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Chaque jour, Julien Arnaud vous accompagne de 10h à 12h dans Arnaud Direct sur BFMTV.

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00:00:02Générique
00:00:10C'est une nouvelle journée de mobilisation pour les facs et les lycées.
00:00:13En ce mardi, un appel à une journée noire a été lancé par certains syndicats étudiants.
00:00:19Alors est-il suivi ? On va le voir avec nos équipes dont vous voyez qu'elles sont déployées,
00:00:23notamment sur les cortèges des manifestations qui doivent commencer dès ce matin.
00:00:28D'ailleurs, à partir de 10h, 10h30, le cortège parisien, lui, ce sera pour lundi.
00:00:33On va les retrouver, nos envoyés spéciaux.
00:00:35Mais d'abord, on va revenir sur une image qui avait marqué tout le monde.
00:00:39Au début du mouvement des lycéens, c'était à Nantes.
00:00:42Vous vous souvenez de l'incendie du lycée Nelson Mandela,
00:00:46incendie qui venait d'être refait il y a une dizaine d'années pour plusieurs dizaines de millions d'euros.
00:00:51Et cette image, évidemment, elle avait frappé parce qu'en plus,
00:00:54les personnels avaient été mis en danger par cet incendie impressionnant.
00:00:57Eh bien, on apprend ce matin, Maxime Brandstetter, que trois suspects ont été interpellés.
00:01:02Trois lycéens, en l'occurrence, qui ont été interpellés tôt ce matin
00:01:05et placés en garde à vue dans le cadre de cet incendie.
00:01:10Vous vous souvenez, le lycée qui avait été incendié en marge de la contestation lycéenne le 1er octobre dernier.
00:01:17Trois lycéens interpellés.
00:01:18Et ces trois lycéens sont bien des élèves de l'établissement Nelson Mandela de Nantes.
00:01:22C'était effectivement l'un des éléments qu'on attendait.
00:01:26Les policiers dont on voit qu'ils prennent leur temps pour enquêter.
00:01:30Mais les enquêtes, elles se poursuivent, parfois loin des débats, loin des caméras.
00:01:34Mais ça continue.
00:01:35Ils ne veulent pas lâcher l'affaire, évidemment, sur cette affaire qui avait été particulièrement marquante
00:01:38et particulièrement traumatisante au début de cette mobilisation lycéenne.
00:01:42Mobilisation qui se poursuit donc dans les facs, principalement aujourd'hui.
00:01:47Et il y a plusieurs manifestations qui sont prévues.
00:01:49Je vous le disais, à Paris, ce sera cet après-midi.
00:01:52Mais dès ce matin, dans plusieurs grandes villes, à Lyon ou à Marseille,
00:01:55on va se rendre et on va retrouver notre équipe.
00:01:58Le cortège doit s'élancer dans moins d'une demi-heure.
00:02:00Maintenant, dites-nous s'il y a déjà un petit peu de monde.
00:02:07Oui, alors la manifestation, elle est prévue tout à l'heure, aux alentours de 10h30.
00:02:12Et donc, pour le moment, le blocus se poursuit ici devant ce lycée situé en plein centre-ville de Marseille.
00:02:19Et blocus auquel s'est opposée la direction, qui a fait donc appel aux forces de l'ordre,
00:02:23que vous pouvez voir là à l'image, des forces de l'ordre qui ont donc échangé avec les lycéens
00:02:27ce matin
00:02:27et qui leur ont dit, soit vous laissez passer ceux qui veulent aller en cours,
00:02:32soit on va devoir intervenir.
00:02:33Les lycéens, du coup, se sont mis de côté, ont voté et ils ont donc opté pour un barrage filtrant.
00:02:38Et c'est pour ça qu'en fait, vous voyez les forces de l'ordre en ligne,
00:02:41juste à côté de l'entrée de l'établissement, pour justement laisser passer ceux qui veulent aller en cours.
00:02:45Et ce qu'on peut vous dire, en tout cas, c'est qu'ici, la mobilisation,
00:02:49eh bien, elle se passe bien depuis ce matin et qu'il n'y a pas eu de tension entre
00:02:52les lycéens et les forces de l'ordre.
00:02:54Et on a également aperçu quelques parents qui sont là pour veiller à la situation
00:02:59et au maintien de l'ordre, si je peux dire ça comme ça, que tout se passe bien.
00:03:04Et beaucoup de lycéens qui sont présents ici même devant ce lycée vont donc se joindre au cortège
00:03:09qui est donc prévu à 10h30 du côté des réformés à quelques mètres d'ici.
00:03:14Effectivement, il y a d'un côté ce cortège qui doit s'élancer d'une meilleure et de l'autre,
00:03:20ces blocages de lycées.
00:03:22On voit qu'ici, avec les forces de l'ordre, c'est relativement calme à Marseille.
00:03:26C'est un peu moins le cas à Rennes, semble-t-il.
00:03:28Depuis ce matin, où il y a des échauffourées, des tensions,
00:03:31et on va essayer d'aller à Rennes dans les minutes qui viennent.
00:03:34On voit ici qu'à Paris également, du côté du lycée Hélène Boucher,
00:03:37qui est toujours bloqué, là aussi les forces de l'ordre sont présentes.
00:03:39Mais dans le calme, on voit ici à Rennes les tensions qui visiblement se poursuivent.
00:03:49Est-ce que, Véronique Fèvre, vous avez des retours sur les blocages ?
00:03:53Alors du côté des lycées, on voyait hier que c'était résiduel avec 1% de lycées.
00:04:00Est-ce qu'il y a davantage de mobilisation aujourd'hui avec la jonction des facs ?
00:04:03Selon le ministère de l'Éducation qui a communiqué il y a quelques minutes,
00:04:06on serait dans un mouvement qui est stable par rapport à hier,
00:04:09puisque le ministère de l'Éducation dénombre 48 lycées bloqués sur l'ensemble du territoire,
00:04:16avec aucune perturbation dans trois quarts des départements.
00:04:21Néanmoins, ce qu'on a pu observer, c'est quand même une mobilisation qui reste assez forte,
00:04:25et sans doute beaucoup plus forte qu'en province, en Ile-de-France,
00:04:30avec, pour Paris par exemple, une trentaine de lycées perturbés sur 90.
00:04:35Voilà, il y a les blocages et il y a les perturbations.
00:04:38Je pense qu'il faut le distinguer, et on voit aussi que depuis hier,
00:04:43il y a un peu un changement de doctrine du côté des forces de l'ordre.
00:04:47On a demandé aux chefs d'établissement de ne pas hésiter à recourir aux forces de l'ordre
00:04:51pour pouvoir débloquer des entrées, ça fait écho évidemment à ce qu'est dit hier le ministre de l'Éducation,
00:04:58notamment les risques sur les examens,
00:05:01et il a appelé à aller en cours, à laisser aller en cours ceux qui le voulaient.
00:05:07Et donc effectivement, quand on fait un blocus, on empêche les autres élèves d'aller en cours.
00:05:11L'année avance pourtant, et il va bien falloir quand même se remettre au travail.
00:05:17Donc c'est ce qui explique ce changement de doctrine.
00:05:20Oui, du côté des chefs d'établissement, et comme du gouvernement d'ailleurs,
00:05:23on essaie de faire en sorte qu'après les vacances de la Toussaint,
00:05:26évidemment les choses reprennent et que le mouvement ne se réenquiste pas.
00:05:29C'est ça que Guillaume Darélle calcule.
00:05:31Ne se réenquiste pas et ne perle pas à nouveau.
00:05:33C'est-à-dire que c'est ça ce qui a été mal apprécié.
00:05:36On a parlé beaucoup du manque d'anticipation du gouvernement en matière de gestion de l'ordre public.
00:05:40Mais il y a eu aussi un manque d'anticipation en matière de gestion de la crise sociale.
00:05:44Parce que rappelez-vous, avant les vacances de la Toussaint, en coulisses,
00:05:48et pas qu'en coulisses, les membres du gouvernement pariaient sur le fait
00:05:51que ça allait s'essouffler avec les vacances de la Toussaint.
00:05:53Et il y a eu une surprise aussi de cette mobilisation sociale.
00:05:56Il y a quelque chose, je trouve, qu'on passe un peu rapidement dessus.
00:05:59C'est qu'il y a eu quand même près de 500 000 personnes dans la rue le 17 octobre.
00:06:03Bien sûr, il y a eu la casse, mais il y a eu 500 000 personnes dans la rue.
00:06:05Sur la question de la vie chère, il y en avait encore 320 000 le week-end dernier.
00:06:08C'est-à-dire que la mobilisation sociale, elle, reste importante.
00:06:11Et c'est ce à quoi le gouvernement est extrêmement attentif.
00:06:14Et on attend d'ailleurs pas mal de monde dans ces cortèges du jour.
00:06:16On vous donnera les chiffres tout à l'heure,
00:06:18mais plusieurs dizaines de milliers de personnes à Paris cet après-midi,
00:06:20selon les projections de la préfecture de police.
00:06:23Je vous disais qu'il y avait des tensions à Rennes.
00:06:24On va retrouver notre équipe sur place avec ce face-à-face
00:06:27qui semble se tendre avec les CRS.
00:06:32Écoutez, oui, ce face-à-face qui dure depuis à peu près une heure.
00:06:35C'est-à-dire que c'est aux alentours de 9h que les CRS et les gendarmes sont arrivés sur
00:06:40ce lycée Rennes
00:06:41pour déloger les lycéens qui faisaient blocus sur les deux entrées de cet établissement.
00:06:47Sachez que ce blocus était assez pacifique.
00:06:51Un blocus dans la bonne humeur est assez calme.
00:06:54Il y a eu en effet un incendie de poubelles qui était quand même assez volumineux, proche des arbres.
00:07:00Alors, il n'y a pas eu d'incendie supplémentaire, c'est-à-dire que ça s'est arrêté aux
00:07:04poubelles.
00:07:05Mais c'est sûrement ça qui a précipité l'intervention.
00:07:08Et au moment où je vous parle, les forces de gendarmerie et de police sont en train d'avancer
00:07:12avec ce véhicule canon à eau.
00:07:15Et au moment où je vous parle, justement, une autre sommation est évoquée.
00:07:19Vous participez à un attroupement interdit.
00:07:21Voilà, les unités qui continuent d'avancer.
00:07:24Ils ont longé finalement tout l'établissement puisqu'on a commencé d'un côté
00:07:28pour continuer à loger l'établissement, pour arriver, vous voyez, à la fin de l'établissement en question.
00:07:33Voilà, on avait facile 200, 300 lycéens qui étaient rassemblés.
00:07:37Et puis maintenant, il ne reste qu'une petite cinquantaine qui continue donc à être dispersée
00:07:42pour, et bien sûrement pour beaucoup, aller se retrouver au niveau à 11h dans le centre-ville de Rennes
00:07:48où il y a eu en effet un appel à la manifestation interdite par la préfecture justement
00:07:52puisque, et bien, pas déclarée et pas organisée.
00:07:55– Et ce qu'on voit ici, Véronique Fer, ça illustre exactement ce que vous étiez en train de nous
00:08:00dire
00:08:00sur des consignes qui, manifestement, se sont un petit peu durcies depuis la rentrée.
00:08:05C'est ce qu'on voit ici en action à Rennes.
00:08:07– Oui, oui, oui, on sent quand même qu'il y a une volonté du côté de l'éducation nationale
00:08:11et de la part des autorités du gouvernement aussi de faire en sorte
00:08:15que quand même les élèves qui veulent le faire puissent aller en cours.
00:08:21Et il y a parfois, on l'avait vu avant les vacances, une détermination telle de certains lycéens
00:08:26à bloquer entièrement le lycée, qu'il faut avoir un tiers qui vienne aider à débloquer
00:08:31des entrées secondaires le plus souvent.
00:08:34– L'idée, c'est aussi d'éviter des affrontements entre eux, parce qu'on a eu un phénomène nouveau
00:08:40hier qui est apparu,
00:08:42c'est quand même qu'on a des parents qui viennent s'affronter d'ailleurs avec d'autres parents
00:08:45parce qu'ils veulent que leurs enfants reviennent en cours.
00:08:49Donc voilà, l'idée, c'est qu'il faut un tiers aussi pour essayer de pacifier les choses,
00:08:53essayer d'éviter que ça dégénère.
00:08:55– Maxime Monsetteur.
00:08:56– Il y a eu des consignes très claires passées aux policiers et aux gendarmes.
00:09:00On a eu accès à un document de la Direction nationale de la sécurité publique
00:09:03qui s'adresse à tous les policiers de province et qui, dès la fin de la semaine dernière,
00:09:09dès vendredi dernier, a redonné des consignes à tous, qui ont l'air assez simples
00:09:12mais qui méritaient d'être écrites, qui étaient dans la vue de la rentrée qui est arrivée lundi.
00:09:19Policiers reprenaient à tâche avec tous les directeurs d'établissements,
00:09:22particulièrement ceux du second degré, entretenaient un lien téléphonique,
00:09:25voyaient les éventuelles craintes et besoins et surtout restaient proches des établissements scolaires
00:09:29pour pouvoir contrer éventuellement des blocus ou des actions illégales.
00:09:34– Après le début de la mobilisation des lycéens, on a vu dans de nombreuses facultés
00:09:39des étudiants se mobiliser en soutien aux étudiants.
00:09:42Et aujourd'hui, un appel à une journée noire a été lancé par des organisations étudiantes.
00:09:47Clara Privé est avec nous de l'UNEF.
00:09:49Bonjour.
00:09:50– Bonjour.
00:09:50– On a entendu les remontées sur les lycées.
00:09:53Quelles sont les remontées que vous avez, vous, pour l'enseignement supérieur, pour les facs ?
00:09:56– Alors le décompte n'est évidemment pas fini à 10 heures,
00:10:00mais on se profite sur une grosse journée de mobilisation également sur les universités,
00:10:04à la fois de blocage sur de nombreux campus, mais évidemment de mobilisation autre,
00:10:08Assemblée Générale, etc.
00:10:10Parce que pour objectif, cette journée noire que l'UNEF a déclarée sur le mardi 3,
00:10:14c'est aussi une continuité pour arriver jusqu'au 5,
00:10:17où l'objectif, ce sera de massivement bloquer les universités,
00:10:21se mobiliser et rejoindre les travailleurs et les travailleuses sur leur appel à la grève du 5.
00:10:26– On a entendu que manifestement les consignes avaient été changées depuis la rentrée.
00:10:33Est-ce que c'est quelque chose que vous constatez également dans les premiers retours que vous avez ?
00:10:37Puisqu'on voit ici les CRS qui sont présents sur les lycées,
00:10:39est-ce qu'ils le sont aussi sur les facs ?
00:10:41– Alors les facs et les lycées, ce n'est pas exactement la même chose en termes de réglementation,
00:10:45puisqu'il faut que le président ou la présidente d'université appelle la police
00:10:48pour qu'elle ait le droit d'intervenir, par contre on a bien vu un certain nombre d'endroits
00:10:53où ce droit de police du président ou de la présidente avait été piétiné,
00:10:57je pense à Dijon, Besançon ou Orléans,
00:10:59où le préfet a ordonné l'intervention des forces de l'ordre,
00:11:03alors même que le président n'en était pas d'accord
00:11:04et que les actions menées sur les campus se passaient bien,
00:11:07donc on a une répression aujourd'hui qui est très forte,
00:11:10mais en fait ça n'arrête pas aussi les étudiants et étudiantes, et ça il faut l'entendre.
00:11:13C'est-à-dire que la répression n'arrête plus les jeunes dans leur mobilisation
00:11:17et ça a été aussi au début du mouvement un moteur très fort de mobilisation et de solidarité entre les
00:11:23jeunes.
00:11:24– Alors on a entendu ces mobilisations aussi de parents qui sur les lycées disent
00:11:29« il faut débloquer parce que nous on veut que nos enfants puissent étudier ».
00:11:32Est-ce que c'est le cas aussi dans les facs ?
00:11:34Est-ce qu'il y a des étudiants qui veulent étudier et qui vous disent à vous qu'ils voulaient
00:11:37bloquer ?
00:11:38Ben non, nous on veut travailler, comment ça se passe ?
00:11:40– Écoutez, dans les assemblées générales, très majoritairement, l'appel à bloquer est suivi,
00:11:45on a des votes à plus de 95% en faveur des blocages,
00:11:49et une assemblée générale c'est ouvert à tout le monde,
00:11:51tout le monde peut venir y défendre un point de vue.
00:11:53– Mais tout le monde n'y vient pas, il y en a qui sont plus motivés que d'autres,
00:11:55vous savez bien comment ça se passe.
00:11:56– Bien sûr, mais quoi qu'il arrive, on a toujours un certain nombre d'étudiants
00:12:01qui viennent aussi défendre ces points de vue-là,
00:12:04et aujourd'hui on voit que les votes des assemblées générales,
00:12:06elles sont absolument sans appel,
00:12:09et qu'elles sont pour le fait de continuer la mobilisation,
00:12:11parce qu'aujourd'hui les annonces du gouvernement,
00:12:13elles n'ont convaincu personne dans la jeunesse,
00:12:16nous les premiers et les premières,
00:12:18et donc c'est pour ça aujourd'hui qu'on poursuit cette mobilisation.
00:12:20– Il y a aussi une culture du distanciel,
00:12:24l'éducation en distanciel qui est beaucoup plus forte
00:12:27dans l'enseignement supérieur,
00:12:28avec pour les lycées,
00:12:30et bien des professeurs et des élèves qui sont beaucoup moins acculturés au distanciel,
00:12:36avec aussi beaucoup plus d'élèves qui sont fragiles,
00:12:39et pour qui le cours en présentiel,
00:12:43ça représente un élément très important pour acquérir à la fois les compétences, les savoirs.
00:12:50– Les manifestations, on l'a vu, ont commencé ce matin à Lyon,
00:12:55ça a commencé à 10h, à Marseille ça va commencer à 10h30,
00:12:57à Paris ce sera cet après-midi,
00:12:59et Maxime Manstater, ce sera évidemment le cortège le plus important,
00:13:02à quoi on s'attend du côté de la préfecture de police ?
00:13:04– Alors d'après les documents internes auxquels on a eu accès,
00:13:07ils estiment qu'il peut y avoir entre 15 et 30 000 manifestants dans les rues de Paris,
00:13:11avec des risques qui sont, j'ai envie de dire, malheureusement classiques,
00:13:15c'est-à-dire des violences de différentes intensités,
00:13:18allant de la dégradation de mobilier urbain,
00:13:21de feu de poubelle jusqu'à des exactions,
00:13:24et sans prendre directement aux forces de l'ordre.
00:13:26L'enjeu à Paris cet après-midi, c'est qu'au moment où on se parle,
00:13:30normalement il est censé commencer à 14h la manifestation,
00:13:32au moment où on se parle on ne sait toujours pas où elle va se tenir.
00:13:35Pourquoi ? Parce que ça aussi on commence à en avoir l'habitude.
00:13:37Il y a un désaccord entre la préfecture de police de Paris,
00:13:40qui eux veut que les manifestants aient encore manifesté du côté des maréchaux,
00:13:44donc l'extérieur de Paris,
00:13:46alors que l'Interfac d'Île-de-France notamment,
00:13:49qui a lancé cet appel à manifester, eux veulent rester dans Paris.
00:13:54Donc il y a ce conflit autour du parcours
00:13:57qui devrait être tranché par le juge administratif, on attend.
00:14:00Ça, ça pose aussi un enjeu, question sécuritaire,
00:14:03c'est que je sais qu'au moment où on se parle,
00:14:05la préfecture de police de Paris du coup,
00:14:07elle travaille sur les deux hypothèses possibles,
00:14:08les deux itinéraires.
00:14:10Pourquoi ça pose un enjeu ? Je vous donne un exemple très concret.
00:14:12Quand il y a une manifestation, pour éviter que
00:14:14des personnes mal intentionnées s'arment
00:14:16avec des vélibes ou des barrières pour affronter les policiers,
00:14:19vous les enlevez sur tout le parcours.
00:14:20Si vous ne savez pas le parcours, ou s'il y en a quatre envisagés,
00:14:23vous devriez les enlever sur les quatre,
00:14:24c'est très compliqué.
00:14:26Donc là, à ce moment où on se parle,
00:14:27on ne sait toujours pas où va se tenir cette manifestation.
00:14:29Il y a aussi parfois des projectiles qui sont déposés en amont
00:14:32par d'éventuels casseurs pour échapper aux fouilles
00:14:34et qui les récupèrent ensuite sur le parcours.
00:14:36Rudy Mana est avec nous, délégué de l'UNSA Police.
00:14:42Alors évidemment, l'emplacement du cortège, c'est une question qui est majeure.
00:14:45C'est une question très importante, Rudy Mana,
00:14:48parce que depuis que ces cortèges ont été un peu délocalisés les samedis,
00:14:52manifestement, ça se passe mieux.
00:14:56Évidemment que le lieu de la manifestation et de l'itinéraire qui est prévu
00:15:01est extrêmement important pour les forces de l'ordre.
00:15:05Évidemment qu'il vaut mieux éviter de les faire passer
00:15:07par des endroits où il y a des commerces.
00:15:09Il vaut mieux éviter de les faire passer dans les endroits où il y a des travaux,
00:15:13parce que vous savez qu'ils vont utiliser les barrières, les pavés.
00:15:16Tout ce qui fait partie de ces travaux-là va être jeté sur les forces de l'ordre.
00:15:20Donc évidemment que l'itinéraire du cortège est extrêmement important.
00:15:25Et si vous me permettez, je voudrais aussi réagir.
00:15:28J'ai entendu un étudiant tout à l'heure, je ne sais plus, l'UNEF, je crois,
00:15:33qui disait que majoritairement, ils étaient pour le blocage.
00:15:38Mais majoritairement, entre eux.
00:15:40En fait, ils sont entre eux quand ils votent.
00:15:41Et du coup, nous, on a beaucoup, beaucoup de retours de lycéens et d'étudiants
00:15:46qui veulent rentrer, qui sont menacés.
00:15:49On en a de plus en plus.
00:15:51Ça aussi, ça crée des difficultés supplémentaires.
00:15:54Parce qu'ils sont menacés verbalement,
00:15:56mais ils peuvent aussi être menacés physiquement par des individus
00:16:00qui leur disent, si vous rentrez, on va vous casser la voiture
00:16:03ou on va vous agresser.
00:16:05Ça, ça arrive.
00:16:06Donc il faut qu'on soit aussi vigilant là-dessus.
00:16:08Et ça rajoute des difficultés.
00:16:10Elle vous répond, Clara Privé.
00:16:12Non, mais enfin, en fait, c'est pas une réalité qu'on constate sur les campus.
00:16:17C'est-à-dire que, enfin, ou alors qui est à jeu égal.
00:16:22C'est-à-dire que quand on a l'extrême droite qui vient à 6h30 pour casser la gueule des
00:16:27manifestants
00:16:28et des personnes qui se mobilisent sur leur université,
00:16:31là, effectivement, personne n'en parle.
00:16:33Donc, en réalité, des violences, elles existent.
00:16:38Elles viennent majoritairement.
00:16:39Moi, je suis arrivée sur un blocage il y a deux semaines
00:16:42où les camarades venaient de se faire menacer à coup de barre de fer
00:16:45par des syndicats d'extrême droite qui leur disaient débloquer, débloquer,
00:16:49alors même qu'ils étaient plusieurs centaines sur le blocage
00:16:51et que les personnes d'extrême droite étaient à peine dix.
00:16:54On les interpelle aussi, vous répond.
00:16:56Ah bah, écoutez, moi, je ne les ai pas vus être interpellés.
00:16:59Ils ont été repoussés par des étudiants et des étudiantes
00:17:02qui se sont pris des coups de barre de fer et de la farine,
00:17:06mais je ne les ai pas vus être repoussés par des forces de l'ordre.
00:17:09C'est plus calme en ce moment sur les cortèges, heureusement,
00:17:13et on va le vérifier tout de suite à Lyon.
00:17:15On retrouve notre équipe sur ce cortège, cette manifestation
00:17:18qui, dans le départ, était prévue à dix heures.
00:17:21Est-ce qu'on a commencé à partir ou pas ?
00:17:26Eh bien, écoutez, pour l'instant, les étudiants, les lycéens,
00:17:30la centaine, 200, 300 personnes qui sont réunies actuellement sur cette place
00:17:34sont en train de chanter.
00:17:37Ils ne vont pas tarder à partir en direction de la manufacture des tabacs
00:17:42et on va tout de suite interroger Hugo.
00:17:45Hugo, vous êtes le membre du comité de mobilisation d'Interfac.
00:17:49Expliquez-nous un petit peu, qu'est-ce que vous revendiquez aujourd'hui ?
00:17:53Est-ce que, pour vous, les annonces du gouvernement sont suffisantes ?
00:17:55Là, les annonces du gouvernement de la semaine dernière,
00:17:58non, on pense qu'elles ne sont pas suffisantes.
00:18:00Le gouvernement, il nous donne des miettes.
00:18:02Il a annoncé 15 000 places dans le supérieur.
00:18:05Alors, quand on regarde dans le détail, c'est 10 000 places en BTS
00:18:07et zéro à l'université.
00:18:09Nous, nos demandes, elles sont claires.
00:18:10C'est 300 000 places maintenant à l'université,
00:18:12en plus sur la question de Parcoursup.
00:18:15On demandait, les lycéens, nous, on demandait la suppression de Parcoursup et Montmaster.
00:18:18Bon, sur Montmaster, il n'y a pas eu de réponse du tout.
00:18:20Et sur Parcoursup, ils disent vouloir le remplacer
00:18:22par un outil d'intelligence artificielle.
00:18:25Alors, nous, on pense que c'est se moquer de nous.
00:18:28C'est des promesses.
00:18:30On n'est pas sûr qu'ils vont pouvoir les respecter.
00:18:33Alors, maintenant, nous, on continue de se mobiliser.
00:18:36Là, aujourd'hui, mardi, on est nombreux.
00:18:38Là, on est nombreux et nombreuses.
00:18:40Il y a la date du 5 qui arrive.
00:18:41Et ce qu'on dit, c'est qu'on va continuer de se mobiliser et qu'on ne va pas
00:18:44s'arrêter là.
00:18:45Sur les annonces, il y a eu aussi 5 milliards d'euros promis pour financer la rénovation des lycées et
00:18:52des universités.
00:18:53Bon, le budget n'est pas voté.
00:18:55Nous, ce qu'on demandait, c'était 20 milliards d'euros.
00:18:57On pense que ce n'est pas suffisant.
00:18:58Et il ne faut surtout pas qu'on se fasse avoir sur le fait que c'est juste des promesses.
00:19:01Et que son but à Macron, c'est de nous dire, tenez, je vous ai donné quelque chose.
00:19:04Maintenant, calmez-vous.
00:19:06Merci beaucoup.
00:19:07Merci beaucoup, Hugo.
00:19:08Donc, vous le voyez, une forte mobilisation ici à Lyon.
00:19:11Une manifestation qui a été autorisée.
00:19:13Et c'est notable, puisque ces dernières semaines, elles étaient pour la plupart du temps interdites par la préfecture.
00:19:18Et ces manifestants qui vont donc se diriger vers l'université Lyon 3 à la manufacture des tabacs.
00:19:24Merci beaucoup.
00:19:24On vous retrouvera évidemment tout à l'heure, alors que je vous parlais de tension à Rennes.
00:19:27Manifestement, du côté de Toulouse, c'est également un petit peu tendu.
00:19:30Rudimana, on a parlé de cette échéance du 5.
00:19:32Est-ce que vous la redoutez, vous, cette montée en pression et cette répétition quotidienne des mobilisations ?
00:19:38Parce que ça devrait revenir aussi samedi.
00:19:41Alors, évidemment qu'on commence à y réfléchir sérieusement.
00:19:44Mais vous avez vu aujourd'hui déjà les mobilisations qu'il y a avec une présence importante des forces de
00:19:49l'ordre,
00:19:50les CRS, les gendarmes mobiles et tous les policiers des villes moyennes qui sont présentes de sécurité publique.
00:19:57On verra demain.
00:19:58En fait, on est vraiment au jour le jour.
00:19:59Je vous dis la vérité.
00:20:01Parce que vous avez vu aujourd'hui, demain, on ne sait pas ce qui va se passer.
00:20:03Jeudi, on sait ce qui va se passer.
00:20:05Je pense qu'il va y avoir une grosse mobilisation.
00:20:07Et encore une fois, vous savez, on ne juge pas les revendications de toutes ces mobilisations.
00:20:12Pas du tout.
00:20:12Nous, on intervient très honnêtement dès qu'il commence à y avoir de la casse.
00:20:16On n'intervient pas quand il ne se passe rien.
00:20:17Et on est très heureux, d'ailleurs, quand il ne se passe rien.
00:20:20Mais c'est évidemment qu'on redoute un peu jeudi.
00:20:24Et puis, on ne sait pas ce qui va se passer samedi aussi.
00:20:26Vous voyez l'état de tension qu'il y a dans le pays.
00:20:29Et cet état de tension, elle repose principalement sur les policiers et les forces de l'ordre.
00:20:34Et on le voit pendant que vous parlez notamment du côté de Cachan.
00:20:37On revient dans quelques instants parce que cette colère, elle se cristallise aussi autour de la question du pouvoir d
00:20:42'achat.
00:20:42Et une réunion qui est en cours à Bercy autour de la question du prix des carburants.
00:20:45A tout de suite.
00:20:48Les ministres de l'économie et du commerce vont s'exprimer dans quelques minutes maintenant à l'issue d'une
00:20:53réunion avec les distributeurs de carburants.
00:20:56Et vous les entendrez évidemment sur l'antenne de BFM TV.
00:20:59Mais ce sera après l'ensemble de l'actualité de ce mardi avec Julien Mugot-Muller.
00:21:05Salut Julien.
00:21:06Dites-nous d'abord la mobilisation dans les lycées et les universités.
00:21:09C'est pour aujourd'hui.
00:21:10Comment ça se passe ?
00:21:10Alors les organisations de la jeunesse appellent à des blocages massifs partout en France.
00:21:14A Paris, une manifestation pourrait d'ailleurs assembler entre 15 et 30 000 personnes aujourd'hui.
00:21:19A Lyon également, il y a un cortège qui s'était lancé sur les coups de 10 heures.
00:21:23Je rajoute qu'à 9h30 ce matin, 48 lycées étaient bloqués sur l'ensemble du territoire.
00:21:29Un chiffre quasi stable par rapport à hier à la même heure.
00:21:32Une enquête pour tentative de meurtre ouverte après l'agression hier d'une directrice d'école et d'une enseignante.
00:21:38Oui, ça s'est passé à Nice hier matin dans une école maternelle.
00:21:42Les deux femmes ont été menacées par une parent d'élève de 36 ans avec une arme à feu.
00:21:47L'une d'elles a également été menacée avec un couteau.
00:21:50Selon le procureur, elle a porté des accusations sur des faits d'agression sexuelle dont l'un de ses enfants
00:21:55aurait été victime.
00:21:57La mère de famille a été interpellée peu après son domicile et placée en garde à vue.
00:22:01Elle a déjà été condamnée notamment pour violences avec armes.
00:22:04Un chiffre marquant maintenant sur les prisons françaises avec une occupation qui n'a jamais été aussi forte.
00:22:10Oui, il y a très exactement 90 937 détenus en France, plus 7,2% en un an.
00:22:17C'est beaucoup plus en fait que le nombre de placées existantes.
00:22:20Le taux de suroccupation globale est de 143%.
00:22:24Aujourd'hui, une situation qui désole le ministre de la Justice.
00:22:28Gérald Le Darmanin, d'ailleurs, était l'invité ce matin du face-à-face d'Apolline de Malherbe.
00:22:33C'est une situation d'indignité pour la France.
00:22:36Et autant des personnes qui ont fait des bêtises doivent être, si un juge le décide, condamnées à envoyer en
00:22:41prison.
00:22:41Autant ces personnes en prison ne doivent pas vivre dans des conditions indignes.
00:22:44Depuis que je suis arrivé à la chancellerie, depuis deux ans, on va construire 6 000 places de prison.
00:22:47Pourquoi ? Parce qu'on a accéléré cette construction.
00:22:49D'abord, je n'ai pas de problème idéologique.
00:22:50Vous en aurez combien à la fin du quinquennat ?
00:22:52De places de prison ?
00:22:54On va être grosso modo à 9 000 places de prison de plus, quand le président de la République avait
00:22:58dit 15 000 au début de son premier quinquennat.
00:23:00Donc le compte n'y est pas ?
00:23:01Le compte n'y est pas, bien sûr, mais le compte s'accélère, si j'ose dire, puisque j'en
00:23:05construis 6 000 en deux ans et demi.
00:23:08Les déboires d'une entreprise, d'une marque que tout le monde connaît en France, Julien.
00:23:11Oui, Jiffy qui a été placé en redressement judiciaire et cela à sa demande.
00:23:16Le groupe qui emploie 6 000 personnes connaît de très grosses difficultés depuis plusieurs mois maintenant.
00:23:20Et le tribunal de commerce de Toulouse a ordonné une période d'observation de 6 mois et donne rendez-vous
00:23:26le 8 janvier prochain pour une nouvelle audience.
00:23:29On saura alors si Jiffy dispose de capacités financières suffisantes pour poursuivre ou pas ses activités.
00:23:34Et puis journée de vote aujourd'hui aux Etats-Unis, ce sont les fameuses élections de mi-mandat.
00:23:39Exactement, et certains Américains ont déjà commencé à voter par anticipation.
00:23:43Regardez ces images ici en Alaska.
00:23:45Dans l'ensemble du pays, près de 58 millions d'électeurs se sont déjà déplacés.
00:23:50C'est un record d'ailleurs pour des mid-terms.
00:23:52Élections à gros enjeux évidemment pour Donald Trump.
00:23:55Et selon d'ailleurs les derniers sondages, les démocrates pourraient reprendre le contrôle de la Chambre des représentants.
00:24:01Les républicains ne sont pas non plus assurés de conserver la majorité au Sénat.
00:24:05Une élection qui va se jouer en bonne partie sur un sujet qu'on connaît bien aussi ici en France.
00:24:10C'est l'augmentation du prix des carburants.
00:24:12Et ce sujet, il est actuellement au menu d'une réunion entre les ministres de l'économie et du commerce
00:24:17et les distributeurs de carburants.
00:24:19Ça se passe évidemment à Bercy où vous trouvez Laura Cambeau.
00:24:22Et les ministres doivent prendre la parole dans quelques minutes maintenant.
00:24:28Oui tout à fait.
00:24:29L'objectif de cette réunion, c'était clairement de voir si les distributeurs jouaient le jeu.
00:24:33Car vous le savez, le gouvernement a débloqué des stocks de réserve stratégique de gasoil au prix d'achat.
00:24:39Et le gouvernement qui veut donc vérifier qu'il y a bien une baisse de l'ordre de 12 à
00:24:4418 centimes le litre pour le consommateur.
00:24:47Le gouvernement qui veut vérifier très concrètement que les distributeurs ne font pas de marge dessus.
00:24:51Alors on le sait, depuis ce week-end, il y a les plus gros distributeurs comme Total Energy, Coopérative U
00:24:57ou encore Leclerc qui ont annoncé que cette baisse était bien effective.
00:25:01Mais là où il y a un sujet de tension, c'est pour les stations-services indépendantes qui sont le
00:25:06plus souvent situées en zone rurale.
00:25:08Il y a leurs représentants, Mobiliance, qui étaient présents à cette réunion.
00:25:13Mobiliance qui dénonce le fait que ces stocks n'ont pas été distribués de manière équivalente partout.
00:25:18Mobiliance qui affirme que donc les stations indépendantes ont été lésées au profit des plus grosses enseignes.
00:25:25C'est un point que Roland Lescure, le ministre de l'Économie, devrait aborder d'ici quelques minutes pour la
00:25:30conférence de presse.
00:25:31Il va donc faire un bilan de cette réunion.
00:25:32– Oui, on l'entendra effectivement, le ministre Edwige Chevrillon.
00:25:36Ce n'est pas la première fois qu'on assiste à ce genre de scène pour afficher un peu la
00:25:39pression qu'on met sur les épaules des distributeurs.
00:25:43Mais est-ce que ce n'est pas aussi un affichage de l'impuissance au fond du gouvernement sur des
00:25:46solutions de long terme ?
00:25:47– J'ai envie de dire que c'est un peu les deux. Il faut quand même voir que l
00:25:50'essence est un prix d'appel énorme pour la grande distribution.
00:25:53C'est pour ça que Leclerc est le deuxième distributeur derrière Total.
00:25:56C'est très important aussi pour Intermarché.
00:25:58Hier, sur ce même plateau, il y avait le patron Thierry Gauthier, le patron d'Intermarché,
00:26:03qui disait qu'il espérait même aller un petit peu plus loin.
00:26:06Parce qu'il faut voir que ces stocks stratégiques qui ont été débloqués par le gouvernement,
00:26:10ça va arriver doucement, c'est sûr, mais ça va arriver.
00:26:14Dans un premier temps, si vous voulez, le gouvernement a dit que ça va les faire baisser entre 10 à
00:26:1812 centimes.
00:26:18Visiblement, on va plutôt faire les 18 centimes vers les 20 centimes de baisse.
00:26:22Mais en tous les cas, c'est ce que disait encore une fois Thierry Cotillard, ça c'est dans la
00:26:25grande distribution.
00:26:26Il est vrai que pour les petites stations, les indépendants, la difficulté est bien plus importante.
00:26:32On a vu qu'ils sont, et du reste, le président de Mobiliens n'arrête pas de le dire,
00:26:36c'est que c'est très dangereux pour ces indépendants qui, eux, ont du mal à...
00:26:41Il n'y a plus personne dans leur station d'essence.
00:26:43Donc, c'est un peu ça tout le problème.
00:26:45Et donc, là, on va avoir les stocks stratégiques, ils vont arriver.
00:26:50C'est sûr, ça va faire baisser.
00:26:52Mais en même temps, pour eux, ils ont un problème presque technique.
00:26:55Il faut d'abord qu'ils vident leurs stocks qu'ils ont, qu'ils ont achetés très cher,
00:27:00pour recevoir ensuite ces fameux stocks stratégiques.
00:27:03Et c'est là où ça va prendre plus de temps pour les indépendants.
00:27:06Or, eux, ils n'ont pas de temps.
00:27:08C'est une question de survie pour eux.
00:27:10C'est vrai, Mico Blujon-Mérette, que les indépendants ne peuvent pas s'aligner, évidemment.
00:27:15Alors qu'en revanche, pour les gros, on voit qu'il y a un petit peu une concurrence qui est
00:27:18en train de s'installer.
00:27:19Hier, le patron de Total a dit que si Leclerc baisse son diesel à 2,15,
00:27:22nous, on va baisser à 2,14 pour rester les moins chers.
00:27:24Bien sûr, et c'est ce qu'on évoquait quand on parlait il y a quelques mois de la question
00:27:29du blocage des prix, par exemple.
00:27:30C'est-à-dire que vous avez forcément un effet de masse qui favorise évidemment les plus gros.
00:27:34Et comme le disait très bien Elige à l'instant, l'enjeu, c'est que si les gens ne vont
00:27:38plus dans les stations des indépendants
00:27:39parce que c'est trop cher, ils ne peuvent pas vider leurs propres stocks.
00:27:42Donc vous avez ici un effet que le gouvernement essaie de corriger avec des prêts limités à 5 000 euros,
00:27:47des petits prêts pour ces petits indépendants, pour qu'ils puissent tenir.
00:27:50Mais de fait, ce qu'il faut bien avoir en tête ici, c'est qu'il y a un enjeu
00:27:53de distribution d'abord
00:27:55de ces stocks stratégiques pour tout le monde.
00:27:57C'est ce que Mobiliance effectivement met sur la table.
00:27:59Mais aussi à l'échelon national, il faut bien se rendre compte que la baisse à ce stade,
00:28:03elle n'est pas si évidente, en tout cas pas autant marquée que ce qui a été évoqué.
00:28:06Je prends un chiffre concret.
00:28:08Le 30 octobre, donc avant la libération des stocks, on était en moyenne nationale à 2,36 euros le litre
00:28:13de gasoil en moyenne nationale.
00:28:15Là, le 2 novembre hier, on était à 2,28.
00:28:17Mais c'est donc un mécanisme qui est en train de se mettre en place.
00:28:21Et c'est un mécanisme avec un horizon de temps sur 3 mois.
00:28:23Donc il faut aussi que ces stocks stratégiques tiennent jusqu'au 31 janvier.
00:28:26Alors, c'est un horizon quand même à relativement court terme.
00:28:30Vous avez raison, c'est-à-dire que c'est 3 mois.
00:28:32Après, la question, c'est qu'est-ce qui va se passer ensuite ?
00:28:34Qu'est-ce qui va se passer en janvier, en février ?
00:28:37Là, est-ce qu'on pourra baisser encore les stocks stratégiques ?
00:28:40Ça va dépendre.
00:28:41Ça va dépendre de la géopolitique.
00:28:42Comme vous savez, aujourd'hui, le cours du pétrole, il est indexé à la parole de Donald Trump.
00:28:47Dès qu'il parle, ça baisse ou ça vente.
00:28:49C'est simple.
00:28:50Dès qu'il parle ou qu'il agit, puisqu'il y a eu des bombardements cette nuit, Clémence Duboux va
00:28:54nous le dire.
00:28:54Bien sûr.
00:28:55Et pour se rendre compte ici du volume dont on se parle, la consommation française de gazole sur 3 mois,
00:28:59c'est 54 millions de barils.
00:29:02Là, pour le coup, on n'a que 10 millions de barils, donc environ 18% qui ont été libérés.
00:29:06Effectivement, on va avoir des besoins au cours de l'hiver parce qu'on a d'autres énergies qui montent.
00:29:10Un mot sur l'affichage politique, Guillaume Daré, auquel on va assister dans quelques instants, puisqu'il y aura Roland
00:29:14Lescure et Serge Papin.
00:29:17Expliquez-nous la distribution des rôles.
00:29:18Parce qu'évidemment, Serge Papin, c'est l'ancien patron de Système U.
00:29:22Absolument.
00:29:23Il a un langage qui est plus direct vis-à-vis des distributeurs et des clients.
00:29:28Il a un langage qui est plus direct, connaissance directe, effectivement, de ses distributeurs.
00:29:29Roland Lescure, lui, est davantage dans un rôle qu'on pourrait qualifier de macroéconomique, finalement, un peu, comme la répartition
00:29:36des rôles entre Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu.
00:29:39Roland Lescure, vous le savez, la semaine dernière, qui avait été quand même marqué par sa petite gaffe quand il
00:29:44a évoqué à l'Assemblée le fait que ça ne l'empêchait pas de dormir.
00:29:46Le prix des carburants, ça a été souligné.
00:29:48Mais effectivement, il y a une répartition entre Roland Lescure qui est parti pour expliquer les grands enjeux, la logique
00:29:53de mobilisation, comment ça se passe au plan international.
00:29:55Et Serge Papin qui connaît parfaitement la logique des distributeurs et c'est pour ça qu'il est très actif
00:30:00sur ce point-là.
00:30:00Oui, il connaît toutes les ficelles.
00:30:02Bien sûr, bien sûr.
00:30:02C'est sûr, parce que lui, il a pratiqué ça pendant longtemps.
00:30:04Il était de l'autre côté.
00:30:05Donc, il est de l'autre côté.
00:30:06Et en plus, il a une parole quand même qui porte parce qu'il a vraiment un côté très terrain,
00:30:10très proche des PME, des artisans, des TPE.
00:30:13Parce que c'est là aussi où il y a un énorme problème pour ces entreprises.
00:30:17On va entendre aussi, si Roland Lescure se projette ou bien reste dans l'immédiateté.
00:30:21Parce que nous, on va prendre un petit peu de recul.
00:30:23Et on va voir que, pour les Français, cette hausse du carburant et des énergies en général,
00:30:29elle fait très mal au porte-monnaie dans des proportions que des chiffres sont en train d'objectiver, de révéler.
00:30:36Et c'est assez spectaculaire.
00:30:37Ces chiffres, c'est Julien Migomuller qui va nous les donner.
00:30:41Alors, c'est le baromètre annuel du médiateur national de l'énergie.
00:30:45On vous retrouvera tout à l'heure, Julien, parce que les ministres s'expriment.
00:30:48Avec l'ensemble des metteurs en marché, comme on dit, distributeurs, raffineurs et majors,
00:30:53sur la mise en œuvre d'un dispositif absolument inédit, unique au monde,
00:30:57que la France a décidé de mettre en place afin de libérer des stocks stratégiques de diesel.
00:31:02C'est évidemment la qualité de carburant aujourd'hui qui est la plus sous tension dans le monde,
00:31:09en en faisant bénéficier directement nos concitoyennes et nos concitoyens.
00:31:13Vous le savez, ce dispositif, il va s'étaler sur trois mois.
00:31:16Donc, on est dans une première semaine de mise en place.
00:31:19On a pour autant déjà des premiers résultats.
00:31:21Mon collègue Serge Papin y reviendra.
00:31:24Ce dispositif, il concerne l'ensemble des 10 mines, stations, services de France.
00:31:30France métropolitaine, Corse, Outre-mer, toutes les stations services sont concernées.
00:31:34Évidemment, il y a un sujet pour les petits distributeurs indépendants,
00:31:37dont les cuves sont pleines, qui vont sans doute mettre un peu plus de temps avant de répercuter ces baisses.
00:31:42On a mis en place un dispositif particulier à leur destination de prêt à T0,
00:31:47qui leur permet de gérer leur trésorerie s'ils souhaitent pouvoir répercuter cette baisse en amont.
00:31:53On a aujourd'hui un retour positif de l'ensemble des metteurs en marché.
00:31:57Ce dispositif s'est mis en place avec un travail exceptionnel de la part des administrations,
00:32:02de la part de la sagesse qui détenait ces stocks stratégiques.
00:32:06Je rappelle que ces stocks stratégiques, on a décidé de les mettre à disposition de nos concitoyens au prix historique,
00:32:11et donc sur des prix évidemment de gros nettement inférieurs à ceux qui prévalent aujourd'hui.
00:32:16Ça concerne à peu près 15% de la consommation d'ensemble.
00:32:19Évidemment, les 85% restants vont évoluer au gré des incertitudes,
00:32:25notamment dans le Golfe, mais aussi en Ukraine.
00:32:27On va suivre ça de très près.
00:32:28On a prévu de faire un point complet en fin de semaine,
00:32:31et on sera évidemment extrêmement transparent sur l'ensemble des chiffres
00:32:34qui permettent de décrire les résultats de ce dispositif.
00:32:38On fera un point complet avec l'ensemble des metteurs en marché d'ici une quinzaine de jours.
00:32:41Et voilà, on a, je pense, un dispositif innovant qui bénéficie directement à nos concitoyennes et concitoyens,
00:32:48qui ne coûte pas un sou à l'État dans ces moments où évidemment le déficit budgétaire est une contrainte
00:32:53importante.
00:32:53C'est aussi un point à noter.
00:32:56Avec un retard à l'allumage, quand même, il n'y a que la moitié des Français, pour le moment,
00:32:59qui peuvent en bénéficier ?
00:33:01Non. Alors, on m'interroge sur un retard à l'allumage.
00:33:06Je pense qu'on évalue mal tout ce qu'on vient de faire en quelques jours.
00:33:12On a signé deux décrets importants.
00:33:14On a mis en place un dispositif logistique absolument exceptionnel.
00:33:19Et Serge va y revenir.
00:33:21Après 24 heures, on a déjà plus de la moitié des stations qui ont baissé leur prix.
00:33:26Donc non, ça se met en place sur quelques jours.
00:33:28C'est normal.
00:33:29Je comprends aussi l'impatience des Français et des Français face à une crise qui dure.
00:33:33Mais ça va se mettre en place sur trois mois.
00:33:35Ce n'est pas une semaine de solde.
00:33:36C'est trois mois de baisse durable du prix d'essence qui se retrouve à la pompe
00:33:40et qui va se retrouver dans les trois mois qui viennent.
00:33:42Serge.
00:33:42OK.
00:33:43Bien.
00:33:43Écoutez, la libération des stocks stratégiques, ça ne libère pas le détroit d'Hormuz,
00:33:48mais ça fait du bien au portefeuille.
00:33:49Et alors, à date, où est-ce que nous en sommes ?
00:33:53Il y a 6 000 stations, donc sur les 10 000, qui ont baissé leur prix, dont 4 000 stations
00:34:02ont baissé de plus de 15 centimes.
00:34:05Et évidemment, ça va continuer dans les jours qui viennent, puisque petit à petit,
00:34:10ce sont bien les 10 000 stations qui vont baisser leur prix.
00:34:14Moi, je tiens à saluer aussi le travail qui a été fait, parce que c'est un vrai défi.
00:34:18On ne s'en rend pas compte.
00:34:19C'est un défi logistique.
00:34:20C'est inédit.
00:34:21C'est la première fois que les stocks stratégiques servent à faire baisser les prix.
00:34:26D'habitude, c'était pour régler des problèmes de pénurie.
00:34:28Donc, il a fallu régler des problèmes de logistique, des problèmes juridiques, des problèmes techniques.
00:34:32On avait parlé du 1er novembre, contrat rempli, parce qu'au 1er novembre, ça y est, la baisse a commencé,
00:34:40et d'une manière significative.
00:34:42Ça concerne aussi le fioul domestique, à le dire, puisqu'on est en période où il fait froid désormais.
00:34:50Et puis, le GNR, bien sûr, le gasoil non routier pour les pêcheurs aussi, bien sûr.
00:34:57C'est gasoil routier et non routier.
00:35:00Et évidemment, nous, on va s'attacher maintenant avec la DGCCRF.
00:35:05C'est aussi une des questions qu'on a abordées ce matin lors de cette réunion.
00:35:08Au contrôle, pour que la mise en place des stocks stratégiques qui ont en effet été achetés au prix historique,
00:35:16serve bien et soit bien répercutée aux consommateurs.
00:35:19Et actuellement, ce que je peux dire aussi, c'est que tout le monde joue le jeu.
00:35:23Et Total, justement, ne joue pas le jeu.
00:35:25Ils ont annoncé qu'ils n'allaient pas réduire entre 12 et 18 centimes, parce qu'ils font déjà des
00:35:30ristournes.
00:35:31Comment est-ce que vous en avez discuté, là, tout à l'heure ?
00:35:33Non, mais écoutez, on ne va pas rentrer dans le détail des politiques commerciales des uns et des autres.
00:35:38Mais ces politiques commerciales, elles sont toujours en place.
00:35:41Moi, je sais que Total a été plutôt une exception ces derniers mois,
00:35:44puisqu'ils ont pu mettre en place un plafonnement qui était jusqu'à il y a quelques jours à 2
00:35:49,25.
00:35:50Ils passent à 2,15.
00:35:51Aujourd'hui, ce qu'on peut vous dire, c'est que les 10 000 stations-service sont concernées.
00:35:55Il n'y a plus d'exception totale en France.
00:35:58Et cette baisse des prix, elle va être générale et elle va bénéficier à tous nos concitoyens.
00:36:02Quand vous parlez de 6 000 stations sur les 10 000 stations,
00:36:06c'est 6 000 stations entre 12 et 18 centimes ?
00:36:09Ou est-ce que c'est 6 000 stations avec une baisse de même 2 centimes ?
00:36:12Non, alors, il y a une baisse qui a été entamée par ces 6 000 stations,
00:36:18qui est de l'ordre de 12 centimes à peu près en moyenne.
00:36:25Et 4 000, donc comme je disais tout à l'heure, elles sont au-delà des 15 centimes.
00:36:31Il faut bien comprendre que le défi logistique, c'est quoi ?
00:36:34C'est-à-dire qu'au fur et à mesure qu'on livre du diesel à prix coûtant,
00:36:38la part du diesel en question dans la cuve va être de plus en plus importante.
00:36:42Donc ceux qui sont à 15% tout de suite peuvent faire la baisse directement.
00:36:46Les stations qui tournent moins vite, évidemment, vont le faire plus progressivement.
00:36:50C'est pour ça que nous, on s'engage à vous faire un point régulier,
00:36:53tous les jours, dans les premiers jours et ensuite une fois par semaine,
00:36:56pour s'assurer qu'effectivement, les Françaises et les Français bénéficient de ce diesel à prix coûtant.
00:37:02Et à quelle échéance pour les stations dans les zones rurales ?
00:37:05Alors, d'abord, chaque station le fait en fonction de ses contraintes.
00:37:09Mais on a échangé aujourd'hui avec l'ensemble des metteurs en marché.
00:37:12Parce que ces stations rurales, évidemment, elles n'achètent pas directement auprès de la sagesse.
00:37:16Elles achètent auprès des metteurs en marché.
00:37:18Donc certaines ont pu commencer à le faire.
00:37:20D'autres, c'est une question de 2-3 jours.
00:37:22On leur offre un outil de trésorerie qui leur permet, j'allais dire, d'avancer l'appel si elles le
00:37:28souhaitent.
00:37:28Ensuite, chaque station est indépendante et elle le fait en fonction à la fois de sa trésorerie.
00:37:33Certaines font face à des difficultés, on est conscient, mais aussi de sa stratégie commerciale.
00:37:37Il y a un prêt qui est à taux zéro, qui est mis en place par la BPI.
00:37:43Et on a convenu d'ailleurs qu'on allait organiser une réunion entre les services de la BPI et les
00:37:49représentants des stations indépendantes
00:37:51pour qu'ils soient rassurés sur le mécanisme de manière à préempter l'aide qu'il leur est proposée sur
00:37:58ce prêt à taux zéro.
00:37:59Oui, monsieur.
00:38:00Oui, je poursuis la question de mon frère.
00:38:01Il y a certaines stations indépendantes qui nous disent que ça n'arrivera qu'après 2 semaines,
00:38:06le temps d'avoir les émetteurs qui s'occupent de leur partie cette semaine,
00:38:12puis derrière les stations de services indépendantes.
00:38:14Est-ce que vous êtes prêt à aller sur ces aides à la trésorerie pendant ce temps ?
00:38:20Bien sûr, ces aides à la trésorerie, ce n'est pas une aide à 24 ou 48 heures.
00:38:25Ça permet, je dirais, de mettre de l'huile dans les rouages d'un début de mise en place qui
00:38:31est forcément progressif.
00:38:34Mais aujourd'hui, ce que je peux vous dire, c'est que la sagesse a fait 100% de son
00:38:37boulot.
00:38:38Et donc on a aujourd'hui des contrats qui sont prêts et qui sont pour la plupart signés avec les
00:38:43émetteurs en marché.
00:38:45Ensuite, la logistique suit son cours.
00:38:47Et vous comprenez bien que ça prenne quelques jours.
00:38:50J'entends bien l'impatience des uns et des autres.
00:38:52La vôtre, derrière la vôtre, celle de nos concitoyens.
00:38:55Mais il faut bien comprendre que ce qu'on fait est absolument historique.
00:38:59On n'a jamais fait ça, ni en France, ni ailleurs dans le monde.
00:39:02Que ça prenne quelques jours pour se mettre en place, je pense qu'on peut tous le comprendre.
00:39:05Vous dites que vous allez bien surveiller que les distributeurs jouent plus, etc.
00:39:08Est-ce qu'il y a des mesures qui seront prises ?
00:39:10Des cent euros qui seront prises si j'arrive ?
00:39:13Oui, alors on ne cherche pas la cent.
00:39:14Pour l'instant, on cherche plus la collaboration.
00:39:17Mais il y a déjà des surveillances qui sont faites.
00:39:21On publie les marges et les prix sur le site de la DGCCRF chaque semaine.
00:39:28Donc on va continuer à le faire.
00:39:29Et pour s'assurer que tout le monde joue bien le jeu.
00:39:32Merci.
00:39:32Merci à tous et à toutes.
00:39:33Bonne journée.
00:39:34Bonne journée.
00:39:38Voilà donc pour cet exercice d'explication, de pédagogie avec Guillaume Darès et de volonté de montrer que le gouvernement
00:39:45agit.
00:39:46Voilà, c'est ça le message de ce qu'on vient d'entendre.
00:39:48Oui, absolument.
00:39:49Il y a une volonté très claire de la part, vous avez vu, du ministre Lescure, de faire en sorte
00:39:54que les Français puissent se rendre compte de cette évolution.
00:39:58Rendre compte, ça veut dire quoi ?
00:39:59Faire un point, dit-il.
00:40:00Tous les jours au début.
00:40:02Puis ensuite, une fois par semaine, c'est la logique de la transparence, ça coûte au rien.
00:40:06Ça, c'est déjà un bon point pour les finances publiques parce que ça, c'est quand même une problématique
00:40:09en ce moment.
00:40:10Depuis le début de la crise, c'est ce qui avait été avancé.
00:40:12Tirer l'oreille aux distributeurs et justement regarder la logique de la transparence s'ils appliquent les baisses justement de
00:40:17coûts.
00:40:18Et c'est ce qui est avancé, on l'a vu, avec Serge Papin qui est effectivement un peu plus
00:40:21dans les choses un peu plus concrètes.
00:40:22Avec Edwige, cette insistance des ministres sur la dimension inédite, l'exploit logistique, dans le timing de ces élus.
00:40:30Juridique, technique, logistique, on a eu droit à des explications.
00:40:35Juste un point, la sagesse, on peut expliquer peut-être à nos téléspectateurs ce que c'est, c'est la
00:40:38société qui gère justement ces stocks stratégiques.
00:40:41Donc évidemment, c'est elle qui doit distribuer l'ensemble de ces stocks stratégiques.
00:40:46Et c'est peut-être la difficulté pour les indépendants de faire appel à la sagesse parce que normalement, ils
00:40:50ne font pas appel à la sagesse.
00:40:53Juste un point, c'est aussi une manière de dire, vous voyez, on peut agir, on peut faire des choses.
00:40:57On n'a pas besoin de baisser la TVA comme le proposait notamment le Rassemblement national.
00:41:00On n'a pas besoin, on peut agir sans toucher aux finances de l'État dans un premier temps parce
00:41:06qu'on va quand même dire que c'est une solution à relativement court terme puisque c'est pour trois
00:41:09mois.
00:41:09Et c'est concret avec des chiffres qui sont donnés, 12 centimes en moyenne et plus de 15 centimes pour
00:41:17pratiquement la moitié des stations.
00:41:18Nico Bujonier.
00:41:19Oui, et ce qu'il faut dire ici, c'est que le ministre disait que c'était une première mondiale,
00:41:23qu'on n'avait jamais fait ça ailleurs.
00:41:24En fait, ça a déjà été fait aux États-Unis sous Biden en 2022 et en 2024 de libérer des
00:41:28stocks stratégiques pour faire baisser le prix du baril.
00:41:30En tout cas, le prix à la pompe, pardon.
00:41:32Mais ce qui est vraiment nouveau là dans cette innovation française, cette première mondiale, c'est le fait que ces
00:41:37stocks stratégiques sont répercutés à leur coût historique aux distributeurs
00:41:42et pas à un coût qui va être bonniché.
00:41:44Donc, ils ont été achetés ?
00:41:4628 centimes.
00:41:47Oui, avant la guerre en Ukraine, avant justement tous les chocs géopolitiques.
00:41:52Et pour donner un exemple ici, s'il fallait racheter aujourd'hui les mêmes barils, on serait plutôt à 1
00:41:57,10 euro le litre.
00:41:57Vous voyez la différence ?
00:41:58Versus 28 centimes.
00:41:59Versus 28 centimes au moment historique d'achat.
00:42:01Et c'est là où ça peut coûter cher à l'État si jamais ça ne baisse pas, lorsqu'il
00:42:05faudra reconstituer ces stocks stratégiques.
00:42:07Et l'autre élément d'innovation, c'est le fait qu'il y ait un mécanisme qui soit mis en
00:42:10place pour obliger les distributeurs à répercuter cette baisse intégralement jusqu'aux consommateurs.
00:42:15Alors ça, c'est une vraie innovation.
00:42:16Il y a des chances que ça ne baisse pas parce que Serge Papin a commencé son propos en disant
00:42:21avec cette petite formule, cette petite punchline,
00:42:23la libération des stocks stratégiques, ça n'est pas la libération du 3 d'Hormouz.
00:42:26Et c'est vrai, Clémence Dibout, vous êtes avec nous aussi pour surveiller cette situation internationale qui est majeure dans
00:42:31cette crise,
00:42:32que les choses ne se sont pas détendues ces dernières heures, c'est le mot qu'on puisse dire.
00:42:35Et pourtant, GD Vance expliquait encore aux journalistes hier qu'il y avait des progrès dans les discussions parce qu
00:42:40'il y a des négociations en cours,
00:42:42notamment avec des négociateurs qataris qui sont en ce moment à Téhéran
00:42:45pour essayer d'avoir un plan pour ouvrir le détroit d'Hormouz.
00:42:49Ce que l'on sait sur cette frappe de l'île de Keshe, très stratégique dans le détroit d'Hormouz,
00:42:54c'est l'agence iranienne IRNA qui parle de cinq explosions cette nuit.
00:42:58Le Wall Street Journal lui aussi parle d'explosions qui, selon leurs sources au sein de l'armée,
00:43:04aurait permis d'empêcher de s'attaquer aux navires commerciaux, notamment américains.
00:43:11Fox News croit savoir que c'est d'abord parce que l'Iran aurait ouvert le feu sur un avion
00:43:15américain.
00:43:16En tout cas, on sent de part et d'autre dans les médias américains de sources qui parlent en off,
00:43:21comme on dit, de vouloir un peu abaisser la tension.
00:43:23C'est-à-dire qu'il y a eu une réplique à une attaque.
00:43:26Et basta.
00:43:26Et basta parce qu'il y a encore des négociations en cours.
00:43:29Mais le chef d'état-major de l'armée iranienne fait savoir qu'ils répondront sans limite géographique.
00:43:35Et forcément, ça, les pays du Golfe, ça les inquiète.
00:43:38Ils sont en alerte maximale.
00:43:39Et forcément, ça, ce n'est pas bon pour les prix de l'essence à notre pompe aussi.
00:43:42C'est vrai qu'on surveille les choses comme ça au jour le jour, heure par heure.
00:43:46Mais on essaie aussi de prendre un petit peu de distance et un petit peu de recul.
00:43:48Je vous le disais parce que les prix de l'énergie, ce n'est pas d'hier qu'ils ont
00:43:51commencé à augmenter comme ça.
00:43:52On va aller un petit peu plus en arrière avec Julien Migomuller qui nous montre ces chiffres
00:43:57qui sont donc recensés par le baromètre annuel du médiateur national de l'énergie.
00:44:02Ce sont des chiffres qui sont édifiants sur le pouvoir d'achat des Français.
00:44:04Exactement.
00:44:05Pour bien comprendre, on va regarder les différentes hausses du gaz et de l'électricité ces dernières années.
00:44:10Mais regardez, le tarif réglementé de l'électricité a bondi de 43% entre 2002 et 2024
00:44:16et la baisse de 15% en février 2025 n'a pas permis de tout absorber.
00:44:20Et puis le gaz, ce qu'on appelle le prix repère maintenant, plus 74% entre 2022 et aujourd'hui.
00:44:28Ça, c'est pour un foyer consommant 12 000 kWh par an.
00:44:31Et ça a des conséquences évidemment sur les ménages.
00:44:34Regardez, selon le baromètre annuel du médiateur, 86% des foyers estiment
00:44:39que leurs dépenses en énergie pèsent très lourd dans leur budget.
00:44:43C'est un niveau record depuis le lancement du baromètre en 2007.
00:44:48Les autres données qui nous ont intéressés ce matin, on va les découvrir ensemble.
00:44:52Regardez, les factures d'énergie ont des conséquences sur les ménages.
00:44:56Je vous le disais, 34% d'entre eux ont rencontré des difficultés pour payer leurs factures.
00:45:02L'année dernière, ils étaient 18% en 2020 et 72% d'entre eux, ce chiffre est lunaire,
00:45:09ont limité le chauffage de leurs logements contre 53% en 2020.
00:45:14Si on va d'ailleurs un tout petit peu plus loin pour terminer,
00:45:17on constate que les moins de 35 ans sont à 55% à avoir des difficultés pour régler la facture
00:45:23à la fin du mois
00:45:24et encore pire, 77% des commerçants.
00:45:26Ils sont intéressants ces chiffres, Edwige, parce qu'ils montrent que quand on s'écarte un petit peu du prix
00:45:30à la pompe,
00:45:31les difficultés sont bien plus générales.
00:45:33Oui absolument, elles sont sur toutes les énergies, c'est-à-dire que ce soit sur le pétrole,
00:45:36ce soit sur le pétrole avec tout le diesel, le gazole, etc.
00:45:39Et puis vous avez le prix du gaz qui a tapé, comme on dit dans le jargon, les 100.
00:45:45Donc ça c'est un point très important.
00:45:48Là on a un énorme problème, surtout que l'Union Européenne a décidé d'arrêter le genel provenant de Russie.
00:45:55Donc là il va falloir s'attendre vraiment à une hausse très importante.
00:45:59Sur le prix de l'électricité, juste un point par rapport à ce qui vient d'être dit,
00:46:03c'est que la hausse de 43% entre 2020 et 2022, c'était le choc ukrainien
00:46:08qui est arrivé au moment où le parc nucléaire français n'était pas du tout à plein régime.
00:46:14Au contraire, ce qui est le cas quasiment maintenant, même s'il y a eu des problèmes cet été,
00:46:18vous savez que lorsque l'eau est trop chaude, on est obligé de fermer des centrales nucléaires
00:46:21parce qu'à ce moment-là, elle ne peut pas se refroidir.
00:46:23Mais on peut dire quand même que là, on va se trouver confronté à une hausse des prix d'électricité,
00:46:28plus de 3 à 4%, même si justement Sébastien Lecornu, le Premier ministre, s'est engagé.
00:46:34Est-ce qu'il n'y a pas de hausse de l'électricité ?
00:46:36Tout le monde attend de savoir comment est-ce qu'il va faire parce qu'il n'y a pas
00:46:38vraiment de baguette magique.
00:46:40La hausse du prix du gaz, c'est vrai que c'est l'un des sujets majeurs,
00:46:42Mico, pour les semaines et les mois qui viennent, souligné d'ailleurs hier par le patron de Total.
00:46:45Oui, et une augmentation encore une fois pour le troisième mois consécutif,
00:46:48pour la sixième fois en 12 mois ici en France, donc des prix repères par la Creux.
00:46:52On parle de 6%, un peu plus de 6% pour le prix de base, le prix moyen repère.
00:46:57Mais par exemple pour le chauffage, on va être sur plus de 8,3% d'augmentation ici sur le
00:47:02mois de novembre.
00:47:03Et de fait, les enjeux autour du gaz naturel, comme Edwige vient de le dire,
00:47:06ne vont pas du tout s'améliorer dans les prochains mois.
00:47:08Cependant, il faut bien voir que la situation française est peut-être paradoxalement,
00:47:12et c'est une maigre consolation évidemment, un peu meilleure que celle de certains voisins européens.
00:47:17Là, au niveau des stockages européens de gaz naturel, au début de l'hiver, au 1er novembre 2026,
00:47:23on a en France 86% des stocks stratégiques pour l'hiver qui sont remplis déjà.
00:47:28En Allemagne par exemple, on n'est qu'à 61%, aux Pays-Bas 65%.
00:47:32En Italie, 91%, il y en a qui font un peu mieux que nous.
00:47:34Mais vous voyez ici, ce qu'on est en train de dire, c'est qu'il n'y aura pas
00:47:37de pénurie d'approvisionnement en France de gaz naturel pour cet hiver.
00:47:39Ça, il n'y a pas de souci là-dessus.
00:47:41En revanche, on aura bien sûr des prix chers, de plus en plus chers.
00:47:45Ça paraît inévitable par rapport à des questions géopolitiques et par rapport à des questions conjoncturelles.
00:47:49Oui, la question géopolitique, elle est essentielle.
00:47:51Parce que vous avez vu que dans le deal, enfin l'espèce de deal qu'essaie de mettre en place
00:47:55Donald Trump avec Vladimir Poutine,
00:47:57notamment l'essai de négocier une paix,
00:48:01il voudrait contraindre les Européens à continuer à avoir justement,
00:48:05à s'approvisionner de GNL de gaz en provenance de la Russie.
00:48:09Donc il est en train de faire un bras de fer là-dessus.
00:48:11C'est intéressant de voir quelle va être la réponse de l'Union Européenne.
00:48:13Pour l'instant, je parle sous votre contrôle bien sûr,
00:48:16elle maintient sa position qu'au 1er janvier, il n'y aura plus d'importation de gaz russe.
00:48:21On peut rappeler à cet effet que l'AFD, l'extrême droite allemande qui a gagné une région,
00:48:26elle, elle est pour la réouverture de l'importation du gaz russe en Europe.
00:48:29Et c'est une force qui pèse très lourd désormais en Allemagne.
00:48:31La question géopolitique qui est évidemment majeure pour expliquer les difficultés de pouvoir d'achat aujourd'hui.
00:48:38Pouvoir d'achat qui est au cœur des revendications sociales qui vont rythmer toute cette semaine
00:48:45avec la grande manifestation de jeudi, mais les mobilisations qui se poursuivent chaque jour
00:48:50avec notamment aujourd'hui les universités, des étudiants, des lycéens qui sont mobilisés
00:48:55et des manifestations qui ont commencé à s'ébranler depuis ce matin.
00:49:00Ça a commencé à 10h à Lyon, ça a continué à 10h30 à Marseille.
00:49:03À Paris, ce sera cet après-midi à partir de 14h, le long d'un parcours dont on ne connaît
00:49:08toujours pas le tracé,
00:49:11mais on devrait le connaître dans les minutes qui viennent,
00:49:14ce qui est évidemment très très important pour organiser la sécurité
00:49:16puisque du côté de Marseille, en revanche, le cortège s'était lancé.
00:49:20On va retrouver notre équipe sur place pour savoir comment ça se passe après quelques minutes.
00:49:28Eh bien écoutez, après les blocus, plusieurs lycéens se sont rejoints ici au Réformé à 10h30
00:49:32et on est actuellement avec Luc Bensa.
00:49:35Bonjour, vous êtes représentant du syndicat Mouvement National Lycéen.
00:49:41Dites-nous là, donc vous êtes rejoints, comment ça se passe là ?
00:49:44Pourquoi vous êtes mobilisés encore aujourd'hui ?
00:49:46Donc nous, on continue de se mobiliser aujourd'hui, mardi 3 novembre,
00:49:53pour continuer à faire porter les revendications des lycéens.
00:49:57C'est des rendez-vous qui sont nationaux, partout en France.
00:50:00On se mobilise pour continuer de faire porter ces revendications.
00:50:03On les fera aussi porter jeudi dans le cadre de la gravataire professionnelle,
00:50:06mais on portera aussi les revendications des travailleurs.
00:50:09Donc aujourd'hui, c'est clairement notre journée de mobilisation pour nous, les lycéens,
00:50:12pour continuer de mettre la pression sur le gouvernement et avoir des réponses satisfaisantes
00:50:18parce qu'aujourd'hui, les réponses qu'on a eues, elles sont largement insuffisantes.
00:50:21Et donc nous, on va continuer cette lutte-là pour avoir des réponses,
00:50:24notamment sur Parcoursup et sur les moyens où on n'a pas été suffisamment écoutés.
00:50:28Il y a certains lycéens qui nous disent que oui, on va continuer, mais de manière plus ponctuelle.
00:50:32Qu'est-ce que vous avez à dire là-dessus ?
00:50:34Alors clairement, on n'arrivera pas à retrouver l'intensité qu'on avait avant les vacances, je pense.
00:50:37Mais aujourd'hui, je vois qu'il y a quand même toujours un gros engouement dans cette mobilisation.
00:50:41Et on va continuer de se mobiliser, alors peut-être plus ponctuellement,
00:50:44mais très certainement, on continuera d'être dans la rue, on continuera d'être dans les lycées, sur les blocus.
00:50:50On va rejoindre les travailleurs jeudi.
00:50:52Et bien entendu, sur ces rendez-vous du samedi aussi, où on va être là toutes les semaines
00:50:57jusqu'à avoir obtenu des réponses sur toutes nos revendications,
00:51:00que ce soit sur les étudiants, sur les lycéens, sur la vie chère.
00:51:03Il faut que le gouvernement réponde.
00:51:05Aujourd'hui, la colère, elle est profonde dans notre pays et c'est une nécessité.
00:51:09Donc voilà, on appelle aussi tous les gens qui nous regardent à rejoindre la grève de jeudi
00:51:13et à nous rejoindre les samedis dans la rue.
00:51:16Merci beaucoup Luc, on va vous laisser rejoindre le cortège.
00:51:18Donc le cortège qui commence à s'élancer tout doucement
00:51:20et qui se passe relativement dans le calme pour le moment.
00:51:23Oui, calme à Marseille et également à Lyon.
00:51:27On le voit, ça se passe relativement bien dans ce défi.
00:51:30Avec Emmanuel Lechypre, évidemment, une seule perspective que tout le monde tête manifestement,
00:51:34c'est ce fameux rendez-vous de jeudi sur lequel une pression très importante est en train de monter.
00:51:40On s'attend à une mobilisation forte.
00:51:41Oui, il y aura une mobilisation forte parce qu'il y a plusieurs métiers, il y a plusieurs syndicats,
00:51:45il y a plusieurs, alors peut-être pas convergence de luttes mais simultanéité,
00:51:50en même temps au moins de luttes et de manifestations.
00:51:54Donc oui, ça va être une journée de grève importante comme on en a déjà connu plusieurs au cours des
00:51:58dernières années.
00:51:59Est-ce que pour autant, ça fait un mouvement social durable ?
00:52:03La réalité, c'est que ce qu'on sent plus tôt dans le pays aujourd'hui, c'est moins de
00:52:07la colère que de l'abattement.
00:52:11Et c'est ça qui est presque plus inquiétant.
00:52:12C'est-à-dire qu'on a l'impression d'un pays qui n'est pas sur le point de
00:52:15se révolter,
00:52:16mais qui est un pays qui est en dépression.
00:52:18Parce que vous avez quand même tout un tas de problématiques qui viennent converger pour attaquer le pouvoir d'achat.
00:52:28Parce qu'on parle de l'essence, mais il faudrait aussi parler du gaz.
00:52:31Il faudrait aussi parler de ce qui nous attend quand même un peu sur les produits alimentaires
00:52:35suite à l'été catastrophique qu'on a connu en termes de récolte.
00:52:39Et tout ça se retrouvera aussi dans les rayons des magasins, etc.
00:52:43Donc on va avoir un automne très dur sur le plan du pouvoir d'achat, avec une récession.
00:52:49Parce qu'il faut dire les choses comme elles sont.
00:52:50C'est-à-dire qu'on est dans un état de récession.
00:52:52Et là, quand on voit, déjà on a eu un troisième trimestre de contraction légère de l'activité.
00:52:59Et tous les indicateurs qu'on a sur le quatrième trimestre, qui a commencé au mois d'octobre,
00:53:03sont extrêmement préoccupants.
00:53:05Extrêmement préoccupants.
00:53:06Donc la France n'échappera pas à la récession si vous prenez la définition classique de trimestre de baisse.
00:53:12Mais concrètement, oui, on est dans une situation qui va être extrêmement compliquée,
00:53:16mais plus dépressive qu'explosive, si on en croit tous les indicateurs de perception sur le moral des ménages.
00:53:23Ce qu'il faut rappeler, c'est toujours un arbitrage entre la colère et la peur.
00:53:28Et en fait, les grandes éruptions sociales se passent toujours dans des moments où la conjoncture est plutôt favorable.
00:53:34Si vous prenez mai 68, si vous prenez 95, si vous prenez 2018,
00:53:37on est dans des périodes où l'activité repart, où l'activité est bonne,
00:53:40où le chômage diminue et où la colère peut s'exprimer.
00:53:45Dans les périodes de récession, etc., c'est jamais là qu'on a les explosions sociales importantes.
00:53:50De ce que vous nous dites, mais évidemment, on essaie un petit peu d'anticiper les choses.
00:53:54Jeudi ressemblerait plus à, peut-être par un baroud d'honneur,
00:53:58mais en tout cas à un moment fort avant une redescente,
00:54:01mais pas le début de quelque chose.
00:54:02Ce sera une journée comme on en a connu, par exemple, au moment des manifestations contre les retraites.
00:54:08Et il se peut qu'il y en ait plusieurs.
00:54:10Il se peut qu'il y en ait plusieurs comme ça.
00:54:12Aujourd'hui, c'est l'UNEF qui avait appelé une journée noire dans les facs.
00:54:16Alors il y a encore quelques blocages de lycées.
00:54:18On le verra sans doute tout à l'heure avec nos envoyés spéciaux.
00:54:20Mais enfin, Véronique Febvre, ça reste très marginal sur les lycées.
00:54:24En revanche, sur l'enseignement supérieur, quels sont les premiers retours ?
00:54:27Écoutez, pour l'instant, moi j'avais hier 15% des établissements d'enseignement supérieur qui étaient bloqués.
00:54:34Ça restait assez faible.
00:54:35Ce que nous expliquaient les étudiants tout à l'heure,
00:54:38c'est qu'on a aussi énormément d'établissements qui font des fermetures administratives.
00:54:42Donc on a des jeunes qui arrivent avec quelques poubelles.
00:54:45Bon, c'est fermé, ils repartent.
00:54:47En attendant, il y a aussi une culture dans l'enseignement supérieur.
00:54:52On a quand même énormément eu de mouvements ces dernières années, du distanciel.
00:54:56Donc une forme d'automatisation de ces cours à distance avec des professeurs qui sont habitués à ces cours-là,
00:55:06des étudiants aussi, enfin pas forcément pour les premières années.
00:55:11C'est différent au lycée.
00:55:12Au lycée, en revanche, on n'a pas cette acculturation aux cours à distanciel.
00:55:16Et puis souvent, ce n'est pas souhaitable, notamment pour les élèves les plus en difficulté.
00:55:21Et puis je rappelle, le bilan pour les lycées, on est à moins de 1,5% de lycées bloqués.
00:55:27Ça fait 48 lycées bloqués sur tout l'ensemble du territoire.
00:55:32Et on remarque quand même qu'il y a une concentration des mouvements quand même en Ile-de-France.
00:55:37Et notamment à Paris, on a recensé ce matin une trentaine de lycées perturbés sur 90.
00:55:43Donc les jeunes sont encore quand même sur les trottoirs.
00:55:47Et on va ouvrir le débat politique avec nos invités ici en plateau et avec Fabien Roussel qui est avec
00:55:52nous également pour le Parti communiste.
00:55:54Bien sûr, bonjour. Merci de nous répondre en direct ce matin.
00:55:58Est-ce que vous pensez-vous que ce mouvement social dont on voit qu'il est en train de monter
00:56:04avec une apogée prévue jeudi,
00:56:05il peut se poursuivre encore au-delà ?
00:56:11S'il va se poursuivre au-delà, ça je ne peux pas vous le dire aujourd'hui.
00:56:14En revanche, ce que je sais, c'est que ce mouvement social, il est directement indexé sur la colère qu
00:56:20'il y a dans notre pays,
00:56:21la colère de la jeunesse. Je ne vais pas revenir dessus.
00:56:24Les lycéens et les lycéennes qui revendiquent tout simplement des conditions d'études dignes,
00:56:29mais aussi indexés sur la colère des Français par rapport à la vie chère.
00:56:33La hausse des factures de gaz, d'électricité et de l'essence est aujourd'hui horriblement élevée
00:56:39et beaucoup de familles doivent choisir entre se nourrir ou payer ses factures,
00:56:45se déplacer ou rester à la maison parce que l'essence est hors de prix.
00:56:49Ça suscite beaucoup de frustration, de colère rentrée chez nos concitoyens.
00:56:54Je pense aussi à nos entreprises, PME, commerçants, l'industrie.
00:56:59Les prix de l'énergie pénalisent notre économie.
00:57:01C'est pour ça qu'on appelle à des mesures fortes et urgentes, sans attendre les élections présidentielles.
00:57:07C'est maintenant que la France a besoin qu'on prenne des mesures fortes
00:57:10et qu'elle les inscrive dans son budget, dans le cadre du projet de loi de finances.
00:57:14Mais comment faire puisque la discussion autour du budget, elle est pratiquement impossible ?
00:57:17Vous le voyez bien, c'est extrêmement compliqué en ce moment les arbitrages.
00:57:24Ben non, c'est pas compliqué, c'est le Parlement quand même.
00:57:27Pourquoi c'est compliqué ?
00:57:28Je peux même vous dire qu'hier, Emmanuel Morel, député du groupe Comuni-GDR à l'Assemblée nationale,
00:57:34a fait voter un amendement qui prévoit de ramener à 5,5 la TVA sur l'abonnement et la consommation
00:57:40des factures d'électricité.
00:57:41Donc c'est possible, cet amendement, il a été voté.
00:57:44Donc c'est bien, il faut qu'il soit voté demain au Sénat et que le gouvernement l'intègre dans
00:57:50son budget
00:57:51parce qu'il aura été voté au Parlement.
00:57:53C'est ça, ça s'appelle la démocratie.
00:57:56C'est pas compliqué la démocratie.
00:57:58Et ensuite, les Français verront leur facture baisser.
00:58:01Mais si le gouvernement, malgré ce vote, décide de pas retenir l'amendement
00:58:05parce que le Sénat l'aura effacé, eh bien voilà, on repartira de zéro.
00:58:10C'est pour ça qu'il faut derrière la pression du peuple, la pression des travailleurs, des salariés, de la
00:58:15jeunesse
00:58:16pour avoir des baisses de factures d'essence, de gaz, d'électricité.
00:58:20L'hiver arrive, les Français ont peur d'avoir froid.
00:58:23Et donc il faut des mesures fortes.
00:58:25Ça s'inscrit dans le budget et c'est ce que nous demandons.
00:58:29Sur la tenue des cortèges et des manifestations, les deux derniers samedis se sont passés plutôt mieux
00:58:35que ce fameux 17 octobre.
00:58:37Est-ce que vous pensez que le gouvernement a réussi à reprendre la main
00:58:40et à garantir davantage aujourd'hui la sécurité des manifestants ?
00:58:46Le gouvernement fait tout simplement attention à ce que, doit faire attention
00:58:51à ce que le droit de manifester soit garanti.
00:58:54C'est-à-dire que les jeunes, les salariés, les retraités puissent défiler.
00:58:59Et d'ailleurs, ils le font parfois de manière joyeuse, gai, en famille.
00:59:06Et tant mieux, mettons la fraternité du côté des manifestants.
00:59:09Et le gouvernement doit garantir la bonne tenue de ces défilés.
00:59:14Et il doit aussi garantir à ce que les commerces soient protégés,
00:59:17à ce que les institutions, les mairies soient protégées.
00:59:21C'est son rôle.
00:59:21C'est quand même ça, l'état de droit.
00:59:24Et donc, qu'il y ait mis les moyens, c'est une bonne chose.
00:59:27Même si, parfois, on voit qu'il y a quelques débordements.
00:59:32Et j'ai vu que, dans certaines communes, il y avait aussi eu la présence de manifestants d'extrême droite
00:59:39qui venait perturber les manifestants.
00:59:42Et on a vu des forces de l'ordre en complicité avec eux.
00:59:49Ça, c'est dangereux.
00:59:50Et j'espère que toute la lumière sera faite, puisque des plaintes ont été déposées sur ces cas de violence
00:59:59qui ont été relevées, notamment à Montpellier.
01:00:02– C'est évidemment ce que vous dites.
01:00:04Les policiers disent tout à fait l'inverse sur ce qui s'est passé.
01:00:09On vous a entendu, Fabien Roussel.
01:00:11On va entendre dans quelques instants leur présenter le site du RN.
01:00:13– C'est pour ça que la justice va faire son mot.
01:00:14– Et des renaissances, merci beaucoup, Fabien Roussel, en direct, direction maintenant Lyon,
01:00:20pour la manifestation où, là aussi, les choses se passent bien.
01:00:29– Nous sommes aux alentours de 10 heures.
01:00:32Cela fait maintenant une heure que les étudiants, les lycéens, des centaines de personnes
01:00:37sont en train de manifester pacifiquement avec beaucoup de banderoles.
01:00:43Nous avons pu interroger, justement, un membre d'Interfac qui nous disait que cette mobilisation
01:00:49doit se poursuivre parce que les mesures annoncées par le gouvernement,
01:00:54notamment les 5 milliards d'euros à destination de la rénovation des lycées, des universités,
01:01:00eh bien, il les qualifiait de miettes de pain.
01:01:02Une manifestation qui est autorisée aujourd'hui, contrairement à ce qui était en vigueur ces dernières semaines.
01:01:11Et donc, voilà, ces manifestants qui poursuivent leur chemin en direction de la manufacture des tabacs.
01:01:17On rappelle que les blocus de lycées continuent à Lyon,
01:01:21puisque ce sont une vingtaine d'établissements où on a pu recenser des introupements,
01:01:25des tentatives de blocus avec, parfois, c'est vrai, quelques tirs de mortier et des feux de poubelle.
01:01:30Mais en tout cas, pour cette manifestation, tout se déroule dans le calme
01:01:34et les manifestants continuent d'avancer paisiblement ici à Lyon.
01:01:40Violette Spilbou est avec nous.
01:01:42Est-ce que le gouvernement est en train d'échouer à faire baisser cette tension sociale ?
01:01:47Bonjour. Écoutez, ce qui est sûr, c'est qu'il y a eu un retard à l'allumage
01:01:50sur les revendications des lycéens, des étudiants.
01:01:53Il y a eu des annonces du ministre de l'Éducation nationale.
01:01:56Et maintenant, s'il y a une chose sur laquelle je suis d'accord avec Fabien Roussel,
01:01:59c'est qu'il faut des mesures fortes, il faut des preuves.
01:02:02Et les preuves, c'est dans le budget, notamment, qu'on va les voir.
01:02:05Nous, on a porté avec le groupe de Gabriel Attal, Ensemble pour la République,
01:02:09à l'Assemblée nationale et on a fait voter des amendements qui sont extrêmement clairs.
01:02:13Non aux suppressions de postes, d'enseignants, comme on l'a fait dans le budget de l'année dernière
01:02:18et de l'année d'avant.
01:02:19Oui, un fonds d'urgence pour mieux protéger les lycées sur le plan bâtimentaire
01:02:24et sur le plan énergétique, parce que les grands froids, effectivement, arrivent.
01:02:27Et on sait qu'à l'université, comme dans les lycées, il y a beaucoup de passoires thermiques.
01:02:32Et puis, oui, aussi, il y a des recrutements de psychologues scolaires, d'infirmiers scolaires.
01:02:36On sait que le sujet du climat, de la souffrance psychologique,
01:02:39de la santé mentale des jeunes, du climat scolaire est une priorité.
01:02:43Et il faut que ça se traduise en postes.
01:02:44Donc, ces amendements, maintenant qu'ils ont été votés en commission,
01:02:47même s'ils ne passent pas dans l'hémicycle, parce qu'on sait que,
01:02:49comme vous l'avez souligné, le débat budgétaire est complexe,
01:02:53il faut que le gouvernement s'engage à les reprendre.
01:02:55Il faut qu'on ait des preuves de ces mesures pour que, enfin,
01:02:59les lycéens, sur cette partie-là, et puis aussi sur Parcoursup
01:03:02et sur les autres sujets, puissent avoir satisfaction.
01:03:04– Alexandre Nicolique, pour le RN, le gouvernement, encore le temps de faire ça ?
01:03:08– Non, mais après, il y a beaucoup de sujets.
01:03:10D'abord, il y a la colère sociale, qui est légitime,
01:03:13parce qu'après 9 ans de macronisme, il y a 40% des actifs dans ce pays
01:03:17qui dépensent plus que ce qu'ils gagnent.
01:03:18Donc il y a des dépenses contraintes qui ont augmenté sur l'énergie,
01:03:22notamment avec une inflation très très importante.
01:03:25Donc c'est pour ça qu'il y a une urgence, et il faut baisser la TVA
01:03:27sur les produits énergétiques de 25,5% pour soulager les ménages.
01:03:32Il faut faire des choix en matière de production énergétique
01:03:34qui soutiennent le nucléaire, et arrêter avec cette folie
01:03:37du renouvelable éolien et le photovoltaïque,
01:03:39parce que, je le rappelle, depuis 25 ans,
01:03:41le prix de l'électricité a augmenté de 111%,
01:03:43ce qui pénalise les entreprises pour augmenter les salaires,
01:03:46mais aussi évidemment les citoyens.
01:03:48Il y a la question de comment on va augmenter les salaires,
01:03:51c'est-à-dire en dégageant de la richesse pour les entreprises,
01:03:54parce qu'il y a 70 000 entreprises qui ont fermé ces 12 derniers mois,
01:03:56mais aussi en permettant aux entreprises de donner des meilleurs salaires
01:03:59jusqu'à 10% d'augmentation sans cotisation patronale et salariale
01:04:04pour les salariés qui gagnent jusqu'à aujourd'hui trois fois le SMIC.
01:04:08Et après, il y a la colère des lycéens,
01:04:10qui est aujourd'hui minoritaire,
01:04:11qui a toujours été minoritaire d'ailleurs,
01:04:13puisqu'au maximum, vous avez eu 20% des lycéens mobilisés,
01:04:16c'est-à-dire que 80% ne se mobilisaient pas,
01:04:18avec des demandes qui sont légitimes sur le bâti.
01:04:22Mais là, on peut interroger les collectivités,
01:04:24notamment les conseils régionaux,
01:04:27qui doivent faire des choix budgétaires
01:04:29pour prioriser justement des investissements dans le bâti.
01:04:33Et parfois, on sait, moi, en région centre,
01:04:35je sais qu'il y a eu d'autres choix parfois qui ont été faits
01:04:37sur de l'aide de développement, sur l'économie sociale et solidaire,
01:04:42des choix idéologiques.
01:04:44Mais si vous permettez juste de revenir sur les revendications,
01:04:47parce que je les ai lues, les 10 revendications de fonds.
01:04:49À un moment, on ne peut pas tout suivre.
01:04:50Je veux dire, quand ils disent qu'il faut que les lycéens
01:04:55qui ont été arrêtés pour parfois avoir commis des violences,
01:04:57doivent être lâchés, ce n'est pas possible.
01:04:59Quand il y a la demande, par exemple, de supprimer toute sélection,
01:05:05alors qu'aujourd'hui, vous avez 24% des jeunes qui ont un master,
01:05:10qui, 18 mois après leur master, ont un emploi alimentaire,
01:05:13selon leur propre dire,
01:05:14et 22% de ceux qui sont en lettres, qui sont au chômage,
01:05:17vous avez un problème sur la sélection.
01:05:19Et on doit s'interroger également sur une sélection préalable,
01:05:21parce que vous avez des emplois non pourvus.
01:05:23Donc, il va falloir former plus tôt vers des filières positionnelles.
01:05:25Pour que ça correspond davantage.
01:05:26Réponse Ragnac ici, porte-parole de Marine Condelier.
01:05:29– Bonjour, merci beaucoup pour l'invitation.
01:05:31Alors, nous, on a des jeunes qui ont 10 revendications,
01:05:34et vous, la seule chose que vous regardez, c'est la délinquance.
01:05:37Alors, le RN, il va falloir peut-être à un moment donné…
01:05:38– Mais je n'ai pas du tout dit ça, je parlais de sélection et tout,
01:05:40mais écoutez-moi, madame, s'il vous plaît.
01:05:41– Bien sûr que je vous ai écouté,
01:05:42la seule chose sur laquelle vous êtes arrivés, sur les manifestants.
01:05:45– C'est la seule chose que j'ai dite ?
01:05:46– Je vous parle de sélection et de chômage pour ceux qui sont en master,
01:05:49c'est un sujet, madame.
01:05:50Les revendications, c'est 250 000 places supplémentaires dans le supérieur.
01:05:53Quand je viens de vous dire que vous en avez,
01:05:55pour ceux qui ont un master, déjà 24% qui ont un emploi alimentaire,
01:05:58parce que ceux qui vont en sociaux, ceux qui vont en lettres,
01:06:00aujourd'hui, ils ont du mal à trouver des débouchés.
01:06:02Alors que dans le même temps, vous avez des emplois industriels,
01:06:04justement, où il y a des emplois non pourvus ou autres,
01:06:06et donc ça doit être un sujet.
01:06:07Vous savez, en Allemagne, en Autriche, par exemple,
01:06:10vous avez des sélections qui, dès le collège,
01:06:12et ça se passe plutôt bien.
01:06:13Vous savez, il y a des gens qui peuvent aller vers l'apprentissage
01:06:15et ensuite trouver des emplois.
01:06:17Je crois que je peux vous répondre.
01:06:18Depuis tout à l'heure, vous pouvez me laisser au moins vous répondre.
01:06:20Il y a des revendications des jeunes.
01:06:23Aujourd'hui, ils demandent l'abrogation de Parcoursup.
01:06:26Oui, parce qu'il y a un problème de transparence.
01:06:28D'abord, au-delà du parcours de transparence,
01:06:30il y a surtout une méthode de loterie.
01:06:32Et aujourd'hui, ce n'est pas parce qu'on supprime Parcoursup
01:06:34qu'il n'y a pas la sélection dès l'entrée à l'université.
01:06:38Donc aujourd'hui, les jeunes ont des revendications.
01:06:40Et s'ils sont dans la rue, à un moment donné,
01:06:41il faut que le gouvernement les écoute.
01:06:42Parce qu'on se pose la question de pourquoi ils descendent.
01:06:45Si le gouvernement répondait à leurs revendications,
01:06:47eux, ils retourneraient étudier.
01:06:48Parce que c'est ce qu'ils demandent.
01:06:49Ils demandent à étudier dans des conditions dignes.
01:06:52Tout à l'heure, ma collègue le disait à juste titre.
01:06:54Aujourd'hui, il nous faut aussi une rénovation du bâti dans nos lycées.
01:06:59Parce que la réalité, c'est qu'on a connu cet été 53 jours de canicule.
01:07:03Et ces 53 jours, à un moment donné, ces étudiants,
01:07:05il faut aussi qu'ils puissent étudier sans avoir chaud.
01:07:07Et puis, il y a le grand froid qui arrive.
01:07:08Donc, vous êtes pour les climatiseurs ?
01:07:09Est-ce que, par exemple, il faut aujourd'hui des pompes à chaleur RR
01:07:12qui permettent d'avoir des climatiseurs réversibles ?
01:07:15Oui, il faut à la fois faire en sorte qu'il y ait une transition
01:07:20pour qu'on fasse des économies d'énergie pour consommer moins d'énergie.
01:07:23Effectivement, et vous avez raison.
01:07:24Et nous, on a toujours soutenu ça.
01:07:25Et il faut des investissements lourds dans ce sens-là.
01:07:27Mais est-ce que certains ont refusé,
01:07:29et notamment à gauche, qu'on mette aujourd'hui des climatiseurs réversibles
01:07:32qui permettent d'économiser 50% d'énergie l'hiver
01:07:34par rapport à un chauffage électrique,
01:07:36mais qui vont permettre à nos jeunes d'aller,
01:07:37même y compris au mois d'avril ou mai,
01:07:39quand il y aura des vagues de chaleur de plus en plus importantes...
01:07:41Il faut surtout investir, monsieur.
01:07:42Il faut surtout investir.
01:07:43Oui, mais je vous pose à la suite directement.
01:07:45Est-ce que vous êtes pour les pompes à chaleur RR ?
01:07:47C'est dommage, parce qu'ils vont continuer à...
01:07:49Moi, je crois qu'on est là face à des images de jeunes
01:07:51qui revendiquent, qui sont citoyens.
01:07:53Moi, je trouve que dans ce mouvement lycéen et étudiant,
01:07:57il y a quelque chose de positif.
01:07:59Je mets de côté, malheureusement, les violences,
01:08:01les casseurs, les pilleurs, tout ce qu'on a vu par ailleurs.
01:08:04Mais dans ces revendications, aujourd'hui,
01:08:06de ce mardi qui se veut un mardi de mobilisation,
01:08:09c'est quand même une jeunesse qui se mobilise,
01:08:11qui se sent concernée par son avenir.
01:08:13Et ça, moi, je trouve que c'est assez positif,
01:08:16parce qu'on avance, il y a eu des propositions du gouvernement,
01:08:18le Parlement est encore en train de débattre.
01:08:20Et oui, on va peut-être pouvoir arriver
01:08:22à des vrais choix budgétaires
01:08:24qui vont montrer qu'ils sont pris au sérieux.
01:08:26Parce que qu'est-ce qu'ils nous ont dit ?
01:08:27Moi, je les ai entendus,
01:08:28ils sont venus au conseil municipal de Lille,
01:08:30après avoir bloqué le lycée Montebello ou FEDERB.
01:08:32Ils veulent des mesures concrètes.
01:08:35Ils veulent être pris au sérieux et être considérés.
01:08:38Et avec le comité de réforme de Parcoursup, par exemple,
01:08:41ils vont pouvoir contribuer au gros changement
01:08:44qui est demandé à Parcoursup sur la transparence et l'équité.
01:08:47Quand on est jugé sur son lycée d'origine,
01:08:49il y a un truc qui ne va pas dans Parcoursup.
01:08:51Et donc, tout ça, que ce soit pris au sérieux,
01:08:53à la fois par le parlementaire,
01:08:54et je l'espère demain par le gouvernement,
01:08:56eh bien, ça va permettre l'apaisement.
01:08:58Ça me permet de dire aussi que devant tous les lycées ce matin,
01:09:01en tout cas moi, dans ma circonscription à Lille,
01:09:03c'est plutôt calme, il y a même des seatings.
01:09:05Et il y a des policiers, des gendarmes
01:09:06qui font un boulot extraordinaire,
01:09:09extraordinairement difficile depuis des mois
01:09:11et qui, là, aujourd'hui, sont là pour sécuriser
01:09:14les blocages devant les lycées
01:09:15et laisser ceux qui veulent étudier pouvoir le faire.
01:09:17Maxime, en 7 heures, est-ce que du côté de la préfecture de police,
01:09:19on s'attend à un après-midi calme aussi, à Paris ?
01:09:23La préfecture ne se risque pas à dire
01:09:25si ça va déraper ou non,
01:09:26mais juste, elle fait des projections
01:09:28en nombre de manifestants.
01:09:30Là, ils attendent jusqu'à 30 000 manifestants.
01:09:32Donc, ce sera sans équivalent par rapport au samedi
01:09:36ou par rapport à ce qu'on peut attendre jeudi prochain
01:09:38qui sera plus important,
01:09:40mais c'est quand même une bonne manifestation.
01:09:42Question les risques,
01:09:43quand on regarde ce que disent les notes internes
01:09:44de la préfecture de police de Paris,
01:09:46les risques, c'est toujours les mêmes à chaque manifestation.
01:09:48C'est des violences de différentes intensités
01:09:51allant de la dégradation de mobilier urbain,
01:09:53ça peut être une poubelle incendiée,
01:09:55jusqu'à s'en prendre aux forces de l'ordre
01:09:56avec des mortiers d'artifices.
01:09:59L'enjeu pour la préfecture de police de Paris,
01:10:01c'est surtout de savoir où est-ce qu'elle va se passer
01:10:03cette manifestation,
01:10:04puisqu'ils ne sont toujours pas tombés d'accord.
01:10:05Exactement, on ne connaît toujours pas le déroulé du cortège.
01:10:09D'où à août sur cette manifestation
01:10:11qui doit pourtant commencer dans 2h30.
01:10:13Donc il faudra commencer à se réveiller maintenant.
01:10:17L'automne sera dur sur le plan du pouvoir d'achat.
01:10:21On nous l'a rappelé il y a quelques instants,
01:10:24des annonces ont été faites sur le carburant.
01:10:27On va vous donner les chiffres dans quelques instants.
01:10:29A tout de suite.
01:10:30Dans un instant, la baisse du prix du carburant
01:10:33en espèces sonantes et trébuchantes
01:10:35avec des annonces du gouvernement.
01:10:37Il y a quelques minutes,
01:10:38et on entendra le ministre du Commerce.
01:10:41D'abord, toute l'info de ce mardi matin.
01:10:42C'est avec vous, Julien Mugomulet.
01:10:44Et on commence par les mobilisations lycéennes et estudiantines.
01:10:48Oui, se dérigeons vers un mardi noir.
01:10:50De toute évidence, les organisations de la jeunesse
01:10:53appellent à des blocages massifs partout en France.
01:10:55A 9h30 ce matin, 48 lycées étaient bloqués
01:10:59dans l'ensemble du territoire.
01:11:00Un chiffre quasi stable par rapport à hier à la même heure.
01:11:03A Paris, il y a des manifestations
01:11:05qui pourraient rassembler entre 15 et 30 000 personnes
01:11:08dans la journée.
01:11:08A Lyon, les cortèges ont débuté également ce matin.
01:11:11Et à Marseille, ça se passe comment ?
01:11:16Eh bien écoutez, ça se passe plutôt dans le calme.
01:11:19Depuis ce matin, le rendez-vous a été donné à 10h30
01:11:21aux réformés où se sont retrouvés plusieurs lycéens
01:11:25de différents établissements
01:11:27devant lesquels il y avait des blocus d'ailleurs ce matin.
01:11:30Et donc le cortège s'est depuis élancé.
01:11:33Une mobilisation qui se déroule donc dans le calme.
01:11:36Et une mobilisation qui a d'ailleurs été déclarée
01:11:39en préfecture par le syndicat du mouvement national lycéen.
01:11:43Et ce qu'on peut vous dire du coup,
01:11:44c'est qu'il y a les forces de l'ordre qui sont présentes
01:11:46pour encadrer cette manifestation
01:11:49qui a donc été déclarée
01:11:51et qui se déroule plutôt dans le calme.
01:11:54Comme je vous le disais, il y a plusieurs centaines de lycéens
01:11:57et quelques étudiants aussi qui se sont joints
01:11:59à la mobilisation ce matin.
01:12:02Bon enfant à Marseille comme à Lyon.
01:12:04Visiblement, des infos au BFM TV maintenant
01:12:06sur l'enquête à propos du pompier
01:12:09qui a été visé par Bâle à Opé de Mirabeau.
01:12:11Oui, juste à côté de Marseille justement,
01:12:12la garde à vue du suspect a pris fin tôt ce matin.
01:12:16Il est âgé de 51 ans et il a fait preuve,
01:12:18nous dit-on, d'incohérence dans ses propos.
01:12:21Il a d'ailleurs déclaré aux enquêteurs
01:12:22qu'il se sentait, je cite, persécuté
01:12:25car il habitait sur un terrain qu'il devait quitter.
01:12:27Il va être transféré, déféré, pardon,
01:12:30aujourd'hui devant le tribunal judiciaire d'Aix-en-Provence.
01:12:32Une enquête ouverte à Nice pour tentative de meurtre
01:12:34après l'agression d'une directrice d'école et d'une enseignante.
01:12:37Oui, ça s'est passé hier matin à Nice
01:12:38dans une école maternelle.
01:12:40Les deux femmes ont été menacées
01:12:42par une parent d'élève âgée de 36 ans
01:12:44avec une arme à feu. L'une d'elles a également
01:12:46été menacée au couteau.
01:12:48Selon le procureur, elle a porté des accusations
01:12:50sur des faits d'agression sexuelle
01:12:52dont l'un de ses enfants aurait été victime.
01:12:55La mère de famille a ensuite été interpellée
01:12:57chez elle et placée en garde à vue.
01:12:59Elle avait déjà été placée, condamnée,
01:13:01notamment pour violences avec armes.
01:13:03Les déboires d'une entreprise que tout le monde connaît,
01:13:05c'est Jiffy.
01:13:06Oui, Jiffy qui a été placée ce matin en redressement judiciaire
01:13:09et cela à sa demande.
01:13:11Le groupe qui emploie 6000 personnes
01:13:12connaît en effet de grandes difficultés financières
01:13:15depuis plusieurs mois.
01:13:16Le tribunal de Toulouse a donc ordonné
01:13:18une période d'observation de 6 mois
01:13:20et donne rendez-vous le 8 janvier
01:13:23pour une nouvelle audience.
01:13:24On saura alors si Jiffy dispose
01:13:26de capacités financières suffisantes
01:13:28pour poursuivre ou pas son activité.
01:13:30Les difficultés des entreprises,
01:13:32les difficultés aussi pour le pouvoir d'achat
01:13:33des Français et des annonces
01:13:35ont été faites ce matin
01:13:36sur le prix des carburants
01:13:38parce qu'il y avait une réunion à Bercy
01:13:41avec les distributeurs convoqués par les ministres.
01:13:43Laura Combeau, vous êtes présente à Bercy.
01:13:46Racontez-nous ce qu'il s'y est dit.
01:13:50Eh bien, écoutez, aujourd'hui,
01:13:51trois jours après la mise en place du dispositif,
01:13:54Bercy fait un premier bilan.
01:13:55Bercy qui affirme que pour l'instant,
01:13:57les distributeurs jouent bien le jeu.
01:14:00La baisse des prix du gazole est entamée
01:14:02et elle est amenée à être généralisée.
01:14:04Voici ce qui se dit ici.
01:14:06Alors très concrètement,
01:14:07sur les 10 000 stations essence qu'il y a en France,
01:14:09combien ont bien commencé à baisser leur prix ?
01:14:12Écoutez la réponse de Serge Papin,
01:14:14le ministre du Commerce et du Pouvoir d'achat.
01:14:17Il y a 6 000 stations,
01:14:19donc sur les 10 000,
01:14:20qui ont baissé leur prix.
01:14:24Dont 4 000 stations ont baissé
01:14:27de plus de 15 centimes.
01:14:28Et évidemment, ça va continuer
01:14:30dans les jours qui viennent,
01:14:32puisque petit à petit,
01:14:34ce sont bien les 10 000 stations
01:14:35qui vont baisser leur prix.
01:14:38Alors il y a toujours un point de tension,
01:14:40car parmi les stations essence
01:14:41qui n'ont pas encore commencé à baisser leur prix,
01:14:43il y a les petites stations indépendantes
01:14:46qui sont souvent situées en zone rurale.
01:14:48Le problème avec ces petites stations indépendantes,
01:14:50c'est qu'elles ont leur cuve pleine
01:14:51et qu'elles n'ont donc pas pu commencer
01:14:53à appliquer le dispositif.
01:14:55Elles sont donc moins compétitives
01:14:57que les plus grosses enseignes.
01:14:58On sait que Mobiliens,
01:14:59le représentant de ces petites stations,
01:15:01a demandé à Bercy
01:15:03une aide de 5 000 euros par station.
01:15:05Cette aide, elle a été refusée.
01:15:07À la place,
01:15:07le ministre de l'Économie
01:15:08propose un prêt à taux zéro.
01:15:11Seulement, c'est insuffisant
01:15:12pour Mobiliens,
01:15:13qui estime que ces petites stations
01:15:15vont donc être moins compétitives
01:15:17et qu'elles pourraient donc
01:15:18fermer plus rapidement que prévu.
01:15:20– Oui, on verra comment les choses évoluent.
01:15:22Merci beaucoup, Laura.
01:15:23Le président de l'UFIP est avec nous.
01:15:25L'UFIP Énergie et Mobilité,
01:15:26c'est Philippe Casbas.
01:15:27Bonjour.
01:15:28D'abord, est-ce que vous avez une idée du timing ?
01:15:30Il faudra combien de temps
01:15:31pour que toutes les stations puissent baisser comme ça ?
01:15:33– Alors, on est en train de parler
01:15:36assez probablement d'une semaine.
01:15:39Je pense que d'ici,
01:15:41d'ici le milieu de semaine prochaine,
01:15:43comme au maximum,
01:15:44la plupart des stations
01:15:47qui souhaitent appliquer le dispositif
01:15:49seront en mesure de l'appliquer.
01:15:52La réunion a permis de nouveau
01:15:54de rappeler qu'effectivement,
01:15:56certaines stations en milieu rural
01:15:59pouvaient avoir des difficultés.
01:16:00Il se trouve que les dispositifs
01:16:02qui ont été mis par l'État
01:16:03et par le ministre Papin
01:16:06ne sont pas nécessairement utilisés.
01:16:08Le dispositif des prêts à taux zéro,
01:16:11pour l'instant,
01:16:11le ministre Lescure faisait part
01:16:13de cinq demandes de prêts seulement.
01:16:16Donc, il y a une action qui a été prise
01:16:19pour aller proactivement aider
01:16:21ces petites stations
01:16:23à mettre le dispositif en œuvre
01:16:25et à répercuter le plus vite possible
01:16:27la réduction.
01:16:28Donc, cette semaine,
01:16:30c'est réellement le verdict
01:16:33qui a été dimanche
01:16:34où, effectivement,
01:16:35on a déjà vu une baisse moyenne
01:16:37de 10 centimes,
01:16:39qui était à peu près
01:16:41un peu moins de 50 % des stations
01:16:43qui avaient appliqué
01:16:43et le reste qui n'appliquait pas.
01:16:45Donc, ça veut dire
01:16:46qu'on avait déjà une réduction
01:16:48qui était à hauteur
01:16:49de 15, 16 centimes
01:16:52en moyenne sur le réseau.
01:16:54Ça va se mettre en place.
01:16:56Encore une fois,
01:16:56il faut un peu de temps
01:16:58pour que les choses s'établissent.
01:17:01Ça peut aller au-delà
01:17:01de ces 15 centimes ou pas ?
01:17:05Alors, ça peut aller au-delà.
01:17:08Ça dépend grandement
01:17:09des conditions d'accès au marché
01:17:12et de prix des stocks
01:17:13que les gens payent sur le marché.
01:17:15Donc, on scrute.
01:17:18Le message a été bien pris
01:17:19par Bercy.
01:17:20On va se retrouver probablement
01:17:21en fin de semaine
01:17:22pour voir où sont
01:17:23les cours du marché.
01:17:24Il n'a échappé à personne
01:17:25que la situation géopolitique
01:17:27ne s'améliore pas vraiment
01:17:28et est relativement tendue.
01:17:29On a un œil sur les mi-terms,
01:17:31un œil sur ce qui va se passer
01:17:34en Iran ou ce qui s'y passe.
01:17:36On a aussi un œil sur la Chine
01:17:38qui joue un petit peu
01:17:42les régulateurs en ce moment.
01:17:44C'est-à-dire qu'ils n'exploitent pas,
01:17:48malgré un ralentissement
01:17:49de la demande en Chine,
01:17:50on ne voit pas
01:17:51d'exportation chinoise.
01:17:52Donc, ils mettent un petit peu
01:17:54leur équipement de raffinage
01:17:56en pause.
01:17:57Donc, on regarde très attentivement
01:17:59le marché parce que s'il y a
01:18:01un effet de surprise,
01:18:02bon ou mauvais,
01:18:03il viendra du marché.
01:18:05Il y a également les profits
01:18:08qui sont en hausse
01:18:09de façon très importante
01:18:10pour les pétroliers.
01:18:11On va voir les chiffres.
01:18:12On va les rappeler.
01:18:14d'un trimestre,
01:18:15on compare ici le trimestre 2025
01:18:17par rapport au trimestre 2026
01:18:19et on voit ces hausses majeures.
01:18:20Comment l'expliquer
01:18:21alors que les consommateurs,
01:18:22on le voit,
01:18:23ont des problèmes
01:18:23très importants
01:18:24de pouvoir d'achat ?
01:18:25Est-ce que vous comprenez
01:18:26que ça puisse choquer ou pas ?
01:18:28Je comprends que ça puisse choquer.
01:18:32Je comprends aussi
01:18:33que ça n'a...
01:18:33Je veux dire,
01:18:34il faut parler de choses
01:18:35qui sont en rapport.
01:18:36Effectivement,
01:18:37d'un point de vue
01:18:37de la temporalité,
01:18:38les résultats sont lancés
01:18:39par trimestre.
01:18:40Ils arrivent à ce moment-là.
01:18:41Et effectivement,
01:18:42les profits de ces compagnies
01:18:44ont augmenté
01:18:45pour partie
01:18:46à cause,
01:18:47encore une fois,
01:18:48des effets d'offres
01:18:49et de demandes,
01:18:50ce qui est disponible,
01:18:50ce qui n'est pas.
01:18:53Encore une fois,
01:18:55la transparence,
01:18:56que ce soit des compagnies
01:18:57elles-mêmes,
01:18:58que ce soit
01:18:58de la chaîne de distribution
01:19:00en France,
01:19:01est totale.
01:19:02Donc,
01:19:03c'est quelque chose
01:19:04qui est visible de tous.
01:19:07Certaines compagnies
01:19:08font des bénéfices
01:19:09et la chaîne pétrolière
01:19:12en fait partie
01:19:13en ce moment.
01:19:15Et bien,
01:19:15il y a le chiffre.
01:19:17Ce qui est vrai,
01:19:18c'est que,
01:19:19en fait,
01:19:20je ne sais pas pourquoi
01:19:20on fait toutes ces réunions
01:19:21avec les distributeurs
01:19:23dans la mesure
01:19:24où depuis le début
01:19:24de la hausse des prix
01:19:25du pétrole,
01:19:26il a quand même été
01:19:26assez documenté
01:19:27que ce n'était pas eux
01:19:29qui se faisaient
01:19:29beaucoup de marge.
01:19:31Donc,
01:19:31ce n'est pas là
01:19:32qu'il faut chercher
01:19:32les raisons de la hausse.
01:19:34Il y a la Banque de France
01:19:35qui a fait un travail
01:19:36et qui nous dit
01:19:3760% de l'augmentation
01:19:38du prix du litre
01:19:40à la pompe,
01:19:42c'est la hausse
01:19:43des marges de raffinage.
01:19:44On a le rapport
01:19:45des deux députés
01:19:46Alfandari
01:19:47trouvés,
01:19:48d'ailleurs l'un étant
01:19:49plutôt de droite,
01:19:50l'autre plutôt de gauche,
01:19:51qui nous disent
01:19:52que le sujet,
01:19:53c'est effectivement
01:19:53l'explosion des marges
01:19:54de raffinage,
01:19:55mais qui est dû à quoi ?
01:19:56Au fait qu'il y a
01:19:57une très forte demande
01:19:57sur les produits raffinés
01:19:58au niveau mondial
01:20:00et que nous sommes victimes
01:20:01de ça.
01:20:02Donc,
01:20:03effectivement,
01:20:03la vraie question,
01:20:04c'est
01:20:04comment faire
01:20:05pour faire baisser
01:20:06cette pression
01:20:07sur les marges
01:20:08de raffinage ?
01:20:09On n'a pas assez
01:20:10de capacités
01:20:11en France
01:20:12aujourd'hui
01:20:13et après,
01:20:14effectivement,
01:20:15ça se joue
01:20:15sur l'accès
01:20:16aux capacités
01:20:17de raffinage
01:20:18dans des régions
01:20:19du monde
01:20:19qui sont aujourd'hui
01:20:20perturbées
01:20:20par les conflits.
01:20:21On pense à la Russie
01:20:22et on pense au Moyen-Orient.
01:20:23– Exactement,
01:20:23ça nous amène
01:20:24à la géopolitique.
01:20:25Merci beaucoup,
01:20:25Philippe Caspas.
01:20:27Ce problème
01:20:27qu'on a en France,
01:20:28c'est aussi un problème
01:20:29majeur aux États-Unis.
01:20:30En ce moment,
01:20:31on est en pleine campagne
01:20:32pour les mid-terms
01:20:33aux États-Unis
01:20:33puisque le vote,
01:20:34c'est ce soir,
01:20:35on va s'y arrêter.
01:20:36On va voir peut-être
01:20:37l'évolution des prix
01:20:38entre le début de l'année
01:20:40et le moment
01:20:43où on se parle.
01:20:44On est au début d'année,
01:20:46donc avant le conflit
01:20:47en Iran,
01:20:48à environ 3,5
01:20:49pour le diesel
01:20:49et on est aujourd'hui
01:20:50à 6,4.
01:20:52On parle ici
01:20:52du prix en dollars
01:20:53pour le galon
01:20:54puisque vous savez
01:20:55que c'est ça
01:20:55l'unité de mesure
01:20:56aux États-Unis.
01:20:57Sujet de colère
01:20:57évidemment très important
01:20:58pour les Américains
01:21:00comme on le voit tout de suite
01:21:00avec Jérémy Normand
01:21:01qui est aux États-Unis.
01:21:04Aux États-Unis,
01:21:05il est fréquent
01:21:05pour les électeurs
01:21:06d'afficher
01:21:07leurs préférences politiques
01:21:08jusque dans leur jardin
01:21:09avec ici un panneau
01:21:10à l'effigie
01:21:11du candidat républicain
01:21:12pour le Sénat.
01:21:13On est ici
01:21:13dans une banlieue
01:21:14cossue
01:21:14de la ville
01:21:15de Grand Rapids
01:21:15à 2h de Détroit
01:21:16dans le Michigan.
01:21:17un État clé
01:21:18qui a voté en majorité
01:21:20pour Donald Trump
01:21:20il y a deux ans
01:21:21et que les démocrates
01:21:21espèrent bien reconquérir
01:21:23aujourd'hui.
01:21:23On est par exemple
01:21:25avec des volontaires
01:21:26de la campagne
01:21:26du candidat démocrate
01:21:27Abdul Sayed
01:21:28qui font du porte-à-porte
01:21:29pour essayer de convaincre
01:21:30les électeurs
01:21:30encore en décis
01:21:31avec un argument massue.
01:21:33Le prix à la pompe
01:21:34qui a énormément augmenté
01:21:36d'environ plus de 40%
01:21:37depuis les conséquences
01:21:38de la guerre en Iran
01:21:40avec le blocage
01:21:41du Détroit d'Hormuz
01:21:42qui s'est invité
01:21:43ici dans la campagne
01:21:44avec deux voisins.
01:21:45Un voisin démocrate
01:21:46qui a affiché
01:21:47les panneaux démocrates
01:21:48dans son jardin
01:21:49qui est venu essayer
01:21:50de convaincre son voisin
01:21:50qui lui accepte
01:21:52les conséquences
01:21:53de cette guerre en Iran
01:21:54qui voit une bonne chose.
01:21:56Donald Trump
01:21:56qui évidemment
01:21:57est omniprésent
01:21:58dans les conversations
01:21:58de cette campagne.
01:21:59Fallait-il lancer
01:22:00cette guerre en Iran ?
01:22:02Ici les avis
01:22:02sont très partagés
01:22:03et les discussions
01:22:04sont possibles
01:22:04entre voisins
01:22:05autour de cette question
01:22:06des prix du carburant.
01:22:07Oui effectivement
01:22:08c'est très sensible
01:22:09et entre temps
01:22:09Clémence,
01:22:10les Etats-Unis
01:22:11ont frappé à nouveau
01:22:12l'Iran
01:22:13et en plus plus particulièrement
01:22:14l'île qui est un peu
01:22:14l'espèce de station-service
01:22:16géante de l'Iran.
01:22:17On apprend un petit tapis
01:22:18ce qui s'est passé.
01:22:18En fait il y a d'abord
01:22:19eu une agence de presse iranienne
01:22:20qui a fait état
01:22:21de cinq explosions
01:22:22sur cette île de Kashmir
01:22:23donc dans le détroit d'Hormuz
01:22:24très stratégique.
01:22:25Il y aurait ici
01:22:26sur cette île
01:22:27des missiles souterrains,
01:22:29une base navale
01:22:29notamment
01:22:30de l'armée iranienne,
01:22:32une usine de dessalement.
01:22:34Fox News explique
01:22:35que c'est peut-être
01:22:36d'abord l'Iran
01:22:37qui aurait ouvert le feu
01:22:38sur un avion américain
01:22:39entraînant ces explosions
01:22:41que le Wall Street Journal
01:22:42confirme.
01:22:43Le Wall Street Journal
01:22:44lui évoque
01:22:44des responsables américains
01:22:46qui parlent en anonyme
01:22:47en expliquant
01:22:47qu'il ne s'agissait pas
01:22:48de relancer complètement
01:22:49une nouvelle offensive
01:22:51mais de répliquer
01:22:52à cette attaque
01:22:53et surtout d'empêcher l'Iran
01:22:54d'avoir la liberté
01:22:55d'attaquer des navires
01:22:56commerciaux.
01:22:57On avait hier
01:22:58un son de cloche
01:22:59plutôt rassurant
01:23:00de la part de G.D. Vance,
01:23:02le vice-président américain
01:23:03qui expliquait aux journalistes
01:23:04qu'il y avait des progrès
01:23:05dans les discussions.
01:23:06Donc c'est ce qui
01:23:08ressort un peu
01:23:09de la presse américaine
01:23:10ce matin.
01:23:10C'est plutôt
01:23:10on a fait une frappe,
01:23:12on a fait quelques frappes ciblées,
01:23:13pas d'envie
01:23:14de relancer la guerre
01:23:15en ce moment.
01:23:16Donald Trump
01:23:16reste assez flou
01:23:17sur ses intentions
01:23:18mais c'est vrai
01:23:19qu'on peut se dire aussi
01:23:20qu'à la veille d'un scrutin
01:23:21qu'il pourrait perdre
01:23:22que si demain
01:23:23les journaux parlent
01:23:24d'une nouvelle offensive
01:23:25en Iran
01:23:25et bien ils ne parleront pas,
01:23:26en tout cas ils parleront moins
01:23:27d'une défaite des Républicains.
01:23:29C'est presque mathématique.
01:23:30C'est vrai Stéphane Bureau
01:23:31qu'on a dû mal à comprendre
01:23:32parce que Donald Trump
01:23:33avait dit qu'il n'y aurait
01:23:34pas de frappe
01:23:34avant le mid-term
01:23:35et visiblement
01:23:36il a changé d'avis
01:23:37une fois de plus.
01:23:38Mais ils n'ont surtout
01:23:38rien fait pour ébruiter
01:23:40ces frappes.
01:23:40Je pense que l'intention
01:23:41c'est que ça passe
01:23:41sous les écrans radars,
01:23:42c'est loupé.
01:23:43Évidemment le président
01:23:44aussi très publiquement
01:23:46dit qu'il était en train
01:23:47de choisir entre
01:23:47une frappe massive
01:23:49et courte
01:23:50pour une fois
01:23:50pour tout.
01:23:52Le hammer.
01:23:53Le hammer
01:23:54pour une fois
01:23:55pour faire taire
01:23:56cette préoccupation
01:23:58qui est la menace
01:23:59nucléaire iranienne.
01:24:00Or aujourd'hui
01:24:01parce qu'on parlait
01:24:02d'énergie
01:24:03ce qui est au coeur
01:24:04de la campagne
01:24:05des mid-terms
01:24:07en fait il n'y a plus
01:24:08tellement de campagne
01:24:08aujourd'hui on vote
01:24:09c'est évidemment
01:24:11cette vie chère
01:24:13mais pour le président
01:24:13un vrai souci
01:24:14les Américains
01:24:16aujourd'hui
01:24:16ils parlent de corruption
01:24:1888% des Américains
01:24:20dans un sondage
01:24:20sont soucieux
01:24:21de la corruption
01:24:22c'est très très rare
01:24:23qu'on voit les Américains
01:24:24se froisser de ce genre
01:24:25d'enjeux
01:24:25alors oui
01:24:26tout ce qui permet
01:24:27de détourner la tension
01:24:28est politiquement rentable
01:24:30pour Donald Trump
01:24:30Que disent les derniers sondages
01:24:32Romuald Siora ?
01:24:34Est-ce que la défaite
01:24:34est garantie pour Donald Trump
01:24:36ou est-ce qu'il peut encore s'en sortir ?
01:24:37Écoutez probablement
01:24:38la chambre des représentants
01:24:39va passer démocrate
01:24:40potentiellement le Sénat
01:24:41mais effectivement
01:24:42il faut se méfier
01:24:42des sondages aux Etats-Unis
01:24:44ils ne sont pas aussi précis
01:24:46en principe
01:24:46que ce que l'on peut connaître
01:24:47en France
01:24:47et on a eu bien souvent
01:24:49des surprises
01:24:50par ailleurs
01:24:51il y a quand même
01:24:51une restructuration
01:24:52de la carte réécriture
01:24:53de la carte restructuration
01:24:54pardon la carte électorale américaine
01:24:56en faveur des Républicains
01:24:57des promesses de Trump
01:24:58qu'il a réitérées il y a deux jours
01:24:59les 5000 dollars
01:25:00ça peut faire sourire
01:25:02mais 5000 dollars
01:25:03proposés
01:25:04offerts
01:25:04à chaque citoyen américain
01:25:06si le Congrès
01:25:06demeure républicain
01:25:08sur les dividendes
01:25:08des succès économiques
01:25:09de Trump
01:25:10ça fait 20 000 dollars
01:25:11pour un foyer de deux personnes
01:25:12si vous avez deux enfants
01:25:13de plus de 18 ans à charge
01:25:14ça fait 20 000 dollars
01:25:16et j'entends ici ou là
01:25:17oui mais Trump a déjà fait
01:25:18ce genre de promesses
01:25:19il n'a jamais tenu
01:25:19non moi j'ai reçu
01:25:20en tant qu'Américain
01:25:21un chèque de 1000 dollars
01:25:22signé de Donald Trump
01:25:23à l'époque du Covid
01:25:23donc il y a quand même
01:25:24un précédent
01:25:25et même s'il ne tiendra pas
01:25:26cette promesse
01:25:27beaucoup peuvent le croire
01:25:29je crois néanmoins
01:25:30qu'on va vers une défaite
01:25:31des Républicains
01:25:32mais ne vendons pas
01:25:33la peau de l'ours
01:25:34avant de l'avoir tué
01:25:35il pourrait y avoir
01:25:37une surprise de dernière minute
01:25:38la surprise pourrait être
01:25:40surtout
01:25:40de l'ampleur
01:25:41de la défaite de Trump
01:25:42soit ce peut être
01:25:43une ampleur
01:25:44une mérisina
01:25:45côté républicain
01:25:46mais nous pourrions avoir
01:25:47la surprise
01:25:48d'une victoire
01:25:49des démocrates
01:25:50pas aussi importante
01:25:51que l'on a pu le penser
01:25:53dernière petite chose
01:25:54si je puis me permettre
01:25:54n'oublions pas que les gens
01:25:55ne votent pas
01:25:56par adhésion
01:25:56pour les démocrates
01:25:57mais c'est à votre sanction
01:25:58à l'encontre de Trump
01:26:00surtout qu'évidemment
01:26:00vu d'ici
01:26:01il y a beaucoup de critiques
01:26:02sur Donald Trump
01:26:03et sur sa politique
01:26:04notamment internationale
01:26:05mais aux Etats-Unis
01:26:06la croissance
01:26:07est plutôt élevée
01:26:08on va retrouver
01:26:09un chef d'entreprise
01:26:09qui est français
01:26:10qui vit aux Etats-Unis
01:26:11c'est Franck Bondry
01:26:12qui est avec nous
01:26:14il est comment
01:26:14le climat des affaires
01:26:16est-ce qu'il est très porteur
01:26:17est-ce qu'il est émis
01:26:17au crédit de Donald Trump
01:26:19oui bonjour
01:26:20aujourd'hui
01:26:22les affaires
01:26:24tout dépend des activités
01:26:25en fait
01:26:26moi je suis dans
01:26:27une activité
01:26:28événementielle
01:26:29tourisme
01:26:30où là
01:26:31on travaille
01:26:31bien sûr beaucoup
01:26:32avec la France
01:26:33et l'Europe
01:26:33où pour nous
01:26:35on a une baisse
01:26:36de 30%
01:26:38par rapport à
01:26:39et on sent
01:26:41que c'est un genre
01:26:42de boycott
01:26:42contre Donald Trump
01:26:44puisque beaucoup
01:26:45d'entreprises françaises
01:26:45ont renoncé
01:26:46à faire des séminaires
01:26:47aux Etats-Unis
01:26:47et à venir aux Etats-Unis
01:26:49donc
01:26:50même si le pouvoir
01:26:52d'achat pour les Américains
01:26:53est en très forte baisse
01:26:57il y a quand même
01:26:58il reste une dynamique
01:27:01économique importante
01:27:02et voilà
01:27:04donc
01:27:04comme vous disiez
01:27:06on pense que le Congrès
01:27:08redeviendra démocrate
01:27:09le Sénat
01:27:10ce sera plus compliqué
01:27:12mais voilà
01:27:13et on espère
01:27:14que tout
01:27:15enfin voilà
01:27:16que ces élections
01:27:17vont refaire partir
01:27:18une dynamique
01:27:19pour des entreprises
01:27:20comme nous
01:27:21qui travaillons
01:27:22avec l'Europe
01:27:23Les Américains
01:27:24ont l'impression
01:27:24de ne pas toucher
01:27:25les dividendes
01:27:25de cette croissance ?
01:27:27Voilà c'est ça
01:27:28c'est exactement ça
01:27:28en fait
01:27:29même si la croissance
01:27:30comme on dit
01:27:31est très dynamique
01:27:34les Américains
01:27:34ne le ressentent pas
01:27:35en fait
01:27:37le logement
01:27:38les assurances
01:27:38l'alimentation
01:27:39bien sûr
01:27:40l'essence
01:27:40tout augmente
01:27:42et donc
01:27:42par rapport
01:27:43à la dynamique
01:27:45économique
01:27:45on ne le ressent pas
01:27:46en fait
01:27:47merci beaucoup
01:27:48Franck Bondry
01:27:49on rappelle un
01:27:50les mid-terms
01:27:50ce sera ce soir
01:27:51nuit américaine
01:27:52sur BFM TV
01:27:53qui sera animée
01:27:54par l'ami Patrick Sos
01:27:56de minuit
01:27:56à 2h du matin
01:27:58sauf erreur
01:27:59et puis évidemment
01:27:59bien au-delà
01:28:00si les choses se poursuivent
01:28:01Stéphane
01:28:01vous serez sur le pont
01:28:02j'imagine
01:28:02non car je me réveille
01:28:04avec Apolline moi
01:28:05ah oui d'accord
01:28:06mais je pensais
01:28:06que vous auriez fait
01:28:07la jonction entre les deux
01:28:08bon ben c'est pas grave
01:28:08il va m'être se réveille quand même
01:28:10Stéphane et nous tous
01:28:10poursuivre ce moment
01:28:11qui sera évidemment
01:28:12très très important
01:28:12et qui aura des conséquences
01:28:14pour nous ici en France
01:28:15sur le plan
01:28:16vous l'avez compris
01:28:16du pouvoir d'achat
01:28:17tout de suite
01:28:18Christophe Delay
01:28:19Roselyne Dubois
01:28:19à demain
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