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  • il y a 14 minutes
David Lisnard, maire de Cannes et candidat "Nouvelle Énergie" à la présidentielle, était l'invité de BFM de ce mardi 3 novembre. Il a notamment été interrogé sur une potentielle primaire de la droite, sur l'attentat terroriste raciste dans les Yvelines ou encore sur sur le mouvement lycéen. 

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Transcription
00:00:00Bonsoir, monsieur le candidat.
00:00:01Bonsoir.
00:00:01Merci d'être là, David Lissnard.
00:00:03Je rappelle que vous êtes également maire de la ville de Cannes
00:00:07et vous êtes également président de l'Association des maires de France.
00:00:11On a beaucoup de questions à vous poser ce soir
00:00:13et peut-être un sondage à vous montrer, mais d'abord les faits.
00:00:17Ma première question permettra peut-être de clarifier les choses.
00:00:20Qui parle ce soir ?
00:00:22Le candidat à la présidentielle ?
00:00:24Le président de l'Association des maires de France ?
00:00:26Ou bien l'homme aux deux casquettes ?
00:00:28Quand vous recevez Raphaël Guzman,
00:00:31est-ce que vous posez la question qui parle ce soir ?
00:00:33Le candidat à la présidentielle ?
00:00:36Le député européen ?
00:00:38Ou l'homme aux deux casquettes ?
00:00:40Quand vous recevez Bruno Rotaillot tout à l'heure,
00:00:42sur ce plateau,
00:00:44qui parle ?
00:00:45Le candidat à la présidentielle ?
00:00:47Ou le sénateur ?
00:00:48Donc c'est le même.
00:00:49Ce n'est pas ce qu'ils ont frénique.
00:00:51Je suis maire.
00:00:53C'était vraiment la mission que je m'étais donnée.
00:00:58que je me donne.
00:00:59C'est un mandat magnifique dans ma commune.
00:01:02Je suis président des maires de France.
00:01:04C'est un immense honneur.
00:01:05J'espère que nous pourrons faire entendre la voix des maires pendant longtemps,
00:01:09qu'elle ne sera pas éteinte.
00:01:11Et je me présente à la présidentielle.
00:01:12Et ce que je dis dans la candidature à la présidentielle,
00:01:16les constats que je forme,
00:01:18les propositions que je formule,
00:01:21ce ne sont pas des constats et des propositions de circonstances.
00:01:24C'est parce que j'en avais assez
00:01:26de voir le pays abandonner toute notion de bon sens,
00:01:32sombrer dans la folie administrative,
00:01:34dans la contradiction bureaucratique,
00:01:36dans l'impuissance publique,
00:01:37dans la crise de la démocratie,
00:01:38qu'à un moment donné,
00:01:40avec d'autres,
00:01:41on s'est dit qu'il faut faire entendre la voix du pays réel,
00:01:43la voix du terrain.
00:01:44Et c'est ce que j'essaie de porter.
00:01:44Si je vous ai posé la question,
00:01:45M. Lissnard,
00:01:46c'est que certains vous accusent d'un mélange des genres.
00:01:48En somme,
00:01:49d'utiliser la présidence de la puissante association des maires de France
00:01:52pour faciliter votre campagne.
00:01:53Regardons par exemple ce qui est dit par le député,
00:01:55ancien ministre Marc Fénaud.
00:01:58Il dit que l'association des maires de France
00:01:59est prise en otage
00:02:00par son président, David Lissnard.
00:02:02Que lui répondez-vous ?
00:02:03Vous savez,
00:02:04c'est toujours à la charge,
00:02:05à l'accusation,
00:02:06qui incombe la charge de la preuve.
00:02:08C'est un principe de droit et de démocratie.
00:02:10Donc tout ça ne signifie rien.
00:02:12Vous avez eu des présidents de l'association des maires de France
00:02:14qui ont même été présidents du Sénat
00:02:16et qui ont été présents de la République,
00:02:17comme Alain Poir.
00:02:18François Baroin
00:02:19est une grande personnalité des vies politiques
00:02:21pour qui j'ai le plus grand respect.
00:02:24Et qui conduisait...
00:02:25On ne s'est pas réhanté vers la marche surpête.
00:02:26Qui conduisait la campagne de l'UMP aux législatives
00:02:30en étant président des maires de France.
00:02:33Et lorsqu'il était pressenti comme président de la République,
00:02:35personne ne remettait en cause.
00:02:36Ce que l'on voit,
00:02:37c'est qu'il y a ce bocal qui s'agite.
00:02:40Et vous savez,
00:02:41dans le bocal,
00:02:42la moindre ondulation fait agiter les anguilles.
00:02:47Donc que vous dire de plus ?
00:02:49Je n'ai rien à dire de plus là-dessus.
00:02:51Heureusement,
00:02:51mais heureusement,
00:02:52qu'un maire et président des maires
00:02:54peuvent se présenter.
00:02:55Heureusement que l'élection...
00:02:56Il y a peut-être un petit privilège ou un avantage
00:02:58avec les 500 parrainages des maires
00:03:00que vous pouvez avoir beaucoup plus facilement
00:03:02que d'autres candidats.
00:03:02Je vais vous répondre là-dessus.
00:03:03D'abord, c'est absolument faux.
00:03:04C'est-à-dire que le président des maires,
00:03:06il est mandaté par les maires.
00:03:07C'est une association,
00:03:08c'est un mandat bénévole
00:03:09où je dois représenter
00:03:11les communes de France
00:03:13tant qu'on me confie cette mission.
00:03:15Je n'ai aucune autorité
00:03:17sur les maires.
00:03:18Un président de département,
00:03:19un président de région,
00:03:20un ministre a bien plus de pouvoir
00:03:22d'accorder les subventions, etc.
00:03:23Donc tout ça,
00:03:24c'est du prétexte.
00:03:24Et vous avez vos 500 parrainages déjà ?
00:03:27Oui, mais parce que je travaille le terrain,
00:03:29parce que moi,
00:03:29je n'ai jamais méprisé le terrain.
00:03:31Les mêmes qui aujourd'hui s'agitent,
00:03:32c'est parce que c'est les mêmes
00:03:33qui pensaient que ma candidature
00:03:36était secondaire,
00:03:37parce que je n'étais pas du système,
00:03:38parce que je n'avais pas fait l'ENA,
00:03:39parce que je n'avais pas été ministre.
00:03:40Et puis tout d'un coup,
00:03:42les choses s'agrègent,
00:03:43les choses prennent.
00:03:44Et là, tout d'un coup,
00:03:44il y a un petit peu d'affolement.
00:03:46Mais on va laisser le...
00:03:47Pour rester dans la métaphore aquatique,
00:03:49on va laisser le marécage grenouillé.
00:03:52Et donc, vous garantissez en pleine campagne
00:03:54la traduction de neutralité
00:03:55de l'assurance des maires de France.
00:03:57Et je pense que si la démarche aboutissait,
00:04:00je pense que c'est une très bonne chose
00:04:02pour tous les élus locaux
00:04:03qui sont en première ligne,
00:04:04qui font un travail fantastique,
00:04:06quelle que soit leur couleur politique, etc.,
00:04:08qui sont des gens très concrets,
00:04:09d'avoir enfin au sommet de l'État
00:04:11quelqu'un qui comprend le local,
00:04:13quelqu'un qui comprend que
00:04:14l'un des problèmes majeurs de notre pays,
00:04:17c'est la centralisation,
00:04:18c'est le centralisme bureaucratique,
00:04:20c'est tout ce qui fait que
00:04:21tout est plus long,
00:04:22plus compliqué,
00:04:23plus cher qu'avant et qu'ailleurs.
00:04:25Donc, on l'a compris,
00:04:26président des maires de France,
00:04:27vous le resterez.
00:04:28Ah si, je suis réélu.
00:04:29Si, vous êtes réélu.
00:04:29Après, je peux perdre l'élection
00:04:30à la présidence des maires.
00:04:31Comme quand on se présente,
00:04:32je me suis présenté au municipal
00:04:33au mois de mars,
00:04:34j'avais annoncé avant
00:04:34que je serais candidat
00:04:35à la présidente de la République.
00:04:36Et les Canois m'ont renouvelé leur confiance,
00:04:38ce ne sera peut-être pas le cas des mêmes,
00:04:39mais ça, c'est la vie, si vous voulez.
00:04:41Mais je trouve que
00:04:42c'est quand même très symptomatique
00:04:44de vraiment ce microcosme,
00:04:45ce bocal,
00:04:46qui tout d'un coup
00:04:47est un peu perturbé
00:04:48que quelqu'un
00:04:49qui ne soit pas
00:04:49dans les réseaux habituels,
00:04:50qui ne soit pas
00:04:51dans les couloirs habituels
00:04:53des palais de la République
00:04:54puisse oser prétendre
00:04:56être candidat à la présidence.
00:04:57N'avez-vous pas remarqué
00:04:58avec David Lissnard
00:04:59que ces critiques,
00:05:00en tout cas ces interrogations,
00:05:01sont venues après
00:05:01une déclaration en particulier ?
00:05:03Certains ont affirmé
00:05:04que vous avez pris
00:05:05une ligne assez marquée.
00:05:07Je parle de vos déclarations
00:05:08appelant Eric Ciotti,
00:05:09aujourd'hui allié
00:05:10de Marine Le Pen,
00:05:11à vous rejoindre.
00:05:12Alors depuis,
00:05:12vous avez tempéré vos propos,
00:05:13il est vrai,
00:05:14et vous promettez
00:05:15de ne gouverner
00:05:15ni avec les macronistes
00:05:17ni avec le RN.
00:05:18C'est votre ni-ni.
00:05:19Donc vous fermez la porte
00:05:20finalement à toute main tendue
00:05:21à l'UDR d'Eric Ciotti.
00:05:23Je n'ai pas tempéré mon propos.
00:05:26J'ai confirmé mon propos
00:05:27parce que dans ce que vous dites,
00:05:29vous omettez de dire
00:05:30que j'ai dit,
00:05:31j'invite,
00:05:32je répondais à une question
00:05:34d'une de vos consoeurs
00:05:35qui me disait
00:05:36M. Ciotti souhaiterait
00:05:37que beaucoup de gens
00:05:39de droite le rejoignent.
00:05:40Il avait appelé Bruno Rotaillot,
00:05:41etc.
00:05:42Je dis, mais moi,
00:05:42c'est moi qui l'incite
00:05:43à nous rejoindre
00:05:44et à se séparer du RN.
00:05:46C'était dans la même phrase.
00:05:48Il y avait une virgulière,
00:05:48même pas un point.
00:05:50Donc la phrase,
00:05:51c'est j'invite Eric Ciotti
00:05:52non pas à nous appeler
00:05:54à aller vers lui,
00:05:55on n'ira pas,
00:05:55moi je n'irai pas,
00:05:56mais je l'invite
00:05:57compte tenu de ce qu'il dit
00:05:58sur le plan économique
00:05:59qui est beaucoup plus proche
00:06:00de ce que je peux dire
00:06:01ou de ce qu'on peut dire
00:06:03lorsqu'on a une pensée
00:06:04proche de Nouvelle Énergie
00:06:05voire de LR
00:06:07que du RN.
00:06:08Donc je l'invite à venir.
00:06:09– Vous maintenez exactement
00:06:10ce que vous avez dit.
00:06:11– Pardon ?
00:06:11– Vous maintenez exactement
00:06:12ce que vous avez dit.
00:06:13Donc vous vous appelez,
00:06:14malgré tout,
00:06:14un allié du Rassemblement national
00:06:16à venir en garde.
00:06:16– Et je confirme
00:06:17que j'ai toujours dit
00:06:18qu'il fallait aujourd'hui
00:06:19du changement.
00:06:19Il faut un changement profond
00:06:21à la tête du pays.
00:06:22Il faut un changement
00:06:23par rapport à ceux
00:06:23qui nous gouvernent.
00:06:24Donc je ne gouvernerai pas
00:06:26en ce qui me concerne
00:06:26avec ceux qui ont conduit
00:06:28le pays dans le mur
00:06:29et qui sont une des causes
00:06:31du problème
00:06:31qu'on appelle
00:06:32les macronistes.
00:06:33et je propose
00:06:35ce ni-ni que vous dites.
00:06:36C'est un ni-ni-ni.
00:06:37C'est ni le macronisme,
00:06:39ni le RN,
00:06:40et je vais vous dire pourquoi,
00:06:41ni la gauche.
00:06:42Voilà, je propose
00:06:43une droite indépendante.
00:06:45Donc c'est un ni-ni-ni
00:06:46qui en fait est un oui.
00:06:48Un oui.
00:06:48– Mais à qui ?
00:06:49Parce qu'il reste
00:06:52une droite,
00:06:53Valérie Pécresse,
00:06:54Xavier Bertrand,
00:06:55Laurent Bocquiez,
00:06:56Jean-François Copé,
00:06:56ceux-là même
00:06:57avec lesquels
00:06:57vous avez rompu ?
00:06:58– Il reste tous les Français,
00:07:02tous les Français
00:07:04parce que vous raisonnez
00:07:05dans un schéma fermé
00:07:13où on aurait des personnalités
00:07:15qui sont là depuis longtemps,
00:07:15qui possèderaient des voix,
00:07:17etc.
00:07:17Je pense que ces personnes
00:07:19ont échoué.
00:07:19Donc aujourd'hui,
00:07:20la démocratie est une alternative,
00:07:23la démocratie c'est un choix
00:07:24et il ne faut surtout pas laisser
00:07:26le monopole du changement
00:07:27et de l'alternative
00:07:28au RN
00:07:28et à la gauche
00:07:29qui sera absorbée
00:07:30par l'extrême-gauche.
00:07:31– Ni l'ERN,
00:07:31ni les macronistes.
00:07:32– Il y a,
00:07:33écoutez,
00:07:35la dynamique
00:07:35que l'on a aujourd'hui
00:07:36dans le pays
00:07:36de beaucoup de Français.
00:07:38Mais les Français,
00:07:39le pouvoir appartient aux Français.
00:07:40– Vous excluez des forces politiques,
00:07:42donc c'est bien qu'il reste
00:07:43des forces avec lesquelles
00:07:43– Mais parce que nous créons
00:07:45notre propre dynamique
00:07:46et j'invite chacun
00:07:46à me rejoindre.
00:07:47Toutes les personnes
00:07:48que vous citez,
00:07:49d'où qu'elles viennent,
00:07:49qu'elles me rejoignent.
00:07:50Mais il n'y aurait rien de pire
00:07:52que de privilégier
00:07:53des accords notables
00:07:56parce qu'il faut
00:07:57gagner les élections,
00:07:58évidemment,
00:07:58mais ce n'est pas une fin en soi.
00:08:00La finalité,
00:08:01c'est de diriger le pays,
00:08:02de redresser le pays.
00:08:03Le plan de redressement
00:08:04du pays,
00:08:05le renouveau de la France,
00:08:06il ne peut pas passer
00:08:07par des arrangements
00:08:07de notables,
00:08:08surtout quand ces notables
00:08:09ont échoué.
00:08:09– Moi, depuis le début
00:08:10de cet entretien,
00:08:11j'ai l'impression
00:08:12d'entendre un candidat
00:08:12hors système.
00:08:13Vous me dites
00:08:14les notables, non,
00:08:16l'énarchie,
00:08:17l'ENA,
00:08:17tout le cursus, non.
00:08:19Vous vous considérez
00:08:20aujourd'hui
00:08:20comme le candidat hors système ?
00:08:21– Non, je réponds
00:08:22à des questions
00:08:22où vous remarquerez
00:08:23que c'est toutes ces personnes,
00:08:25vous avez raison,
00:08:26qui sont dans le système,
00:08:27qui me reprochaient
00:08:28ma candidature,
00:08:29qui au départ
00:08:30l'ont considérée
00:08:31comme négligeable,
00:08:32après l'ont méprisée
00:08:33et maintenant
00:08:34semblent un peu s'affoler.
00:08:36Donc moi,
00:08:37vous savez,
00:08:38tout ça c'est un combat,
00:08:39c'est difficile.
00:08:40Tous ceux qui disaient
00:08:41au printemps dernier,
00:08:43il aura arrêté,
00:08:44il ne passera pas l'été.
00:08:44Ça a été dit, je crois.
00:08:45– C'est la même
00:08:45que vous avez doublée
00:08:46dans un sondage
00:08:47que nous allons voir.
00:08:48– Non, ce n'est pas
00:08:48que je pense en particulier,
00:08:50mais vous l'avez entendu.
00:08:51– Non, mais dites-moi non.
00:08:52– Il ne passera pas l'été.
00:08:53– Pendant le temps,
00:08:53on n'a pas tout,
00:08:54dites-moi qui.
00:08:55– Il aura,
00:08:56c'est les mêmes
00:08:57qui disent maintenant
00:08:57qu'ils voudraient
00:08:58m'extrémiser,
00:09:00alors que c'est absurde.
00:09:01Je propose une alternative
00:09:03radicale,
00:09:03mais raisonnable.
00:09:04La radicalité,
00:09:05c'est d'ailleurs
00:09:05à la racine des choses.
00:09:06C'est de traiter
00:09:07le mal du pays.
00:09:07– Oui, mais pardonnez-moi,
00:09:08quand vous dites
00:09:08qu'il parle un peu plus
00:09:09de la France.
00:09:09– Monsieur Christian,
00:09:10quand vous dites
00:09:10ni le RN,
00:09:12ni Macron,
00:09:12on voit bien
00:09:13que vous voulez décoller
00:09:14une étiquette,
00:09:23j'ai toujours dit
00:09:24la même chose.
00:09:25Je pense qu'il y a
00:09:25la place pour
00:09:26une droite indépendante
00:09:28qui peut être gagnante,
00:09:29mais aussi des gens de gauche,
00:09:30vous savez,
00:09:31qui sont attachés
00:09:32à l'universalisme républicain,
00:09:33à la culture.
00:09:33– Attention,
00:09:34parce que là,
00:09:34le grand écart va lourd.
00:09:35– Non, non,
00:09:35mais qui aujourd'hui,
00:09:36parce que tout ça,
00:09:37ça vole en éclats.
00:09:38Je pense qu'on est
00:09:39à un moment tellement important
00:09:40dans notre vie politique
00:09:41qu'on va recristalliser,
00:09:42il faut recréer du clivage,
00:09:44du clivage civilisé,
00:09:45qu'on quitte
00:09:46cette polarisation absurde
00:09:48et qu'on arrive
00:09:48à s'affronter civilement.
00:09:50– Donc vous pensez
00:09:50qu'aujourd'hui,
00:09:51une certaine gauche
00:09:52peut vous rejoindre
00:09:52avec Éric Ciotti
00:09:53dans un même rassemblement
00:09:54joyeux et affirmé ?
00:09:56– Ceux qui souhaitent
00:09:56des individus,
00:09:57oui,
00:09:58pas les partis politiques,
00:09:59ça ne m'intéresse pas.
00:10:00Les individus qui veulent
00:10:02qu'on participe
00:10:03au redressement du pays,
00:10:04il y a une énergie.
00:10:05– Ça doit être l'ancien monde
00:10:06j'ai du mal
00:10:06à avoir une personnalité de gauche
00:10:08avec M. Éric Ciotti,
00:10:09mais peut-être
00:10:09que les choses vont changer.
00:10:10– Peut-être,
00:10:11peut-être,
00:10:12peut-être,
00:10:13peut-être que vous focalisez
00:10:15trop sur les personnalités
00:10:16et peut-être
00:10:17qu'on sous-estime
00:10:19la dynamique
00:10:19qu'il y a en France
00:10:21de Françaises,
00:10:22de Français,
00:10:23de toutes générations,
00:10:24de toutes origines,
00:10:25de toutes croyances,
00:10:25de toutes convictions
00:10:26qui ont envie
00:10:27que le pays s'en sorte.
00:10:28Moi, le nini,
00:10:29ça ne m'intéresse pas
00:10:29parce que c'est le oui
00:10:30à ceux qui veulent s'en sortir.
00:10:33Et c'est vraiment
00:10:34ce qui nous caractérise.
00:10:35– On va parler
00:10:35de ces Français.
00:10:36– Indéniablement,
00:10:37vous savez,
00:10:37moi, je ne me prends pas la tête,
00:10:39je ne sais pas,
00:10:39je suis dans le combat,
00:10:41donc il y a toujours
00:10:42une dynamique.
00:10:43– Une dynamique.
00:10:44– On va la voir
00:10:45dans les sondages.
00:10:45– Non mais vous voyez
00:10:46ce que je veux dire,
00:10:47c'est qu'après ce qu'on gagne
00:10:48ou on perd,
00:10:48c'est la vie.
00:10:50Mais très sincèrement,
00:10:52il y a beaucoup de Français
00:10:53de toutes conditions
00:10:54qui ne veulent pas
00:10:55abandonner le pays
00:10:56à la fatalité
00:10:57de cette présidentielle
00:10:58un peu triste,
00:10:59un peu morbide.
00:11:00Et finalement,
00:11:01le RN aujourd'hui,
00:11:02moi, je ne suis pas
00:11:02dans une posture morale
00:11:03vis-à-vis du RN,
00:11:04je dis simplement
00:11:04qu'il fait un en même temps.
00:11:06Il ne peut pas nous dire
00:11:07qu'il va rétablir
00:11:08les comptes de la France
00:11:08et vous dire
00:11:09qu'il va abaisser
00:11:09l'âge de la retraite.
00:11:10– Il faut le dire
00:11:11un peu sociotique.
00:11:11– Je ne me suis pas fourvoyé
00:11:13dans le en même temps
00:11:14d'Emmanuel Macron,
00:11:15je n'irai pas me perdre
00:11:16dans le en même temps
00:11:17de Marine Le Pen.
00:11:18C'est simple.
00:11:19– Précision en tous les cas.
00:11:20– Et après,
00:11:20on gagne ou on perd,
00:11:22peut-être si je n'arrive
00:11:22pas à convaincre,
00:11:23tant pis,
00:11:24et ceux qui gagneront,
00:11:25je leur souhaite de réussir.
00:11:26Mais je veux gagner
00:11:27parce que je pense
00:11:28que notre pays peut gagner
00:11:29et qu'on peut retrouver
00:11:30une belle et une grande France.
00:11:31– Vous dites nini
00:11:32mais vous dites oui,
00:11:33vous avez dit oui
00:11:33depuis longtemps
00:11:34à l'idée d'une primaire
00:11:35mais là, forcément,
00:11:36avec des anciens
00:11:39macronistes,
00:11:39nous sommes d'accord,
00:11:41pas du tout d'accord.
00:11:43Gabriel Attal a donc proposé
00:11:44cette primaire démocrate
00:11:46et la réponse d'Edouard Philippe
00:11:49a fusé.
00:11:49Son argument est-il pertinent,
00:11:51primaire de la division
00:11:52et de la confusion ?
00:11:53– Je ne crois pas
00:11:53qu'il soit pertinent
00:11:54puisque depuis 2024,
00:11:56j'annonce la situation
00:11:58dans laquelle nous sommes
00:11:59et je dis qu'il faudrait
00:12:00une compétition
00:12:01qui éviterait deux écueils,
00:12:03la division au premier tour
00:12:05qui fait perdre,
00:12:06potentiellement,
00:12:08et les arrangements de notables
00:12:11qui, à mon avis,
00:12:12feront perdre les élections
00:12:12mais surtout feront perdre le pays
00:12:14même si c'était gagnant
00:12:15électoralement.
00:12:16Parce que redresser le pays,
00:12:17c'est comme redresser
00:12:18une collectivité
00:12:19ou une entreprise,
00:12:20ça nécessite de la cohérence.
00:12:22Et donc,
00:12:23le pire des systèmes
00:12:24après tous les autres,
00:12:25comme disait Churchill,
00:12:26c'est la démocratie
00:12:28et que ce que je propose
00:12:29depuis le début,
00:12:30c'est qu'une compétition
00:12:32à ceux qui veulent venir
00:12:33– On peut le dire ce soir,
00:12:34c'en est fini.
00:12:34– De droite et du centre,
00:12:35je vais y revenir,
00:12:37si vous me permettez.
00:12:38– Mais comme on m'a dit
00:12:38que c'était un format plus long,
00:12:39je m'en réjouis
00:12:40par anticipation.
00:12:41– Moi aussi.
00:12:42– Et donc,
00:12:45moi j'ai toujours dit
00:12:46que si j'ai gagné
00:12:48cette élection,
00:12:48je ne demande pas
00:12:49à cette primaire
00:12:50qui serait une sorte
00:12:51de quart de finale
00:12:51avant la demi-finale,
00:12:53une sorte de pré-premier tour
00:12:54parce que c'est des circonstances.
00:12:57Je ne leur demande pas
00:12:57de me soutenir
00:12:58s'ils ne croient pas
00:12:59en moi et en mon projet
00:12:59mais au moins d'accepter
00:13:01de ne pas nuire
00:13:02jusqu'à l'élection.
00:13:03Et puis s'ils veulent me soutenir,
00:13:04ils seront les bienvenus.
00:13:07– Une sorte de pâques
00:13:08je ne soutiendrai pas
00:13:08Édouard Philippe
00:13:09s'il gagnait la primaire
00:13:09mais je respecterai
00:13:10s'il l'a gagné.
00:13:11Vous voyez ce que je veux dire ?
00:13:13C'est plutôt du bon sens
00:13:14parce que de toute façon
00:13:15on va s'affronter autrement
00:13:16au premier tour.
00:13:17– Alors pourquoi personne
00:13:17ne répond à votre bon sens ?
00:13:18– Mais il faut…
00:13:20Qu'est-ce qu'il propose
00:13:21Édouard Philippe ?
00:13:22Qu'est-ce qu'il propose ?
00:13:23– Il propose d'y aller.
00:13:24– Mais voilà,
00:13:25moi aussi,
00:13:26Bruno Retaille aussi.
00:13:27– Donc c'en est fini
00:13:27ce soir de la primaire.
00:13:28– Et puis quand il dit
00:13:30Gabriel Attal
00:13:31qui veut continuer
00:13:32le macronisme,
00:13:34c'est probablement vrai
00:13:38quand même Édouard Philippe.
00:13:38Je n'en dis pas plus
00:13:39mais franchement,
00:13:41ce n'est pas très respectueux.
00:13:44– C'est un héritier
00:13:45du macronisme pour vous ?
00:13:46– C'est plus qu'un héritier,
00:13:47ça a été un constructeur
00:13:48du macronisme.
00:13:50Donc là-dessus,
00:13:52je pense que c'est encore jouable
00:13:53mais effectivement
00:13:54le temps passe.
00:13:55– Encore jouable ?
00:13:55– C'est encore jouable.
00:13:56– Décembre, janvier ?
00:13:57– Il serait quand même incongru
00:13:59que ceux qui ont proposé
00:14:00un système qui permettait
00:14:02d'avoir un seul candidat
00:14:03sans se fourvoyer
00:14:05soient mis en accusation
00:14:06parmi ceux
00:14:07qui s'imaginent
00:14:08qu'ils pourraient aller au bout
00:14:10par une volonté divine
00:14:11qui manifestement
00:14:12ne semble pas
00:14:13irradier le pays.
00:14:14– David Lysnard,
00:14:14on comprend que ça en est fini
00:14:16quasiment,
00:14:17peut-être qu'il peut y avoir…
00:14:18– On verra, les principes
00:14:19de réalité peuvent s'imposer
00:14:20encore quand même.
00:14:20– Alors comment ils peuvent-ils
00:14:21s'imposer ?
00:14:21Peut-être à l'aune de sondages
00:14:23également et dans ce cas-là
00:14:24s'il y a une cristallisation
00:14:25en janvier, décembre, janvier
00:14:28parce qu'après c'est quand même
00:14:29un peu tard,
00:14:29eh bien au vu des sondages
00:14:30peut-être que vous n'aurez
00:14:31d'autre choix
00:14:32que de vous mettre d'accord.
00:14:33voulez-vous qu'on découvre
00:14:34le sondage IFOP tout chaud
00:14:36si je puis dire ?
00:14:37– Avec le choix.
00:14:39– Ce soir, le premier
00:14:40avec, alors regardez,
00:14:41l'hypothèse
00:14:42Attal-Philippe-Rotaillot-Lysnard
00:14:44et on vous laisse
00:14:46chausser vos lunettes
00:14:48et vous voyez
00:14:49en ce qui vous concerne
00:14:50et c'est factuel
00:14:51une dynamique,
00:14:52on va égrener
00:14:54toutes les hypothèses
00:14:55et les possibilités
00:14:56donc toujours les intentions
00:14:57de vote au premier tour.
00:15:00Voici également
00:15:00l'autre hypothèse
00:15:02Attal-Rotaillot-Lysnard
00:15:03toujours pour ce sondage IFOP
00:15:04vous êtes un socle
00:15:06je vois qui vous fait plaisir
00:15:07etc.
00:15:09Est-ce que,
00:15:10prenons une hypothèse,
00:15:11tout est possible
00:15:12si Édouard-Philippe
00:15:15en tous les cas
00:15:16poursuit cette baisse
00:15:17aujourd'hui,
00:15:18est-ce que vous êtes en mesure
00:15:20de lui dire
00:15:20dans quelques mois
00:15:21voilà, je suis bien placé ?
00:15:23Est-ce que vous l'envisagez ?
00:15:24– Deux choses.
00:15:25D'abord,
00:15:28j'évite toujours
00:15:29de commenter les sondages
00:15:30même lorsqu'ils sont très bons.
00:15:32Parce que c'est une photographie crédible
00:15:34mais il faut être
00:15:35dans le combat.
00:15:38– Ou bien que quelque chose
00:15:39vous départage.
00:15:40– Ce n'est pas le sondage
00:15:41en tout cas.
00:15:41Autrement,
00:15:41on supprime les élections.
00:15:42Pourquoi s'embêter
00:15:43à dépenser des millions d'euros
00:15:44pour faire des élections ?
00:15:45On fait un sondage
00:15:45à telle date
00:15:46et puis on dit
00:15:46voilà, c'est le gagnant
00:15:48du sondage qui est président.
00:15:49Comme ça, on gagne du temps aussi.
00:15:50Voyez, on peut aller plus vite.
00:15:52Donc, en tout cas,
00:15:53ce que vous montrez là
00:15:54plaide
00:15:56indépendamment de la dynamique
00:15:57sur ma personne
00:15:58plaide pour la primaire
00:15:59que je propose
00:16:00depuis des mois et des mois.
00:16:02Et que M. Attal a rejoint
00:16:03et je m'en réjouis.
00:16:05Bruno Retailleau,
00:16:05je dis parfois
00:16:07qu'il est pour
00:16:07mais vous lui poserez la question.
00:16:08Enfin, ceux qui l'interrogeront
00:16:09toujours lui posent la question.
00:16:10– Comptez sur nous.
00:16:11– Voilà, je m'en doute.
00:16:13Ensuite,
00:16:16que vous dire ?
00:16:18On voit bien que…
00:16:19– Je peux vous dire quelque chose ?
00:16:19– Moi, je ne comprends plus
00:16:20le périmètre de la primaire du tout.
00:16:22Je pense que ceux qui nous regardent également,
00:16:23beaucoup de téléspecteurs de droite,
00:16:24du centre, du centre de droite,
00:16:25ce que vous voulez.
00:16:27Expliquez-nous, M. Lissnard.
00:16:28Il y a ceux qui disent maintenant
00:16:29bien vouloir faire la primaire de la droite
00:16:31mais avec la gauche
00:16:32et sans la droite
00:16:32qui n'a pas gouverné
00:16:33avec Emmanuel Macron.
00:16:35Et où vous mettez le périmètre ?
00:16:36– Moi, je confirme
00:16:38ce que je propose depuis longtemps.
00:16:40C'est de dire
00:16:41qu'on n'a pas à définir le périmètre.
00:16:43La primaire de la droite,
00:16:44c'est la primaire de la droite
00:16:45et de ce qu'on appelle la droite
00:16:46et du centre.
00:16:47Et évidemment que la gauche
00:16:48ne va pas venir.
00:16:49Ils ont déjà fait leur primaire.
00:16:50Ils ont été capables de la faire.
00:16:51– Donc ceux qui appellent
00:16:52Raphaël Gluckspin
00:16:53à rejoindre la primaire,
00:16:54n'a pas de sens ?
00:16:54– Non, ça n'a aucun sens.
00:16:54C'est évidemment insensé.
00:16:56Donc on n'est pas là
00:16:57pour délivrer des certificats
00:16:59soit de bonne compatibilité républicaine
00:17:01soit de bonne compatibilité droitière.
00:17:03C'est aux Français,
00:17:04aux habitants,
00:17:05aux citoyens
00:17:06de trancher
00:17:07qu'ils se sentent proches
00:17:08des idées de la droite,
00:17:09proches des idées du centre,
00:17:11du centre droit en tout cas,
00:17:12de trancher.
00:17:13Je n'entends toujours pas
00:17:14de contre-argument à cette proposition.
00:17:16– En tous les cas,
00:17:17vous, vous n'abandonnerez pas ?
00:17:18– Pourquoi abandonnagerais-je ?
00:17:20– Je préfère poser la question.
00:17:21– Enfin, aujourd'hui…
00:17:22– On la posera à tous.
00:17:23– Je me sens aligné
00:17:25entre ce que je dis,
00:17:26ce que je fais,
00:17:26ce que je suis.
00:17:28Je pense vraiment
00:17:29que le projet
00:17:31à la fois de libération
00:17:33de l'économie,
00:17:33des surcharges
00:17:34et de la bureaucratie,
00:17:36de retour
00:17:36à un ordre public
00:17:39respectueux,
00:17:39du bon sens
00:17:41et enfin à une ambition
00:17:44scientifique,
00:17:45éducative,
00:17:45culturelle
00:17:46pour recréer
00:17:47une unité de la nation,
00:17:48je pense que ce projet
00:17:49peut enfin gagner.
00:17:50Que de libérer de l'État
00:17:52de toutes les charges
00:17:53qu'il ne devrait pas faire
00:17:54et de le recentrer
00:17:54sur ses missions
00:17:55peut faire gagner le pays.
00:17:56Que la France
00:17:57n'est pas condamnée
00:17:58à être en troisième division
00:18:00du monde.
00:18:01– Ah, vous nous direz
00:18:01comment on revient
00:18:02à la table des négociations.
00:18:03– À avoir des commerces
00:18:04pillés tous les samedis.
00:18:05– En attendant.
00:18:06– Pourquoi est-ce que
00:18:08c'est cette dynamique-là
00:18:09qui devrait renoncer
00:18:10pour laisser
00:18:11ceux qui s'imaginent
00:18:13que le pouvoir
00:18:13l'aurait dû
00:18:13parce qu'ils ont passé
00:18:14un concours il y a 30 ans ?
00:18:15Enfin, je veux dire,
00:18:16c'est plus possible tout ça.
00:18:17– On vous propose
00:18:17d'écouter un maire,
00:18:18monsieur le président
00:18:18des maires de France également,
00:18:20que vous connaissez certainement
00:18:21puisque, évidemment bien même,
00:18:23il vous a réuni il y a peu…
00:18:24– Qui est ce maire ?
00:18:25J'en connais beaucoup.
00:18:25– Il vous a réuni
00:18:27dernièrement avec Bruno Leailleau.
00:18:28– Un maire qu'on voit
00:18:28beaucoup à la télé.
00:18:29– Ça peut arriver.
00:18:30– Celui, c'est ça ?
00:18:30C'est Robert.
00:18:31– C'est Robert Mémane.
00:18:32– Effectivement.
00:18:34– Écoutez ce qu'il pense
00:18:36de cette primaire.
00:18:38– Toute la droite,
00:18:40tous les gens que je connais,
00:18:41moi je suis dans une ville de droite,
00:18:42mais ils ne comprennent même pas
00:18:44leur bisbille,
00:18:45leur différence et tout.
00:18:46Parce que vous croyez
00:18:47que les gens dans la rue,
00:18:49tu lui dis,
00:18:49« Ah, mais moi je suis plus libéral
00:18:51que l'autre,
00:18:51mais je m'en fous
00:18:53de ton libéralisme ! »
00:18:54Les gens,
00:18:54ils ne voient même pas
00:18:55de quoi il s'agit.
00:18:56– Enfin, alors ils sont
00:18:57le marchepied de qui ?
00:18:58– Ils sont le marchepied
00:18:59de leurs ambitions.
00:19:00– Ah, bon, voilà.
00:19:01– Qui va leur mener
00:19:02les mener droit d'enlève.
00:19:03– Je les ai eus encore hier,
00:19:05l'un et l'autre,
00:19:06en leur disant,
00:19:07ça suffit.
00:19:07– Je vous assure,
00:19:09il dit les choses ?
00:19:10– Parfois, oui.
00:19:12– Et là ?
00:19:12– Je peux le faire à leur manière,
00:19:14mais est-ce que tu t'imagines
00:19:15que les gens ne sont pas intéressés
00:19:16par la présidentielle ?
00:19:17– Ah, vous l'avez.
00:19:19– Mais franchement,
00:19:19est-ce que tu penses,
00:19:20dans la rue,
00:19:21moi je les vois dans la rue de ma ville,
00:19:22que les gens ne se disent pas,
00:19:23mais enfin,
00:19:24il faut vraiment bouger le système.
00:19:25– Mais alors,
00:19:25ces gens,
00:19:26vous les voyez ?
00:19:26– Ils me le disent,
00:19:27ils me le disent.
00:19:28Ce qui me fait plaisir,
00:19:29c'est que Robert Ménard,
00:19:30que j'apprécie beaucoup par ailleurs,
00:19:32on se connaît bien effectivement,
00:19:35disait avec le même entrain
00:19:37que la primaire,
00:19:37c'était n'importe quoi
00:19:38il y a quelque temps,
00:19:39et aujourd'hui,
00:19:39il est favorable à la primaire.
00:19:40Donc vous voyez,
00:19:41on arrive à...
00:19:42– Il voit bien
00:19:42que c'est difficile
00:19:43de vous départager.
00:19:45– La réalité finit par s'imposer.
00:19:47– Non mais la question...
00:19:47– Comme disait Lacan,
00:19:49la réalité,
00:19:50c'est quand on se cogne,
00:19:51et là,
00:19:51on est en train de se cogner.
00:19:52– La question que je vous ai posée
00:19:54tout à l'heure,
00:19:54vous avez pris de manière
00:19:55un peu avec surprise
00:19:56de vous dire
00:19:56est-ce que vous comptez
00:19:58abandonner ou pas,
00:19:58c'est comment vous expliquer,
00:20:00comment vous expliquer,
00:20:02comment dire,
00:20:03quelle est votre conviction ?
00:20:05Pourquoi c'est vous
00:20:05qui serez capable,
00:20:06vu les situations
00:20:07aussi difficiles,
00:20:08les crises que nous voyons,
00:20:10de se cogner contre l'Oréal
00:20:11et d'être aujourd'hui
00:20:12porté justement au pouvoir
00:20:13et d'avoir toutes ces crises
00:20:15à gérer ?
00:20:15Pourquoi vous ?
00:20:16Pourquoi pas un autre ?
00:20:16Si vous deviez regarder
00:20:17la caméra,
00:20:18ce que vous devez dire en France ?
00:20:19– C'est une très bonne question
00:20:21et ça s'appelle les élections.
00:20:23Pourquoi moi et pas un autre
00:20:24pour diriger ma ville ?
00:20:26Pourquoi moi et pas un autre
00:20:27pour être à tel poste ?
00:20:29Ça s'appelle les élections.
00:20:31Effectivement,
00:20:32ce qui est intéressant,
00:20:33c'est de voir que
00:20:34lorsque l'on est maire,
00:20:35lorsqu'on préside les maires,
00:20:36on est un peu toujours
00:20:38dans l'obligation
00:20:38de démontrer sa légitimité.
00:20:40Je me permets de le préciser.
00:20:42C'est étonnant
00:20:43que cette question,
00:20:43on ne la pose pas à d'autres.
00:20:45– Non, on la pose.
00:20:45– Non, pas comme ça.
00:20:47– Maire.
00:20:47– Mais qu'importe.
00:20:49– Maire d'une vie,
00:20:50c'est très important.
00:20:51– Mais pour aller plus
00:20:51dans la réponse,
00:20:52parce qu'au-delà d'un projet
00:20:54qui, je crois, est puissant,
00:20:55sur lequel je travaille,
00:20:56et qui est de plus en plus repris,
00:20:58et je m'en réjouis,
00:20:59la retraite par capitalisation,
00:21:01de questionner le principe
00:21:02de précaution dans la Constitution,
00:21:04de poser la question
00:21:05de l'égalitarisme
00:21:06qui est en train de planter,
00:21:08de plomber la jeunesse.
00:21:11Tout ça, je suis ravi de voir
00:21:13que c'est en train de prospérer.
00:21:14Mais parce que mon ambition aussi
00:21:16est de dire que
00:21:17le prochain chef de l'État
00:21:19devra beaucoup moins
00:21:20cheffer la société
00:21:21et beaucoup plus
00:21:22cheffer l'État.
00:21:23C'est-à-dire d'arrêter
00:21:24de faire du paternalisme
00:21:25ou l'État
00:21:26Big Mother
00:21:28ou Big Father,
00:21:29vous mettez le sexe
00:21:30que vous voulez,
00:21:30mais en revanche
00:21:32de libérer
00:21:33toute cette capacité
00:21:35que nous avons
00:21:35dans notre pays
00:21:36de création,
00:21:37d'innovation,
00:21:38de travail.
00:21:39Donc, évidemment,
00:21:41de recréer
00:21:41de la responsabilité
00:21:42à tous les étages,
00:21:43de recréer
00:21:44de la responsabilité locale,
00:21:46d'associer les habitants
00:21:48aux dépenses locales
00:21:49pour inciter
00:21:49à la sobriété fiscale,
00:21:51y compris localement,
00:21:52donc d'en finir
00:21:53avec un système fiscal
00:21:54stupide, etc.
00:21:55On va rentrer dans le détail
00:21:55de votre projet.
00:21:57Et l'idée majeure,
00:21:59en utilisant aussi
00:22:00le référendum
00:22:00d'initiative populaire,
00:22:02en utilisant le référendum
00:22:03tout court,
00:22:03c'est de rendre le pouvoir
00:22:05dans l'esprit du général
00:22:06De Gaulle, d'ailleurs,
00:22:07à la souveraineté populaire.
00:22:08Et on est dans une crise
00:22:09de la démocratie majeure
00:22:10où il y a une polarisation,
00:22:11il y a une violence,
00:22:12on a de moins en moins
00:22:13de capacités de discussion.
00:22:15Il faut contrer cela
00:22:16par une remise en ordre
00:22:18totale de l'appareil d'État,
00:22:20par une dérégulation intelligente,
00:22:22c'est-à-dire
00:22:22moindre règles,
00:22:23des bonnes règles
00:22:24vraiment respectées
00:22:25et qui ne se contredisent pas.
00:22:26Je peux rentrer dans le comment
00:22:27si vous le souhaitez,
00:22:28par une débureaucratisation,
00:22:30une décentralisation
00:22:31et puis surtout
00:22:32de foutre la paix aux gens.
00:22:34Oui,
00:22:34la célèbre,
00:22:36je sais que c'est votre...
00:22:37Compidou.
00:22:38Évidemment,
00:22:38arrêtez d'emmerder les Français.
00:22:40Mais justement,
00:22:41je parle des Français
00:22:43et des thèmes
00:22:43qui les intéressent,
00:22:45notamment,
00:22:45il y a le pouvoir d'achat,
00:22:47il y a la sécurité,
00:22:48il y a aussi l'immigration.
00:22:49Il y a eu un moment politique
00:22:50et médiatique
00:22:52qui est très intéressant,
00:22:53si je peux dire,
00:22:53parce que par aux cistiques,
00:22:54Jean-Luc Mélenchon
00:22:55a ciblé Édouard Philippe
00:22:56qui a pointé
00:22:57le problème
00:22:57de l'immigration
00:22:58en lien,
00:22:59a-t-il dit,
00:23:00avec les pillages
00:23:01du 17 octobre.
00:23:02Édouard Philippe estime
00:23:02qu'il y a un défaut
00:23:03d'intégration
00:23:04et le leader des Insoumis
00:23:04l'accuse,
00:23:05on va le voir,
00:23:06de racisme
00:23:07et une partie de la gauche
00:23:08de flirter
00:23:08avec l'extrême droite.
00:23:10Voici ce que dit
00:23:10M. Mélenchon.
00:23:11Vous avez ruiné le pays
00:23:13mais le pire avec vous,
00:23:14c'est que vous ne pouvez pas croire
00:23:15à ce que vous dites,
00:23:15vous le faites
00:23:16par clientélisme racialiste.
00:23:18Que dit cette passe d'arme
00:23:19de notre situation
00:23:20et est-ce que vous,
00:23:20vous reprenez à votre compte
00:23:21ce qu'a dit Édouard Philippe ?
00:23:22Est-ce qu'il a dit la vérité
00:23:23ou est-ce qu'il est
00:23:24dans des propos stigmatisants ?
00:23:26Alors,
00:23:26non,
00:23:27il n'est pas dans des propos
00:23:28stigmatisants.
00:23:28On doit pouvoir traiter
00:23:30de l'immigration
00:23:32comme un phénomène social
00:23:34et sans tout de suite
00:23:36que ce soit renvoyé
00:23:36à des soupçons
00:23:38de considération raciste.
00:23:39Le racisme existe,
00:23:40c'est une abjection.
00:23:41Il n'y a rien de pire.
00:23:42Le racisme,
00:23:42c'est dégueulasse,
00:23:43c'est considéré,
00:23:44c'est jugé quelqu'un négativement
00:23:46pour ce qu'il est
00:23:47et non pas pour ce qu'il fait.
00:23:48Donc ça,
00:23:49il faut le dire.
00:23:49En revanche,
00:23:50une société,
00:23:51une démocratie,
00:23:52de surcroît,
00:23:53une république
00:23:55qui nécessite
00:23:56pour tenir debout
00:23:57d'avoir,
00:23:58on dirait en entreprise,
00:23:59un affectio-societatis,
00:24:00c'est-à-dire
00:24:01un bien commun.
00:24:03Il y avait un très bon papier
00:24:04de M. Blanquer
00:24:05dans le FIER aujourd'hui
00:24:05là-dessus.
00:24:06Un bien commun puissant.
00:24:08Et plus des individus
00:24:10ont des origines culturelles
00:24:12différentes
00:24:12ou sociales différentes,
00:24:14plus on a besoin
00:24:15d'avoir un bien commun puissant.
00:24:17Dans ce que dit
00:24:17Édouard Philippe,
00:24:18il dit que la moitié des choses...
00:24:19La surreprésentation
00:24:20de jeunes issus
00:24:21de l'immigration
00:24:21était patente
00:24:22lors des pillages.
00:24:23Et de citer Charles Péguy,
00:24:24il a invité
00:24:25à voir ce que l'on voit.
00:24:26Oui.
00:24:28Il dit la moitié des choses.
00:24:29C'est-à-dire qu'il dit
00:24:30à juste titre
00:24:31qu'il y a eu
00:24:32un problème d'intégration
00:24:33et qu'on a abandonné
00:24:35ce qui était porté
00:24:36par la gauche avant,
00:24:37c'est-à-dire
00:24:37l'assimilation.
00:24:39Qui est dans le code civil.
00:24:40On doit avoir...
00:24:41Oui, exactement.
00:24:41Alain Bauer l'a rappelé.
00:24:42Il a raison.
00:24:43Et on doit avoir
00:24:44cette ambition
00:24:46de bien accueillir,
00:24:47de permettre d'intégrer
00:24:48et d'avoir une assimilation
00:24:49pour dire...
00:24:50Parce que la République,
00:24:51c'est l'égalité de droit.
00:24:52Cette égalité de droit
00:24:54nécessite
00:24:54qu'on s'approprie
00:24:56la culture commune
00:24:58et le bien commun.
00:24:59Mais,
00:24:59ce qu'il a oublié
00:25:00de dire,
00:25:00Édouard Philippe,
00:25:01c'est que s'il y a
00:25:02un problème d'assimilation
00:25:02et d'intégration,
00:25:03c'est ce qu'il a dit
00:25:04en raison,
00:25:06entre autres,
00:25:07d'un échec
00:25:07des structures
00:25:08d'intégration
00:25:09et d'éducation
00:25:09dans l'école.
00:25:10Mais c'est aussi
00:25:11parce que,
00:25:12quantitativement,
00:25:13on accueille
00:25:13trop d'immigrés.
00:25:14Et ce n'est pas du tout
00:25:15stigmatisé.
00:25:16J'ai beaucoup d'immigrés...
00:25:17Je suis une ville
00:25:17où il y a beaucoup
00:25:18d'immigrations anciennes,
00:25:20italiennes, espagnoles,
00:25:21et récentes,
00:25:21maghrébines,
00:25:23capverdiennes, etc.
00:25:23Beaucoup d'immigrés
00:25:24sont d'accord avec moi.
00:25:25Ça, c'est le débat
00:25:25sur l'accueil,
00:25:27le nombre.
00:25:27Et quand il fait le lien
00:25:28avec les pillages...
00:25:29Donc, il faut moins accueillir...
00:25:30Vous le faites également ?
00:25:31Mais moi, je ne vais pas le dire.
00:25:32Il y a une surreprésentation
00:25:36des personnes
00:25:36qui viennent des quartiers populaires
00:25:37où il y a une surreprésentation
00:25:39des personnes immigrées.
00:25:40Ils sont tous français.
00:25:41Comment vous pouvez savoir ?
00:25:43On n'a pas de statistiques
00:25:44dans notre pays
00:25:44et c'est soit des étrangers
00:25:45dans lesquels on peut le savoir...
00:25:45D'ailleurs, ça pose la question
00:25:46des statistiques, en effet.
00:25:47Mais ce n'est pas du tout
00:25:48une stigmatisation.
00:25:50Il en faudrait ?
00:25:51Peut-être, je ne sais pas.
00:25:52C'est une question qu'il faut poser.
00:25:53D'autres pays le font.
00:25:54Ce n'est pas forcément antidémocratique.
00:25:55Ce n'est pas forcément stigmatisé.
00:25:57Parce que qui stigmatise là-dedans ?
00:26:01Jean-Luc Mélenchon lui-même,
00:26:02qui ramène les gens
00:26:03toujours au caractère racisé.
00:26:05L'insomption de race.
00:26:06C'est le syndicat de la magistrature
00:26:08qui, dans un communiqué
00:26:09sorti le 17 octobre au soir,
00:26:12accuse la police de...
00:26:14Avec cette écriture inclusive
00:26:16absolument abominable
00:26:17du syndicat de la magistrature,
00:26:19qui accuse la police
00:26:21d'arrêter en plus grand nombre
00:26:23des jeunes, c'est ce qu'ils disent,
00:26:24racisés d'origine
00:26:26de deuxième ou troisième génération
00:26:28ou plus récente étrangère.
00:26:29Vous voyez le débat politique.
00:26:30Mais pourquoi la police
00:26:31arrête plus ces jeunes-là ?
00:26:32Parce qu'il y avait
00:26:32cette surreprésentation.
00:26:34Enfin voilà.
00:26:34Et Edouard Philippe,
00:26:35ce n'est pas un extrémiste.
00:26:36Mais est-ce qu'on peut être factuel ?
00:26:38Est-ce qu'on a des chiffres ?
00:26:38Est-ce qu'en tant que maire ?
00:26:39Est-ce qu'en tant qu'élu de la République,
00:26:42vous avez des chiffres
00:26:43qui affirment qu'il y a une surreprésentation ?
00:26:44Et comme ça,
00:26:45le débat est clos.
00:26:47Madame Mabrouk,
00:26:49là, dans les personnes
00:26:50qui sont interpellées,
00:26:52il y a des noms
00:26:55et des personnes
00:26:56d'origine maghrébine
00:26:57ou subsaharienne
00:26:58de plus en plus,
00:26:59en grand nombre,
00:26:59en majorité,
00:27:00c'est une réalité.
00:27:01Voilà.
00:27:02C'est une réalité
00:27:03aujourd'hui factuelle.
00:27:05Mais le racisme
00:27:07consisterait à dire...
00:27:08Enfin, si Edouard Philippe le dit,
00:27:10je répète,
00:27:10c'est pas...
00:27:12Dominique de Villepin,
00:27:13de son côté,
00:27:13a déploré un basculement politique
00:27:15estimant que cette approche
00:27:16revient à essentialiser
00:27:17les positions des uns des autres
00:27:18en fonction des signes visibles.
00:27:19Mais non, c'est tout le contraire.
00:27:21Si on n'est pas capable
00:27:22de regarder l'échec
00:27:23des politiques migratoires en France,
00:27:25de l'assimilation,
00:27:27c'est eux qui ne rendent pas
00:27:27service à la République.
00:27:29C'est eux qui ne rendent pas service.
00:27:30Moi, je suis profondément
00:27:31attaché à l'universalisme républicain.
00:27:33C'est évident.
00:27:33Et quand il y avait
00:27:34des surreprésentations
00:27:36des immigrés récents italiens
00:27:37ou irlandais aux Etats-Unis
00:27:39ou italiens en France
00:27:40dans la délinquance,
00:27:41ce n'était pas stigmatisant
00:27:43pour les Italiens.
00:27:44Enfin, je veux dire,
00:27:44ce sont des phénomènes sociaux
00:27:46qu'il faut pouvoir traiter
00:27:48précisément en évitant
00:27:50ces débats qui sont sordides.
00:27:51Et heureusement,
00:27:53il y a beaucoup d'individus,
00:27:55de compatriotes français
00:27:56d'origine italienne,
00:27:59polonaise, maghrébine,
00:28:00qui se comportent merveilleusement bien.
00:28:02C'est l'immense majorité d'entre eux.
00:28:04Ce qui n'empêche de dire que
00:28:05dans des populations
00:28:07dont le phénomène est un phénomène social,
00:28:09arrivées de façon récente,
00:28:11qui ont été dans des quartiers
00:28:12ghettoisés en très grand nombre,
00:28:15il y a une dislocation
00:28:16civique et sociale.
00:28:18Mais vous vous rendez compte ?
00:28:20Si on n'est pas capable de dire
00:28:22qu'une société a besoin
00:28:24d'unité civilisationnelle
00:28:25et que la République permet
00:28:27à chacun
00:28:27d'être français
00:28:29de façon pleine et entière,
00:28:31quelle que soit son origine,
00:28:33je déteste le racisme.
00:28:35Vous comprenez ?
00:28:36Mais on a le droit
00:28:37de regarder ces phénomènes en face.
00:28:39Alors, vous dites
00:28:40qu'il faut les regarder en face,
00:28:41mais avec quels mots ?
00:28:42Par exemple,
00:28:42est-ce que vous estimez
00:28:43que la violence
00:28:43de certains propos,
00:28:45comme on a pu les entendre
00:28:47en tous les cas,
00:28:48comme ils sont perçus,
00:28:49ont conduit
00:28:49à la violence des actes ?
00:28:50Autrement dit,
00:28:51est-ce que la violence
00:28:51de certains propos,
00:28:52David Lissnard,
00:28:53a conduit,
00:28:54et c'est ce qui a été dit,
00:28:55a armé idéologiquement
00:28:56l'assaillant,
00:28:58le suspect,
00:28:58dans le terrible
00:28:59et raciste attentat de Trappes ?
00:29:02En partie,
00:29:03la violence des mots,
00:29:05bien sûr,
00:29:05puisque c'est un attentat
00:29:07raciste
00:29:09et terroriste,
00:29:09c'est-à-dire
00:29:10qu'il y a une connotation politique
00:29:12d'après la qualification pénale
00:29:14du parquet.
00:29:14Moi, je ne connais pas
00:29:15les...
00:29:16Mais enfin,
00:29:16ça semble avéré.
00:29:17Donc, c'est abject,
00:29:18c'est atroce
00:29:20et il y a une connotation politique.
00:29:22Ceci étant,
00:29:23la récupération
00:29:24qui a été faite
00:29:25par une partie de la gauche,
00:29:26heureusement,
00:29:27il y a encore une gauche
00:29:27qui est républicaine
00:29:28en France,
00:29:29mais qui consiste...
00:29:30L'autre ne l'est plus ?
00:29:31Pardon ?
00:29:31Elle est une des plus
00:29:32dans le champ républicain ?
00:29:33Elle s'en éloigne chaque jour.
00:29:34La gauche,
00:29:35l'extrême gauche,
00:29:36la gauche,
00:29:36elle est fiste.
00:29:37Chaque jour,
00:29:38en remettant la question
00:29:39de la race,
00:29:41s'éloigne de la République,
00:29:42évidemment.
00:29:43Et les mêmes
00:29:44qui disent,
00:29:45lorsqu'il y a
00:29:46un attentat islamiste
00:29:47qui attaque tout le monde
00:29:48et dire,
00:29:48ils font de la récupération,
00:29:50se sont jetés
00:29:51sur cet abominable attentat
00:29:53pour tout de suite
00:29:55en faire un acte politique
00:29:56eux-mêmes
00:29:57et vouloir disqualifier
00:29:59la discussion
00:30:01sur l'immigration.
00:30:02Et c'est là
00:30:03où c'est très très pervers
00:30:04et où c'est très malsain.
00:30:05Je le répète,
00:30:06une démocratie,
00:30:07un pays,
00:30:08a le droit
00:30:09de parler
00:30:10de sa politique
00:30:11migratoire,
00:30:12d'immigration,
00:30:13d'évoquer les sujets
00:30:14qu'elle peut générer
00:30:16en concentration
00:30:17de populations
00:30:18d'origine pauvre
00:30:20et qui n'ont pas
00:30:20les codes culturels
00:30:22sans que ce soit
00:30:23assimilé à du racisme.
00:30:24Le racisme,
00:30:24je vous le répète,
00:30:25c'est une abjection.
00:30:27Oui, pardon,
00:30:28on a un certain nombre
00:30:29d'immigrés qui viennent d'arriver
00:30:30de pays subsériens
00:30:30qui n'ont pas
00:30:31le même mode de vie
00:30:32qu'en Europe.
00:30:33Oui, c'était pour vous faire préciser.
00:30:34Mais vous vous rendez compte
00:30:34à chaque fois,
00:30:34on fait des circonvolutions,
00:30:35on a peur d'être accusé
00:30:37d'un côté ou de l'autre,
00:30:38etc.
00:30:38Nous sommes dans un moment
00:30:39où chaque extrait peut être coupé.
00:30:40On devrait pouvoir regarder ça
00:30:42calmement,
00:30:43sereinement
00:30:43et dire qu'on doit mieux accueillir
00:30:46en France,
00:30:46qu'on doit mieux intégrer.
00:30:48Il va falloir qu'on le fasse
00:30:49et qu'on le dépolitise.
00:30:50Le maire de Trapp
00:30:51a rendu un hommage adéquat
00:30:53en pareilles circonstances,
00:30:54selon vous ?
00:30:54Je trouve que non,
00:30:55qu'il a dérapé
00:30:56et que tout de suite,
00:30:59en voulant dénoncer
00:31:02des propos politiques,
00:31:03les partis politiques
00:31:05qui à droite
00:31:06ou à RN
00:31:07ou à gauche,
00:31:09une partie de la gauche
00:31:10qui pose la question
00:31:11de l'immigration,
00:31:12je veux dire,
00:31:13il y a une partie de la gauche
00:31:13qui parle de ça,
00:31:15des gens très respectables
00:31:17qui viennent du Parti Socialiste
00:31:19qui disent qu'il y a un problème
00:31:20d'immigration en France
00:31:20et qu'il faut le regarder en face.
00:31:22Bon,
00:31:23ne sont pas des racistes.
00:31:24Voilà.
00:31:25Et qu'on a le droit
00:31:26de parler de ces thématiques-là
00:31:28et de dire
00:31:28qu'il est temps
00:31:29d'avoir une politique migratoire
00:31:31maîtrisée
00:31:32sans se voir assimilé
00:31:33à du terrorisme.
00:31:34Le maire de Saint-Denis,
00:31:35Bali Bagayoko,
00:31:36se dit favorable
00:31:37à ce qu'on ne donne plus la parole
00:31:39au RN dans les médias
00:31:40durant cette campagne présidentielle.
00:31:42certains veulent dresser
00:31:43un cordon sanitaire
00:31:45par rapport à certains propos.
00:31:46Je souhaite que M. Bagayoko,
00:31:49le maire de Trappes,
00:31:50aient la parole.
00:31:52Je ne partage absolument pas
00:31:54leurs convictions,
00:31:55je les combats,
00:31:56mais je souhaite qu'ils aient la parole.
00:31:57Et je trouve absolument
00:32:03étourdissant
00:32:04et particulièrement inquiétant
00:32:06et révoltant
00:32:07cette espèce de censure
00:32:09que certains essaient d'imposer.
00:32:11Il y a une volonté totalitaire
00:32:14qu'on retrouve très souvent
00:32:16dans les extrêmes
00:32:17et dont l'extrême gauche
00:32:18n'a pas été avare
00:32:19dans son histoire
00:32:20et qui se traduit aussi
00:32:23par les violences
00:32:23sur les journalistes.
00:32:24Je suis très frappé,
00:32:25je l'avais dit
00:32:25sur un autre plateau
00:32:26la semaine dernière,
00:32:28que les violences
00:32:29sur les journalistes
00:32:30ne fassent pas plus,
00:32:33n'offusquent pas
00:32:34et ne créent pas plus
00:32:36l'émoi collectif.
00:32:37Je peux être moi-même
00:32:38exaspéré parfois
00:32:39par certains médias,
00:32:41ça m'arrive de pester
00:32:43dans mon canapé,
00:32:45mais objectivement
00:32:46c'est la phrase de Voltaire,
00:32:47je me battrai
00:32:48pour que chacun puisse dire
00:32:50c'est la base
00:32:51de la démocratie,
00:32:51de la trévérance.
00:32:52Vous trouvez qu'il n'y a pas
00:32:52assez de combattants
00:32:53de la liberté ?
00:32:54Vous avez des journalistes
00:32:54de BFM qui ont été agressés,
00:32:56vous avez eu des journalistes
00:32:57de CNews qui ont été agressés,
00:32:58des journalistes de Frontières
00:32:59qui ont été agressés,
00:33:01de LCI qui ont été agressés,
00:33:03qui ont été coursés,
00:33:04mais c'est absolument abject.
00:33:07C'est abject.
00:33:08Et le discours
00:33:10de Jean-Luc Mélenchon
00:33:11et de ses apôtres,
00:33:13parce qu'il y a un côté
00:33:14croyance dans le leader maximo,
00:33:18quand il dit,
00:33:19quand il est extrêmement violent
00:33:21avec les journalistes,
00:33:22lorsqu'il dit que la République
00:33:23c'est moi aussi,
00:33:23mais souvenez-vous
00:33:24de tous ces propos,
00:33:26là c'est un discours
00:33:27qui attise la violence.
00:33:28Ah donc là vous dites
00:33:29que la violence est d'acte.
00:33:30Oui, oui, oui, c'est vrai.
00:33:31Je l'ai dit tout à l'heure.
00:33:32C'est vrai, vous l'avez dit pour ça.
00:33:34C'est pour ça que j'aimerais
00:33:35qu'on écoute les propos
00:33:36et pas parfois les caricatures
00:33:37qui sont faites des propos.
00:33:38Il y a un propos dont on n'a pas parlé.
00:33:39Et donc, aujourd'hui,
00:33:41vous savez,
00:33:41c'est la fameuse phrase
00:33:44pour les glissements
00:33:45dans l'Allemagne
00:33:46avec Hitler.
00:33:47Ils sont venus chercher
00:33:48un communiste
00:33:49et je n'ai rien dit,
00:33:49je n'étais pas communiste.
00:33:50Ils sont venus chercher un,
00:33:51ils sont venus chercher un juif
00:33:53et je n'ai rien dit,
00:33:54parce que je n'étais pas juif.
00:33:55Aujourd'hui,
00:33:56ils sont venus chercher
00:33:56Sonia Brabrouc et Générindy,
00:33:58parce que je n'étais pas
00:33:59Sonia Brabrouc.
00:33:59Ils sont allés chercher
00:34:00Laurence Ferrari,
00:34:01Générindy,
00:34:02parce que je ne suis pas
00:34:02Laurence Ferrari.
00:34:03Ils sont allés chercher
00:34:05M. Delahousse et Générindy,
00:34:06parce que demain,
00:34:07ils viendront me chercher
00:34:08et il n'y aura plus personne
00:34:10pour parler.
00:34:11Donc, il est temps en France
00:34:12de pouvoir débattre
00:34:14avec vigueur,
00:34:16évidemment,
00:34:16moi j'aime ça,
00:34:17mais de ne pas dénigrer
00:34:19tout le temps
00:34:20celui qui porte une parole
00:34:21avec laquelle on n'est pas d'accord.
00:34:22Et il y a une dérive grave
00:34:25extrémiste aujourd'hui
00:34:25dans une partie de la gauche
00:34:27qui, qu'on appelle wokiste,
00:34:29de la déconstruction
00:34:30et qui est tyrannique
00:34:31et qui est en train
00:34:33de mettre du poison
00:34:35dans la tête
00:34:36de notre jeunesse
00:34:38et dans la tête
00:34:39de nos compatriotes
00:34:40d'origine immigrée.
00:34:40Moi, je dis à tous
00:34:41nos compatriotes
00:34:42d'origine immigrée récente,
00:34:43rejoignez-nous,
00:34:43parce que nous,
00:34:44on est la France
00:34:44qui veut s'en sortir
00:34:45et pour beaucoup d'entre vous,
00:34:47pour l'immense majorité,
00:34:47vous êtes venus
00:34:48pour des bonnes raisons.
00:34:49Vous êtes venus
00:34:49pour bosser,
00:34:50vous êtes venus
00:34:50pour échapper parfois
00:34:52à l'oppression
00:34:53et à la tyrannie.
00:34:54Ce pays,
00:34:55la France,
00:34:55c'est un merveilleux pays,
00:34:56il a plein de défauts.
00:34:57Bien sûr qu'il y a des gens
00:34:58pas bien en France
00:34:59comme partout ailleurs,
00:34:59mais rejoignez-nous
00:35:00parce qu'on va redresser
00:35:01la France
00:35:02et la société française,
00:35:03ce qui passe
00:35:04par la liberté économique,
00:35:05par la régulation
00:35:06des flux migratoires,
00:35:07par une politique sécuritaire
00:35:08enfin efficace,
00:35:09par une ambition
00:35:10éducative et scientifique.
00:35:12Écoutons Gérald Darmanin,
00:35:13ça rejoint un peu
00:35:14au prou
00:35:14ce que vous avez dit
00:35:16en tous les cas
00:35:16sur une partie de la gauche.
00:35:18Monsieur Mélenchon
00:35:19a une responsabilité immense
00:35:21dans cette violence
00:35:21et qu'il attaque
00:35:22nommément des journalistes.
00:35:23Mais attendez,
00:35:24c'est quand même
00:35:24une démocratie étonnante.
00:35:25Regardez les tweets
00:35:26de Monsieur Mélenchon.
00:35:27Votre consoeur,
00:35:27Madame Coudray,
00:35:28qui est traité quasiment
00:35:28de fasciste,
00:35:29il y a quand même
00:35:30de la marge.
00:35:31Mais de là,
00:35:31elle est montrée du doigt
00:35:33avec une telle violence.
00:35:34Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:35:35Qu'il faut la faire taire,
00:35:36Madame Coudray.
00:35:36Et si Madame Coudray est fasciste,
00:35:38les fascistes sont très très nombreux.
00:35:39Si on ne pense pas
00:35:40que Monsieur Mélenchon
00:35:40est fasciste,
00:35:41alors vraiment,
00:35:42effectivement,
00:35:42il y a beaucoup
00:35:43beaucoup de fascistes en France.
00:35:44On voit bien
00:35:44que c'est une dérive autoritaire
00:35:45de la part de Monsieur Mélenchon
00:35:46qui est extrêmement grave.
00:35:48Et moi,
00:35:48je m'étonne que des voix,
00:35:49et notamment des voix de gauche,
00:35:50ne le dénoncent pas.
00:35:52Et vous avez affirmé
00:35:53il y a quelques instants
00:35:53que lui s'éloignait
00:35:54en tous les cas
00:35:56de l'arc
00:35:56ou du cœur républicain.
00:35:58Emmanuel Macron,
00:35:59d'avez dit ça,
00:35:59lui a renvoyé le RN
00:36:00et à la fille dos à dos
00:36:01en dénonçant le racisme
00:36:03et l'antisémitisme
00:36:04de l'un de l'autre supposé,
00:36:05ou en tous les cas avéré,
00:36:06de son point de vue.
00:36:07Il a raison
00:36:08de les mettre dos à dos ?
00:36:10Il faut qu'il démontre les choses.
00:36:11Je veux éviter de commenter
00:36:15les saillies d'Emmanuel Macron
00:36:17que je ne comprends pas toujours.
00:36:19Comment dire ?
00:36:20Il a œuvré,
00:36:22ou en tous les cas,
00:36:24il a fait en sorte
00:36:25que le choix du dimanche 2 mai
00:36:27pour organiser le second tour
00:36:28de l'élection présidentielle
00:36:29soit celui-ci.
00:36:31Au lendemain des mobilisations
00:36:32du 1er mai,
00:36:32une question à ce sujet,
00:36:33cela fait craindre
00:36:34des débordements
00:36:35vraiment importants.
00:36:37Est-ce que vous dites
00:36:37qu'il est temps
00:36:37de changer cette date
00:36:38ou alors il faut s'en accommoder ?
00:36:40Je pense que ça pose
00:36:41un problème,
00:36:42effectivement.
00:36:43Je pense que cette date,
00:36:44je ne l'avais pas réalisée
00:36:45sur le coup,
00:36:46mais certains l'ont dit,
00:36:47je crois que c'est
00:36:47Raphaël Glucksmann,
00:36:48je crois,
00:36:49Bruno Retailleau aussi,
00:36:51et d'autres,
00:36:52j'ai entendu l'historien
00:36:52Eric Anceau aussi.
00:36:54Je pense que ça peut poser
00:36:55problème pour plusieurs raisons.
00:36:58D'abord parce qu'il y a
00:36:59une fenêtre d'expression
00:37:00puisqu'on n'a plus le droit
00:37:02de parler lorsqu'on est candidat
00:37:03et lorsqu'on fait de la politique
00:37:04le samedi qui précède l'élection,
00:37:06donc la veille,
00:37:07mais il y aura des manifestations
00:37:08à connotation politique,
00:37:10indéniables,
00:37:11notamment par certains syndicats
00:37:13qui sont très politisés.
00:37:14Donc ça pose un premier problème,
00:37:15mais surtout,
00:37:16imaginons que,
00:37:18malheureusement,
00:37:18on est obligé de l'imaginer
00:37:19maintenant,
00:37:19qu'il y ait des débordements,
00:37:20des graves faits de violence,
00:37:22ça peut avoir une incidence
00:37:24sur le vote.
00:37:26Et oui,
00:37:27alors là,
00:37:27ça serait très grave
00:37:29pour la démocratie.
00:37:30Ça peut créer un réflexe
00:37:32légitimement émotionnel
00:37:33ou émotionnellement légitime.
00:37:34Mais je ne peux pas croire
00:37:35que le président
00:37:35ne s'en rende pas compte
00:37:36de ces risques.
00:37:37Oui,
00:37:37mais peut-être que le président
00:37:38a des arrières-pensées,
00:37:39mais il faut lui poser la question.
00:37:40Vous lui posez la question,
00:37:41moi,
00:37:41je ne peux pas
00:37:43entrer dans son cerveau.
00:37:43Des arrières-pensées
00:37:44laissant ainsi
00:37:46des débordements
00:37:47la veille d'une élection ?
00:37:48Je ne sais pas.
00:37:48En tout cas,
00:37:50on est obligé
00:37:51de se poser la question.
00:37:52Je dois avouer,
00:37:53je n'avais pas identifié.
00:37:54D'autres l'ont identifié
00:37:55avant moi
00:37:55et je pense qu'ils ont eu raison.
00:37:57Une question
00:37:57sur les journées de mobilisation
00:37:58qui se poursuivent.
00:37:59Pour ça,
00:37:59Arsène,
00:38:00elles se suivent
00:38:00et se ressemblent.
00:38:01Là,
00:38:01fort heureusement,
00:38:02elles sont différentes
00:38:03du 17 octobre,
00:38:04mais nous avons le rendez-vous
00:38:05du 5 novembre.
00:38:06Est-ce que vous dites désormais
00:38:07que l'exécutif
00:38:08a compris,
00:38:10anticipé,
00:38:10et adapté
00:38:11le dispositif sécuritaire
00:38:12et que quand même,
00:38:13on n'aura plus
00:38:14les mêmes images ?
00:38:14Ou alors,
00:38:15vous dites non,
00:38:15l'ordre a été maintenu
00:38:16mais il n'est pas rétabli ?
00:38:18Alors,
00:38:18il y a un peu des deux.
00:38:19C'est-à-dire qu'il y a eu
00:38:20une bonne réaction
00:38:21de l'exécutif
00:38:22par rapport
00:38:24au désastre
00:38:24du 17 octobre.
00:38:26Je pense que sur le 17 octobre,
00:38:27il y a une enquête parlementaire,
00:38:28je crois,
00:38:29et je m'en réjouis
00:38:30et je l'avais appelée
00:38:31de mes voeux
00:38:31parce que je pense
00:38:32qu'entre le chiffre
00:38:36de force de l'ordre
00:38:36qui a été annoncé,
00:38:37la réalité,
00:38:37je pense qu'il y a
00:38:39une distorsion
00:38:39mais on verra
00:38:41ce qui en résultera.
00:38:43Et donc,
00:38:44il faut saluer
00:38:45les efforts
00:38:46qui ont été faits.
00:38:47Il ne faut pas être imbécile.
00:38:48Moi, je le vois,
00:38:48il y a eu
00:38:50une meilleure gestion.
00:38:51Il ne faut pas être
00:38:52de façon
00:38:53pavlovienne,
00:38:54bête,
00:38:55opposée
00:38:55à tout ce qui se fait.
00:38:56Ceci étant,
00:38:57on ne peut pas banaliser
00:38:58non plus
00:38:59le fait qu'il y ait encore...
00:39:01Vous savez,
00:39:01je viens de cet univers.
00:39:02J'ai eu plusieurs commerces
00:39:03avec mes parents
00:39:04à Limoges et à Cannes.
00:39:07les commerçants,
00:39:09on est souvent
00:39:11sous les écrans radars
00:39:12de la vie politique
00:39:12et médiatique.
00:39:13Maintenant,
00:39:13un peu moins
00:39:14et grâce à certains médias
00:39:15dont vous,
00:39:16objectivement,
00:39:17tant mieux,
00:39:17je m'en réjouis
00:39:17qui en ont parlé.
00:39:18Mais quand vous faites piller,
00:39:20c'est une vie,
00:39:20ce n'est pas une formule
00:39:21pour faire pleurer
00:39:23dans les chaumières.
00:39:23Mais alors,
00:39:23qu'est-ce qu'on fait
00:39:24très concrètement ?
00:39:24Parce que là,
00:39:25qu'est-ce qu'on demande
00:39:25aux commerçants ?
00:39:26Ils se calent le feutre,
00:39:27ils mettent des contrôles
00:39:27à la grée,
00:39:28ils s'organisent
00:39:29comme ils peuvent
00:39:29pour se protéger.
00:39:30Est-ce que vous dites
00:39:32qu'il faut savoir
00:39:33arrêter une manifestation
00:39:35ou est-ce que vous dites
00:39:35non ?
00:39:35Il y a la liberté
00:39:36de manifester.
00:39:36Il y a deux choses.
00:39:37La liberté de manifester
00:39:38doit être préservée,
00:39:39évidemment.
00:39:40Mais comme...
00:39:42Il y a la liberté
00:39:42de travailler aussi,
00:39:44de commercer,
00:39:45de circuler.
00:39:46J'allais y venir.
00:39:47Vous avez lu
00:39:48dans mes pensées,
00:39:48Madame Mabrouk.
00:39:49Vous avez anticipé
00:39:50ma réponse.
00:39:52Ce que l'on constate,
00:39:53c'est que moins
00:39:53l'État est capable
00:39:54de sanctionner
00:39:55les voyous,
00:39:56ceux qui abusent,
00:39:57plus il pénalise
00:39:58les honnêtes gens.
00:40:00Moins il est capable
00:40:01de sanctionner
00:40:01ceux qui,
00:40:02dans les cortèges,
00:40:03sortent des cortèges
00:40:03et cassent,
00:40:04les pillards,
00:40:05les émeutiers,
00:40:06plus il prend des dispositions
00:40:08d'interdiction générale.
00:40:09Mais c'est vrai
00:40:10dans toute notre vie.
00:40:11Moins il est capable
00:40:12de sanctionner
00:40:12ceux qui trichent
00:40:13dans la vie économique,
00:40:14plus il nous met
00:40:15des bâtons dans les roues
00:40:16lorsqu'on veut monter
00:40:17une affaire.
00:40:17C'est tout le temps
00:40:18comme ça.
00:40:19Et c'est cette révolution,
00:40:20moi, que je propose.
00:40:20Vous voulez dire
00:40:21que plus on donne
00:40:21à l'État,
00:40:22moins il nous rend ?
00:40:23Je ne disais pas ça,
00:40:24mais c'est encore
00:40:24un autre sujet
00:40:25qui est intéressant.
00:40:27Pour certains,
00:40:27pardonnez-moi,
00:40:28on a donné
00:40:31notre sécurité,
00:40:32c'est la mission
00:40:32première de l'État.
00:40:33L'État a été inventé
00:40:34pour ça.
00:40:35C'est sa raison d'être,
00:40:35on dirait,
00:40:36en entreprise.
00:40:36C'est pour protéger
00:40:37le groupe,
00:40:37protéger la nation,
00:40:38le monopole
00:40:39de la violence légitime.
00:40:41Et d'ailleurs,
00:40:42je rappelle,
00:40:42pour revenir au débat
00:40:43tout à l'heure,
00:40:45sur les propos justes
00:40:46du garde des Sceaux,
00:40:47de Gérard Lermanin,
00:40:48et qui était en phase
00:40:50avec ce que je disais aussi,
00:40:51mais que les mêmes
00:40:52et les filles
00:40:53qui reprochent
00:40:54la violence
00:40:54de certains propos
00:40:55sont ceux qui ont dit
00:40:56que la violence
00:40:58des émeutiers
00:40:59pouvait être légitime.
00:41:00Même s'il faut l'éviter
00:41:01quand on le veut.
00:41:01C'est pas vieux.
00:41:02Ils l'ont dit,
00:41:03il y a trois semaines.
00:41:04C'est pas vieux.
00:41:04C'était il y a trois semaines
00:41:05ou il y a quatre semaines.
00:41:06Pour revenir à votre question,
00:41:07il y a des mesures immédiates.
00:41:08Les mesures immédiates
00:41:09sont des mesures d'ordre public.
00:41:10Je plaide depuis très longtemps,
00:41:12depuis les émeutes
00:41:14post-victoire du PSG
00:41:15et post-Naël,
00:41:17pour que l'ordre public,
00:41:18que les forces de l'ordre
00:41:19s'inspirent de ce que l'on fait
00:41:20en sécurité civile,
00:41:21de ce que font les pompiers
00:41:22pour intervenir
00:41:22beaucoup plus vite,
00:41:24dès le début.
00:41:25Et c'est ce qui a été fait
00:41:26d'ailleurs le dernier samedi.
00:41:27Ça marche beaucoup mieux.
00:41:28Et c'est ce qui permettra
00:41:28de garder les libertés
00:41:30de la majorité.
00:41:31Et donc,
00:41:32plus de liberté
00:41:33pour la majorité des gens
00:41:34qui sont des honnêtes gens
00:41:35et plus d'autorité
00:41:36contre les voyous.
00:41:37Le deuxième élément,
00:41:38c'est évidemment
00:41:39d'équiper les forces de l'ordre.
00:41:40Où étaient à Limoges
00:41:41les canons à eau ?
00:41:43Où étaient
00:41:43les grenades lacrymogènes ?
00:41:47Le formidable maire de Limoges,
00:41:48Guillaume Guérin,
00:41:50Nouvelle Énergie d'ailleurs,
00:41:51qui est mon mouvement politique,
00:41:52a rappelé qu'à 15h35,
00:41:54il n'y avait plus de munitions
00:41:55pour les forces de l'ordre.
00:41:56Dans le pays,
00:41:57la France,
00:41:57qui a le record du monde
00:41:58de la dépense publique.
00:41:58Vous pensez que lors
00:41:59de la commission d'enquête
00:42:00parlementaire,
00:42:01on va savoir ce qu'il en est ?
00:42:02Ensuite,
00:42:02il y a des évolutions pénales.
00:42:04Mais ensuite,
00:42:04encore faut-il
00:42:05qu'elles soient exécutées.
00:42:06Parce qu'en France,
00:42:07on doit exécuter les choses.
00:42:08On prend toujours des lois,
00:42:09mais on n'exécute pas.
00:42:09Mais par exemple,
00:42:10un magistrat a proposé récemment
00:42:12la création d'un délit de pillage,
00:42:14c'est très pertinent.
00:42:15Parce que ça permet
00:42:16de respecter
00:42:17l'individualité de la peine
00:42:18qui est un principe
00:42:19de l'État de droit,
00:42:20tout en condamnant
00:42:22enfin efficacement
00:42:24les individus.
00:42:25Vous êtes sûre
00:42:25que ça passera le cap
00:42:26du Conseil constitutionnel ?
00:42:27Il faudra bien qu'un jour
00:42:29on comprenne
00:42:29que le Conseil constitutionnel
00:42:31est là pour garantir
00:42:32les libertés fondamentales
00:42:34et le respect de la règle
00:42:36qui s'appelle la Constitution
00:42:36et non pas pour entraver
00:42:38ce qui nous permet
00:42:39de rétablir
00:42:39les libertés fondamentales,
00:42:40notamment la liberté
00:42:41de ne pas se faire piller.
00:42:42Monsieur Lissnard,
00:42:43laissez-moi finir.
00:42:44Non, non, mais juste,
00:42:44l'un des motifs de censure
00:42:45serait de renvoyer
00:42:46au préambule de la Constitution
00:42:47dans ce cas-là.
00:42:48Mais c'est pourquoi je propose,
00:42:49et c'est ce que j'ai prononcé
00:42:50et c'est en ligne
00:42:51dans mes propositions
00:42:52de réforme institutionnelle,
00:42:53qu'une censure
00:42:55soit que le Conseil constitutionnel
00:42:57ne puisse plus censurer
00:42:59en invoquant
00:42:59le préambule de la Constitution
00:43:01qui n'avait pas été fait pour ça,
00:43:02soit s'il censure
00:43:05sur la base
00:43:05du préambule de la Constitution
00:43:06parce que dans le préambule
00:43:07il y a quand même
00:43:08des choses très justes,
00:43:08notamment la déclaration
00:43:09des droits d'un des citoyens
00:43:10qui reste très opérationnelle
00:43:11sur le plan juridique
00:43:12et elle très compatible
00:43:13avec l'efficacité régalienne.
00:43:16Dans ce cas-là,
00:43:17qu'on puisse transcender,
00:43:18c'est-à-dire dépasser
00:43:19l'avis du Conseil constitutionnel
00:43:21par le référendum,
00:43:22c'est une mesure
00:43:23que nous proposons
00:43:24avec nouvelle énergie
00:43:24que je propose
00:43:25dans la présidentielle.
00:43:26On va évoquer votre projet,
00:43:27mais tout d'abord,
00:43:27et c'est lié
00:43:28à votre stratégie de communication.
00:43:29Elle est au centre
00:43:30de toutes les attentions,
00:43:32parfois des critiques
00:43:33et d'autres
00:43:33qui en contraire
00:43:34s'en inspirent,
00:43:35sur tous les réseaux sociaux.
00:43:37David Lissard,
00:43:38vous êtes présent
00:43:38et on voit le slogan,
00:43:40le hashtag
00:43:40« Il se passe quelque chose ».
00:43:42Ce slogan fait floresse
00:43:43au point d'en agacer beaucoup,
00:43:45qui dénonce
00:43:45une simple bulle
00:43:47algorithmique,
00:43:48un emballement numérique,
00:43:49dont on verra
00:43:50ce qu'il donnera
00:43:50dans les urnes.
00:43:51Mais d'abord,
00:43:52regardons quelques vidéos
00:43:53autour de ce phénomène
00:43:54où certains vous imaginent
00:43:55dans des situations
00:43:55pour le moins inédites.
00:44:06C'est toujours vous ?
00:44:25Parce qu'on vous voit
00:44:26dans des circonstances
00:44:28parfois assez…
00:44:29Là, c'est toujours moi.
00:44:30Oui, là, c'est toujours vous.
00:44:31Qu'est-ce que c'est bon
00:44:31à Elvis quand même ?
00:44:32Oui, ça, nous sommes d'accord.
00:44:33Je vous ai entendu la bonne son quand même.
00:44:34Quel plaisir.
00:44:34Nous sommes d'accord,
00:44:35mais on vous voit
00:44:35dans des vidéos,
00:44:37dans des situations
00:44:37assez incroyables.
00:44:38Non, dans deux choses.
00:44:39Là, cette vidéo,
00:44:40c'est vraiment moi.
00:44:40Il y a aussi
00:44:41beaucoup de second degré.
00:44:42Oui.
00:44:43Mais c'est un mantra
00:44:45d'auto-persuasion
00:44:46où il se passe quelque chose ?
00:44:48Il y a un peu de ça parfois
00:44:49au départ, évidemment,
00:44:51parce que c'est comme
00:44:51quand vous faites une compétition.
00:44:53C'est dur,
00:44:53c'est un choix de vie,
00:44:54ça vous engage.
00:44:55S'engager dans cette compétition-là,
00:44:57je ne sais pas
00:44:57si on se rend compte,
00:44:58c'est H24,
00:45:00c'est physique,
00:45:01c'est mental,
00:45:02ça engage vos proches,
00:45:03vos familles,
00:45:04vos collaborateurs.
00:45:05Tout le monde,
00:45:06c'est très très prenant,
00:45:08c'est très prégnant.
00:45:10Donc, moi,
00:45:10je suis un grand maniaque
00:45:12du travail.
00:45:15Je veux toujours essayer
00:45:16d'être au niveau,
00:45:16donc je bosse beaucoup,
00:45:17mais j'essaie
00:45:18de ne pas me prendre au cercle.
00:45:18Il y a aussi
00:45:19beaucoup de second degré.
00:45:20Ça fait du bien
00:45:20parfois de se marrer un peu.
00:45:21Vous voyez,
00:45:22c'est tellement...
00:45:22Il n'y a pas même
00:45:23une volonté d'évangéliser
00:45:24un peu les réseaux sociaux.
00:45:26Non, mais je vais y revenir là-dessus.
00:45:27Ensuite,
00:45:27là, on n'a pas vu,
00:45:28mais il y a des vidéos
00:45:28qui sont faites.
00:45:29Moi, je n'y suis pour rien.
00:45:29Les vidéos d'IA,
00:45:31c'est plein de militants,
00:45:32des jeunes qui font ça.
00:45:33Parfois, ça me fait marrer,
00:45:34je l'avoue,
00:45:34je me marre.
00:45:35D'autres,
00:45:35je trouve ça un peu
00:45:36de mauvais goût,
00:45:36mais c'est la vie,
00:45:37c'est le foisonnement.
00:45:38Je suis pour la subsidiarité,
00:45:39je suis pour la liberté,
00:45:40donc je ne vais pas entraver ça.
00:45:42Ensuite,
00:45:42j'ai monté une stratégie.
00:45:43C'est-à-dire que
00:45:44quand j'ai vu au printemps
00:45:45que je n'arriverais pas,
00:45:47j'aurais du mal
00:45:48à franchir le mur du son
00:45:49pour plein de raisons.
00:45:50C'était ma force,
00:45:51je crois qu'elle vient
00:45:52de mon enracinement,
00:45:53de tout le travail
00:45:54de terrain que j'ai fait,
00:45:55qui a préparé le terrain.
00:45:57Mais ensuite,
00:45:57la faiblesse,
00:45:58c'était effectivement
00:45:59de pas venir ici,
00:46:00de pas venir à Paris.
00:46:01Donc c'était une stratégie
00:46:02de contournement
00:46:02des médias.
00:46:03Bien sûr, bien sûr.
00:46:04Donc j'ai enregistré des vidéos,
00:46:06j'y suis allé,
00:46:08sur les réseaux,
00:46:09ça a fonctionné.
00:46:10On n'est plus,
00:46:11et il se passe quelque chose.
00:46:12Aujourd'hui, ça c'est sûr,
00:46:13il s'est passé quelque chose.
00:46:14On a,
00:46:14j'ai fait constater par l'huissier,
00:46:16vous verrez dans la semaine,
00:46:17on a dépassé
00:46:19les 100 000 adhésions payantes.
00:46:20On est le deuxième parti de France
00:46:21avec Nouvelle-Energie.
00:46:22Deuxième parti de France,
00:46:22100 000 ?
00:46:23Mais je répète
00:46:24que je propose
00:46:25à tous les partis politiques
00:46:29de faire venir
00:46:30des huissiers,
00:46:31des auxiliaires de justice,
00:46:32des commissaires de justice,
00:46:34pardon,
00:46:34pour faire constater
00:46:36la réalité des adhésions payantes
00:46:37depuis le début de l'année.
00:46:38Et,
00:46:39ce que je peux vous dire,
00:46:41c'est que moi,
00:46:42c'est que les adhésions sont là,
00:46:44il y a vraiment un mouvement,
00:46:45et pourquoi ça a pris ?
00:46:46Pourquoi les commentateurs
00:46:47qui ironisaient,
00:46:48etc.,
00:46:49n'ont pas bien compris
00:46:49ce qui se passait ?
00:46:51C'est parce que
00:46:54cette réalité numérique,
00:46:56derrière,
00:46:56c'est des vrais gens,
00:46:57ce n'est pas des robots,
00:46:57ce serait interdit pour les politiques,
00:46:59elle a pris parce que derrière,
00:47:00j'ai fait un travail énorme
00:47:02d'implantation territoriale.
00:47:03Il y a des relais,
00:47:04il y a des bénévoles
00:47:05qui affichent partout en France,
00:47:06on n'a pas de société
00:47:07qui affiche,
00:47:07contrairement à d'autres.
00:47:08Vous parlez du mépris,
00:47:09David Desperin,
00:47:10est-ce que c'est ce même mépris
00:47:11que vous rencontrez
00:47:11quand certaines personnalités,
00:47:14comme l'animateur,
00:47:15par exemple,
00:47:17Patrick Sébastien,
00:47:17vous soutient ?
00:47:18J'ai vu qu'il y avait beaucoup de...
00:47:19Je suis ravi qu'ils me soutiennent.
00:47:22Certains moquent des soutiens populaires.
00:47:24Je salue d'ailleurs Patrick Sébastien
00:47:25qui le regarde souvent.
00:47:26On me disait que j'étais trop un télo.
00:47:29Parfois, on me dit
00:47:30« Ah, quand tu fais des interviews,
00:47:31tu utilises des mots trop compliqués. »
00:47:32Alors, c'est vrai,
00:47:32moi, j'ai une telle image de la politique,
00:47:34je pense qu'il faut tellement...
00:47:35J'ai voulu m'élever socialement,
00:47:37j'ai essayé de lire, etc.
00:47:38Puis maintenant, on me dit
00:47:39« Oh là là, vraiment... »
00:47:41Mais c'est formidable.
00:47:42Mais ceux qui critiquent Patrick Sébastien,
00:47:44je ne suis pas d'accord avec tout,
00:47:46ce n'est pas le sujet.
00:47:47Mais c'est quelqu'un
00:47:47qui a fait des choses dans sa vie,
00:47:51qui sait parler au grand nombre.
00:47:53Donc oui, toc-toc, on arrive, quoi.
00:47:55Toc-toc, voilà.
00:47:55C'est moi qui ne ferai pas la porte des élections.
00:48:00Mais détendez-vous.
00:48:01Ceux qui chambrent là-dessus,
00:48:03c'est très bobo de chambrer.
00:48:04Ceux qui ricanent tout le temps,
00:48:06dès qu'ils voient quelque chose de populaire,
00:48:08dès qu'ils voient quelque chose de spontané,
00:48:09tout n'est pas calculé dans la vie, voyez.
00:48:10Qu'ils fassent un peu des chenilles,
00:48:12qu'ils fassent tourner les serviettes,
00:48:13ça leur fera peut-être du bien,
00:48:14ça les décoincera, voyez.
00:48:15En tout cas, le constat que vous faites,
00:48:18c'est que nous sommes dans un système
00:48:19à bout de souffle,
00:48:19climat politique délétère,
00:48:21David Lissnard,
00:48:21contexte social explosif,
00:48:23le pays est à cran,
00:48:24imaginons,
00:48:25imaginons,
00:48:26il s'est passé vraiment quelque chose.
00:48:27Vous, président,
00:48:28sachons aussi que la France est passée,
00:48:30et là, c'est moins marrant,
00:48:31en richesse par habitant,
00:48:32en dessous de la moyenne européenne.
00:48:34Ce chiffre, il n'est pas assez souligné.
00:48:35C'est incroyable.
00:48:36Et c'est un marqueur.
00:48:37Dans votre programme,
00:48:38vous misez beaucoup sur l'activité,
00:48:40sur les économies,
00:48:40et vous y allez.
00:48:42Non-indexation des prestations,
00:48:44gel de certaines retraites,
00:48:46réduction de la volure
00:48:47sur l'assurance chômage,
00:48:47suppression de postes administratifs,
00:48:50donc publics.
00:48:51Mais Lissnard au pouvoir,
00:48:52ce n'est pas une explosion sociale.
00:48:54C'est la flambée.
00:48:55C'est enfin,
00:48:57enfin,
00:48:57les fonctionnaires qui bossent
00:48:59vont être récompensés,
00:49:00vont avoir des missions claires.
00:49:02Enfin,
00:49:02on va nommer un DRH de l'État.
00:49:04Ce sera une des premières mesures.
00:49:06Monsieur Lissnard,
00:49:07gel de certaines retraites,
00:49:08réduction de la volure
00:49:09sur l'assurance chômage,
00:49:10vous pouvez les Français
00:49:10vous dire enfin.
00:49:11Je nommerai immédiatement
00:49:13un gouvernement commando,
00:49:15resserré,
00:49:16qui aura des missions
00:49:17sur les 200 premiers jours
00:49:18pour lancer
00:49:19les grandes réformes économiques.
00:49:21Oui, oui,
00:49:22c'est-à-dire resserré,
00:49:23commando,
00:49:23qui engage à sa responsabilité,
00:49:25c'est-à-dire sur les 200 premiers jours,
00:49:26d'engager par ordonnance,
00:49:28d'engager par la loi.
00:49:29Le Parlement sera convoqué
00:49:32en session extraordinaire
00:49:33et n'aura pas un jour de repos
00:49:34de tout l'été 2027
00:49:35pour engager
00:49:37les grandes réformes
00:49:38économiques,
00:49:39sociales,
00:49:40éducatives,
00:49:40sécuritaires,
00:49:41qui sont dans mon projet,
00:49:42y compris institutionnelles d'ailleurs,
00:49:44et sur la réorganisation
00:49:44des pouvoirs publics.
00:49:45Au bout de 200 jours,
00:49:47si les modalités
00:49:48n'ont pas été engagées,
00:49:50on changera les ministres.
00:49:51Mais surtout,
00:49:51comme ils l'auront fait,
00:49:52ensuite,
00:49:53ils engageront leur responsabilité,
00:49:54non,
00:49:54parce qu'on fera le job,
00:49:56ils engageront leur responsabilité
00:49:57ensuite sur les résultats.
00:49:58On impliquera un moratoire
00:50:00sur les normes stupides,
00:50:01on interdira
00:50:02les surtranspositions
00:50:03de normes européennes
00:50:05qui nous font perdre
00:50:05de la compétitivité.
00:50:07Enfin,
00:50:08enfin,
00:50:08on dirigera
00:50:09l'appareil d'État.
00:50:10On a une fonction publique
00:50:11en France
00:50:11qui est une des meilleures du monde,
00:50:12qui est souvent mal payée,
00:50:14à qui on ne confie pas
00:50:15de vrais objectifs.
00:50:16Donc,
00:50:17on va réduire
00:50:17les tâches administratives
00:50:18pour revenir
00:50:19à la moyenne européenne
00:50:20des pays les plus administrés.
00:50:22Parce qu'aujourd'hui,
00:50:22le pays est déséquilibré.
00:50:24Il y a eu un excès
00:50:25de contraintes administratives,
00:50:28un excès de dépenses publiques.
00:50:30Tous les porteurs de projets
00:50:31le savent,
00:50:31et dans notre vie quotidienne
00:50:32de français,
00:50:33on le sait très bien.
00:50:34Et c'est ce qui va permettre
00:50:35de retrouver du pouvoir d'achat.
00:50:37Aujourd'hui,
00:50:38pourquoi on ne gagne pas assez sa vie
00:50:40quand on a un salaire faible ?
00:50:41Pourquoi un employé
00:50:42de commerce
00:50:43coûte plus cher
00:50:45à son patron
00:50:46qu'ailleurs en Europe
00:50:47et gagne moins à la fin ?
00:50:48Parce qu'entre les deux,
00:50:50entre le salaire brut
00:50:51ou extra-brut,
00:50:52c'est-à-dire la richesse
00:50:53qu'il faut créer,
00:50:54et ce qu'il perçoit,
00:50:55il y a l'excès
00:50:56de charges
00:50:57qui vient
00:50:57de l'excès de dépenses.
00:50:59Donc,
00:50:59on va rendre
00:51:00immédiatement
00:51:0160% des économies
00:51:02aux Français.
00:51:04Immédiatement.
00:51:05Ce qui permettra
00:51:06à quelqu'un,
00:51:06par exemple,
00:51:06salaire médian,
00:51:07il y a plein de régimes
00:51:09de charges différentes,
00:51:10mais quelqu'un
00:51:10qui gagne
00:51:112200 euros net par mois
00:51:12de gagner
00:51:13net par mois en plus
00:51:15rapidement
00:51:16entre 200 et 400 euros
00:51:17par mois.
00:51:18C'est ça qu'on va faire.
00:51:20Donc,
00:51:20on va retrouver
00:51:20de l'espérance.
00:51:21Vous voulez mettre
00:51:22de l'ordre dans l'État,
00:51:23de l'ordre dans les comptes,
00:51:24de l'ordre dans la rue,
00:51:26et vous voulez certainement
00:51:26contourner un système,
00:51:27je l'ai compris depuis tout à l'heure,
00:51:29endogamique,
00:51:30parisianiste,
00:51:31élitaire.
00:51:32Non,
00:51:32mais je suis pour les élites,
00:51:34mais des élites ouvertes.
00:51:36Pas les élites autoproclamées.
00:51:37Mais moi,
00:51:38je ne comprends pas.
00:51:38Pas les aristocraties autoproclamées
00:51:40qui finissent toujours
00:51:41dans l'indignité.
00:51:43On ne peut pas financer
00:51:44160 milliards de baisse
00:51:45de cotisations sociales
00:51:46et d'impôts,
00:51:47ainsi que 40 milliards
00:51:48de réduction du déficit,
00:51:49seulement par la suppression
00:51:50d'opérateurs de l'État.
00:51:52On ne peut pas,
00:51:52et en limitant
00:51:53les prestations sociales.
00:51:55Parce qu'il n'y a pas
00:51:56200 milliards à aller chercher
00:51:57dans les opérateurs de l'État.
00:51:58Alors,
00:52:00savez-vous quel est
00:52:01le montant aujourd'hui
00:52:01de fonctionnement
00:52:02des 1 153 organismes
00:52:05et agences de l'État ?
00:52:06Alors,
00:52:06j'ai cherché ce chiffre.
00:52:08Il y a des bleus budgétaires.
00:52:10Vous trouvez
00:52:11hypothèse basse
00:52:1288 milliards d'euros,
00:52:14hypothèse hausse
00:52:15110 milliards d'euros.
00:52:16Donc déjà,
00:52:17vous avez aujourd'hui
00:52:19sur les médicaments,
00:52:21le médicament,
00:52:22vous avez au moins
00:52:237 agences.
00:52:247.
00:52:25Alors,
00:52:25ça se traduit comment ?
00:52:26L'Union européenne
00:52:27vous autorise
00:52:28la mise sur le marché
00:52:29d'un médicament.
00:52:29Mais je vais revenir
00:52:30à l'intégralité
00:52:31de votre question.
00:52:31Vous autorise
00:52:32la mise sur le marché
00:52:33d'un médicament,
00:52:34d'un traitement innovant.
00:52:35Elle vous dit
00:52:36qu'il faut 120 jours
00:52:37entre cette autorisation
00:52:38et la mise sur le marché
00:52:39pour une ultime vérification.
00:52:41En France,
00:52:42on ajoute
00:52:43680 jours.
00:52:45580 jours,
00:52:46pardon,
00:52:46parce que ça fait 7 jours.
00:52:47580 jours.
00:52:48Donc,
00:52:48à la fin,
00:52:49ça fait 700 jours.
00:52:50Ce qui fait que
00:52:5140% des médicaments
00:52:52aujourd'hui innovants
00:52:52ne sont plus sur le marché
00:52:53parce que
00:52:54les laboratoires
00:52:55ne veulent pas attendre
00:52:56cette durée
00:52:57et en plus,
00:52:57on les paye mal.
00:52:58Donc,
00:52:59on soigne mal les gens
00:53:00alors qu'on dépense
00:53:00plus qu'ailleurs.
00:53:01Il est évident
00:53:02qu'aujourd'hui,
00:53:04dès la première année,
00:53:05on peut réduire
00:53:06de au moins
00:53:078 milliards,
00:53:08c'est l'hypothèse basse,
00:53:10le budget de fonctionnement
00:53:11de ces agences.
00:53:11Il y a des départs
00:53:12à la retraite,
00:53:13il y aura un plan
00:53:13de départ volontaire.
00:53:14Ensuite,
00:53:16parallèlement,
00:53:17vous avez
00:53:18950 milliards
00:53:21de dépenses sociales.
00:53:23950 milliards.
00:53:24C'est le record absolu
00:53:25du monde
00:53:25par rapport
00:53:26à la population
00:53:27qui sont
00:53:28des trappes
00:53:30à pauvreté.
00:53:30Il faut qu'on enferme
00:53:31les gens
00:53:32dans une logique
00:53:32du guichet.
00:53:33Donc,
00:53:34il faut mettre
00:53:34les incitations
00:53:35sur le travail
00:53:36et l'investissement
00:53:36et pas sur le social.
00:53:38Transformer l'État,
00:53:38rationaliser les dépenses
00:53:39de l'État,
00:53:40donc autrement
00:53:41dire l'État
00:53:41qui s'occupe
00:53:41moins de choses
00:53:43mais davantage
00:53:43nous avons sourcé
00:53:44les 80 milliards
00:53:45de baisse de dépenses.
00:53:46Le chiffre
00:53:47qui maintenant
00:53:48est repris
00:53:49par d'autres candidats
00:53:50qui étaient balayés
00:53:50d'un revers de main,
00:53:51je l'ai entendu
00:53:52repris par d'autres.
00:53:53Y compris certains
00:53:54qui seront sur ce plateau
00:53:55tout à l'heure.
00:53:56Donc,
00:53:57ce chiffre,
00:53:58nous le détaillons,
00:53:59il y aura un moratoire
00:54:00immédiat
00:54:01sur les normes.
00:54:03L'OCDE estime
00:54:04que l'excès
00:54:05de normes,
00:54:06il faut des normes,
00:54:06il faut des règles.
00:54:07Moi, je ne suis pas
00:54:07pour l'anarchie,
00:54:08je suis pour des règles
00:54:09respectées.
00:54:10Moins de règles
00:54:10mais plus de contradictions.
00:54:12implique un surcoût
00:54:13de dépenses,
00:54:14tenez-vous bien,
00:54:15entre 3 et 5 points
00:54:16de PIB.
00:54:171 point de PIB,
00:54:18c'est 30 milliards.
00:54:193 points de PIB,
00:54:20c'est 90 milliards.
00:54:21Attendez,
00:54:21vous avez raison
00:54:23d'être précis
00:54:23mais je voudrais,
00:54:24parce que dans le détail,
00:54:25vous voulez renforcer...
00:54:25Alors, soit je suis trop précis,
00:54:27soit je n'en dis pas assez.
00:54:27Au contraire,
00:54:28je dis c'est bien d'être précis
00:54:29mais rentrons dans le détail
00:54:30tout en récent
00:54:31quand même assez
00:54:32sur les grandes lignes
00:54:34de votre programme.
00:54:34Vous voulez,
00:54:35David Lissner,
00:54:35renforcer,
00:54:36revigorer les principes
00:54:37de l'État de droit
00:54:37et j'ai lu votre programme
00:54:39attentivement
00:54:39sur les institutions
00:54:40et en somme,
00:54:42vous dites
00:54:42arrêtez de dévoyer
00:54:44la notion
00:54:44d'État de droit
00:54:46pour justifier
00:54:47l'impuissance publique
00:54:48mais est-ce que vous avez
00:54:49un exemple précis
00:54:51à nous donner ?
00:54:52Tout à l'heure,
00:54:53vous évoquez
00:54:53qu'il y aurait
00:54:54une difficulté constitutionnelle
00:54:55pour sanctionner
00:54:56les pillards.
00:54:57Pardon,
00:54:58mais c'est évidemment
00:55:00l'État de droit
00:55:01c'est de protéger
00:55:01celui qui est pillé,
00:55:03pas le pillard.
00:55:04Vous savez ce qu'on va
00:55:05vous dire certains ?
00:55:06Ah mais regardez
00:55:07M. Lissner,
00:55:08il veut toucher
00:55:08à l'État de droit.
00:55:09Non mais attendez,
00:55:12on ne peut pas me reprocher
00:55:14d'être libéral
00:55:15et d'un autre côté
00:55:16d'être contre
00:55:17l'État de droit.
00:55:18La société,
00:55:19la démocratie libérale,
00:55:20c'est celle qui a permis
00:55:22précisément
00:55:22d'instaurer
00:55:23des droits naturels.
00:55:25Justement,
00:55:25de lutter
00:55:26contre l'abjection,
00:55:27l'abomination
00:55:27du racisme,
00:55:29ça c'est un grand héritage
00:55:31de l'État de droit.
00:55:32De dire que la vie
00:55:33doit être toujours présente,
00:55:34donc on ne peut pas
00:55:36tuer,
00:55:36y compris au nom
00:55:37de la violence légitime,
00:55:38sauf pour protéger
00:55:39le pays,
00:55:39l'armée,
00:55:40voilà.
00:55:40Vous voyez,
00:55:41c'est des choses,
00:55:41dire qu'il y a des mécaniques
00:55:43de l'État de droit,
00:55:43c'est-à-dire le double degré
00:55:44de...
00:55:45Non mais c'est très...
00:55:45Pardonnez-moi,
00:55:46c'est vraiment des sujets
00:55:46importants et juste...
00:55:48Enfin malon,
00:55:49vous l'avez dit.
00:55:50Double degré de...
00:55:50On arrive à la fin.
00:55:51Il y a un autre candidat
00:55:53après vous.
00:55:53Double degré de juridiction.
00:55:55N'appréciera pas.
00:55:57Respect du principe
00:55:58de présomption d'innocence.
00:55:59Tous ceux qui veulent aujourd'hui
00:56:04utiliser l'État de droit.
00:56:04Mais ceux qui disent
00:56:05que dès qu'on veut
00:56:05toucher quelque chose,
00:56:06dès que...
00:56:07Avec Bruno Rotaillot,
00:56:08avec François-Xavier Bellamy
00:56:09ou d'autres,
00:56:11même certains à gauche,
00:56:12dire attention,
00:56:12il va falloir réformer ça
00:56:14parce qu'aujourd'hui,
00:56:14c'est devenu utilisé
00:56:16par ceux qui sont
00:56:17contre la liberté
00:56:19et qui utilisent
00:56:20les contradictions juridiques,
00:56:22les interprétations
00:56:23maximalistes de haute cour
00:56:24qui en ont fait
00:56:25des jurisprudences.
00:56:26Écoutez ma question.
00:56:27Est-ce que les juges
00:56:27constitutionnels...
00:56:28Je vous donne un autre exemple.
00:56:29Est-ce qu'ils ne disent plus...
00:56:30Est-ce qu'ils ne disent plus
00:56:32la loi ?
00:56:33Est-ce qu'ils font le droit ?
00:56:35Oui.
00:56:35Et c'est un tort.
00:56:36Et c'est une erreur.
00:56:37Lorsque vous aviez
00:56:40un OQTF,
00:56:41donc un étranger
00:56:42qui avait été
00:56:44multirécidiviste
00:56:44et fiché S
00:56:45et donc qu'il était renvoyé
00:56:46dans son pays d'origine
00:56:47avec l'accord du pays d'origine
00:56:48et que je ne sais plus
00:56:50quelle haute cour
00:56:51en vérifiera,
00:56:52je crois que c'est
00:56:53le Conseil d'État.
00:56:53Je crois que c'est
00:56:54le Conseil d'État
00:56:54ou peut-être
00:56:55la Cour européenne de justice
00:56:55a estimé que
00:56:57ça mettait en péril
00:56:59sa situation
00:57:01dans son pays d'origine.
00:57:02Mais vous voyez,
00:57:02ça c'est absurde.
00:57:03C'est contraire au bon sens
00:57:05et ce n'est pas
00:57:06l'État de droit.
00:57:06C'est des personnes
00:57:07comme moi
00:57:09qui vont rétablir
00:57:10l'État de droit.
00:57:10Comment vous allez
00:57:11vous en affranchir ?
00:57:11On va rétablir
00:57:13l'État de droit,
00:57:14le droit de la défense,
00:57:15la double...
00:57:16Il est très intéressant
00:57:16cet exemple,
00:57:17mais comment vous allez
00:57:17vous en affranchir ?
00:57:18Parce que si vous en affranchissez
00:57:20par référendum,
00:57:21il y a aussi une autre strate,
00:57:22ce sont les traités européens
00:57:23et dans ce cas-là,
00:57:24le droit national
00:57:25n'étant pas supérieur
00:57:26aux traités européens,
00:57:27qu'est-ce que vous faites ?
00:57:27Alors, deux choses.
00:57:28D'abord,
00:57:29il y a la possibilité
00:57:30aujourd'hui
00:57:31d'avoir une alliance
00:57:33au sein de l'Union européenne
00:57:34de pays
00:57:35qui veulent faire évoluer
00:57:36les jurisprudences
00:57:37et notamment
00:57:38l'interprétation
00:57:40erronée
00:57:40et sclérosante
00:57:41de l'article 8
00:57:42de la Cour européenne
00:57:43des droits de l'homme
00:57:43qui fait qu'on ne peut plus
00:57:44avoir de politique
00:57:45de maîtrise migratoire.
00:57:46Donc, le Danemark
00:57:47a réussi de son côté.
00:57:49Le Danemark,
00:57:50ce qu'a fait le Danemark,
00:57:51je pense,
00:57:51la France peut le faire,
00:57:53mais il y a aujourd'hui
00:57:54un alignement.
00:57:55Et d'ailleurs,
00:57:55vous l'avez vu sur les migrations...
00:57:56C'est indice que ce serait
00:57:57un Frexit migratoire.
00:57:58Non, non, c'est faux.
00:57:59Sur l'immigration récemment,
00:58:00sur la directive retour
00:58:01qui permet de mieux maîtriser
00:58:03les flux migratoires,
00:58:04une majorité du pays
00:58:05de l'Union européenne
00:58:05a été favorable.
00:58:07Qui s'y est opposée ?
00:58:08La France et l'Espagne.
00:58:10Alors qu'il y a une majorité
00:58:11de pays européens
00:58:11qui étaient pour.
00:58:12Deuxièmement,
00:58:13le référendum
00:58:14qui doit élargir
00:58:15le champ de l'article 11
00:58:16pour consulter les Français
00:58:17qui doivent trancher
00:58:18en respectant
00:58:19les principes
00:58:20de l'État de droit.
00:58:21Attention,
00:58:22il y a des droits naturels
00:58:22qui s'imposent,
00:58:23y compris parfois
00:58:24au référendum.
00:58:25Notamment,
00:58:26je les ai rappelés
00:58:27tout à l'heure,
00:58:27mais doivent permettre
00:58:29de modifier
00:58:30l'article 54-55
00:58:31de la Constitution
00:58:32et de dire que
00:58:32sur des intérêts
00:58:34majeurs de la nation,
00:58:36c'est à la souveraineté
00:58:38populaire de la nation
00:58:40que revient la décision.
00:58:41Donc,
00:58:42ce qui consiste à dire,
00:58:43comme le Danemark
00:58:44a su le faire,
00:58:45que notamment
00:58:46sur des intérêts
00:58:48de sécurité,
00:58:50de préservation
00:58:51des intérêts
00:58:53supérieurs
00:58:53de la nation française,
00:58:55nous pouvons
00:58:55choisir notre destin.
00:58:57Il est temps
00:58:57de rendre à la France
00:58:58son destin.
00:58:59Il nous reste quelques minutes.
00:59:01Et la maîtrise de son destin.
00:59:02Et la maîtrise de son destin.
00:59:03Vous, Président,
00:59:04quel serait votre Premier ministre ?
00:59:06Pardon ?
00:59:07Je vous croyais
00:59:07vous le dire maintenant ?
00:59:08Pourquoi pas,
00:59:09vous m'avez parlé
00:59:09d'un gouvernement commando ?
00:59:11J'essaie de ramener à moi
00:59:12qui est à la tête
00:59:13d'un commando.
00:59:14Je peux vous dire
00:59:15que j'ai plein de noms
00:59:17en tête
00:59:17pour plein de ministères.
00:59:18Elle nous empêche
00:59:19de nous détonner.
00:59:20Vous savez,
00:59:21il faut relire
00:59:22le fil de l'épée
00:59:23du général de Gaulle.
00:59:25On doit rester droit
00:59:26dans ses principes
00:59:27et constater dans ses principes.
00:59:28Ça n'empêche pas
00:59:28d'être habile.
00:59:29Et j'espère
00:59:30que si la dynamique
00:59:32se confirme,
00:59:32et je vais tout faire pour,
00:59:33et j'espère que cette émission
00:59:34y contribuera,
00:59:35eh bien que plein de personnalités
00:59:36me rejoindront
00:59:37et que j'élargirai
00:59:38le champ du choix
00:59:40du Premier ministre.
00:59:40Mais ce qui est sûr,
00:59:41c'est que le critère,
00:59:42ce sera le courage,
00:59:45la capacité de jugement
00:59:46des situations humaines,
00:59:47parce qu'on gère des...
00:59:48Ce sont des situations
00:59:49humaines avant tout.
00:59:50On ne gère pas
00:59:51des tableaux XL,
00:59:52comme je l'ai rappelé récemment,
00:59:53des tableurs XL.
00:59:54On gère l'humain.
00:59:55Ce sera la loyauté,
00:59:57le travail.
00:59:58Donc ça élimine déjà
00:59:59beaucoup de monde
00:59:59dans le champ actuel.
01:00:01Mais il y en a plein d'autres.
01:00:01Formidable.
01:00:02Ce n'est pas forcément
01:00:02des gens connus d'ailleurs.
01:00:03Ça peut vous paraître
01:00:04une question anecdotique.
01:00:05Est-ce que vous, président,
01:00:06vous habitez l'Élysée ?
01:00:07Quand le général de Gaulle
01:00:08prend Pompidou, par exemple,
01:00:09il était un total inconnu.
01:00:11Mais il a parié
01:00:11sur ses qualités intellectuelles.
01:00:13Sur sa loyauté,
01:00:14sur son courage,
01:00:15sur son intelligence,
01:00:16sur son sens de l'humain.
01:00:17Qui est le Pompidou contemporain ?
01:00:19Mais vous ne les connaissez pas encore.
01:00:20Non, non, mais...
01:00:21C'était moi les talents.
01:00:23Mais quand Raymond Barré choisit,
01:00:24il n'était pas connu non plus.
01:00:25Il était totalement inconnu.
01:00:27Et il y a un certain nombre
01:00:28de personnalités
01:00:29qui sont ancrées dans la vie,
01:00:30qui savent gérer le complexe.
01:00:32Oui. Hommes ou femmes, d'ailleurs.
01:00:33Bien sûr.
01:00:35Ça peut vous paraître anecdotique.
01:00:37Vous avez un décor élyséen derrière vous.
01:00:39Est-ce que vous, président,
01:00:40vous habiterez l'Élysée ?
01:00:42Je n'ai pas d'appart parisien.
01:00:43Donc, je préfère être à l'Élysée
01:00:44qu'à l'hôtel.
01:00:46Il paraît que ce n'est pas terrible.
01:00:47Je ne sais pas, mais on s'en fout.
01:00:49Non, mais ce n'est pas l'essentiel.
01:00:51On s'en fout.
01:00:51Oui, j'arrête de dire ça.
01:00:52Non, mais c'est pas l'essentiel.
01:00:52C'est pas l'essentiel, pardon.
01:00:54Pour des raisons de sécurité,
01:00:55j'imagine que c'est presque
01:00:56devenu une contrainte, je suppose.
01:00:58Avant ça, dans la campagne,
01:00:59avec qui aimeriez-vous débattre ?
01:01:01Je voudrais vous faire écouter
01:01:01un candidat qui, hier,
01:01:03a dit son envie, vraiment,
01:01:04de débattre avec vous,
01:01:05d'échanger dans la confrontation
01:01:07saine et démocratique.
01:01:08Vous voyez de qui je parle ?
01:01:09Non.
01:01:09Écoutons-le.
01:01:11Mettez-moi des gens
01:01:12avec qui je ne suis pas d'accord du tout.
01:01:13J'espère bien, oui.
01:01:15Mettez-moi M. Lissnard.
01:01:16J'aurais pu vous mettre
01:01:16de la gauche aussi.
01:01:17Mettez-moi M. Lissnard,
01:01:18mettez-moi M. Philippe,
01:01:19mettez-moi M. Attal,
01:01:20mettez-les-moi.
01:01:21On demandera M. Lissnard,
01:01:23parce que demain,
01:01:23il est notre invité à votre place.
01:01:24Oui, je suis très volontaire.
01:01:25Je suis en complet désaccord
01:01:27avec sa vision de l'État.
01:01:28Ah oui, ça j'imagine.
01:01:29Ce qu'on a besoin comme État
01:01:30dans une société
01:01:31qui est en crise aujourd'hui.
01:01:32M. Lissnard, en débat,
01:01:35il sera notre invité.
01:01:37Pourquoi pas, oui.
01:01:38D'ailleurs, toutes les personnes...
01:01:39De toute façon, un oui vous engage,
01:01:41devant nos téléspectateurs.
01:01:42Oui, on y va.
01:01:43On l'organise ici même.
01:01:45Je m'apprête à débattre
01:01:47avec les candidats
01:01:48à la présidentielle
01:01:49qui seront à mesure de...
01:01:52Et M. Ruffin,
01:01:53je trouve,
01:01:54a une voix à gauche singulière.
01:01:58Alors là,
01:01:58ça n'a rien à voir.
01:01:59Sur la manière d'appréhender l'État,
01:02:01c'est vraiment...
01:02:01Oui, bien sûr.
01:02:02Mais tant mieux,
01:02:02c'est formidable.
01:02:03Tant mieux.
01:02:04Mais c'est la main régulatrice,
01:02:05c'est la main...
01:02:05Vive la diversité,
01:02:07vive la différence même.
01:02:08Vive la différence.
01:02:09Qu'est-ce que c'est beau,
01:02:09la diversité et la différence.
01:02:10Justement,
01:02:11s'il y avait un point de différence
01:02:12entre vous et M. Rotaillot,
01:02:14quel serait-il ?
01:02:15C'est...
01:02:16Nos parcours.
01:02:18Voilà.
01:02:18Nos parcours.
01:02:19On n'a pas les mêmes parcours de vie.
01:02:21Nos personnalités.
01:02:23Mais ce n'est pas à moi de le dire
01:02:24parce que Bruno Rotaillot,
01:02:25c'est celui dans le spectre politique
01:02:28aujourd'hui des candidats.
01:02:29C'est avec lui
01:02:30que je suis le plus proche,
01:02:31évidemment.
01:02:32Donc,
01:02:33mais nos parcours,
01:02:35voilà,
01:02:35j'ai refusé.
01:02:37C'est vrai,
01:02:37je n'ai pas voulu être
01:02:37d'aventure gouvernementale.
01:02:39C'est des choses
01:02:39qui nous ont distingués.
01:02:41Et il l'a fait, lui,
01:02:42avec, je trouve,
01:02:42compétence et talent.
01:02:44Non, je ne dirais pas...
01:02:45Mais si vous le rappelez,
01:02:45c'est que vous estimez
01:02:46que c'est un petit peu
01:02:47le sparadrap du capitaine ad hoc
01:02:49qui nous parle à la peau.
01:02:49Parce que, voilà,
01:02:50je n'aurais pas décidé
01:02:51de voter la confiance
01:02:52à François Bire.
01:02:52Ouh, voilà,
01:02:53ça fait des différences,
01:02:54comme ça vous les avez.
01:02:54Il pourra y répondre tout à l'heure.
01:02:55Mais ce n'est pas du tout
01:02:57dans l'acrimonie.
01:02:58Vous voyez,
01:02:58j'ai un problème,
01:02:59réellement, quoi,
01:03:00une estime,
01:03:01un respect,
01:03:01c'est pas le sujet.
01:03:03Et Bruno Routalieu,
01:03:04quelqu'un qui est utile
01:03:06à la France,
01:03:08je le dis avec beaucoup
01:03:09de sincérité.
01:03:10Et qui pourra faire partie
01:03:11de ce gouvernement de commando
01:03:12et vice-versa,
01:03:12dans ce cas-là.
01:03:14Un mot également
01:03:14sur la droite.
01:03:16On en parle peu,
01:03:17mais qu'elle va-t-elle advenir ?
01:03:18On a parlé tout à l'heure,
01:03:20peut-être,
01:03:20si vous n'arrivez pas
01:03:21à trouver un candidat
01:03:22pour le bloc central,
01:03:23du bloc central
01:03:24le plus bête.
01:03:26Vous savez,
01:03:27on disait la droite
01:03:27la plus bête au monde.
01:03:29Est-ce qu'aujourd'hui,
01:03:29c'est le bloc central
01:03:30le plus bête au monde
01:03:30si vous n'arrivez pas
01:03:31à trouver un seul candidat
01:03:32pour y aller ?
01:03:32Je ne sais pas parce que
01:03:33je n'appartiens pas
01:03:33au bloc central.
01:03:34Ah, vous vous étiez où ?
01:03:36Je vais partir de la droite
01:03:38indépendante
01:03:38et je vais tout faire
01:03:39pour que cette droite
01:03:40soit gagnante,
01:03:41pour faire gagner le pays.
01:03:41Vous étiez d'accord
01:03:42pour une primaire
01:03:43avec le bloc central ?
01:03:44Je suis d'accord
01:03:44pour gagner contre eux.
01:03:48Je suis d'accord,
01:03:48plus sérieusement,
01:03:49d'ailleurs c'est très sérieux,
01:03:50pour une compétition.
01:03:51Et je dis simplement
01:03:52que ce qui a été qualifié
01:03:54le bloc central
01:03:55par l'univers politique
01:03:56et médiatique
01:03:57pour des raisons
01:03:58compréhensibles
01:03:59de gens qui ont gouverné,
01:04:00moi je souhaite
01:04:01qu'ils ne gouvernent plus.
01:04:03Que les choses soient claires.
01:04:05Et je vois bien
01:04:06que dans le spectre politique,
01:04:07on estime que ça fait
01:04:08une division.
01:04:09Donc je dis,
01:04:09c'est pour ça que je propose
01:04:10de les affronter avant
01:04:11et on revient
01:04:11à ce que je disais tout à l'heure
01:04:13sur la primaire ouverte.
01:04:16Et une chose nous a interpellés,
01:04:17c'est-à-dire que
01:04:18s'il y a une primaire,
01:04:19il y a beaucoup de si,
01:04:20mais s'il y a une primaire,
01:04:21si vous gagnez
01:04:21ou quelqu'un d'autre,
01:04:22ni vous vous rangez
01:04:23derrière le gagnant,
01:04:24ni vous estimez
01:04:25que le perdant
01:04:26doit vous ranger.
01:04:28Alors à quoi sert
01:04:29la dynamique d'une primaire ?
01:04:30Mais la dynamique d'une primaire,
01:04:31elle n'est surtout pas
01:04:32dans les ralliements
01:04:33entre gens
01:04:33qui ne pensent pas
01:04:34la même chose
01:04:35et qui se sont affrontés.
01:04:36La dynamique d'une primaire,
01:04:37elle permet d'abord
01:04:39d'éliminer
01:04:40de la compétition
01:04:42des personnes
01:04:42qui peuvent vous empêcher
01:04:43d'aller au second tour
01:04:44et éventuellement,
01:04:45s'il y a des candidats
01:04:46qui ont des vraies proximités
01:04:48de continuer ensemble.
01:04:50Mais c'est là
01:04:50où il y a un enjeu.
01:04:52C'est comme en économie,
01:04:53c'est ce que j'essaie
01:04:54d'expliquer souvent.
01:04:55Ce ne sont pas des stocks.
01:04:58C'est ce que Bercy
01:04:59ne comprend pas.
01:05:00Ils voient l'épargne,
01:05:01ils disent
01:05:01on va prendre de l'épargne,
01:05:02on va régler les comptes publics.
01:05:03Non, parce que vous allez
01:05:03tuer la propriété privée.
01:05:05Moi, je veux défendre
01:05:05la propriété privée.
01:05:06Vous allez tuer l'initiative.
01:05:08C'est des flux,
01:05:09c'est de la dynamique.
01:05:10Donc, la primaire,
01:05:12elle permet,
01:05:13avant le premier tour
01:05:14de la présidentielle,
01:05:14puisque les règles
01:05:15de la Ve République
01:05:16font qu'il n'y a que
01:05:17les deux premiers
01:05:17qui peuvent aller au second tour.
01:05:19Ce n'est pas comme une municipale
01:05:20où il faut faire 10%.
01:05:21Donc, c'est un autre système.
01:05:22Et qu'à partir du moment
01:05:23où il y a un éparpillement
01:05:24en façon puzzle,
01:05:25comme on dit
01:05:25dans les Tontons Flingueurs,
01:05:27bien qu'il faut avoir
01:05:28une autre sélection.
01:05:30Donc, si les candidats
01:05:31sont très proches,
01:05:32ils peuvent continuer
01:05:33le chemin ensemble
01:05:34derrière la gagnante
01:05:35ou le gagnant.
01:05:36S'ils ne sont pas proches,
01:05:37ils acceptent le verdict.
01:05:38Quand vous perdez
01:05:39au second tour
01:05:40de la présidentielle,
01:05:41vous ne vous faites pas équipe
01:05:42avec celui qui a gagné après.
01:05:43Vous lui souhaitez
01:05:44de réussir pour le pays
01:05:45et puis quand il échoue,
01:05:46vous vous opposez.
01:05:47Voilà.
01:05:47Il nous reste quelques secondes
01:05:48avant d'accueillir
01:05:49un autre candidat
01:05:51qui est Bruno Rotao.
01:05:52Vous avez dit avoir
01:05:53de l'estime pour lui.
01:05:54Est-ce que vous avez peut-être
01:05:55un mot à lui adresser,
01:05:57une question à lui poser,
01:05:58même si je sais,
01:05:58je devine,
01:05:59que vous vous voyez
01:06:00assez souvent dans cette campagne ?
01:06:01On s'est vu il y a deux semaines,
01:06:02avec votre ami Bob.
01:06:05Mon ami le vôtre surtout,
01:06:06Robert Ménard.
01:06:07Il n'a pas réussi
01:06:08à vous convaincre donc.
01:06:09Il n'a pas essayé
01:06:10de nous convaincre.
01:06:10Il n'a pas essayé
01:06:11de nous convaincre
01:06:11sur la primaire ?
01:06:12Ah non, sur la primaire, non.
01:06:14Pardon.
01:06:14La primaire, c'est moi
01:06:15qui essaie de convaincre
01:06:16tout le monde dessus
01:06:16depuis des mois et des mois.
01:06:19Ça, c'est la réalité.
01:06:21Voilà.
01:06:21Ça, c'est la réalité purement factuelle.
01:06:22Alors, le mot ou la question
01:06:25à poser à Bruno Retailleau ?
01:06:25Non, mais la question,
01:06:27c'est quand est-ce
01:06:28qu'effectivement,
01:06:28on redresse le pays
01:06:29et que la seule chose
01:06:30qui compte, c'est la France.
01:06:32C'est de redresser notre pays.
01:06:33C'est de retrouver
01:06:34une belle, une grande France,
01:06:36une France confiante,
01:06:37une France unique,
01:06:38comme aurait dit
01:06:38un ancien président.
01:06:40Voilà, vous voyez,
01:06:40comme quoi je suis œcuménique.
01:06:42C'est de rendre le pouvoir
01:06:43aux Français
01:06:44et de rendre les Français
01:06:45propriétaires de leur vie
01:06:47et que la France
01:06:48soit propriétaire de son destin.
01:06:49Si c'est une question,
01:06:50on va la poser à Bruno Retailleau.
01:06:51Merci d'avoir été notre invité.
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