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Avec Laurent Tapie, fils de Bernard Tapie

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##GENERATION_BERCOFF-2026-11-06##

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News
Transcription
00:00Terre de France.fr, le premier site d'articles français et patriotes présente
00:0713h-14h, Sud Radio, Génération Bercoff, André Bercoff, Céline Alonso.
00:14Bernard Tapie, quelle est votre image de marque ?
00:17Mauvaise.
00:18Et votre argent, ça peut séduire ?
00:20Beaucoup plus que mon charme. Beaucoup plus.
00:23Ça se fait pas long de nanos.
00:24C'est la vraie star des années 80.
00:27Oui, Bernard Tapie, André Bercoff, c'est l'histoire d'un businessman
00:31à qui tout réussit effectivement dans ces années-là, les années 80.
00:35Et vous-même, André Bercoff, en 1984, vous avez publié, gagné son autobiographie
00:41et 14 ans après, vous avez écrit comment ils ont tué Tapie,
00:47la chronique d'une élimination savamment préparée.
00:49Et aujourd'hui sur Sud Radio, vous allez nous raconter l'enquête que vous aviez menée à cette époque.
00:55Oui, c'est très intéressant.
00:57La saga Tapie, évidemment, elle date des années 80, les années 90.
01:01Mais elle a été extrêmement exemplaire de la façon dont quelqu'un qui n'était pas du milieu
01:06est entré dans le milieu et devenu la star du moment,
01:10parlant du moment qui a duré des années et des années.
01:14Et puis qui s'est fait descendre véritablement, vous savez,
01:18comme en politique, on tue.
01:19Il s'est fait descendre parce qu'à un moment donné, il allait prendre des positions importantes
01:25au niveau politique, que ce soit à la mairie de Marseille ou ailleurs.
01:29Et comment on l'a démoli.
01:31Et ça a été une opération exemplaire.
01:33Il y en a eu d'autres.
01:34En politique, c'est l'art du tueur.
01:37Donc on va raconter tout cela.
01:39Est-ce que tout ça a laissé, est-ce que ça a laissé de vraies marques ?
01:43On va en parler, notamment avec l'heure en tapis, Céline.
01:47Comment le flambeur a-t-il été flambé ?
01:49Comment l'opération politique et financière a-t-elle été orchestrée ?
01:53On vous raconte tout dans un instant sur Sud Radio, juste après cette petite pause.
01:59TerreDeFrance.fr, le premier site d'articles français et patriotes présente
02:26Réussir sa vie, c'était l'ambition de Bernard Tapie, André Bercoff,
02:34que vous avez très bien connu.
02:35Bernard Tapie a connu la gloire et l'opprobre, le luxe et la ruine,
02:39les retours en grâce et les défaites.
02:41Mais avant de parler de sa chute, André Bercoff,
02:44parlons de l'affaire de sa vie, à savoir le rachat d'Adidas en 1990.
02:49Alors à cette époque, il est vraiment une machine à gagner,
02:52entrepreneur à succès, star de la télé, patron de l'OM, député.
02:57Il manque une seule chose à son palmarès, André, à savoir une marque mondiale.
03:02Il s'offre Adidas, souvenez-vous.
03:08Adidas décidément sous les feux de l'actualité, comme l'on dit,
03:11puisque cette firme allemande, numéro 1 mondial des articles de sport,
03:15est officiellement passée cette semaine sous contrôle de Bernard Tapie Finance,
03:18qui a racheté 80% des actions au terme de 9 mois d'une difficile négociation.
03:23Le ballon Adidas, celui de la Coupe du Monde, dans les filets de Bernard Tapie.
03:28C'est une entreprise qui, d'abord, elle correspond bien à ce que j'aime.
03:31C'est une vraie société qui fait du sport, et elle est très politique.
03:37C'est une démarche qui est beaucoup plus stratégie politique à l'échelle mondiale
03:41que quand je vends des piles.
03:45André Bercoff, Bernard Tapie avait racheté, donc il avait annoncé ce rachat,
03:49la veille de la finale de la Coupe du Monde de foot,
03:52devant les médias du monde entier à l'époque.
03:55Ça a été vraiment un joli coup médiatique pour lui ?
03:59Oui, mais beaucoup plus qu'un joli coup médiatique.
04:01D'abord, c'est quelqu'un qui, vous le savez, a passé son enfance dans le sport,
04:05qui aimait beaucoup de le sport, et je me rappelle qu'il m'avait dit que,
04:08vous savez, Adidas, c'était quand même une marque, comme il disait, mondiale,
04:12et il parlait de ce morceau de rap de Run DMC,
04:16Run DMC dont on ne parle plus aujourd'hui,
04:18qui disait « I want my Adidas ».
04:20Adidas, c'était vraiment, comme on dit, une marque, une marque très très très très forte.
04:23Et ce qui était intéressant, quand il m'a raconté,
04:26comment il avait séduit les sœurs d'Asselaire.
04:28Vous savez, Adidas, c'était Adidasler qu'il avait fondé,
04:31il était décédé, et c'était les sœurs d'Adidasler,
04:36les sœurs d'Asselaire, elles étaient trois,
04:38qui avaient Adidas.
04:40Et comment Tapie, avec sa manière de séduire,
04:44les avait convaincus de lui vendre Adidas.
04:48Et il faut se rappeler, il a acheté,
04:50alors il y avait des grosses difficultés financières,
04:52il a acheté Adidas pour environ 1,6 milliard de francs,
04:56je rappelle que c'était le franc, à l'époque, bien sûr,
04:59245 millions d'euros,
05:01et tout le monde disait que l'entreprise valait au moins 30% plus cher.
05:04C'est très très intéressant.
05:06Et puis alors, il a fait ça à la tapie,
05:08il annonce la prise d'Adidas,
05:10avant même d'avoir bouclé le tour de table.
05:12Bon, et il le dit d'ailleurs,
05:15Bernard Tapie Finance avait avancé 1,7 million,
05:18alors que c'était le 1,6 milliard de francs du prix d'achat,
05:24et puis le reste, c'est le Crédit Lyonnais,
05:26et il faut savoir la SDBO,
05:27la SDBO qui était la filiale du Crédit Lyonnais,
05:31la filiale à 100%,
05:32qui était dirigée par Pierre Despeçailles,
05:35qui était un grand ami de Tapie,
05:36et qui l'a soutenu très très très longuement.
05:39Et oui, important de le préciser,
05:40André Bercoff, à l'époque,
05:41qu'effectivement, le Crédit Lyonnais était une banque d'État,
05:44mais à l'époque, ça se passait comme ça,
05:47dans la haute finance et la grande industrie ?
05:50Ça se passait comme ça,
05:51ça se passe toujours comme ça.
05:53Quelque part, si vous voulez,
05:55tous les milliardaires que l'on connaît aujourd'hui,
05:57enfin tous, en tout cas beaucoup,
05:59ont pu asseoir,
06:01et c'était tout à fait plus que légal,
06:04ont pu asseoir, si vous voulez,
06:05leur ascension, leur fortune,
06:07parce que l'État soutenait,
06:11effectivement, les entreprises.
06:12On ne va pas citer Bernard Arnault ou autre,
06:15mais enfin, il y en a eu beaucoup.
06:15Oui, vous citez effectivement, dans votre enquête,
06:18Lagardère Group, Hermès,
06:19effectivement, à l'époque,
06:21effectivement, ils avaient eu aussi des prêts.
06:23Le crédit illimé, notamment,
06:24les avait aidés,
06:25et tout à fait légalement,
06:26et tout à fait légitimement.
06:28C'était normal,
06:29quand il y avait quelqu'un qui commençait
06:31une ascension,
06:32une entreprise,
06:33une entreprise à potentialité mondiale
06:36ou internationale,
06:37évidemment, on la soutenait.
06:38Et oui, et à l'époque, effectivement,
06:41Bernard Tapie était vraiment
06:42l'homme du gagné,
06:43aussi bien dans les affaires,
06:45les stades et les urnes.
06:46Alors, autre symbole, André,
06:47de la grandeur de Bernard Tapie
06:50dans ces années-là,
06:52à savoir l'OM.
06:53Sept ans après avoir racheté
06:54le club fosséen,
06:56l'OM remporte la Ligue des champions
06:58le 26 mai 1993.
07:01Ce fut une première
07:02dans l'histoire du foot français.
07:04L'instant est historique,
07:05on ne cesse de le répéter.
07:06Ça y est, vous l'avez.
07:09C'est stupide,
07:11parce qu'on ne devrait pas
07:12se mettre dans cet état,
07:13mais tant pis,
07:15on ne va pas faire semblant.
07:16C'est génial.
07:17Vous l'aviez senti,
07:18vous êtes arrivé lundi,
07:20et vous saviez
07:21que votre équipe de Marseille
07:22allait la gagner.
07:24On a tout fait pour,
07:25mais on avait peur de décevoir.
07:27Parce qu'au fur et à mesure
07:28que le temps passait,
07:29on sentait que les gens
07:30nous sentaient favoris.
07:32On avait tellement peur
07:33qu'ils soient déçus.
07:35Voilà, je suis tellement content.
07:37André Bercoff,
07:38ce jour-là,
07:39vous étiez à Munich
07:40aux côtés de Bernard Tapie.
07:42Quel souvenir vous en gardez ?
07:43C'était vraiment l'apothéose
07:44pour lui.
07:44C'était incroyable.
07:46Je me rappelle,
07:47parce qu'on était partis
07:48dans son avion.
07:49On est partis,
07:50il y avait Edmond Charleroux,
07:51vous savez,
07:52la femme de Gaston Deferre,
07:53la veuve de Gaston Deferre,
07:54l'écrivain Edmond Charleroux.
07:56Il y avait beaucoup de monde,
07:57enfin,
07:57il y avait un certain nombre.
07:58Et on va là-bas
07:59et on arrive
08:00dans ce stade de Munich
08:01et c'était
08:02l'équipe de Tapie
08:04contre l'équipe de Berlusconi.
08:05C'était l'OM Milan.
08:08Et on était tous là
08:09comme des fous
08:10jusqu'à attendre,
08:10attendre,
08:11attendre,
08:11jusqu'au moment où Basile Boli,
08:13la tête de Basile Boli,
08:14enfin,
08:14c'est devenu légendaire.
08:16Mais je vais vous raconter
08:16le souvenir le plus étonnant
08:19et je l'ai encore vraiment en tête.
08:21Oui,
08:21vous êtes très ému,
08:22André Bercoff.
08:23Non,
08:23mais c'est quand on est rentré
08:25à Marseille
08:26et que ça a été la nuit folle.
08:29Personne n'a dormi ce soir-là.
08:30C'est-à-dire que
08:31tout Marseille était dehors,
08:33sur le vieux port,
08:34il y avait le fou l'incroyable.
08:36Parce que
08:36c'est la première fois,
08:38la première fois
08:38que l'OM
08:40et qu'un Français
08:41ont remporté
08:42la Coupe d'Europe des champions.
08:44Et ça a été
08:45mais vraiment
08:45une espèce d'euphorie
08:46et c'était étonnant.
08:47Je me rappelle,
08:48on était avec...
08:49Et c'était,
08:50voilà,
08:50c'était une espèce
08:51de mai 68 du football.
08:54Et voilà,
08:55c'était formidable.
08:56Et évidemment...
08:57Tapie à cette époque,
08:58André Bercoff,
08:59on peut le dire,
08:59c'était vraiment
09:00comme le Messie.
09:01Il était même
09:02donné gagnant
09:03au municipal de 95.
09:05Alors ça,
09:06certains le souhaitaient,
09:07d'autres le redoutaient vraiment,
09:08André.
09:08C'est une des choses
09:09qui ont fait qu'après,
09:10on a voulu le tuer.
09:11D'ailleurs,
09:13même avant cela.
09:14Mais ça,
09:15c'est-à-dire que
09:16bon,
09:17il était déjà député
09:18comme vous le savez,
09:19etc.
09:19Et on s'est dit,
09:21c'est pas possible.
09:22Marseille était,
09:23d'ailleurs,
09:23encore aujourd'hui,
09:24c'est très intéressant,
09:2630 ans, quoi.
09:27Plus de 30 ans après.
09:30Cette empreinte-là
09:31était là.
09:32Et c'est vrai
09:32qu'à Marseille,
09:33on se disait,
09:34au municipal,
09:35au moins,
09:36ça va être difficile,
09:37il n'y a pas photo.
09:38et c'est une des raisons
09:39pour lesquelles
09:40beaucoup de gens
09:40qui n'avaient pas du tout
09:42envie de voir
09:43tapis en politique,
09:44déjà,
09:44ils n'avaient pas du tout aimé
09:45le fait qu'ils soient députés,
09:47ils aimeraient encore moins
09:48qu'ils soient maires
09:49et ne parlons pas du reste.
09:51Et oui,
09:51ces gens-là,
09:52il faut le rappeler,
09:54c'est des vigourous,
09:55c'est des godins,
09:55et même des gens...
09:56À droite comme à gauche.
09:57À droite comme à gauche,
09:58et même des gens
10:00Perlevade,
10:00qui étaient un natif de Marseille,
10:02André.
10:02Bien sûr,
10:02un natif de la Belle de Mai.
10:05Et Perlevade,
10:05évidemment,
10:06détestait tapis,
10:07et Perlevade est devenu
10:08directeur du Cré-Lyoné.
10:10Il faut se rappeler
10:10patron du Cré-Lyoné.
10:11Donc,
10:12ça n'a pas...
10:12D'où la haine.
10:14D'où,
10:14en tout cas,
10:15voilà,
10:16tout à fait.
10:17Et oui,
10:17parce qu'effectivement,
10:18s'il prenait la mairie de Marseille
10:19en 95,
10:21Bernard Tapie,
10:22il y avait de très grandes chances
10:23qu'il s'empare,
10:24effectivement,
10:24un peu plus tard,
10:25en 98,
10:26de la région Paca,
10:28André.
10:28Dans vos tives,
10:29eh bien,
10:29vous racontez que Jean Veil,
10:31l'un des avocats du Cré-Lyoné,
10:33disait à l'époque,
10:34Tapie rendait fou.
10:35Il cristallisait toutes les haines
10:37et toutes les crispations.
10:40C'est incroyable.
10:41Quelles sont,
10:42selon vous,
10:42ses principales erreurs ?
10:44Non, non,
10:44mais dans l'histoire,
10:45d'abord,
10:45il faut dire que
10:46pourquoi il crie,
10:47cristalliser tout ça,
10:48parce que, vous savez,
10:48il y a des gens,
10:49hommes ou femmes,
10:50qui, à un moment donné,
10:51l'histoire,
10:51quelle qu'elle soit,
10:52la petite ou la grande histoire,
10:53deviennent l'auberge espagnole
10:55des fantasmes.
10:56Et Tapie,
10:57c'était l'auberge espagnole
10:58des fantasmes.
10:59Alors, d'un côté,
10:59l'entrepreneur,
11:01l'animateur d'émissions,
11:02le sportif,
11:04le yacht,
11:05la voiture,
11:06le jet,
11:06etc.,
11:07etc.,
11:08tout ça faisait que...
11:09Et puis,
11:09Bernard Rinault,
11:10le cyclisme...
11:11Il venait de ses origines aussi.
11:13Le fils d'ouvrier,
11:14le fils du chauvagiste
11:15de la Courneuve.
11:16C'est ça.
11:17Alors, évidemment,
11:17c'était à la fois
11:18la success story
11:20à la française,
11:22mais la France n'est pas
11:22habituée à ce genre
11:24de success story.
11:25Ce n'est pas vraiment
11:26le style de la maison,
11:26ce n'est pas l'Amérique.
11:27Pas du tout la même chose.
11:30Et donc,
11:30et puis,
11:31et puis,
11:32c'est drôle,
11:33parce que je vous redis ça,
11:34parce que ça m'avait frappé
11:36un jour,
11:36je lui avais dit,
11:36mais,
11:37dites-moi,
11:39tu as fait des affaires
11:41et tu as fait la politique.
11:43Dans quel métier
11:44on n'est plus tueur ?
11:45Il m'a dit,
11:45mais tu rigoles,
11:46c'est la politique.
11:47Parce que les affaires,
11:48il y a de la concurrence,
11:49on peut se débrouiller.
11:52La politique,
11:52c'est dira pour un seul trou
11:54du fromage.
11:55Donc,
11:55il faut vraiment tuer les autres
11:56pour arriver.
11:57Et c'est ça.
11:58Quand il s'est emparé
11:59en politique,
12:00je rappelle toujours
12:01que pour Adidas,
12:03Louis Dreyfus,
12:04qui avait succédé à Tapie,
12:06a dit,
12:06mais si Tapie
12:07n'avait pas fait de politique,
12:08il serait encore
12:09en train de...
12:10Il était encore
12:11à la tête d'Adidas.
12:11Oui, mais Tapie voulait
12:12absolument faire,
12:13Bernard Tapie voulait
12:14absolument faire de la politique.
12:15André Bercoff,
12:16il le dira,
12:17effectivement,
12:17à un moment de sa carrière
12:18que ça a été vraiment
12:19le métier le plus passionnant
12:21qu'il a,
12:22le plus passionné,
12:23en fait.
12:23Alors,
12:24dans votre livre,
12:24il y a un extrait
12:25très intéressant.
12:26Vous parlez d'un ancien
12:28cadre du Crédit Lyonnais
12:29qui,
12:29dans le cadre de votre enquête,
12:31vous avait dit ceci,
12:32« Le grand tort de Tapie
12:33est d'avoir étalé
12:35au grand jour
12:36les vices et les vertus
12:37du système.
12:38Il a négligé l'Omerta,
12:39la loi du silence.
12:41Cher au milieu de la finance
12:42et de la politique,
12:43je connais des gens
12:43qui sont dix fois
12:45plus endettés que Tapie
12:46mais qui ne prennent pas
12:47leur avion privé
12:48pour aller déguster
12:50un Ouzo à Corfu. »
12:53C'est vrai que,
12:53vous le dites aussi,
12:54qu'il gambadait en solitaire
12:56et ça,
12:56ça a été aussi
12:57un de ses torts à Tapie.
12:58Oui,
12:59mais ce n'est pas
12:59l'histoire
13:00de la gambada solitaire.
13:01C'est l'histoire que,
13:02encore une fois,
13:03c'est la mentalité.
13:04Vous savez,
13:04il y a la mentalité protestance
13:06anglo-saxonne,
13:07protestante
13:07et la mentalité catholique.
13:09Catholique,
13:09on pardonne nos offenses
13:10à condition que
13:11vous n'en parlez pas trop,
13:13vous les dissimuliez.
13:14C'est le pardon des offenses.
13:15Là, effectivement,
13:16il ne cachait rien.
13:18Il montrait,
13:18il l'exhibait.
13:19Et il l'exhibait,
13:20ce qu'il était,
13:21etc.
13:22Et puis,
13:23sa richesse,
13:24quand la richesse était là.
13:26Et le problème,
13:27vraiment,
13:27moi je l'ai vu,
13:28parce que j'avais aussi
13:29mes petits copains socialistes là,
13:30c'était intéressant.
13:31Parce que Mitterrand,
13:32il aimait beaucoup Tapie.
13:33Parce qu'il aimait
13:34ce côté hors normes.
13:35Ça lui plaisait Mitterrand.
13:36Mitterrand était un...
13:37Il avait ce côté canaille
13:39au bon sens du terme,
13:40Mitterrand.
13:41Il disait,
13:41ah oui,
13:41c'est bien d'avoir des gens comme ça.
13:43Et puis,
13:44il s'est dit,
13:45je vais le lancer en politique
13:46et ça va être intéressant de voir.
13:48On va en parler avec Rocard.
13:49Mais,
13:50les autres,
13:51moi je me rappelle,
13:52les Hollandes,
13:54un certain nombre de gens
13:55qui détestaient Tapie.
13:56Pour eux,
13:57c'était,
13:57ah,
13:58les affaires,
13:58l'affairisme,
13:59tout ça,
13:59on n'est pas ça,
14:00etc.
14:00Donc,
14:01il y a eu ça d'un côté
14:02et encore une fois,
14:04à partir du moment
14:04où il est entré dans un terrain
14:06et on le voit pour les Européennes,
14:08etc.
14:09où il allait vraiment déranger
14:10parce qu'il allait tracer sa route
14:12et là,
14:13évidemment,
14:14regardez,
14:15regardez Trump aujourd'hui
14:16ou d'autres,
14:17sans faire de comparaison,
14:19évidemment,
14:19dans ces cas-là,
14:20les fusils sortent,
14:21les rapières sortent
14:22et il s'agit de mettre à mort
14:24le gêneur, quoi.
14:26Et oui,
14:26vous le dites précisément
14:28dans votre enquête,
14:29effectivement,
14:29qu'à l'époque,
14:30beaucoup de socialistes
14:33reprochaient,
14:33on voulait même à Mitterrand
14:34d'avoir fabriqué,
14:36en quelque sorte,
14:37le golem tapis,
14:38André Bercoff.
14:38Mais parlons quand même,
14:40c'est important d'en parler quand même,
14:41André,
14:41d'une erreur stratégique,
14:43même colossale,
14:44que Bernard Tapie a fait
14:45dans sa carrière,
14:46c'est l'affaire
14:47V.A.O.M., André.
14:48Oui,
14:49V.A.O.M.,
14:49V.A.O.M.,
14:51mais j'aurais aimé
14:51qu'on passe,
14:52attendez,
14:52j'aurais aimé qu'on passe
14:53le passage de Mitterrand
14:55sur tapis.
14:56Oui,
14:57alors justement,
14:58effectivement,
14:59on parle de l'affaire
15:00V.A.O.M.,
15:01dès le début de ce scandale,
15:02effectivement,
15:03sa mise en examen
15:04semble inévitable
15:06et pourtant,
15:07effectivement,
15:07il bénéficie
15:08du soutien inconditionnel
15:10de Mitterrand
15:11et lors de la traditionnelle
15:12interview du 14 juillet,
15:13eh bien,
15:14le président se lance
15:15dans un long plaidoyer
15:16en sa faveur
15:18et en profite même
15:19pour égratigner
15:20le procureur
15:21de Valenciennes,
15:22souvenez-vous.
15:23Excellent ministre.
15:24Comme président de l'O.O.M.,
15:26il semble qu'il a
15:27bien réussi.
15:29C'est une énergie.
15:31L'intelligence,
15:32c'est une énergie.
15:33Toute personne
15:34qui n'a pas été
15:35reconnue
15:36coupable
15:37par un tribunal
15:40par une cour d'assises
15:42est présumé
15:44innocent.
15:46Et si,
15:47par quelque opération
15:48que ce soit,
15:49on arrive à convaincre
15:50l'opinion
15:51que cet innocent
15:53est déjà coupable
15:55avant qu'il n'ait été
15:55reconnu
15:56dans les formes légales,
15:58commet une faute lourde.
16:00Et oui,
16:00deux ans après...
16:01Effectivement,
16:01il faut appeler
16:02VA et OM
16:03et se passer.
16:03On a accusé Tapie,
16:04effectivement,
16:05d'avoir donné de l'argent
16:06à des gens de Valenciennes
16:08pour que le...
16:09le match OM,
16:10je résume rapidement
16:11parce que ça prend
16:13très beaucoup
16:13trop de temps
16:15que Valenciennes
16:16n'appuie pas trop
16:18parce que l'OM
16:19devait évidemment
16:20disputer
16:21la Coupe d'Europe
16:22des champions
16:22dont on vient de parler
16:24et...
16:24Bon,
16:25on espère,
16:26on dit que
16:27Valenciennes
16:28n'appuie pas trop
16:29pour trop fatiguer
16:30l'équipe de l'OM.
16:32Bon,
16:33alors,
16:33on avait raconté
16:34par un tel détail
16:36d'une somme
16:37enterrée
16:38dans sa chardin,
16:39etc.,
16:39etc.,
16:40Bernays
16:41et compagnie.
16:41Bon,
16:42et effectivement,
16:43il a été condamné.
16:44Il a fait la prison.
16:45Et oui,
16:46l'intervention du président,
16:47effectivement,
16:48ce fameux 14 juillet
16:49n'y fera rien.
16:50Il sera jugé
16:52deux ans plus tard
16:53et lourdement condamné,
16:54André Bercoff.
16:55Mais expliquez-nous,
16:56effectivement,
16:57précisément,
16:57c'était quoi
16:58l'intérêt de Mitterrand
16:59à l'époque
17:00de soutenir
17:01à ce point
17:01Bernard Tapie.
17:03Il avait vraiment besoin
17:04de lui en politique,
17:05en fait.
17:05Non,
17:05ce n'est pas qu'il avait besoin
17:06de lui en politique.
17:07Pour tuer, oui.
17:07Il avait besoin de lui
17:08pour tuer Rocard,
17:09en fait.
17:09Attendez,
17:09vous allez trop vite,
17:10là.
17:11Ce n'est pas ça.
17:14Il a d'abord
17:16encouragé Tapie
17:17en politique
17:18parce qu'il disait
17:19c'est pas mal
17:20d'avoir quelqu'un.
17:21Alors,
17:21évidemment,
17:22il sentait le potentiel
17:23parce que Mitterrand
17:24peut dire tout de lui,
17:25mais il sentait très bien
17:26les gens.
17:27Il connaissait,
17:27vous savez,
17:30l'habitude.
17:31Donc,
17:31il s'est dit
17:32ce type,
17:33il peut aller loin
17:34en politique
17:34et effectivement,
17:36il me sera toujours
17:36reconnaissant
17:37de l'avoir lancé
17:37en politique
17:38et Tapie avait envie
17:39d'en parler.
17:39C'est vrai,
17:40il avait envie de ça,
17:41c'est clair.
17:41Il avait un jour,
17:43je ne dis pas
17:44la présidence,
17:46il n'y pensait pas
17:47tous les jours
17:47en se rasant,
17:48mais ça lui a évidemment
17:50été dans l'esprit.
17:52Donc,
17:53effectivement,
17:53pour revenir
17:54aux élections européennes,
17:56en 94,
17:57c'est bien ça.
17:58Tout à fait.
17:5894.
17:59Alors,
17:59qu'est-ce qui se passe
18:00en 94 ?
18:02Et là,
18:02c'est très intéressant.
18:03Effectivement,
18:04Mitterrand
18:05demande à Tapie
18:06d'aller aux élections européennes.
18:08Et là,
18:08quand même,
18:09c'est là
18:09où effectivement,
18:10il s'est passé
18:11qu'ils se sont dit
18:11qu'il faut le tuer ce Tapie.
18:13Parce que Tapie
18:14a fait pratiquement,
18:15à lui seul quoi,
18:16c'était les radicaux de gauche,
18:18je ne peux pas dire
18:18que les radicaux
18:18faisaient un malheur,
18:20il a fait pratiquement
18:21autant que la liste Rocard,
18:23la liste du Parti Socialiste,
18:24du Parti Socialiste
18:26régnant aux européennes.
18:27Il a obtenu 12,5%
18:29des suffrages.
18:30André Bercoff
18:30et Rocard
18:31a fait à peine
18:33deux points de plus.
18:35Il dira
18:35« J'ai été tué
18:36par un scut de tapis ».
18:37Oui,
18:38non mais c'est clair.
18:39Et ça,
18:39Mitterrand,
18:40il a été pour que
18:40il s'est dit
18:41« Le Rocard,
18:42j'en veux pas,
18:42même après moi,
18:44on l'a vu comment
18:44il a traité en 88
18:45quand il a pris
18:46comme Premier ministre.
18:47Et ça,
18:48ça a été intéressant
18:49parce que ça,
18:49ça a été le coup
18:50de Moussemonce.
18:51Ça a été le toxin,
18:53pas le toxin,
18:53pardon,
18:55le lanceur d'alerte,
18:57la sonnette d'alarme
18:58pour les politiques.
19:00Ils se sont dit
19:00« Mais ce type,
19:00il fait 12,5%
19:02aux européennes,
19:03ça ne va pas du tout là.
19:03Il va encore... »
19:05Et puis demain,
19:05en 95,
19:06c'est les municipales
19:07à Marseille.
19:08Après,
19:08on ne sait pas
19:09ce qui va se passer,
19:09c'est les présidentielles,
19:11ça ne va pas du tout.
19:11Ce mec va troubler le truc.
19:13D'abord,
19:13il va nous tuer Delors.
19:15Rappelez-vous que Delors,
19:16Jacques Delors
19:16était le candidat
19:17des socialistes
19:18après Mitterrand,
19:19c'était lui, etc.
19:20Ce type va brouiller tout,
19:22ça suffit,
19:23on ne peut pas rester comme ça,
19:25il faut faire quelque chose.
19:26Et oui,
19:26je cite précisément
19:27un de vos amis du PS
19:29de l'époque
19:29qui vous a dit
19:30justement suite
19:31aux résultats
19:32des européennes
19:33« Tapie était un homme mort,
19:35hors de question
19:36pour beaucoup d'entre nous
19:37de laisser les Français
19:38dans la triste perspective
19:39de n'avoir à choisir
19:41qu'entre Tapie et Le Pen.
19:43Nous allions aborder
19:44les municipales
19:45puis les présidentielles.
19:46Il ne fallait en aucun cas
19:48laisser Tapie
19:49troubler le jeu.
19:50Il voulait triompher
19:51dans les affaires
19:51et en politique.
19:52Il fallait le punir
19:54par où il avait péché.
19:55une partie des socialistes
19:57s'est sentie ridiculisée
19:58par ce roturier
19:59de la politique
20:00qui lui en ont voulu
20:01à mort.
20:02Écrivez-vous André Bercoff.
20:03Et oui,
20:04il ajoutait,
20:04c'est quelqu'un
20:05qui m'a raconté
20:06vraiment très bien
20:06dans les coulisses
20:07toute cette histoire,
20:08c'est quelqu'un du Serrat
20:08que je ne peux pas nommer.
20:10Il est toujours en activité.
20:12Moi, maintenant,
20:13on m'en fait toujours
20:13en activité.
20:14Il m'a dit,
20:15il me disait ça,
20:16il m'a dit
20:16c'est pas Tonton ou Pilan,
20:17c'est Jacques Pilan,
20:18c'était l'un des conseillers
20:20avec Séguéla de Mitterrand,
20:21qui lui ont permis
20:23d'obtenir 12,5%
20:24sur la liste radicale.
20:26C'est intéressant à l'époque
20:27parce que les affaires
20:28étaient sorties,
20:29VAOM, etc.
20:31Sur son seul nom,
20:32sa féconde,
20:33sa démarche,
20:33son discours
20:34et malgré une hallucinante
20:35succession d'affaires
20:36depuis maintenant,
20:37Tapie a pris presque autant
20:38que la liste socialiste
20:39emmenée par Rocard.
20:40Il ne faut pas oublier
20:41que quelques jours à peine
20:43avant les élections européennes,
20:44quelques jours,
20:45il avait été procédé
20:46sur plainte de cris lyonnais
20:48au saisie des comptes bancaires
20:49du couple Tapie
20:50ainsi qu'aux saisies conservatoires
20:53pratiquées sur l'hommelier
20:53de l'hôtel
20:54de la rue des Sapeurs
20:55à Paris,
20:55leur résidence.
20:56Juste, Céline,
20:57je voudrais rappeler
20:57parce que ça a été
20:58très médiatisé.
20:59Effectivement,
21:00il y avait des tas de gens
21:01qui étaient venus
21:01pour assister
21:04à la saisie
21:05où on prenait les meubles.
21:06Ils avaient fait vraiment
21:07une mise en scène médiatique.
21:09Ils étaient tous là
21:10en train d'être...
21:10Donc, ça y est,
21:11regardez,
21:12on lui enlève les meubles,
21:13il est foutu,
21:14c'est terminé,
21:14tout ça.
21:15Et là,
21:16après ça,
21:17ils passent aux élections européennes.
21:18Donc là, vraiment,
21:19ils se sont dit
21:20qu'il y a quelque chose
21:20qui ne va pas.
21:21Mais est-ce qu'au présidentiel
21:23effectivement de 1995,
21:25les socialistes
21:25effectivement avaient peur
21:27qu'il se présente
21:28ne fût-ce que pour négocier
21:30sa survie politico-financière ?
21:32Est-ce que Bernard Tapie
21:33à cette époque
21:34avait vraiment une chance
21:35d'être élu,
21:36André Bercoff ?
21:37En tout cas,
21:38il avait une chance
21:39d'être élu,
21:40c'est clair,
21:41au municipal de Marseille.
21:42Il était...
21:43Enfin,
21:43on ne peut pas affirmer,
21:44on ne va pas refaire l'histoire.
21:46Mais il y avait toutes les chances,
21:47et vraiment plus que des chances
21:49d'ailleurs,
21:49une probabilité,
21:50mais tous vous le disent
21:5130 ans après.
21:51Il était maire de Marseille.
21:53Le reste,
21:53on ne va pas parler de...
21:54Donc,
21:55et ça déjà,
21:56ça gênait d'un côté
21:57les Pères Levas,
21:57d'un côté à gauche,
21:59et puis les Gaudins
22:00disaient
22:00que ce n'était pas possible.
22:02Donc,
22:02vous voyez,
22:03tout ça,
22:03il y a eu une convergence
22:05des luttes anti-Tapie
22:06qui s'est passée
22:07à ce moment-là.
22:09Malheureusement,
22:09et oui,
22:09et ce,
22:10pour résumer l'affaire,
22:11dès 1994,
22:13en fait,
22:14Tapie était coincé,
22:15les politiques
22:16allaient exploiter
22:16les faiblesses
22:17de l'homme d'affaires,
22:18les financiers,
22:19et se servir
22:20de sa solitude,
22:21de la solitude du politique
22:22pour le tuer,
22:23André Bercoff.
22:24Quelle a été la mécanique
22:26de sa mise à mort ?
22:27On vous dit tout
22:28dans un instant
22:28sur Sud Radio.
22:30TerreDeFrance.fr,
22:31le premier site
22:32d'articles français
22:33et patriotes,
22:34présente...
22:3613h-14h,
22:37Sud Radio,
22:38Génération Bercoff,
22:39André Bercoff,
22:41Céline Alonso.
22:42Il n'y a rien
22:43de plus redoutable
22:43de vivre dans un système capitaliste
22:45avec des gens
22:45qui ne le sont pas.
22:47Or, l'unité de mesure
22:48d'un système capitaliste,
22:49c'est l'argent.
22:50Il est bien,
22:51il n'est pas bien,
22:52on veut en changer,
22:53on n'en change pas,
22:53n'empêche qu'aujourd'hui,
22:54c'est celui-là.
22:55Si vous ne l'acceptez pas,
22:57c'est dire à un sportif,
22:58tu oublies le chronomètre,
22:59tu vas courir dans l'absolu,
23:01mais surtout,
23:01le chronomètre,
23:02ça ne t'intéresse pas.
23:03Ou à un littéraire,
23:05tu oublies les prix,
23:06ou peu importe.
23:07Il y a un moment donné,
23:08on est obligé
23:08de s'étalonner
23:09sur une unité de mesure.
23:10Pour un homme d'affaires,
23:11son unité de mesure,
23:13c'est l'argent,
23:13c'est elle,
23:14ou c'est lui
23:15qui va déterminer
23:16celui qui réussit beaucoup,
23:17celui qui réussit moyennement,
23:19celui qui ne réussit pas du tout.
23:20Or, pour moi,
23:21mon unité de mesure
23:22étant l'argent,
23:23j'entreprends mes affaires
23:24et je les fais entreprendre
23:26par tous ceux qui m'entourent
23:27avec une volonté féroce
23:29de gagner
23:30beaucoup,
23:31beaucoup,
23:31beaucoup d'argent.
23:32Et Bernard Navi,
23:34tapis, pardon,
23:35gagnera beaucoup d'argent,
23:36André Bercoff,
23:37toute sa vie.
23:38Alors,
23:38en 1998,
23:40vous avez publié
23:41Comment ils ont tué
23:43tapis,
23:43André Bercoff,
23:44pendant six mois.
23:45Vous avez enquêté
23:45sur la façon
23:46dont il a été éliminé.
23:46Je montre le livre.
23:48Dont il a été éliminé,
23:49effectivement,
23:50du paysage politique français.
23:52Quelle a été la mécanique
23:54de sa mise à mort
23:54et à partir de quand,
23:56précisément,
23:57a-t-elle été mise en place,
23:58André ?
23:59Bon,
23:59alors,
24:00on va résumer rapidement
24:01et on va raconter
24:02ce qui s'est passé,
24:03effectivement,
24:04avec Adidas.
24:05parce que,
24:06mais très rapidement,
24:07parce que là,
24:08il faut laisser raconter cela.
24:11En fait,
24:11encore une fois,
24:12la mise à mort,
24:13on a bien vu
24:13les forces en présence.
24:15Encore une fois,
24:16c'est la politique
24:17qui l'a tué.
24:17Il serait resté
24:18dans les affaires,
24:20ça ne se serait pas passé,
24:21évidemment,
24:22et tout le monde le sait
24:22de la même façon.
24:23Il est entré en politique,
24:26Marseille,
24:27le reste,
24:28les élections européennes,
24:29il fallait en finir.
24:30Alors,
24:31qu'est-ce qui se passe ?
24:31Bon,
24:32il y avait eu une petite affaire,
24:33il a été le ministre de la ville,
24:34je le rappelle,
24:35en 4-20-12,
24:36il y a eu l'affaire Tranchant,
24:37je ne vais pas m'apesantir là-dessus,
24:39Georges Tranchant,
24:40pour plein contre lui,
24:41pour une affaire de commission non réglée
24:43concernant Toshiba,
24:45l'affaire est réglée,
24:46mais il a été obligé
24:47de démissionner
24:48le ministère de la ville
24:48à ce moment-là,
24:49mais il est revenu à la ville
24:51une fois que ça a été réglé,
24:52bon,
24:53effectivement,
24:55encore une fois,
24:55pour des raisons politiques aussi,
24:57on a essayé de l'embêter,
24:58bon,
24:59et Bérégovoy lui dit,
25:00bon,
25:00si vous redevenez ministre,
25:01vous êtes obligé
25:02de vendre toutes vos sociétés,
25:03et,
25:03et,
25:04c'est là où ça devient intéressant,
25:05encore une fois,
25:06je résume,
25:06parce que c'est une histoire
25:08extrêmement importante,
25:09il démissionne
25:10de tous ses mandats sociaux
25:12en 92,
25:13et il est contraint
25:14de vendre Adidas,
25:16donc,
25:17il est lui,
25:17il est,
25:18je rappelle,
25:18ministre de la ville,
25:19tout ça,
25:20il dit,
25:20bon,
25:20écoutez,
25:21on va vendre Adidas,
25:22il charge son équipe
25:23de vendre Adidas,
25:24alors,
25:24en deux mots,
25:25c'est une histoire
25:26assez étonnante,
25:28cette histoire-là,
25:28parce que,
25:29donc,
25:30il dit à sa banque,
25:31écoutez,
25:31on renonce toute plus-value
25:33sur Adidas,
25:34lui,
25:35il dit,
25:35bah,
25:35écoutez,
25:35Adidas,
25:36ça vaut aujourd'hui
25:362 milliards,
25:372 milliards de francs,
25:38je dis bien,
25:39c'était à l'époque,
25:40et vous trouvez un accueur
25:41et on organise la session
25:43d'Adidas,
25:44et on lui dit,
25:45écoutez,
25:45on a un acquéreur,
25:46Robert Louis-Dreyfus,
25:47il est prêt à reprendre
25:48l'affaire au montant fixé,
25:50toi,
25:502 milliards et quelques,
25:512 milliards,
25:5385 millions de francs,
25:54donc,
25:55le 15 février 93,
25:57l'acte de vente
25:58est signé,
25:59mais,
26:00c'est là où il s'est aperçu,
26:01et un peu tard,
26:02peut-être,
26:03que Tapie avait été
26:05empapaouté
26:05dans cette affaire,
26:06comment il était empapaouté,
26:08je vais vous raconter
26:08très simplement,
26:09c'est que l'affaire,
26:11en fait,
26:13le Crédit Lyonnais,
26:14à l'époque,
26:15c'était déjà par Levat,
26:16c'était plus d'Espessa
26:17et son ami,
26:17c'était quelqu'un
26:18qui le haïssait,
26:19le Crédit Lyonnais
26:20vente,
26:22vente,
26:23et 4 milliards,
26:24c'est exactement,
26:25je vais vous expliquer,
26:26voilà,
26:26moi j'ai une maison,
26:28j'ai une maison,
26:29et je vais voir ma banque,
26:30qui est mon adhateur,
26:31je lui dis,
26:32écoutez,
26:32voilà,
26:32je voudrais vendre ma maison,
26:33elle vaut 1 million,
26:34il dit,
26:35très bien,
26:35écoutez,
26:36on va se trouver quelqu'un
26:37qui le prend 1 million,
26:38bon,
26:38très bien,
26:39on signe,
26:40et puis je m'aperçois
26:41qu'en fait,
26:43ma banque a vendu
26:45ma maison à 2 millions,
26:46donc,
26:47c'est-à-dire que
26:48le Crédit Lyonnais
26:50a empapaouté
26:51tapis de 2 milliards,
26:53c'est-à-dire le double.
26:53Donc cette banque,
26:54il faut le dire,
26:55c'est vraiment comporté
26:56comme un véritable escroc,
26:58en vrai.
26:58Non,
26:58mais non,
26:59c'était légal,
27:00c'était légal,
27:00c'est pas qu'ils ont joué
27:01dans l'illégalité,
27:02c'était légal,
27:03mais c'était effectivement
27:05le moins que l'on puisse dire
27:06et escroquant,
27:08bien sûr,
27:08parce qu'il n'y a aucune raison,
27:10c'est-à-dire que
27:11le Crédit Lyonnais
27:12a racheté Alida
27:13à sa tapis
27:14pour son propre compte,
27:15et donc là,
27:16c'est effectivement,
27:17là,
27:17ça brise l'illégalité.
27:19Ah, tout à fait, oui.
27:20Voilà.
27:21non,
27:21mais regardez,
27:22vous l'avez dit tout de même,
27:23un ex-collaborateur Crédit Lyonnais
27:25m'a raconté,
27:26il m'a dit ça,
27:27j'ai vu quelqu'un aussi,
27:28du Crédit Lyonnais,
27:28qui avait assisté.
27:30Voilà.
27:30Un établissement bancaire
27:32ne peut être à la fois
27:33prêteur et actionnaire,
27:34partenaire et conseil,
27:36mandataire et gestionnaire
27:37de fait.
27:38Pour beaucoup moins de ça
27:39aux Etats-Unis,
27:40l'invocteur des junk banks
27:41a été condamné
27:42de 5 ans de prison
27:43et 1 milliard de francs d'amende.
27:44C'est-à-dire,
27:45c'est l'exception française.
27:46Ce qui est quand même fou,
27:48c'est qu'en France,
27:49on peut faire ça,
27:49en Amérique,
27:50le type,
27:51le directeur de Crédit Lyonnais
27:52ou le patron
27:53aurait été en prison,
27:54en tout cas,
27:54voilà.
27:55Et,
27:55ce qui est encore plus intéressant,
27:57vous le dites,
27:58c'est que quand Louis Dreyfus
27:59introduit Adidas en bourse
28:01quelques mois après
28:02l'avoir divinement acheté,
28:04je rappelle,
28:04il l'a acheté à 4 milliards,
28:06eh bien,
28:07en novembre 95,
28:08donc quelques mois après,
28:10le montant est de 11 milliards de francs.
28:13Certes,
28:13Louis Dreyfus a fait beaucoup
28:15pour améliorer,
28:17enfin,
28:17pour arranger les affaires,
28:19mais quand même,
28:20Adidas n'était pas en faillite.
28:22Adidas n'était pas en crise totale.
28:24Il y a eu véritablement
28:26le Crédit Lyonnais
28:27qui a dit,
28:27bon,
28:27écoutez,
28:28on va vous éliminer.
28:30Ça faisait partie du plan.
28:32Eh oui,
28:32mais justement,
28:33comment ils ont réussi
28:34à le rendre inéligible
28:36pour 5 ans à l'époque,
28:37effectivement ?
28:38Eh bien,
28:39oui,
28:39parce que le problème
28:40était très simple,
28:41il fallait le mettre
28:42en liquidation de biens.
28:43Quand vous êtes
28:44en liquidation de biens,
28:46Tapis était toujours vanté
28:47d'avoir mis ses sociétés
28:48en nom collectif,
28:49c'est-à-dire son épouse
28:50et lui-même
28:50en étaient les seuls associés.
28:52Ça veut dire que
28:53si une des sociétés
28:54était mise en faillite,
28:56Tapis en était comptable
28:57sur ses biens personnels.
28:59C'est important,
28:59c'est technique,
29:00mais il faut comprendre ça.
29:01Donc,
29:02Tapis devait beaucoup d'argent
29:03à la banque.
29:04En dénonçant le protocole,
29:05il était mort.
29:06Il fallait trouver la faille
29:07et nous l'avons trouvé.
29:08Donc,
29:08mise en vente
29:09des œuvres d'art,
29:10etc.
29:10Le Lyonnais bloque
29:11tous les comptes en banque
29:12de la société,
29:13organise la saisie
29:14du fossé A,
29:16s'empare du fossé A
29:17et mise en scène médiatique
29:18de la Côte d'Ivoire.
29:19Voilà,
29:19c'est ça,
29:20on a parlé de cela.
29:21Et parmi les failles
29:22que vous relevez,
29:22André Berco,
29:23parce qu'effectivement,
29:24il y a eu la vente
29:25de ses biens,
29:26le 30 novembre 1994,
29:29tout le groupe Tapis
29:30est donc placé
29:31en redressement judiciaire,
29:33puis en liquidation judiciaire
29:35deux semaines après.
29:36Et ça,
29:37vous le dites bien,
29:38André,
29:38que c'était vraiment
29:39du jamais vu.
29:40C'était en deux semaines.
29:43En général,
29:43ça dure un an,
29:44deux ans.
29:45Là,
29:45en deux semaines,
29:45c'était,
29:46je vous le dis,
29:46l'organisation de la mise à mort.
29:47Il fallait qu'il soit inéligible
29:49et il fallait qu'il n'ait plus rien.
29:51Voilà.
29:51Et on racontera peut-être après
29:54ce qui s'est passé
29:55avec Laurent.
29:56En un mot,
29:57juste André,
29:58pour finir effectivement
29:58avec cette affaire-là,
30:00c'est qu'en fait,
30:01après plus de 14 ans
30:02de procédure,
30:03en 2008,
30:03le Crédit Lyonnais
30:04est condamné
30:05à lui verser
30:05400 millions d'euros.
30:08Le lendemain
30:09de la signature
30:09de l'accord,
30:10le journal Libération
30:11titre le Crédit Lyonnais
30:12fait un cadeau
30:13de 400 millions
30:15à Tapie.
30:16On va le raconter.
30:16Ça,
30:16c'était une intox totale,
30:17André Bercoff.
30:18Ce n'était pas une intox totale,
30:19on va la compter après
30:20avec Laurent Tapie.
30:21On va le raconter
30:22dans un instant
30:23sur Sud Radio,
30:24effectivement.
30:24Laurent Tapie
30:25sera notre invité,
30:26alors restez avec nous.
30:28Sud Radio
30:31Terre de France.fr
30:32Le premier site
30:33d'articles français
30:34et patriotes
30:35présente
30:3713h-14h
30:38Sud Radio
30:39Génération Bercoff,
30:41André Bercoff,
30:42Céline Alonso.
31:11J'aurais voulu être
31:13la politique
31:13a vraiment précipité
31:15la chute
31:15de votre père ?
31:17Totalement,
31:18la politique
31:18et la justice
31:19aux mains de la politique.
31:20Moi,
31:21je n'en veux pas
31:21aux hommes politiques,
31:22c'est la règle du jeu.
31:22André l'a rappelé,
31:23c'est un milieu
31:23où on tue l'adversaire.
31:25Bon,
31:26il s'était positionné
31:27en plus
31:28avec les socialistes
31:29qui ne l'aimaient pas
31:29et il les dérangeait
31:31et il dérangeait
31:32la droite aussi
31:32puisqu'ils avaient promis
31:33la mairie de Marseille
31:34à Godin
31:35et c'était quand même
31:36intéressant pour la droite
31:37de disposer
31:37de la mairie de Marseille
31:38et ensuite de la région.
31:39Donc,
31:39quand vous avez
31:40les deux camps
31:40contre vous,
31:41vous n'avez aucune chance.
31:42Mais le plus triste
31:43dans cette affaire,
31:44c'est quand même
31:44la justice française
31:45qui a fait n'importe quoi
31:46du début à la fin
31:47et quand je dis n'importe quoi,
31:48ce n'est pas de l'incompétence,
31:50c'est sciemment.
31:51Elle a rendu
31:51des décisions de justice
31:52pendant 25 ans
31:53en dépit du bon sens
31:55sans que personne
31:55ne soit jamais sanctionné
31:56et qu'ils l'ont tué.
31:58Moi,
31:58j'estime que les magistrats français
32:00ont tué mon père.
32:01Et quand vous dites ça,
32:02par exemple,
32:02justement,
32:03on parlait des 800 millions...
32:05400 millions !
32:06Je dis toujours 800 millions.
32:07C'est l'aller-retour.
32:09Qu'est-ce qui s'est passé
32:09exactement ?
32:10Vous avez bien suivi l'affaire.
32:12On va refaire
32:12la petite chronologie.
32:13En 94,
32:14ils le mettent en faillite
32:14comme vous l'avez rappelé
32:15dans un temps record
32:17et dans des conditions
32:18qui sont absolument hallucinantes.
32:19Il aura quand même
32:20fallu attendre 2005
32:21pour que quand même
32:21une cour reconnaisse,
32:22c'est une première
32:23dans l'histoire française,
32:24que cette liquidation
32:25avait été artificielle
32:26et fasse une révision
32:28du jugement de liquidation.
32:29Donc,
32:29ce n'est pas une annulation,
32:30c'est une révision.
32:30C'est-à-dire de dire
32:31oui, c'est vrai,
32:31il n'aurait pas dû
32:32être mis en faillite.
32:33Il n'y avait pas les conditions
32:34pour le mettre en faillite.
32:35Donc, ça commence par là.
32:36En 95,
32:38le tribunal de commerce
32:39donne pour la première fois
32:40raison à mon père
32:40dans son conflit sur Lyonnais
32:42sur les aspects
32:42que vous avez rappelés,
32:43c'est-à-dire
32:44deux manquements fondamentaux
32:45des obligations d'un mandataire.
32:47On doit informer son client
32:48au mieux de ses intérêts
32:49qu'il peut vendre
32:50son affaire plus cher
32:51et on ne doit pas
32:51se porter contrepartie
32:52de l'affaire
32:53qu'on est chargé de vendre.
32:55Ils ont été condamnés
32:56tout le temps
32:57sur ces deux manquements-là.
32:58Donc, en 95,
33:00une première fois.
33:01Pendant 10 ans,
33:03ils ont gagné du temps
33:04en faisant jouer le fait
33:05que le civil
33:06est tenu en l'état
33:07par le pénal en France.
33:08Comme il y avait
33:08six procès en pénal
33:10contre mon père,
33:11la plupart tenus
33:12par Madame Eva Jolie,
33:14tous terminés
33:15cinq par une relax
33:16et un par un non-lieu.
33:18Ils ont tenu
33:18dix ans comme ça.
33:19Au bout de dix ans,
33:20tout le pénal se termine.
33:21Il va devant
33:22la cour d'appel de Paris
33:23et la cour d'appel
33:24condamne le crédit Lyonnais
33:25via le CDR,
33:27le consortium de réalisation.
33:28à 135 millions d'euros
33:30pour avoir manqué
33:31à leur manquement, etc.
33:32Et d'ailleurs,
33:33les conclusions sont drôles
33:34parce qu'ils écrivent
33:34avec une...
33:35Je me souviens encore
33:36par cœur
33:36de la conclusion du jugement.
33:39Avec une régularité constante
33:41et étonnante,
33:42les dirigeants du crédit Lyonnais
33:43qui n'avaient rien à voir
33:44dans le montage
33:45qui a pris
33:45la rentabilité de sa plus-value
33:47continuent de maintenir
33:48cette position de défense
33:49en dépit du bon sens.
33:51Pourquoi est-ce que
33:52vous continuez de dire
33:53que vous n'avez rien fait, etc.
33:54Ces faits,
33:54ce n'était même pas fait par vous.
33:55Les dirigeants avaient changé.
33:56Donc, il est condamné
33:57à 135 millions.
33:59Là-dessus,
33:59cour de cassation.
34:01La cour de cassation
34:02casse sur deux points
34:03qui sont des points de détail,
34:04pas sur le fond.
34:05Elle accepte
34:05la recevabilité de la plainte
34:07et donc,
34:07il doit retourner
34:08devant la cour d'appel.
34:09Et ça,
34:09c'est encore des années
34:10de procédure.
34:11Tout ça,
34:12ça coûte une fortune
34:13à l'État.
34:14C'est-à-dire que
34:14personne ne le dit
34:15jamais non plus,
34:16mais on en était
34:16à 200 millions d'euros
34:18de coûts
34:19pour l'État
34:20de défendre
34:20le CDR
34:21au frais du contribuable.
34:23Le contribuable
34:24a payé 200 millions d'euros
34:25de 1994
34:26à 2005
34:27pour défendre le CDR.
34:29Béchéongle
34:30qui ne voulait pas
34:30admettre
34:31qu'il y avait une faute
34:32du Crédit Lyonnais.
34:33Là-dessus,
34:33Sarkozy
34:34gagne des élections
34:35présidentielles.
34:36Madame Lagarde
34:37est nommée
34:37ministre des Finances
34:39et elle dit
34:39ça coûte une fortune.
34:41Tapie demande
34:42un arbitrage.
34:43Pourquoi pas ?
34:43Elle fixe des conditions.
34:45Elle dit
34:45il faut qu'il y ait
34:46trois magistrats
34:46qui soient des sommités.
34:47Il faut que l'arbitrage
34:49se fasse en droit.
34:50C'est-à-dire qu'aucune improvisation
34:52ne doit reprendre
34:53que des jugements
34:54de droit déjà établis.
34:55Et trois,
34:56il faut limiter
34:56les montants.
34:59Ça, c'est aussi rigolo
35:00parce que dans les trucs
35:01où on marche sur la tête
35:02c'est que dès le départ
35:03les parties acceptent
35:04de limiter les montants.
35:05La contrepartie
35:06c'est que le résultat
35:07de l'arbitrage
35:08est incontestable.
35:09Si vous acceptez
35:10de dire
35:11je renonce à gagner
35:12plus de temps
35:13mais par contre
35:13le jugement
35:14c'est une fois pour toutes
35:15c'est fini
35:15c'est les règles du jeu.
35:16Elle a quand même été
35:18condamnée sans peine
35:19pour négligence
35:20Madame Lagarde
35:21parce qu'elle n'a pas fait appel
35:22du jugement arbitral.
35:23C'est écrit noir sur blanc
35:24vous n'allez pas faire appel
35:25parce que vous avez limité
35:26les dégâts.
35:27Mais il n'y a pas un journaliste
35:28qui l'a relevé quand même.
35:30Pas un.
35:30Bon.
35:31Donc on passe.
35:32Donc
35:33on se retrouve à l'arbitrage
35:35et l'arbitrage
35:35donne raison à mon père
35:36comme c'était une évidence
35:38qu'il le ferait.
35:39Donc ils sont condamnés
35:40à 400 millions
35:41et là lui
35:42il pense que ça y est
35:43c'est fini.
35:43Il a enfin
35:44la résolution
35:45c'est en 2009
35:46je crois l'arbitrage
35:47ça faisait déjà 15 ans
35:49depuis 1994
35:5015 ans après
35:51il pense qu'on va lui foutre la paix.
35:53Se profilent les élections
35:55de 2012
35:57une finale
35:57qui va être
35:58Sarkozy-Hollande
36:00et évidemment
36:00dans la foulée
36:01de l'arbitrage
36:02la gauche
36:02Jean-Marc Ayrault
36:04le brillant premier ministre
36:05qu'on a eu sous Hollande
36:06etc.
36:06font des pieds et des mains
36:08pour essayer de casser
36:08l'arbitrage
36:09et la justice
36:10rend des jugements
36:11tribunal administratif
36:12tribunal administratif d'appel
36:13court appel d'administratif
36:15tous les jugements
36:16circulaient
36:17il n'y a rien à voir
36:18l'arbitrage a été fait
36:19dans les formes
36:20barrez-vous
36:21on arrive à 2012
36:23et les gens de Hollande
36:24appellent mon père
36:25tous les jours
36:27je suis là
36:27quand il est là
36:28pour lui dire quoi
36:29précisément
36:29pour lui dire
36:30écoute bien
36:31si tu veux que ton arbitrage
36:32il reste que Millet
36:33t'as intérêt à appeler Hollande
36:35à voter Hollande
36:35parce que si t'appelles
36:36à voter Sarkozy
36:37carrément
36:39carrément
36:39si t'appelles
36:40à voter Sarkozy
36:41on va faire ta fête
36:43bon
36:44et mon père
36:45malheureusement
36:46je dirais presque
36:47il se fait pas intimider
36:48numéro 1
36:49et numéro 2
36:50il dit
36:51entre Hollande et Sarkozy
36:52sur le plan intellectuel
36:53et de ce que ça peut donner
36:54pour la France
36:55il n'y a pas d'hésitation à voir
36:56il appelle à voter Sarkozy
36:57et bien ils ont tenu la promesse
36:59dans la foulée
36:59ça a été très très rapide
37:01dans la foulée
37:01et donc d'emblée
37:02ils lui ont demandé
37:03le remboursement
37:03effectivement
37:04à peine Hollande est nommé
37:06encarté au PS
37:07présent au meeting
37:08de Martine Aubry
37:09pendant la campagne
37:09qui s'appelle monsieur Nadal
37:11qui lance la procédure
37:12contre Christine Lagarde
37:13de là
37:14sort le volet pénal
37:16de l'affaire
37:16qui se retrouve
37:18nommé
37:18pour enquêter
37:19tout le triptyque
37:21habituel
37:22des anti-droites
37:23Claire Tepot
37:25enfin les trois magistrats
37:26qui ont fait Sarkozy
37:27enfin tout le temps les mêmes
37:28c'est tout le temps les trois
37:29ils ont fait Hollande
37:30ils ont fait pardon
37:30Fillon
37:31ils ont fait Sarkozy
37:31ils ont fait mon père
37:32eux quand ils ont un dossier
37:33c'est pour massacrer
37:34un mec considéré à droite
37:36donc ils récupèrent le dossier
37:37et c'est tout de suite parti
37:39escroquerie en bande organisée
37:41saisie des comptes
37:42Pierre Moscovici
37:44ministre
37:45sous Hollande
37:45qui dit
37:46un truc hallucinant
37:47là encore personne n'a relevé
37:49j'ai demandé au juge
37:50de procéder à des saisies conservatoires
37:53mais à part ça
37:54la justice est indépendante
37:55on a un ministre
37:56qui dit à la télé
37:57qu'il a demandé au juge
37:58de procéder à des saisies conservatoires
37:59il n'était même pas ministre de la justice
38:00d'ailleurs
38:00il n'était pas ministre de la justice
38:01il était ministre des finances
38:03donc voilà
38:04toutes les saisies conservatoires
38:05sont faites
38:06il casse l'arbitrage
38:08je passe sur les péripéties
38:09parce que en droit
38:11complètement contraire au droit
38:13l'arbitrage étant cassé
38:14on en revient à la situation
38:16dans l'arbitrage
38:16c'est-à-dire
38:17mon père doit revenir
38:18devant la cour d'appel
38:19ce qui était la situation
38:20après la cour de cassation
38:22et là
38:23je me souviens encore
38:24de certains plateaux
38:25qui disaient
38:25alors qu'est-ce qu'elle va dire
38:26la cour d'appel
38:26alors les gens disaient
38:27l'arbitrage a donné 400 millions
38:29la même cour d'appel avait donné 135 millions
38:32bah ce sera probablement entre les deux
38:34entre 135 et 400
38:35non non c'est zéro
38:36la cour d'appel dit zéro
38:38il y a zéro préjudice
38:39ah bon il y a zéro préjudice
38:41le lyonnais a pris 2 milliards
38:42mais il y a zéro préjudice
38:43et vous savez comment c'est rédigé ?
38:44c'est extraordinaire
38:45ce que je vous dis là encore
38:46il n'y a pas un mec de presse
38:47qui l'a relevé
38:48c'est rédigé
38:49il est impensable
38:50que Bernard Tapie
38:51n'ait pas été au courant
38:52du montage du crédit lyonnais
38:53et ben voilà
38:54ah oui d'accord
38:55voilà
38:55c'est fini
38:56vous faites combrioler votre maison
38:58c'est impensable
39:00vous avez bien senti
39:02qu'il y a des combrioleurs
39:02qui allaient arriver quand même
39:03hein André
39:04vous n'allez pas nous faire croire
39:05que
39:05bon voilà c'est écrit ça
39:06ah oui il devait savoir
39:07que la banque
39:08il est impensable
39:09c'est mot pour mot
39:10il est impensable
39:11que Bernard Tapie
39:11n'ait pas été au courant
39:12du montage du crédit lyonnais
39:13voilà donc pour la justice
39:14il y a 2 débiles mentaux
39:16qui s'appellent
39:16Dreyfus et Tapie
39:17puisque Tapie
39:19il est tellement débile
39:19qu'il est au courant
39:21que le lyonnais
39:21va vendre 4 milliards
39:22son affaire qui vaut 2
39:23mais ça ne l'intéresse pas
39:24et Dreyfus
39:25il est aussi débile
39:26puisqu'il achète 4 milliards
39:27une affaire
39:27que Tapie serait prendre à vendre
39:29pour 2
39:29mais lui aussi il est au courant
39:31voilà juste
39:32juste Laurent
39:32est-ce que
39:34là parce qu'on arrive
39:34dès là
39:35c'est ça l'enfin d'émission
39:36c'est eux qui ont fait
39:37le concert de mon père
39:38cela
39:38le
39:41est-ce qu'il a regretté
39:42effectivement
39:42d'avoir fait de la politique
39:43votre père
39:44dans sa vie
39:45ben en fait je vais vous dire
39:46il a regretté
39:47les conséquences
39:48de la politique
39:49puisque ça a conduit
39:50à sa mort finale
39:51mais il a jamais regretté
39:53le fait d'en faire
39:53c'est ce qu'il a le plus aimé
39:55et au moins
39:56on peut lui reconnaître ça
39:57ses motifs
39:58étaient des beaux motifs
40:00il voulait en faire
40:01parce qu'il pensait
40:02vraiment pouvoir aider
40:03les français
40:05je crois que c'est très important
40:06de rappeler ce Lex là
40:08et c'est vrai que
40:09le Lex Tapie reste
40:11réconcilié la France
40:11avec son entreprise
40:12je ne sais pas
40:13si c'est fait
40:13son pensée aujourd'hui
40:14on est en 2026
40:16je pense que malheureusement
40:17les mentalités
40:18n'ont pas beaucoup changé
40:19et qu'on reste un pays
40:20qui n'est pas extrêmement
40:21favorable aux entrepreneurs
40:22alors je modulerais
40:24un peu mon propos
40:24en disant qu'on aime bien
40:25les petits entrepreneurs
40:26c'est-à-dire ceux
40:28qui ne gagnent pas trop d'argent
40:29le mec qui a une petite PME
40:30avec 3-4 personnes
40:31et qui a du mal
40:32à couvrir ses propres familles
40:33encore problème
40:34on le taxe aussi
40:35on le taxe aussi
40:36bien sûr
40:36on le taxe
40:37et s'il se plante
40:38il n'a rien pour le couvrir
40:39lui
40:39il n'a pas de RSA
40:40il n'a pas de chômage
40:41il n'a rien
40:42merci Laurent Tapie
40:44je précise que vous aussi
40:45vous êtes un très grand entrepreneur
40:47et que vous êtes PDG
40:48de Delage Automobile
40:50une marque française
40:51de légende
40:52que vous avez relancée
40:53il y a 7 ans
40:54chers auditeurs
40:55si vous voulez en savoir
40:56un peu plus
40:57sur effectivement
40:58Bernard Tapie
40:59je vous invite à lire
41:00la fureur de livre
41:02de vivre
41:04pardon
41:04ce livre
41:05de Dominique Tapie
41:06qu'elle a publié
41:07aux éditions
41:07de l'Observatoire
41:08et dans lequel
41:09elle raconte
41:10tout ce qu'ils ont vécu ensemble
41:12pendant 52 ans
41:13et celui de ma femme
41:14est très bien aussi
41:15et celui de Marie
41:17qui est un très beau livre
41:19intimiste
41:19sur la vie
41:20ensemble de famille
41:21et encore une fois
41:22merci André
41:23je l'avais déjà dit
41:23dans une émission
41:24où tu m'avais invité
41:25il y a quelques années
41:25t'es le seul
41:26qui ait jamais écrit
41:27cette histoire
41:29c'est quand même triste
41:30qu'après tant d'années
41:31il n'y en ait eu qu'un seul
41:33pour écrire cette histoire
41:34c'était toi
41:35et l'autre chose
41:35qui est un peu triste
41:36c'est qu'on n'ait jamais su
41:37ce qui est devenu l'argent
41:37quand même
41:38oui c'est vrai ça
41:39parce que ça
41:39les deux milliards
41:40le crayonnet
41:42à la fin
41:43ils n'ont pas contesté
41:44qu'ils les avaient pris
41:44en disant
41:45oui mais c'était comme ça
41:46c'était pour le souverain
41:46mais ils ont dépensé
41:48mon cher
41:48on ne sait pas
41:49où ils sont allés
41:50puisqu'ils sont passés
41:51par deux structures offshore
41:52qui s'appellent
41:52City Corp et City Star
41:54aux îles Caïmans
41:55et il n'y a pas
41:56un juge
41:57qui a trouvé opportun
41:58de lancer une enquête
41:59pour savoir
42:00jamais
42:00pendant 15 ans
42:01on a demandé
42:02à ce qu'une enquête
42:02soit lancée
42:03pour savoir
42:03où est parti l'argent
42:04on nous a toujours répondu
42:05que ce n'était pas l'objet
42:06Laurent Tapie
42:07vous reviendrez sur Sud Radio
42:08nous contez la suite
42:10de cette affaire passionnante
42:11avec plaisir si vous voulez
42:12tout de suite
42:13vous retrouvez Brigitte Lahaye
42:1413h-14h
42:17Sud Radio
42:18Génération Bercoff
42:19André Bercoff
42:21Céline Alonso
42:22avec terredefrance.fr
42:23le premier site d'articles
42:25français et patriotes

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