00:00Monsieur Lissnard, c'est que certains vous accusent d'un mélange des genres, en somme, d'utiliser la présidence de
00:05la puissante Association des maires de France pour faciliter votre campagne.
00:08Regardons par exemple ce qui est dit par le député ancien ministre Marc Fénaud. Il dit que l'Association des
00:13maires de France est prise en otage par son président David Lissnard. Que lui répondez-vous ?
00:18Vous savez, c'est toujours à l'accusation qu'encombre la charge de la preuve. C'est un principe de
00:23droit et de démocratie.
00:24Donc tout ça ne signifie rien. Vous avez eu des présidents de l'Association des maires de France qui ont
00:29même été présidents du Sénat et qui ont été présidents de la République, comme Alain Poir.
00:32François Baroin est une grande personnalité des vies politiques pour qui j'ai le plus grand respect et qui conduisait
00:40la campagne de l'UMP aux législatives en étant président des maires de France.
00:47Et lorsqu'il était pressenti comme président de la République, personne ne remettait en cause.
00:50Ce que l'on voit, c'est qu'il y a ce bocal qui s'agite. Et vous savez, dans
00:56le bocal, la moindre ondulation fait agiter les anguilles.
01:02Donc que vous dire de plus ? Je n'ai rien à dire de plus là-dessus.
01:05Heureusement qu'un maire et président des maires peuvent se présenter.
01:10Heureusement que l'élection...
01:11Il y a peut-être un petit privilège ou un avantage avec les 500 en parrainage des maires que vous
01:15pouvez avoir beaucoup plus facilement.
01:17Je vais vous répondre là-dessus. D'abord, c'est absolument faux. C'est-à-dire que le président des
01:20maires, il est mandaté par les maires.
01:22C'est une association, c'est un mandat bénévole où je dois représenter les communes de France tant qu'on
01:28me confie cette mission.
01:30Je n'ai aucune autorité sur les maires. Un président de département, un président de région, un ministre a bien
01:36plus de pouvoir d'accorder les subventions, etc.
01:38Donc tout ça, c'est du prétexte.
01:39Vous avez vos 500 en parrainage déjà.
01:41Oui, mais parce que je travaille le terrain, parce que moi, je n'ai jamais méprisé le terrain.
01:45Les mêmes qui aujourd'hui s'agitent, c'est parce que c'est les mêmes qui pensaient que ma candidature
01:50était secondaire,
01:51parce que je n'étais pas du système, parce que je n'avais pas fait l'ENA, parce que je
01:54n'avais pas été ministre.
01:55Et puis tout d'un coup, les choses s'agrègent, les choses prennent.
01:58Et là, tout d'un coup, il y a un petit peu d'affolement.
02:01Mais on va laisser, pour rester dans la métaphore aquatique, on va laisser le marécage grenouillé.
02:07Et donc, vous garantissez en pleine campagne la tradition de neutralité de la structure des maires de France.
02:11Et je pense que si la démarche aboutissait, je pense que c'est une très bonne chose pour tous les
02:17élus locaux qui sont en première ligne,
02:19qui font un travail fantastique, quelle que soit leur couleur politique, etc., qui sont des gens très concrets,
02:24et bien d'avoir enfin au sommet de l'État quelqu'un qui comprend le local,
02:28quelqu'un qui comprend que l'un des problèmes majeurs de notre pays, c'est la centralisation.