00:00J'ai eu le Parisien, j'ai eu la presse, j'ai eu la...
00:02Une volonté de dire, ah c'était formidable !
00:04Bon enfant !
00:05C'était bon enfant !
00:06Vous avez eu ce sentiment aussi en lisant la presse ?
00:08Ou il n'y a que moi qui ai ce sentiment ?
00:10Non, mais de toute façon on s'habitue maintenant,
00:12quand il n'y a pas de pillage ni de casse monumentale,
00:15on s'habitue à dire que c'est bon enfant.
00:17Notre critère de tolérance...
00:18C'est ça !
00:20Il y a eu quelques incidents en barbe.
00:22Est-ce qu'on peut voir les premières images de ce qui s'est passé ?
00:30Bien sûr, si vous ne montrez que ça...
00:32Ah bah oui, mais ça existe.
00:41Donc vous voyez ces images à Lyon,
00:43alors bon, ça évidemment c'est un rassemblement qui est plus paisible,
00:47et bien évidemment, de la même manière,
00:48voilà quelque chose qui est plus paisible dans les cortèges,
00:53c'est entendu,
00:55mais et puis là manifestement aussi,
00:57bon, là en revanche cette image,
01:01elle nous interroge davantage,
01:03parce que les policiers n'ont pas,
01:07je le répète, en permanence,
01:10à subir ça.
01:11C'est-à-dire que quand le pape vient en France,
01:14il n'y a pas un feu en fait.
01:16Il n'y a pas un feu.
01:17Et puis quand l'autre jour,
01:18vous avez un million et demi de personnes pareilles à Saint-Malo,
01:21il n'y a pas un problème.
01:22Il n'y a pas un problème.
01:23Donc là, pourquoi il y en a ?
01:24Et c'est intolérable.
01:26Alors voyez le sujet de Fanny Boss.
01:31Partout en France,
01:32les manifestations ont une nouvelle fois été marquées
01:34par de nombreux débordements.
01:37Au total,
01:38575 000 personnes ont manifesté dans l'Hexagone,
01:42dont 65 000 à Paris.
01:44193 actions ont été recensées.
01:46Une mobilisation plus importante
01:48que celle du 17 octobre,
01:50qui avait rassemblé 550 000 manifestants.
01:53Dans plusieurs villes de province,
01:54des cortèges ont rapidement dégénéré.
01:57À Rennes, Marseille, Nantes ou encore Lyon,
01:59des groupes radicaux ont affronté
02:01les forces de l'ordre à coups de projectiles et de mortiers.
02:05À Toulouse,
02:06des incidents qualifiés d'extrêmement violents
02:08ont éclaté après un désaccord
02:10sur le parcours de la manifestation.
02:14Des violences également
02:16aux abords des établissements scolaires
02:18à Orléans, Arpajon ou encore Ingrès.
02:20Plusieurs personnels de l'éducation nationale
02:22ont été blessés par des tirs de mortiers.
02:24Le bilan provisoire fait état
02:26de 448 interpellations.
02:2953 membres des forces de l'ordre
02:31ont été blessés
02:31et 86 interventions pour incendies
02:34ont été recensées.
02:36Face à ces violences,
02:37le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez
02:39a salué l'engagement des forces de sécurité,
02:41estimant qu'elles avaient permis
02:43de garantir la liberté de manifester
02:45dans la sérénité et la sécurité.
02:48Bon, et c'est dans les cortèges,
02:50ce n'est pas après.
02:51Il y a 53 blessés.
02:52Après, il y a eu des débordements
02:53à la fin des manifs,
02:54ça, ça arrive régulièrement,
02:55et c'est dans les cortèges.
02:57Donc, le terme de bon enfant,
02:58moi, je le récuse.
02:59Je dis, moi, je récuse.
03:00Hier, ce n'était pas bon enfant du tout.
03:02C'est une grande violence sur le terrain
03:04et tout le monde s'habitue à cela.
03:06Jacques Serret ?
03:07Mais même, par exemple,
03:07Place de la République,
03:08où on a pu voir les images
03:10de Place de la République,
03:10vous disiez que c'était bon enfant.
03:13Raphaël Glucksmann est allé sur place.
03:16On ne peut pas dire que ce soit bien passé
03:18et que l'accueil était bon enfant.
03:19Non, mais ça, c'est autre chose.
03:21Ça, c'est la demande de compte interne à la gauche,
03:23c'est les insoumis.
03:23André Vadini.
03:24Les insoumis qui ont décidé
03:25de saboter toutes les sorties de Glucksmann,
03:28c'est autre chose.
03:29Moi, j'ai sous les yeux,
03:30cher Pascal, vous aimez la PQR,
03:32vous êtes nantais, je suis dauphinois,
03:34le Dauphiné libéré,
03:35ce n'est pas Libération,
03:36ce n'est pas Journal d'extrême-gauche,
03:37ce n'est pas Mediapart.
03:38Le Dauphiné libéré,
03:40deux pages sur les maladies d'hier,
03:41c'était festif, tranquille,
03:43des milliers de manifestants à Grenoble.
03:44À Saint-Marcelin,
03:46d'ailleurs, ça montre,
03:47à Saint-Marcelin,
03:47Voreb, Voiron,
03:48des manifestations dans toute l'Isère,
03:50même les petites villes,
03:51qui se sont très bien passées.
03:52Et à cause de ces casseurs,
03:53de ces voyous qui perturbent tout,
03:55on ne parle que d'eux.
03:57On ne montre que des images de flammes,
03:58de cassages,
04:00alors qu'il y a des manifestations importantes,
04:02avec des revendications importantes.
04:04Et c'est dommage,
04:05parce qu'on n'en a pas encore parlé ce matin.
04:06On ne parle que de ce qui s'est mal passé.
04:09Parlons des manifestations,
04:10de leurs revendications,
04:12de pourquoi il y a autant de gens
04:13qui estiment que le pouvoir d'achat
04:14ne suffit pas à vivre.
04:16Voilà le vrai problème.
04:17Et ça a commencé en 2016.
04:20Ces espèces de casseurs
04:21qui viennent polluer les manifestations,
04:23ça a commencé avec la loi Travail,
04:25sous Hollande Président.
04:26C'est là que ça a commencé.
04:27Et ça ne fait que dégénérer.
04:30Ça va de pire en pire.
04:31Et pourquoi ?
04:33Parce qu'il y a des gens
04:34qui sont de plus en plus enragés,
04:36de plus en plus haineux,
04:37de plus en plus...
04:37Non, mais aussi,
04:37je veux dire pourquoi,
04:38parce qu'il n'y a pas de réponse.
04:39Il n'y a pas de réponse pénale.
04:41Ils sont très minoritaires.
04:43Il n'y a pas de réponse pénale.
04:44Et surtout,
04:45moi je pense que le fait
04:46que le gouvernement cède à chaque fois
04:48en faisant une politique du chèque
04:50après ce genre de manifestations
04:51donne le sentiment
04:52que la casse et la violence
04:54aboutissent à des changements sociaux.
04:55Et si, par exemple,
04:57demain, le gouvernement
04:58augmente le SMIC,
04:59ce qui peut être une bonne chose,
05:00je comprends très bien
05:01que les Français au SMIC
05:02aient envie d'être augmentés,
05:03mais les casseurs se diront
05:04que c'est grâce à nous.
05:05Oui, c'est vrai qu'on légitime
05:06la violence.
05:06Eh bien, vous dites la même chose
05:08que Mathieu Kassovitz.
05:10Écoutez ce qu'a dit Mathieu Kassovitz.
05:11Eh bien, oui,
05:12mais malheureusement,
05:12malheureusement,
05:13il n'a pas tort.
05:14Les casseurs sont nécessaires.
05:15Vous voyez...