00:00Nous sommes où ? Nous sommes à Lyon, nous sommes à Marseille, nous sommes à Paris, nous sommes également à
00:06Paris doublement.
00:07Et moi je pense à tous ces commerçants qui aujourd'hui vont fermer, ne vont pas vendre effectivement ce qu
00:13'ils devraient vendre.
00:14Je crois qu'il y a eu 50 000 emplois dans les petits commerces qui ont disparu depuis deux ans.
00:19C'est une sorte de plan social qui ne se voit pas parce que c'est trois personnes là, trois
00:22personnes là, trois personnes là.
00:23C'est incroyable ce qui se passe en France.
00:25Donc tous les deux jours il y a une manifestation.
00:28Ce n'est pas très agréable pour ces commerçants.
00:30Alors je ne sais pas si sur place on peut avoir un petit point sur cette manifestation qui se présente.
00:35Non, on n'en a pas.
00:38Mais vous n'avez pas beaucoup répondu Madame Abelette, j'ai plus parlé que vous.
00:41Vous ne pouvez pas laisser répondre ?
00:42Oui, c'est le principe de l'émission.
00:46Vous n'êtes pas là pour répondre.
00:47Moi je dis ça, je pense que c'est le moment de Marine Le Pen.
00:49Je pense que c'est le moment de la rencontre de son programme, de ses constats avec le peuple français.
00:53Et la Vème République c'est ça.
00:54Ce que disait le général de Gaulle, c'est la rencontre entre un homme ou une femme.
00:57Et c'est la plus crédible sur le plan économique désormais.
01:00Et pourquoi c'est la plus crédible aussi ?
01:01C'est la plus crédible parce que quand vous avez préféré perdre pendant 30 ans sur vos idées sans en
01:04changer, ça vous donne une certaine authenticité Pascal Praud.
01:07Non mais bien sûr.
01:07Elle a changé.
01:08Elle a toujours expliqué pourquoi.
01:09Non, non, elle était très...
01:11Jean-Marie Le Pen était libérale en 1986, très libérale, elle l'est moins que son père.
01:15Non mais elle a toujours eu beaucoup de transparence, elle a toujours dit aux Français, même quand elle a pu
01:20changer d'idée, elle l'a dit, je me souviens, face à Laurence Ferrari il n'y a pas longtemps,
01:23j'ai toujours expliqué pourquoi.
01:25En tout cas, nous avons toujours préféré perdre sur nos idées que gagner avec les idées des autres.
01:28Ça les Français...
01:29Elle a évolué, sur l'Europe elle a évolué, pour un Frexit elle ne l'est plus, il y a
01:35eu une évolution.
01:36Je vais vous dire, même maintenant les propositions que nous faisons à la fin du deuxième quinquennat Macron ne peuvent
01:40pas être les mêmes qu'à la fin du premier quinquennat Macron parce qu'ils ont fait pratiquement 1400 milliards
01:44de dettes en 10 ans.
01:45Donc bien sûr qu'il faut s'adapter aussi à la situation économique.
01:49Mais par contre, pardon, Gabriel Attal, Edouard Philippe, Bruno Retailleau ont un point commun, ils ont tous été aux manettes.
01:56Qu'est-ce qui a changé ?
01:57Enfin, excusez-moi, mais typiquement, le fait divers à Nice, quand ils sont arrivés au pouvoir, ils nous ont dit
02:02100% des OQTF vont être exécutés.
02:04On en est à une pour dix et cette femme fait jouer à la roulette russe une directrice alors qu
02:08'elle n'a rien à faire sur notre sol.
02:10Pardon, c'est l'échec.
02:11C'est un échec budgétaire, c'est un échec sécuritaire, c'est un échec migratoire.
02:15Alors voilà, si on veut que les choses changent, il va falloir voter Marine Le Pen le 18 avril et
02:19le 2 mai.
02:20Alors Lavalette, quand vous dites...
02:21Asylise le corps.
02:22Nos propositions ont évolué parce qu'il y a une dette qui est beaucoup plus forte aujourd'hui.
02:25Est-ce que ça veut dire que vous êtes en train de préparer les Français, si vous accédez au pouvoir,
02:29à peut-être une politique d'austérité ?
02:32Ce qui n'était évidemment pas la ligne de Marine Le Pen qui, on sait, avait les classes populaires.
02:36Est-ce que vous êtes en train de changer là-dessus ?
02:37Aucune austérité, c'est bien la question.
02:39Il va falloir faire des économies non récessives parce qu'effectivement, il n'est pas question que les Français souffrent.
02:45Mais je vais vous dire, on va déjà s'attaquer aux trois tabous que sont l'immigration, le millefeuille territorial
02:49et notre contribution à l'Union Européenne.
02:51Tout ça, ça ne va pas changer la vie des Français parce que ce n'est pas récessif.
02:54Par contre, ça va leur donner de l'air au niveau financier.
02:58Mais on a une réalité du terrain.
03:00Je veux dire, quand vous avez des caisses qui sont plus vides qu'avant, il y a des choses que
03:03nous ne pourrons plus faire.
03:04Bien sûr, mais encore une fois, on va l'expliquer.
03:05C'est dans notre contre-budget.
03:06Je pense que les Français ont besoin de transparence.
03:09Après, notre mesure de baisser la TVA à 5,5 sur les énergies, on la tient depuis septembre 2021.
03:16On n'a qu'une hâte, c'est d'être au pouvoir et d'arriver à la mettre en place.
03:18Le produit de 100 produits de première nécessité à 0% de TVA, tout ça, on va le garder.
03:23Après, l'idée, c'est qu'en 18 mois, on arrive à rembourser notre dette.
03:27C'est qu'une fois au pouvoir, on arrive à rembourser notre dette, à commencer à rembourser les intérêts de
03:31la dette et la dette.
03:32Attendez, pardon, je n'ai pas compris là.
03:34En 18 mois, vous allez rembourser 3500 milliards de dette.
03:37On va commencer à la rembourser.
03:39Oui, mais alors commencer, ça ne veut rien dire.
03:40Moi, je vais commencer à rembourser ma dette.
03:42Oui, je veux bien la commencer.
03:43Vous plaisantez, Pascal, parce qu'elle envoie un message au marché financier quand vous remboursez votre dette.
03:47Je vous ai interrompé parce que vous avez dit qu'on va rembourser.
03:49On va commencer à rembourser la dette.
03:50Je pensais que vous alliez tout rembourser.
03:51Oui, mais c'est un peu plus compliqué que ça, dirait votre ami Leclerc.
03:55Vous avez bien raison, vous avez bien raison.
03:57Non, non, mais j'entends ce que vous dites, j'entends.
03:58C'est important parce que ça va envoyer un message quand même au marché financier parce que la dette, c
04:02'est le boulet que vous avez au pied qui vous empêche d'investir dans l'éducation, dans l'hôpital, dans
04:06la sécurité.
04:07Donc, il faut évidemment s'y atteler.
04:08Et pour ça, il faut qu'en 18 mois, on puisse arriver à faire des économies et rembourser notre dette.
04:12Oui, c'est ça, c'est ça, c'est ça.