00:13C'était l'une des promesses de campagne de la nouvelle municipalité.
00:17La gratuité partielle du réseau de transport en commun de la métropole démarre une première phase de test pour une
00:23durée d'un an.
00:24Une nouvelle qui ravit utilisateurs et acteurs de l'opération.
00:27C'est gratuit, mais comme j'ai l'habitude de bipper, j'ai tout le temps le réflexe.
00:33C'est plutôt une super idée, ça va permettre aux gens de pouvoir plus sortir et de les motiver à
00:37utiliser le transport en commun.
00:39On en a profité parce que c'est gratuit, même moi j'ai l'habitude de payer, mais j'ai
00:43laissé la carte chez moi.
00:44Et ça nous permet aussi de nous promener un peu sur Saint-Etienne, de conférer plus de choses.
00:48Quand c'est gratuit, il y a un côté plus festif et on le voit sur les sourires des agents
00:53ce matin, mais on le voit aussi sur le sourire des voyageurs.
00:57Si l'opération provoque spontanément des réactions positives, elle vise également plusieurs objectifs à long terme.
01:03D'abord dans les économies, du pouvoir d'achat pour les gens qui n'ont pas bien évidemment à acheter
01:07de titre ni à les valider le samedi.
01:10Un moyen surtout écologique aujourd'hui puisque chaque voiture qui est remplacée dans son utilisation par un usage des transports
01:18en commun,
01:18c'est moins d'émissions de CO2, c'est moins de pollution de l'air et donc c'est mieux
01:24pour la planète.
01:26Et puis le troisième effet attendu, vous le savez, c'est la redynamisation, la revitalisation de nos centres-villes.
01:31Les chiffres c'est plus 35% de fréquentation des transports en commun, moins 24% de voitures dans l
01:38'espace de la métropole.
01:39Engagement écologique, engagement social.
01:43Et si le samedi a été choisi, ce n'est pas par hasard.
01:46Car dans la métropole stéphanoise, il y a une chose à ne pas rater ce jour-là.
01:50C'est super, vraiment génial. Bravo à la ville de Saint-Etienne.
01:54On a une belle initiative.
01:56C'est très bien, c'est parfait pour la ville de Saint-Etienne.
01:58Bon, maintenant, on a acheté des tickets qui ne servent plus à rien,
02:01parce que le premier samedi, il n'y a plus de liberté de vie, mais si vous les voulez, je
02:05peux les revendre.
02:06Une gratuité qui comprend également les parkings relais et les services en distance pour les personnes à mobilité réduite.
02:12Un bilan sera dressé par la municipalité à la fin de cette première phase test dans un an.
02:20Le produit iconique des papiers tripichons, c'est le cahier de brouillon.
02:24Celui-là, c'est environ un million d'exemplaires vendus par an.
02:27Bienvenue aux papiers tripichons.
02:28Nous allons visiter ensemble notre centre de distribution pour la rentée des classes.
02:33Les papiers tripichons, c'est une entreprise qui a été fondée en 1948 à Saint-Etienne,
02:38qui est spécialisée dans les fournitures scolaires.
02:40Nous sommes un distributeur, donc nous avons à peu près 350 fournisseurs qui alimentent cet entrepôt
02:46et qui nous permettent de livrer toutes les écoles de France.
02:49Alors ici, nous sommes à la réception des produits,
02:53et on va bientôt mettre ces produits dans des bacs pour alimenter la partie préparation de commande.
02:58Le préparateur n'a pas à se déplacer pour aller chercher les produits, c'est le colis et les produits
03:02qui viennent vers lui.
03:03En période de rentrée des classes, on a environ 150 personnes qui travaillent en logistique.
03:09On a une équipe qui représente à peu près 40 personnes en basse saison,
03:15et on produit entre 8 et 10 000 colis par jour.
03:18Le produit iconique des papiers tripichons, c'est le cahier de brouillon.
03:22Je pense que ce produit a été présent au premier catalogue.
03:26Celui-là, c'est environ un million d'exemplaires vendus par an.
03:29Au total, on vend 8 millions de cahiers.
03:31Ici, vous avez la réduction de la taille des emballages.
03:34Concrètement, il y a 50% de volume en moins sur les routes,
03:37grâce à ces robots.
03:39Ici, on est dans la zone de palétisation,
03:41c'est-à-dire que les produits ont été préparés,
03:43on a collé l'étiquette de transport.
03:45Les mairies financent les fournitures scolaires des petits,
03:49donc en maternelle et en primaire.
03:51Et ça représente environ 17 000 clients sur la France métropolitaine.
03:56Et la commande moyenne, elle a plutôt 3 colis, d'ailleurs, qu'un seul,
03:59avec environ, comme je vous le disais, 27 produits différents.
04:02Mais dans des quantités d'écoles.
04:03Ce n'est pas un cahier, c'est 30 cahiers.
04:06Une des grandes caractéristiques ces dernières années,
04:08c'est de favoriser l'inclusion à l'école.
04:10Et on a, par exemple, un de nos best-sellers,
04:12qui est ce petit casque que les enfants qui ont des troubles d'attention aiment bien,
04:15parce que ça leur permet de s'isoler.
04:17La particularité que c'est produit, c'est qu'en fait,
04:20finalement, ils ont une audience qui est beaucoup plus large que simplement l'école.
04:28Il y a un an, Noam ne savait pas vraiment quoi faire après la troisième.
04:32Aujourd'hui, il entame sa deuxième année de CAP menuiserie.
04:35Il fait partie de la première promo de l'école de production La Plane.
04:39Il a essuyé les plâtres et semble avoir adopté la formation.
04:42J'ai envie d'encore apprendre, j'espère que je vais encore apprendre plein de choses.
04:47Et j'ai hâte aussi de découvrir d'autres nouvelles choses.
04:49J'ai pas envie de m'arrêter au CAP,
04:50donc soit on ne comprend pas un bac pro ou un apprentissage.
04:54Ici, les élèves ne passent pas leur journée coincés derrière un bureau.
04:57Ils passent 24 heures par semaine dans cet atelier de fabrication.
05:01Parquet, table d'extérieur, bureau, aménagement.
05:04Ils fabriquent des pièces qui ont une vraie destination,
05:07notamment pour des entreprises du territoire ou des collectivités.
05:10Des fois, oui, ça met le stress, mais au moins, je trouve qu'il y a un vrai enjeu.
05:15Et c'est ça qui est aussi intéressant, c'est qu'on ne fait pas des pièces dans le vide
05:17ou des chantiers.
05:19Et moi, c'est ce qui me plaît aussi à l'école.
05:21Un modèle voulu par les entrepreneurs de la filière bois.
05:24Face aux difficultés de recrutement, ils ont décidé de prendre les devants
05:28en créant leur propre outil de formation.
05:30L'objectif de l'école La Plane, c'est d'avoir un échange concret avec les professionnels.
05:34Je vous fais un exemple.
05:35Tous les vendredis, il y a un déjeuner partagé.
05:39Un entrepreneur de menuiserie peut venir dans l'école rencontrer les jeunes
05:43pour parler de sa carrière, échanger avec eux, partager un peu son entreprise.
05:49On organise aussi des visites d'entreprise avec les jeunes.
05:52On trouve que c'est important.
05:53Voilà le modèle école de production, il reste dans l'entreprise.
05:56Ils font aussi des stages à l'extérieur.
05:58Certains jeunes partent en stage dans les entreprises.
06:01Mais voilà, effectivement, le but, c'est de donner ce lien
06:04avec la formation et les entreprises locales.
06:07Mais l'enjeu est aussi social.
06:09Le but est de redonner une place à des adolescents de 15 à 18 ans,
06:13parfois en difficulté dans le système scolaire classique,
06:16en leur permettant d'apprendre autrement.
06:18Pour certains jeunes, la formation leur permet de retrouver le goût d'apprendre
06:22et surtout de se projeter dans un métier.
06:26Le parcours où tout le monde va au bac et aux études supérieures,
06:28ce n'est pas forcément le parcours qui convient à tout le monde.
06:30Et on s'en rend compte aujourd'hui.
06:32Moi, je suis assez stupéfait de voir ces jeunes qui sont entrés l'année dernière,
06:35qui sont capables de produire aujourd'hui
06:37et comment, personnellement, ils se sont véritablement épanouis.
06:40Les jeunes que j'ai vus l'an dernier, ce n'est pas les mêmes aujourd'hui.
06:42Ils sont radieux, ils ont envie de travailler en tout cas.
06:44Un système approuvé par l'intercommunalité
06:47qui devrait construire un bâtiment de 2000 m²
06:50pour accueillir l'école d'ici 2028.
06:59Voiture cabossée, pare-brise, fissurée, c'est dans cet état
07:03qu'on peut retrouver certaines voitures dans ce garage.
07:06Suite aux nombreux orages de grêle connus dans le département,
07:09les demandes d'expertise et de réparation ont fortement augmenté cet été.
07:13C'est pour cette raison que depuis le 24 juillet dernier,
07:16cette entreprise est venue s'installer à Vosch.
07:19Le plus gros des expertises a été maintenant réalisé
07:22et depuis quelques jours, les réparations ont commencé.
07:25Je n'ai pas les chiffres exacts en tête,
07:26mais en tout cas, quand on était sur 6 lignes d'expertise,
07:29on voyait à peu près 150 voitures par jour.
07:31Donc il suffit de faire le calcul, ça représente un certain volume.
07:34Je pense qu'on va réparer à peu près 1000 voitures, je pense,
07:38sur le secteur quand même.
07:39Les orages ont été tellement violents
07:41que 80% des véhicules se retrouvent avec des impacts sur leur pare-brise.
07:45Mais plusieurs degrés de réparation sont possibles.
07:48Soit il y a juste le débossage à réaliser,
07:51soit un coup de peinture doit aussi être effectué.
07:54Les dommages sont assez violents,
07:55enfin très importants sur la grêle de Saint-Just-à-Renvers,
07:58ce qui nécessite beaucoup d'opérations de peinture.
08:01Donc pour le coup, le débossage se déroule,
08:05on va dire plus rapidement que de la carrosserie traditionnelle.
08:09Et étant donné qu'il y a énormément d'opérations de peinture,
08:11on va être présent sur le secteur jusqu'à au moins juin 2027.
08:13Les expertises peuvent encore être réalisées jusqu'à fin septembre.
08:18Concernant les réparations,
08:19le délai d'attente va être un peu plus long
08:21puisque le calendrier est déjà plein jusqu'à juin 2027.
08:28Souvenez-vous, début juillet,
08:30les incendies ont ravagé la Loire.
08:31Des arrêtés ont été pris par la préfecture.
08:34Interdiction de travailler à l'extérieur jusqu'à midi.
08:36Les bûcherons se sont retrouvés tout de suite impactés.
08:40Bon, c'est une bonne chose.
08:41D'habitude, on attaque tôt,
08:42mais là, c'est que c'était 5h30
08:44pour faire une journée à peu près convenable.
08:47Parce qu'à midi, on n'avait plus le droit.
08:49Donc d'habitude, nous, on travaille jusqu'à 5h30,
08:516h du soir ou voilà.
08:53On fait 9h par jour,
08:54tandis que là, on arrivait difficilement à faire 8h.
08:57Les transporteurs aussi ne pouvaient plus rouler sur les pistes
08:59alors qu'elles sont super sèches et praticables.
09:02Et oui, ça a été quelque chose qu'on se souviendra.
09:04Des restrictions inédites dans la Loire
09:06qui se sont répétées durant l'été
09:08accompagnées d'une sécheresse qui s'aggrave de jour en jour.
09:11L'impact est déjà visible au quotidien.
09:14On voit des bois qui sèchent, qui sont rouges.
09:18Abattre un arbre sec,
09:20ce n'est pas non plus
09:22comme quand on coupe un arbre vert, un sapin vert.
09:26Déjà, c'est plus dangereux.
09:28Et c'est différent.
09:29La coupe est complètement différente.
09:30Mais ça impacte beaucoup le propriétaire.
09:32Parce que c'est un enjeu financier.
09:34Un coup de canicule,
09:35ça ne peut peut-être pas forcément les abattre,
09:37enfin les faire sécher en tant que tel.
09:40Après, c'est des coups répétés et réguliers
09:42qui vont justement les impacter
09:44sur la réserve en eau qui est un peu moins importante.
09:46Les coups de chaud de cette année, de cet été,
09:49vont se répercuter d'ici peut-être deux ou trois ans.
09:52Sur cette parcelle située dans les monts du forêt,
09:54les dégâts restent pour l'instant limités.
09:56Le dépérissement le plus important
09:58se situe sur la plaine et les coteaux du forêt.
10:01Face à cette situation,
10:02le CNPF conseille les propriétaires privés
10:04de parcelles de forêt
10:05pour limiter l'impact de la sécheresse.
10:07Les arbres qui peuvent être dépérissement
10:09ou les arbres qui sont arrivés à maturité,
10:11les enlever au fur et à mesure.
10:14Et ensuite, l'arbre aura plus de place,
10:16donc moins de stress avec les autres
10:19et moins de mise en concurrence
10:20pour tout ce qui est réserve en eau.
10:23Sans trop ouvrir les peuplements,
10:24parce que l'ouverture des peuplements
10:26trop importante peut amener aussi
10:29le chaud dans le peuplement
10:30et faire dépérir les arbres.
10:32Ramener plus des essences méditerranéennes.
10:34Après, c'est des tests.
10:35On ne sait pas si dans 30 ans,
10:37le marché du bois sera aussi bon
10:40avec ces essences-là.
10:42Des conseils importants,
10:43car près de l'entièreté du parc forestier de la Loire
10:46appartient à des propriétaires privés.
10:50Au milieu des vignes,
10:51les vendangeurs,
10:52avec plus ou moins d'expérience,
10:54s'activent pour réaliser la récolte annuelle.
10:57C'est pas loin de 20 vendangeurs
10:59et qui sont venus prêter main forte
11:00pour récolter les 17 hectares du domaine.
11:03Ça fait que c'est ma troisième année
11:04et j'ai été comptable toute ma vie,
11:07ma carrière,
11:08donc j'ai eu envie de changer.
11:11Je profite de la nature
11:12et puis voilà,
11:14c'est sympathique.
11:16C'est une entreprise familiale.
11:18C'est du bio,
11:19donc c'est génial.
11:20C'est un rythme à prendre.
11:22Ça fait que deux ou trois jours
11:23que c'est la deuxième journée,
11:25donc c'est un peu dur,
11:27mais au bout de deux semaines,
11:28ça va être plus simple.
11:30Je préfère être là
11:31qu'être dans un carrefour
11:33où il y a de la nature.
11:34En plus, il fait beau,
11:35il ne pleut pas.
11:36Donc on a de la chance.
11:38Cette année,
11:39la récolte est particulière,
11:40digne de l'été 2003.
11:42Les canicules répétées
11:43ont énormément asséché les terres
11:45et les vignes ont reçu très peu d'eau.
11:47Le raisin ne présente aucune maladie,
11:49mais les grains sont assez petits.
11:51Mais il était impossible pour le domaine
11:52d'apporter de l'eau supplémentaire
11:54pour respecter la charte
11:55de l'AOC Côte-du-Fauré.
11:57En fait, on attendait la pluie
11:58et la pluie ne vient jamais.
12:00Donc à force d'attendre,
12:01on a dit on y va
12:02parce que de toute façon,
12:03même quand ils en annoncent,
12:04elle ne tombe pas chez nous.
12:06Et en fait, après,
12:07le risque, c'est que les degrés montent.
12:10Et du coup, après,
12:11on se retrouve avec des risques
12:12de vins trop alcoolisés.
12:14Donc il faut faire un compromis
12:15sachant qu'on a 17 hectares avant danger.
12:17On essaye de faire commencer un peu plus tôt
12:20et voilà, à la fin,
12:22c'est un équilibre sur toutes les parcelles.
12:24Il est encore trop tôt
12:25pour se prononcer sur le goût
12:26qu'auront les cuvées de l'année 2026.
12:28Mais une chose est sûre,
12:29le raisin est quand même de qualité
12:32malgré les vecs de chaleur
12:33qui ont pu le toucher.
12:37Tu vois, la terre,
12:39on ne l'hérite pas de nos parents
12:40et on l'emprunte plutôt à nos enfants.
12:43Et ça, c'est vachement important.
12:44Ça veut dire qu'on doit la respecter.
12:46Pierre-Henri Pomport,
12:47je suis finaliste du concours national
12:48graines d'agriculteurs.
12:49On est sur une exploitation
12:51à Channal-Contal
12:52qu'on a rachetée en 2021
12:54pour mon installation.
12:55Donc on a 110 mers
12:57de race blonde d'aquitaine,
12:59donc des vaches à viande,
13:00et 160 hectares,
13:02dont 120 hectares de prairie.
13:04Celle-là, c'est la chouchoute du troupeau.
13:06Elle s'appelle Moli.
13:06Une des premières choses
13:07qu'on nous a dit
13:08pendant nos trois ans d'études,
13:09c'est qu'il faudra nourrir
13:1010 milliards de personnes en 2050
13:11tout en préservant les ressources
13:13et naturelles,
13:15épuisables potentiellement quand même
13:16et avec un enjeu
13:17de réchauffement climatique hyper fort.
13:19Donc en fait, ça m'a guidé
13:20depuis mon école d'ingénieur
13:22jusqu'à aujourd'hui
13:22où j'essaye de mettre en pratique
13:23ce genre de choses.
13:24J'amène ici
13:25parce que c'est un essai
13:26que j'ai réalisé cet été
13:28en implantant
13:29donc cette plante
13:30qui est du sorgho,
13:32qui est une plante tropicale
13:34qui pousse quand il fait très chaud,
13:36contrairement à l'herbe
13:37qui ne pousse plus.
13:38C'est des animaux
13:38où on n'aura pas besoin
13:39de distribuer l'alimentation,
13:40pas besoin de la récolter,
13:42où elles vont se débrouiller.
13:43Donc c'est hyper durable.
13:44On ne consomme pas de gasoil
13:47pour récolter,
13:48pour épandre le fumier, etc.
13:49Puis les vaches sont dehors.
13:51Elles sont assez bien en ce moment
13:52avec des haies et des arbres aussi.
13:53Après, j'ai mis en place aussi
13:54ce qu'on appelle
13:55le pâturage tournant dynamique.
13:56Donc ça veut dire
13:57que les animaux
13:58ne restent pas
13:59plus de 1 à 2 jours
14:00au même endroit
14:01et pour que l'herbe
14:02ne soit pas épuisée
14:03et que les animaux
14:04aient toujours de l'herbe
14:04de qualité et en quantité.
14:06On voit les nouvelles racines
14:07qui poussent
14:07pour aller chercher l'eau,
14:08les nutriments, tout ça.
14:09Il y a des résidus
14:10de la foie d'avant
14:11où en effet, les vaches
14:12elles sont allées dans des sorgho
14:13qui faisaient quasiment
14:132 mètres d'eau à un moment.
14:15Donc là, c'était impressionnant
14:16qu'elles ont gaspillé,
14:17c'est sûr.
14:18Mais finalement,
14:19c'est gaspillé pour les vaches
14:20mais pas gaspillé pour le sol
14:21parce qu'on le retrouve ici.
14:22Mélangé un petit peu
14:23à des bouses, etc.
14:25Je sais que ça va améliorer
14:26mon sol
14:27et c'est hyper important.
14:28Donc là, c'est tout des vaches
14:29qui sont à l'engraissement
14:31pour faire de la superviande
14:32de bonne qualité.
14:33Et en optimisant nos systèmes,
14:35en changeant de pratique,
14:36en travaillant correctement,
14:38on peut gagner notre vie
14:39et c'est important
14:41de le dire aux jeunes,
14:41c'est qu'il y a des gens
14:43qui s'en sortent
14:44et il est clairement possible
14:45de devenir agriculteur
14:47et c'est un métier d'avenir.
14:48Il faudra continuer
14:49de nourrir les gens.
14:57C'est bien Eglantine.
14:59J'ai découvert ça
15:00en fait sur la région de Bordeaux.
15:02Eglantine n'est là
15:03que depuis le mois de juin.
15:04On a aidé à la récolte
15:06des raisins de la vendange.
15:09C'est bien ça ma belle.
15:10Voilà, doucement.
15:12Donc là, vous avez un traîneau
15:14qui est un traîneau
15:16comme pour des chiens de traîneau.
15:17Et je m'en suis fait fabriquer un
15:19sur ce modèle-là
15:20qui sera renforcé
15:21et qui sera surtout plus grand.
15:22C'est bien ma belle.
15:24Elle, elle est un peu trapue.
15:26Elle a vraiment du peps.
15:27Un cheval de loisir
15:28c'est aux alentours
15:29de 400 à 500 kg.
15:31Elle, elle pèse presque
15:32deux fois plus.
15:33850 kg.
15:34Elle a besoin de travailler,
15:37de se dépenser.
15:37Elle aime ça.
15:38Elle a ça dans la tête
15:39depuis tout petit
15:40et ça lui convient.
15:41Donc on a quand même
15:42des rennes.
15:43En l'occurrence,
15:43des rennes longues.
15:44Mais c'est surtout à la voix
15:45qu'elle réagit
15:46et qu'elle obie aux ordres.
15:47En place.
15:48Marchez.
15:50Voilà.
15:51À gauche.
15:52Elle répond à à peu près
15:53une dizaine d'ordres.
15:54En fait,
15:55j'ai suivi une formation
15:56d'une vingtaine d'heures
15:57et j'ai eu la chance
15:58de me former
15:59sur ce cheval.
16:00Donc on a pu apprendre
16:02à se connaître.
16:03On fait très attention
16:04au rythme de travail.
16:05Donc c'est typiquement,
16:06on va dire,
16:07qu'un cheval de trait,
16:08il travaille qu'au maximum
16:10un jour sur deux.
16:11Tu peux tourner ici.
16:13Le projet de ce vignoble,
16:14c'était de créer
16:16une expérimentation
16:18agroécologique,
16:18c'est-à-dire de faire
16:19un vignoble
16:19le plus écologique possible.
16:21Replanter beaucoup d'arbres,
16:23avoir un enherbement total,
16:24n'utiliser aucun produit chimique
16:26dans la vinification.
16:27Et du coup,
16:28il n'y a même pas d'essence
16:30là sur cette saison
16:31qui a été utilisée
16:33pour cultiver le raisin.
16:34Passer des énergies mécaniques,
16:37donc le cheval
16:39rentre tout à fait
16:40dans ce projet écologique.
16:46On tourne le fil,
16:48comme ça.
16:49On attrape la deuxième maille
16:53et on la soulève
16:55sur le cou.
16:56Ce petit objet,
16:57souvent en bois,
16:58quelques fois décoré,
16:59permet de tricoter
17:00en rond pour confectionner
17:02des tubes de laine
17:03ou des tresses.
17:04Rien d'étonnant
17:05sur notre territoire.
17:06Ce qu'il est plus,
17:07en revanche,
17:08c'est l'initiative
17:09de la mairie d'Andrézie Boutéon
17:10avec l'opération Tricotrain.
17:12On s'est mis un petit défi,
17:13un petit défi un peu fou
17:15avec les élus,
17:16c'est de se dire
17:16comment fêter cet anniversaire
17:19sans être dans un côté
17:20purement historique
17:21ou patrimonial,
17:22comment essayer
17:22de rassembler les gens
17:23autour d'un projet,
17:24autour d'un défi.
17:26Et on s'est dit
17:26pourquoi pas essayer
17:27de refaire ce tracé
17:29et de la première ligne
17:30de chemin de fer,
17:30non pas avec des rails,
17:32mais avec un tricotin.
17:33Pour les tricoteuses
17:34comme Jeannine,
17:35c'est l'occasion
17:35de tisser des liens
17:36et de transmettre
17:37les savoirs
17:38autour de la première ligne
17:39de chemin de fer
17:40et du tricot.
17:42Ça sert à consister,
17:44vous voyez,
17:44à faire des petites bandes
17:46comme ça.
17:46Et moi,
17:47je suis en train
17:47de faire le drapeau français,
17:48bleu, blanc, rouge.
17:50Alors, je fais une marge,
17:52je les mesure,
17:53après je les finis,
17:54je les rajuste.
17:55Mais je suis tellement dedans
17:57que je ne vois même pas
17:57l'heure passer.
17:58Quand je leve la tête,
17:59des moments,
18:00c'est une heure moins dix
18:00du matin,
18:01je dis qu'il faut quand même
18:01te coucher.
18:02Et puis mes yeux
18:03qui commencent à faire
18:04comme ça,
18:05j'ai dit bon,
18:06c'est le moment
18:06d'aller au lit.
18:08C'est que ça marche alors.
18:09Il n'y a pas besoin
18:09de cachet pour dormir.
18:11L'anniversaire,
18:12c'est le 30 juin 2027
18:14et jusque-là,
18:1521 kilomètres de tricotins
18:17doivent être tricotés
18:18pour joindre
18:19Saint-Etienne
18:20à André-Zieu-Boutéon
18:21sur les traces
18:22de l'ancienne voie pionnière.
18:27Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires