00:01C'est un nouveau dispositif de sécurité exceptionnel pour encadrer la journée de grève nationale aujourd'hui.
00:07C'est exactement le même que celui du 31 octobre.
00:10On mobilise à nouveau 70 000 policiers et gendarmes sur l'ensemble du territoire national.
00:14Au total, 220 actions sont annoncées en France.
00:18Et pour éviter toute forme de violence, le ministère de l'Intérieur a prévu d'importants moyens.
00:23La mobilisation également des moyens spécialisés, notamment les blindés sans tort de la gendarmerie, nos 26 blindés, notre quinzaine d
00:32'engins lanceurs d'eau, les hélicoptères, les drones.
00:36Trois menaces sont particulièrement surveillées, les black blocs, les cortèges sauvages et les risques de pillage ou de dégradation.
00:43Les volontés, les velléités de faire dégénérer la situation sont bien là et donc le dispositif policier répondra à la
00:49hauteur.
00:49A la fois avec cette idée permanente de faire en sorte que les cortèges se déroulent convenablement et qu'il
00:55n'y ait pas d'exaction, qu'il n'y ait pas de violence, qu'il n'y ait pas
00:57de pillage.
00:58La surveillance commencera bien avant les manifestations avec des contrôles renforcés sur les routes, dans les gares et sur les
01:05axes ferroviaires pour empêcher les individus violents de rejoindre les cortèges.
01:09Après les débordements des dernières semaines, les autorités misent sur ce dispositif renforcé pour éviter les violences d'une nouvelle
01:17journée sous haute surveillance.
01:19Bon, et je pensais évidemment aux commerçants, vous allez voir ce sujet de Jérôme Rampenoux à Bordeaux, c'est évidemment
01:24Bordeaux, Nantes, Rennes, tout ça, c'est évidemment des villes qui sont massacrées.
01:29Aujourd'hui, les commerçants vont rendre, vont fermer, comme vous le disiez, voyez ce sujet à Bordeaux.
01:37Dans les rues de Bordeaux, les vitrines ne quittent plus leur protection de bois entre chaque manifestation.
01:42Les entreprises de menuiserie tournent à plein régime pour protéger celles qui restent.
01:46Cette entreprise, par exemple, couvre jusqu'à 4 magasins par jour.
01:49On est en train, du coup, de tout protéger, là, tout protéger Bordeaux.
01:53Ça nous apporte du travail, mais par contre, c'est pour toutes les devantures de vitrines, tout ça, c'est
01:58pour les commerçants que c'est compliqué.
01:59Le coût d'un montage et d'un démontage entre chaque manifestation serait trop important pour les commerces.
02:04Alors, on préfère continuer à vivre enfermés.
02:07On préfère vraiment être protégés et protéger, du coup, notre clientèle qui reste en magasin et nos produits aussi qui
02:13sont à l'intérieur et nous-mêmes.
02:15Donc, franchement, vaut mieux les avoir, mais c'est vrai qu'il y a un petit côté désagréable quand même
02:20à les avoir.
02:20Le fait d'être vraiment une sorte de cage, en fait, dans le magasin, donc c'est assez étouffant et
02:25c'est un peu désagréable de ne pas avoir forcément la lumière du jour rentrée correctement.
02:29Les jours de manifestation, certains commerces préfèrent s'adapter et tirer le rideau plus tôt.
02:34On se sent un petit peu excentré de la vie extérieure.
02:40C'est vrai que la clientèle rentre quand même moins, moins envie de rentrer dans le magasin.
02:45Donc, oui, c'est plus comme avant.
02:46Non seulement pour l'équipe, ça veut dire qu'il faut qu'on organise notre journée, ça veut dire qu
02:50'il faut qu'on finisse souvent plus tôt.
02:52Donc, c'est un manque à gagner au niveau du chiffre d'affaires.
02:54Surtout qu'on essaye d'anticiper sur ce qui va arriver.
02:58Donc, là, malheureusement, oui, on ne peut pas réparer tout de suite la devanture.
03:02Tous espèrent une fin rapide de ces mouvements avant la période des fêtes.