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  • il y a 1 heure

Après l’incendie de la mairie de Limoges, comment protéger les monuments de notre patrimoine contre les flammes ? Réponse dans ce journal

En pleine contestation contre la vie chère : dans les Vosges, un garage solidaire s'adapte aux revenus

Compétition ubuesque : deux villages se battent depuis des décennies pour savoir qui a le plus gros clocher !

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Transcription
00:05Générique
00:15Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle édition du Grand JT des Territoires.
00:19Cette semaine place à une édition spéciale, une rétrospective de vos reportages préférés
00:24pour vous faire revivre l'actualité de vos régions autrement.
00:28Voici d'ailleurs le tout premier reportage.
00:32Dans ce château classé patrimoine historique, il faut pouvoir maîtriser l'incendie,
00:36mais également sauver les œuvres qui s'y trouvent.
00:39Pour entraîner au mieux les sapeurs-pompiers, des étudiants en hygiène, sécurité et environnement
00:43ont mis en place des exercices de sauvetage des biens, avec des faux objets de valeur.
00:47On a simulé un départ de feu dans le sol et ils devaient en gros évacuer des civils qui étaient
00:53en visite,
00:54éteindre le feu, puis évacuer les œuvres et les protéger.
00:57Parce que toutes les œuvres n'étaient pas évacuables.
00:59Ici, on avait vraiment le fauteuil.
01:00Dans notre scénario, c'est le fauteuil de Louis XIV, si je ne me trompe pas.
01:04Ils avaient pour objectif de le bâcher pour le protéger des fumées et de toute dégradation.
01:09Un exercice atypique, mais nécessaire pour aguerrir les pompiers dans ce milieu-ci particulier.
01:14C'est important de les former puisque c'est quelque chose que nous ne faisons pas régulièrement.
01:19La Moselle est une terre qui est très riche en termes de patrimoine historique.
01:23Pour qu'on soit efficace le jour J, on se doit de s'entraîner.
01:27Les soldats du feu ont ensuite tenté d'autres exercices en extérieur.
01:31Mais rapidement, la disposition du lieu les a freinés.
01:34On a voulu tester la portée de lance au moyen de la grande échelle en cas de feu de toiture.
01:39La configuration des lieux fait qu'en fait on est très éloigné et limite notre action si on était sur
01:46un feu généralisé au niveau de la toiture.
01:48Donc voilà, l'essai a permis de se rendre compte des limites techniques de nos véhicules.
01:52C'est un endroit qui est difficile d'accès.
01:54Les points d'eau c'est compliqué, on a des œuvres à protéger.
01:57Et je vous avoue que c'est un peu mon pire cauchemar qui pourrait arriver.
02:00Donc si on arrive à le préparer, si un jour malheureusement ça arrive, c'est bien d'avoir toutes les
02:05clés en main.
02:06Une matinée réussie pour les pompiers.
02:08Désormais prêts à sauver les œuvres les plus précieuses.
02:12Et puis en France, les infractions pour dépôt de déchets sauvages ont considérablement augmenté ces dernières années.
02:19Les maires doivent donc trouver des solutions à leur échelle pour lutter contre ce fléau.
02:24Et vous allez le voir, bien souvent, la mise en service d'une caméra de surveillance dissuade les auteurs de
02:30ces incivilités.
02:31Reportage de TV7, la chaîne du groupe Sud-Ouest.
02:34Le chauffeur de cette voiture grise a laissé ses déchets devant le bac de dépôt.
02:41Une incivilité captée par cette caméra de vidéosurveillance.
02:45On arrive à avoir des éléments tels qu'un saumier, un vélo, une poussette d'enfant.
02:51Donc il transforme ces endroits en mini-déchetterie, ce qui est totalement insupportable.
02:56Un investissement de 300 euros pour cette caméra.
03:00Depuis son installation, le nombre de dépôts sauvages a diminué de presque 80%.
03:06Il y en a encore quelques-uns parce que les gens ne font pas attention qu'il y a une
03:09caméra.
03:09Mais ça a diminué, oui, drastiquement les dépôts.
03:13Une fois enregistrés, les images sont envoyées directement à la mairie.
03:18Ou depuis une application, il est facile d'identifier l'auteur des faits et de le sanctionner.
03:23La première fois, je lui envoie une lettre commandée en lui disant qu'on l'a pris tel jour, à
03:29telle heure, avec la photo à l'appui.
03:32Et la deuxième fois, c'est 135 euros d'amende qui sont à payer au comptable du trésor.
03:39Mais sur cette autre zone de déchargement des ordures, la caméra est en panne, les déchets jonchent le sol.
03:47Moi ça m'énerve de voir ça.
03:48Quand on vient ici et que l'on voit tout ce qu'il y a par terre là, vous avez
03:54vu là, plein de sacs et tout ça.
03:56Et puis c'est pas assez incompréhensible.
03:58À Puniac, on compte une dizaine de points de dépôt.
04:02De nouvelles caméras devraient prendre place d'ici quelques mois pour renforcer la surveillance.
04:08Avec un coût de la vie de plus en plus prohibitif, des millions de Français peinent à s'y retrouver.
04:14Et les dépenses imprévues, comme celles par exemple de réparer sa voiture, deviennent un vrai casse-tête.
04:20Dans les Vosges, un garage solidaire a vu le jour.
04:23Le prix varie en fonction des revues de chacun.
04:26Une bonne idée et une présentation de ce reportage de Vosges TV.
04:30C'est Hugo Desmoulières et Thomas Herrmann.
04:33Quand vous avez les plaquettes qui sont entrevues, c'est qu'elles freinent ici.
04:36Vous voyez, quand elles freinent, ça veut dire qu'il faut passer un coup de lime ici.
04:40Après presque 40 ans de carrière en mécanique, André Duchesne aurait pu laisser ses outils de côté.
04:45Mais il a décidé de mettre son expertise au service de ceux qui en ont le plus besoin.
04:50Comme lui, deux anciens mécaniciens réparent bénévolement des véhicules.
04:53Grâce à ce nouveau garage solidaire, créé début avril à Saint-Dié-des-Vosges.
04:57Solidéo, pour solidarité déodacienne, est une idée née dans l'esprit de Bruno Wagner,
05:01un ancien fonctionnaire de police qui a remarqué la difficulté de se déplacer en milieu rural.
05:06Il n'y a pas forcément des bûches tous les quarts d'heure.
05:08On n'est pas dans les grandes villes, donc la voiture est indispensable dans le secteur.
05:12Et c'est pour ça qu'on a décidé de créer ce garage pour pouvoir venir en aide aux personnes
05:15qui ont des problèmes de voiture.
05:17Des prix solidaires, ce sont des tarifs bien en deçà de se proposer dans des garages classiques.
05:22Trois échelons sont établis.
05:23Pour un revenu inférieur à 800 euros, par exemple, compter 10 euros de cotisation annuelle et 38 euros par heure
05:29de main-d'oeuvre.
05:30Le garage s'engage ensuite à éviter au maximum le changement de pièce qui reste à la charge du client.
05:35Avec le coût du carburant, avec le coût de la vie, aujourd'hui on est obligé de choisir pour tout.
05:40Et là, c'est vrai que ça va soulager un petit peu le budget pour les familles aux revenus vraiment
05:44faibles.
05:45Par rapport à un garage traditionnel, on va dire, ici, vous gagnez jusqu'à combien ?
05:49Moi, je pense que je fais une économie de 1000 euros pour tout ce qu'ils vont refaire dessus, largement.
05:53L'association n'a pour le moment pas bénéficié du soutien des collectivités, mais a notamment profité de dons de
05:58matériel.
05:59Le local est lui prêté par un membre de l'association.
06:02Le garage espère gonfler rapidement son nombre de cotisations, ce qui permettrait de rentabiliser les 25 000 euros de travaux
06:07et proposer à terme des prestations encore plus avantageuses sans pour autant concurrencer l'activité des professionnels.
06:14Les gens qui viennent nous voir ne seront pas forcément clients dans un garage parce que c'est des gens
06:21qui ont vraiment peu de moyens.
06:23Le but, ce n'est pas de faire du bénéfice. On n'est pas là pour faire du bénéfice, on
06:26est là pour faire des résultats.
06:27Et les résultats, on a l'obligation de le reverser dans l'activité que l'on mène.
06:31Et l'association viendra bientôt directement en aide aux automobilistes pour limiter leurs frais de réparation
06:36en proposant cinq sessions d'initiation de mécanique dédiées à l'entretien de sa voiture.
06:42Et puis nous l'évoquons régulièrement dans ce journal, l'intelligence artificielle fait pleinement partie de notre quotidien maintenant.
06:49Et de nombreux secteurs d'activité s'adaptent à ces nouvelles technologies.
06:53C'est le cas notamment pour l'agriculture avec un semoir autonome où l'intelligence artificielle facilite grandement
07:01« La ville est professionnelle », vous allez le voir.
07:03Présentation de cet engin avec ce reportage de Canal 32 sur place dans l'aube.
07:08Christian Viera.
07:10Il n'y a plus de pilote dans le tracteur ou presque.
07:13Robotique, algorithme, IA viennent au secours des enjeux du monde agricole.
07:17Exemple présenté lors des Végéliades, ce semoir autonome.
07:22Trois sont actuellement utilisés dans l'aube, en particulier au sein d'exploitations bio nécessitant un important travail du sol.
07:29Elle va nous servir à semer des betteraves sucrières, on travaille aussi en oignons et éventuellement plantes aromatiques et betteraves
07:38rouges.
07:38Un des gros enjeux en agriculture biologique, c'est de gérer l'enherbement.
07:43L'intérêt, cette machine quand elle va semer, va géolocaliser toutes ses graines et elle va pouvoir intervenir très précocement
07:49autour de la culture pour désherber mécaniquement.
07:52Pour Sonia, les nouvelles technologies peuvent répondre à de multiples enjeux.
07:55On va arriver dans un creux démographique avec quand même moins de monde pour travailler, donc ça va être en
07:59partie comblé par de la robotique et puis on arrive dans des impasses techniques.
08:03Ce tracteur est quant à lui doté d'un pulvérisateur de ultra haute précision.
08:08Caméras, analyses en temps réel permettent de viser les plans non désirables et de projeter une dose sans débordement.
08:14Une solution qui présente de multiples avantages.
08:17C'est la réduction des volumes de produits phytosanitaires, on a des réductions jusqu'à 95%.
08:24Le deuxième intérêt, c'est la préservation de la biodiversité et de l'environnement,
08:30puisque en appliquant la dose uniquement sur la mauvaise herbe, ça évite de mettre le produit sur la terre.
08:35Et sur les cultures comme l'oignon, on a des gains de rendement jusqu'à 15%.
08:39Une nouvelle technologie est en cours de déploiement, des lasers pour cibler les mauvaises herbes.
08:46Et puis toujours en matière d'agriculture, pour lutter contre de nouvelles maladies qui ravagent nos plantations,
08:51des chercheurs travaillent toute l'année pour développer des semences résistantes à ces maladies.
08:57C'est le cas, vous allez le voir, dans le Finistère, en Bretagne,
09:01où notre partenaire TBO s'est rendu dans une coopérative qui applique de nouvelles méthodes prometteuses.
09:08Reportage de Jeanne Janvier.
09:11Chou-fleur, artichaut ou échalote, l'organisation bretonne de sélection travaille pour rendre ses légumes plus résistants aux maladies.
09:20Elle produit et vend des semences et des plantes de plusieurs espèces de la région.
09:24L'objectif, créer de nouvelles variétés résistantes avec un matériel plus performant.
09:29Les nouvelles variétés, en fait, elles doivent répondre aux besoins des producteurs.
09:33Et donc, dans quel sens ? C'est-à-dire résistance à des maladies, facilité de production,
09:41certains critères comme la blancheur de la pomme, la rusticité du feuillage.
09:45Vous voyez ici dans les boîtes, en fait, des petites structures végétales en forme de clous.
09:51En fait, ce sont des embryons de chou-fleur.
09:53Après le passage au laboratoire, la résistance des plants de légumes est testée et notée en serre.
09:59Vous êtes ici dans une serre qui nous permet de faire de l'élevage de plants de chou-fleur.
10:04Ici, vous êtes en face de plaques de semis.
10:08On a semé différentes ressources génétiques.
10:12Et notre idée, ça va être de les implanter dans nos parcelles d'essais,
10:16de les caractériser et de pouvoir les insérer dans notre poule génétique.
10:21Nous sommes très heureux d'avoir maintenant un équipement
10:24qui va nous permettre de continuer à être présents pour nos producteurs bretons
10:29et leur permettre d'avoir des variétés qui leur permettront d'être compétitifs.
10:35Et derrière ça, il y a un enjeu de souveraineté alimentaire.
10:38Résultat, un nouveau laboratoire de 600 mètres carrés
10:41et un complexe de serres de 1600 mètres carrés.
10:44Après un investissement de 3 millions d'euros,
10:47la surface de l'organisation a triplé.
10:50Dans une société toujours de plus en plus numérisée,
10:54on en oublie presque l'essentiel.
10:56Les enfants adoptent les écrans de plus en plus jeunes,
10:59ce qui est un facteur important d'inattention pour eux.
11:02Exemple en Guyane,
11:04où 96% du territoire est recouvert par la forêt.
11:07Les éducateurs proposent des immersions
11:09pour mieux capter leur attention sur la nature.
11:12Reportage de chronique du Maroni sur place en Guyane.
11:17Raoul et Naïssa, vous allez aller faire la vaisselle.
11:20Les autres, vous allez vous habiller.
11:22Il ne faudra que quelques minutes
11:24pour que ce groupe d'une dizaine d'enfants
11:26soit prêt à écouter les consignes du jour.
11:28Récoltez les éléments suivants dans un temps chronométré.
11:31Une fleur, une feuille rouge.
11:34Depuis une semaine, ils vivent ici en immersion en forêt.
11:37Un séjour imaginé par une association de l'ouest de la Guyane,
11:42l'ADNG spécialisée dans l'éducation à l'environnement.
11:45J'aime bien la forêt parce qu'il y a des animaux,
11:48il y a des graines et c'est joli.
11:50J'aime bien me promener dans la forêt déjà pour être calme.
11:53J'aime pas que quelqu'un rasse la forêt
11:55parce que la forêt c'est important pour les animaux.
11:58Loin de leur quotidien déconnecté de leur téléphone portable,
12:01les enfants vont découvrir la forêt
12:03pour mieux la comprendre et la préserver.
12:06C'est, je pense, important de se reconnecter
12:08avec son milieu naturel.
12:11Et d'autant plus qu'aujourd'hui,
12:13c'est vraiment une problématique.
12:15On connaît plus de joueurs de foot que d'oiseaux.
12:20On connaît plus de marques de voitures
12:21que de plantes dans son jardin.
12:23En Guyane, 96% de la surface du territoire
12:26est recouverte de forêts.
12:28Un patrimoine culturel remarquable,
12:30mais extrêmement sensible aux variations climatiques.
12:33Un univers que les jeunes Guyanais
12:36ne connaissent pas forcément très bien.
12:37On a beau être entouré de la forêt,
12:39on peut la détruire quand même.
12:40Et si on n'est pas conscient de la richesse de cette forêt,
12:42on peut y causer de grands dégâts.
12:45Donc c'est très important pour moi
12:47et pour la DNG et à l'échelle de la Guyane
12:51de sensibiliser les enfants dès le plus jeune âge.
12:54Après une semaine en forêt,
12:55les enfants auront non seulement rechargé les batteries
12:57avant de retrouver les vents de l'école,
12:59ils deviendront aussi les futurs ambassadeurs
13:01pour une planète plus propre.
13:04Et puis dans le chapitre des goûts qui changent,
13:06tout à fait autre chose,
13:07la consommation des sauces piquantes
13:10explose ces dernières années.
13:11Nous vous en avons d'ailleurs au cœur
13:13de la maison Martin dans les Yvelines
13:15qui s'est spécialisé dans la fabrication
13:17de sauces piquantes aux différentes saveurs.
13:19Vous allez le voir, accrochez-vous.
13:21Ça risque de piquer un peu.
13:22Reportage de TV 78, Grégory Canal.
13:25Je me suis rendu compte en fait
13:27que ce fruit merveilleux,
13:28mais vraiment merveilleux en fait,
13:30révélait vraiment énormément de parfums
13:32en fait au-delà du brûlant.
13:33C'est dans ce local à Viroflay que tout a commencé.
13:36En 2019, Anna, Benjamin et Jean-Baptiste,
13:39trois cousins chefs cuisiniers,
13:40fondent Maison Martin,
13:41une fabrique indépendante de sauces
13:43et condiments piquants.
13:44En remplissant les bouteilles à la main
13:46en fait avec un entonnoir à piston,
13:47donc dans une marmite qui faisait 25 litres,
13:50on a fait comme ça à peu près 300 000 bouteilles
13:53sur deux ans, deux ans et demi.
13:55Aujourd'hui, la production a été délocalisée
13:57dans une fabrique dans le Loir-et-Cher.
13:58Là-bas, les piments essentiellement cultivés
14:00en France l'été sont broyés et fermentés
14:03pour être conservés dans des fûts
14:04pendant un ou deux ans.
14:05Environ 60 tonnes de piments vieillissent ainsi en cave
14:08avant d'être utilisées dans la fabrication des sauces.
14:10Leurs recettes sont en revanche toujours imaginées
14:12dans les Yvelines à Viroflay.
14:14Ici, c'est les laboratoires,
14:16c'est la cuisine de recherche et développement.
14:18Donc c'est là où vont être créées en fait
14:19toutes les recettes de chez Maison Martin.
14:22Vous voyez, c'est pas très compliqué.
14:24On a des petites casseroles, une balance,
14:28des épices, des purées de piment.
14:31Et là, on fait des essais et des essais.
14:33Et on recommence.
14:33Il faut savoir qu'à peu près,
14:34sur à peu près 100 essais que je fais,
14:37il y a peut-être à peu près 2% même pas
14:39des sauces qui voient le jour
14:41après en termes de commercialisation.
14:43Une vingtaine de sauces sont au catalogue en ce moment.
14:45Maison Martin prévoit de produire
14:47un million de bouteilles cette année.
14:49Depuis sa création il y a six ans,
14:50l'entreprise ne cesse de se développer.
14:52On est sur un marché en fait émergent
14:53un petit peu de la sauce piquante en France.
14:55On est plutôt un pays qui a une culture du poivre
14:57plutôt qu'une culture du piment.
14:59Mais néanmoins, c'est un marché
15:01en très forte croissance.
15:03Il y a des émissions dans tous les sens.
15:05Il y a des choses pimentées
15:06qui sortent tous les jours.
15:08Donc on est vraiment sur une traîne là
15:09assez forte.
15:10En France, les ventes de sauce piquante
15:12auraient grimpé de 30% en 5 ans.
15:14Le marché mondial représenterait aujourd'hui
15:16plus de 3 milliards et demi d'euros.
15:19Je vous propose maintenant
15:20de vous glisser à l'intérieur
15:22des usines de production
15:23du groupe Coca-Cola.
15:24Ici, près de 36 000 bouteilles en plastique
15:27sont produites par heure
15:28ou encore 120 000 canettes.
15:31La Provence, notre partenaire,
15:32a pu se rendre sur deux sites
15:34de production de la région sud.
15:36Sans toutefois, vous allez le voir,
15:37déceler des secrets de recettes
15:39bien gardées au chaud.
15:40Écoutons les dirigeants
15:41de l'entreprise au micro
15:42de notre partenaire de la Provence.
15:44La recette du Coca-Cola
15:46est gardée de manière très secrète.
15:48Et donc, c'est une salle
15:50dans laquelle nous produisons
15:51les concentrés de Coca-Cola.
15:52Et dans cette salle,
15:53uniquement quelques opérateurs
15:55sur le site sont formés
15:57et accrédités pour entrer
15:58dans cette salle.
15:58Nous allons remplir les contenants.
16:01Alors, si on est sur une bouteille
16:03plastique comme du PET,
16:04on va d'abord souffler la bouteille
16:06avant de la remplir
16:07et de la bouchonner.
16:09Si on est sur une canette,
16:10on va recevoir un port de canette,
16:12la remplir et de déposer le couvercle
16:15pour bien sortir et fermer la canette.
16:17Et sur une bouteille en verre,
16:19en signé,
16:20nous allons récupérer
16:21ce qui est consommé
16:22dans les cafés, hôtels, restaurants,
16:24laver la bouteille sur place,
16:26la re-remplir et la renvoyer
16:28une fois avec une capsule.
16:31Puis, lorsqu'on parle de rivalité en France,
16:33dans nos campagnes,
16:34on sait ce que c'est.
16:35Dans la Loire,
16:36les villages de Crémeau
16:37et de Saint-Martin,
16:38la sauveté se disputent
16:39depuis des dizaines d'années.
16:42Pour savoir qui a le plus gros clocher.
16:44Une question aussi sérieuse
16:46que Bonenfant
16:47qui a conduit des géomètres
16:48à sortir leur scanner
16:50pour trancher ce débat.
16:52Le reportage de TL7,
16:54Alexandre Crouzet,
16:55s'est intéressé
16:56à cette histoire
16:57pour le moins insolite.
17:00C'est l'histoire d'une rivalité ancestrale
17:02où se mélangent
17:03mauvaise foi,
17:04fierté locale
17:05et tricherie légendaire.
17:07Entre Crémeau
17:08et Saint-Martin-la-Sauveté,
17:09on se dispute depuis des siècles
17:10pour savoir
17:11qui possède la plus grosse cloche.
17:13L'histoire,
17:14c'est que Crémeau
17:15avait évidemment
17:16une très belle cloche
17:18qui est toujours très belle
17:19puisqu'elle est classée,
17:20elle est ancienne.
17:20Et quand les gens de Saint-Martin
17:23ont voulu avoir
17:24une belle cloche,
17:25ils sont venus mesurer
17:26la cloche de Crémeau.
17:28Et la cloche de Crémeau,
17:30les crémoziens
17:31ne voulaient pas
17:31se laisser faire comme ça.
17:32Ils ont, paraît-il,
17:34modifié la longueur
17:36de la mesure
17:37que les gens de Saint-Martin
17:39avaient pris.
17:39En espérant
17:40qu'ils aient la même mesure,
17:42sinon Crémeau
17:43va être content.
17:45Face à ce conflit
17:46de voisinage
17:46hautement géopolitique,
17:48il fallait un arbitrage
17:49indiscutable.
17:50C'est ici
17:51qu'interviennent
17:51les géomètres experts
17:52de la Loire.
17:53Fini la pige en bois,
17:54place à la science.
17:55On a mis en œuvre
17:56un scanner dynamique
17:57que je tiens dans la main
17:58ici et un scanner statique
18:00qui est en bas.
18:01Avec l'ensemble
18:02de ces données,
18:02on va voir
18:03des données numériques
18:05tridimensionnelles.
18:06Ça va nous permettre
18:07de savoir laquelle
18:08a la plus grande
18:08circonférence,
18:09peut-être aussi
18:10laquelle est la plus haute,
18:11laquelle a plus de volume
18:12de fond, par exemple.
18:13Ce sont des éléments
18:13aussi qu'on n'avait pas
18:14par le passé.
18:16Et nous, c'est aussi
18:17une façon de présenter
18:19notre métier
18:20à ceux qui nous regardent.
18:22Dans le clocher,
18:22l'ambiance est forcément
18:23électrique.
18:24Les premiers chiffres
18:25bruts s'affichent
18:26sur les tablettes.
18:26On parle d'un écart
18:28microscopique.
18:29Alors, le verdict ?
18:30Je ne peux pas dire
18:30parce que je ne vais pas
18:33déclencher une garde
18:34de clocher tout de suite.
18:35Ça se joue
18:35à quelques millimètres
18:36à priori.
18:37Face à la similarité
18:38des deux cloches,
18:39pas de fumée blanche
18:40pour l'instant.
18:40Les géomètres
18:41n'ont pu déterminer
18:42en direct
18:43quelle était
18:43la plus grosse cloche.
18:45Cela va désormais
18:46être aux ordinateurs
18:46de parler.
18:47Faut-il encore savoir
18:48ce qu'entendent
18:49les habitants
18:49par la plus grosse ?
18:50Le volume,
18:51le diamètre,
18:51la hauteur ?
18:52Dans le haut forêt,
18:53quelques millimètres
18:54pourraient bien suffire
18:54à alimenter les conversations
18:55pour les siècles à venir
18:57encore.
18:59Et puis,
18:59vous êtes des milliers
19:00à être collectionneurs,
19:02certains très originaux.
19:03Depuis plus de 30 ans,
19:04Pierre est à Mauselan
19:06qui fait la collection
19:07de livres de boulangerie-pâtisserie.
19:09Et oui,
19:10il possède plusieurs centaines
19:12de ses ouvrages.
19:12Mausel TV a pu le rencontrer.
19:14Il est atypique.
19:16Regardez
19:16et découvrez
19:17sa caverne d'Ali Baba,
19:19Marie Vint.
19:22Pour Pierre,
19:23tout commence
19:24par une autre collection,
19:26celle des diplômes.
19:27Le tout premier,
19:28c'est celui-là,
19:30certificat de pâtisserie.
19:32Plusieurs dizaines
19:32de certificats,
19:34soigneusement exposés
19:35dans le couloir
19:35de son domicile.
19:37A l'époque,
19:38c'est cette accumulation
19:38de titres
19:39qui le passionne.
19:41Quand on commence
19:42par exemple
19:43par la pâtisserie,
19:44après,
19:44on se dit
19:45tiens,
19:45je voudrais bien faire
19:46aussi la chocolaterie,
19:47la confiserie,
19:48la boulangerie.
19:49Mais pour obtenir
19:50ses diplômes,
19:50il faut apprendre.
19:52Alors Pierre
19:52commence à acquérir
19:54un livre de pâtisserie,
19:55puis deux,
19:56puis trois,
19:57pour approfondir
19:58ses techniques,
19:59inconsciemment.
20:00Une nouvelle collection
20:01est en train de naître.
20:02Les deux premiers,
20:03je les ai,
20:04je les ai parce que
20:06je les consulte
20:06encore assez souvent.
20:08Les deux premiers,
20:09c'était ça.
20:14Impossible
20:14de les dénombrer,
20:16Pierre n'a jamais pensé
20:17à les compter.
20:18Mais si vous vous posez
20:20la question,
20:21oui,
20:21il les a tous lus.
20:22Si on me demande
20:23une telle ou telle recette,
20:25alors je sais dans
20:26quel livre je peux la trouver,
20:27par contre,
20:28je ne sais pas toujours
20:28où est le livre.
20:29Des livres de toutes
20:30les époques,
20:31de tous les savoir-faire,
20:33parfois uniques,
20:34parfois en double,
20:36parfois dédicacés.
20:37Et son amour
20:37pour la boulangerie-pâtisserie
20:39ne s'arrête pas
20:39à une collection,
20:40puisque Pierre
20:41est professeur
20:42au lycée professionnel
20:43Simon Lazare de Sarguemines,
20:44une passion qu'il transmet
20:45à ses élèves
20:46et aussi un peu
20:47à sa fille.
20:49Je lui ai acheté ça
20:50quand elle était
20:50un tout petit peu plus petite,
20:52mais voilà,
20:53elle le connaît bien,
20:54elle en fait ce moment.
20:54Je trouve ça chouette
20:55parce que c'est une passion
20:56qu'il a depuis longtemps
20:57et il ne s'en est jamais lassé,
20:59il ne l'a jamais laissé ça de côté.
21:00Il continue d'en acheter,
21:02d'en vendre,
21:02de faire des échanges.
21:04Donc je trouve ça chouette,
21:05ça le passionne toujours autant.
21:06Une chose est sûre,
21:08Pierre ne s'arrête jamais
21:09de recevoir des livres.
21:10Il collectionne encore et encore
21:12et peut-être qu'un jour,
21:14Pierre aussi aura son propre livre
21:16de pâtisserie.
21:20Voilà, je vous propose
21:21une petite touche de douceur maintenant.
21:23Je vous emmène découvrir
21:24un hôtel pour chats
21:26au Mans, dans la Sarthe.
21:28Un établissement accueille
21:29ces félins dans des conditions de luxe.
21:32Et le moins que l'on puisse dire,
21:33c'est que le concept rencontre
21:35un très grand succès.
21:36Reportage de LMTV Sarthe,
21:39signé Prune Avemani.
21:42Imaginez un hôtel
21:44réservé aux chats.
21:46Croquettes, espaces jeux,
21:47copains et coussins confortables,
21:49Rosemary et Manon confient
21:50leur félin à cette drôle de pension
21:52plusieurs fois par an.
21:53On appelle ça un peu
21:54la colonie de vacances des chats.
21:56Parce que déjà,
21:57une, il s'éclate.
21:59De deux, il est en sécurité.
22:00Et puis ça lui permet
22:01de sociabiliser aussi un peu
22:04parce que c'est un chat d'intérieur
22:05et au moins on sait
22:05qu'ici il va être bien,
22:07calme,
22:09avoir tout ce qu'il veut.
22:10Et là, vous voyez,
22:11le nôtre,
22:11il est déjà parti.
22:13On ne sait pas où il est,
22:14mais voilà.
22:15Direction la petite cour protégée.
22:17Au total,
22:18l'hôtel peut accueillir
22:19jusqu'à 32 chats
22:20dans des chambres collectives
22:21ou individuelles.
22:23À terme,
22:23elles devront toutes être décorées
22:25de la même manière
22:26avec du papier peint.
22:27On a mis tous les codes
22:27de la maison
22:28pour qu'ils se sentent
22:29comme chez eux.
22:30Comme chez mamie, en fait.
22:31Il n'y a pas de cache,
22:32pas de grillage.
22:33Et les chats se promènent
22:35en liberté totale.
22:36Quand on voit les petits chats
22:37à côté de nous,
22:38c'est quand même cool.
22:40Et compter entre 17 et 20 euros
22:42la nuit,
22:43le chat doit avoir au moins
22:44trois mois
22:45et être identifié
22:46et en bonne santé.
22:50En France,
22:51près d'une personne sur deux
22:52possède un animal de compagnie,
22:54mais il n'est pas toujours évident
22:55d'emmener cet animal
22:56avec soi en vacances.
22:57Des refuges
22:58ou des petsiteurs,
23:00par exemple,
23:00peuvent prendre le relais.
23:02Exemple en haut de Corse
23:03avec Maléane,
23:04une jeune petsiteur.
23:06Écoutons-la
23:06au micro de Télépaïsé.
23:08Je suis assistante vétérinaire
23:10de métier
23:10et petsiteur
23:12de mon temps libre.
23:13Les gens,
23:13quand ils partent,
23:14les pensions,
23:14il n'y en a que deux
23:15dans le coin.
23:15Elles sont rapidement pleines.
23:17Donc, c'est moi
23:18qu'on appelle
23:19en deuxième ligne
23:20après les pensions.
23:21Moi, je propose souvent
23:23et régulièrement,
23:24c'est ce que je fais
23:24vraiment de mon temps libre,
23:26c'est des promenades
23:26garde à domicile
23:27du propriétaire
23:28et quand il y a de la demande
23:30à mon domicile
23:31pour les NAC,
23:31les nouveaux animaux
23:32de compagnie,
23:33tout ce qui est lapins,
23:34rats, hamsters,
23:35ces petites choses-là.
23:36Sinon,
23:36c'est que vraiment
23:37de la promenade
23:38ou de la garde
23:39ou des soins
23:40au domicile du propriétaire
23:41uniquement.
23:42C'est un marché
23:43de plus en plus lucratif
23:44en France.
23:45Les salons de tatouage
23:47sont très plébiscités
23:48par les Français.
23:4925% d'entre nous
23:51auraient d'ailleurs
23:52au moins
23:52un tatouage sur le corps.
23:54Le tabou autour
23:56de ce sujet
23:56est donc levé
23:57mais ce marché
23:58connaît également
23:59une baisse d'activité
24:00liée au pouvoir d'achat.
24:01Explication avec ce reportage
24:03au salon du tatouage
24:04à Gérard-Mais
24:05dans Les Vosges.
24:06Regardez.
24:07De quoi vous aviez envie
24:08aujourd'hui en fait ?
24:09Aujourd'hui,
24:10j'avais envie de faire
24:11plusieurs petits flashs
24:12pour compléter mon bras.
24:13Donc les flashs
24:14et les petits tatouages
24:15qui posent
24:16et qui font de suite.
24:17Commencer à 17 ans
24:18par un petit
24:19et puis après,
24:19on n'a jamais arrêté.
24:21On ne s'arrête jamais.
24:22Comme Virginie,
24:23on compterait aujourd'hui
24:24en France
24:24entre 20 et 25%
24:26de la population
24:27ont tatoué.
24:28Des boutiques spécialisées
24:29ont ouvert partout.
24:30Elles seraient plus de 5000
24:31au total à ce jour
24:32sur l'ensemble du territoire.
24:33Les conventions
24:34fleurissent également
24:35et plus seulement
24:36dans les grandes villes.
24:37Témoins,
24:37ce premier salon
24:38du tatouage
24:39et du piercing
24:39à Gérard-Mais
24:40où l'on a pu mesurer
24:41l'évolution du marché.
24:43Aujourd'hui,
24:43tout le monde
24:43se fait tatouer.
24:45C'est vraiment
24:46de 18,
24:48parce que théoriquement,
24:48sous 18,
24:49on ne tatoue pas.
24:50Mais de 18 à 77 ans,
24:51les gens se font tatouer
24:53quel que soit
24:53le milieu social,
24:54professionnel.
24:55Il n'y a plus de tabou
24:56par rapport au tatouage.
24:58Avec 270 millions
25:00de chiffres d'affaires
25:00annuels en France,
25:01le tatouage
25:02est aussi un business lucratif
25:04qui mise sur
25:05d'authentiques addicts.
25:06De 50 euros,
25:07le petit flash
25:08a plusieurs milliers
25:09d'euros l'oeuvre
25:09d'un artiste reconnu.
25:11Moi, c'est plutôt esthétique.
25:13Sur le côté
25:13moins symbolique.
25:15Après, tout dépend
25:15des goûts de chacun.
25:17Fais le tour un peu
25:18de ce que ça vous a coûté
25:19pour l'instant ou pas ?
25:20Sur moi,
25:20j'en suis déjà
25:21un beau petit billet,
25:22c'est sûr.
25:228 000 euros,
25:23il me semble,
25:23quelque chose comme ça.
25:24Égare au coup de tête malheureux,
25:26une personne tatouée sur 5
25:28songerait à l'effacement.
25:29Le détatouage en France,
25:31comme partout ailleurs,
25:32prend de l'ampleur.
25:33Alors effectivement,
25:34en ce moment,
25:34on voit beaucoup
25:35l'effet de mode du détatouage.
25:36Moi, je trouve que c'est
25:37une bonne chose
25:38pour les gens qui ont fait
25:38souvent des tatouages
25:39sur des coups de tête
25:40ou sur des endroits visibles
25:41quand ils étaient jeunes.
25:43Notamment justement
25:43la partie du crâne,
25:45les mains,
25:46la gorge.
25:47Il faut bien réfléchir effectivement.
25:48Une envie soudaine maintenant
25:49peut changer dans 10 ans.
25:50Vous avez dépensé combien
25:51sur l'intégralité de votre corps ?
25:53Vous avez une idée précise ?
25:54Je n'ai pas vraiment
25:55d'idée précise.
25:56Je dirais entre 20 et 25 000 euros.
25:58Le coût de ce type
25:59de body art intégral
26:00ou presque
26:00n'a évidemment rien à voir
26:02avec celui d'un petit motif discret.
26:04Dernière donnée sociologique
26:05sur ce phénomène
26:06toujours en croissance.
26:07Le tatouage attire aujourd'hui
26:09davantage les femmes,
26:10les jeunes et les ouvriers.
26:12Merci d'avoir partagé
26:14cette rétrospective
26:15du Grand JT des Territoires
26:16avec nous.
26:17A très bientôt
26:18pour une nouvelle édition.
26:20Au revoir à tous.

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