00:00La difficulté quand même c'est qu'on s'habitue à une pratique du pouvoir en mode totalement dégradé.
00:04C'est-à-dire qu'il n'y a plus rien qui marche.
00:05Il n'y a plus les contre-pouvoirs, les instances de concertation.
00:08Alors le gouvernement essaye de renouer avec les syndicats et ça c'est manifeste et c'est très clair.
00:13Et le patronat.
00:14Mais la difficulté c'est que je pense qu'on ne retrouvera pas la pratique du pouvoir telle qu'elle
00:20existait il y a 10 ans.
00:21On ne la retrouvera pas avant au moins 10 ou 15 ans.
00:23C'est-à-dire que tout ça, ça relève quasiment d'un ancien temps tellement le pays s'est fracturé,
00:29a été divisé.
00:30Et là pour le coup Emmanuel Macron a largement sa responsabilité.
00:33Et puis là on est dans une période d'attentisme.
00:35En fait on a 6 mois à ne pas faire grand-chose.
00:38C'est-à-dire que le gouvernement ne peut pas faire grand-chose.
00:40Il n'y a pas tellement de réponses possibles à attendre du reste du pays.
00:43Donc tout le monde se regarde un peu.
00:45Pendant ce temps-là les violences continuent.
00:47Et moi la crainte que j'ai, c'est pas tant qu'on se cantonne uniquement à des violences d
00:51'extrême gauche tous les week-ends.
00:52C'est que le pays, d'autres parties du pays, commencent à entrer entre guillemets dans la danse en disant
00:57« Mais moi aussi, moi j'ai le droit, moi on ne me donne pas, on ne donne que à
01:01ceux qui cassent ».
01:02Et c'est ça je pense que l'équation globale à laquelle le gouvernement est confronté.
01:08C'est qu'il faut donner un peu au syndicat.
01:10Mais on ne peut pas tout lâcher d'un coup.
01:12Et surtout on ne peut pas tout lâcher parce qu'on n'a pas grand-chose.