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Tous les jours de la semaine, invités et chroniqueurs sont autour du micro de Pierre de Vilno pour débattre des actualités du jour.

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00:00Europe 1 Soir, 18h-20h, Pierre de Villeneuve.
00:04Toujours avec Eric Tegner et Vincent Roy pour parler de l'actualité.
00:08Et l'actualité c'est aussi Emmanuel Macron qui sort du bois pour dire qu'il faut une coalition
00:12qui irait de David Lysnard à Raphaël Glucksmann.
00:15Ils doivent se mettre à travailler ensemble, dit un interlocuteur du chef de l'État,
00:19pour empêcher un second tour entre les extrêmes.
00:22Écoutez Bruno Retailleau, le candidat à la présidentielle LR,
00:27qui affirme qu'Edouard Philippe participera tôt ou tard à une primaire.
00:32Il y viendra, il y viendra, il y viendra.
00:35On ne peut pas vouloir faire une course, je suis passionné de cheval,
00:38on ne peut pas vouloir faire une course et rester à l'écurie.
00:41À un moment donné, il faut quand même entrer dans le débat,
00:44parce que ce n'est pas pour soi, ce n'est pas ni pour les autres candidats,
00:48c'est pour les Français.
00:49Il faut que chacun puisse se confronter aux autres pour éclairer les Français
00:55sur ce que l'on veut, sur nos projets, sur nos mesures,
00:58et sur notre vision de la France.
01:00– Bon, il y viendra, et même s'il y vient, qu'est-ce que ça change ?
01:03– Rien, à mon avis, ça ne change rien.
01:06– Merci Vincent, ça ne change rien.
01:07– Ça ne change rien, mais de toute façon, moi je n'y crois pas.
01:09Je ne crois pas beaucoup, de manière générale, je ne crois pas beaucoup aux primaires.
01:16Non, je ne crois pas beaucoup aux primaires.
01:17Et puis là, une primaire entre Édouard Philippe, Retailleau,
01:24le président de la République, d'ailleurs de quoi je me mêle,
01:27qui dit qu'il n'a pas d'autre chat à fouetter, le président de la République,
01:32honnêtement, en ce moment, il n'a pas d'autre chat à fouetter
01:35que de conseiller, en plus les conseils politiques d'Emmanuel Macron,
01:39pardonnez-moi, mais enfin, c'est quand même pas…
01:41– C'est de sa faute.
01:42– Oui, justement, c'est pourquoi je dis de quoi je me mêle.
01:46Et puis, alors, cette espèce d'alliance entre Glucksmann et de Glucksmann à Édouard Philippe,
01:52c'est quand même vraiment le mariage…
01:53– Non, de Glucksmann à Lysna.
01:55– De Glucksmann à Lysna, c'est quand même le mariage de la carpe et du lapin,
01:59enfin, ça ne veut rien dire.
02:01Tout ça, ça ne veut rien dire.
02:02– Mais c'est cohérent pour un président de la République
02:04qui a justement voulu casser les clivages.
02:06– Non mais attendez, non seulement il n'a pas cassé les clivages,
02:09mais il a remis les clivages.
02:10Et maintenant, il repart avec exactement…
02:14– Non mais ce que je voulais vous dire, c'est que je pense…
02:16Je ne suis pas dans la tête d'Emmanuel Macron, du Mangard,
02:19mais je pense qu'il doit se dire que, comme en 2017,
02:24il essaye de faire la part des choses entre la gauche et la droite,
02:27mais je suis d'accord avec vous, ça ne peut pas marcher.
02:28– Mais ça ne peut pas marcher.
02:30– Ça ne peut pas fonctionner.
02:31– Ça ne peut pas fonctionner.
02:32Donc c'est parfaitement nul et non avenu.
02:35– De toute façon, Emmanuel Macron, à la fois, il a un bilan catastrophique,
02:39qui, du coup, pose un problème pour son camp.
02:41Tous ceux qui ont été ministres, etc., sont entachés.
02:44C'est normal, c'est la responsabilité.
02:46Et le deuxième point, c'est qu'Emmanuel Macron, c'est un peu, après moi, le chaos.
02:49C'est-à-dire que ça me fait penser à Jean-Claude Godin,
02:52qui était un bon maire de Marseille,
02:53mais qui, d'une certaine façon, n'a jamais préparé sa succession.
02:56Vous savez, il y a des personnalités comme ça,
02:57il y a une difficulté à se dire,
02:58qui va pouvoir me succéder demain ?
03:00Et enfin, il y a un point, quand même, qui me semble important,
03:03c'est que je pense que, de toute façon,
03:04courant janvier, février,
03:06une grande partie de ces candidats ne vont pas se lancer,
03:08pour une simple et bonne raison.
03:09C'est qu'en dessous de 5%,
03:11vous n'êtes pas remboursé de vos frais de campagne.
03:14Et donc, dès que vous aurez le stress, un petit peu,
03:16de vous dire, vous êtes à 7-8,
03:17et en cas de vote utile,
03:18parce que c'est un électoral,
03:19centre-gauche et centre-droit,
03:21bien sûr, qui est à 4,9,
03:22donc ça a traumatisé les politiques et les banques.
03:25Et donc, à un moment donné,
03:26vous savez, l'électorat de centre-gauche et de centre-droit,
03:28c'est un électorat politisé.
03:29Donc, c'est un électorat,
03:30contrairement à certaines autres classes populaires,
03:32qui, par exemple, vont s'intéresser au vote,
03:3410 jours avant, 2 semaines avant l'élection.
03:36Et donc, il va y avoir un phénomène de vote utile XXL.
03:39Donc, le vrai sujet qui va se poser là,
03:41c'est que chacun assume vraiment sa ligne politique,
03:44et on verra bien qui sera au bout du compte.
03:46Mais ça n'empêche que Jean-Luc Mélenchon,
03:48il est en train de grimper,
03:49Marine Le Pen, elle ne va pas redescendre en dessous de 30%.
03:52Donc, pour moi, il devrait beaucoup plus travailler
03:54la question des élections législatives de 2027.
03:56Et là-dessus, moi, à titre personnel,
03:58je soupçonne pour le coup Emmanuel Macron
03:59de vouloir tirer les ficelles.
04:01Parce qu'il peut y avoir un vrai possibilité,
04:04de la part du centre,
04:05de se dire, on va assumer l'opposition responsable,
04:08comme on dit, face à Marine Le Pen.
04:09Moi, si j'étais Emmanuel Macron,
04:11je me présenterais aux élections législatives.
04:12Parce qu'ils sont tellement nuls dans son camp, malgré tout,
04:15ils ne savent tellement pas s'entendre,
04:17qu'Emmanuel Macron, malgré tous ses défauts,
04:19il reste le meilleur.
04:19Et je ne suis pas macroniste.
04:20On va écouter ce que disait Olivier Delagarde
04:22ce matin sur Europe 1 dans sa revue de presse
04:24concernant cette coalition allant de Glucksmann à Lysnard
04:27pour déjouer le duel Mélenchon-Le Pen.
04:31Dans sa solitude, Emmanuel Macron a eu une idée.
04:34Si au 15 décembre, aucun candidat du Bloc central
04:37n'a creusé franchement l'écart,
04:39eh bien, il faudra organiser une coalition
04:41pour trouver un programme minimum commun
04:44et surtout s'entendre sur un nom unique de candidat
04:47chargé de porter ce projet est facile.
04:49Il suffisait d'y penser.
04:50C'est assez, j'allais dire amusant,
04:54mais en fait, il n'y a rien d'amusant
04:54parce que c'est effrayant pour le peuple français
04:57qui, aujourd'hui, est appelé aux urnes
04:59par l'intermédiaire du suffrage universel.
05:01Bon, une fois qu'on a dit ça,
05:03c'est assez effrayant d'avoir un président de la République
05:06qui, pour la deuxième fois,
05:08pour une échéance importante,
05:11dit, non mais entendez,
05:12je sais que c'est comme ça,
05:13mais on ne va pas faire comme ça.
05:14Ça a été exactement le schéma de la dissolution.
05:18Arrive aux européennes,
05:20arrive l'élection européenne
05:21et le RN arrive largement en tête.
05:2413 millions, 13 millions d'électeurs
05:27votent pour le RN.
05:28Et qu'est-ce qui se passe derrière ?
05:30Derrière, on a un président de la République
05:31qui dit, en fait, non, ça ne me plaît pas,
05:33ce n'est pas le scénario que je voulais,
05:35donc je vais faire une dissolution.
05:37Et là, pour la deuxième fois,
05:39Marine Le Pen est à 35, 36, 38 %,
05:42ça dépend des sondages au premier tour.
05:45Et là, il dit,
05:45ben non, vous savez, on va faire autrement
05:47et on va appeler à une...
05:48Mais sans argument.
05:50Parce que dans ce cas-là,
05:51pardonnez-moi,
05:52mais pourquoi est-ce qu'on n'interdit pas ?
05:54Parce qu'on interdit à peu près tout ce qu'on veut,
05:56j'ai l'impression, dans ce pays,
05:57alors qu'en réalité,
05:59on nous répète aussi à longueur de journée
06:01qu'on est dans un intérêt de droit.
06:02Pourquoi est-ce qu'on n'interdirait pas carrément le RN ?
06:04Ils ont essayé en bloquant Marine Le Pen.
06:07Comment ?
06:08Ils ont essayé en bloquant Marine Le Pen,
06:10en tentant d'avoir aussi
06:11des boules bluantes sur Jordan Bardella.
06:13Dans le fond, c'est vrai.
06:14Je pense qu'il y a un chemin vers,
06:16non pas cette interdiction,
06:17mais le fait de se dire qu'on les laisse de côté.
06:19Après, je serais un peu moins difficile
06:20à l'égard d'Emmanuel Macron,
06:22je vais être macroniste,
06:23décidément ce soir.
06:24Sur la dissolution,
06:25celui qui a faussé tout ça,
06:26c'est Gabriel Attal.
06:27Parce qu'Emmanuel Macron,
06:29sur l'entre-deux-tours,
06:30n'a pas voulu de ces combinations.
06:31C'est-à-dire que presque le pari de certains...
06:33C'est comme en amour,
06:34il y a les deux versions de l'histoire.
06:35Oui, bien sûr.
06:35Il y a aussi la version qui dit
06:38que c'est Emmanuel Macron
06:39qui a demandé à Gabriel Attal
06:40de faire ainsi.
06:41C'est une possibilité.
06:42Mais ce qui est certain,
06:43et là, vous avez raison,
06:44c'est qu'en fait,
06:45c'est intéressant de voir
06:45un président de la République
06:46qui n'a pas l'air de comprendre
06:47la Constitution et la Ve République.
06:50Et de toute façon...
06:51Qu'il ne la comprend pas
06:51ou qu'il ne veut pas la comprendre ?
06:53Peut-être des deux.
06:54Peut-être des deux,
06:54en tout cas,
06:55qu'il veut tellement imposer sa marque
06:56qu'en effet,
06:57il essaye de brusquer.
06:58Et pour moi,
06:58le plus grand scandale
06:59des deux dernières années,
07:00c'est d'avoir nommé
07:01Premier ministre
07:02celui qui est un de ses proches,
07:08vous avez perdu une élection,
07:10vous mettez votre ancien ministre
07:11qui est un proche
07:12comme étant le Premier ministre.
07:15Et ça, évidemment,
07:16ça crée de la colère
07:17et ça fausse le jeu démocratique.
07:18Et le problème,
07:18c'est que quand vous faussez
07:19le jeu démocratique comme ça,
07:20y compris à travers
07:21le président du Conseil constitutionnel
07:23qui est également
07:23un de ses meilleurs amis,
07:24Richard Ferrand, etc.,
07:25à un moment,
07:26il va y avoir quelqu'un,
07:27une logique autoritaire
07:28qui va dire
07:28qu'on balaye tout.
07:29Parce que moi,
07:29je pense que les Français,
07:30de plus en plus,
07:31commencent vraiment à se dire
07:32qu'en fait,
07:32on n'en a rien à faire
07:33du respect de l'État de droit.
07:34Et ce n'est pas forcément
07:35une bonne nouvelle non plus.
07:36Mais je pousse encore plus loin
07:38le raisonnement d'Éric
07:40qui a raison.
07:41La Ve République,
07:42elle ne fonctionne
07:42qu'avec une majorité.
07:43Sinon, elle brique.
07:47Or, la coalition
07:48dont parle Emmanuel Macron,
07:49elle ne peut pas avoir
07:51de majorité.
07:52Elle ne peut déjà pas avoir
07:53de réalité,
07:54mais elle ne peut pas avoir
07:54de majorité.
07:55Donc, c'est nul et non avenu.
07:5718h55.
07:57Merci beaucoup Éric Tegner
07:58et Vincent Roy.
07:59Dans un instant,
08:00le journal de Maëlle Hassani
08:01à 19h15,
08:02invité politique d'Europe 1 Soir.
08:04Prisca Tevdo,
08:05soutien de Gabriel Attal
08:06à la présidentielle.

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