00:00L'édito politique Guillaume Daré, alors Bruno Rotaillot était l'invité de BFM TV hier soir, il y avait aussi
00:04David Lysnard sur le plateau et c'est toujours autant la pagaille aux eux dans le bloc central et à
00:09droite.
00:10Oui, au bloc central au sens large effectivement, on se rend compte que pour l'instant s'ils continuent comme
00:14ça, ils vont foncer dans le mur et en klaxonnant très clairement, aucun d'entre eux ne semble aujourd'hui
00:20être en capacité de se qualifier pour le second tour quand on regarde les dernières études d'opinion.
00:24En coulisses, certains jugent d'ailleurs qu'ils payent le désastre sécuritaire du 17 octobre dernier. Ce week-end-là,
00:32on a perdu la présidentielle, me disait un parlementaire du bloc central hier.
00:36Autres écueils, ils sont vus comme comptables, quoi qu'ils veuillent en dire, du bilan d'Emmanuel Macron, évidemment Édouard
00:42Philippe qui en a été le Premier ministre, Gabriel Attal aussi, et d'une certaine façon Bruno Rotaillot,
00:46même s'il n'a passé qu'un an effectivement au ministère de l'Intérieur et dans ce gouvernement. Alors
00:50comment les départager ? Vous savez, il y a cette proposition de primaire qui a été mise
00:53sur la table. Petit pas hier, avancé notamment par Bruno Rotaillot qui dit « Oui, pourquoi pas ? » comme
00:59David Lissnard qui avait initié cette idée. Écoutez-les sur notre antenne.
01:01Je pense que tel que se dessinent les choses, il faudra une primaire sans doute en début d'année. Je
01:06ne vois pas. Moi, j'imaginais que les sondages pouvaient nous départager.
01:11C'est pas parti pour ça. Les quatre qui me semblent évidents, c'est David, David Lissnard évidemment, on est
01:17les plus proches, et puis c'est les deux anciens ministres d'Emmanuel Macron.
01:20Non. La primaire, elle permet, avant le premier tour de la présidentielle, puisque les règles de la Ve République font
01:25qu'il n'y a que les deux premiers
01:27qui peuvent aller au second tour, c'est pas comme une municipale où il faut faire 10%. Donc c'est
01:31un autre système. Et qu'à partir du moment où il y a un éparpillement
01:34façon puzzle, comme on dit dans les tontons-flingueurs, bien qu'il faut avoir une autre sélection.
01:40Alors là, ces deux-là sont à peu près d'accord, mais c'est à peu près les seuls, parce
01:42qu'Edouard Philippe, lui, ne veut pas entendre parler
01:45jusqu'alors de cette primaire. Quant à une partie du camp de Gabriel Attal, il parle d'une primaire des
01:49démocrates,
01:50et il rêverait d'y intégrer, par exemple, Raphaël Glucksmann. Vous voyez que le problème, c'est que la primaire,
01:54pourquoi pas,
01:54mais absolument personne n'est d'accord sur le périmètre.
01:57Et certains proposent d'autres solutions, c'est ça ?
01:58Oui, deux parlementaires du Bloc central avancent une idée, pourquoi pas, un sondage XXL pour les départager
02:03sur 30 à 50 000 personnes. C'est pour cela que poussent plusieurs députés. Pas sûr dans les détails que
02:08ça change
02:09grand-chose. C'est ce que disent les sondeurs, finalement, 10 000, 15 000, 30 000 ou 50 000, c
02:13'est pas ça le problème.
02:15Il y aura toujours une discussion, finalement, à quel moment, Pascal, vous faites ce sondage ? À six mois de
02:19l'élection, maintenant ?
02:20À trois mois de l'élection, à un mois ? Ça changera, évidemment, en tout. Et puis, avec quel périmètre
02:24? Là aussi, c'est pas clair du tout.
02:26Ce qui est certain, c'est que, pour l'instant, cet échec programmé du Bloc central, c'est aussi en
02:30partie l'échec
02:31d'Emmanuel Macron, l'échec du président de la République, de ne pas réussir à avoir construit, finalement, une forme
02:35de succession. Il en sera comptable lui aussi.
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