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  • il y a 13 ans
Nils Tavernier le réalisateur du film "de toutes nos forces" invité de France Bleu Périgord. Projection en avant première de ce long métrage au Festival du Film de Sarlat.
Interprétation : Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, Fabien Héraud
Ce long-métrage a obtenu la Salamandre d'or à ce festival. Il est donc sacré meilleur film par le vote du public.
Avant de s'appeler "de toutes nos forces", ce film a été présenté sous le nom de "l'épreuve d'une vie".
Transcription
00:00Qu'est-ce qu'on peut dire sans trop en dire sur l'histoire ?
00:04Moi je suis très très très mauvais pour raconter mes films, j'ai toujours été très très mauvais,
00:09j'arrive à raconter mes films dix ans après, alors par contre il faut que je donne envie aux gens
00:15de venir le voir.
00:15Le postulat de départ c'est que c'est une histoire vraie ?
00:18Alors c'est une histoire vraie, le truc qui se passe sur ce film c'est que quand les gens
00:22sont dans les salles ils sont ravis.
00:23Là on vient de le présenter à des mômes des lycéens qui sont mais qui étaient en larmes de joie,
00:30heureux d'avoir vu le film.
00:32Ils m'ont parlé, alors ce qu'eux m'ont dit sur le film c'est que c'était une
00:35histoire de famille, d'amour,
00:38ce qui était une histoire ultra touchante, ils avaient tous été très très très touchés.
00:44Alors de raconter l'histoire on peut la raconter de dix mille points de vue différents,
00:48où grosso modo c'est quand même l'histoire d'un gamin qui a envie de reconstruire sa famille
00:54et c'est la réunion entre un père et un fils qui vont se re-rencontrer et qui vont vivre
01:00une histoire d'amour énorme.
01:02Au travers d'un challenge aux sportifs, mais il faut préciser quand même que le gamin est handicapé.
01:07Ah oui, il est en fauteuil, oui.
01:10Et donc, est-ce qu'on peut dire que le père l'a un peu délaissé, étant un peu déçu
01:17d'avoir un enfant pas tout à fait comme les autres
01:20et que finalement c'est cette histoire, c'est cette aventure qui les rapproche, qui ressoude leur relation et la
01:26relation de toute la famille.
01:28Moi j'ai beaucoup passé de temps dans les hôpitaux pendant 20 ans à faire des films sur les enfants
01:32différents,
01:32c'est vrai que j'ai beaucoup vu de familles se disloquer, j'ai beaucoup vu des parents perdre pied,
01:37des pères perdre pied, des marrants.
01:38Des mamans parfois surinvestir leurs enfants, ce qui est un peu le cas dans mon film.
01:42Mais j'ai aussi souvent vu des pères et des mamans devenir des super-héros pour combattre la différence de
01:50leurs enfants.
01:51Et c'est vrai que c'est le parcours de ces parents dont j'avais envie de parler.
01:58Évidemment c'est un hommage à ces parents aussi, mais je crois que c'est avant tout...
02:03Moi je ne crois pas du tout que ce soit un film sur le handicap, c'est un film vraiment
02:06sur une histoire d'amour.
02:07Non, non, bien sûr, me semble-t-il.
02:09Mais il fallait quand même le préciser.
02:10Une seconde juste Valérie, préciser également le casting de ce film parce que l'affiche est superbe.
02:15Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, on parlera de leur performance à tous les trois.
02:19Et Fabien Ayrault qui pour le coup porte bien son nom.
02:22Valérie Dejean.
02:23Oui, moi j'y vois aussi peut-être l'histoire d'un jeune homme qui veut vivre sa vie, qui
02:29veut s'émanciper.
02:30De la difficulté de ses parents et de sa mère notamment, qui vous le disiez sur Avastia un petit peu,
02:35à laisser grandir ce jeune garçon.
02:36Et pour le coup, l'histoire du handicap, elle passe vraiment au second plan.
02:39Il y a de ça, non ? Alexandra Lamy est extra.
02:42Enfin voilà, moi j'étais extrêmement séduite dans ce rôle-là d'une maman qui a une difficulté à voir
02:49son fils grandir et puis lui échapper un peu.
02:50C'est un peu ça.
02:54Nous on a essayé sur l'écriture du scénario avec l'équipe de Nord-Ouest, mes producteurs, à faire un
03:00film qui soit, alors le mot universel est un peu peut-être excessif.
03:05Mais enfin, c'est l'histoire aussi d'un ado qui a envie de s'émanciper, qui a envie d
03:09'une histoire d'amour avec son père, qu'il n'a pas eu et qui va se battre pour.
03:13C'est toujours difficile pour une maman de voir son enfant quitter le nid.
03:19C'est toujours difficile pour une maman d'avoir moins d'impact sur son enfant parfois.
03:24Moi j'ai un gamin qui a 21 ans, sa première boîte de nuit en avait 16 et j'étais
03:29paniqué.
03:29Enfin donc voilà.
03:30Et puis c'est un film qui je crois, on est tous enfants d'eux et on est tous, moi
03:36maintenant je suis père, donc je pense que c'est un film qui peut, j'espère, toucher tout le monde.
03:40Et il y a ce passage là aussi, effectivement peut-être du rôle de la mère, tant qu'il est
03:44petit, etc.
03:46Et de l'arrivée du père qui est logique à 17, 18 ans et c'est très bien vu dans
03:51le film, très bien montré en tout cas.
03:54Et c'est quelque chose pour le coup aussi d'universel.
03:56C'est-à-dire qu'on est vraiment dans une histoire de famille, une histoire de vie presque traditionnelle pour
04:01le coup.
04:03On est sur une histoire de vie, je dirais, avec des gens ordinaires, mais dans le beau sens du terme,
04:08qui deviennent des gens extraordinaires.
04:11On est quand même sur un film de cinéma à grand spectacle.
04:15C'est pas un film qui se passe entre quatre murs dans une maison où les gens se posent des
04:19questions pendant deux heures.
04:20Ah non, non, parce qu'on comprend bien.
04:21Du tout, du tout, du tout. C'est un film qui se passe.
04:22Il y a quelque chose qui fait que ça s'échappe, oui.
04:24Donc, c'est vraiment l'histoire de gens qui vont se surpasser et qui, grâce à ce surpassement de soi
04:32-même, deviennent des êtres exceptionnels.
04:35Je crois que c'est la possibilité qu'on a tous, en tout cas, j'espère.
04:39Alors, parce que ça se fait sur fond des preuves sportives, on le dit, parce que c'est une histoire
04:44vraie.
04:44Peut-être qu'il y a beaucoup de gens qui ont vu ces images sur Facebook d'un père qui
04:49participe avec son fils handicapé à un Ironman.
04:52Alors, je ne sais pas où c'est, aux Etats-Unis, je ne sais plus.
04:54Et donc, le défi, c'est ça.
04:56Et donc, du coup, il y a effectivement, là aussi, des images de sport, des images magnifiques, d'ailleurs, de
05:01la plongée en Méditerranée, etc.
05:02C'est-à-dire qu'il y a une dimension sportive importante dans le film.
05:06Enfin, sportive.
05:07De l'effort, on va dire, du surpassement.
05:09Il y a une dimension de l'effort, du surpassement.
05:14Il y a une évolution humaine, en tout cas du côté du père et de la maman,
05:21qui se disent, tout d'un coup, « Ah tiens, il faut que j'aurai peut-être que j'écoute
05:23mon gamin. »
05:24Voilà.
05:25Donc, c'est vraiment le parcours humain d'une famille qui va évoluer grâce à l'enfant ou ce jeune
05:31ado qui va leur dire,
05:32« Hé, attention, là, vous êtes en train de partir dans de mauvaises routes. »
05:37Mais c'est aussi, évidemment, un film à grand spectacle, puisque c'est 3 000 personnes qui vont dans l
05:42'eau,
05:43c'est filmé en hélicoptère.
05:44Tout d'un coup, c'est des images qui sont de l'ordre du grand spectacle, avec une fin, j
05:51'oserais dire, anglo-saxonne,
05:53plutôt à la Billy Elliot, où j'ai assumé complètement que cette famille soit heureuse.
05:59Ce n'est pas une fin où on se dit, « Oh, putain, c'est l'enfer, tout le monde
06:02est horrible. »
06:03C'est une happy-end assumée totale. C'est une happy-end à la Billy Elliot, où le père est
06:08content de retrouver son gamin,
06:09où les rapports sont sains, où tout d'un coup...
06:12C'est limite le happy-end qui tire les larmes aussi aux spectateurs.
06:16Le festival du film de Sarlat, à vivre chaque jour sur France Bleu Périgord, jusqu'à 19h.
06:2322e édition de ce festival du film de Sarlat.
06:25Aujourd'hui, vous allez avoir le grand privilège de découvrir le nouveau film de Nils Tavernier,
06:30qui a la gentillesse d'être avec nous cet après-midi à l'affiche.
06:32Jacques Gamblin, Alexandra Lamy, Fabien Hérault.
06:36Comment s'est passé, Nils, le casting de ces acteurs ?
06:40Jacques, je le connaissais.
06:44Il avait fait des films avec mon père.
06:45Il avait fait des très, très, très jolis films avec Lioré.
06:49C'est quelqu'un qui avait fait du marathon.
06:53Donc, il s'est imposé très, très vite.
07:00Alexandra, après.
07:02Moi, j'avais envie d'essayer Alexandra sur un jeu beaucoup plus retenu, très peu démonstratif, plus intériorisé.
07:11Elle est d'ailleurs magnifique dans le film.
07:12C'est très réussi.
07:13Merci beaucoup.
07:14Performance, mais je pense qu'on est d'accord avec Valérie.
07:17Performance qui nous a vraiment estomaqués.
07:19Jacques Gamblin est toujours, évidemment, à un très haut niveau.
07:23Et alors, après, il y a Fabien.
07:25Alors, on a...
07:28En fait, j'ai menti à mes producteurs, où j'étais arrogant.
07:33Je leur ai dit que j'allais trouver un enfant infirme moteur cérébral, un vrai handicapé, en deux mois.
07:40Je voulais tourner avec un vrai moment handicapé.
07:42Et au bout de deux mois, je ne le trouvais pas.
07:45On était cinq, on a sillonné toute la France pendant deux mois.
07:48Donc, on s'est posé la question, mes producteurs se sont posés la question de savoir si on ne prenait
07:51pas un acteur pour jouer.
07:53Moi, je n'avais pas du tout, du tout, du tout envie.
07:54Mais je voulais faire le film, mais je n'avais pas envie.
07:56Donc, on a retravaillé pendant deux mois.
07:58On a balancé des demandes dans une 160, 170 endroits où il était susceptible d'avoir des enfants différents.
08:06Et les gamins m'envoyaient des vidéos.
08:09Et Fabien, héros que j'ai choisi dans le film, m'a envoyé une photo où il était en fauteuil
08:13et il m'a fait un clip.
08:14Et il déconneit avec son fauteuil, il faisait des roues arrières, il faisait n'importe quoi avec son fauteuil, il
08:19faisait des dérapages au sol et tout.
08:21Et je me suis dit, là, j'ai un môme qu'il faut que je rencontre.
08:24Et je lui ai fait passer plusieurs essais de casting.
08:27Il y avait des choses qu'il arrivait à faire, d'autres moins bien.
08:29On l'a coaché pendant quatre mois.
08:32Et à l'arrivée, les gens sont unanimes sur Fabien.
08:35Il est tombé par terre.
08:36Un secret de tournage, justement, Nils.
08:38Le regard.
08:39Parce qu'il y a une intensité qui passe dans le regard de Fabien qui est stupéfiante.
08:45Il y en a plus dans le regard presque que dans la parole.
08:48Ça, c'est quoi ?
08:49C'est vous, réalisateurs, qui réussissez cette performance-là, de capter cet instant-là ?
08:53Ou c'est vraiment lui qui est en position d'acteur et qui est complètement dans la scène ?
08:59Alors, ma femme, elle me dit qu'il faut que j'arrête de me dénigrer tout le temps.
09:02Donc, je vais essayer d'arrêter de me dénigrer.
09:04Donc, je pense que c'est dû, malgré tout, et j'espère qu'elle ne m'en voudra pas, c
09:09'est vraiment dû à lui.
09:10Alors, maintenant, qu'il ose être juste devant une caméra, qu'il ose être juste devant 50%, 50 personnes sur
09:20un plateau de cinéma,
09:21c'est une confiance qu'on lui a donnée.
09:23Fabien, il était heureux d'être sur le plateau.
09:25Fabien, il a une qualité d'amende, c'est qu'il met tout le monde à l'amende, c'est
09:29-à-dire que tout le monde l'adore.
09:31Fabien, il est juste, il n'a jamais besoin de présenter quelque chose de faux de lui-même, il n
09:35'est pas dans des apparences.
09:36Il a cette qualité humaine de... il n'est jamais dans la séduction, il n'est jamais sur un rapport
09:42de force.
09:43Il a ça profondément ancré en lui.
09:47Il a très peu de défense, et c'est dû aussi à une pathologie.
09:51Les IMC ont ce qu'on appelle un facteur E, je vais essayer de raconter ça extrêmement rapidement,
09:56c'est-à-dire qu'ils ont un facteur émotionnel très fort, qu'ils ne savent pas très bien gérer.
10:00Donc, si vous leur dites que vous les aimez très fort, ça a un impact sur eux absolument considérable.
10:04Si vous leur dites que vous les détestez, ça a un impact énorme.
10:07Mais vous ne pouvez pas... Fabien, vous ne pouvez pas tricher avec lui.
10:10Ce n'est pas tiède.
10:11Non. Et Fabien, quand il sourit, tout d'un coup, il y a une vérité incontournable qui émane de son
10:17être
10:18et qui n'est pas dans la présentation de lui-même.
10:21Et du coup, comment est-ce qu'il vit ce qui est en train de lui arriver là ?
10:26Fabien, c'est un gamin qui a les pieds sur terre.
10:28Il est reparti à l'école, il a envie d'avoir son bac, il sait que ça a été une
10:31chance pour lui assez étonnante.
10:34Nous, on a vu les progrès qu'il a fait en six mois de travail avec nous,
10:42dû au fait qu'il a rencontré plein de personnes différentes.
10:46Mais c'est un gamin qui est très en place.
10:50Il est très, très sain.
10:53Il n'a rien de pervers, de manipulateur.
10:59C'est juste un putain de chouette môme.
11:01Je le précise pour le public de Sarlat.
11:03Fabien Ayrault, vous allez pouvoir ce soir le rencontrer,
11:07le voir sur la présentation de ce film,
11:10L'épreuve d'une vie avec Nils Lavernier qui est avec nous.
11:13Valérie Dejean.
11:14Et avec Jacques Gamblin, comment ça s'est passé ?
11:16Puisque c'est un couple extraordinaire quand même, père-fils.
11:18Ça va crescendo.
11:20Et vous le disiez, Jacques Gamblin est très sollicité physiquement dans le film.
11:25Il fait beaucoup de choses.
11:26Il court, il nage, il fait du vélo.
11:29Et il a tout fait lui-même pour Fabien, c'est ça ?
11:34Alors, nous, on avait des doublures pour Jacques tout le temps.
11:37Oui.
11:37Parce que c'est quand même l'idée de faire le plus grand triathlon au monde.
11:41L'Ironman, c'est quand même 4 km de natation dans l'eau.
11:44C'est une durée, l'Ironman.
11:45Après, c'est 180 km de vélo.
11:48Après, c'est 40 km de...
11:50C'est un marathon énorme.
11:51C'est 42 km de course.
11:53De course à pied.
11:53Après, bien sûr, c'est absolument gigantesque.
11:56Donc, il avait le corps.
11:59Jacques, il avait envie d'être au service de ce gamin.
12:01On a des plans avec Jacques et le gamin en montagne.
12:04Ils sont à 45, 55 km à l'heure parfois.
12:07Donc, il a fallu qu'il se crée un sentiment de confiance entre le gamin et Jacques, très fort.
12:12Et il ne voulait pas être doublé Jacques.
12:14Jamais, jamais, jamais.
12:15Il ne voulait jamais être doublé.
12:15Donc, il a tout fait, lui.
12:17Et il est allé voir les parents de Fabien.
12:19Il a dit, par respect vis-à-vis de votre fils, je me devais tout faire.
12:25Jacques, c'est un garçon très, très, très concentré.
12:31Toutes les prises que j'ai tournées sur Jacques, je pouvais toutes les monter.
12:35Il n'est jamais mauvais Jacques.
12:37Vous pouvez tout, tout, tout monter sur lui.
12:38Donc, c'est compliqué.
12:39Vous faites 8 prises sur lui, les 8 prises sont formidables.
12:42Passez une belle fin d'après-midi avec nous sur France Bleu Périgord.
12:45Nous sommes en direct du 22e festival du film de Sarlat avec Nils Tavernier pour L'épreuve d'une vie.
12:52Film qui sortira le 5 mars 2014 avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Hérault.
12:58Vous nous disiez hors antenne Nils que L'épreuve d'une vie, ce n'est pas forcément le titre définitif.
13:03Oui, L'épreuve d'une vie, moi, je trouve que c'est trop triste.
13:06Et moi, je n'ai pas du tout un film triste.
13:07J'ai un film marrant, gay.
13:08J'ai un film de joie.
13:10Les gens, quand ils voient le film, on a commencé à le projeter un petit peu.
13:13Les gens en sortent heureux.
13:18Heureux et gay.
13:18C'est plus un film, alors je n'aime pas le titre, faire des anglicismes.
13:22J'ai le droit, ma maman est anglaise, donc j'ai le droit.
13:24Mais c'est un film feel good.
13:26On sort du film, on est joyeux.
13:28Enfin, je ne sais pas ce que vous en pensez.
13:29Mais je suis d'accord.
13:30Je vais tout de même dire que moi, j'ai quand même beaucoup pleuré pendant le film.
13:33Mais voilà, j'ai pleuré d'émotion.
13:34Peut-être que j'ai la larve un peu facile, mais j'ai beaucoup pleuré.
13:37Mais ce n'est pas un film triste.
13:39C'est une belle histoire.
13:40Je ne sais pas comment dire autrement, mais c'est une belle histoire.
13:42Christian Dutreuil, comment est né ce film ?
13:46Quelle est sa genèse ?
13:50C'est ce que je disais tout à l'heure.
13:52C'est que moi, j'ai quand même beaucoup travaillé sur la différence.
13:54Les enfants en fin de vie, j'ai fait 4 ans de soins palliatifs.
13:57Donc j'ai traité 70% de mes documentaires tournent autour de l'enfant.
14:02C'est de la difficulté que l'enfant peut subir dans toutes formes de sociétés différentes.
14:10Donc j'avais fait un documentaire pour la 5 sur le portrait de 5 familles dont les enfants avaient intégré
14:18le service neurologique d'Olivier-du-Lac à Necker.
14:22Et j'étais tombé sur la famille Hoyt aux Etats-Unis, qui est l'histoire d'un gamin qui est
14:27infirme moteur cérébral et qui a demandé à son père de faire l'Iron Man.
14:30Et je me suis dit, mais c'est exemplaire comme truc.
14:36Et j'avais envie de prendre cette exemplarité et d'en faire moi une action et d'en faire un
14:45film.
14:46Donc j'ai reconstruit totalement la famille.
14:47Ce n'est pas du tout l'histoire de la famille Hoyt.
14:50Mais je trouvais ça...
14:52Moi j'ai vu tellement de pères défoncées et perdues face à un handicap ou la différence.
15:00Et tout d'un coup trouver une force intérieure, une lumière.
15:03Je ne sais pas d'où elle vient.
15:06Parfois elle vient de l'humain.
15:08Parfois elle pourrait venir de...
15:09Je vois bien que vous êtes prêtes, donc la puissance supérieure.
15:12Je ne sais pas d'où elle vient, je m'en fous.
15:14Mais j'ai vu des parents...
15:16Moi j'ai vu des parents tout d'un coup devenir des héros.
15:20Voilà, j'ai vu des parents s'effondrer et j'ai vu des parents devenir des héros.
15:24Et je trouvais que c'était joli de raconter qu'on peut devenir héros juste en écoutant ses enfants.
15:29Un dernier mot Valérie ?
15:30Ah non mais pour dire, voilà, pour vous inviter à aller voir ce film tout simplement.
15:34Alors un dernier mot Nils, Quai d'Orsay de Bertrand, votre père.
15:39Vous l'avez vu ou pas ?
15:39Je ne l'ai toujours pas vu.
15:40Je suis désolé.
15:41Est-ce qu'il a vu le vôtre ?
15:42Il a vu le mien.
15:43Oui, oui, il a vu le mien.
15:44Bon après, c'est un père.
15:46Il le trouve formidable.
15:48Je ne sais pas s'il pourrait me dire, Nils, écoute, tu as raté un film.
15:51Je pense que ce serait mal élevé de sa part.
15:53Je crois qu'il a été très très touché par le film.
15:55En tout cas, il en dit beaucoup de bien.

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