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Retrouvez le replay de Fauvelle Week-end sur BFMTV.
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00:00C'est maintenant Sébastien Chenu qui va nous rejoindre.
00:03Sébastien Chenu qui est le nouveau président du groupe du Rassemblement National à l'Assemblée
00:08puisqu'il remplace à ce poste Marine Le Pen qui a décidé de se consacrer à sa campagne présidentielle.
00:13Je ne la remplace pas.
00:14Lui succéder. Bonsoir M. Chenu, soyez bienvenue sur ce plateau.
00:17On parlait de ce qui se passe en ce moment en France.
00:20Hier, entre 600 000 et 1 600 000 manifestants, de nouveaux appels à manifester demain
00:25et notamment des appels des Gilets jaunes qui ont prévu de manifester place de la Concorde à Paris
00:31en dépit de l'interdiction lancée par les préfecteurs.
00:33Est-ce que ça vous inquiète ou est-ce que désormais,
00:36on a entendu vos critiques pendant plusieurs semaines sur Laurent Nunes,
00:39mais vous considérez que la situation est aujourd'hui sous contrôle ?
00:42Je dirais que l'ordre est rétabli ponctuellement,
00:47mais l'ordre n'est pas assuré dans notre pays.
00:50La sécurité n'est pas assurée dans notre pays.
00:52Et ce qui m'inquiète effectivement, c'est toujours la réponse du gouvernement.
00:55En tous les cas, ce que j'en ai vu, je me souviens d'un Laurent Nunez
00:59venant nous expliquer un peu piteusement qu'il y avait eu des ratés,
01:03qu'ils s'étaient laissés déborder dans un grand pays comme la France,
01:07qu'un ministre de l'Intérieur vienne nous dire ça.
01:09Ça n'arriverait pas avec le Rennes.
01:11Est-ce que vous pouvez dire ça avec certitude ?
01:12Ça ne serait pas arrivé.
01:13Monsieur, en tous les cas, je ne sais pas si ça serait arrivé ou pas,
01:16mais nous n'aurions probablement pas géré les choses de la même façon,
01:19dans le sens où nous, ce que nous demandons depuis longtemps,
01:21c'est une anticipation qui s'appuie sur effectivement des moyens de renseignement,
01:26mais aussi une gestion des frontières.
01:28Je vous rappelle qu'on nous a dit que les Black Blocs venaient de pays étrangers.
01:31On ne nous l'a dit pas avant les manifestations.
01:33Depuis très longtemps, on nous dit qu'ils viennent par centaines, etc.
01:36La gestion des frontières, on l'a vu pendant le Covid, elle peut se faire.
01:39Donc une anticipation...
01:40Pardon, je reviens sur ce moment.
01:41Comment vous auriez bloqué les Black Blocs à la frontière ?
01:43Comme on l'a fait pendant le Covid, on a repris le contrôle des frontières.
01:48Si vous vous souvenez, vous ne pouviez pas, moi qui suis nordiste,
01:50vous ne pouviez pas aller en Belgique, naturellement.
01:52Vous aviez des contrôles aux frontières qui étaient très ponctuels.
01:55Vous souhaitez qu'il y en ait en permanence ?
01:56Non, je viens de vous dire ponctuellement.
01:58Ce jour-ci, c'est les jours autour de la manifestation,
02:01de façon à empêcher l'arrivée de Black Blocs étrangers.
02:03Les services de renseignement, visiblement, avaient été probablement défaillants.
02:07Mais il y a également une doctrine, probablement...
02:10Moi, je ne suis pas un praticien de la doctrine du maintien de l'ordre.
02:13Je me garderais bien de donner des leçons en cela.
02:17Mais une doctrine qu'il faut probablement faire évoluer et adapter.
02:20Et puis, évidemment, de l'autre côté, à l'autre bout de la chaîne.
02:23Et là, ce n'est pas le ministre intérieur qui est responsable.
02:25C'est adapter la réponse pénale.
02:27Moi, je serais très curieux, aujourd'hui,
02:30de savoir combien de personnes interpellées sont en prison
02:36au moment où nous nous parlons, interpellées le 17 octobre lors des émeutes.
02:40Combien, aujourd'hui, il y en a en prison ?
02:41Probablement très peu.
02:43Mais vous n'avez pas de chiffres.
02:45J'aimerais le savoir, je le demande.
02:47Et d'ailleurs, le ministère de l'Intérieur devrait nous le communiquer.
02:49Est-ce que vous soutenez, Sébastien Chedou,
02:52ceux qui manifestent aujourd'hui contre la vie chère pour le pouvoir d'achat,
02:55ou est-ce que vous leur dites,
02:57ça ne sert à rien à six mois d'une élection ?
02:59Ça ne sert jamais à rien lorsqu'on est un Français qui souffre,
03:04qui a du mal à boucler les fins de mois, de se faire entendre.
03:06Moi, j'ai beaucoup de respect pour les gens qui viennent exprimer leur mécontentement.
03:10Et on a un peu le sentiment que toutes les additions se payent en même temps.
03:14Les problématiques de pouvoir d'achat ou les problématiques salariales,
03:17elles ne sont pas nouvelles dans notre pays.
03:19Là encore, on a l'impression que le gouvernement essaye de trouver des solutions à la va-vite.
03:24Ça fait dix ans qu'ils sont là.
03:25Aujourd'hui, il y a un chiffre qui est sorti,
03:26c'est le nombre record encore de défaillances d'entreprises.
03:30Et c'est le xième mois que le chiffre est record.
03:33Donc là encore, on voit bien que ce gouvernement n'a rien anticipé
03:36et qu'à un moment, il se retrouve face à une crise dont il ne sait pas comment sortir.
03:40Ces défauts d'anticipation sont aussi des défauts d'écoute des Français.
03:44Est-ce que vous craignez une présidentielle qui se jouerait dans la rue ?
03:47C'est-à-dire des manifestations qui se répéteraient semaine après semaine
03:50jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle.
03:54Est-ce que ça vous inquiète pour que les Français puissent voter sereinement dans six mois ?
03:58Moi, je pense que ce serait mieux qu'effectivement le gouvernement trouve les voies et moyens
04:01de pouvoir faire en sorte que la campagne se passe sereinement,
04:04s'il en fait de sa responsabilité.
04:06Nous, mais comme celle de celle des candidats, nous, on va faire des propositions.
04:09Mais on le dit aux Français, tenez bon, six mois à tenir
04:13avant de pouvoir changer de direction politique.
04:16Le macronisme ne sera plus qu'un mauvais souvenir dans six mois.
04:20Ça, c'est une réalité.
04:22Maintenant, le temps du débat et de l'offre politique,
04:24il doit être évidemment le plus serein possible.
04:27Nous, on a des propositions à faire valoir.
04:28Marine Le Pen en a fait valoir dernièrement sur le logement
04:31ou sur le pouvoir d'achat depuis très longtemps.
04:34Mais moi, je me méfie des Grenelles, des réunions.
04:38Vous savez, on a déjà eu les grands débats, les cahiers de doléances.
04:41Et tout ça n'a servi à rien.
04:43Donc, ce gouvernement, en fait, depuis dix ans, n'écoute pas les Français,
04:47n'entend pas leurs souffrances et les a laissés à l'abandon très souvent.
04:51Est-ce qu'il est sain, Sébastien Chenuc,
04:53le second tour de l'élection présidentielle se déroule le dimanche 2 mai,
04:57c'est-à-dire au lendemain des cortèges syndicaux
05:00qui rassemblent généralement beaucoup de monde,
05:02au lendemain également d'ailleurs de l'événement que le RN organise chaque année le 1er mai
05:07et dans une période où les médias ne peuvent pas,
05:11ils n'ont pas le droit, c'est la période de réserve,
05:13raconter ce qui se passe en France ?
05:15– Oui, c'est d'une perversion insoutenable
05:17que le président de la République ait mis le scrutin le 2 mai.
05:20– Pour être honnête, il n'a pas beaucoup de dates possibles ?
05:23– Ben si, le suivant, le 9 mai par exemple,
05:25enfin il pouvait décaler, d'ailleurs rappelez-vous,
05:27Mitterrand était élu un 10 mai, Sarkozy je crois un 16 mai,
05:30– Vous demandez encore, aujourd'hui la date n'est pas encore gravée dans le marbre ?
05:34– Non, on l'a dit, il faut un maximum de sérénité,
05:38et puis vous savez très bien qu'on ne peut pas s'exprimer,
05:41vous avez dit que vous ne pouvez pas couvrir,
05:43et on ne peut pas s'exprimer politiquement la veille d'un scrutin
05:45pour laisser les Français à leur propre réflexion,
05:47on va voir évidemment des cortèges,
05:49des gens qui appelleront à voter pour ou contre un ou une candidate,
05:54tout ça n'est pas très sérieux,
05:55il faut laisser les Français la veille d'un premier tour
05:59peser le pour et le contre de leur choix.
06:01– Le souhait du RN c'est qu'on décale le premier ou le second tour d'une semaine.
06:04– On l'a exprimé, Emmanuel Macron nous a indiqué,
06:06a indiqué aux Français que non, il maintenait sa décision.
06:09Ce président de la République, sincèrement,
06:11on n'a jamais connu un président de la République
06:14qui ait si peu l'envie de calmer un pays,
06:19d'écouter un pays, de le rendre serein,
06:21c'est quand même un président de la République
06:23qui est à chaque fois appuyé sur la pédale d'accélérateur dans les problèmes.
06:27– Vous nous avez dit il y a quelques instants,
06:28Sébastien Chenu, je ne crois pas au Grenelle,
06:31ce n'est pas un Grenelle qui est organisé l'année prochaine,
06:33c'est une conférence sociale,
06:34c'est dans la terminologie des rendez-vous.
06:37– Les rendez-vous sont les rues des ministères.
06:39– Le gouvernement semble aujourd'hui prêt à faire un geste
06:42sur le niveau du SMIC.
06:44Je voudrais vous faire entendre ce que dit aujourd'hui
06:46Jean-Pierre Farandou, le ministre du Travail,
06:47sur le montant du coup de pouce.
06:51– L'idée c'est de, vous voyez, il y a la barre des 1500 euros nets,
06:54voilà, on n'y est pas encore, on est à 1477.
06:57L'objectif c'est la convergence, ce qui me paraît important,
06:59si on arrive à avoir une convergence, je le redis,
07:02où on arrive à augmenter le SMIC, les minimas de branches et les salaires
07:05sans affecter l'emploi, c'est ça qui est mon objectif.
07:08– Il faut essayer de franchir la barre des 1500 euros nets,
07:11dès aujourd'hui Jean-Pierre Farandou,
07:12alors que Sébastien Lecornu recevait le patronat aujourd'hui.
07:15Le SMIC il est à 1477, ce qui voudrait dire une grosse vingtaine d'euros,
07:21sachant qu'une partie de toute façon était une revalorisation automatique.
07:24Est-ce que vous dites c'est mieux que rien ou il ne faut pas le faire ?
07:26– Alors j'y viens, il y avait une revalorisation automatique,
07:29vous venez de le dire.
07:30– De l'ordre de 1% au 1er janvier prochain qui serait avancé d'un mois.
07:33– Voilà, grosso modo finalement le SMIC augmenterait de 7 euros,
07:36en plus de la revalorisation.
07:38Le gouvernement ferait un geste de 7 euros.
07:40Ils se sont mis, je vais vous dire, dans un corner, dans un coin,
07:44qui est à mon avis une impasse.
07:46Pourquoi ? Parce que vous avez les milieux économiques qui vous disent,
07:49vu l'état de l'économie française,
07:51et ça ne s'améliore pas avec le bazar qui règne dans le pays,
07:54les dégradations de commerce etc.,
07:56qui vous disent notamment les PME en particulier,
07:58notre tissu de PME, qui nous disent nous on n'arrivera pas à le payer,
08:01on n'arrivera pas à assumer une augmentation du SMIC,
08:04ou alors ça va créer de l'inflation,
08:06ou alors ça va créer des licenciements,
08:08donc les milieux économiques sont assez mécontents.
08:11Les Français qui vont gagner 7 euros de plus qui sont au SMIC,
08:14ce n'est pas un geste exceptionnel 7 euros.
08:17Moi je crois qu'il faut sortir de ça en se bloquant,
08:19en arrêtant de se bloquer sur le SMIC.
08:21Il faut prendre en considération les travailleurs qui gagnent le SMIC,
08:24mais également les travailleurs qui gagnent jusqu'à 3 fois le SMIC,
08:26parce que vous pouvez gagner plus que le SMIC sans être un Français très riche,
08:31et travailler et augmenter les salaires.
08:33Nous, nous le proposons de 10% jusqu'au français qui gagne 3 fois le SMIC,
08:38avec effectivement une baisse, un gel des charges patronales.
08:41Sur le principe, j'essaie de comprendre le logiciel économique du RN.
08:46Marine Le Pen qui a été interrogée hier sur la proposition de la CGT
08:49d'augmenter le SMIC de 10% a eu cette phrase qui peut surprendre,
08:54on a dit qu'on ne peut pas faire ça de manière coercitive,
08:56parce que sinon on change de régime, on rentre dans l'URSS.
09:00Et je ne suis absolument pas convaincu de l'efficacité de l'URSS.
09:03Augmenter le SMIC, c'est vivre en URSS.
09:06Imposer aux entreprises, aux PME en particulier, une augmentation du SMIC.
09:11Imposer, c'est ce que dit Marine Le Pen.
09:12Ça veut dire que Marine Le Pen à l'Élysée, il n'y aura jamais de coups de pouce au
09:16SMIC,
09:16au-delà de la revalorisation automatique.
09:19Il y aura une hausse des salaires, dont le SMIC,
09:21mais bien au-delà des gens qui sont au SMIC,
09:23parce que d'ailleurs, pourquoi est-ce que des Français qui sont juste au-dessus du SMIC
09:26ne seraient pas aujourd'hui intéressés à avoir leur salaire augmenter ?
09:30Donc nous, ce que nous disons, c'est que nous embarquons les Français qui sont au SMIC,
09:33mais les Français qui sont jusqu'à trois fois le SMIC,
09:35dans une hausse des salaires de 10%.
09:38Et on veut non pas contraindre, obliger, tabasser les entreprises,
09:42qui les gens n'en peuvent plus,
09:43mais créer à travers la baisse des charges, en tout cas le gel des charges patronales,
09:46créer le contexte, créer l'environnement,
09:49créer les possibilités aux entreprises de le faire,
09:52les accompagner dans cette hausse des salaires.
09:54Il y a une problématique de hausse des salaires,
09:56de salaire dans notre pays.
09:58Mais le fait de s'enfermer dans une hausse du SMIC,
10:01c'est d'abord oublier beaucoup de Français qui ne sont pas au SMIC
10:03et qui ne sont quand même pas très riches et qui bossent beaucoup.
10:05Pourquoi est-ce qu'on les oublierait ?
10:07Généralement, les entreprises derrière sont un peu obligées de répercuter pour ce qu'il y a.
10:10Et puis, je vous le dis, les contraindre, écoutons ce que nous disent nos entreprises,
10:15écoutez ce que va vous dire votre commerçant du coin, votre boulanger,
10:19le boulanger de Tiant, dans ma circonscription, va me dire,
10:22écoutez, moi je vais donc augmenter mes pains au chocolat, mes croissants, etc.
10:27Si c'est ça, parce que je ne peux pas ne pas payer davantage,
10:30je ne peux pas payer davantage mon employé si je n'augmente pas.
10:33Donc ça crée de l'inflation et ça ne permet à personne d'embaucher.
10:36– Je voudrais vous entendre sur la CGT et sur ce que vous avez dit il y a quelques jours
10:40au sujet de la CGT, vous avez menacé de couper les subventions publiques
10:44aux syndicats dirigés par Sophie Binet en cas de victoire.
10:47C'est quoi ? C'est une vengeance parce qu'elle a manifesté contre vous ?
10:49– Non, ce n'est pas ça, et Marine Le Pen a eu raison de me faire préciser les choses.
10:54Nous, ce que nous considérons, c'est qu'un appareil syndical,
10:56il ne doit pas procéder à des appels à voter au moment des élections.
11:00Ce n'est pas son boulot a priori puisqu'il touche des fonds publics
11:03et devrait garder une certaine forme de neutralité
11:05pendant la période électorale.
11:06Et nous allons non pas lui couper les subventions,
11:09mais le mettre au même régime que les partis politiques
11:10s'ils souhaitent faire de la politique.
11:12C'est-à-dire un contrôle de ses comptes par les organes
11:14qui aujourd'hui contrôlent les comptes des partis politiques.
11:15– Donc vous pouvez rassurer Sophie Binet si Marine Le Pen arrive au pouvoir
11:18et que vous n'enlèverez pas un euro de subvention ?
11:20– Les élus du Rassemblement national votent dans les régions
11:24ou dans les départements ou dans les communes
11:25les subventions aux syndicats.
11:27Ce qui nous heurte, c'est que de l'argent public
11:29soit utilisé par des associations, et c'est là en fait
11:31où les syndicats ne sont pas des associations exactement comme les autres.
11:36– Mais ce que vous dites, c'est que la CGT est devenue un parti politique ?
11:38– Souvent, Mme Binet, j'ai l'impression qu'elle est une roue de secours de LFI,
11:42qu'elle fait de la politique, qu'elle donne des brevets,
11:44qu'elle dit pour qui il faut voter, pour qui il ne faut pas voter.
11:47– Il est arrivé régulièrement, Sébastien Chenouk,
11:48la CFDT se mette en travers de votre chemin,
11:51appelle clairement à ne pas voter pour vous, voire à voter.
11:54Donc la CFDT est aussi pour vous un parti politique.
11:56– Ce n'est pas leur rôle, mais ils seront traités comme des associations
11:59qui font de la politique, c'est-à-dire avec un contrôle,
12:01évidemment, de leur compte, comme le sont les partis politiques.
12:04Mais ce n'est pas leur rôle.
12:05Le rôle, c'est de défendre les travailleurs.
12:07C'est de faire de la politique, j'ai à dire, avec un grand P,
12:09de regarder les enjeux de notre société.
12:11Ce n'est pas de dire aux électeurs, ou à leurs adhérents plutôt,
12:13pour qui ils doivent voter.
12:14D'ailleurs, je rassure Mme Binet, il y a beaucoup d'adhérents,
12:17et je les remercie, de la CGT,
12:20qui votent pour le Rassemblement national.
12:21– Ça veut dire qu'un syndicat qui appellerait à voter pour le RN
12:25serait soumis aux mêmes nouvelles conditions ?
12:27– Aux conditions que je vous ai indiquées,
12:29c'est-à-dire le contrôle des comptes, etc.
12:33On a connu des sanctions plus dures, quand même.
12:35Mais c'est normal, quand vous faites de la politique,
12:37quand vous distribuez des tracts politiques en disant
12:39« faut voter pour l'un ou pour l'autre »,
12:40vous devez quand même rendre des comptes,
12:42puisque vous touchez de l'argent public, c'est ça la réalité.
12:44C'est parce que derrière, il y a des subventions publiques,
12:46c'est-à-dire que c'est l'argent de tous les Français,
12:48c'est le vôtre et le mien.
12:48Et donc, nous, on considère qu'il faut, évidemment,
12:51dans ces cas-là, être contrôlé.
12:53Mais, encore une fois, on a besoin des syndicats
12:56dans une vie démocratique.
12:57Moi, je n'ai aucun problème,
12:58et je trouve même qu'on n'a pas assez de Français
13:00qui sont syndiqués.
13:01Parce que quand vous avez des syndicats qui sont robustes,
13:03qui sont forts, vous avez des interlocuteurs
13:04qui sont crédibles.
13:05Mais en revanche, on a besoin des syndicats
13:07qui défendent les travailleurs.
13:08Ça fait bien longtemps que Mme Binet,
13:10elle défend tout sauf les travailleurs.
13:11– Édouard Philippe s'attire les foudres
13:14d'une partie de la gauche
13:16pour avoir donné, pour avoir expliqué
13:19que selon lui, parmi les pilleurs du 17 octobre,
13:22il y avait, je vais le citer,
13:23une surreprésentation des Français
13:26issus de l'immigration parmi les casseurs.
13:29Faites-vous la même analyse que lui ?
13:31Estimez-vous que c'est une faute de sa part ?
13:33– Moi, j'ai regardé les chiffres du ministère de l'Intérieur.
13:35Sur les personnes qui ont été interpellées
13:38ce jour-là, lors des émeutes du 17 octobre,
13:41puisqu'on va prendre le jour où il y a eu
13:42les plus grosses émeutes,
13:4330% des interpellés étaient de nationalité étrangère.
13:47– Tout à fait.
13:48Alors, je peux préciser le chiffre ?
13:49– Oui, bien sûr.
13:50– J'ai aussi regardé,
13:51parce que c'est un sujet inflammable ces derniers jours,
13:53le seul chiffre dont on dispose,
13:55clairement, parmi les 186 personnes,
13:58186 incarcérées pour des faits le 17 octobre,
14:0170% françaises, vous avez raison,
14:0330% étrangères,
14:04il n'est à aucun moment question
14:05des Français issus de l'immigration.
14:08– C'est sûr, ce n'est pas ce que j'ai dit d'ailleurs.
14:08– Et c'était les propos d'Edouard Philippe
14:10qui lui sont reprochés,
14:10les Français issus de l'immigration.
14:11– C'est pour ça que M. Philippe, en fait,
14:14se prend les pieds dans le tapis
14:15dans le sens où il ne sait pas ce qu'il raconte.
14:17Moi, je sais ce que je raconte, je vous dis,
14:19il y avait 30% des interpellés
14:21qui sont de nationalité étrangère.
14:23Après, qu'il y ait des Français
14:24qui soient d'origine immigrée
14:26ou d'origine de Bretagne, etc.,
14:28c'est un autre débat.
14:29Mais M. Philippe confond tout.
14:31Et moi, je crois que c'est là
14:33où ça se voit que ces gens-là
14:35ne savent pas aborder le problème
14:37de l'immigration et qu'ils confondent tout.
14:38Moi, je pense qu'on a un problème d'immigration
14:40parce qu'il y a des gens
14:40qui sont des non-nationaux
14:42et qui se comportent très mal dans notre pays
14:43et qui doivent être évidemment
14:45expulsés de notre pays.
14:46Vous n'êtes pas Français,
14:47vous cassez, vous êtes délinquants,
14:49vous devez être renvoyés chez vous.
14:50Et puis après, vous avez des Français,
14:52quelle que soit leur origine,
14:53s'ils se comportent mal,
14:54s'ils se comportent comme des voyous,
14:56eh bien ils doivent avoir
14:56une réponse pénale adaptée.
14:57Ça veut dire que vous vous considérez
14:58que le problème,
14:58ce sont des chiffres très partiels.
15:01Je le précise,
15:02186 personnes incarcérées,
15:03il y en a eu des milliers
15:04et des milliers d'autres.
15:05C'est un petit échantillon qu'on a.
15:06Vous vous dites,
15:08je ne note pas de surreprésentation
15:10des Français issus de l'immigration,
15:12je note une surreprésentation
15:13des étrangers.
15:15Une surreprésentation des étrangers
15:17et ensuite,
15:18allons plus loin dans le débat,
15:19il y a dans la délinquance...
15:20Je précise un point
15:21parce qu'il est important,
15:22Sébastien Chenu,
15:22pour la bonne compréhension.
15:23Quand un étranger,
15:24par exemple,
15:26qui est en OQTF,
15:27est arrêté pour autre chose,
15:29il est immédiatement placé
15:31en détention ce jour.
15:32Ce qui peut expliquer,
15:33c'est l'explication donnée
15:34par les experts,
15:35ce qui peut expliquer ce chiffre.
15:37Les OQTF ne sont jamais expulsés.
15:38Mais ensuite,
15:39il y a dans la délinquance
15:40une surreprésentation
15:41de la jeunesse
15:43et de l'immigration.
15:44Tous les sociologues,
15:45évidemment, le disent.
15:46Tant que vous ne traitez pas
15:46la problématique
15:47de la réponse pénale
15:49de la jeunesse
15:49et la problématique migratoire
15:51dans notre pays,
15:52vous ne réglez pas
15:52le problème de la délinquance.
15:53Oui, il y a,
15:54dans la délinquance,
15:55une surreprésentation
15:56de l'immigration
15:57et de la jeunesse.
15:58Nous, on dit les choses clairement,
16:00on s'appuie sur des faits objectifs
16:01et on propose des solutions
16:03qui, je crois,
16:04peuvent permettre
16:04de régler ces problèmes-là.
16:05Le problème d'Edouard Philippe,
16:06c'est que lorsqu'il s'aventure
16:08sur ce terrain-là,
16:09il a été un tellement
16:09mauvais Premier ministre,
16:10il a tellement ouvert les vannes,
16:12ils ont accueilli
16:13500 000 étrangers légaux
16:15par an sur notre territoire
16:16depuis 10 ans, par an.
16:18Il n'y a pas 500 000 étrangers légaux
16:19qui rentrent chaque année en France ?
16:20Si, si.
16:21Il y en a un peu moins de 400 000
16:23et on compte pour un tiers
16:25des étudiants étrangers
16:26qui viennent faire leurs études en France.
16:27Tout le monde entre,
16:28personne ne sort.
16:29Et puis, il y a tous les illégaux.
16:31Donc, vous voyez,
16:31même votre chiffre
16:32serait largement, évidemment,
16:33dépassé.
16:34La réalité, c'est qu'on voit bien
16:35qu'Edouard Philippe
16:36est incapable de prendre
16:37à bras-le-corps
16:38le problème de l'immigration.
16:40Il confond tout,
16:41il a très mal agi, je crois,
16:43lorsqu'il était Premier ministre
16:44sur ce sujet
16:45et il ne propose aucune solution
16:47qui soit adaptée.
16:49Le budget, Sébastien Chenet,
16:51il s'est passé quand même
16:51quelque chose cette semaine
16:52à l'Assemblée
16:53et vous y étiez.
16:54Le budget a été rejeté
16:55comme un seul homme.
16:56C'est le cas de le dire.
16:58458 voix contre,
17:00aucune voix pour.
17:01La dette française brûle,
17:02la croissance s'effondre
17:04et vous, les députés,
17:05vous regardez ailleurs.
17:06Ah ben non,
17:06nous, on s'oppose.
17:08Depuis 10 ans,
17:09nous nous sommes opposés
17:10à tous les budgets
17:11d'Emmanuel Macron.
17:13Vous ne pouvez pas
17:14nous prendre à défaut.
17:14Nous ne sommes pas d'accord
17:15avec la politique qui est menée.
17:16D'ailleurs, les Français
17:16ne sont pas d'accord non plus
17:17avec la politique qui est menée.
17:19Mais là,
17:20la majorité,
17:21ce n'est plus Emmanuel Macron.
17:22Aujourd'hui, il n'y a plus de majorité.
17:23Ah ben voilà,
17:23le problème,
17:23c'est qu'il n'y a plus personne
17:24pour soutenir Emmanuel Macron.
17:26Mais ça, ça fait bien longtemps
17:27qu'on a vu cette situation
17:28se dégrader.
17:29Et puis pourtant,
17:29ils ont essayé.
17:30Ils ont fait élire des LFI,
17:31LFI a fait élire des macronistes.
17:33Aujourd'hui,
17:33plus personne ne soutient
17:34la politique d'Emmanuel Macron.
17:35Il n'y a pas un macroniste
17:36pour soutenir le début
17:37du commencement d'un budget.
17:39Parce que la gauche
17:40y a ajouté des mesures,
17:41parce que vous y avez ajouté des mesures
17:42et que ce budget,
17:43à la fin,
17:44il est indigeste pour tout le monde.
17:44Et heureusement qu'on était là
17:45pour protéger les retraites
17:46des Français,
17:47pour faire voter la fin
17:49de la cotisation
17:50de la vie étudiante,
17:51plus de 100 euros par mois.
17:52Heureusement qu'on a été là
17:53pour essayer de faire bouger les lignes.
17:54Comment on sort de tout ça ?
17:55Ils ont créé
17:57une crise économique,
17:58une crise sociale,
17:59une crise financière
18:00et une crise politique.
18:02Ils auront vraiment
18:03tout abîmé
18:04durant 10 ans.
18:05Comment on en sort ?
18:06Évidemment par l'élection,
18:07évidemment par des choix profonds.
18:08Mais avant l'élection,
18:09il faut un budget.
18:10Ah mais bien sûr.
18:10Comment on sort
18:11de cet impasse budgétaire aujourd'hui ?
18:12Vous dites quoi ?
18:13Il faut que Sébastien Lecornu
18:14fasse un budget
18:15et on ne le censurera pas
18:17et qu'on passe à autre chose.
18:18Moi j'attends de voir
18:19ce que le Premier ministre
18:21va faire
18:22dans la copie
18:23qu'il va proposer
18:23aux députés
18:24en matière budgétaire.
18:26On ne votera pas ce budget.
18:27On ne le votera pas.
18:28La question c'est la censure.
18:29Mais la question c'est la suite.
18:30Donc ou ce budget
18:31est absolument insupportable
18:34mais il est corrigeable.
18:36C'est-à-dire qu'effectivement
18:37c'est un budget
18:37pour quelques mois
18:38et on peut le corriger
18:39et on fera très attention
18:41à ce que, évidemment,
18:42la France se donne un budget
18:42pour ne pas déstabiliser
18:44les marchés.
18:44Mais ça veut dire
18:45que vous continuez
18:45à brandir le risque
18:46d'une censure.
18:47On avait cru comprendre
18:48mais je me suis peut-être trompé
18:49que c'était fini.
18:51Que vous estimiez
18:52qu'à six mois
18:52d'une élection présidentielle,
18:54la page Lecornu
18:55était déjà tournée.
18:55M.Faubel, nous sommes des gens
18:57libres et des gens responsables.
18:58Libres, on ne s'interdit rien.
19:00Si on doit censurer
19:01M. Lecornu,
19:02on les a tous censurés avant lui,
19:04on censurera M. Lecornu.
19:05Mais nous sommes des gens responsables.
19:07Nous n'ajouterons pas
19:08un problème au problème,
19:10c'est-à-dire au fait
19:10que la France puisse dévisser,
19:12que les marchés disent
19:13on arrête de prêter à la France.
19:14Nous n'ajouterons pas
19:15un problème au problème
19:16qu'ils ont créé tous.
19:18Donc un budget réversible,
19:19un budget modifiable,
19:20un budget qu'on pourrait corriger
19:21dans six mois en arrivant.
19:23On peut regarder un budget
19:25qui ne soit pas corrigeable,
19:26pas réversible,
19:27qui entame trop
19:29effectivement ces possibilités
19:31de conversion
19:31et on prendra nos responsabilités.
19:33Ce que vit aujourd'hui
19:34le bloc central Sébastien Chenu,
19:36il y a une hypothèse,
19:37un scénario
19:37où vous pourriez le vivre vous aussi.
19:39C'est-à-dire une victoire
19:41à la présidentielle
19:41et pas de majorité absolue
19:43aux législatives
19:44qui suivront quelques semaines.
19:46Pourquoi ?
19:47Je n'y crois pas du tout
19:48parce que je pense
19:48que si les Français
19:49font confiance à Marine Le Pen
19:51et l'élice présidente
19:52de la République,
19:52ils donneront une majorité.
19:54Pourquoi ?
19:55Parce qu'on ne donne pas
19:56les clés à quelqu'un
19:56pour un mois après
19:57lui dire
19:58écoutez,
19:58on vous a donné les clés
19:59mais finalement
20:00on garde le moteur
20:01de la voiture.
20:02Ils donneront à Jordan Bardella
20:03une majorité
20:04pour appliquer,
20:05aller au bout
20:06des réformes
20:07qui sont nécessaires.
20:08Ce serait un non-sens
20:08et je vais vous dire...
20:09Sauf si par exemple,
20:11on a eu des exemples récents,
20:13la gauche met sous le tapis
20:15ses divergences
20:15et des signes
20:16de Parti Unique.
20:17Et je vais vous dire
20:18et vous l'avez dit,
20:20l'image de l'Assemblée nationale
20:21qui a été vue
20:22a profondément
20:24écœuré les Français.
20:25Ces trois blocs
20:26qui se neutralisent
20:27tous les trois
20:28montrent qu'il faut
20:28une majorité
20:29et nous on demandera
20:30aux Français
20:30de donner une majorité
20:31pour que Jordan Bardella
20:32puisse mener la politique
20:34sinon effectivement
20:35c'est lier les mains
20:37de la présidente
20:38de la République
20:39immédiatement.
20:40Or ce n'est pas le but,
20:40le but c'est de changer
20:41de politique,
20:42ce n'est pas de continuer
20:43et d'empêcher
20:44et de donner
20:44qu'à moitié.
20:45Emmanuel Macron
20:46ne sera plus président
20:47dans un peu plus de six mois
20:47mais en attendant
20:49il s'invite
20:50dans cette campagne
20:51dans des confidences
20:52faites à plusieurs journalistes
20:54il souhaite
20:55qu'une grande coalition
20:57qui pourrait aller
20:58sur sa rive gauche
20:59de Raphaël Luxman
21:01à sa rive droite
21:02David Lissnard
21:03en incluant
21:03Gabriel Attal,
21:05Bruno Retailleau
21:05et Edouard Philippe
21:07il souhaite que tout cela
21:08aboutisse
21:09à une candidature unique
21:10au premier tour
21:11face au duel
21:13d'annoncer Jean-Luc Mélenchon
21:15Marine Le Pen
21:15d'abord
21:16est-ce que pour vous
21:17c'est un scénario crédible
21:18c'est-à-dire
21:19un tout sauf Mélenchon
21:20tout sauf Le Pen
21:20qui naissent
21:22aujourd'hui au centre
21:23Je vais vous dire
21:24moi c'est 50 nuances
21:25de macronisme
21:26d'Edouard Philippe
21:27à David Lissnard
21:28en passant par Bruno Retailleau
21:29qui a été ministre
21:29David Lissnard
21:30macroniste ?
21:31Ben oui
21:31il a dit qu'il ne gouvernerait
21:33jamais avec le Rassemblement National
21:34il a appelé à voter
21:35Emmanuel Macron
21:35la dernière fois
21:36il avait même donné
21:36son parrainage
21:37à Jean-Luc Mélenchon
21:38c'est une nuance
21:39du bloc central
21:40David Lissnard
21:40qui peut être plus acceptable
21:41il est une nuance
21:44du bloc central
21:45il ne veut pas travailler
21:45avec le Rassemblement National
21:46donc toutes ces 50 nuances
21:48de macronistes
21:48ça ne m'intéresse pas
21:49mais on essaye de trouver
21:50des solutions
21:51aux problèmes des Français
21:52et ils sont nombreux
21:52les problèmes
21:53et ce sont eux
21:54qui les ont créés
21:54la dernière chose
21:55c'est que Emmanuel Macron
21:56a fait quelque chose d'incroyable
21:57et c'est en ça
21:58que c'est une escroquerie
21:59son en même temps
22:01son bloc central
22:02il a rapproché finalement
22:03d'une espèce de tuyauterie
22:04le PSCLR
22:06qu'il a mis dans le même tuyau
22:07que Renaissance
22:08c'était ce gros tuyau
22:09Renaissance
22:09il les a rapprochés
22:11il les a dilués
22:12maintenant ce tuyau
22:12c'est un tuyau d'évacuation
22:13qui va terminer
22:14d'écrouler le bloc central
22:16qu'il garde ses conseils
22:17que chacun fasse ce qu'il veut
22:19qu'ils y aillent tous
22:19qu'il n'y en ait qu'un qui aille
22:21personne n'a envie
22:22d'une déclinaison nouvelle
22:24du macronisme
22:25mais ça veut dire
22:26que si Marine Le Pen
22:26arrive au pouvoir
22:27le gouvernement d'union nationale
22:29qu'elle a promis
22:30de mettre en place
22:31il n'y aura que des RN
22:33à l'intérieur
22:33ou des siotistes
22:35bah non
22:35c'est pas le principe
22:36vous voulez dire
22:37le gouvernement d'union nationale
22:38ça ira jusqu'où
22:39tous ceux qui d'accord
22:39avec notre constat
22:40d'accord avec les grandes lignes
22:42du redressement du pays
22:42voudront se retrousser les manches
22:44sont les bienvenus
22:45et je veux dire
22:45qu'il y a des hommes
22:46et des femmes
22:46mais on se limite pas
22:48ça va jusqu'où
22:48on ne se limite pas
22:49des hommes et des femmes
22:50d'accord avec le constat
22:51d'accord avec les grandes lignes
22:52de redressement du pays
22:53qui ont envie de se retrousser les manches
22:55et qui ont quelques compétences
22:56il y en a quand même
22:57quelques-uns dans notre pays
22:58on leur fera appel
22:59Marine Le Pen leur fera appel
23:01mais vous pensez pas
23:02qu'ils sont déjà là
23:02c'est-à-dire qu'Éric Ciotic
23:04est arrivé avec un bout
23:05des républicains
23:06qui aujourd'hui
23:08nous rencontrent
23:09presque tous les jours d'ailleurs
23:10il y a beaucoup de gens
23:11qui ont été escroqués d'ailleurs
23:12par le macronisme
23:14escroqués par LR
23:15escroqués par la gauche
23:17avec des gens de bonne foi
23:18et qui ont envie
23:19aujourd'hui peut-être
23:20de se dire
23:20écoutez c'est la dernière chance
23:22si tout ça
23:22terminera très mal
23:23dans notre pays
23:24allons donner un coup de main
23:25à la nouvelle présidente
23:29et dont Jordan Bardella
23:31a redressé le pays
23:32et nous on leur ouvre les bras
23:33on a besoin de tout le monde
23:34notre message
23:35je vais pas vous donner des noms
23:36on va pas
23:36je vais pas vous donner des noms
23:37pour que vous les harceliez
23:38ensuite matin, midi et soir
23:39mais ce que je veux dire
23:40d'où viennent-ils ?
23:41sont des républicains
23:42des centristes
23:43de tous les bords
23:43il y a aujourd'hui
23:44des députés
23:45qui ne sont pas de votre famille
23:47qui viennent vous voir
23:47bien sûr
23:48et puis notre message
23:50il s'adresse à tout le monde
23:51vous croyez pas
23:51qu'on a besoin
23:52de recoudre quelque chose
23:53qu'on a besoin d'unir les gens
23:55qu'on a besoin
23:55de les réunir
23:56de faire travailler
23:57des gens ensemble
23:58sur des grands objectifs
23:59de réindustrialisation
24:00des grands objectifs
24:01de pouvoir d'achat
24:02est-ce que notre pays
24:04mérite pas ça ?
24:04bien sûr que notre pays
24:05mérite ça
24:06moi je crois que
24:07Marine et Jordan
24:07sont prêts à ouvrir les bras
24:09très largement
24:10et c'est comme ça
24:11qu'on unit les français
24:12et puis notre pays
24:13a traversé bien des crises
24:14on en a vu des fois
24:15où la France a été ruinée
24:16dans notre histoire
24:17on en a vu
24:17et après des guerres
24:18et après des épisodes historiques
24:20des fois où la France
24:20a été ruinée
24:21on s'est relevé
24:22on s'est relevé
24:23quand on a su mettre
24:23les gens autour
24:24d'une même table
24:24c'est notre but
24:26est-ce que vous allez lire
24:27le livre de la journaliste
24:28Françoise de Gois
24:29qui publie ces jours-ci
24:31certains de ses échanges
24:32ses textos
24:34avec Emmanuel Macron
24:35il explique par exemple
24:36pourquoi il n'a pas démissionné
24:37au pic de la crise
24:38pourquoi il a refusé
24:39de nommer
24:40un premier ministre de gauche
24:41après la dissolution
24:42qu'est-ce que vous avez pensé
24:43de ce livre ?
24:44j'ai trouvé d'abord
24:45que Françoise de Gois
24:45est une femme qui écrit très bien
24:47le livre est assez enlevé
24:49c'est pas une accumulation
24:49de SMS
24:50on lui a fait un peu
24:51un mauvais procès
24:52en disant
24:52elle balance les SMS de Macron
24:53c'est pas ça
24:53on voit un président
24:56très déconnecté
24:56ou plutôt
24:57qui n'a jamais
24:58été connecté au pays
24:59on nous dit
25:00c'est un homme très intelligent
25:02mais si l'intelligence
25:02c'est savoir ingurgiter
25:03des dossiers
25:04à la chaîne
25:05ne pas dormir la nuit
25:06et faire des notes de synthèse
25:07et mener ce type de politique
25:09alors je me pose des questions
25:10non
25:10il n'était pas intelligent
25:11pour faire de la politique
25:12peut-être pour faire
25:13des deals de banquier
25:14mais on voit quelqu'un
25:15qui n'a jamais compris
25:16les français
25:16moi c'est ce qui m'a
25:18sauté aux yeux
25:19qui a une expression
25:20parfois un peu
25:22originale
25:22ou trivial
25:22enfin bon
25:23dans le cadre
25:23d'échanges privés
25:24les dirigeants du RN
25:25sont des gens
25:25qui sont dingues
25:26ils sont dangereux
25:27mais ça fait partie
25:28des excès
25:29d'Emmanuel Macron
25:29on a l'impression
25:30qu'il se regarde
25:31dans un miroir
25:31lorsqu'il dit ça
25:33sincèrement
25:33ce président de la république
25:35n'a jamais été
25:36au diapason des français
25:37pas le premier jour
25:38pas le dernier jour
25:40il s'est fait piéger
25:41avec ce livre
25:42je ne crois pas
25:43j'ai même le sentiment
25:43qu'il a laissé
25:45Françoise de Gois
25:46rédiger ça
25:47je n'ai pas le sentiment
25:47qu'elle est piégée
25:48c'est pas ce que dit l'Elysée
25:49qui dit on a appris
25:50la publication de ce livre
25:51de jour à l'enfer
25:51est-ce qu'on peut croire
25:52l'Elysée ?
25:54vous pensez quoi
25:55que c'est une opération
25:55téléguidée ?
25:56je pense qu'il laisse
25:57faire les choses
25:57je pense qu'il laisse
25:58faire les choses
25:58que c'est la muse
25:59c'est un président joueur
26:00on a l'impression
26:00de quelqu'un
26:02qui sans arrêt
26:03a joué avec le pays
26:04avec les journalistes
26:05avec les français
26:06c'est un président
26:07qui joue Emmanuel Macron
26:10égaré finalement
26:10dans un univers politique
26:12trop grand pour lui
26:13vous êtes le chef
26:14Sébastien Chenu
26:15ne me regardez pas comme ça
26:16le chef des députés
26:17je vous ai surpris
26:18le chef des députés
26:19du Rassemblement National
26:21et je trouve que
26:21l'un de vos députés
26:22Julien Audoul
26:23a dit quelque chose
26:24il y a quelques jours
26:24à l'Assemblée
26:25qui a heurté
26:26et pas qu'un peu heurté
26:27la présidente de la Civise
26:28voici je vais remettre
26:29un élément de contexte
26:30si vous le permettez
26:31c'était jeudi dernier
26:32lors d'un débat
26:33organisé à l'Assemblée
26:34visant à créer
26:35un parcours de soins
26:36pris en charge
26:37pour les victimes
26:38de violences sexuelles
26:39Julien Audoul
26:40a interpellé
26:41une députée
26:41de la France Insoumise
26:42et lui a dit
26:43j'ouvre les guillemets
26:44c'est quoi la Civise
26:45le service sanitaire
26:47du Hamas
26:48la directrice
26:49de la Civise
26:50a saisi
26:51la présidente
26:52de l'Assemblée
26:52Gaëlle Braun-Pivet
26:53elle dénonce
26:54des propos inadmissibles
26:55de la part
26:55de votre député
26:56que dites-vous
26:57vous ?
26:57je dis d'abord
26:58que la Civise
26:58a beaucoup de choses
26:59à se reprocher
26:59son mode de gouvernance
27:00n'a jamais été terrible
27:01la Civise
27:02n'a jamais été forcément
27:03au niveau de confiance
27:05auquel on pouvait
27:05s'y attendre
27:06vous pouvez regarder
27:07je dis que la présidente
27:08de la Civise
27:08à les oreilles
27:09il y a eu beaucoup de gens
27:10qui ont démissionné
27:11qui ont été mis en cause
27:12dans des histoires
27:13donc je pense
27:14que la présidente
27:15devrait s'occuper
27:16mais ça vaut
27:17d'être traité
27:17de service sanitaire
27:18du Hamas
27:18je pense que
27:19la présidente de la Civise
27:21a également
27:21des inclinaisons politiques
27:22qui font qu'elle valorise
27:24beaucoup
27:25de dirigeants politiques
27:26qu'elle n'est pas
27:26complètement neutre
27:27et que la parole
27:27des députés
27:28elle est libre
27:29et c'est pour ça
27:30qu'existe l'immunité
27:31des parlementaires
27:31vous savez quand on se fait
27:32quand on n'est pas d'accord
27:33avec quelqu'un
27:34on peut lui dire
27:34vous êtes du Hamas
27:35vous savez
27:35c'est un mouvement
27:36qui a du sang sur les mains
27:38monsieur Fauvel
27:38matin, midi et soir
27:40les députés de la France Insoumise
27:41insultent les députés
27:43pas uniquement RN
27:43du bloc central
27:44de Waffen-SS
27:45et de néo-nazis
27:46j'ai connu
27:47des mises en cause
27:48plus rudes
27:49que ce qu'a dit
27:50Julien Audoul
27:50vis-à-vis de la présidente
27:51de la Civise
27:51qui a les oreilles
27:52bien fragiles
27:52en ce qui concerne
27:54les propos de Julien Audoul
27:55donc vous maintenez
27:57votre confiance
27:57à Julien Audoul
27:58et vous considérez
27:59que dire
27:59de la présidente de la Civise
28:01qu'elle est
28:01le service sanitaire
28:02du Hamas
28:03n'est pas une insulte
28:04qu'elle nous démontre
28:05que la Civise
28:05a une utilité
28:07qu'elle est objective
28:07qu'elle n'est liée
28:08à aucun parti politique
28:09oui je pense que
28:10la Civise
28:11a beaucoup de choses
28:11à démontrer
28:12pour qu'on puisse
28:12évidemment être dans
28:13une relation
28:14de totale confiance
28:15avec elle
28:15mais encore une fois
28:16elle a les oreilles fragiles
28:18je suis président
28:19d'un groupe parlementaire
28:20qui se fait insulter
28:21chaque semaine
28:22nous on a la peau dure
28:23on a le cul répète
28:24mais derrière nous
28:25c'est des millions
28:25d'électeurs
28:26qu'on aura le bol
28:26d'être insultés
28:27de racistes
28:28de Waffen-SS
28:28de Collabo
28:29et autres
28:30Merci beaucoup
28:30Merci M. Pauvel
28:31Merci M. Pauvel