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Retrouvez le replay de Hammett Week-end sur BFMTV.

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00:00Voilà, vous avez pu suivre le discours de Jean-Luc Mélenchon à Clermont-Ferrand.
00:04Discours très axé sur la colère des lycéens, un mouvement d'une grande maturité politique et syndicale, dit-il.
00:12Il a ciblé tout particulièrement Parcoursup, qu'il souhaite abolir une école du vice, dit-il.
00:19Le martyr de toute la famille sur trois générations, je me suis noté ces deux citations.
00:26Il veut la fin de la sélection dans les universités, il veut le droit de vote à 16 ans.
00:30Voilà, quelques-unes des mesures que souhaite Jean-Luc Mélenchon.
00:35On va en parler avec nos invités.
00:37On est avec Henri Blunden, élève dans le troisième arrondissement de Paris, au lycée.
00:43Bonjour et bienvenue à vos côtés Nicolas Doménac, éditorialiste politique à Chalence.
00:47Bonjour, on est avec Richard Ramos, député Modem du Loiret, avec Léopold Daudbert du service politique,
00:54avec Bastien Bonnard-Jean, secrétaire général des Jeunes communistes et porte-parole de Fabien Roussel.
00:59Bonjour.
01:00Et Stanislas Rigaud, cofondateur de Nexus.
01:02Bonjour.
01:03Bonjour à tous les six.
01:04D'abord un mot quand même peut-être avec vous Nicolas Doménac sur la forme, le monde, le monde présent
01:10pour ce meeting.
01:11A tel point qu'il a dû faire un petit speech, un pré-discours à tous ceux qui n'avaient
01:17pas pu rentrer dans la salle juste avant.
01:18Et le show, il est actuellement à son meilleur.
01:21En tout cas, peut-être qu'il peut faire mieux encore, mais vous avez vu comment le suivre, c'est
01:26comme prendre d'ailleurs une douche avec des variations de température.
01:29Il vous fait monter, il vous fait rire, et puis il dit n'importe quoi, et puis il dit des
01:34choses fausses, et puis il dit des choses vraies, très très fortes.
01:37Et il prend la foule, il embrasse et puis il donne surtout une perspective que ne font pas les autres,
01:41c'est vrai.
01:42Je veux dire qu'à sa Nouvelle-France, ça développe vers l'avenir, ça emporte, ça emmène.
01:47Je veux dire, vous avez vu comment la foule le suit. Donc, de ce point de vue-là, il a
01:51réussi.
01:51Alors maintenant, après, quand vous regardez dans le détail, je veux dire, moi, il y a des trucs qui me
01:55stupéfient de vieillerie marxiste.
01:57Je veux dire, sa lecture sur l'argent qui domine tout, je veux dire, c'est à se taper sur
02:01les cuisses, quoi.
02:02Je veux dire, vraiment, sa critique du contrôle continu. Je prends ça comme exemple, je vous laisserai la parole aux
02:07autres.
02:08Mais enfin, le contrôle continu, c'est les lycéens qui l'ont demandé.
02:10Je veux dire, donc, alors, peut-être qu'il faut l'améliorer, peut-être qu'il faut, etc.
02:13Mais bon, tout y passe, je veux dire, avec des moments vraiment très, très enthousiasmants.
02:18Puis des moments, on se dit quand même, quelle vieillerie.
02:21Stanislas Rigaud, sur la forme quand même. Est-ce que sur la forme, vous êtes séduit par Jean-Luc Mélenchon
02:27?
02:29Non, il est incontestablement excellent dans l'exercice.
02:32Maintenant, justement, je ne trouve pas qu'il soit à son meilleur niveau.
02:34J'ai le souvenir de 2017 où il faisait des meetings absolument exceptionnels, notamment à Marseille.
02:40Là, on sent quand même qu'il y a une forme d'énervement global de sa personne,
02:44qui a du mal à contrôler ses émotions.
02:46Et je crois que même s'il est encore un des rares tribuns qui restent dans la vie politique française,
02:50la violence de son discours ressurgit aussi dans la violence parfois de sa forme dans son expression orale.
02:57Et puis après, d'un point de vue purement en termes de scénographie, pardon,
03:01j'ai trouvé ça un peu tristoune, le décorum du Zénith de Clermont.
03:05À la limite, ça, c'est peut-être plus de l'ordre du détail.
03:07J'ai connu des meetings de LFI un peu plus impressionnants que celui-ci.
03:11Léopold Audebert, combien de personnes ? Plus de 10 000 ?
03:14Oui, on est à peu près à 10 000 personnes, sans compter les personnes qui étaient effectivement à l'extérieur
03:18de ce Zénith.
03:19Et pour les personnes qui nous regardent, ce qui est cruel, c'était les 5 visages qui défilaient régulièrement en
03:24bas de l'écran.
03:26Oui, ce sont ces 5 concurrents de la primaire socialiste et place publique.
03:30Dont on aura les résultats peu après 18h ce soir.
03:32Mais vous avez régulièrement, regardez, sur BFM TV, ces 5 visages qui sont en bas,
03:35et puis il y a Jean-Luc Mélenchon qui trône en majesté au-dessus.
03:38Mais elle est très symbolique, cette image, ce Zénith qui est rempli,
03:41et ceux qui n'arrivent pas encore à se mettre d'accord aujourd'hui,
03:44qui sont obligés de recourir à une primaire dont, au moment où on se parle, il y a 116 000
03:48votants,
03:49alors qu'un dixième, en gros, de ces votants sont présents dans la salle de Jean-Luc Mélenchon.
03:55Vous Zénith de Clermont-Ferrand.
03:56Quand on compare en termes de proportion, donc les mathématiques, les chiffres sont quand même assez impressionnants.
04:01Jean-Luc Mélenchon qui, c'est vrai, à partir de la 25e minute de cette prise de parole,
04:06attaque ce qu'il appelle la révolte de la jeunesse, applaudie par cette salle.
04:09Et puis, vous l'avez dit, Julie, qui évoque aussi ce thème des retraites.
04:14Il fait ce décompte 60, 61, 62, jusqu'à 69 en disant
04:17« Nous ramènerons la retraite à 60 euros ».
04:20C'est un best-of, en quelque sorte, un pot pourri de tous les thèmes de Jean-Luc Mélenchon
04:26dans une salle qui est, quand on compare avec ce qu'on a vu hier, par exemple,
04:30avec Gabriel Attal, à Lyon.
04:33Ça n'a rien de comparable sur la forme, en tout cas.
04:35Clairement, il fait la course en tête.
04:37Et la seule qui, aujourd'hui, est dans ces proportions-là,
04:41dans des salles qui sont chauffées à blanc, c'est Marine Le Pen.
04:44C'est Marine Le Pen.
04:45D'où ce duel qui semble se profiler.
04:51Je rebondis quand même sur ce que vous disiez, Léopold Daudbert.
04:53La comparaison, elle fait un peu mal avec l'autre actualité ce soir,
04:57qui est bien sûr la primaire de la gauche.
04:59Bastien Bonargent, vous êtes porte-parole de Fabien Roussel.
05:02Quand vous voyez ces images-là, est-ce que vous ne dites pas, au fond,
05:04le vrai candidat de la gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon ?
05:06Non, je pense que ce serait trop réducteur,
05:10parce qu'il ne doit pas y avoir un seul candidat de la gauche unique dans ce pays,
05:13parce que sinon, on partirait déjà perdant.
05:16Je pense qu'effectivement, ce meeting, il se tient dans un contexte qui est particulier,
05:19d'une crise sociale d'ampleur,
05:21avec quand même un mouvement lycéen qui est extrêmement puissant
05:26et qui a démontré tout son effort revendicatif cette semaine.
05:29Et donc, je pense qu'il faut aussi regarder ce qui se passe à ce niveau-là.
05:33Et donc, moi, je dirais que peut-être le meeting le plus réussi de cette semaine,
05:35ça a été celui des 450 000 personnes qui ont défilé ce 6 octobre
05:39pour porter des revendications, dont certaines d'ailleurs qui sont reprises par Jean-Luc Mélenchon.
05:43Peut-être qu'il faut peut-être aller plus loin sur la question de l'abrogation de Parcoursup,
05:46sur la question des moyens pour l'école publique,
05:49sur la question de la rénovation du bâti scolaire.
05:51Et donc, voilà, je pense que c'est un meeting qui se tient dans un contexte particulier.
05:54Et j'espère que cette présidentielle sera marquée par un contexte particulier,
05:58une présidentielle des luttes.
06:00Voilà, donc on appelle bien sûr à continuer de se mobiliser aujourd'hui
06:03pour porter ces revendications.
06:04– Richard Ramos, qu'est-ce que vous retenez-vous
06:07de cette heure et quart de discours de Jean-Luc Mélenchon ?
06:11– LFI a travaillé, il travaille depuis 2012.
06:14Ce n'est pas ma France, la France de Mélenchon.
06:17Mais sur les propositions, il est incontestablement le leader à gauche,
06:23avec des propositions, la Sixième République, voilà.
06:26– C'est lui le leader de la gauche pour vous, ça ne fait pas de doute ?
06:29– Ça ne fait pas de doute.
06:30Je veux dire, pour moi, dans l'élection, ça ne fait pas de doute.
06:32Après, il faut se méfier, vous savez, des grands meetings.
06:34Sarkozy, en 2012, il fait des grands meetings, il remplit tout.
06:37Puis à la fin, il n'est pas président de la République.
06:39Donc, il faut faire très, très attention.
06:41Donc, sur la forme, de toute façon, c'est un grand tribun.
06:46Après, il a un plafond de verre.
06:47C'est-à-dire que moi, je pense qu'il ne pourra jamais être président de la République.
06:51– Il reste très loin derrière Marine Le Pen.
06:53– Et sondage après sondage, il a cristallisé notamment une jeunesse,
06:56parce qu'il leur parle, parce qu'ils ont fait le boulot,
06:59parce qu'ils ont mis des militants à aller dans les coins de rue.
07:02Vous savez que les militants, ils créent des actions.
07:05Une fois que les actions sont certifiées, ils auront le droit d'être candidats à des élections.
07:09Il y a tout un processus, un vrai processus politique,
07:12que nous, les partis politiques traditionnels, on a abandonné.
07:16Et donc, là-dessus, il faut lui reconnaître ça.
07:18Il est pour moi un peu moins bon que ce qu'il a été.
07:21Pardon de dire ça, son énergie n'est plus la même.
07:24– Ah oui, vous trouvez ?
07:25– Ah oui, mais, pardon.
07:27Sauf qu'en meeting, c'est le seul endroit où ça égale presque ce qu'il faisait avant.
07:32Moi, je l'ai vu face au MEDEF pendant deux heures et demie.
07:35Il ne faut pas regarder les contre-champs.
07:36Le gars, il n'était pas dans le coup.
07:39Mais ça, quand il est sur le meeting, c'est son exercice préféré.
07:43Donc, on va avoir un Mélenchon.
07:45Et vous avez vu, il a son socle.
07:48Moi, s'il veut, on fait un référendum tout de suite.
07:50Parce que le référendum populaire, il l'a perdu à chaque fois.
07:53Il nous raconte qu'il veut un référendum populaire.
07:55Ça s'appelle les précédentes présidentielles.
07:57Si on avait voulu Mélenchon, on aurait voté Mélenchon.
08:00Le peuple français, il a dit, j'en veux pas.
08:02Donc, le référendum populaire, ça s'appelle l'élection présidentielle.
08:05Alors, il nous refait le coup à chaque fois.
08:07Mais il ne sera pas réélu.
08:08Et je dirais même que l'énergie qu'il va chercher,
08:11c'est peut-être son rêve que Mme Le Pen arrive au pouvoir
08:15et que lui fasse la révolution dans la rue.
08:17C'est-à-dire qu'il est sur cette énergie-là, l'énergie du révolutionnaire.
08:21Vous savez que c'est ça son projet derrière.
08:22Bien sûr, c'est son projet.
08:23Vous savez, il m'a rappelé, pardon de dire ça,
08:25il m'a rappelé M. Le Pen qu'il ne voulait pas le pouvoir.
08:27Mais qu'il s'était installé confortablement
08:30dans quelque chose qui était, je suis contre les étrangers,
08:33je suis contre les étrangers,
08:34et donc je me cristallise dans une position qui est d'être contre.
08:37Là, on voit bien ce qu'il est en train de faire.
08:39Il est contre les riches, contre le système.
08:41Il a été ministre, il a été ministre de l'Éducation supérieure.
08:47Et il a fait quoi ? Il n'a rien fait.
08:49Il s'installe en faisant oublier qu'il a été toute sa vie payé par la République,
08:54toute sa vie un notable comme moi de la République, d'accord ?
08:57Sauf que moi, j'avais un boulot avant, d'accord ?
08:59C'est qu'à 50 ans que je deviens député.
09:01J'ai payé autrement les études de mes enfants.
09:04Il nous fait oublier tout ça pour être le révolutionnaire.
09:06Et dans cet exercice-là, il le maîtrise parfaitement.
09:09Mais ça veut dire que nous, la gauche, et quand on parlait,
09:12vous savez, des candidats socialistes,
09:13et ça ne fait pas la côté.
09:15Et donc, ils n'ont pas le choix.
09:17Ils seront obligés, la gauche modérée,
09:20elle viendra avec les centristes que nous sommes.
09:22Ils veulent faire croire qu'ils sont gauches.
09:23C'est un appel à Raphaël Glucksmann.
09:25Mais plus personne ne croit que ça va.
09:27Peut-être qu'on aura le combat de l'extrême-gauche et de l'extrême-droite.
09:31Et si en face, on n'a pas des démocrates avec un grand D qui se réunissent,
09:35de toute façon, ce sera l'un des deux.
09:36Henri Bunden.
09:37Il n'était pas l'enseigneur.
09:37Pardon, excusez-moi, je ne crois pas qu'il était...
09:39Non, il était au travail.
09:40Il était au travail.
09:41Il était au travail.
09:43Petite précision importante.
09:44En le disant, il a été au pouvoir comme ministre secrétaire d'État, je crois.
09:48Henri Bunden.
09:50C'est à vous qu'il s'adressait à Jean-Luc Mélenchon.
09:54Vous êtes sensible à son discours ?
09:57Oui et non.
09:58Moi, je vais reprendre ce que vous disiez il y a quelques minutes.
10:01Jean-Luc Mélenchon, il dit pas mal de bêtises.
10:03Mais il dit aussi des choses vraies.
10:05Quand il parle de parcours sup qui torture, si vous voulez,
10:09les élèves et les parents et les enseignants, ça, c'est une vérité.
10:12Quand il parle de la dévalorisation des filières professionnelles, c'est une vérité aussi.
10:16Vous êtes pour l'abolition de parcours sup.
10:17Oui, moi, à titre personnel, je suis pour l'abolition de parcours sup.
10:18Comme Henri Mélenchon, donc.
10:19Comme un grand nombre de lycéens, en fait.
10:21On avait Hervé Morin hier sur le plateau qui disait la même chose.
10:24Absolument.
10:25Non, mais parcours sup, voilà.
10:25Jean-Philippe Tanguy aussi, d'ailleurs, ce midi.
10:27Si le Rassemblement national s'intéresse à l'éducation nationale, moi, ça m'intéresse.
10:30Mais si vous voulez, moi, je ne suis pas dans un parti politique.
10:33Et je pense qu'on est des milliers et des millions d'élèves, si vous voulez,
10:37à refuser parcours sup.
10:39Parce que parcours sup ne donne aucune voix possible, ne donne pas de cap.
10:43Et ce que j'ai envie de dire, si vous voulez, c'est Jean-Luc Mélenchon,
10:46quand il parle dans ce meeting d'un grand cap, si vous voulez, pour l'éducation nationale,
10:51je ne vois aucun autre parti parler comme lui d'éducation nationale.
10:55Je ne vois pas la gauche républicaine qui, là, est en train de choisir son candidat.
11:00Bon, peut-être qu'en décembre, il n'y aura plus de candidat, mais OK.
11:02Je ne vois pas non plus le centre, qui doit faire un grand examen de conscience
11:06sur ce qu'il a fait pour l'éducation nationale.
11:09Parcours sup, la réforme des lycées, la réforme du bac, tout ça,
11:13c'est quand même le macronisme aussi qui a énormément joué sur la colère
11:17qui, aujourd'hui, existe en ce moment auprès des lycéens.
11:20Donc, la France insoumise travaille.
11:21Vous avez vu que Gabriel Attal propose, je cite, un pacte pour la jeunesse.
11:25Oui, très bien.
11:25C'est tout l'objet de son discours.
11:26Mais moi, je suis ravi de savoir que Gabriel Attal propose quelque chose.
11:30Mais il avait proposé aussi le choc des savoirs.
11:32Qu'est-ce qu'il en est aujourd'hui ?
11:33Et quand on voit, pardonnez-moi, le bac de mathématiques,
11:37quand on voit que Parcours sup existe toujours,
11:39quand on voit que M. Gabriel Attal a été ministre de l'éducation nationale pendant six mois,
11:43puis Premier ministre, et qu'on a eu un enchaînement incessant de ministres,
11:47ils avaient dix ans, en fait, ces gens, pour faire quelque chose pour l'éducation nationale.
11:50Et je ne vais pas me faire le porte-parole de Jean-Luc Mélenchon ce soir.
11:53Mais Jean-Luc Mélenchon, il propose quelque chose.
11:55Et si les autres partis politiques ne veulent pas que la jeunesse vote en masse pour la France insoumise,
11:59les autres partis politiques ont encore six mois et demi pour se réveiller.
12:01Mais avec Parcours sup, vous l'avez le totem, c'est-à-dire au fond le symbole que si les
12:08lycéens le décrochaient,
12:09on peut être sûr qu'il n'y a plus de raison qu'il soit dans la rue.
12:13De se mobiliser, c'est ça réellement ?
12:15C'est peut-être ce qui permettrait de mettre fin à ce mouvement lycéen ?
12:20Oui, alors pour reprendre d'abord sur la question des partis politiques qui travaillent sur les questions relatives à l
12:26'éducation nationale,
12:27pour le citer, le Parti communiste travaille depuis longtemps quand même sur ces questions.
12:31On a publié d'ailleurs en début de semaine un plan d'urgence pour la jeunesse
12:35qui parle effectivement de l'abolition de Parcours sup, d'un plan de recrutement massif des professeurs,
12:41d'un plan de rénovation du bâti, de tout un certain nombre de mesures que je ne vais pas vous
12:46détailler ici.
12:46Mais pour répondre à votre question sur Parcours sup, je pense effectivement que ça cristallise énormément la colère
12:52de centaines de milliers de lycéens dans ce pays parce que Parcours sup est un outil de sélection sociale
12:57qui révèle un problème plus profond.
12:59C'est-à-dire qu'on est confronté aujourd'hui à un pays qui a des besoins immenses
13:03parce qu'on est confronté à un défi climatique, le défi diplomatique, on a besoin de produire plus dans ce
13:08pays
13:08et pourtant on casse aujourd'hui les formations que ce soit dans l'enseignement supérieur
13:14et donc on est confronté à un problème où on manque de place aujourd'hui dans l'enseignement supérieur,
13:19on manque de formation d'ingénieurs, de formation dans tout un tas de secteurs
13:22et donc Parcours sup permet de faire du tri social pour envoyer les élèves les plus privilégiés
13:26vers ces secteurs de formation.
13:28Donc je pense qu'il faut, au-delà de l'abrogation de Parcours sup, proposer autre chose
13:32et donc c'est pour ça qu'on propose notamment avec le mouvement des jeunes communistes de France
13:35un service public de l'orientation qui permettrait donc d'orienter les élèves
13:39en fonction de leurs besoins, de leurs aspirations mais aussi en fonction des besoins du pays
13:42dans des formations qui soient bien rémunérées et qui correspondent à des besoins.
13:45– Salisse Asrigo, sur cette mesure-là, un totem dit…
13:50– Sans trop provoquer mon camarade de gauche mais c'est toujours un peu le principe
13:55à l'extrême gauche qu'on va encore créer un nouveau service public
13:58pour répondre à un problème de la société.
14:00Je pense qu'il y a suffisamment de gens dans l'éducation nationale aujourd'hui,
14:03il y en a beaucoup trop et je crois que c'est un problème profond.
14:05L'éducation nationale, son problème, ce n'est pas la manne financière qui est injectée dedans,
14:08c'est la façon dont c'est réparti.
14:10J'ai écouté Jean-Luc Mélenchon qui a beaucoup parlé des retraites
14:12et qui a beaucoup parlé de la jeunesse, quand on regarde justement sur 100 euros investis
14:16dans l'éducation nationale, il y en a 28 qui sont consacrés pour les retraités.
14:20Donc c'est quasiment 25% ce qui n'est pas non plus négligeable.
14:24Après maintenant, la vision que j'ai sur l'éducation, elle est assez simple,
14:27c'est qu'il y a plusieurs catégories.
14:28Il y a le primaire, le primaire c'est pour les fondamentaux,
14:30c'est les mathématiques, c'est le français, c'est pour assurer justement
14:33à tous les enfants un socle solide en arrivant au collège.
14:36Le collège c'est le temps de la découverte et aussi d'une certaine façon de l'expérimentation.
14:41je crois que c'est quelque chose d'assez unanimement partagé chez les jeunes,
14:44c'est que les stages, les alternances, les découvertes
14:47sont aujourd'hui quelque chose de très professionnalisant
14:49et permettent à la jeunesse de savoir ce qu'elle veut réellement faire.
14:52Parce que les cours théoriques, moi vous voyez, je n'ai jamais été un très bon élève,
14:55mais c'est en faisant des stages, c'est en découvrant tout un tas d'activités.
14:57Au collège ?
14:59Dès le collège, j'ai pu faire des stages au collège, oui.
15:01Oui, en troisième.
15:01Oui, c'est ça, mais je pense que c'est quelque chose à optimiser,
15:03c'est ce que je dis dans la description, le collège c'est une bonne chose pour ça.
15:05Et enfin, au lycée, il y a la voie professionnelle qui est justement trop dévalorisée.
15:09Je suis d'accord avec vous, je crois que c'est vous qui en parliez à l'instant,
15:12il faut augmenter cela.
15:13Et sur notamment les sujets industriels du pays,
15:15il nous faut davantage de gens dans ces filières professionnelles
15:17que dans des filières bullshit où en réalité on en sort sans boulot.
15:20Et c'est pour ça qu'il y a une proposition qui peut être très intéressante,
15:23c'est quel est le taux d'insertion dans le travail après telle ou telle filière ?
15:29C'est sûr que quand on a des facs bondés de filières bullshit qui n'apportent pas de valeur,
15:34où on fait peu de valeur à l'État et pour la jeunesse,
15:36évidemment qu'on se retrouve dans des situations extrêmement compliquées.
15:38Richard Rameau, vous voyez...
15:40On n'a vraiment pas tout réussi, mais il y a quelque chose quand même,
15:43en 2017 il y avait 300 000 apprentis, il y en a plus d'un million aujourd'hui.
15:48Je veux dire, ça c'est les chiffres, on ne peut pas les contester.
15:50Et donc ça veut dire qu'essayer de faire ce que vous disiez,
15:53de répondre à des gens qui ont envie,
15:55ce n'est pas des voies de garage,
15:57de pouvoir prendre l'apprentissage, même l'apprentissage en supérieur par des alternances,
16:03ça a été une des réussites.
16:04C'est un peu plus compliqué en ce moment,
16:07auquel sur les territoires tout le monde vous dira que c'est compliqué de trouver des alternances.
16:10Mais ça, je pense que ça a été une des réussites de ce qu'on a fait depuis 10 ans.
16:15Je voulais qu'on réécoute quand même les mots de Jean-Luc Mélenchon.
16:19Il répond à tous ceux qui l'accusent, notamment au gouvernement,
16:22d'instrumentaliser la jeunesse à des fins électorales.
16:28Écoutez, sa réponse était donc tout à l'heure lors de son meeting en Auvergne.
16:34S'il vous plaît, M. Attal, quand vous dites
16:37M. Mélenchon veut utiliser les jeunes comme de la chair à canon,
16:41d'abord Mélenchon n'utilise personne,
16:43et ensuite vous êtes un peu dur de dire que vos amis les policiers
16:46tirent un coup de canon sur les jeunes.
16:48Non, ils se contentent de les tabasser,
16:49de les éborner, de les mutiler.
16:54Sur l'instrumentalisation de la jeunesse,
16:57est-ce que vous vous sentez, Henri Blunden, instrumentalisé par la France Insoumise ?
17:01Non, moi je ne me sens pas instrumentalisé,
17:02mais alors du tout par Jean-Luc Mélenchon,
17:04et je pense que la jeunesse n'est pas instrumentalisée.
17:06En revanche, qu'il y a une tentative de récupération
17:08de la part de son mouvement politique,
17:10c'est assez factuel.
17:11Quand on voit Mme Catala et M. Léaumant qui jettent des vivres devant la rue Saint-Guillaume,
17:15en face de Sciences Po,
17:16ou que tous les élus à Paris de la France Insoumise se retrouvent systématiquement devant les grands lycées bloqués de
17:22leurs arrondissements,
17:23oui, il y a une tentative de récupération.
17:25Moi je n'appartiens pas à cette...
17:28Je ne suis pas instrumentalisé, moi je suis très libre,
17:31et je pense qu'une énorme majorité de la jeunesse
17:34n'est pas sensible à cette tentative de récupération,
17:36et qu'on se bat pour des revendications qui sont légitimes pour tout le monde.
17:39Mais est-ce que la France Insoumise souffle sur les braises ?
17:41Bien sûr, quand on l'entend dire,
17:43que les policiers, ils ne font qu'éborgner et mutiler,
17:47je veux dire, là où il y a des policiers...
17:49Mais c'est la généralisation, oui, c'est tout le monde.
17:50C'est le manque de nuance quotidien de la France Insoumise.
17:53Exactement, mais c'est là où il essaie finalement
17:55de mettre de l'huile sur le feu,
17:57d'essayer de manipuler.
18:00Je veux dire, là où les policiers...
18:01Vous savez, moi je suis un vieux schnock,
18:03j'étais leader en 86 contre la loi de Vaquet,
18:06et je n'ai pas oublié l'affaire Malik Ousekine.
18:08Donc je n'ai rien oublié.
18:09Un policier qui n'a pas respecté les procédures,
18:12il doit être condamné.
18:13Mais là, réduire les policiers...
18:15Réduire les policiers...
18:16Il y a plus de policiers blessés que d'être blessés,
18:18mais c'est différent, c'est sur eux.
18:21C'est ce qu'il a dit, à ceux qui mutilent,
18:24alors qu'une grande partie, 95% des policiers,
18:27permettent à la jeunesse de pouvoir manifester,
18:30de pouvoir avoir le droit de manifester.
18:32Et donc ça, c'est de la manipulation.
18:33C'est presque de la manipulation mentale.
18:35Alors, Nourduron Rocher, conseiller Paris,
18:38les élégologistes, vient de nous rejoindre,
18:39tout comme Yannis Alinac.
18:41Bonjour.
18:42Bonjour, lycéens à Hector Berlioz.
18:45Vous dites sur les policiers,
18:46vous dites que ce n'est pas tout à fait ce que j'ai vu,
18:48ils n'ont pas permis aux manifestations de se dérouler.
18:48On avait un problème sur les manifestations,
18:50par exemple, mardi.
18:51On l'a bien vu.
18:53Il y a pu y avoir des violences.
18:55En fait, pour que la manifestation continue à avancer,
18:57on a dû accompagner les lycéens.
18:59On était avec plusieurs élus.
19:00On s'était vêtus de casque blanc pour s'interposer.
19:02Peut-être que ça vous rappellera quelque chose
19:03si vous étiez là en 86.
19:05Et en fait, pour continuer d'avancer,
19:07parce qu'en fait, de fait, sinon,
19:08il n'y avait plus de possibilité de manifester.
19:10Le maintien de l'ordre, c'est de la désescalade
19:12et c'est laisser les manifestants manifester.
19:14Et en fait, il y avait un problème.
19:16Je l'ai revu à la NAS qu'il y a eu sur la place de la Bastille
19:18en fin de manifestation,
19:20alors que les personnes cherchaient à sortir du rassemblement
19:23et où en réalité, les policiers nous aiguillaient
19:25vers des sorties qui étaient fermées,
19:27ce qui contribue à monter la pression.
19:29Donc, il y a évidemment des policiers
19:30qui veulent absolument bien faire leur travail.
19:32Le problème, il vient d'en haut.
19:33Il vient des ordres qui leur sont donnés
19:35et d'un ministère de l'Intérieur
19:36qui a d'ailleurs été contredit par Emmanuel Macron lui-même
19:39sur la manière dont le maintien de l'ordre a été exercé
19:41en France pendant dix jours.
19:43Et en fait, non.
19:44La mission de la police, c'est quand même
19:46de laisser les personnes manifester,
19:48d'autant plus que là,
19:49les revendications sont légitimes
19:51et qu'on parle de lycéens
19:52et donc pour une grande majorité de mineurs.
19:56Vous souhaitiez réagir ?
19:57Moi, je souhaitais réagir par rapport à Mélenchon
20:01qui commence à faire encore ce combat
20:05entre Gabriel Attal et Mélenchon.
20:07La récupération politique,
20:09je ne pense pas...
20:09Moi, je vais rejoindre les propos de Henri,
20:11mon camarade,
20:12qui, en fait,
20:14les lycéens ne sont pas influencés.
20:16Ils revendiquent des choses
20:17qui sont connues de tous
20:19et qui sont unanimes auprès des lycéens.
20:21Aujourd'hui, c'est vrai qu'il y a
20:24le parti de la France insoumise
20:26qui veut montrer son monopole
20:28sur cette mobilisation,
20:31alors que pas du tout.
20:32Tous les lycéens sont mobilisés,
20:33peu importe leur orientation politique.
20:35Moi, quand je vois un député de Haute-Garonne
20:38et une députée de Gironde
20:39qui sont présents dans un lycée du 94,
20:42je me demande,
20:42mais qu'est-ce qu'ils font là ?
20:43Franchement, en fait,
20:44les lycéens, ils n'ont pas besoin d'eux.
20:46Et tout ça, c'est pour leur communication,
20:47pour dire qu'ils sont auprès des jeunes.
20:48Et ils sont députés,
20:51ils sont au Parlement.
20:51Qu'est-ce qu'ils ont fait aussi ?
20:53Ils n'ont rien fait.
20:53Donc, ils critiquent tout le monde,
20:56ils critiquent le gouvernement,
20:57ils critiquent Macron,
20:59alors qu'en réalité,
20:59eux aussi, ils sont des élus.
21:01Et ils n'ont fait quoi ?
21:03Absolument rien.
21:04Mais par contre,
21:04quand il s'agit de se montrer
21:05devant les caméras
21:07avec les lycéens
21:08pour dire qu'ils sont présents,
21:10moi, je trouve ça juste dégoûtant.
21:13Une question,
21:14puisqu'on a deux lycéens autour de la table,
21:15vous manifesterez tous les deux ce mardi ?
21:17Absolument.
21:18Tout à fait.
21:19Et,
21:20samedi 17 octobre ?
21:22Si ça le permet,
21:23je serai là.
21:24Là, c'est moins clair ?
21:25Non, mais c'est une question intéressante,
21:26parce que si notre sécurité
21:28n'est pas assurée,
21:32moi, je veux manifester le mardi.
21:34Si le 17, c'est trop compliqué,
21:36vous craignez que votre sécurité
21:38ne soit pas assurée ?
21:38Absolument, parce que moi,
21:39je vois des images
21:39où on prend des coups de genoux,
21:40alors forcément, ça m'inquiète.
21:41Et 24 enquêtes de l'IGPN,
21:45effectivement,
21:46sont en cours
21:47et la séquence dont vous parlez
21:49en fait partie.

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