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Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 18h45 avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.

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Transcription
00:00Voilà, vous venez d'écouter le propos éliminaire de Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur,
00:04avant qu'il ne réponde aux questions des députés à la commission d'enquête parlementaire sur la violence des 17
00:09et 18 octobre.
00:10Une audition très attendue. Pauline Revenin, vous êtes la chef du service police-justice de BFMTV.
00:15Le ministre de l'Intérieur l'a dit, il a répété, il assume l'échec, il y a eu des
00:20défaillances, il les reconnaît.
00:21En fait, il parle d'une conjonction d'événements. En fait, ils avaient identifié tous les problèmes,
00:25sauf que tout est arrivé en même temps, ils ont été dépassés.
00:27Alors, grosso modo, écoutez Laurent Nunez, il assume sa responsabilité, c'est quand même un gros plantage.
00:32Lui, il parle d'un échec, mais juste avant, quelques jours avant, il avait parlé d'un gros plantage.
00:35C'est pour ça que je me permets de reprendre l'expression, mais l'échec est là, c'est sa
00:38responsabilité.
00:39Vous comprenez que ce n'est pas la faute des renseignements qu'il y avait anticipé,
00:42mais là où ça s'est enrayé, c'est qu'il y a un manque d'anticipation, dit-il,
00:47car il y a une simultanéité des événements, tout est arrivé en même temps.
00:50Et si cette situation de chaos a été à ciel ouvert, ça a permis ensuite aux casseurs et aux pilleurs
00:55de faire ce qu'ils ont commis dans la nuit du 17 au 18.
00:58Donc, grosso modo, j'assume, ce n'est pas les renseignements, on a mal anticipé,
01:01mais attention, on a tiré les leçons et le 24, le 31, on sait mieux faire,
01:06on prépositionne, contrôle des flux, fouille dans les gares, dans les aéroports
01:09et globalement, on peut lui donner raison, ça se passe mieux depuis le 24.
01:13Il a parlé de violence inouïe, c'était quelque chose qu'il n'avait jamais vu,
01:16en portant la responsabilité quand même sur la mouvance ultra-gauche, la violence de l'ultra-gauche.
01:20Il le cible précisément, la mouvance ultra-gauche, il va probablement y revenir dans les questions
01:24parce qu'il va avoir une rafale de questions qu'il va devoir répondre pendant assez longtemps.
01:28Et effectivement, il prononce ces mots-là, il les stigmatise exactement,
01:31c'est pilleur, casseur, la mouvance d'extrême-gauche.
01:34Et violence inouïe, je pense qu'il l'a répété à peu près 54 fois depuis que ces événements ont
01:38eu lieu.
01:39Donc, il est complètement dans cette sémantique-là, mais il ne se dérobe pas.
01:42Et je pense que la séance d'explication va être assez longue.
01:44– Philippe Ballard, bonsoir député RN de Loise, vous avez été convaincu par les explications de Laurent Nunez,
01:51l'explication de ce fiasco sécuritaire du 17 octobre ?
01:54– Non, parce qu'on a tous écouté le ministre de l'Intérieur, il a dit que les renseignements, visiblement,
02:00étaient bons,
02:01c'est ce qu'il admet, mais…
02:02– Contrairement à ce qu'on avait laissé entendre…
02:04– Dans un premier temps, effectivement, ce n'était pas la bonne version.
02:09Mais là, ils n'ont pas anticipé.
02:10En fait, ça me rappelle la série des questions au gouvernement du mardi qui a suivi le mardi 20.
02:18Toutes les questions, ça a été une heure un quart, évidemment, centré sur ce qui s'était passé le 17
02:22octobre.
02:23Et en réponse à une question qui avait été déposée par ma collègue Laure Lavalette,
02:26Laurent Nunez avait dit, vous n'en faites pas, samedi prochain, c'est moi qui serai aux commandes, ça se
02:31passera bien.
02:32Alors, du coup, on s'est dit, mais qui était aux commandes le 17 octobre ?
02:35– Le préfet de police de Paris ?
02:36– Non, mais il n'y a pas que Paris, à Marseille, il y avait une compagnie de CRS, 130
02:40hommes, déployée,
02:41on sait qu'il y a eu des milliers de pillards.
02:43– 30 000 casseurs à Marseille, c'est le chiffre qui est avancé.
02:45– Le chiffre est contesté, et il y a deux autres compagnies qui ont rejoint la première.
02:49– Voilà, mais enfin, à l'arrivée, ça fait 300, à peu près 300 CRS pour gendarme mobile CRS pour
02:56un tel…
02:57– Le maire de Marseille, d'ailleurs, l'a déploré.
02:59– Oui, donc visiblement, alors cette commission d'enquête, ça ne vous a pas échappé non plus,
03:03on n'y participe pas, parce qu'il y a eu un arrangement, ça nous a rappelé en fait
03:08ce qu'on a appelé le Front Républicain de 2024, ils se sont arrangés entre eux pour se répartir les
03:12postes,
03:13il devait y avoir, il y a trois tendances, il y a la gauche, le Bloc Central,
03:18le Rassemblement National et nos alliés UDR, on devait avoir un rapporteur, il y a trois rapporteurs,
03:23on a eu zéro, Michael Taverne qui devait être notre rapporteur, qui est policier,
03:28donc je pense qu'il aurait pu quand même alimenter un petit peu le débat avec des questions intelligentes,
03:32donc il a été blackboulé parce que la gauche a fait en sorte qu'on n'ait pas de rapporteur,
03:37et nous on salue la décision de la rapporteur Horizon, qui du coup a démissionné et n'est pas rapporteur.
03:43Donc vous avez un président...
03:44Vous n'attendez pas grand-chose de cette commission ?
03:46Ah non, absolument pas, relisez le tweet de Marine Le Pen, je pense que cette commission est discréditée dès le
03:51début,
03:52et c'est un entrechoix gauchiste, ils vont se faire du flic, enfin voilà, c'est ce qu'on va
03:58faire à l'attendre.
03:58Justement, alors la tendance gauchiste...
04:00Non mais juste, il y a un écolo, on sait très bien qu'il est quasiment anti-flic, et un
04:05socialiste, M. Vico.
04:06Alors justement, la tendance gauchiste, en Vitelle...
04:08M. Vico, qui n'est pas du tout anti-flic ?
04:09Non, je ne parle pas de lui, je parle de l'écologiste.
04:13M. Vico, qui n'est pas du tout anti-flic, je vais rappeler quand même que Raphaël Luxman,
04:16après cette catastrophe sécuritaire du 17 octobre, a dit par principe que dans le cadre du droit,
04:22il accepterait des opérations et des dispositions un peu exceptionnelles,
04:26et il a validé l'idée que les préfets puissent recourir au couvre-feu.
04:32Bien évidemment que le régime d'exception, ça ne peut pas être la course à l'échalote au régime d
04:36'exception,
04:36mais on a été tout à fait très clair sur le rétablissement de l'ordre républicain.
04:39En ce qui concerne l'audition à laquelle on a assisté pour partie,
04:43en tout cas le propos liminaire du ministre de l'Intérieur,
04:46moi ce qui me surprend quand même beaucoup,
04:48je ne vais pas chercher midi à 14h, j'écoute bien ses propos.
04:51On a très bien anticipé, il y avait 10 000 casseurs à Paris,
04:5510 000 blacks blocs.
04:56Moi j'appelle ça l'échec de l'anticipation,
04:59et je vais même vous dire, ce qui me pose problème,
05:02il n'en a pas parlé, donc peut-être dans le feu nourri des questions, il en aura,
05:04c'est qu'il y a même des blacks blocs étrangers.
05:07Donc le contrôle des frontières n'a pas été effectué,
05:09et je dois dire que tout le monde...
05:11Il n'y a plus vraiment de frontières.
05:13Oui, enfin, moi qui suis député européen, vous allez en Allemagne,
05:16le contrôle des frontières il est rétabli en Allemagne,
05:18il n'y a aucun problème depuis très longtemps.
05:21Donc vous êtes pour le retour du contrôle des frontières ?
05:22Quand il y a des moments exceptionnels, par exemple,
05:25au moment des Jeux olympiques,
05:26on a accepté les mesures sécuritaires liées à une situation exceptionnelle.
05:30Donc ça c'est le sujet.
05:31Deuxième sujet, me semble-t-il,
05:33c'est qu'en réalité, depuis la création de la DGSI,
05:36le renseignement intérieur a été arrasé.
05:38Il n'y a plus de renseignement intérieur.
05:40C'était quoi ?
05:41C'était les RG, tout le monde a connu ça,
05:44travaillant en milieu ouvert,
05:45ils discutaient avec les forces syndicales, etc.
05:47Ils étaient capables d'anticiper.
05:48Ils faisaient une prise de poux de la société,
05:51et avec ces capteurs qui n'ont rien d'électronique,
05:54on arrivait bien à anticiper.
05:56Donc ça c'est le point, me semble-t-il,
05:58et on a quand même un phénomène d'ultra-gauche,
06:02ultra-violente, que je considère...
06:04– Parce que quand même, il faut avant tout parler de ce qui casse.
06:06L'or Nunez a sans doute des responsabilités,
06:08mais enfin, les premiers responsables sont les cassants-pilleurs.
06:10Qui sont-ils selon vous ?
06:11– Les cassants-gauches.
06:12– Il y a deux choses, et il l'a dit d'ailleurs.
06:14– Parce qu'on a parlé aussi de jeunes venus de banlieue.
06:16– Il y a deux choses, je crois qu'il l'a dit,
06:17et je partage l'analyse,
06:20puisque tout est en temps réel sur les médias sociaux
06:22et les chaînes d'info.
06:23Les gens ont vu que la violence montait,
06:26par l'ultra-gauche,
06:27c'est d'abord l'ultra-gauche qui a voulu s'en prendre
06:28au lieu du pouvoir,
06:30et d'ailleurs à certains manifestants.
06:31Nous-mêmes, nous sommes la cible de l'ultra-gauche,
06:34et parfois même de partis institués.
06:36Et pour vous répondre,
06:38et quand les gens ont vu ces images,
06:39les gens, la délinquance d'opportunité,
06:42pour reprendre les termes du ministre,
06:43sont venus piller dans Paris.
06:44Voilà à peu près les choses.
06:46Mais vous savez, c'est très simple de faire,
06:49et ça a été fait ensuite d'ailleurs,
06:50sur le 24 octobre,
06:51et même aujourd'hui,
06:52ça sera fait le 5 novembre,
06:53de faire une fouille au corps,
06:55en amont, dans les gares de l'île de France.
06:57Donc ça veut dire qu'on fait bien
06:58de ne plus faire défiler les cortèges
07:00dans les centres-villes,
07:00parce qu'il y a encore la même polémique
07:02la semaine dernière,
07:03sur la journée de jeudi.
07:04Jeudi, vous serez dans la rue ?
07:05Moi je serai dans la rue,
07:06il n'y a aucun problème.
07:07Et ça ne dérange pas de manifester
07:08entre la porte de Bagnolet,
07:09la porte de Charenton ?
07:10Ça me dérange,
07:11parce que moi je crois
07:12que c'est un droit constitutionnel.
07:13Mais je suis aussi capable...
07:14Pas de défiler en centre-ville,
07:15la manif, oui, mais pas de...
07:16Je réponds à la première question,
07:17la deuxième,
07:23dans laquelle il y a des commerçants,
07:24ils ne sont pas là
07:25pour se faire piquer
07:25leur chiffre d'affaires, etc.
07:26Mais je rappelle une seule chose,
07:28parce que moi je ne considère pas
07:30que la police tue,
07:31il y a des excès,
07:31il faut que les enquêtes judiciaires,
07:33à la fois pour ceux qui sont violents
07:35dans les manifestants
07:36et qui utilisent le mouvement social
07:38pour faire de la violence,
07:39et pour les débordements,
07:40ça existe chez les policiers,
07:41mais je crois que si nous n'avions pas eu
07:43pendant six semaines
07:44une absence de réponse politique,
07:45nous n'en serions pas là,
07:47je le dis avec force,
07:48et je crois que...
07:49La réponse ne peut pas être que sécuritaire.
07:51Pardon ?
07:51La réponse ne peut pas être que sécuritaire.
07:53La police fait son travail,
07:55d'ailleurs ils n'ont pas déposé les boucliers,
07:56mais ce n'est pas à la police
07:57de régler l'absence de dialogue social,
07:59l'absence de dialogue démocratique,
08:01parce que sur les plateaux,
08:02c'est un peu pour ou contre la police.
08:04Moi je suis pour la police,
08:04sans les débordements,
08:05vive la République,
08:06mais la police elle ne peut pas tout,
08:07ça il faut le dire aussi.
08:08Justement on va continuer la discussion
08:10à travers les propos tenus par Laurent Nunes,
08:12le ministre de l'Intérieur,
08:13dans cette commission d'enquête parlementaire,
08:14mais puisqu'on arrive à avoir maintenant
08:17un peu de recul,
08:18un peu plus de précision
08:19depuis le 17 octobre,
08:20on va voir maintenant avec vous
08:21Marguerite Dumont, bonsoir.
08:23Le profil des casseurs,
08:25profil que l'on commence à affiner.
08:27Alors tout d'abord c'est quelques chiffres,
08:304914 gardes à vue depuis le 17 octobre,
08:33majoritairement des adultes,
08:35mais attention,
08:36garde à vue ne veut pas dire condamnation.
08:392 990 personnes ont été poursuivies,
08:42et 329 incarcérées.
08:45Vous voyez donc le différentiel,
08:46cela veut dire que 1924 personnes
08:49sont ressorties de garde à vue,
08:51sans poursuite,
08:52soit plus de 39%.
08:54Quant au profil des personnes condamnées,
08:57le ministre de la Justice évoque des trajectoires,
09:00je cite,
09:01extrêmement variées.
09:02Le profil étudié est celui
09:04des 186 personnes incarcérées
09:06suite à la seule journée du 17 octobre.
09:10Premier renseignement,
09:11une population d'adultes,
09:13mais de jeunes adultes,
09:14près de deux tiers ont entre 18 et 25 ans.
09:18Deuxième constat,
09:19une très forte majorité masculine,
09:21puisque 90% des personnes condamnées
09:24sont des hommes,
09:25et sur le plan de la nationalité,
09:2770% sont françaises,
09:2930% étrangères.
09:31Enfin,
09:31un chiffre particulièrement intéressant,
09:34plus de la moitié n'avait aucun antécédent judiciaire,
09:3752% pour être précis.
09:39Merci Marguerite Dumont.
09:41On va continuer sur ce profil des casseurs,
09:44Philippe Ballard,
09:44vous en pensez quoi ?
09:46Sur un échantillon,
09:47ce ne sont pas tous les casseurs,
09:49ce sont des personnes incarcérées,
09:5130% d'origine étrangère,
09:53et parmi ces personnes étrangères,
09:5675% de maghrébins.
09:59Moi, je regardais une autre chaîne d'info,
10:01hier,
10:02où je l'ai retweeté d'ailleurs,
10:04ça portait sur 217 incarcérations,
10:06et il y avait effectivement les mêmes chiffres,
10:0870% de français,
10:09et 30% d'étrangers,
10:11effectivement,
10:11une proportion qui vient du Maghreb.
10:13Et ensuite,
10:14ce n'est pas nous,
10:15ce n'est pas moi qui le dis,
10:17il faisait référence à Jérôme Fourquet,
10:19qui est patron de l'IFOP,
10:20qui a écrit l'archipel français,
10:22et qui a analysé,
10:23en fait,
10:24les prénoms.
10:24Et la conclusion de Jérôme Fourquet,
10:26c'était,
10:27il y a 75% de prénoms arabo-musulmans ou africains.
10:31Je ne suis pas en train de vous dire.
10:32Non, mais attendez,
10:33je finis ma phrase quand même.
10:34Encore une fois,
10:34je source ce que je dis.
10:37Aucun problème.
10:37Jérôme Fourquet,
10:38il n'est pas député du Rassemblement national.
10:40Non, simplement,
10:40il y a un échantillon de 70 personnes.
10:42Vous savez pas,
10:42on va mettre la citation précise de Jérôme Fourquet,
10:44comme ça, chacun pourra.
10:46Vous pouvez leur tweeter sur mon...
10:47Non, non, mais là,
10:48on a la citation.
10:49Ah, d'accord.
10:50Alors, on peut identifier encore plus 70 personnes
10:52dont on avait suffisamment d'éléments biographiques.
10:54On a pu dépouiller ce corpus-là
10:56et on arrive à la conclusion
10:57que 75% des personnes
10:59qui ont été déférées
11:00et pour lesquelles on a eu des comptes rendus dans la presse
11:02sont porteurs de prénoms arabo-musulmans
11:04ou d'origine africaine.
11:05Oui, il a fait un compte rendu en source ouverte
11:07avec une revue de presse
11:08et il a compris que sur 70 cas précis,
11:11il y avait ce pourcentage-là
11:13de prénoms à consonance arabo-musulmanes.
11:16Et Alexandra González a pu joindre Jérôme Fourquet
11:18cet après-midi.
11:18C'est pour ça qu'elle arrive sur le plateau.
11:20C'est peut-être plus simple qu'elle vous explique.
11:21C'est peut-être plus simple qu'elle vous explique
11:23le pourquoi du comment.
11:24Alors allons-y pour les précisions
11:25par le principal intéressé.
11:28Alors Alexandra González.
11:29Oui, donc en fait Jérôme Fourquet
11:30que j'ai eu au téléphone m'a expliqué
11:31qu'il a pris des chroniques judiciaires d'audience
11:36qui concernaient des faits du 17 octobre
11:39et sur ces chroniques judiciaires
11:41il a identifié 70 personnes
11:44pour qui le prénom était donné.
11:46Et sur ces 70 personnes, il dit
11:4875% portent des prénoms
11:50arabo-musulmans ou africains.
11:52Il en conclut que ces personnes
11:54ont une ascendance étrangère
11:56et qu'il y a donc une forte, je cite,
11:58sur représentation de personnes d'origine
12:00maghrébine parmi les émeutiers.
12:02Moi j'identifie plusieurs failles
12:04dans ce raisonnement que je vais vous expliquer.
12:07Déjà, il admet que
12:08ces 70 personnes,
12:10il ne sait pas si elles ont été condamnées
12:12ou non.
12:13Donc les articles ne le mentionnaient pas forcément
12:15et ce n'est pas une donnée que lui a retenue.
12:18Donc parmi les 70 personnes
12:20qu'il a retenues déjà,
12:21il y a peut-être des personnes
12:22que la justice a finalement considérées
12:23comme innocentes à la fin du procès.
12:26Il admet ensuite que c'est un échantillon
12:28qui est non représentatif
12:29puisque basé sur des sources ouvertes,
12:31en l'occurrence la presse,
12:32et pas basé sur des statistiques officielles
12:36et normées.
12:37Et en l'occurrence,
12:3970 personnes,
12:40ça représente 8%
12:41des personnes qui ont été jugées
12:43en comparution immédiate
12:44pour des faits du 17 octobre.
12:46Parce que,
12:47et ça c'est des chiffres donnés
12:48par Gérald Darmanin,
12:49917 personnes ont été jugées
12:52pour des faits du 17 octobre.
12:54Ça signifie que donc
12:55Jérôme Fourquet
12:56ne tient pas compte
12:57de 847 cas jugés
13:00pour lesquels
13:01il n'a pas de prénom.
13:03Il qualifie toutes ces personnes
13:04de casseurs.
13:05Or, on sait que les prévenus
13:07qui ont été jugés
13:07l'ont été pour des faits
13:09très variés.
13:10Ça va des violences
13:12envers les forces de l'ordre,
13:13des détentions
13:14de mortiers d'artifice,
13:15des atteintes au bien.
13:16Et là, effectivement,
13:16on peut qualifier
13:18les personnes condamnées
13:19pour atteinte au bien
13:19de casseurs
13:20ou de pilleurs,
13:21parce qu'on parle de vol,
13:22d'atteinte au bâtiment.
13:24Mais il y a aussi des personnes
13:25qui ont été condamnées
13:25pour outrage.
13:26Et puis enfin,
13:27il le dit lui-même
13:28dans les colonnes du Figaro
13:29la semaine dernière,
13:31les individus déférés
13:32après les événements
13:33du 17 octobre
13:34ne sont sans doute pas
13:36parfaitement représentatifs
13:37de la foule émeutière.
13:38Car comme le disent
13:39à demi-mot
13:40les spécialistes
13:40du maintien de l'ordre,
13:42on n'attrape souvent
13:42que ceux qui courent
13:43le moins vite,
13:44les émeutiers
13:45les plus chevronnés
13:47ou organisés,
13:48échappant souvent
13:49aux policiers.
13:50Fin de citation.
13:51Moi, ce qui m'amuse,
13:53parce que c'est évidemment
13:54Jérôme Fourquet
13:55et puis M. Ballard
13:56qui embrayent,
13:57c'est qu'on dit
13:57on va classer les gens
13:59dans leur profil type sociologique
14:01à travers leur prénom.
14:02Et on dit
14:02je vais juste terminer ma phrase.
14:04Mais moi,
14:05si on devait faire
14:06des statistiques,
14:06ce qui m'intéresserait,
14:07c'est combien viennent
14:08de quartiers relégués,
14:09de quartiers populaires.
14:10Combien ont des mamans solos ?
14:12Combien sont
14:13des décrocheurs scolaires ?
14:14Vous cherchez des excuses ?
14:15Non, ce n'est pas du tout
14:16des excuses.
14:17Des excuses sociales ?
14:18Ça, pour le coup,
14:19il y a une réalité
14:20de l'exclusion sociale
14:22et de la colère.
14:23C'est assez épillé.
14:24Ce qui m'amuse quand même...
14:25Pardon,
14:26mais ça peut être insultant
14:26pour les mamans solos
14:27qui élèvent bien leurs enfants
14:28de dire que finalement,
14:30quand on vit avec
14:31les mamans solos,
14:32on peut être épillé
14:32et en centre-ville.
14:33Quand vous vous levez
14:33à 4h du matin
14:35pour prendre un train
14:35à 5h à Melun
14:37et que vous faites
14:37une heure et demie
14:38de transport
14:39pour aller nettoyer
14:40les bureaux à la Défense,
14:41vos gosses,
14:42parce que vous travaillez,
14:43parce que vous ne vivez pas
14:43de l'assistance,
14:44ils sont toutes seuls
14:45toute la journée
14:45et quand je parle
14:46de toute la journée,
14:47de 7h du matin
14:48jusqu'à 22h le soir.
14:49Il y en a aussi
14:50qui ne viennent pas
14:50à 4h pour eux.
14:51Pour que ce soit très clair,
14:52c'est intéressant
14:54les biais d'actualité.
14:55Je ne dis pas
14:56que la statistique,
14:57encore qu'on a eu
14:58un papier critique
14:59très bien documenté,
15:00que la statistique
15:01sur les prénoms est fausse.
15:02Je dis pourquoi
15:03on focalise sur l'origine ?
15:05On pourrait focaliser
15:06sur le décrochage scolaire,
15:07on pourrait focaliser
15:08sur « je suis d'un quartier ghetto »,
15:10on pourrait focaliser
15:11sur beaucoup de choses
15:13et comme par hasard,
15:14il y a 30 ans,
15:14on aurait focalisé
15:15sur les conditions sociales.
15:16Aujourd'hui,
15:17on focalise
15:18puisque c'est l'hystérie
15:19identitaire sur les prénoms.
15:20Laurent Franck-Lienard,
15:22vous êtes invocat
15:22au Bois de Paris,
15:23vous êtes surtout
15:23un avocat de policier,
15:25un spécialiste
15:25de la défense
15:26des forces de l'ordre.
15:27Moi, j'ai entendu
15:27beaucoup de policiers
15:28dire quand même
15:28qu'il y avait
15:29la convergence
15:31de deux groupes
15:32qui ne sont pas forcément
15:33les mêmes intérêts,
15:34l'ultra-gauche,
15:35d'ailleurs Laurent Nunez
15:36en a parlé,
15:37et puis effectivement
15:39des pilleurs,
15:40des voleurs opportunistes
15:42venus souvent de banlieues
15:43qui se sont aperçus
15:44que ce jour-là,
15:45il n'y avait sans doute
15:45pas assez de policiers
15:46pour protéger
15:47notamment Paris ou Marseille
15:48et qui en ont profité
15:49pour venir faire
15:51leur course,
15:51entre guillemets.
15:52Oui, tout à fait,
15:52il y avait trois groupes,
15:54il y avait le groupe
15:54des manifestants
15:55qui avait quelque chose
15:57à revendiquer
15:59et puis il y avait
16:00ces deux groupes
16:01bellicules.
16:01C'est ce que disent
16:02tous les policiers.
16:03Je voulais dire un mot
16:04sur le débat
16:04qu'on vient d'avoir
16:05qui me surprend
16:06un petit peu.
16:07J'ai été appelé lundi
16:08par huit policiers
16:09et gendarmes
16:10qui ont été blessés
16:11pendant les émeutes.
16:13Sept avaient des prénoms
16:14à consonance maghrébine.
16:16Sept.
16:17Sur les huit.
16:18Ils vivent d'ailleurs
16:19pour l'instant
16:20en banlieue aussi.
16:20Voilà, je mets ça
16:21dans le débat.
16:22Blessures graves ?
16:23Pardon ?
16:23Oui, blessés très graves.
16:25Très graves.
16:26Beaucoup de brûlures.
16:27C'est les cocktails Molotov ?
16:28Des mains cassées,
16:29des nez cassés,
16:30des tibias cassés.
16:32Donc beaucoup de fractures.
16:33Ce sont des blessés graves.
16:34Oui, lourds.
16:36Des gens qui ne vont pas marcher
16:37pendant trois mois.
16:38C'est notre amitié,
16:39notre solidarité.
16:40C'est rien à dire
16:40puisqu'on peut être rentré plus tard.
16:41On avait dit sur le plateau
16:42et moi-même
16:43que bien évidemment
16:44que nous soutenions
16:46la police républicaine
16:47et que ces exactions
16:48à l'endroit des policiers
16:49sont intolérables.
16:50Et qu'est-ce qui n'a pas fonctionné
16:51le 17 octobre selon vous ?
16:53Je pense que tout le monde
16:54a été surpris
16:55par l'organisation.
16:57Ça s'est passé complètement
16:58sous les radars.
17:00Ils étaient très très organisés
17:01et les policiers
17:03ont été aussi surpris
17:04par l'ultra-violence.
17:07Ils ont l'habitude
17:07des revendications,
17:08ils ont l'habitude
17:09des manifestations
17:10qui se passent mal.
17:12Ils reçoivent la violence,
17:14ils savent l'amortir.
17:16Et la précocité,
17:17si je puis dire,
17:17c'est-à-dire que ça a démarré
17:18très tôt,
17:19alors qu'en général
17:19on est plutôt en fin de manif.
17:21Et c'était tout de suite
17:23extrêmement violent.
17:25comme le samedi
17:26des gilets jaunes,
17:26le deuxième samedi
17:27des gilets jaunes,
17:28si vous vous rappelez,
17:28en 2018,
17:29ça avait été vraiment
17:30extrêmement violent
17:31dès le matin.
17:33Là, ils ne s'attendaient pas
17:36à recevoir
17:36un tel niveau de violence.
17:37Et vous avez vu
17:38avec quelle capacité
17:39ils les ont absorbés.
17:41Parce qu'en fait,
17:41on ne se rend pas compte,
17:42mais ces forces mobiles
17:44sont remarquables.
17:45Elles arrivent à absorber
17:46un niveau de violence
17:47incroyable,
17:48jusqu'à la bombe incendiaire
17:49lancée sur ce capitaine
17:50de Jean-Améry
17:50que tout le monde a vu.
17:52Donc, Laurent Munesse
17:52fait le bon constat.
17:53des gendarmes
17:54et des policiers aussi
17:55à ce moment-là.
17:56Pas que ce capitaine
17:57de gendarmerie.
17:58Plusieurs personnes
17:59ont été blessées
18:00des policiers aussi
18:00à ce moment-là.
18:01M. Solénard,
18:02est-ce que les policiers
18:03en veulent à leur ministre,
18:05à Laurent Munesse ?
18:06Non.
18:06Est-ce qu'il n'a pas pris
18:07les bonnes décisions,
18:08le bon dispositif ?
18:09Non, vous savez,
18:10les policiers,
18:11ils sont éminents républicains.
18:13Ils essayent de faire tenir
18:14cet état de droit
18:15parce que pour eux,
18:17manifester est un droit.
18:18Il faut que les gens
18:19puissent manifester.
18:20Mais ils en ont pris
18:20pas la figure.
18:20Mais l'ordre public
18:21est aussi un droit.
18:22Et ils sont un peu coincés.
18:24C'est vrai qu'ils servent
18:25de dernier rempart.
18:27Après eux,
18:27il n'y aura plus grand monde.
18:29Si eux posent les boucliers
18:30ou si eux tombent,
18:31il n'y aura plus grand monde
18:32pour assurer la sécurité
18:33de ce pays.
18:34Donc, ils sont tout à fait
18:36en conscience
18:37de la responsabilité
18:39qu'elle a leur.
18:39Ils sont prêts
18:40à donner beaucoup encore.
18:41Oui, mais beaucoup encore.
18:43Mais vous qui les côtoyez
18:44plus que nous
18:46par vos fonctions,
18:47est-ce qu'ils ne sont pas
18:48aussi fatigués ?
18:49Parce que si ça se répète,
18:51il y a eu plusieurs samedis,
18:52il y a jeudi,
18:53il y aura peut-être
18:53d'autres rendez-vous.
18:55Moi, j'entends certains
18:55publics sur ce plateau
18:56dire qu'on ne tiendra pas.
18:58Là, on a rappelé
18:59les gens qui étaient en vacances.
19:00C'était Frédéric Klaus,
19:00je crois.
19:01On supprime des week-ends.
19:03C'est beaucoup de tensions.
19:04D'ailleurs,
19:05beaucoup de tensions,
19:05des heures à rallonge.
19:07Ce qui, d'ailleurs,
19:08nous met en danger
19:08parce qu'on est moins bon,
19:10moins efficace, parfois...
19:11Et on peut perdre son sang-froid.
19:12Et on peut perdre son sang-froid.
19:14Bien sûr.
19:14Ils vous disent ça ?
19:15Ils me disent ça,
19:17mais ils me disent
19:17on tiendra.
19:18Ils disent on tiendra ?
19:19On tiendra parce qu'ils ont
19:20conscience de l'enjeu.
19:22L'enjeu, il est considérable
19:23aujourd'hui.
19:25Cette bombe incendiaire,
19:26pour moi,
19:26elle est vraiment révélatrice
19:28de quelque chose.
19:29Elle est révélatrice
19:29d'un gars
19:30qui a fabriqué une bombe
19:32dans le but
19:33de la lancer
19:34sur des policiers
19:35et de les faire brûler vifs.
19:36Il a fait ça en conscience.
19:38Il a fait ça
19:38parce qu'il est politisé.
19:40Il a fait ça parce que...
19:40C'est prémédité.
19:41C'est prémédité.
19:42C'est totalement prémédité.
19:43Vous criez qu'un jour
19:43un policier tombe ?
19:45Bien sûr.
19:46Définitivement.
19:46Et non seulement on le craint,
19:48mais surtout,
19:49on sait que certaines personnes
19:50le cherchent.
19:51Ils cherchent à avoir
19:52soit un martyr
19:53parmi leur rang
19:54parce qu'ils veulent
19:55une réponse massive
19:56de l'État,
19:57de manière à avoir
19:58quelqu'un qui tombe
19:59parmi les manifestants
20:00pour pouvoir l'afficher
20:01en martyr.
20:02Comme on affiche
20:02Malik Ousekine,
20:03le pauvre Malik Ousekine,
20:04on nous l'affiche
20:05depuis des années.
20:06Qui n'était pas manifestant.
20:10Il sert aujourd'hui
20:10des figies pour...
20:11Mais la justice apporte
20:12la bonne réponse ou pas ?
20:14En sanctionnant,
20:15en punissant les casseurs
20:16ou pas ?
20:16Ce n'est pas suffisant.
20:17Bien sûr.
20:18On attend beaucoup
20:19de la justice.
20:20On attend évidemment
20:21une réponse très ferme.
20:22Très ferme,
20:24ça ne veut pas dire
20:25des mois de prison.
20:26L'incarcération
20:27pendant 4 jours
20:28ou 5 jours,
20:29ça suffit.
20:29Ça suffit parce qu'il y a
20:30le choc carcéral.
20:31Parce qu'il y a
20:33le quartier des arrivants.
20:34Parce qu'il y a
20:34cette brutalité
20:35pour celui qui est
20:36primo-délinquant,
20:37cette brutalité
20:38de la réponse pénale.
20:39Il faut que la réponse pénale
20:40soit brutale.
20:40Il faut qu'elle soit pénible.
20:42Donc il n'y a plus
20:42assez de place en prison.
20:43Donc il y a 4 jours,
20:44c'est difficile
20:45à les organiser.
20:46Mais c'est pour ça.
20:4790 000 détenus pour...
20:48Laissons les 5 jours
20:49et pas un an.
20:50Laissons les 5 jours.
20:51Mais qu'on leur fasse
20:53vivre cette expérience.
20:54Parce que s'ils ne vivent
20:55pas cette expérience-là,
20:56ils n'en vivront
20:57aucune de pénible.
20:58Le sursis,
20:59c'est comme si
21:00vous n'aviez rien.
21:01Les stages de citoyenneté,
21:02excusez-moi,
21:03ça n'existe pas.
21:04Voilà.
21:05Tout ce qu'on peut
21:05mettre en place...
21:09Les casseurs-payeurs
21:09parce qu'il y a une loi
21:10qui vient d'être votée au Sénat
21:11et qui arrive à l'Assemblée.
21:12C'est indispensable.
21:13Vous en êtes compte
21:13du coût social
21:14et du coût pour le contribuable citoyen
21:17de tout ce qui se passe en ce moment ?
21:18On parle de plus d'un milliard déjà.
21:19Alors on paye les dégradations,
21:21on paye les honoraires
21:22des avocats commis d'office,
21:24on paye les salaires des juges,
21:25on paye les traitements
21:27des policiers et des gendarmes
21:28qui sont mobilisés.
21:30Et tout ça, pourquoi ?
21:31Mais tout ça, pourquoi ?
21:32Ça ne sert absolument à rien.
21:34C'est de l'argent
21:35qu'on fout en l'air.
21:35Alors, à un moment
21:37où la France est exsangue,
21:39à un moment où on cherche
21:40le moindre centime,
21:41on est en train de dépenser
21:42des fortunes
21:43pour que certains abrutis
21:46puissent s'amuser
21:47à brûler des mairies.
21:49Je rappelle que dans
21:49les limoges,
21:50il y avait 13 policiers municipaux
21:51et ils ont bien entendu
21:53que c'était eux
21:53qu'on venait brûler.
21:54On ne venait pas brûler la mairie,
21:55on venait brûler les policiers municipaux.
21:56C'était les policiers municipaux
21:57qui étaient visés par la mairie ?
21:58Tout à fait.
21:59Et je peux vous le dire
21:59parce que je suis leur conseil.
22:01Donc, c'est vraiment eux
22:03qu'on essayait de tuer.
22:03Et ça, il faut quand même
22:05qu'on le dise à un moment public.
22:07Donc, un jour, un policier
22:08risque de mourir ?
22:09Bien sûr.
22:09À un moment,
22:10un policier risque de mourir
22:11ou alors un policier risque
22:14de faire usage d'une arme
22:16pour se défendre.
22:18Et d'un côté comme de l'autre,
22:19ce sera un échec.
22:22Donc, je trouve que
22:24notre ministre de l'Intérieur
22:25assume pleinement
22:26ses responsabilités.
22:27Il est complètement à la manœuvre.
22:29Il fait vraiment honneur
22:30à sa fonction.
22:31Mais sa fonction aujourd'hui,
22:32elle est compliquée.
22:33Justement, Amandine Attalaya,
22:36on pensait au ministre fusible.
22:38Finalement, il reconnaît
22:38toutes les erreurs.
22:39Mais il reste en poste
22:40et il assume devant
22:41la représentation nationale
22:42à l'Assemblée.
22:42Il répond à toutes les questions.
22:43Oui, mais c'est vrai
22:44qu'il a tout pris sur lui.
22:45Là où, au début,
22:46Emmanuel Macron,
22:47dans ses premiers propos,
22:48disait qu'il y avait
22:49un défaut du renseignement
22:51et d'anticipation large.
22:53On sait que Laurent Nunez
22:54avait démissionné
22:57le chef de l'État
22:57à refuser cette démission.
23:00et aujourd'hui,
23:01il assume complètement
23:02que le défaut d'anticipation
23:03soit le sien uniquement.
23:05C'est-à-dire qu'il répète
23:06que les notes du renseignement
23:08ont été exhaustives
23:09et extrêmement complètes
23:10sur tout ce qui pouvait se passer,
23:11des pillages,
23:12des casseurs,
23:15des cortèges
23:16qui allaient être sauvages,
23:18qui voulaient arriver
23:20vers certains lieux de pouvoir.
23:21Bref,
23:22il avait toutes les informations.
23:24Il assume aussi
23:25de ne pas avoir déployé
23:26autant de forces de police
23:27que celles dont il disposait
23:29ce jour-là dans l'absolu.
23:3075 000 étaient disponibles.
23:32Il est dit que parce que,
23:33déjà,
23:33il y avait beaucoup de fatigue,
23:34d'épuisement,
23:35il assume d'avoir fait le choix
23:37de ne pas tous les avoir mis
23:38sur le terrain le 17 octobre.
23:40Donc, ça fait quand même
23:41plusieurs erreurs
23:42qu'il reconnaît.
23:44Et le problème pour lui,
23:46là où il a fauté,
23:47dit-il,
23:48c'est parce qu'il n'a pas saisi
23:49que tout allait se passer
23:50au même moment
23:51dont acte.
23:52Mais il se satisfait quand même
23:53que depuis,
23:54ça va mieux,
23:55aussi bien le 24
23:56que le 31 samedi dernier.
23:57Oui, oui, oui,
23:58c'est ce qu'avait dit
23:58Emmanuel Macron.
23:59Même s'il y a eu quand même
24:00quelques actions.
24:00On a compris
24:01et on a de nouveaux modèles.
24:03Rappelons que les forces de l'ordre
24:04vont de nouveau être mises
24:05à contribution jeudi.
24:07Peut-être les jours suivants aussi.
24:08Et à Toulouse, d'ailleurs,
24:09la manifestation est interdite
24:11en centre-ville.
24:12Je dirais même aujourd'hui même
24:13parce qu'il y avait
24:13des étudiants dans la rue à Paris.
24:14Donc, des policiers
24:15mobilisés encore.
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