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La campagne présidentielle peut-elle basculer avec une primaire ? En difficulté dans les sondages, Gabriel Attal relance le débat en proposant une grande compétition de la droite et du centre, à laquelle Bruno Retailleau a donné son accord, tandis qu’Édouard Philippe la refuse. L’ancien Premier ministre parie sur l’ouverture aux électeurs sociaux-démocrates et sur sa capacité à rassembler au-delà de son camp pour faire face à Marine Le Pen.

§#gabrielattal #presidentielle2027 #primaire #edouardphilippe #brunoretailleau #politique

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Transcription
00:00Cet été, lors d'un dîner avec Carla Bruni dans le Var, Nicolas Sarkozy lui avait livré ce conseil de
00:06grand fauve de la politique
00:07« Ne retiens pas tes coups avec qui que ce soit ».
00:10Eh bien c'est peu dire que Gabriel Attal l'a suivi à la lettre.
00:13Alors qu'il était en difficulté dans les sondages, le candidat Renaissance vient d'envoyer un sacré missile dans le
00:20jardin de son adversaire préféré,
00:22Edouard Philippe, en imposant dans le débat public l'idée d'une grande primaire de la droite et du centre.
00:27Et ça prend, puisque Bruno Retailleau, chez Les Républicains, vient lui-même de lui dire oui.
00:32Si bien qu'Edouard Philippe se retrouve isolé, tout seul à refuser cette compétition.
00:37Peu importe pour Gabriel Attal qui répète que cette primaire aura bien lieu début 2027,
00:43que son rival d'horizon n'aura pas le choix et que cela, comme il dit, rebat les cartes.
00:48Pour lui, c'est une nouvelle campagne qui démarre.
00:50Le calcul stratégique de l'ancien Premier ministre est le suivant.
00:54Les électeurs de gauche, sociodémocrates, qui sont tentés pour l'instant de voter pour le député européen Raphaël Glucksmann,
01:00ne voudront pas mettre tous leurs œufs dans le même panier.
01:03Ils chercheront forcément à un moment un plan B au cas où.
01:06Et il viendrait donc voter pour lui dans cette primaire.
01:09Voir, par ailleurs, pour vaincre Marine Le Pen au second tour,
01:13il faudra bien attirer des électeurs de droite comme de gauche.
01:16Et il est le seul, pense-t-il, avec Edouard Philippe, à avoir ce profil attrape-tout.
01:20Un ultime avantage, enfin, s'il perdait, eh bien, ça serait une porte de sortie assez honorable.
01:26Si Gabriel Attel a fait cette proposition choc,
01:29c'est parce qu'il pense que les scènes de pillage des 17 et 18 octobre
01:32ont tout changé dans cette campagne présidentielle,
01:35en propulsant encore davantage le Rassemblement National et LFI.
01:39C'est un tournant, un traumatisme absolu.
01:41C'est papivoise fois mille.
01:43C'est ce qu'il dit en référence à ce fait divers où un retraité avait été roué de coups
01:48en 2002,
01:49ce qui avait fait basculer le premier tour de la présidentielle en faveur de Jean-Marie Le Pen.
01:53Depuis les 17 et 18 octobre, selon Gabriel Attal,
01:57la droite et le centre sont devenus tout simplement inaudibles.
02:00S'il n'y a pas d'électrochoc, prévient-il, on sera tous effacés.
02:04Et ne venez pas lui dire qu'il se contredit un peu,
02:07lui qui n'était pas très chaud jusqu'ici pour une grande primaire avec Bruno Retailleau
02:10ou David Lysnard à droite, pas franchement ses meilleurs amis.
02:14Comme il dit, je préfère encore ça à Marine Le Pen.

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