité, aussi détestables que soient ces crimes,
00:23:24on ne peut pas considérer que la France elle-même est totalement en voie d'ensauvagement,
00:23:30et qu'en réalité, il n'existe pas encore une majorité d'honnêtes gens
00:23:36qui ne peuvent pas se voir soumises à un fichage génétique.
00:23:41J'ajoute qu'on entrerait, à ce moment-là, dans ce qui ne serait plus, à mon avis,
00:23:48une démocratie, même très vigoureuse,
00:23:51mais dans une société, même par bonne conscience, qui serait totalitaire.
00:23:58Et ça, ça m'inquiète profondément.
00:24:00C'est-à-dire que pour satisfaire une partie vindicative, à juste titre,
00:24:06on détruirait l'ensemble d'un tout démocratique.
00:24:11Avant de donner la parole à Frédéric Amico, deux témoins au 08-126-300-300,
00:24:17Thomas est avec nous de Valence. Bonsoir Thomas.
00:24:19On vous écoute.
00:24:21Bonsoir.
00:24:22Oui, bonsoir.
00:24:22Bonsoir.
00:24:23Alors, je suis en effet d'accord avec Philippe Bilger,
00:24:27dans le sens où ce serait une atteinte à nos libertés,
00:24:30comme on l'a déjà vécu avec le pass sanitaire il y a quelques années, etc.
00:24:35Mais je suis aussi d'accord avec la défense.
00:24:40L'accusation.
00:24:42Avec l'accusation.
00:24:43Avec l'accusation, pardon.
00:24:45En effet, aujourd'hui, en fait, les délinquants, si vous voulez,
00:24:48ils sont hors la loi, délinquants,
00:24:52et de toute façon en irrégularité.
00:24:55Donc déjà, même si on voulait contrôler les personnes,
00:24:57non pas avec l'ADN, mais avec la carte d'identité,
00:24:59de toute façon, je pense que ça aurait très peu d'incidence
00:25:03sur la délinquance et sur beaucoup d'infractions,
00:25:07puisque les personnes sont de toute façon hors la loi.
00:25:09Alors, je suis bien d'accord.
00:25:10En effet, en tant que bon citoyen, on pourrait se faire ficher ADN.
00:25:16Disons que si on fiche toutes les personnes qui n'ont rien à se reprocher,
00:25:20en effet, ça ne changera pas grand-chose,
00:25:23puisque les délinquants, les hors la loi,
00:25:25qui sont en situation irrégulière avec leur carte d'identité,
00:25:28ils seront de toute façon en situation irrégulière avec leur fichage d'ADN,
00:25:32et ils ne le feront pas,
00:25:33et donc ils pourront continuer à opérer en toute impunité.
00:25:38Voilà, c'est mon avis.
00:25:39Eh bien, bougez pas Thomas, Claire de Bézi est avec nous.
00:25:42Bonsoir Claire, bienvenue sur ce radio, on est ravis de vous accueillir.
00:25:45Bonsoir Claire.
00:25:45Merci de me recevoir.
00:25:46Je vous en prie.
00:25:48Petite parenthèse, je suis très honorée d'être dans le trottoir
00:25:51avec M. Philippe Bilger, que j'admire et que j'adore.
00:25:55J'adore l'écouter, son éloquence.
00:25:57Vous êtes adorable.
00:25:58Vraiment envoûtante.
00:25:59Il vous a payé combien ?
00:26:01Non, mais c'est à peine assez, ma chère Claire.
00:26:05Claire, il vous a invité au resto, il était bon ou pas ?
00:26:08Mais j'aimerais beaucoup le faire.
00:26:11Allez, on vous écoute.
00:26:11J'ai un étoilé.
00:26:12Oui, alors moi je suis entièrement d'accord, malheureusement,
00:26:17pour vous, M. Bilger, avec Philippe David.
00:26:21Je pense de toute façon, on est déjà fiché de partout.
00:26:24Vos empreintes digitales, elles sont sur votre passeport.
00:26:28Vous avez des caméras partout.
00:26:29Je vous arrête, il n'y a plus d'empreintes digitales sur le passeport.
00:26:32C'est remplacé par la biométrie oculaire, notamment.
00:26:34Voilà, c'est ça.
00:26:35Il y avait auparavant.
00:26:36Avant, il y avait les passeportes.
00:26:36Encore pire.
00:26:37C'est beaucoup plus précis que les empreintes digitales.
00:26:39Vous les avez généralement sur votre téléphone.
00:26:41Absolument.
00:26:44Bon, alors, voilà.
00:26:46Bon, donc, on est déjà fiché de partout.
00:26:48On sait tout de nous.
00:26:49Regardez, petit détail.
00:26:51Vous prenez l'autoroute.
00:26:52Vous avez de votre banquier, vous ne pouviez pas aller à un rendez-vous
00:26:55parce que vous n'avez pas envie de le voir et vous dites que vous êtes malade.
00:26:58Vous prenez l'autoroute pour prendre une semaine de vacances.
00:27:01Vous payez par carte.
00:27:02Il sait que vous avez pris l'autoroute.
00:27:04Je vais vous dire, on est fiché de partout.
00:27:06Donc, moi, pour l'ADL, je suis entièrement d'accord.
00:27:09De toute façon, il y a plein de gens qui font faire des prélèvements à l'étranger,
00:27:15qui font des vérifications familiales à ce niveau-là.
00:27:19Ça va exploser de toute façon.
00:27:21Mais je crois qu'en fait, la CNIL, déjà cette année, avait été intervenue à ce sujet
00:27:29et était vraiment trouvé que la loi n'était pas assez encadrée.
00:27:34parce qu'il avait été question, quand même, d'ouvrir.
00:27:37Voilà.
00:27:39Alors, excusez-moi, je suis enrhumée.
00:27:42Mais finalement, vous savez, on pourrait se faire attraper de toutes les faciles du monde.
00:27:49Celle-là, c'est quand même la plus fiable.
00:27:53C'est la plus fiable.
00:27:54Je crois que c'est de la prévention.
00:27:55C'est fiable à 100%, l'ADN.
00:27:57Sauf si vous avez un vrai jumeau.
00:28:00Oui, mais là, ils savent le détecter.
00:28:03Ah oui, normalement, oui.
00:28:04Ah non ?
00:28:05Enfin, il faut le retrouver à l'État civile.
00:28:07Après, ce serait peut-être intéressant de le faire sous le mode du volontariat.
00:28:11Peut-être que certains diraient, moi, ça m'intéresse de nez-moi.
00:28:14Pourquoi pas ?
00:28:14Mais qu'on n'oblige pas les uns et les autres.
00:28:17Frédéric Amico, ne bougez pas, Claire et Thomas.
00:28:19Oui, écoutez, moi, je suis un peu partagé, mitigé, comme d'habitude.
00:28:22Je suis un peu dans l'union.
00:28:23C'est-à-dire que je suis un peu avec Philippe et puis un peu avec Philippe.
00:28:26Voilà.
00:28:28Je suis la Suisse.
00:28:29Vous laissez de l'espoir aux deux.
00:28:31Il me semble qu'il existe déjà d'abord un fichier ADN en France, qui est le FNAEG,
00:28:37qui a été créé en 1998 pour les délinquances sexuelles, mais qui a été ouvert.
00:28:43Plus largement.
00:28:44Exactement.
00:28:44Il a été élargi à d'autres infractions depuis.
00:28:47Donc déjà, on a cet outil.
00:28:48On peut s'en servir, ce qui est plutôt pas mal.
00:28:50Et ça a servi probablement dans l'affaire dont Philippe parlait au début.
00:28:55Ah oui, dans les deux cas, Biarritz et Ladis, oui.
00:28:57Oui, mais dans le cas Allègre et Guy Georges, non.
00:29:01Après, j'ai envie de poser une question, en fait.
00:29:03Je me demande, si l'État vous promet que votre ADN ne servira qu'à résoudre des crimes,
00:29:07est-ce que vous seriez prêt à lui donner aussi celui de vos enfants ?
00:29:11Ah non, médecin, si vous donnez le vôtre, ils ont celui de vos enfants.
00:29:14Forcément.
00:29:15Parce que vos enfants ont 50% de votre patrimoine génétique, et c'est comme ça qu'on a...
00:29:19Oui, d'accord, 50%, mais effectivement.
00:29:22On a notre auditrice, en fait, parlé des États-Unis, Claire, et de certains organismes
00:29:31qui existent déjà, pour pas les citer Ancestry et d'autres, qui sont aux États-Unis,
00:29:35qui permettent effectivement de faire déjà des recherches uniquement avec de la salive,
00:29:39et qui permettent de remonter et de trouver une fratrie, de retrouver des origines.
00:29:45Donc, c'est interdit en France, mais enfin, on sait déjà, on en a parlé la dernière fois,
00:29:48il y a des VPN qui existent, les VPN permettent de se localiser en dehors d'un pays où c
00:29:52'est interdit,
00:29:53et donc d'avoir accès à ces choses-là.
00:29:55Donc, en fait, c'est vrai, d'un côté, qu'on est déjà là-dedans,
00:29:59et que ça va être compliqué de revenir en arrière.
00:30:02En revanche, est-ce qu'il faut y aller un peu plus ?
00:30:05Je suis partagé, vraiment.
00:30:06Là, vous venez vers moi.
00:30:08Absolument.
00:30:09J'ai beaucoup, beaucoup de nuances, en fait, sur le fait qu'on doive effectivement afficher tout le monde aujourd
00:30:17'hui.
00:30:17L'intérêt de cette question, et je vous la pose à Claire et Thomas,
00:30:22est-ce que ça peut, vous autour de la table, est-ce que ça peut être dissuasif ?
00:30:26Moi, j'aimerais ajouter que, en effet, ça devrait être complètement obligatoire
00:30:33que n'importe quelle personne qui va être en garde à vue, qui aura un casier,
00:30:37que la première chose qu'on fasse pendant cette garde à vue, c'est de lui prélever son ADN.
00:30:41Et en effet, c'est ce qu'il y a fait aujourd'hui.
00:30:42Et en effet, cette personne-là, une fois, c'est ce qu'il y a fait déjà ?
00:30:44C'est ce qu'il y a fait aujourd'hui, oui, tout à fait.
00:30:46Non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, non, c'est pas pour une garde à vue.
00:30:51dans le cadre de crimes
00:30:53c'est ce qu'il y a aujourd'hui
00:30:54mais pas pour une garde à vue
00:30:55pour répondre à votre question
00:30:59je ne crois pas une seconde
00:31:01que si on fichait la société
00:31:03toute entière
00:31:05ça dissuaderait les criminels
00:31:07mais on a d'autres
00:31:11exemples
00:31:11jamais un criminel
00:31:13au moment de commettre le pire
00:31:15ne se dit attention
00:31:17même à l'époque où la peine de mort
00:31:19était exécutée plus régulièrement
00:31:21et encore moins
00:31:22le criminel est dans une irrationnalité
00:31:25totale même quand il est déclaré
00:31:28responsable
00:31:29donc ça n'aurait aucun effet
00:31:30ça permettrait d'illiciter peut-être plus vite
00:31:34c'est autre chose
00:31:35oui mais
00:31:37parce que là on espère toujours
00:31:38quand on tue quelqu'un de se dire que le crime
00:31:41est peut-être parfait
00:31:42tu m'as déjà tué quelqu'un ?
00:31:44non absolument pas
00:31:46je crois que j'en serais totalement incapable
00:31:49mais de se dire
00:31:50si je vous prends votre paquet de biscuits
00:31:51là vous en êtes capable
00:31:52alors là
00:31:54Philippe ça y est
00:31:55vous me cherchez là tout de suite
00:31:56non non mais je me dis que
00:31:58effectivement la prison
00:31:59voilà peut-être pas
00:32:00mais aujourd'hui
00:32:01de vous retrouver assez rapidement
00:32:03et quoi qu'il arrive
00:32:04si vous tuez quelqu'un
00:32:05si vous
00:32:06peu importe ce que vous fassiez
00:32:08on sait de toute façon
00:32:10qu'on vous retrouvera
00:32:11c'est pas du tout la même chose
00:32:12l'élucidation
00:32:13c'est ce que j'ai dit
00:32:14ça peut être utile
00:32:15c'est pas du tout pareil
00:32:16ça ne dissuade pas
00:32:17ça ne dissuadera pas le criminel
00:32:19je pense que si
00:32:20pour une partie en tout cas
00:32:23les expériences démontrent que non
00:32:24tout le temps
00:32:25les auditeurs
00:32:26et puis
00:32:27on n'est pas allé voir avec Antonin
00:32:28ce qui se dit du côté aussi
00:32:30des réseaux sociaux
00:32:30vous n'êtes pas venu me voir
00:32:32alors la question
00:32:33faut-il ficher l'ADN de la population
00:32:35vous répondez oui
00:32:36à 42%
00:32:37désolé Philippe
00:32:37pour une fois
00:32:38ils ne sont pas avec vous
00:32:39ils ont entendu mes arguments
00:32:40ils vont voter
00:32:42non à 56%
00:32:46il y a Amaury
00:32:47qui ironise un peu
00:32:48de la situation
00:32:48et qui nous dit
00:32:48non
00:32:49on est dans
00:32:50bienvenue à Gantaka
00:32:51ou quoi
00:32:51pourquoi pas nous implanter
00:32:53directement des puces
00:32:54pour nous électrocuter
00:32:55si on n'écoute pas le gouvernement
00:32:57il y a Marco
00:32:58qui lui
00:32:58il n'a pas vraiment réussi
00:32:59à faire son choix
00:33:00il dit oui et non
00:33:01pour les multirécidivistes
00:33:03oui
00:33:03mais on perd
00:33:04de nombreuses libertés
00:33:05si on fait ça
00:33:05il y a Sylvain
00:33:06qui a répondu oui
00:33:07et qui nous dit
00:33:07si ça peut permettre
00:33:08d'empêcher certains drames
00:33:10faisons-le
00:33:11non mais
00:33:11il y a une chose
00:33:12qui a été très juste
00:33:13qui a été dite je crois
00:33:14par les auditeurs
00:33:14de toute façon
00:33:15avec son téléphone
00:33:17on est fliqué de partout
00:33:18c'est-à-dire qu'il y a
00:33:20des affaires criminelles
00:33:20des affaires criminelles
00:33:23vous dites
00:33:23mais monsieur
00:33:24vous vous dites
00:33:24que vous étiez
00:33:25à tel endroit
00:33:25vous parlez d'être biarris
00:33:27vous étiez à biarris
00:33:27mais en fait pas du tout
00:33:28votre téléphone
00:33:29vous allez nous expliquer
00:33:31vous étiez à biarris
00:33:32et donc aujourd'hui
00:33:33on est fliqué
00:33:35partout
00:33:35la conclusion
00:33:37peut-être par les auditeurs
00:33:38avant que je ne me prononce
00:33:39quoi si vous le permettez
00:33:41madame la présidente
00:33:41Thomas et Claire
00:33:42vous avez un dernier mot
00:33:44à dire
00:33:45Claire d'abord
00:33:46oui
00:33:46et bien
00:33:47la question qui se pose
00:33:49c'est le coût
00:33:50ça ça coûte de l'argent
00:33:51oui
00:33:52et sur 66 millions
00:33:54d'habitants
00:33:55on ne sait plus
00:33:55combien on est
00:33:56parce que
00:33:56on regresse
00:33:58ah bah c'est pas beaucoup
00:33:59bon et bien
00:34:02on ne sait plus d'enfants
00:34:03bon et bien
00:34:04écoutez
00:34:04je pense nécessairement
00:34:07que ça va être difficile
00:34:08au niveau financier
00:34:09ouais
00:34:10Thomas
00:34:11et bien moi je dirais
00:34:12que pour que
00:34:13les gens soient dissuadés
00:34:15enfin les gens
00:34:16les criminels
00:34:16ou les hors-la-loi
00:34:18soient dissuadés
00:34:19d'agir
00:34:20bah il faut tout simplement
00:34:21peut-être que
00:34:21notre système judiciaire
00:34:22il soit un peu plus ferme
00:34:24et qu'il soit efficace
00:34:26alors je viens de voir
00:34:27le coût d'un test
00:34:28en général ça peut coûter
00:34:29jusqu'à un très bon test
00:34:31269 à 299 euros
00:34:33ah bah c'est très cher
00:34:34ça fait de l'argent
00:34:35oui
00:34:36surtout ce sont des tests
00:34:37qui sont un peu
00:34:38de la vulgarisation
00:34:39de l'ADN
00:34:40en fait
00:34:40il y a des moins chers
00:34:4120 dollars ou 100 dollars
00:34:42donc là à mon avis
00:34:43c'est peut-être un peu
00:34:44moins fiable
00:34:44il faut le dire en passant
00:34:45monsieur le procureur
00:34:46alors
00:34:48je vais vous dire
00:34:49que évidemment
00:34:49les débats
00:34:51sont très intéressants
00:34:52et tout le monde
00:34:53a envie
00:34:54de rendre ça obligatoire
00:34:55tout en se disant
00:34:56attention
00:34:57nos libertés
00:34:58risquent d'être
00:34:59un peu affectées
00:35:00finalement
00:35:01tout le monde
00:35:01est plus ou moins
00:35:02d'accord
00:35:03sur ce point
00:35:04c'est vrai que
00:35:05dans un premier temps
00:35:06on pourrait se dire
00:35:07bah finalement
00:35:08le test ADN
00:35:09pourrait être obligatoire
00:35:11pour toute la population
00:35:12comme la carte
00:35:13d'identité nationale
00:35:15sauf que
00:35:16la carte d'identité nationale
00:35:18et bien
00:35:18ce n'est pas obligatoire
00:35:19non
00:35:19ce n'est pas obligatoire
00:35:21obligatoire
00:35:21c'est une règle
00:35:22qui est en fonctionnement
00:35:23depuis 70 ans
00:35:25la carte
00:35:26d'identité nationale
00:35:27mais ce n'est pas du tout
00:35:29obligatoire
00:35:30il y a eu une décision
00:35:31qui a été prise
00:35:31en 1955
00:35:33et j'ai vérifié
00:35:34il y a eu une jurisprudence
00:35:36qui a été rendue
00:35:37il y a de cela
00:35:39très peu de temps
00:35:39il y a quelques mois
00:35:42ça a été vérifié
00:35:44aucun texte
00:35:44n'impose
00:35:45de posséder
00:35:45une carte d'identité
00:35:48donc c'est assez incroyable
00:35:49parce qu'on est tous
00:35:49persuadés
00:35:50que quand on nous demande
00:35:51nos papiers
00:35:52que l'on doit
00:35:53justifier
00:35:53d'une carte d'identité
00:35:55cette carte d'identité
00:35:56vous savez
00:35:56par qui elle avait été
00:35:58instituée ?
00:35:59c'est pas Clémenceau ?
00:36:00c'était le régime de Vichy
00:36:01c'est Vichy
00:36:04qui avait institué
00:36:05la carte nationale
00:36:06d'identité
00:36:07ensuite
00:36:08ça a été maintenu
00:36:09et en 1955
00:36:10on est revenu dessus
00:36:12donc à partir du moment
00:36:13où la carte
00:36:13d'identité
00:36:14déjà
00:36:15n'est pas obligatoire
00:36:16je ne vois pas
00:36:17si elle était obligatoire
00:36:19on pourrait se dire
00:36:19qu'elle pourrait être
00:36:20associée avec
00:36:21la carte d'identité génétique
00:36:24ce serait un complément
00:36:25ce serait assez normal
00:36:26mais dans la mesure
00:36:28où ça ne l'est pas
00:36:29je ne vois pas pourquoi
00:36:30ce fichage ADN
00:36:32serait obligatoire
00:36:33ça dit
00:36:34les lois sont faites
00:36:35pour évoluer
00:36:36bien sûr
00:36:37et pourtant
00:36:39face aux forces de l'ordre
00:36:40vous devez
00:36:41pouvoir vous justifier
00:36:43mais pas forcément
00:36:43d'une carte
00:36:44non mais justifier
00:36:45de votre identité
00:36:46oui
00:36:47par tout moyen
00:36:48oui
00:36:48par tout moyen
00:36:49mais bon
00:36:50par tout moyen
00:36:51par lesquels
00:36:51par exemple
00:36:52je dirais que je vous connais
00:36:54ah bah d'accord
00:36:55c'est bon
00:36:56vous pouvez dire
00:36:57écoutez
00:36:57je vais demander
00:36:58une attestation
00:36:59au fichier d'état civil
00:37:00etc
00:37:01vous n'êtes pas obligé
00:37:02de donner une carte
00:37:03d'identité
00:37:04un extrait d'acte de naissance
00:37:05c'est fou
00:37:06c'est fou quand même
00:37:06un extrait d'ADN
00:37:07alors ça c'est fort
00:37:08c'est ça
00:37:10parce que l'extrait
00:37:10d'acte de naissance
00:37:11en fait
00:37:11pourquoi pas un extrait d'ADN
00:37:13allez merci beaucoup
00:37:14Thomas
00:37:14merci Claire
00:37:15si comme vous l'avez bien entendu
00:37:17débattre avec nous
00:37:17et passer à l'antenne
00:37:19pourquoi pas
00:37:19le 0826-300-300
00:37:21ça très heureux
00:37:22de vous accueillir
00:37:23et dans un instant
00:37:25notre Thomas Serafine
00:37:26on vous expliquera
00:37:27mais il est fou l'audingue
00:37:29fou l'audingue
00:37:30remarquez
00:37:31il y en a beaucoup
00:37:32qui vont se retrouver
00:37:32je pense dans ce qu'il va dire
00:37:33je crois
00:37:34dans son petit délire
00:37:35de la cage au four
00:37:35en attendant une petite pause
00:37:37et on vient tout de suite
00:37:39les vraies voix sud radio
00:37:41les vraies voix sud radio
00:37:42c'est le problème du groupe ça
00:37:44il y a toujours un meneur
00:37:45et de la foule quoi
00:37:47ah bah oui
00:37:47il y a un meneur
00:37:48il vous entraîne
00:37:51alors attendez
00:37:52est-ce qu'il a un peu raison
00:37:53est-ce que à l'école
00:37:54quand vous étiez jeune
00:37:55il y en a un qui commence
00:37:55à faire un truc derrière
00:37:56et parce que c'est l'effet de groupe
00:37:58vous faites
00:37:58ah ouais bah nous aussi
00:37:59on va le faire
00:38:00ça vous est arrivé quand même
00:38:01évidemment
00:38:01le courage
00:38:02et heureusement
00:38:04là c'est de résister au groupe
00:38:05vous n'avez jamais fait de bêtises
00:38:07vous Philippe Bilge
00:38:08si
00:38:08mais est-ce qu'il a volé des bonbons
00:38:10mais est-ce qu'il a volé des bonbons
00:38:10est-ce qu'il résiste au groupe
00:38:11c'est pas son est-il sûr
00:38:12je n'ai jamais cédé au groupe
00:38:14et bien c'est quoi
00:38:15votre plus grosse bêtise
00:38:17attendez
00:38:17j'en ai fait
00:38:17non j'en ai fait beaucoup
00:38:19contrairement à
00:38:21à l'image de parfaite moralité
00:38:23comme donne
00:38:24Philippe Bilge
00:38:24et vous ne voulez pas
00:38:26nous donner un exemple
00:38:27non parce que
00:38:28j'entrerai dans des
00:38:29détails
00:38:33et Claire
00:38:34Claire ne serait plus fan
00:38:35de Philippe Bilge
00:38:36vous nous faites accoucher
00:38:37ça a failli arriver là
00:38:41Philippe David
00:38:41la plus grosse bêtise
00:38:42bon là je sais pas
00:38:43vous avez volé quelque chose
00:38:47peut-être un bonbon
00:38:48quand j'étais petit
00:38:49une fois
00:38:49parce que j'ai
00:38:50c'est fou
00:38:51alors je peux vous dire
00:38:52oui c'est vrai
00:38:53et j'avais tellement honte
00:38:54que j'ai même été me confesser
00:38:55directement après
00:38:57oui un peu c'est vrai
00:38:59Frédéric Amico
00:39:00en fait il ne peut pas vous dire
00:39:00ces grosses bêtises
00:39:01parce qu'elles sont vraiment
00:39:02très grosses
00:39:02mais il y en a une quand même
00:39:03que je peux raconter
00:39:05quand j'étais acteur
00:39:06il y a très très longtemps
00:39:07de ça
00:39:07et que j'allais au festival de Cannes
00:39:08quand j'arrivais à une soirée
00:39:09où je n'étais pas invité
00:39:10et que je n'avais pas
00:39:11de carton d'invitation
00:39:11évidemment j'arrivais devant
00:39:13en disant mon père
00:39:13est déjà à l'intérieur
00:39:15les physios qui étaient devant
00:39:16me disaient
00:39:17c'est qui votre père
00:39:18le ministre de la culture
00:39:19et du coup
00:39:20ils me laissaient rentrer
00:39:20donc je faisais ça
00:39:21je le répétais
00:39:22à outrance en fait
00:39:23pour aller dans toutes les soirées
00:39:25où je voulais aller
00:39:25mais là Frédéric
00:39:26c'est de la présence
00:39:27de l'esprit
00:39:29et Patrick Rangé
00:39:30il fait des bêtises ou pas ?
00:39:31la plus grosse
00:39:32c'était il n'y a pas si longtemps
00:39:34j'ai volé un chocolat
00:39:35à Cécile de Méni
00:39:36c'est vrai
00:39:38c'est vrai
00:39:39j'étais meurtrie
00:39:42on n'a pas le temps
00:39:43de faire nos cartes blanches
00:39:44c'est une petite carte blanche
00:39:47ou alors j'en ai une petite
00:39:48je vous la donne
00:39:49parce que comme ça
00:39:49il y aura de la place
00:39:50pour Philippe Bigère
00:39:55le domaine emblématique
00:39:56de la famille Perrin
00:39:57Beaucastel
00:39:58c'est un château neuf du pape
00:40:00ça va plaire à Philippe David
00:40:01qui vient d'être désigné
00:40:03meilleur vin du monde
00:40:052026
00:40:06dis donc
00:40:06carte blanche
00:40:07alors c'est par le critique américain
00:40:09James Suckling
00:40:11alors c'est pas Robert Parker
00:40:14qui est plus connu
00:40:15non mais bon
00:40:16il a obtenu la note de 99
00:40:17sur 100
00:40:18ce vin
00:40:19ça ne veut pas dire
00:40:20que c'est le meilleur
00:40:21absolument
00:40:21quel est le prix ?
00:40:22je ne sais pas
00:40:23je ne sais pas
00:40:24si c'est abordable
00:40:25on peut faire un petit plaisir
00:40:26c'est un peu neuf du pape
00:40:27surtout si c'est un américain
00:40:28qui juge un vin français
00:40:29il y a tellement
00:40:30de choses
00:40:31qui ne vont pas
00:40:32en ce moment
00:40:32que quand il y a
00:40:33des bonnes nouvelles
00:40:35comme ça
00:40:35on peut les saluer
00:40:36c'est pas de la pub
00:40:37au passage
00:40:39vous auriez pu apporter
00:40:41une preuve gustative
00:40:42mon cher Patrick
00:40:44ça parle tout à l'heure
00:40:46si vous voulez
00:40:47en tout cas
00:40:48il a dû
00:40:49bien bosser
00:40:50pour s'appeler Parker
00:40:52oui il a dû
00:40:53ah non mais là
00:40:53c'est pas Parker
00:40:54c'est James Suckling
00:40:55c'est un autre
00:40:56c'est James Suckling
00:40:57il a dû bien payer
00:40:59voilà c'est ça
00:41:00non mais d'ailleurs
00:41:01c'est ce que vous dites
00:41:02oui il a dû bien payer
00:41:03parfois on le reproche
00:41:05à certains critiques
00:41:06d'être trop
00:41:06pas mis
00:41:07trop proche
00:41:08des grands domaines
00:41:11c'est ce qu'on reproche
00:41:12à Philippe David
00:41:13avec les gâteaux
00:41:14voilà c'est ça
00:41:15allez dans un instant
00:41:16dans le journal
00:41:16tout à l'heure
00:41:17le mur de la vérité
00:41:17la primaire à droite
00:41:19et au centre
00:41:19est-ce que c'est une
00:41:21bonne solution
00:41:22une machine à claque
00:41:23ou une machine à perdre
00:41:23comme vous voulez
00:41:25claque c'est peut-être
00:41:25un peu dur
00:41:26allez restez avec nous
00:41:270826 300 300
00:41:29Sud Radio
00:41:3317h19h
00:41:34les vraies voix Sud Radio
00:41:35Cécile de Ménibus
00:41:37Patrick Roger
00:41:38Philippe David
00:41:40et ces vraies voix du jour
00:41:41finissent
00:41:42enfin se terminent
00:41:43à 20h
00:41:44entre 19h et 20h
00:41:45Philippe David
00:41:45bien entendu
00:41:46Mathéo Lomblot
00:41:47et vont pouvoir répondre
00:41:49à vos questions
00:41:51on me débattre avec vous
00:41:52vous posez des questions
00:41:53avec ces grands sujets
00:41:54du jour
00:41:55on va parler du gasoil
00:41:56est-ce que la baisse
00:41:57des prix des carburants
00:41:58en général
00:41:58et du gazole en particulier
00:42:00c'est un bol d'air pour vous
00:42:01vous êtes taxi
00:42:03vous êtes agriculteur
00:42:04vous êtes entrepreneur
00:42:05vous êtes commercial
00:42:07venez témoigner au 0826 300 300
00:42:09ça représente combien
00:42:10à peu près
00:42:10du litre
00:42:11ça c'est
00:42:125 à 10 centimes
00:42:13c'est ça
00:42:14ça dépend des stations
00:42:15il me semble que c'était
00:42:15un peu plus
00:42:16il a fait 10 centimes
00:42:17c'est de 25 à de 15
00:42:20on va lancer ce matin
00:42:22entre 10 et 15
00:42:23oui c'est ça
00:42:2410 et 15
00:42:25il y a des endroits
00:42:26et peut-être des chers
00:42:28qui ont décidé
00:42:29d'aller un petit peu plus loin
00:42:30absolument
00:42:31on va parler des lycées
00:42:32est-ce que vous pensez
00:42:33que les lycéens
00:42:33doivent reprendre les cours
00:42:34ou doivent-ils continuer
00:42:36à manifester
00:42:36on attend vos témoignages
00:42:37et on ira à Marseille
00:42:39c'est le premier jour
00:42:40du procès
00:42:41de la rue d'Aubagne
00:42:42et on sera avec
00:42:43Kauter Ben Mohamed
00:42:44qui est très impliqué
00:42:45qui est avec nous vendredi
00:42:46qui est très impliqué
00:42:47dans la vie à Marseille
00:42:49qui assiste au procès
00:42:50et qui nous dira
00:42:51comment s'est déroulé
00:42:52le premier jour
00:42:52et puis les autres sujets
00:42:54parce qu'évidemment
00:42:54vous avez le micro ouvert
00:42:56sur tous les sujets
00:42:57dans l'actualité
00:42:58que ce soit des coups de coeur
00:43:00ou au contraire
00:43:00des coups de gueule
00:43:01Oui, l'ADN
00:43:02ce que vous voulez
00:43:03Oui, bien sûr
00:43:04Oui, l'ADN
00:43:05c'était intéressant
00:43:06parce qu'il y a eu
00:43:06quand même
00:43:07beaucoup de réactions
00:43:08et certains
00:43:09qui vous envoyaient
00:43:10des petits messages
00:43:11en disant que l'ADN
00:43:13n'était pas certain
00:43:14à 100%
00:43:15Oui
00:43:15ça l'est quand même
00:43:1699,9999
00:43:18En tout cas
00:43:19c'est revérifié
00:43:20si toutefois
00:43:20il y avait un problème
00:43:21Oui
00:43:22Allez tout de suite
00:43:23le mur de la vérité
00:43:24Le mur de la vérité
00:43:26Et la droite
00:43:27a déjà désigné
00:43:28Bruno Retailleau
00:43:28avec 73,8% des voix
00:43:31et plus de 200 élus
00:43:32réclament quand même
00:43:33une primaire ouverte
00:43:34au centre Patrick
00:43:35Oui, alors
00:43:36la droite
00:43:36c'est les LR
00:43:37les républicains
00:43:38parce que la droite
00:43:39est beaucoup plus large
00:43:39avec évidemment
00:43:40beaucoup de candidats
00:43:41il y a pléthore
00:43:42quand vous allez
00:43:44sur la droite du centre
00:43:46vous avez Edouard Philippe
00:43:47la droite de la gauche
00:43:48ou la gauche
00:43:49de la droite
00:43:50comme vous voulez
00:43:51il y a Gabriel Attal
00:43:52de l'autre côté
00:43:53il y a
00:43:54de la droite ultra
00:43:55avec Sarah Knafo
00:43:56il y a David Lysnard
00:43:57qui est entre les deux
00:43:58qui est en train
00:43:59de surfer
00:44:00d'émerger
00:44:02Natacha Polony
00:44:02je ne sais pas où elle est
00:44:03si elle est à gauche
00:44:04ou à droite
00:44:05Elle refuse la primaire
00:44:07pour elle
00:44:08Oui
00:44:10C'est vrai qu'il y a
00:44:11quand même pas mal de monde
00:44:12et ce n'est pas
00:44:13totalement terminé
00:44:14j'en ai peut-être oublié
00:44:15d'ailleurs des candidats
00:44:15ou des candidates
00:44:16à droite
00:44:17dans ceux
00:44:18que l'on vient de nommer
00:44:20Edouard Philippe
00:44:20alors lui
00:44:21ne veut pas
00:44:22Non, c'est ce qu'il a dit
00:44:23sur TF1
00:44:25et on va l'écouter d'ailleurs
00:44:27Je ne crois pas
00:44:28que cette primaire
00:44:28aura lieu
00:44:30Je pense que cette primaire
00:44:31c'est une primaire
00:44:31de la division
00:44:32et une primaire
00:44:33de la confusion
00:44:33parce que le principe
00:44:34même d'une primaire
00:44:35c'est d'appuyer
00:44:36sur les différences
00:44:36entre les candidats
00:44:38Or je pense que nous avons
00:44:39à créer du commun
00:44:39beaucoup plus
00:44:40qu'à appuyer sur nos divisions
00:44:41Elle se propose
00:44:42de rassembler des gens
00:44:42qui ne sont pas d'accord
00:44:44qui ont d'ailleurs dit
00:44:45à plusieurs reprises
00:44:46qu'ils ne voulaient pas
00:44:47travailler les uns
00:44:48avec les autres
00:44:49Tout ça n'a
00:44:50pas beaucoup de sens
00:44:51Je pense que cette primaire
00:44:52n'aura pas lieu
00:44:53Et Gabriel Attal
00:44:54de son côté
00:44:55candidat Renaissance
00:44:56à l'élection présidentielle
00:44:57il a été ce matin
00:44:57au micro de TF1
00:44:59et lui il pose
00:45:00plutôt le contraire
00:45:00Je crois qu'on a besoin
00:45:02de ce rassemblement
00:45:03parce que comme
00:45:04des millions de français
00:45:05je ne me résous pas
00:45:06à ce que le second tour
00:45:06de l'élection présidentielle
00:45:08oppose Marine Le Pen
00:45:09et Jean-Luc Mélenchon
00:45:11Je pense que notre pays
00:45:11ne s'en remettrait pas
00:45:13Aucun candidat
00:45:14aucun d'entre nous
00:45:15n'est en situation
00:45:15d'être au deuxième tour
00:45:16de l'élection présidentielle
00:45:17aujourd'hui
00:45:18C'est l'union
00:45:19qui doit faire la force
00:45:20et donc en rassemblant
00:45:21différents candidats
00:45:22n'ont pas créé
00:45:22cette dynamique
00:45:23et je ne vois pas
00:45:23d'autres moyens
00:45:24que la primaire
00:45:25pour y arriver
00:45:27Il a totalement raison
00:45:29et d'ailleurs
00:45:31David Lissnard
00:45:33Gabriel Attal
00:45:34en l'occurrence
00:45:35David Lissnard
00:45:37l'avait proposé
00:45:38il y a longtemps
00:45:39je discuterais juste
00:45:41le caractère
00:45:42un peu illimité
00:45:43qu'il donne
00:45:44à la primaire
00:45:45Bruno Rentaillot
00:45:46est prêt
00:45:47aurait été prêt
00:45:48à y participer
00:45:49si malheureusement
00:45:51Edouard Philippe
00:45:52ne l'avait pas refusé
00:45:53Edouard Philippe
00:45:54est tout de même
00:45:55un petit peu
00:45:56j'allais dire
00:45:57une familiarité
00:45:58je la laisse tomber
00:46:00au fond
00:46:01voilà un homme
00:46:03qui à une époque
00:46:04était presque incontestable
00:46:06et donc
00:46:06on pouvait comprendre
00:46:07qu'il refuse
00:46:08la primaire
00:46:10il ne l'est plus du tout
00:46:12et je dirais même
00:46:13il fait plus
00:46:14que stagner
00:46:15il décline un peu
00:46:16donc là
00:46:17il devrait au contraire
00:46:18accepter
00:46:19la confrontation
00:46:20avec les autres
00:46:21parce que sinon
00:46:22il est en train
00:46:23de couler
00:46:24la droite et le centre
00:46:25parce que tout simplement
00:46:27on est à 6 mois
00:46:28il faut vite une primaire
00:46:29une différence
00:46:30Philippe quand même
00:46:30c'est que Bruno Rentaillot
00:46:31a bien précisé
00:46:32que si Edouard Philippe
00:46:33participait à cette primaire
00:46:35il n'y participerait pas
00:46:36vous avez raison
00:46:38souvenez-vous
00:46:39des primaires 2016-2021
00:46:40c'était une catastrophe
00:46:41mesdames
00:46:42ce n'est pas les primaires
00:46:43qui ont été une catastrophe
00:46:44ce sont les suites
00:46:47excusez-moi
00:46:47mais cette primaire
00:46:48c'est à cet ordre de rire
00:46:49alors imaginons une primaire
00:46:51qui va de Gabriel Attal
00:46:52à Bruno Rentaillot
00:46:53mais ils n'ont rien à voir
00:46:54il y en a un
00:46:55c'est un ancien socialiste
00:46:56l'autre un ancien villiériste
00:46:58alors ceux qui arrivent
00:46:59à trouver
00:47:00un plus petit multiple commun
00:47:02entre un ancien socialiste
00:47:04et un ancien villiériste
00:47:05ils sont quand même très forts
00:47:06alors ceux qui disent
00:47:07qu'il faut
00:47:07que ça aille jusqu'à
00:47:08Sarah Knafo
00:47:10désolé mais Sarah Knafo
00:47:11elle est plus à droite
00:47:12que Marine Le Pen
00:47:13et on dit que Marine Le Pen
00:47:14n'est pas dans l'arc républicain
00:47:15pour certains
00:47:16donc on irait faire une primaire
00:47:18avec des gens
00:47:18qui sont plus à droite
00:47:19que quelqu'un
00:47:19mais c'est n'importe quoi
00:47:21ça n'est pas un argument
00:47:22tout ça
00:47:22ah bah si si si
00:47:23ça c'est un argument
00:47:24je veux dire
00:47:25mais finalement
00:47:25vous vous
00:47:26mais non
00:47:27pour moi Gabriel Attal
00:47:28tout le monde l'attaque
00:47:30je trouve parfois
00:47:31qu'il est pertinent
00:47:32mais lorsque vous prenez
00:47:34vous parlez du passé des gens
00:47:37bien sûr
00:47:39apparemment ils sont opposés
00:47:40mais dans une primaire
00:47:42ils pourraient faire valoir leurs arguments
00:47:45mais cher ami
00:47:45le programme vous le faites sur quoi
00:47:47et je suis persuadé
00:47:49pour reparler d'Attal
00:47:50il y a beaucoup moins de différences
00:47:52que vous l'avez dit
00:47:53alors excusez-moi
00:47:54le programme vous le faites sur quelle base
00:47:55les anciens macronistes
00:47:57qui ont été hyperlaxistes
00:47:58sur l'insécurité
00:48:01mais parce que vous faites le mariage
00:48:04de la carpe et du lapin
00:48:05c'est des gens qui ne peuvent pas s'entendre
00:48:06on s'entend bien
00:48:08je vais vous déconcilier en fait
00:48:09si on n'aura pas de primaire
00:48:10de toute façon
00:48:11donc quoi qu'il arrive
00:48:12on peut en parler
00:48:13il n'y en aura pas
00:48:13moi ce qui me frappe
00:48:15pour faire juste une seconde
00:48:17c'est qu'on nous parle d'une primaire
00:48:19en fait
00:48:19mais pour rassembler des candidats
00:48:21qui n'arrivent même pas en fait
00:48:23à se mettre d'accord
00:48:24sur le principe d'une primaire
00:48:25donc on est mal barré
00:48:26dès le départ on est mal barré
00:48:28mais j'adorerais
00:48:29moi qui ai cette primaire
00:48:30je pense qu'elle peut avoir lieu
00:48:32Frédéric
00:48:32elle aurait lieu la primaire
00:48:34donc votre argument
00:48:35ils ne discuteront plus
00:48:37de la primaire
00:48:38ils la feront
00:48:38parce qu'ils se rendent compte
00:48:40qu'on est à 6 mois
00:48:41de l'élection présidentielle
00:48:42et comme l'a très bien
00:48:44dit Attal et l'ISMAR
00:48:47personne ne domine
00:48:48personne n'est au second tour
00:48:50si on ne fait pas de primaire
00:48:51et vous me dites
00:48:52que ce n'est pas le problème
00:48:53de la primaire
00:48:53mais souvenez-vous
00:48:54en 2021
00:48:54ils ont choisi
00:48:56Valérie Pécresse
00:48:57ça n'a pas été un succès
00:48:58ah oui mais ma chère Cécile
00:49:00c'est compliqué
00:49:01on n'est pas responsable
00:49:03on n'est pas responsable
00:49:06du fait que Valérie Pécresse
00:49:08a été la candidate présidentielle
00:49:10la plus calamiteuse
00:49:12c'est pour ça que je dis
00:49:13que la primaire
00:49:13n'est pas aussi
00:49:15une valeur
00:49:16qui fait qu'on aura
00:49:18de toute façon
00:49:18le meilleur candidat
00:49:19mais de celle
00:49:20à laquelle je songe
00:49:22on aurait quelqu'un
00:49:23d'intelligent
00:49:24de toute manière
00:49:25qui sortirait de là
00:49:26et vous ne voulez pas
00:49:26nous donner le nom ?
00:49:28moi il y a
00:49:29si
00:49:30mais je ne voudrais pas
00:49:32tomber dans une politique
00:49:33partisane
00:49:34il ne faut juste pas
00:49:34qu'on se trompe
00:49:35il ne faut pas
00:49:36qu'on se trompe
00:49:36il ne faut pas confondre
00:49:37un rassemblement politique
00:49:38et une addition
00:49:39d'ambition personnelle
00:49:41et je crois
00:49:42que c'est plutôt ça
00:49:43en fait
00:49:44vers quoi on se dirigerait
00:49:46évidemment
00:49:46il n'y a rien de commun
00:49:47entre tous les gens
00:49:48mais avec
00:49:49on a le temps ?
00:49:51non
00:49:51allez-y
00:49:53non je dirais
00:49:54avec ce raisonnement
00:49:55mon cher Frédéric
00:49:56il y a beaucoup de choses
00:49:58qu'on ne ferait jamais
00:49:59et à chaque fois
00:50:00qu'on propose quelque chose
00:50:03il y a une sorte
00:50:04de dégradation
00:50:05de la vie politique
00:50:06en la réduisant
00:50:07à des ambitions
00:50:08des ambitions
00:50:09qui font du bien
00:50:10au pays
00:50:11c'est une chance
00:50:12c'est une dégradation
00:50:13vous l'avez bien dit
00:50:14de la vie politique
00:50:15d'arriver
00:50:16à mon sens
00:50:17à des primaires
00:50:18puisque au sein
00:50:18d'un parti
00:50:19ou d'un mouvement
00:50:20ou d'un courant
00:50:21il devrait y avoir
00:50:22au fil des années
00:50:23quelqu'un qui s'impose
00:50:24qui se dégage
00:50:26ça veut dire
00:50:27ça veut dire qu'il y a
00:50:27une faiblesse
00:50:28parce que
00:50:30c'est pas un concours
00:50:31de pétanque
00:50:32la présidentielle
00:50:33et là
00:50:34c'est vrai
00:50:34qu'on caricature ça
00:50:36un peu comme un concours
00:50:37de pétanque
00:50:37allez c'est toi
00:50:38qui a le cochonnet
00:50:39qui est proche
00:50:40etc
00:50:40non
00:50:41la présidentielle
00:50:43c'est avant tout
00:50:44la rencontre
00:50:44on le dit souvent
00:50:45entre une personne
00:50:46et puis
00:50:47la population française
00:50:49donc ça doit venir
00:50:50au fil des années
00:50:51et la personne
00:50:52doit être indiscutable
00:50:53pour pouvoir
00:50:54se présenter
00:50:55à la présidentielle
00:50:56là ce n'est pas le cas
00:50:56et résultat
00:50:58ça s'est ouvert
00:50:59à tout le monde
00:51:00à partir du moment
00:51:01où vous avez réussi
00:51:02deux trois petites choses
00:51:03vous pouvez
00:51:04postuler
00:51:05prétendre
00:51:05et être
00:51:06à la primaire
00:51:07de cette présidentielle
00:51:08et on a vu quand même
00:51:09où ça se conduit
00:51:10et ça a conduit
00:51:12on a cité 2016
00:51:13où il y avait quelqu'un
00:51:15qui était incontestablement devant
00:51:16c'est pour ça
00:51:17qu'Edouard Philippe
00:51:18n'a probablement pas
00:51:19envie de l'en vivre
00:51:19puisqu'il a vécu
00:51:20à ses côtés
00:51:21c'était Alain Juppé
00:51:22qui était le favori
00:51:23Nicolas Sarkozy
00:51:24a tapé sur Alain Juppé
00:51:25il a tapé
00:51:27tapé
00:51:27très fort
00:51:28en se disant
00:51:28si je tape sur lui
00:51:29je vais monter
00:51:30sauf qu'il a fait monter
00:51:31celui qui était à côté
00:51:32François Fillon
00:51:33qui s'est retrouvé
00:51:34et François Fillon
00:51:35qui s'est retrouvé
00:51:36très surpris
00:51:37de se retrouver
00:51:38à ce niveau-là
00:51:38si si
00:51:39non mais
00:51:41trois mois
00:51:41avant cette primaire
00:51:43il était pas
00:51:43François Fillon
00:51:44on n'y croit pas
00:51:46mais lui
00:51:47il croyait
00:51:48pas vraiment
00:51:48pas vraiment
00:51:50donc
00:51:50vous voyez
00:51:51c'est là où
00:51:54le pavles
00:51:54aujourd'hui
00:51:54on a le peuple
00:51:55mais on n'a pas la personne
00:51:57pour le rencontrer
00:51:57oui mais il y a aussi
00:51:58un nombre de gens
00:51:59qui ne comprennent plus rien
00:52:00en fait
00:52:00avant on avait des grandes
00:52:01des grands partis
00:52:03non on avait des grands partis
00:52:04et aujourd'hui
00:52:05regardez
00:52:06personne ne sait
00:52:07entre le nouvel énergie
00:52:09nouveau truc
00:52:09ma machin
00:52:10les trucs
00:52:10je vous avais raison
00:52:13qui domine aujourd'hui
00:52:14dans les sondages
00:52:15les extrêmes
00:52:16oui mais les extrêmes
00:52:18pourquoi
00:52:19parce qu'il y a un parti
00:52:20parce qu'il y a
00:52:21et qu'il faut un parti
00:52:22vous allez me dire
00:52:22c'est parce qu'il y a
00:52:23évidemment des gens
00:52:24qui ne supportent plus
00:52:25etc
00:52:25qui sont en place
00:52:26mais parce que
00:52:27les personnes qui sont à la tête
00:52:28ont cultivé ça
00:52:30et tracé leurs sillons
00:52:32depuis des années
00:52:33et des années
00:52:33et au sein de leur parti
00:52:35elles sont incontournables
00:52:36ce qui n'est pas le cas
00:52:37à côté
00:52:38je ne porte pas de jugement
00:52:40il y a une autre raison
00:52:43il y a une autre raison
00:52:46beaucoup plus fondamentale
00:52:48c'est que la réalité
00:52:49met en place
00:52:50les extrémistes
00:52:51allez
00:52:52les amis
00:52:53on fait une petite pause
00:52:54et un tout petit coup de show
00:52:56de Philippe David
00:52:58les vrais voix sud radio
00:53:00avec Philippe Bilger
00:53:04aux 0800 même si
00:53:06j'adore les yeux
00:53:07je te libère
00:53:08oui oui
00:53:08vous avez dit Philippe Bilger
00:53:09ben oui avec Philippe Bilger
00:53:10et Frédéric Amico
00:53:12ben oui
00:53:13elle sait ce qu'elle dit
00:53:15non mais parce que
00:53:17Philippe David
00:53:18avait les cheveux
00:53:19qui se dressaient sur la tête
00:53:20quand vous avez dit ça
00:53:21il a s'il dit
00:53:22le coup de show
00:53:22Philippe Bilger
00:53:23j'aimerais bien voir ça
00:53:23ah bah c'est mes poils des bras
00:53:25c'est magnifique
00:53:26allez
00:53:27le coup de show
00:53:28de Philippe David
00:53:29le coup de show
00:53:31Philippe David
00:53:32et c'est parti
00:53:34comme d'habitude
00:53:35je vais remettre le clocher
00:53:36au milieu du village
00:53:36un grand village
00:53:37puisqu'il s'agit du septième
00:53:38arrondissement de Paris
00:53:40pourquoi le septième
00:53:40arrondissement de Paris ?
00:53:41parce que c'est dans cet
00:53:42arrondissement que se trouve
00:53:44l'Assemblée Nationale
00:53:45et qu'un vote de la commission
00:53:46des finances en fin de semaine
00:53:47dernière a démontré que
00:53:49quand l'idéologie
00:53:50remplace le pragmatisme
00:53:51des gens grassement payés
00:53:53avec nos impôts
00:53:54peuvent voter tout
00:53:55et surtout n'importe quoi
00:53:57en effet en cette période
00:53:58où le pays est au bord
00:53:59de la faillite
00:54:00et où il faut faire des économies
00:54:01la commission des finances
00:54:02a trouvé près de 9 milliards
00:54:04d'économies
00:54:04en supprimant une ligne budgétaire
00:54:06si c'eût été
00:54:08la suppression
00:54:08de X comités théodules
00:54:10agences d'état
00:54:11ou gabegies
00:54:12de la suradministration
00:54:13j'aurais applaudi
00:54:14dès demain
00:54:14mais ne rêvons pas
00:54:16nos politiques
00:54:17qui pour la plupart
00:54:18d'entre eux
00:54:18ont toujours vécu
00:54:19de l'argent public
00:54:20ne vont pas supprimer
00:54:21les endroits
00:54:22qui pourraient leur servir
00:54:23de refuge
00:54:23grassement payés
00:54:24s'ils avaient le malheur
00:54:26de perdre leur mandat
00:54:27non
00:54:27les 8,99 milliards d'euros
00:54:29trouvés l'ont été
00:54:30en retirant des crédits
00:54:32à l'enseignement privé
00:54:33sous contrat
00:54:33tout en augmentant
00:54:35de 20%
00:54:35les rémunérations
00:54:36des enseignants du public
00:54:37grâce à des amendements
00:54:39LFI
00:54:39et Europe Écologie Les Verts
00:54:40une mesure qui
00:54:41si elle était appliquée
00:54:43dans le budget
00:54:43conduirait à la fermeture
00:54:45inéluctable
00:54:46de la quasi-totalité
00:54:47de ces établissements
00:54:49mais les députés
00:54:50ont juste oublié
00:54:50un petit détail
00:54:51qu'il faut bien leur rappeler
00:54:52c'est que l'enseignement
00:54:53catholique sous contrat
00:54:54et il n'y a pas que
00:54:55des entablissements
00:54:56de confession catholique
00:54:57sous contrat
00:54:58représente 7500 établissements
00:55:00qui accueillent environ
00:55:012,1 millions d'élèves
00:55:03si ces établissements
00:55:04fermaient
00:55:05la scolarisation
00:55:06étant obligatoire
00:55:07tous ces élèves
00:55:08iraient dans le public
00:55:09qui n'a ni les locaux
00:55:10ni les enseignants
00:55:11pour les accueillir
00:55:12on imagine la terreur
00:55:13dans les collectivités locales
00:55:15puisque ce sont les mairies
00:55:16qui construisent
00:55:17les maternelles
00:55:18et le primaire
00:55:18les départements
00:55:19les collèges
00:55:20et les régions
00:55:20les lycées
00:55:21puisqu'ils vont devoir
00:55:22d'ici septembre prochain
00:55:23on n'imagine pas
00:55:24la mesure s'appliquer
00:55:25dès janvier
00:55:26sauf à vouloir mettre
00:55:272,1 millions d'élèves
00:55:29hors système scolaire
00:55:30construire les établissements
00:55:31adéquats
00:55:32en 9 mois
00:55:32je vous laisse imaginer
00:55:34la situation en Bretagne
00:55:35où 40% des élèves
00:55:37de la maternelle
00:55:37au lycée
00:55:38sont scolarisés
00:55:39dans le privé
00:55:39et dire que nous payons
00:55:41ces gens plus de
00:55:427500 euros par mois
00:55:43pour voter des trucs
00:55:44aussi débiles
00:55:45et si on crée une taxe
00:55:46sur les amendements
00:55:47stupides
00:55:50je suis un peu agacé
00:55:52par votre démagogie
00:55:54en permanence
00:55:55vous parlez
00:55:55des députés
00:55:56grassement payés
00:55:58ils sont bien payés
00:55:58pour faire des débilités
00:56:00pareil
00:56:01par ces formules
00:56:02tout de même
00:56:03vous détruisez
00:56:04de manière
00:56:05très minime
00:56:06une sorte d'adhésion
00:56:07à la clé
00:56:08ça me gêne
00:56:09j'ai pas besoin de le faire
00:56:10après sur le fond
00:56:11pour le coup
00:56:12il a
00:56:13grassement payé
00:56:14en permanence
00:56:15pas pour les députés
00:56:16pas pour les députés
00:56:17mais pour ça
00:56:17il a dit
00:56:18ah sur le fond
00:56:19mais il a souvent raison
00:56:21sur le fond
00:56:22le problème
00:56:23c'est dans l'indignation
00:56:24qui colorie
00:56:26tout ce qu'il dit
00:56:26quoi
00:56:27bon allez
00:56:28notre personnalité
00:56:29du jour
00:56:29et c'est
00:56:31les vraies voix
00:56:32sud radio
00:56:32le français du jour
00:56:34et c'est plutôt
00:56:35la française
00:56:35c'est une française
00:56:37exactement
00:56:37Agathe Seigneux
00:56:38est avec nous
00:56:39bonjour
00:56:40merci
00:56:41d'avoir accepté
00:56:42notre invitation
00:56:43donc vous êtes
00:56:43ce qu'on appelle
00:56:44un docteur junior
00:56:45au pôle santé libérale
00:56:47et ambulatoire
00:56:47de la Hague
00:56:48sur Hurville
00:56:49Nacville
00:56:50dans la Manche
00:56:51alors on est très content
00:56:52de vous avoir
00:56:53aujourd'hui
00:56:54comment s'est passée
00:56:55cette première journée ?
00:56:56il faut rappeler
00:56:56ce que sont
00:56:57les docteurs juniors
00:56:58quand même
00:56:59les docteurs juniors
00:57:00ce sont
00:57:00de jeunes médecins
00:57:0310 ans d'études
00:57:04quand même
00:57:04qui doivent
00:57:06commencer
00:57:07sur la base
00:57:08peut-être du volontariat
00:57:09sur un lieu
00:57:10qu'ils n'ont pas
00:57:10forcément
00:57:12choisi
00:57:13sur un désert médical
00:57:14sur un désert médical
00:57:15c'est ça
00:57:16on résume bien
00:57:17ou est-ce que
00:57:17l'on caricature
00:57:19docteur junior ?
00:57:21non c'est ça
00:57:22c'est ça
00:57:22en fait
00:57:23on est assigné
00:57:24à travailler
00:57:25pendant un an
00:57:26sur un lieu de stage
00:57:27qu'on choisit
00:57:28à moitié
00:57:29puisqu'en fait
00:57:29on postule
00:57:30sur des stages
00:57:31ouverts
00:57:32et on est pris
00:57:32ou pas
00:57:33donc effectivement
00:57:34on peut se retrouver
00:57:34dans des endroits
00:57:35où on n'est pas
00:57:36on ne voulait pas
00:57:37aller en premier
00:57:38et c'est votre cas ?
00:57:41non
00:57:42moi j'ai
00:57:44voulu ce stage
00:57:45et je l'ai eu
00:57:46donc je suis ravie
00:57:47alors la journée
00:57:48aujourd'hui
00:57:49c'est la première fois
00:57:50que vous êtes
00:57:51dans un cabinet
00:57:52comment ça s'est passé
00:57:53combien de patients ?
00:57:56aujourd'hui
00:57:57il n'y avait pas
00:57:57beaucoup de patients
00:57:57parce que
00:57:58les rendez-vous
00:57:59ont été ouverts
00:58:00il n'y a pas si longtemps
00:58:01que ça
00:58:01donc j'en ai vu
00:58:01une quinzaine
00:58:02on va dire
00:58:03c'est pas mal
00:58:04vous passez combien de temps
00:58:06par patient ?
00:58:0815 minutes
00:58:0915 minutes
00:58:10oui ça va vite
00:58:11il faut dire que
00:58:12vous n'êtes pas totalement
00:58:14vous êtes en
00:58:14ce qu'on appelle
00:58:14en autonomie supervisée
00:58:17voilà c'est ça
00:58:18en fait
00:58:18on est tout seul
00:58:19dans le cabinet
00:58:21parce que le but
00:58:22c'est d'être vraiment
00:58:23autonome
00:58:23comme si on était installé
00:58:25pour de vrai
00:58:26mais si on a une question
00:58:27à la fin de la journée
00:58:28on peut demander
00:58:29à notre médecin référent
00:58:31qui nous encadre
00:58:32en fait
00:58:33ce qui est le plus difficile
00:58:34c'est ce que disent
00:58:34les médecins
00:58:35finalement
00:58:35c'est de trouver
00:58:37le bon diagnostic
00:58:38est-ce que ça
00:58:39c'est quelque chose
00:58:39que maintenant
00:58:40que vous êtes lancé
00:58:42dans le grand bain
00:58:43si je puis dire
00:58:43est-ce que c'est quelque chose
00:58:44qui vous effraie ?
00:58:46oui au début
00:58:47ça fait peur
00:58:47parce qu'on a toujours
00:58:49envie d'avoir
00:58:49une réponse
00:58:50à donner au patient
00:58:51mais on ne l'a pas toujours
00:58:54donc c'est pas grave
00:58:55on est honnête avec lui
00:58:56on lui dit que là
00:58:57on ne sait pas
00:58:58et qu'on va faire
00:58:59les examens
00:58:59pour essayer de trouver
00:59:01alors des fois
00:59:01on sait directement
00:59:02ça c'est top
00:59:03mais des fois
00:59:04on ne sait pas
00:59:04mais je pense qu'il faut
00:59:05être transparent
00:59:06et lui expliquer
00:59:08ce qui serait intéressant
00:59:10bonjour Agathe
00:59:11ce qui serait intéressant
00:59:12de savoir
00:59:12en fait
00:59:13c'est à l'issue de ces un an
00:59:14si vous avez envie
00:59:14de rester là-bas
00:59:15pourquoi je vous pose
00:59:16cette question ?
00:59:16parce qu'au Canada
00:59:18il y a quelque chose
00:59:20qui existe
00:59:20qui ressemble
00:59:21à peu près
00:59:22à ce que vous faites là
00:59:23lorsque les étudiants
00:59:24en médecine
00:59:25terminent leurs études
00:59:26ils sont ensuite
00:59:27envoyés dans un désert médical
00:59:29ils donnent
00:59:29les deux premières années
00:59:31de leur vie
00:59:31dans ce désert médical
00:59:32et on s'est rendu compte
00:59:34qu'environ 70 à 80%
00:59:36de ces étudiants
00:59:37qui devenaient des médecins
00:59:38restaient dans le désert médical
00:59:40à l'issue de ces deux ans
00:59:41et donc ce qui serait formidable
00:59:42c'est de savoir
00:59:43si effectivement
00:59:44au bout d'un an
00:59:45vous allez pouvoir
00:59:45rester dans cet endroit
00:59:46attendez
00:59:47elle vient d'arriver
00:59:48oui tout à fait
00:59:49mais
00:59:49j'anticipe la question
00:59:52en fait
00:59:53qu'elle va se poser
00:59:53peut-être plus tard
00:59:54signez le papier
00:59:55s'il vous plaît
00:59:57c'est vrai que le but
00:59:58c'est ça
00:59:59c'est de donner envie
00:59:59aux jeunes de rester
01:00:01moi c'est vrai
01:00:02que j'ai
01:00:03j'ai déjà fait 6 mois
01:00:04dans cette région-là
01:00:05et j'adore
01:00:06donc ça fait partie
01:00:07avec la manche
01:00:07c'est magnifique
01:00:08je mets le plan
01:00:09oui
01:00:10donc probablement
01:00:11que je vais rester
01:00:11mais le poste où je suis
01:00:12ce sera
01:00:13l'année prochaine
01:00:14ce sera un autre docteur junior
01:00:15en fait chaque année
01:00:16ça va changer
01:00:16très bien
01:00:17mais je peux m'installer
01:00:18dans la région
01:00:18sur un autre poste
01:00:19mais c'est ça qui est formidable
01:00:21vous sentez une attente
01:00:22quand même
01:00:23vous sentez que les patients
01:00:24étaient vraiment
01:00:26dans l'embarras
01:00:27en matière de médecine
01:00:29ah bah oui oui
01:00:30il y a plein de patients
01:00:31qui n'ont pas de médecins traitants
01:00:32et il y a plein de patients
01:00:33qui ont des médecins traitants
01:00:34mais qui ont des délais
01:00:36de rendez-vous très long
01:00:37donc ils sont ravis
01:00:38qu'on soit là
01:00:39pour pouvoir les voir rapidement
01:00:40oui c'est ça
01:00:41mais Agathe
01:00:42vous vous n'êtes pas
01:00:44entre guillemets
01:00:44embauchée par la mairie
01:00:46ou le pôle
01:00:46vous êtes en
01:00:47non
01:00:47vous êtes en libéral
01:00:49non parce que je dis ça
01:00:50évidemment il y a
01:00:51beaucoup de municipalités
01:00:52qui aujourd'hui
01:00:52embauchent des médecins
01:00:54généralistes
01:00:54pour les faire venir
01:00:55dans les aires médicaux
01:00:57non les docteurs juniors
01:00:58ils sont employés
01:00:59par le CHU
01:01:00de la fac
01:01:01dont on dépend
01:01:02donc moi dans la manche
01:01:03c'est la fac de camp
01:01:04la fac de médecine de camp
01:01:05donc c'est le CHU de camp
01:01:06qui me paye
01:01:07d'accord
01:01:07ah oui
01:01:08j'ai une question à vous poser
01:01:09c'est une téléconsultation
01:01:10vous avez l'air vu
01:01:11la réaction de Philippe Bilger
01:01:12sur mes indignations
01:01:13souffrent-ils d'une névrose
01:01:15ou d'une psychose
01:01:16c'est une question
01:01:16que je me pose
01:01:17depuis des années
01:01:18elle n'est pas psy
01:01:20est-ce que je peux
01:01:21vous poser une question
01:01:22de
01:01:23beaucoup de gens
01:01:24ont dit
01:01:25de mauvaise alloi
01:01:26à mon avis
01:01:28on craint
01:01:29que ces médecins juniors
01:01:31aient une forme
01:01:33d'incompétence
01:01:34et que ça crée
01:01:34des problèmes
01:01:35est-ce qu'on a forcément
01:01:37une compétence junior
01:01:40bah en fait
01:01:41c'est une
01:01:41non on n'a pas
01:01:42de compétence
01:01:43propre junior
01:01:43c'est l'expérience
01:01:44qu'on acquérit
01:01:45après les 4 ans
01:01:46enfin 3 ans
01:01:47d'internat
01:01:48et même si
01:01:49on ne sait pas tout
01:01:50on n'est pas tout seul
01:01:51donc
01:01:52d'accord
01:01:53en fait si on a validé
01:01:54tous nos stages
01:01:54pendant 3 ans
01:01:55il n'y a pas de raison
01:01:56qu'on ne sache pas
01:01:56répondre à leurs questions
01:01:57bien sûr
01:01:58non mais c'est vrai
01:01:59à partir du moment
01:01:59où vous avez fait
01:02:00de l'internat
01:02:00vous avez 4 ans
01:02:02c'est ça ou 3 ans
01:02:02entre 3 et 4 ans
01:02:033 ans
01:02:04là c'est la 4ème année
01:02:06vous avez fait
01:02:06combien d'années
01:02:07de médecine
01:02:07au total
01:02:08avec le concours
01:02:10en tout
01:02:11après le bac
01:02:129 années de médecine
01:02:13et là c'est la 10ème
01:02:1310ème année
01:02:14voilà
01:02:14c'est la 10ème année
01:02:15donc il y a des compétences
01:02:16en 10 ans
01:02:17en 10 ans
01:02:18quand même
01:02:18on a magasiné
01:02:19mais j'ai pas eu ma réponse
01:02:21bilgère névrose
01:02:22ou psychose
01:02:26il faudrait demander
01:02:27l'avis du psychiatre
01:02:30en fait c'est vous
01:02:31qu'on va envoyer
01:02:32chez le médecin
01:02:32une question
01:02:34parce que souvent
01:02:35de plus en plus de jeunes
01:02:37après la fac de médecine
01:02:38après l'internat
01:02:39choisissent des spécialités
01:02:41vous
01:02:41vous souhaitez rester
01:02:43généraliste
01:02:44généraliste
01:02:45en fait la spécialité
01:02:46on l'a choisie
01:02:47en 6ème année
01:02:48quand on passe
01:02:49le concours de l'internat
01:02:51à ce moment là
01:02:51on choisit
01:02:52en fonction de notre
01:02:52classement
01:02:53on choisit
01:02:53la spécialité qu'on veut
01:02:54et la ville
01:02:55et là j'ai choisi
01:02:56médecine générale
01:02:57donc je peux pas changer
01:02:58à moins de faire
01:02:59un droit remor
01:03:00ça s'appelle un droit remor
01:03:01en fait c'est pour changer
01:03:02de spécialité
01:03:03mais il faut refaire
01:03:04tout l'internat
01:03:05tout ça
01:03:05donc
01:03:07je trouvais que c'est
01:03:08l'un des plus beaux métiers
01:03:08du monde
01:03:09médecin généraliste
01:03:11on a l'impression
01:03:12d'être utile
01:03:13on disait
01:03:14Agathe
01:03:14vous n'êtes pas psy
01:03:15c'est vrai
01:03:16mais en même temps
01:03:17dans les consultations
01:03:19il y a un côté psy
01:03:20en fait
01:03:21quand vous recevez
01:03:21les patients
01:03:22j'ai mal au dos
01:03:23j'ai mal au machin
01:03:24etc
01:03:25mais moi mon médecin
01:03:26il sait tout
01:03:26il sait tout de moi
01:03:27en fait
01:03:27non mais c'est vrai
01:03:28c'est un confident
01:03:29et puis on a envie
01:03:31de voir Agathe
01:03:32quand on la voit
01:03:32voilà c'est ça
01:03:35il me semble que
01:03:36l'étymologie de maladie
01:03:37c'est mal à dire
01:03:38oui
01:03:38oui c'est ça
01:03:39il est dans une région
01:03:40où on mange extrêmement bien
01:03:41la Normandie
01:03:42alors là on peut
01:03:43la seule région
01:03:44c'est n'importe quoi
01:03:47Agathe
01:03:47on était très heureux
01:03:48de vous avoir avec nous
01:03:49merci
01:03:50merci pour l'invitation
01:03:51on vous envoie
01:03:52Philippe David demain
01:03:55avec mes analyses de sang
01:03:57on verra
01:03:57je ne suis pas sûre que ce soit un cadeau
01:03:58ma chère Agathe
01:04:00et pourtant
01:04:01vous le voulez pour nous
01:04:02merci beaucoup
01:04:06les médecins juniors
01:04:09allez-y
01:04:10elle est très sympa
01:04:10c'est quoi votre adresse
01:04:11Agathe
01:04:12attendez
01:04:13on lui envoie des patients
01:04:15c'est 60 places
01:04:17du village à Hurville
01:04:18et ben voilà
01:04:19c'est ça
01:04:20Hurville
01:04:21mais c'est madame
01:04:22Bavarine
01:04:23non
01:04:24c'est Agathe the power
01:04:25c'est ça
01:04:27c'est le vert
01:04:27ou Agathe the blues
01:04:29non non
01:04:30voilà c'est ça
01:04:31allez merci beaucoup Agathe
01:04:32merci d'avoir accepté
01:04:33notre invitation
01:04:34dans un instant
01:04:35le grand débat du jour
01:04:37vous en dites des conneries
01:04:38c'est pas possible
01:04:39ah ça y est
01:04:40j'ai totalement perdu
01:04:40mes chaînes
01:04:41alors les médias
01:04:42sont-ils devenus
01:04:42des boucs émissaires
01:04:43depuis quelques jours
01:04:45et depuis quelques semaines
01:04:46ils sont la cible
01:04:48de manifestants
01:04:49parfois
01:04:50de politiques également
01:04:51qui les accusent
01:04:52de tous les maux
01:04:53certains sont ciblés
01:04:54il y a même maintenant
01:04:55des pétitions
01:04:56pour faire fermer
01:04:57des chaînes
01:04:57vous l'avez vu
01:04:59comme si finalement
01:05:00c'était le média
01:05:01qui était responsable
01:05:01de ce qui n'allait pas
01:05:03dans la société
01:05:03qu'en pensez-vous
01:05:06on va voir ça
01:05:06dans un instant
01:05:070,8,6
01:05:08300
01:05:09300
01:05:10bravo
01:05:11allez on vous attend
01:05:12dans un instant
01:05:13sur Sud Radio
01:05:14Sud Radio
01:05:16parlons vrai
01:05:18cette semaine
01:05:20réveillez-vous
01:05:20avec Jacques Cardos
01:05:22dans le Grand Matin Sud Radio
01:05:23et c'est vrai que
01:05:24ça continue
01:05:25un petit peu partout
01:05:26où même
01:05:27vous avez vu
01:05:28les journalistes
01:05:29ne montrent même plus
01:05:30leur tête
01:05:31et on enlève leur nom
01:05:32sur les bandeaux
01:05:34des chaînes
01:05:34quand ils font des directs
01:05:35alors ça concerne surtout
01:05:36évidemment les chaînes
01:05:37d'information continue
01:05:38qui sont la cible
01:05:40la cible de manifestations
01:05:42parfois
01:05:42bien sûr
01:05:43la cible physique
01:05:45sur certaines manifestations
01:05:48alors vous allez me dire
01:05:49ça a toujours été
01:05:51plus ou moins
01:05:51il y a quelques années
01:05:52j'avais déjà vu
01:05:53mais là
01:05:54ça s'est accentué
01:05:55parce qu'on rend
01:05:57les médias
01:05:58coupables
01:05:59de tout
01:05:59de tous les maux
01:06:00de la société
01:06:01or
01:06:03il faut bien
01:06:04se dire une chose
01:06:05les médias
01:06:06en règle générale
01:06:07ne sont que le miroir
01:06:08de la société
01:06:09ils ne fabriquent rien
01:06:10non
01:06:11alors ils peuvent contribuer
01:06:12etc
01:06:13mais souvent
01:06:13on leur attribue
01:06:14un pouvoir
01:06:15qui n'est pas de leur
01:06:16parce qu'ils sont le miroir
01:06:17et dans une société
01:06:18quand il y a des gens
01:06:19qui pensent plutôt
01:06:20comme ci
01:06:21qui pensent vert
01:06:22qui pensent jaune
01:06:23qui pensent bleu
01:06:23qui pensent noir
01:06:24etc
01:06:25bah
01:06:26voilà
01:06:27ça se retrouve
01:06:28derrière quoi
01:06:29alors
01:06:30il y a quelques années
01:06:32on voulait des médias
01:06:33beaucoup plus neutres
01:06:34sauf qu'ils n'avaient
01:06:35de neutralité
01:06:36que le nom
01:06:37puisqu'ils ne l'étaient pas
01:06:38dans les faits
01:06:39d'où les clivages
01:06:40qui se sont opérés depuis
01:06:41et des gens
01:06:42qui ne supportent pas ça
01:06:43quoi
01:06:43j'ai scrupule
01:06:45à parler des médias
01:06:46devant un grand patron
01:06:48comme Patrick
01:06:48mais je ne suis pas
01:06:50d'accord avec lui
01:06:51c'est à dire
01:06:52que
01:06:53les médias
01:06:54ne sont pas
01:06:54les miroirs
01:06:55il y a une période
01:06:56où en effet
01:06:57on pouvait considérer
01:06:58d'ailleurs
01:06:59c'était exaspérant
01:07:00une forme de corporatisme
01:07:02médiatique
01:07:03global
01:07:05consensuel
01:07:05et puis
01:07:06il y a une deuxième étape
01:07:08que j'ai trouvé positive
01:07:09c'est celle
01:07:11où les médias
01:07:12ont commencé
01:07:12véritablement
01:07:13à se contester
01:07:15eux-mêmes
01:07:15avec une sorte
01:07:17de liberté
01:07:17qui changeait
01:07:19par rapport
01:07:20à leur approbation
01:07:21un petit peu
01:07:22systématique
01:07:23et la dernière étape
01:07:25c'est celle
01:07:26que vous décrivez
01:07:27là où
01:07:28il y a des citoyens
01:07:29et des partis
01:07:30qui n'ont qu'un rêve
01:07:32c'est d'étouffer
01:07:33la liberté
01:07:34d'informer
01:07:34c'est autre chose
01:07:36les médias
01:07:37de gauche
01:07:37et d'extrême gauche
01:07:39de mon point de vue
01:07:39sont favorables
01:07:41à la liberté
01:07:42d'expression
01:07:43comme l'a très bien
01:07:44dit Elisabeth Lévy
01:07:45mais en leur faveur
01:07:46ils ne la veulent pas
01:07:48pour les autres
01:07:48donc je distinguerai
01:07:50ces trois phases
01:07:51et la dernière
01:07:52me paraît très dangereuse
01:07:54alors juste
01:07:54avant de laisser
01:07:55la parole
01:07:56évidemment à tous
01:07:57les intervenants
01:07:57et au 0826 300 300
01:07:59juste sur la deuxième phase
01:08:01ce que vous dites
01:08:02et beaucoup de gens
01:08:04font cette confusion
01:08:06c'est-à-dire qu'ils disent
01:08:07qu'auparavant
01:08:07il n'y avait pas
01:08:08de médias d'opinion
01:08:09ou de médias
01:08:11qui affichaient la couleur
01:08:11c'est faux
01:08:12c'était encore
01:08:14beaucoup plus fort
01:08:15mais c'était des médias
01:08:16de presse écrite
01:08:17c'était avant tout
01:08:18la presse écrite
01:08:19et la presse audiovisuelle
01:08:21n'était pas
01:08:22très répandue
01:08:23il n'y avait pas
01:08:24de chaîne d'information
01:08:25comme ça
01:08:26autant de chaînes
01:08:26d'information
01:08:27il n'y avait pas
01:08:28autant de radio
01:08:29et aujourd'hui
01:08:30ce qui a changé aussi
01:08:31ce sont évidemment
01:08:33les sites internet
01:08:34mais auparavant
01:08:35la presse
01:08:36regardez
01:08:37tous les grands
01:08:38hommes politiques
01:08:38les grands penseurs
01:08:39qui se sont engagés
01:08:40de Jaurès
01:08:42Clémenceau
01:08:43etc
01:08:43ils avaient tous
01:08:44des journaux
01:08:45qui étaient là
01:08:45pour faire de la politique
01:08:47avant tout
01:08:47mais ils ne se rentraient pas
01:08:49dans l'art
01:08:49vous rigolez
01:08:50à l'heure
01:08:51à l'heure
01:08:52je n'ai
01:08:53certain
01:08:53mais ils se donnaient rendez-vous
01:08:56pour en duel
01:08:56pour des duels
01:08:57mais
01:08:58à notre époque
01:08:59vous n'avez pendant longtemps
01:09:01pas entendu
01:09:02les médias
01:09:03se mettre en cause
01:09:05parce qu'ils n'étaient pas
01:09:06parce que
01:09:07évidemment tout ça
01:09:08se jouait dans des bistrots
01:09:09dans des assemblées
01:09:10et ce n'était pas
01:09:11à la lumière
01:09:12de tous
01:09:13comme aujourd'hui
01:09:14sur les plateaux télé
01:09:15c'est ce qui a changé
01:09:16ou sur internet
01:09:17non non non
01:09:18il n'y avait pas
01:09:19pas plus de corporatisme
01:09:20et ça a changé
01:09:22Frédéric
01:09:23juste un petit mot
01:09:24qui est un communiqué
01:09:26qui a été envoyé
01:09:26par la commission
01:09:29de la carte de presse
01:09:31l'instance paritaire
01:09:32qui dit
01:09:33s'inquiéter
01:09:34dans le cadre
01:09:34de cette campagne
01:09:36s'inquiéter
01:09:37de voir les journalistes
01:09:38professionnels
01:09:38régulièrement empêchés
01:09:39d'effectuer leur travail
01:09:40dans les mythiques
01:09:41comme lors des couvertures
01:09:42de mouvements sociaux
01:09:43stigmatisés verbalement
01:09:45voire mis physiquement
01:09:46en danger
01:09:46dans l'exercice de leur métier
01:09:47parfois jusque
01:09:48dans les locaux
01:09:49de leur propre rédaction
01:09:50voilà
01:09:51et c'est ce que je disais
01:09:52effectivement
01:09:52ces attaques
01:09:53qui aujourd'hui
01:09:53sont quand même
01:09:54de plus en plus fortes
01:09:55et directes
01:09:56dans les manifs
01:09:57et ailleurs
01:09:58les rédactions
01:09:59sont obligées
01:09:59de mettre
01:09:59du maintien de l'ordre
01:10:01en tout cas
01:10:02des gens
01:10:03pour se protéger
01:10:03et qui amènent
01:10:04finalement
01:10:04à ce qu'on dissimule
01:10:06même le nom
01:10:06de famille
01:10:07de certains journalistes
01:10:08dans certaines chaînes
01:10:09et le nom du média
01:10:10sur les micros
01:10:12ce qui m'a frappé
01:10:13c'est que j'ai retrouvé
01:10:14un baromètre de la croix
01:10:15en fait
01:10:16verriant en 2026
01:10:17qui disait que 61%
01:10:18des français
01:10:19se méfient des médias
01:10:20en général
01:10:20mais parallèlement
01:10:2268% estiment
01:10:23que les médias
01:10:24privilégient
01:10:25la confrontation
01:10:26à l'explication
01:10:26et il y en a
01:10:2865% des français
01:10:29qui considèrent
01:10:30les médias
01:10:30comme un contre-pouvoir
01:10:31essentiel
01:10:32donc
01:10:33tout se percute
01:10:34exactement
01:10:35tout se percute
01:10:36mais moi je crois
01:10:37que le problème
01:10:37c'est qu'il y a eu
01:10:38des blessures
01:10:39entre les français
01:10:40et les médias
01:10:40je vais en prendre
01:10:41deux en particulier
01:10:431992
01:10:44Maastricht
01:10:45et 2005
01:10:46le traité
01:10:47constitutionnel européen
01:10:48où tous les médias
01:10:49tous
01:10:50avaient à peu près
01:10:51autant de diversité
01:10:52que les médias
01:10:53nord-coréens
01:10:54et qui vous disaient
01:10:55il faut voter oui
01:10:56à Maastricht
01:10:57sinon vous êtes
01:10:57un anti-européen
01:10:59un ringard
01:11:00un nationaliste
01:11:01un fasciste
01:11:02ou un marxiste
01:11:03et qui ont fait rebelote
01:11:05après en 2005
01:11:06en disant
01:11:07qu'il fallait voter oui
01:11:07au TCE
01:11:08etc
01:11:08ça ça a été
01:11:10deux des blessures
01:11:10parce que manifestement
01:11:12les médias
01:11:13sont très déconnectés
01:11:14nombre de médias
01:11:15je parle pas de Sud Radio
01:11:16sont très déconnectés
01:11:17du peuple
01:11:18rappelons-nous quand même
01:11:19revenons en 2016
01:11:212017
01:11:22ce kiosque à journaux
01:11:23où toute la presse écrite
01:11:25avait la photo
01:11:25d'Emmanuel Macron
01:11:26en disant
01:11:27c'est lui
01:11:27c'est le meilleur
01:11:28c'est le plus beau
01:11:29le futur président
01:11:30etc
01:11:30il n'y avait pas
01:11:31un gramme de diversité
01:11:33pas un gramme de diversité
01:11:34mais c'est quand même
01:11:35une réalité
01:11:36ça a été la même chose
01:11:37avec Ségolène Royal
01:11:37je crois
01:11:38non
01:11:38parce qu'il y avait encore
01:11:39le Figaro
01:11:40qui roulait pour Sarkozy
01:11:41il y avait d'autres
01:11:42qui roulaient encore
01:11:43pour la droite
01:11:44enfin je me souviens
01:11:45d'un nombre effarant
01:11:46de couverture
01:11:46en disant
01:11:47et si c'était elle
01:11:48et si c'était elle
01:11:48et si c'était elle
01:11:49parce que pour la première fois
01:11:51une femme pouvait accéder
01:11:52à la magistrature suprême
01:11:53allez les amis
01:11:54le standard 0 euro
01:11:55826 300 300
01:11:57Lionel est avec nous
01:11:58de Paris
01:11:58bonsoir Lionel
01:12:00oui bonsoir
01:12:00bonsoir
01:12:01Lionel
01:12:02quel regard vous portez
01:12:03sur cette information
01:12:05est-ce que vous
01:12:06vous-même
01:12:07vous pourriez critiquer
01:12:08la presse ?
01:12:10bien sûr
01:12:11je pense que
01:12:11dans le droit
01:12:13à la parole
01:12:13on a le droit de dire
01:12:15de critiquer
01:12:16ou d'être contre
01:12:16un avis
01:12:17c'est le but
01:12:18justement de pouvoir
01:12:19en parler
01:12:19donc au niveau
01:12:21des médias
01:12:21chacun a son avis
01:12:22et c'est normal
01:12:23de pouvoir
01:12:24dire le contraire
01:12:26ou contester
01:12:26ce qui peut être dit
01:12:28pour moi ça fait partie
01:12:29de la liberté d'expression
01:12:31donc par rapport
01:12:32à l'histoire
01:12:34qu'on a entendue
01:12:35sur monsieur Mélenchon
01:12:36qui refusait de passer
01:12:38sur BFM
01:12:39parce que
01:12:41sur TF1
01:12:43TF1
01:12:43pardon
01:12:43TF1
01:12:44mais cela dit
01:12:44sur BFM
01:12:45il a eu un peu
01:12:46la même attitude
01:12:46vous avez raison
01:12:47vous avez raison
01:12:48il a un peu la même attitude
01:12:49partout d'ailleurs
01:12:50je trouve que c'est un petit peu
01:12:51une erreur de sympa
01:12:52parce qu'au contraire
01:12:53on lui a montré
01:12:53qu'il est ouvert d'esprit
01:12:55et qu'il est prêt
01:12:55à donner des arguments
01:12:56pour contester
01:12:57peut-être les propos
01:12:58des journalistes
01:12:59ils préfèrent se fermer
01:13:01et rejeter carrément
01:13:03de venir sur un plateau
01:13:04de télé
01:13:05je trouve ça pour moi
01:13:06c'est une erreur
01:13:07une grave erreur
01:13:07qu'il a faite
01:13:08ça montre qu'il est
01:13:09peut-être qu'il se croit
01:13:11un petit peu au-dessus du lot
01:13:13et sa parole
01:13:14est peut-être d'or
01:13:15et il ne veut pas
01:13:17que l'on conteste sa parole
01:13:18en fait
01:13:19donc ça montre
01:13:20une certain trait de caractère
01:13:21qui pour moi
01:13:22elle a un peu
01:13:23le
01:13:25qui va un peu
01:13:26le desservir
01:13:26Lionel
01:13:27après il est dans son rôle
01:13:28de bordéliser
01:13:29entre guillemets
01:13:30pour reprendre son terme
01:13:30tout ce qu'il fait
01:13:32oui mais sur le plan médiatique
01:13:34c'est une erreur
01:13:36ah non je ne crois pas
01:13:37c'est une erreur
01:13:38calculée en fait
01:13:38j'en suis pas
01:13:40assez convaincu
01:13:40je ne sais pas si
01:13:43c'est ce que vous vouliez dire
01:13:44Lionel
01:13:45mais moi je pense que
01:13:45c'est une stratégie délibérée
01:13:47pour dire que
01:13:48certains médias
01:13:50sont à la solde
01:13:51d'un certain pouvoir
01:13:53capitaliste
01:13:54etc
01:13:54et qu'il ne veut
01:13:56surtout pas aller
01:13:56sur ses médias
01:13:57et que
01:13:58pour la bonne parole
01:14:00et bien elle sera
01:14:01sur ses propres médias
01:14:02ou les médias
01:14:02qui choisissent
01:14:03et ses propres médias
01:14:04puisqu'ils ont lancé
01:14:05une chaîne YouTube
01:14:06etc
01:14:06et que ça marche
01:14:08à 2 millions et demi
01:14:09et ça marche
01:14:10mais au moment du vote
01:14:12on n'oubliera pas
01:14:13tout de même
01:14:13que Jean-Luc Mélenchon
01:14:15est quelqu'un
01:14:16qui veut étouffer
01:14:17les médias
01:14:18ça me paraît
01:14:18une évidence
01:14:19pas pour tout le monde
01:14:20mais le fait
01:14:22qu'il soit suivi
01:14:23sur son blog
01:14:24ou par ailleurs
01:14:25il a sa propre chaîne
01:14:26le problème
01:14:26c'est qu'il a ses propres médias
01:14:28en fait
01:14:28c'est ça qui est étonnant
01:14:30mais il a raison
01:14:30pour ça
01:14:31mais c'est clair
01:14:32mais c'est clair
01:14:34oui Lionel
01:14:35on s'aperçoit
01:14:36beaucoup aujourd'hui
01:14:37que de nombreuses personnes
01:14:38regardent beaucoup moins
01:14:40la télévision
01:14:40écoutent peut-être
01:14:41plus la radio
01:14:42et regardent
01:14:43les médias alternatifs
01:14:44sur internet
01:14:46et ça
01:14:46ça a pris une ampleur
01:14:47tellement importante
01:14:48que justement
01:14:49au niveau de la télévision
01:14:50ils savent plus
01:14:50comment réagir
01:14:51hormis faire
01:14:52peut-être des émissions
01:14:53qui font du buzz
01:14:54pour justement
01:14:55attirer les spectateurs
01:14:57mais c'est vrai
01:14:58que je pense
01:14:58que la télévision française
01:14:59en règle générale
01:15:00elle manque justement
01:15:02d'investigation
01:15:03au niveau du journalisme
01:15:04voilà
01:15:04il devrait y avoir plus
01:15:05de journalistes
01:15:05d'investigation
01:15:06que ce soit politique
01:15:08ou n'importe quel domaine
01:15:10il y a plus
01:15:10ce travail
01:15:11que faisait avant
01:15:11les journalistes
01:15:12de rechercher vraiment
01:15:14les choses précisément
01:15:16donner vraiment
01:15:17des exemples
01:15:18et j'ai l'impression
01:15:19que soit ils se retiennent
01:15:21soit ils sont dans l'extrême
01:15:22après Lionel
01:15:23il y a une accélération
01:15:24de l'actualité
01:15:24ça va tellement vite
01:15:26c'est-à-dire qu'un sujet
01:15:27le matin à midi
01:15:28il est déjà évacué
01:15:29par un autre
01:15:29donc ça devient compliqué
01:15:30mais je crois qu'il y a
01:15:31un problème justement
01:15:32avec les médias alternatifs
01:15:33qui existent très bien
01:15:34mais c'est qu'eux
01:15:35n'ont aucun contrôle
01:15:36et peuvent raconter
01:15:37tout et n'importe quoi
01:15:38alors que nous
01:15:39si on fait le moindre
01:15:40petit pas de côté
01:15:41on se prend
01:15:42des recommandations
01:15:43et il y en a
01:15:45qui en reçoivent
01:15:47plus que d'autres
01:15:47et pas forcément
01:15:48parce qu'ils font
01:15:48plus de pas de côté
01:15:49mais bon
01:15:50on est bien d'accord
01:15:51que comme il y a
01:15:52un contrôle
01:15:52métier de ta géométrie variable
01:15:54ça pose question aussi
01:15:56merci beaucoup
01:15:57les médias alternatifs
01:15:59sont aussi contrôlés
01:16:00concernant ce qu'on peut croire
01:16:01moins
01:16:02moins
01:16:02ils n'ont pas
01:16:04d'autorisation des maîtres
01:16:06mais il y a quand même
01:16:07des surveillants
01:16:08sont sur ce qui dit
01:16:09et puis des moyens
01:16:09de pression
01:16:10qui leur sont faits
01:16:11surveillance oui
01:16:13surveillance oui
01:16:15contrôle beaucoup moins
01:16:17après
01:16:18dans les mois qui viennent
01:16:20à mon avis
01:16:20il y aura des actions
01:16:21contre certains médias
01:16:22alternatifs
01:16:23probablement
01:16:23même contre des médias
01:16:25classiques
01:16:26j'en france info
01:16:28merci beaucoup Lionel
01:16:29d'avoir participé
01:16:30à ce débat
01:16:31vous restez avec nous
01:16:32moi je trouve que
01:16:32c'est intéressant
01:16:33en tout cas
01:16:33c'est hyper intéressant
01:16:34bon sujet
01:16:35moi je pense que
01:16:36vous pouvez continuer
01:16:37d'en parler
01:16:37à 19h
01:16:38avec Philippe
01:16:39bien sûr
01:16:39est-ce que les médias
01:16:41sont les bouquets
01:16:41émissaires
01:16:42est-ce qu'ils en font
01:16:44trop aussi
01:16:44dans un certain sens
01:16:46bien sûr
01:16:46bien sûr
01:16:47qu'ils vont trop loin
01:16:48ou alors
01:16:49est-ce qu'au contraire
01:16:49vous trouvez
01:16:50qu'ils devraient aller
01:16:52encore plus loin peut-être
01:16:53ou est-ce qu'il manque
01:16:54un peu de pluralisme
01:16:55ou est-ce qu'il manque
01:16:56alors chez certains
01:16:58probablement
01:16:59bien sûr
01:17:00allez les amis
01:17:02vous continuerez
01:17:03à partir de 19h
01:17:03dans un instant
01:17:05les cartes blanches
01:17:08alors
01:17:09Frédéric
01:17:10il a une carte blanche
01:17:11sur quoi
01:17:11donnez-nous
01:17:12mettez-nous
01:17:14un petit peu
01:17:14tout ça en bouche
01:17:15et si demain
01:17:15pour être reçu
01:17:16à Matignon
01:17:17par le Premier Ministre
01:17:18il fallait davantage
01:17:19d'abonnés
01:17:20que d'électeurs
01:17:20je vous pose la question
01:17:21allez
01:17:22à tout de suite
01:17:23c'est un vrai sujet
01:17:24petite question
01:17:27les vraies voix Sud Radio
01:17:2817h19h
01:17:30les vraies voix Sud Radio
01:17:31Cécile de Ménibus
01:17:33Patrick Roger
01:17:33Philippe David
01:17:35et si vous voulez faire
01:17:37comme Marie-Laure
01:17:38des Pyrénées Atlantiques
01:17:39comme vendredi
01:17:40qui a gagné
01:17:41un très joli cadeau
01:17:42que nous vous proposons
01:17:44de nouveau
01:17:44parce que c'est le moment
01:17:45de jouer avec Sud Radio
01:17:46on a un très joli cadeau
01:17:48Marie-Laure
01:17:48oui
01:17:49on lui a offert
01:17:51elle l'a gardé deux jours
01:17:52et on lui repique
01:17:53non non
01:17:54on lui repique pas
01:17:54on en donne un autre
01:17:56Patrick
01:17:57vous allez faire des économies
01:17:59à la pompe
01:18:00alors vous allez pouvoir
01:18:01remporter ce kit
01:18:02éthanol e-flexioul
01:18:03avec le boîtier
01:18:04et la pose inclue
01:18:06oui absolument
01:18:07grâce à ce kit
01:18:08pour les véhicules
01:18:09des essences compatibles
01:18:10vous allez faire
01:18:11ces économies à la pompe
01:18:13le bioéthanol
01:18:13est à 90 centimes
01:18:15le litre
01:18:15et ça va redescendre
01:18:17alors en tout cas
01:18:18pour gagner
01:18:18vous allez vous inscrire
01:18:20par SMS
01:18:21vous écrivez
01:18:22Sud S U D
01:18:23au 7 20 18
01:18:25vous l'envoyez au 7 20 18
01:18:27et vous serez peut-être
01:18:29en fin de semaine
01:18:30tiré au sort
01:18:31tout de suite
01:18:31les cartes blanches
01:18:34la carte blanche
01:18:35des vraies voix
01:18:35et on commence par
01:18:36Frédéric Amico
01:18:37et on commence par
01:18:38Frédéric Amico
01:18:39qui vous pose cette question
01:18:40mais arrêtez de parler
01:18:41à la troisième personne
01:18:41j'adore faire ça
01:18:42depuis que vous m'avez dit
01:18:43vous m'avez parlé
01:18:44d'Alain Delon
01:18:45la dernière fois
01:18:45je continue
01:18:46et si demain
01:18:47pour être reçu à Matignon
01:18:48il fallait davantage
01:18:50d'abonnés
01:18:50que d'électeurs
01:18:51la semaine dernière
01:18:52le premier ministre
01:18:53a reçu 8 influenceurs
01:18:55pour parler de la colère
01:18:56des lycéens
01:18:56jusque là pourquoi pas
01:18:57sauf qu'il les a reçus
01:18:58avant les organisations
01:19:00lycéennes et étudiantes
01:19:01et leur a même
01:19:01réservé la primeur
01:19:03de certaines annonces
01:19:03alors je me pose
01:19:04une question
01:19:05depuis quand
01:19:06le nombre de followers
01:19:07donne-t-il
01:19:08une légitimité démocratique
01:19:10attention
01:19:10j'ai rien contre
01:19:11les influenceurs
01:19:12certains font un travail
01:19:13remarquable
01:19:13certains
01:19:14ils connaissent leur public
01:19:16ils savent lui parler
01:19:16et parfois même mieux
01:19:18que les responsables politiques
01:19:19mais enfin
01:19:19un abonné
01:19:20c'est pas un électeur
01:19:21un like
01:19:22c'est pas un mandat
01:19:23et un algorithme
01:19:24c'est pas une urne
01:19:25et puis il y a une contradiction
01:19:26assez savoureuse
01:19:27on nous explique
01:19:28que les réseaux sociaux
01:19:29menacent notre démocratie
01:19:31mais on va chercher
01:19:32sur ces mêmes réseaux
01:19:33ceux qui devraient représenter
01:19:35la jeunesse
01:19:35alors oui
01:19:36écoutons parfois
01:19:37des influenceurs
01:19:38mais n'oublions pas
01:19:39ceux qui représentent
01:19:40réellement les élèves
01:19:41parce que si demain
01:19:43la popularité
01:19:44remplace la représentativité
01:19:45ce ne seront plus
01:19:46les citoyens
01:19:47qui choisiront
01:19:48leur porte-parole
01:19:49ce seront des algorithmes
01:19:51bravo
01:19:52et en plus
01:19:54je vous trouve gentil
01:19:55avec les influenceurs
01:19:56pour moi
01:19:57ou bien
01:19:57ils sont
01:19:58ils sont rarement légitimes
01:20:00en quoi peuvent-ils
01:20:02réellement
01:20:02avoir une légitimité
01:20:04pour influencer
01:20:05les gens
01:20:06et parfois
01:20:06il y a des arnaques
01:20:07donc je suis
01:20:08absolument
01:20:09de votre avis
01:20:10en pire
01:20:11je suis entièrement d'accord
01:20:12avec ce qu'a dit Frédéric
01:20:13à la virgule près
01:20:14très bien
01:20:15écoutez
01:20:16vous viendrez
01:20:17la semaine prochaine
01:20:18vous êtes élus
01:20:19vous êtes élus
01:20:20au premier jour
01:20:21vous passez au premier tour
01:20:22vous avez même une bonne influence
01:20:23sur Bilger
01:20:24ça veut tout dire
01:20:25Philippe David
01:20:25tant que vous avez la parole
01:20:27moi c'est plus informatif
01:20:29parce que hier
01:20:30est entrée en vigueur
01:20:31la loi montagne
01:20:32qui concerne beaucoup de zones
01:20:34on écoute Sud Radio
01:20:35parce qu'il va falloir
01:20:37dans une
01:20:38il y a des préfets
01:20:39de 34 départements
01:20:40où certaines communes
01:20:42vous allez devoir
01:20:43vous êtes obligé
01:20:44de détenir
01:20:45soit des dispositifs
01:20:46anti-dérapant amovibles
01:20:47des chaînes
01:20:48des chaussettes
01:20:49sur vos roues de voiture
01:20:50soit alors
01:20:51avoir des pneus
01:20:52adaptés à la conduite hivernale
01:20:54c'est à dire
01:20:54des pneus
01:20:55ça s'appelle
01:20:56des 3PMSF
01:20:57c'est à dire
01:20:58montagne à 3 pics
01:20:59avec un flocon de neige
01:21:00c'est le logo
01:21:01pour les reconnaître
01:21:01alors vous allez
01:21:03sur le site
01:21:03de votre département
01:21:05ou de votre préfecture
01:21:06et vous allez voir
01:21:07si votre commune
01:21:08est concernée
01:21:09par le fait
01:21:10de devoir
01:21:11changer
01:21:11vos pneus
01:21:12en hiver
01:21:13alors il y a des queues
01:21:15incroyables
01:21:15ces derniers jours
01:21:16chez les monteurs
01:21:18de pneus
01:21:18parce que si vous avez
01:21:19changé vos pneus
01:21:20il y a 6 mois
01:21:20on vous les retire
01:21:21vos pneus étaient
01:21:22on vous les mettait de côté
01:21:23parce qu'ils ne sont pas morts
01:21:24et c'est quand même assez cher
01:21:26ils les gardent
01:21:26ils les gardent
01:21:27c'est ça
01:21:27et on vous montre
01:21:28des pneus hiver
01:21:29alors faites très attention
01:21:30parce que si vous allez
01:21:31au sport d'hiver cette année
01:21:32contrairement à l'année dernière
01:21:33une fois que vous arriverez là-bas
01:21:35il faut que vous ayez
01:21:36les pneus adéquats
01:21:37ah oui d'accord
01:21:38donc faites très attention
01:21:39c'est quelle marque ça
01:21:39adéquate c'est une marque
01:21:41oui
01:21:43excellent Patrick
01:21:44ça me rappelle
01:21:46une vanne de Coluche
01:21:47mais je ne la dirai pas
01:21:48et donc
01:21:49faites attention
01:21:50si vous êtes dans un département
01:21:52comme les Hauts-de-Pyrénées
01:21:54la Hauts-de-Garonne
01:21:55l'Isère
01:21:56la Savoie
01:21:57il y a des communes
01:21:58qui sont concernées
01:21:59d'autres pas concernées
01:22:00mais si vous allez
01:22:00en zone de montagne
01:22:01vous risquez une amende
01:22:03mais a priori
01:22:03comme c'est la première année
01:22:04ils vont faire preuve
01:22:05de pédagogie
01:22:06mais est-ce que
01:22:08ces pneus
01:22:09en fait cher Philippe
01:22:10sont obligatoires
01:22:11sur les départements
01:22:12effectivement
01:22:13dont vous parlez
01:22:14dans les communes
01:22:15de ces départements
01:22:16mais quid des gens
01:22:17qui passent
01:22:18et bien
01:22:19ils travaillent dans une autre
01:22:21et bien ils sont obligés
01:22:22de changer de pneu
01:22:23voilà c'est ça
01:22:24mais ils appellent
01:22:25l'adéquat
01:22:26mais en fait
01:22:27c'est pour ça
01:22:28que la France
01:22:29tourne en rond
01:22:30parfois
01:22:30ces normes
01:22:31en fait
01:22:32parfois
01:22:32nous pourrissent
01:22:33la vie
01:22:33ça franchement
01:22:34c'est pas inutile
01:22:35parce que
01:22:35pour avoir passé
01:22:36quelques temps
01:22:37pas loin de la montagne
01:22:38j'ai souvent vu
01:22:39des gens
01:22:39qui sont partis
01:22:40en montagne
01:22:40mais c'est vrai
01:22:41que si vous passez
01:22:42en une minute
01:22:44il y a une émission
01:22:45où Eric Dupond-Moretti
01:22:47qui a dit
01:22:49qu'en réalité
01:22:51il ne croyait pas
01:22:52une seconde
01:22:53à la normalisation
01:22:54à la dédiabolisation
01:22:55du RN
01:22:56que c'était
01:22:57de la dissimulation
01:22:59moi ce qui me frappe
01:23:00c'est qu'on peut
01:23:01tout à fait comprendre
01:23:02l'hostilité politique
01:23:04à l'égard du RN
01:23:05mais lorsque
01:23:06elle devient telle
01:23:08qu'elle élimine
01:23:09même des évidences
01:23:10elle a tout de même
01:23:12Marine Le Pen
01:23:13donné des signes
01:23:14indiscutables
01:23:15de normalisation
01:23:16rien que la rupture
01:23:18heureusement
01:23:19qui s'est interrompue
01:23:21avec son père
01:23:22parce qu'il tenait
01:23:23des propos scandaleux
01:23:25et qu'il avait
01:23:26des délires historiques
01:23:27donc on peut dire
01:23:29qu'il y a encore
01:23:30des arrières cuisines
01:23:32fascistes
01:23:33ou nazis
01:23:33je veux bien
01:23:34mais on ne peut pas
01:23:35contester
01:23:36pour l'essentiel
01:23:38que le RN
01:23:39s'est en grande partie
01:23:40normalisé
01:23:41au point d'ailleurs
01:23:43de décevoir
01:23:44ses soutiens
01:23:45les plus vindicatifs
01:23:46allez ben si vous voulez
01:23:47en parler dans un instant
01:23:49justement
01:23:49sur ce qu'a dit
01:23:51Dupond-Moretti
01:23:52le 0826
01:23:54303
01:23:54bien sûr
01:23:55non mais c'est toujours
01:23:56un bon sujet
01:23:56parce que ça reste
01:23:58l'un des sujets
01:23:59en toile de fond
01:24:00de cette campagne
01:24:02non
01:24:02mais qui va durer
01:24:03le nom Le Pen
01:24:06c'est ça
01:24:07on saura
01:24:08s'il est rédimitoire
01:24:09pour être élu
01:24:10ou pas
01:24:10le 2 mai prochain
01:24:11allez dans un instant
01:24:12c'est avec vous
01:24:13Philippe
01:24:13alors on va parler
01:24:14du gasoil
01:24:15ça vous fait beaucoup
01:24:16réagir
01:24:16moins 10 centimes
01:24:17de moins à la pompe
01:24:18chez Total
01:24:19mais il n'y a pas
01:24:20que Total en France
01:24:20d'autres aussi
01:24:21ont baissé leur prix
01:24:21est-ce que pour vous
01:24:22c'est un ballon d'oxygène
01:24:24vu les problèmes
01:24:25de pouvoir d'achat
01:24:26les lycées
01:24:26est-ce que vous pensez
01:24:27que les lycéens
01:24:28ils ont eu 2 semaines
01:24:29de vacances
01:24:29et quelques semaines
01:24:30de grève avant
01:24:31il est temps
01:24:31de retourner
01:24:32derrière le pupitre
01:24:33à écouter
01:24:34les enseignants
01:24:34ou pas
01:24:35on attend vos témoignages
01:24:36et on prendra
01:24:37la direction de Marseille
01:24:38puisque c'est aujourd'hui
01:24:39qu'a commencé
01:24:40le procès
01:24:40de la rue d'Aubagne
01:24:41et on aura notamment
01:24:42Cauter Ben Mohamed
01:24:43qui était avec nous
01:24:44vendredi
01:24:44qui assiste au procès
01:24:45et qui est très engagé
01:24:47dans le milieu associatif
01:24:48à Marseille
01:24:49et puis tout à l'heure
01:24:50à 20h
01:24:50François Treillot
01:24:51évidemment
01:24:52et toute l'équipe
01:24:52de rugby
01:24:53bien sûr
01:24:53Quentin Cabanis
01:24:54pour revenir
01:24:55sur le grand débrief
01:24:56avant le premier match
01:24:58de la tournée de novembre
01:24:59Oui les Fidji
01:24:59Oui les Fidji
01:25:00Absolument
01:25:01Merci beaucoup les amis
01:25:03et on se retrouve
01:25:04dans un instant
01:25:040826 300 300
01:25:06c'est jusqu'à 20h
01:25:08Sud Radio

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