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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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Transcription
00:00C'est donc une semaine chargée qui s'annonce des blocages lycéens.
00:04Un nouvel appel des Gilets jaunes a manifesté ce samedi.
00:08Et puis, entre-temps, il y a cette grève généralisée jeudi 5 novembre.
00:12Objectif, bloquer l'économie, c'est ce que nous dit ce syndicaliste chez Sudrail.
00:17On l'écoute.
00:19Monter d'un cran, ça veut dire qu'on va bloquer l'économie.
00:23Ça veut dire que celles et ceux qui répartissent les richesses,
00:25parce que c'est les travailleurs et travailleuses qui produisent toute la richesse qu'on parle,
00:28et bien ils vont cesser le travail dans tous les secteurs.
00:30Nous, dans le transport, dans le ferroviaire, il va y avoir des trains qui vont être supprimés.
00:34On va se retrouver en assemblée générale et on va discuter de la situation.
00:38On va parler avec les grévistes de la situation de nos salaires,
00:41de la situation de nos emplois, du service public ferroviaire.
00:43Et on construira des perspectives parce que de toute façon, c'est le moment de gagner.
00:47On a une possibilité de gagner.
00:49Voilà, au cœur de cette grève, il y a la question du pouvoir d'achat et notamment du SMIC.
00:54Et il y a cette question, il y aura-t-il un coup de pouce annoncé, justement, jeudi 5 novembre
01:00prochain ?
01:00Un coup de pouce anticipé.
01:02On rappelle qu'en janvier, il y a une revalorisation automatique du SMIC liée à l'inflation.
01:06Il y aura-t-il en plus un coup de pouce supplémentaire de la part du gouvernement ?
01:11Un petit pouce.
01:13Un petit pouce, vous pensez ?
01:14Parce qu'ils n'ont pas les moyens de faire un grand, tout simplement.
01:18Maintenant, la question est de savoir si, au-delà de ce coup de pouce qui est indispensable, nécessaire,
01:24enfin, vous trouvez les mots qu'il faut, mais qui s'imposent,
01:27est-ce que ça peut embrayer sur la présidentielle ?
01:30C'est ça, moi, je trouve que la question qui est derrière.
01:33C'est-à-dire, parce que je ne crois pas à la grève générale qui dure pendant 15 jours, un
01:37mois,
01:37mais simplement, est-ce que les politiques peuvent offrir quelque chose aux Français
01:44qui soient de nature, au fond, à leur donner une perspective qu'ils n'ont pas actuellement
01:49et qu'ils n'auront pas dans la part de ce gouvernement ?
01:51Je veux dire, si on met de côté, il faudra qu'il y ait quelque chose de tout de suite.
01:55Mais le tout de suite sera à minima.
01:57Ça sera à minima.
01:58Alors, je vous lis les propositions des uns et des autres.
02:00La CFDT demande 100 euros net en plus, la CGT 150 euros net en plus,
02:05et pour LFI, c'est 220 euros pour le porter à 1 700 euros net mensuels.
02:10Est-ce que c'est réaliste, ça ?
02:12Moi, je pense qu'il faut laisser, en tout cas, le dialogue social faire son travail.
02:16Il y a des secteurs d'activité qui se portent mieux que d'autres.
02:20Pour les petites entreprises, les TPE, les artisans, les commerçants,
02:23c'est peut-être plus difficile que pour les grosses entreprises
02:25qui bénéficient de larges crédits d'impôts.
02:28Donc, je pense qu'il y a des choses à faire, en tout cas,
02:30pour dégager de la valeur ajoutée au bénéfice des travailleurs
02:34qui participent de la création de la valeur ajoutée.
02:36Et je pense que le dialogue social, les discussions de branches dans les secteurs d'activité
02:41sont un chemin.
02:42Vous parlez du dialogue social, mais vous avez vu, les entreprises,
02:44les patrons sont totalement opposés à une hausse du SMIC.
02:48Parce qu'ils disent, oui, dans les faits, on aimerait bien,
02:50mais ça nous coûte trop cher, et derrière, ça va nous empêcher d'embaucher.
02:53Parce que ce n'est pas, en tout cas, dans leur intérêt.
02:56Mais je pense qu'il y a, quand on a des descriptions de dividendes massives
03:01dans certains groupes, je pense qu'il y a de la marge de manœuvre
03:04pour partager la valeur ajoutée, créée, et le dialogue social.
03:09Donc, ça ne sert pas seulement à faire des manifestations ou la grève,
03:11ça sert aussi à négocier les salaires.
03:13Guillaume Carillon, tu peux aboutir ce dialogue social ?
03:16Je rebondis juste sur ce que vous venez de dire.
03:18Les petits patrons, parce qu'on parle surtout en France de patrons,
03:20les patrons, c'est les petits patrons, surtout.
03:23Eux, ce qu'ils veulent, c'est simplement qu'on baisse la fiscalité.
03:26Il y a un niveau de fiscalité aujourd'hui qui est confiscatoire dans le pays,
03:29il y a un niveau de prélèvement obligatoire qui n'a jamais été aussi important.
03:31Donc, l'urgence, c'est de baisser les prélèvements obligatoires.
03:33Et pour ça, il faut baisser les dépenses.
03:35Nous, on a quand même peu d'espoir que ce gouvernement,
03:37que les macronistes fassent un grand plan de ménage dans les comptes de l'État,
03:41parce qu'ils ne l'ont pas fait en 9 ans.
03:43La dépense qui a largement augmenté.
03:45On a atteint un niveau de dette qui est quasiment à plus de 3 500 milliards.
03:48Le premier poste de dépense de l'État, le premier budget de l'État,
03:51c'est la charge de la dette, c'est-à-dire ce qu'on rembourse
03:52du fait de la mauvaise gestion de nos dirigeants depuis des années à la tête de l'État.
03:55Donc, on espère plus grand-chose de leur part.
03:57Nous, on dit simplement un geste en faveur de la France du travail,
04:00c'est la baisse de la TVA sur les prix de l'énergie.
04:03Les prix du carburant, on a un litre de carburant
04:05qui est entre 2,20 et 2,30 en moyenne sur le territoire français.
04:08On pourrait baisser la TVA sur les prix du carburant.
04:10Mais restons sur le SMIC un instant, puisque ça fait partie,
04:13on reviendra sur la question du carburant juste après.
04:15Le SMIC, il faut l'indexer sur l'inflation.
04:17Mais si vous dites demain, on augmente le SMIC de 100, de 200 euros,
04:20évidemment, les petits patrons, ils n'auront plus les moyens
04:22de payer leurs salariés. Et donc, ils devront
04:24non seulement arrêter d'embaucher, mais surtout
04:26virer des personnes. Et ce n'est pas ce qu'on veut.
04:28Ce qu'on veut, c'est que le chômage baisse.
04:29Et pour ça, il faut qu'il y ait un niveau de fiscalité
04:31qui ne soit pas confiscatoire dans notre pays.
04:33Et on le voit, on est le pays de l'Union européenne
04:35qui a le niveau de fiscalité le plus important.
04:36L'urgence est de baisser les impôts, et donc pour ça, de baisser la dépense.
04:40Oui, j'en profite pour rebondir.
04:41Je pense à peu près
04:43pareil sur le niveau de la fiscalité dans notre pays.
04:46Je pense qu'on a une vision très caricaturelle
04:47des entrepreneurs, en pensant que finalement
04:49les patrons n'ont pas envie d'augmenter leurs salariés
04:52simplement pour les punir.
04:53Non, je pense sincèrement juste que
04:55quand on regarde la différence entre le net,
04:57le brut et le super brut,
04:59c'est là qu'on voit qu'il y a un problème.
05:00Et le problème, ce sont les cotisations.
05:02Nous, on propose la baisse des cotisations sociales
05:05qui nous permettrait d'avoir
05:07jusqu'à 500 euros
05:10par an, par salarié.
05:12Et ça, c'est sans hausse
05:13d'heures de travail.
05:15En plus de ça, on a une autre proposition
05:17qui est sur revaloriser
05:19les heures supplémentaires
05:20au-delà d'un certain seuil.
05:22En travaillant 30 minutes de plus par jour,
05:23on peut avoir 230 euros par mois
05:26net pour tout salarié.
05:28Donc voilà, je pense que c'est des solutions
05:30qui peuvent à la fois convenir aux entreprises
05:31et aux salariés du travail
05:33gagnant-gagnant, tout simplement.
05:35Parce que, comme vous l'avez dit,
05:37dans les négociations salariales,
05:39dans les négociations sociales,
05:40il y a les entreprises
05:41et on ne peut pas faire sans elles.
05:42Une baisse des cotisations
05:43pour rapprocher le brut du net,
05:45pourquoi on ne le fait pas ?
05:48Si c'est aussi simple ?
05:49Il y a peut-être besoin de financer.
05:51Ça coûte cher.
05:52Et que ça coûterait plusieurs milliards d'euros
05:54qu'il faudrait trouver par ailleurs.
05:56Donc c'est compliqué à mettre en place.
05:59Mais toute une partie de la droite,
06:00oui, soutient cette idée.
06:02De tout temps, ça a été d'ailleurs
06:04la volonté de la droite.
06:05Travailler plus pour gagner plus.
06:08C'est une partie du pays
06:10qui le souhaite aussi toujours aujourd'hui.
06:12Quant à la hausse du SMIC,
06:14qu'en effet,
06:16le gouvernement,
06:16s'il fait quelque chose,
06:17ce sera petit, petit.
06:19D'ailleurs,
06:19Qu'est-ce que vous appelez petit, alors ?
06:21Et si on peut avoir une fourchette
06:22de ce qui est dans les tuyaux, là ?
06:24Je crois que ça représente
06:25à peu près une quinzaine,
06:27vingtaine d'euros en plus
06:29par mois pour un SMIC.
06:32C'est l'indexation sur l'inflation.
06:33Voilà, c'est ça.
06:34À voir, est-ce qu'il...
06:35Mais qui s'ajouterait là
06:36à l'indexation sur l'inflation.
06:37Oui, encore une fois.
06:38C'est une obligation.
06:39Mais vous voyez,
06:40ce n'est pas immense.
06:41Ça ne va pas changer grand-chose.
06:43Donc, il y aura eu deux coups de pouce
06:44pour le pouvoir d'achat.
06:46Ceux qui, aujourd'hui,
06:47qui vont chercher du diesel
06:48voient à partir du 1er novembre
06:50une baisse assez importante,
06:52quand même,
06:53d'une vingtaine de centimes,
06:54par exemple,
06:54dans certaines enseignes.
06:56Et ce léger coup de pouce.
06:58Mais il est évident
06:58que ça ne va pas changer
06:59le niveau de vie des gens.
07:01Antoine Jumel.
07:01Oui, et puis,
07:03à côté de ces aides-là
07:05qui pourraient arriver,
07:07on va rentrer à l'Assemblée nationale
07:08dans une bataille budgétaire.
07:10Et puis, on va voir
07:11qui sont les partis responsables,
07:13qui arrivent à proposer
07:14des mesures financées.
07:16Vous avez parlé juste avant
07:18d'un retour de la TVA à 5,5.
07:20Et combien ça coûte ?
07:22Ça coûte 12 à 16 milliards.
07:248 milliards, oui.
07:24Comment est-ce que vous le financez ?
07:26Je ne sais pas si vous êtes capable
07:27de le dire aujourd'hui.
07:28Et en plus de ça,
07:29ça se heurte au droit européen.
07:29Déjà la veste de la contribution
07:30obligée de l'Union européenne,
07:31que moi, c'est 5 milliards.
07:32Au-delà des aides
07:35qui risquent d'y avoir lieu ou pas,
07:37il va y avoir surtout
07:37une séquence importante
07:38au niveau du budget
07:39à l'Assemblée nationale.
07:40On parlait juste avant
07:41du fait de rapprocher
07:43le brut et du net.
07:44Nous, notre groupe politique
07:45au Modem,
07:46on propose de baisser
07:48les cotisations sur le salaire,
07:50donc rapprocher le brut du net.
07:52Et on le compense avec quoi ?
07:53Avec une hausse sur la TVA
07:55sur certains produits.
07:56Mais surtout,
07:57on baisse la TVA
07:58de 5,5 à 2,1
08:00sur des produits
08:01de première nécessité
08:03de manière
08:04très, très, très précise
08:05et factuelle.
08:06Donc,
08:07c'est des mesures comme ça.
08:08Les gens gagnent d'une main,
08:08ils le perdent de l'autre.
08:09Pas du tout.
08:10Non, non, pas du tout.
08:10Parce que vous voyez...
08:12Non, parce qu'on le baisse
08:14sur des produits
08:14de première nécessité.
08:15Donc, on fait de la justice sociale.
08:18Vous voyez,
08:18on a besoin de ça.
08:19Les gens ne laisseront pas
08:20passer des mesures
08:22sans dénuer
08:24de toute justice sociale.
08:25Donc, c'est dans cette voie
08:27qu'il faut aller
08:28et je pense que
08:29les débats budgétaires
08:30seront d'un éclaircissement
08:32intéressant.
08:34Ils vont pouvoir aboutir
08:35ces débats budgétaires ?
08:38On entend déjà dire
08:40notamment Philippe Jevin
08:41que ça va se trancher
08:41avec un 49-3, tout ça.
08:43Les partis politiques
08:44seront en face
08:44de la responsabilité.
08:46Ils feront des propositions
08:47et puis je pense
08:48que celles-ci
08:48viendront nourrir
08:50le débat
08:50qu'il y aura
08:51pour les élections présidentielles.
08:53Et puis,
08:53on verra sur le 49-3.
08:55Mais en tout cas,
08:56on verra les propositions
08:56qu'il y a sur la table
08:57et chacun devrait être responsable.
08:58Guilhem Carayon ?
08:59Encore faut-il
09:00que l'économie
09:01ne soit pas bloquée d'ici là.
09:02Quand je vois
09:02certains syndicalistes
09:03appeler à ce qu'on bloque
09:04l'économie,
09:04je trouve ça hallucinant.
09:06Il n'y aurait pas
09:06meilleur moyen
09:07que de tirer la branche
09:07sur laquelle on est tous assis,
09:08tous les travailleurs.
09:09On n'a pas intérêt à ça.
09:11Quand je vois juste
09:11les dégâts encore d'hier,
09:13alors on dit
09:13hier c'était moins important
09:14que le 17 octobre
09:15et que les samedis précédents,
09:16d'accord,
09:17mais il y a des conséquences
09:17sur toute l'activité économique
09:19en termes de tourisme.
09:21Je lisais qu'un samedi
09:22comme hier,
09:23c'est 100 000 nuités
09:24dans l'hôtellerie
09:25en moins.
09:26Ça a des répercussions
09:27sur tout un secteur.
09:28Sur la restauration,
09:29c'est entre 20 et 30 %
09:30d'activité en moins
09:34qu'il y a des conséquences
09:36qui sont celles de la casse
09:37et pour l'instant,
09:38comme le principe
09:38casseur-payeur
09:39n'est pas encore entré en vigueur,
09:41ce n'est pas les payeurs,
09:43les casseurs qui payent,
09:44mais c'est les honnêtes gens,
09:45c'est vous,
09:45à travers vos impôts,
09:46à travers la fiscalité,
09:47à travers les franchises d'assurance
09:48qui vont aussi être répercutées
09:50sur tous les Français
09:51et sur toutes les entreprises.
09:52Donc, on n'a pas intérêt
09:53à ce que le pays soit bloqué,
09:55on n'a pas intérêt
09:55à ce que les facs soient bloqués,
09:56à ce que les lycées soient bloqués.
09:58Moi, j'enseigne à la fac
09:59et demain, mon cours,
10:00il sera en Zoom.
10:00Les étudiants,
10:01ils n'ont pas intérêt à ça
10:02et je pense,
10:02dans la grande majorité,
10:03ils ont envie d'aller étudier
10:04et d'aller profiter
10:05de la qualité d'un confinement
10:06qui est importante.
10:06C'est le plus grand
10:06dans la justice sociale, d'ailleurs.
10:07Aminata Nyakate,
10:08est-ce que cet appel
10:09a bloqué l'économie ?
10:10C'était ce syndicalisme
10:11de Sudrail sur notre entière
10:12tout à l'heure.
10:12Je ne suis pas pour supprimer
10:14le droit de manifester,
10:15je ne suis pas pour supprimer
10:17le droit de grève
10:18qui sont quand même
10:18des droits et des libertés
10:20fondamentales,
10:21mais ça revient à ça
10:22en pratique,
10:22ce que vous proposez.
10:23C'est-à-dire,
10:25ça veut dire quoi
10:25d'empêcher un syndicaliste
10:27de dire qu'ils vont
10:28faire une grève générale ?
10:30Je n'ai jamais dit ça.
10:30Non, il n'a jamais été question
10:31d'interdire le droit de grève
10:32ou le droit de manifester.
10:34Ok, très bien.
10:35Mais voilà,
10:36assuré.
10:37La volonté de bloquer le pays
10:38n'est pas loi non plus.
10:39Et vous dire que la volonté
10:42des centaines de milliers
10:43de manifestants dont j'étais,
10:45déjà, ils ont manifesté
10:46de manière tout à fait pacifique
10:47et paisible,
10:48ce n'est pas de bloquer le pays,
10:49c'est juste de vivre dignement
10:51et d'étudier dans des conditions
10:52tout aussi dignes.
10:53C'est ça l'aspiration des jeunes,
10:56l'aspiration de l'écrasante
10:57majorité des manifestants
10:59qui subissent aussi
11:00la violence des Black Blocs
11:02qui viennent envahir
11:03ces manifestations
11:04et mettre en péril
11:06leur liberté de manifester
11:08sereinement en sécurité.
11:10Donc, ne pas amalgamer
11:11l'écrasante majorité
11:13des gens qui ont manifesté
11:14et ces intrusions,
11:16ces opportunistes
11:16qui en profitent
11:18pour casser, pour piller.
11:19Mais là, on parlait
11:19d'un syndicaliste
11:20qui disait
11:21lui, pour le coup,
11:21c'est Marc Asseur
11:22qui disait
11:23on va bloquer l'économie.
11:24Tout le monde arrête de travailler,
11:24c'est sûr que ça paraïse
11:25un petit peu l'économie
11:26pour une journée.
11:28Mais c'est ça le droit de grève.
11:30Oui, mais on le respecte tout à fait.
11:31Mais moi, je pense
11:32qu'il faut relancer l'économie
11:33et ne pas la bloquer.
11:34Donc, c'est peut-être ça aussi
11:36la différence.
11:36Mais c'est le levier.
11:37C'est le levier du droit de grève.
11:38Et je le respecte tout à fait.
11:39Aucun problème.
11:40Simplement, je reviens
11:41sur ce que je disais tout à l'heure,
11:41c'est qu'il me semble quand même
11:42que là, on est sur un projet
11:44présidentiel.
11:44Ce qui est porté par les syndicats
11:46et je le respecte,
11:46ils ont le droit
11:47d'avoir leurs revendications.
11:48Mais là, on ne peut pas,
11:49par la pression de la rue
11:51et c'est ce qui se passe,
11:53avoir des débats aussi superficiels
11:55sur l'augmentation du SMIC,
11:57sur la taxe du Qman,
11:58sur les super profits,
11:59sur le lien superficiel.
12:01Je parlais du SMIC.
12:02Non, ce n'est pas superficiel.
12:03Mais il va falloir
12:04qu'on y aille plus profondément.
12:05Et moi, je pense
12:06que ces six mois
12:07de campagne présidentielle
12:08sont le moment
12:08pour avoir des débats apaisés.
12:10Voilà ce que je propose.
12:11Des débats apaisés,
12:12projet contre projet
12:13avec des candidats
12:14autour des tables.
12:15Et là, je pense
12:16qu'on pourra vraiment avoir
12:17des solutions à proposer
12:18aux Français
12:18et ne pas compter
12:20sur ce gouvernement
12:21qui a à bout de souffle.
12:22On aura un festival
12:22de pensée magique.
12:23Vous avez raison
12:24d'en citer quelques-unes.
12:25Mais quand j'entends dire
12:27par un représentant
12:28de la droite extrême
12:29qu'on va limiter,
12:31réduire la contribution
12:32au budget européen,
12:34j'attends de voir.
12:35Si je termine,
12:36j'attends de voir
12:36parce que comme votre électorat,
12:38c'est en grande partie,
12:39aussi pas seulement,
12:40l'électorat paysan,
12:41donc à ce moment-là,
12:42on va réduire
12:44les subventions de la PAC,
12:45donc votre électorat
12:46sera fou furieux,
12:46donc vous ne le ferez pas.
12:47Je veux dire,
12:48à mon sens,
12:49on verra,
12:49on se donne rendez-vous.
12:50Mais je veux dire,
12:51c'est la pensée magique.
12:52Vous n'arrêtez pas.
12:53Je veux dire,
12:53où vous allez trouver l'argent ?
12:54Soyez sérieux.
12:55Ce n'est pas de la pensée magique.
12:56Moi, je vous dis simplement
12:56que la contribution
12:57obligée de l'Union européenne,
12:58elle a augmenté encore
12:59cette année de 5 milliards.
13:00Est-ce qu'il y a eu 5 milliards
13:01en plus dans les poches
13:02des paysans ?
13:02Je ne le crois pas.
13:03Il ne faut pas faire croire
13:04que les agriculteurs français
13:04aujourd'hui vivent hyper bien.
13:05Non, mais l'aide européenne
13:06est essentielle pour les agriculteurs.
13:08Ils sont les premiers
13:09à bénéficier de cette aide-là.
13:10Vous n'allez pas la diminuer.
13:11Vous n'allez pas la diminuer.
13:12L'augmentation de la contribution
13:13d'aide.
13:13Moi, je ne remets pas du tout
13:14en cause le principe
13:15d'une contribution
13:16obligée de l'Union européenne.
13:16Je pense qu'il y a des secteurs
13:17sur lesquels on agit mieux ensemble
13:19à l'échelle européenne
13:20qu'à l'échelle française.
13:21En revanche,
13:22que cette augmentation,
13:22elle soit significative
13:24d'année en année,
13:25je me demande juste pourquoi.
13:26Est-ce que vraiment,
13:27il y a plus de compétences
13:29d'Union européenne
13:29qui vont et qui servent
13:30les Français d'année en année ?
13:31Je ne le crois pas.
13:32En tout cas,
13:325 milliards de plus en 2016,
13:33ça ne me semble pas justifié.
13:35Oui ?
13:36Vous pouvez réagir ?
13:36Non, non, mais bon.
13:38Je ne vous entraînerai loin
13:39parce que...
13:39Disons pourquoi
13:39les 5 milliards
13:40ont été justifiés cette année
13:41en plus par rapport à l'année dernière.
13:42Vous voyez bien la pelote
13:43qu'ils veulent dévider,
13:44si j'ose dire.
13:45C'est-à-dire qu'après,
13:46ça sera l'effort de guerre
13:46pour l'Ukraine
13:47qui vont demander de supprimer,
13:48etc.
13:49Et puis au fond,
13:50c'est une façon
13:50de vouloir sortir de l'Europe
13:51sans oser le dire.
13:52Donc vous pensez
13:52qu'il n'y a aucune dépense inutile
13:53de l'État aujourd'hui ?
13:54Ce n'est pas du tout
13:55ce que j'ai dit.
13:56C'est vous qui dites
13:57qu'au fond,
13:58la dépense européenne
14:00est superfétatoire.
14:01Moi, je vous dis simplement
14:01que si on était au pouvoir,
14:03il y aurait des dépenses
14:04qui sont des dépenses
14:05inutiles de l'État,
14:05des dépenses toxiques de l'État
14:06qui disparaîtraient.
14:08Typiquement,
14:08on pourrait s'intéresser
14:09aux agences de l'État,
14:10au comité national du bruit.
14:11Quelle est la légitimité
14:12aujourd'hui en France
14:13d'un comité national du bruit ?
14:15Est-ce qu'il n'y a pas
14:15des économies à faire ?
14:16Et je pense que
14:17quand on est un pays
14:17où il y a la dépense publique
14:19la plus importante au monde,
14:20on peut juste regarder
14:21là où on peut tailler,
14:22là où il y a des dépenses
14:22qui ne sont pas en faveur
14:23typiquement des services
14:24publics essentiels.
14:25Personne ne va contredire
14:26le fait que les dépenses
14:28en faveur de la justice,
14:29les dépenses en faveur de la santé,
14:30les dépenses en faveur de la santé.
14:32Sachez-le.
14:33Non mais sur 1 000 euros
14:34de dépenses publiques,
14:35sur 1 000 euros de dépenses publiques,
14:36c'est 4 euros pour la justice,
14:3710 euros pour la sécurité.
14:38Donc quand on nous dit
14:39vous allez baisser la dépense
14:40et donc vous allez désarmer
14:41l'État régaliens,
14:42ce n'est pas une réalité.
14:43On va en revanche
14:43baisser certaines dépenses
14:49écologiques,
14:49pas vous personnellement,
14:50mais enfin votre mouvement
14:51et celui que vous soutenez,
14:53à savoir l'ERN,
14:56à limiter toutes les dépenses
14:57concernant l'environnement
14:59et la défense de la santé publique.
15:02Je veux dire,
15:03donc tout se tient à dire
15:04que vous êtes dans un système infernal
15:06que vous êtes en train de préparer.
15:06Vous parlez de quelle proposition
15:07par exemple sur ça ?
15:08Pardon ?
15:08Je ne vois pas de quelle proposition.
15:09Tout le budget vert de l'Europe,
15:10enfin bon, c'est vous.
15:11Vous venez de parler juste de...
15:13Vraiment,
15:14je ne veux pas me dire
15:14que ce n'est pas vrai.
15:15Le Green Deal
15:16qui est voté au Parlement européen
15:17et qui organise
15:17sa décroissance agricole,
15:19qui fait baisser
15:20la production agricole de 15%.
15:21Effectivement, nous,
15:22on le combattra.
15:22On l'a combattu
15:23et on continuera de le combattre,
15:24évidemment.
15:25Tout ce qui fait baisser
15:25la production,
15:26évidemment qu'on le baisse.
15:27Sur les pesticides,
15:27quelle est votre position
15:28sur les pesticides ?
15:29On va peut-être repartir
15:30sur ce débat-là,
15:31pour le coup,
15:32mais même si c'est un débat...
15:33Oui, je suis pour les pesticides.
15:34On est des grands échanges.
15:36Vous vôtez pour ?
15:36On va mettre des pesticides
15:37un peu partout
15:38et on va manger les...
15:38Amandine, Atalaya...
15:40Il y a toujours un moment
15:41dans le débat
15:41où on pense que le RN veut
15:42le mal des Français.
15:43S'il y a beaucoup de Français
15:44qui se tournent vers nous,
15:45c'est peut-être parce qu'ils voient
15:45qu'à la fois, un,
15:47les dirigeants
15:47qui sont à la tête de l'État
15:49depuis des années
15:49ont commis beaucoup d'erreurs
15:51et deuxièmement,
15:51peut-être qu'il y a des gens
15:52qui respectent davantage
15:54les Français
15:54et qui s'apprêtent
15:54à mettre en place
15:55des propositions de bon sens.
15:56J'entendais le ministre de l'Économie
15:57qui, en début de semaine...
15:58Il y a aussi peut-être des paradoxes
15:59et Nicolas Doménac
16:00vient d'en souligner.
16:01Il y a peut-être des paradoxes.
16:02Moi, je crois qu'on est peut-être
16:03le camp politique
16:04qui a le moins de paradoxes,
16:04qui s'ouvre du moins de paradoxes.
16:05C'est celui qui n'a pas gouverné, surtout.
16:07Quand j'entends, en tout cas,
16:09le ministre de l'Économie
16:09qui, cette semaine, dit
16:10« Moi, ça ne m'empêche pas
16:11de dormir les taxes sur le carburant. »
16:13Moi, ça m'empêche de dormir
16:14pour les gens qui bossent
16:15tous les matins
16:15et qui n'en peuvent plus
16:16parce que payer un plein
16:17à 80 balles,
16:18c'est juste plus possible.
16:19La journée du 5 novembre,
16:20elle est surveillée
16:21de très près par l'exécutif.
16:23C'est la prochaine date charnière
16:24dans les agendas du gouvernement ?
16:27Oui, bien sûr,
16:28parce qu'on voit bien
16:28que maintenant,
16:34des groupes perturbateurs.
16:35Donc, a priori,
16:36ça va à nouveau être compliqué,
16:38même si le gouvernement
16:40estime avoir résolu
16:42le souci du 17 octobre,
16:44à savoir un défaut
16:45d'anticipation majeure,
16:47notamment les renseignements.
16:49Ça, c'est l'accusation
16:50que fait le gouvernement
16:51qui dit que c'est un peu
16:52à cause des renseignements
16:53qu'ils n'ont pas vu venir,
16:54qu'ils ont raté
16:55tout le début de la matinée
16:56ou sont arrivés
16:58plus tôt que ce qu'ils pensaient
16:59certains casseurs.
17:00Bref, cette fois-ci,
17:02ils pensent qu'ils ont
17:03compris,
17:04on peut reprendre la phrase
17:05un peu d'ailleurs
17:05d'Emmanuel Macron,
17:06plus jamais le 17 octobre,
17:07il estime que depuis,
17:09c'est un modèle
17:10ce qu'ils font
17:10sur la façon
17:11dont ils répondent.
17:13Ce qui va être compliqué,
17:14c'est de tenir maintenant
17:14vraiment longtemps
17:15sur la durée
17:16parce que hier samedi,
17:17il y a à nouveau eu
17:18plus de 70 000 forces
17:20de l'ordre mobilisées.
17:21On leur supprime
17:21leurs congés,
17:22leurs récupérations.
17:23C'est fatiguant
17:24d'être agressés
17:25toutes les semaines quand même
17:26quand on est policiers,
17:28c'est le minimum
17:28qu'on puisse dire
17:29et donc ils ne vont pas
17:30non plus tenir éternellement.
17:32On ne peut pas
17:32se projeter comme ça
17:33pendant six mois
17:34jusqu'à l'élection présidentielle.
17:36Sans compter
17:37les conséquences économiques
17:38des commerçants.
17:39Chaque fois que Laurent Nunez
17:40intervient,
17:40maintenant il commence
17:41par dire
17:42j'ai anticipé,
17:43j'ai très bien anticipé,
17:44il le répète deux fois
17:45voire trois fois
17:46parce que comme ça
17:47on est rassuré.
17:49Il dit qu'il n'a pas
17:49anticipé le 17
17:51mais que depuis,
17:53tout est...
17:53Il dit qu'il était
17:54préfet de police
17:54juste avant d'être ministre
17:55quand même.

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