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  • il y a 4 ans
- Twitter Files avec Charles Gave
- Louis Boyard sous protection policière
- Le face à face : Didier Raoult

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##BERCOFF_DANS_TOUS_SES_ETATS-2023-02-13##

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News
Transcription
00:00 parler évidemment avec Charles Gave que nous sommes toujours heureux de recevoir,
00:03 président de l'Institut des libertés, économiste. Et vous allez écouter, alors
00:08 depuis quelques jours, il y a l'audition des patrons de Twitter, des anciens
00:13 patrons de Twitter bien sûr, des commissions de censure, des commissions de
00:18 surveillance etc. et tous. Alors c'est passionnant, passionnant. Si on a le temps,
00:23 on peut écouter pendant des heures sur certaines chaînes américaines, mais en
00:27 attendant, écoutez déjà ce court extrait sonore et puis on va en parler
00:31 avec Charles Gave. Écoutez.
00:32 Les fichiers Twitter ne sont que la partie émergée de l'iceberg car il y a
00:36 bien plus. Il y avait un système de corruption au plus haut niveau entre le
00:40 FBI et Twitter. Ne cherchez pas plus loin que Jim Baker, ancien avocat général
00:46 au FBI qui a aidé à enquêter illégalement sur Donald Trump lors de
00:49 l'élection de 2016. Ou regardez le chef de cabinet adjoint de Jim Comey qui est
00:54 devenu le directeur de la stratégie chez Twitter. N'est-il pas vrai, d'après les
00:57 dossiers de Twitter, qu'il y avait tellement de fonctionnaires du FBI qui
01:01 sont ensuite allés travailler chez Twitter qu'ils ont créé leur propre
01:04 canal Slack et leur propre fiche d'information pour l'intégration ? Les
01:08 dossiers Twitter l'ont confirmé, exact ? Exact. Savez-vous, tout comme le peuple
01:12 américain, que selon un sondage réalisé auprès des personnes qui ont été mises au
01:17 courant de l'histoire de l'ordinateur portable de Hunter Biden, 53% auraient
01:21 changé leur vote, dont 61% des démocrates. C'est la définition de
01:27 l'ingérence électorale. Et c'est la définition de l'ingérence
01:30 électorale par le FBI au nom des démocrates payés par les contribuables
01:35 américains. C'est de la collusion, c'est de la corruption et c'est
01:39 inconstitutionnel. Ah mais écoutez, quand on entend ça, on se dit qu'on ne serait pas
01:45 mécontent d'avoir des commissions parlementaires à l'Assemblée nationale
01:49 ou au Sénat qui interroge avec autant d'acuité les responsables. C'est vrai.
01:56 Vous en pensez quoi Charles Gave ? J'en pense que, mon cher André, vous
02:01 devriez faire la demande à monsieur Musk de ce qui s'est passé. Est-ce qu'il y a eu
02:06 les mêmes saloperies dans Twitter France ? Oui c'est vrai qu'on pourrait s'interroger.
02:12 Vous pourriez demander les dossiers parce que ça fait Musk, il a fait quelque chose de très
02:15 intelligent. Quand il a pris le contrôle de Twitter, d'abord il a viré 80% des
02:20 gens qui servaient à rien et il n'y a eu aucune baisse du chip d'affaires, bien au contraire.
02:23 Et la deuxième chose qu'il a fait, c'est qu'il a ouvert les placards, comme vous l'avez dit,
02:27 et il a demandé à deux journalistes, deux gauches, mais de la gauche, si j'ose dire,
02:33 libertaires, pas de la gauche trotskiste. Pas de la gauche woke, trotskowoke. Il a demandé à deux
02:38 parfaitement réputés aux Etats-Unis, dont personne ne peut m'étonner, de sortir les dossiers, de les
02:43 éditer. Et donc on commence à avoir la vérité, ça sort petit à petit et ce qu'on découvre est
02:48 absolument extraordinaire. Par exemple, monsieur Baker, que vous avez quitté, cité par cette
02:52 représentante, il était le patron juridique du FBI. - Le patron juridique du FBI. - Et il faut
02:59 savoir qu'aux Etats-Unis, le FBI dépend du ministère de la Justice. Donc c'est un petit
03:07 peu comme si en France, on avait le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Justice
03:11 qui étaient fusionnés, vous voyez ce que je veux dire. Et donc c'est un pouvoir absolument inouï.
03:16 Et le pouvoir du ministère de la Justice, c'est de poursuivre ou de ne pas poursuivre. C'est-à-dire
03:20 que vous pouvez amener des dossiers absolument extraordinaires au ministère de la Justice,
03:24 ils peuvent décider de ne pas poursuivre. - Ah, s'il ne veut pas poursuivre, il ne poursuit pas. - Il ne poursuit pas.
03:27 - Voilà. - D'accord. - Parce que ce qui est embêtant, c'est que le Congrès, la Chambre des
03:32 Représentants, peut faire des enquêtes, peut faire sortir les dossiers, ce qu'elle fait d'ailleurs,
03:36 avec beaucoup d'intérêt. Mais ce qui se passe, c'est qu'ensuite, le seul qui est le monopole de
03:41 la poursuite, c'est le ministère de la Justice. Donc ils transmettent les dossiers pour poursuite
03:45 au ministère de la Justice. Mais c'est la même chose chez nous en France. Je connais un dossier
03:51 sur un président de la République qui a été déposé auprès de la première magistrate de France,
03:56 et ça fait à peu près trois ans qu'on attend qu'il y ait la moindre enquête. - La moindre démarche.
04:02 Mais alors, pour rester sur les Twitter falses, comment en fait, comment ça se passe ? C'est-à-dire,
04:06 d'intéressant, cher Algave, vous l'avez bien regardé, ça a été étudié, qu'est-ce qu'il fait ? Comment
04:11 le FBI conseiller aux responsables de Twitter d'éviter de parler de ça ? - Techniquement,
04:18 d'abord il faut savoir que dans la Constitution américaine, il est interdit à l'État de pratiquer
04:25 la moindre censure. - Totalement. - Totalement. Le Congrès des États-Unis ne fera pas de loi pour
04:32 empêcher la libre parole. C'est vite-dit, donc pas de loi, pas rien. Donc les gars du FBI ne peuvent
04:39 pas demander la censure. Mais par contre, s'ils prennent le contrôle amical de Twitter, ils peuvent
04:47 à ce moment-là demander aux gars de ne pas répercuter ce que disent ces personnes qu'on n'aime
04:53 pas. - Ah oui. On ne vous censure pas, mais n'ébruitez pas la chose. Enfin, on en parle, ne postez pas.
05:00 - Vous ne passez pas, vos idées ne passent pas. Et comme c'est à peu près la même chose chez YouTube,
05:06 chez Facebook, chez tous, si vous voulez, il devait y avoir les mêmes gars que le Congrès des États-Unis
05:10 va essayer de trouver, d'ailleurs, enfin la Chambre des représentants, savoir s'il y avait la même
05:13 chose chez Facebook, chez les autres, ça va être amusant. Ils ont le pouvoir de lancer des commissions
05:19 d'enquête, donc on ne peut pas... Et quand on est devant eux et qu'on témoigne, on ne peut pas mentir.
05:24 Si vous mentez, que vous êtes convaincu d'une mensonge, c'est quasiment la prison à vie. - Oui,
05:28 parce que vous prêtez serment. - Vous prêtez serment. - C'est ça. - Vous prêtez serment. Donc vous
05:31 pouvez pas mentir. Donc les types sont bien embarrassés. En général, ils votent en tous,
05:34 en disant "je ne me souviens pas, je n'étais pas là ce jour-là". - Oui, ou comme a dit un des patrons
05:39 de Twitter "moi je ne m'occupais pas de cette section". - Personne ne s'occupait de cette section.
05:43 - Voilà, de ceux qui y avaient... Parce qu'il y avait des rendez-vous avec le FBI réguliers. - Réguliers,
05:47 et dans ce moment, il y avait des rendez-vous réguliers, mais comme je vous le dis, le patron
05:50 du FBI avait été nommé à Twitter pour bien coordonner tout ça. - D'accord. - Et alors,
05:54 si on veut remonter vraiment à l'origine de tout ça, c'est quand même la première fois dans l'histoire
06:00 des États-Unis, à ma connaissance, ça s'est peut-être passé avant, je ne sais rien, mais en tout cas
06:03 à ma connaissance, en tout cas là on le trouve, que le ministère de la Justice est accaparé par un parti,
06:10 le parti démocrate, pour essayer de détruire son rival. Vous voyez ce que je veux dire ? On l'a bien vu
06:18 avec ce qui est arrivé à Sporro Trump, etc. Et ça ne peut pas être arrivé par hasard, c'est-à-dire
06:25 que je pense honnêtement, et c'est peut-être ce qui va sortir de ces enquêtes, c'est ce qu'on va voir,
06:29 que la présidence Obama avait noyauté complètement le ministère de la Justice depuis des années,
06:35 ils ont eu huit ans pour le faire, pour que l'occasion, s'ils étaient Mme Clinton,
06:40 ou ils pensaient que c'était Mme Clinton, mais pour pouvoir coincer Mme Clinton aussi. Et donc,
06:45 c'est la première fois qu'on voit une tentative de prise de pouvoir d'un des trois pouvoirs aux
06:51 États-Unis par une force non démocratique. - Alors justement, mais comment Twitter pouvait,
06:56 enfin comment ils ont pu cacher ou masquer ça pendant des années et des années ? - Prenez l'exemple
07:02 de l'ordinateur du fils de Biden, le fameux. Il a abandonné parce qu'il était complètement
07:10 cramé. Ce gars a un pétocasque, il y a un petit moment qu'il n'est pas bien normal,
07:14 mais il avait laissé son ordinateur chez le réparateur dans son coin, et le type,
07:18 il n'est pas venu le rechercher, donc au bout de six mois, je crois, quand quelqu'un n'est pas
07:22 venu le rechercher un ordinateur, il appartient à celui qui l'a réparé. Et donc le type a vu
07:28 l'ordinateur, il a été absolument affolé, il a appelé le FBI, qui a pris l'ordinateur un an avant
07:34 les élections présidentielles. C'était une bombe cet ordinateur, il y avait tout dedans. - Le crack,
07:38 le cocaïne, le pédo, enfin tout. - Il y avait tout. Et puis qu'il fallait payer 10% au Big Man,
07:43 etc. Enfin, il y avait toutes les preuves qu'on voulait de la corruption des Biden,
07:47 qui est tout à fait évidente. Et ce qui s'est passé à ce moment-là, c'est que le FBI a caché
07:52 cet ordinateur pendant un an. - Complètement ? - Complètement. Il s'est rien passé, il n'y a eu
07:56 rien. Et le type qui était le réparateur, il est allé voir un mois avant l'élection l'avocat de
08:05 Clinton, Giuliani, et il lui a dit "donc..." - De Trump ? - De Trump, pardon. - Giuliani, oui.
08:10 - De Giuliani, et il lui a dit "regardez ce que j'ai là, le type..." J'imagine que Giuliani a sauté
08:14 en l'air. Il a dit "bon, c'est gagné". Et Giuliani, il a filé au Post, New York Post. Le New York Post,
08:20 c'est le quotidien, le plus vieux journal des États-Unis. C'est un peu un tabloïd, mais enfin,
08:24 ils font de bonnes enquêtes. Le New York Post sort le dossier, et immédiatement, Twitter ferme le
08:34 compte du New York Post. C'est-à-dire que le New York Post tira peut-être 200 000 à New York,
08:39 et puis il y avait probablement 20 millions de personnes qui allaient sur le compte pour regarder
08:42 que l'Alaska aille partout. - Sur Twitter, oui. Twitter ferme complètement le... - Absolument.
08:48 Et les autres suivent. Et il y a 51 anciens agents secrets, présidents de la CIA, présidents de ceci,
08:55 présidents de cela, dont M. Baker, qui signent un papier disant qu'ils ont toutes les preuves que
09:02 c'est une tentative de corruption de la Russie. 51 qui signent. - 51 ont signé officiellement.
09:10 - Officiellement, que c'est un truc. Bon. Et bon, ensuite, les élections passent, M. Biden est élu.
09:18 Comme vous l'avez dit, 53% des gens auraient voté dans l'autre sens. Donc, il aurait suffi à faire
09:24 basculer l'élection. Donc, c'était une tentative délibérée de changer les résultats d'une élection.
09:28 - Ce qu'est-il un représentant du Congrès, oui. - Et un an après, le New York Times reconnaît
09:33 que tout est exact dans Anto Biden. Il le savait dès le départ. Donc, la façon dont ces gens
09:38 ont travaillé, il suffisait qu'ils passent quelques coups de fil à YouTube et à Facebook. La façon
09:43 dont l'information se répand aujourd'hui, c'est plus tellement par le TF1 le soir, voyez ce que je
09:48 veux dire. - C'est la grande messe du 20h terminée. - Terminée, il n'y a plus d'informations là-dedans.
09:54 Et c'est vrai aussi de toutes les grandes chaînes classiques aux Etats-Unis, CBS, NBC, etc. Parce
10:00 que personne ne s'attend à quoi que ce soit. C'est fait pour les... Mais ça passe par les réseaux
10:05 sociaux. C'est par là qu'il y a les réseaux. Et à ce moment-là, les réseaux sociaux ont été
10:10 complètement fermés sur cette information. Et donc, c'est un phénomène extraordinaire parce que
10:18 la Chambre des représentants a quand même ce qu'on appelle un pouvoir d'enquête.
10:26 - D'enquête, oui. - Spoiler. Et ils vont donc enquêter, ils vont réclamer les documents. Donc, pour l'instant,
10:32 ils sont en train de bosser sur les documents de Twitter. Mais j'imagine qu'ils vont ensuite
10:37 travailler sur les documents de YouTube et puis de Facebook. Et puis, parce qu'on va voir,
10:45 il n'est pas possible que le silence ait été fait comme ça sans que tous ces gens-là soient
10:50 mis d'accord. - Et on voit, j'ai vu quelques-unes des auditions, là, on écoute. C'est parce qu'il y a
10:56 des représentants, justement, une femme qui expliquait comment son compte avait été fermé.
11:00 - Oui, oui. - Elle a passé quand même, elle a été... - Elle était élue, elle était représentante.
11:08 Ils ont fermé le compte, enfin, sans lui dire. Parce qu'ils faisaient deux choses. Soit ils le
11:14 fermaient, ils vous envoyaient une lettre en disant "bon, vous avez dit des horreurs, on vous ferme,
11:18 c'est bon, vous pouvez à la limite protester". Soit ils mettaient un petit bidouille sur votre compte.
11:26 - Oui, alors, l'audition à géométrie variable. - L'audition à géométrie variable qui faisait qu'on
11:31 avait la place d'envoi, si vous aviez, mettons, 200 000 personnes qui suivent votre compte Twitter.
11:34 - Abonnés, oui. J'ai 200 000 abonnés. - J'ai 200 000 abonnés. - Et combien recevez-vous ?
11:37 - Eh bien, les 5% qui étaient les plus proches de vous, pour qu'il n'y ait pas de... - Pour qu'ils
11:42 ne disent pas "on n'a pas reçu". - On n'a pas reçu. Et puis les 95 autres avec lesquels vous n'avez
11:46 pas vraiment de contact, ben, ça là, ils ne le recevaient pas. Donc, c'était... C'est la
11:51 fameuse phrase de Georges Marchais, "si la France devient communiste, les éditeurs et les journaux
11:57 pourront publier tout ce qu'ils veulent à condition qu'ils trouvent du papier". - Boutade, boutade.
12:03 - Mais c'était la même idée. - Donc, c'était organisé. - C'était parfaitement organisé et c'était
12:09 parfois organisé par ce gars qui s'appelait Baker, qui était le patron. - Le patron du FBI.
12:14 - Le patron juriste du FBI. - Le patron juriste du FBI. Et vous avez James Comey, qui était l'ancien
12:19 patron du FBI, qui a lancé l'affaire... Et on voit que, dès le moment où Trump est arrivé, les coups
12:26 tordus du FBI ont commencé contre la présidente républicaine, à foutre en l'air son principal
12:32 conseiller stratégique. - Lui-même a été interdit à vie, à la fois, par Twitter. - Donc, il y a eu une
12:39 espèce de cabale qui a été dirigé par le parti démocrate, avec des faux à n'en plus finir, comme
12:46 par exemple sur le fait qu'il avait des liens avec la Russie, et ça a foutu en l'air les deux premières
12:50 années de sa présidence. Et c'est extraordinaire parce que vous vous rendez compte que, finalement,
12:59 je regarde ces gars qui témoignent, et ce que disait Solzhenitsyn, encore lui, qui l'avait toujours
13:07 trouvé tellement vrai, c'est qu'il dit "ce sont tous des petits hommes gris". C'est-à-dire que ce que
13:13 vous avez ces gens qui empêchent les autres de parler, ce sont des médiocres. Ce sont des médiocres
13:20 affreux. Ce sont des gens qui détestent ce qui réussit, qui détestent la vérité. Comme le disait
13:27 Ayn Rand, qui est une philosophe américaine, qui a été assez... - Oui, Ayn Rand. - Elle disait "ces gens-là haïssent le bien
13:35 parce que c'est le bien". Et je trouve que c'est une formule où il haïsse le bien parce que c'est le
13:42 bien. Et je pense qu'il y a des tas de gens en France dont notre président, je crois, qui haïssent le
13:47 bien parce que c'est le bien. - Hélas, j'espère qu'il n'est pas complètement comme ça, mais on peut
13:51 se poser la question incontestablement. Mais c'est vrai ce que vous dites sur les petits hommes gris.
13:55 - C'est les petits hommes gris qui font les dictatures. C'est les petits hommes gris, si vous voulez. Ces gars
14:00 qui témoignaient, ils me faisaient irrésistiblement penser à Barbie. Vous vous souvenez ? Le gars, il était là, il disait
14:05 "mais je fais que suivre les ordres, j'étais pas vraiment un nazi". Et donc ces gars-là,
14:11 ils emmènent les gens dans les concentrations, mais pas par volerie, je sais pas.
14:19 - Heureusement qu'on n'allait pas en concentration, mais c'est vrai qu'il y a la dérive totalitaire.
14:24 - Les communications, c'est ce qu'ils faisaient à tous ces gens-là, si vous voulez. Ces gens-là
14:29 pratiquaient l'excommunication. Pour un intellectuel, ne plus pouvoir être entendu,
14:36 c'est la mort. - C'est évident. Et il a fallu, c'est comme toujours, il a fallu un changement.
14:42 Et c'est toujours le facteur humain qui joue, quelqu'un qui dit "mais moi j'ai plus envie de jouer
14:46 ce jeu-là", et qui a les moyens de le faire, parce qu'il faut avoir les moyens de le faire.
14:52 Et à votre avis, aujourd'hui, en fait, ça vient de partir il y a quelques jours, pour se poursuivre.
14:58 Mais vous pensez que les contre-pouvoirs américains, Charles Gave, que vous connaissez bien, par rapport à
15:03 l'Europe en général, ou à la France en particulier, peuvent et vont aller plus loin que ne le font
15:09 nos contre-pouvoirs à nous ? - Quel contre-pouvoir chez nous ? - Oh comment, comment ? Il n'y a pas de contre-pouvoir chez nous ?
15:16 - Mais je cherche désespérément. J'ai ce pauvre Charles Pratt qui vient d'être débarqué.
15:21 - C'est vrai. - Donc si vous voulez, pourtant lui, il était un juge, il avait... - Un magistrat.
15:26 - Un magistrat. Il a été débarqué avec beaucoup. Donc, non, non, enfin, parlons pas des contre-pouvoirs
15:32 en France, ni en Allemagne, ni en Angleterre un petit peu. - Et aux États-Unis alors ? - Et aux États-Unis...
15:37 Oui, il y a des contre-pouvoirs et ces contre-pouvoirs sont... quand il y a... il faut retrouver la majorité
15:45 dans l'une des deux chambres. À ce moment-là, vous pouvez lancer les enquêtes. Et vous n'avez pas le
15:50 droit de... tous les documents sont enregistrés dans des listes officielles et vous n'avez pas
15:56 le droit de détruire des documents officiels. - D'accord. - Donc, s'il y a des gens qui essayent
16:01 de commencer à nettoyer les archives chez YouTube, etc., automatiquement, il y aura une contrepartie
16:07 aux FBI et on les retrouvera. Donc, à ce moment-là, c'est aussi la prison à vie. Destruction...
16:14 - Oui, c'est-à-dire, c'est indestructible. On ne peut pas les détruire. - On peut essayer de les détruire.
16:18 - Oui, bien sûr. - Et on peut avoir la chance de Mme Clinton de détruire des documents officiels et d'être
16:23 absous par le chef du FBI, puisque on sait les raisons. Mais non, donc, ça peut monter. Ça va
16:29 prendre du temps, mais vous savez, on avait beaucoup parlé de cette espèce de... En tout cas, ce que
16:34 ça montre de façon extraordinaire, c'est qu'il y a un état profond aux États-Unis. Il y a des gens
16:43 qui discutent entre eux, de département à département, du FBI au ministère de la Justice, et on les voit,
16:50 ils se font prendre la main dans le sac. - Mais c'est pour ça, Jean-Guy, qu'il ne faut pas parler
16:54 du complotisme imbécile, ou quoi que ce soit. - Non, non, mais il y a un état profond. - Il y a des gens qui sont enceintes pour protéger
16:59 un certain nombre d'intérêts, et qui ont été mis là par les précédents présidents, et qui se
17:05 croyaient, comme souvent ces gens-là, intouchables. - C'est ça. Le sentiment d'impunité, absolument.
17:10 - Le sentiment d'impunité. Ils étaient, puisque leur truc de défense, c'était de dire "écoutez, c'est Twitter
17:16 qui vous sanctionne, moi j'ai rien à voir là-dedans". Et puis maintenant, on voit qu'ils avaient un bureau
17:21 en temps complet chez Twitter, et qu'ils disaient "celui-là, vous le sanctionnez, celui-là, vous le sanctionnez,
17:25 celui-là, vous le sanctionnez". Donc, on voit bien qu'il y avait une pénétration entre ces grands groupes
17:31 et le Parti démocrate, qui était insensé. - Très intéressant. Écoutez, en tout cas, c'est à suivre. Merci,
17:37 Charles Gave, merci de ce déclarement. Et on va suivre les Twitter Files, parce qu'il y en aura
17:42 d'autres, allez, ou Facebook Files, peut-être. En tout cas, écoutez, c'est bon qu'à un moment donné,
17:47 les vérités puissent sortir, comme ça, oui, de leur marécage. - Et comment donc ?
17:52 Sud Radio André Bercoff. Bercoff, dans tous ses états, ça balance pas mal sur Sud Radio.
18:00 "J'ai embrassé un flic, entre nations et républiques. J'ai embrassé un flic, ça change des proutriques.
18:07 Je l'aurais pas cru, il y a 30 ans." - "Pauvre noge, embrasser un flic, je ne sais pas si Louis Boyard,
18:12 le député Nupes, le député de la France Insoumise, a embrassé les flics. Non, non, il veut pas, il veut pas
18:18 leur parler, mais il est sous protection policière. Eh oui, des instructions ont été données aux policiers
18:23 du Val-de-Marne d'effectuer régulièrement des rondes autour du démicile du député LFI Louis Boyard,
18:30 à la suite de menaces reçues par ce dernier. Voilà. Alors écoutez, juste quelques mots quand même là-dessus.
18:39 Moi, j'ai très peur pour Louis Boyard, parce que moi, j'ai entendu Louis Boyard. Et Louis Boyard,
18:44 voici ce qu'il disait, Louis Boyard, écoutez. - "Je n'ai pas de leçons à recevoir d'un ministre qui
18:49 instrumentalise la police à des fins politiques. Je n'ai pas de leçons à recevoir d'un ministre qui dit que la police
18:56 n'a jamais tué, alors que c'est un fait que la police tue. Je n'ai pas de leçons à recevoir d'un ministre qui dit
19:01 qu'il n'y a pas de contrôle abusif en raison de la couleur de peau. Je n'ai pas de leçons à recevoir d'un ministre
19:07 qui dit qu'il n'y a jamais eu de débordement après des refus d'obtempérer." - "Alors écoutez, moi, je suis très
19:14 inquiet, je suis très inquiet. Mais si la police tue, comme vous dites, monsieur Louis Boyard, monsieur le député
19:21 Louis Boyard, vous n'avez pas peur que, parmi les policiers chargés de vous protéger, il y en a un qui va essayer de
19:28 vous tuer ? Mais moi, j'appelle tout le monde à faire la ronde autour du domicile de Val-de-Lambre de monsieur
19:35 Louis Boyard, qui est menacé par la police, vous imaginez ? C'est incroyable, ça ! Qu'il accepte comme ça,
19:42 ou même qu'il requiert d'être protégé par cette police qui vilipende du soir au matin et du matin au soir.
19:51 Louis Boyard, attention, vous risquez gros ! Vous êtes sûr que cette police, ces refus d'obtempérer, etc.,
19:58 cette police raciste que vous dénoncez tout le temps, cette police criminogène, mais elle est dans votre maison,
20:05 autour de votre maison, peut-être dans votre jardin, elle touche la cuisine. Attention, Louis Boyard,
20:11 et je n'ai qu'un mot à dire, protégez Louis Boyard, mais protégez-le parce que les policiers ont cerné la maison
20:19 de Louis Boyard. Pour protection ? On ne sait pas. En tout cas, Louis Boyard, c'est beau quand on vilipende
20:28 les gens du matin au soir et puis qu'on les appelle quand on ne se sent pas très bien.
20:33 Tout de suite, dans le Face à Face du lundi 13 février, Didier Raoult, professeur de médecine,
20:39 infectiologue, microbiologiste. Pour revenir sur la crise du Covid-19, vous nous appelez au 0826 300 300
20:46 pour participer à l'émission. A tout de suite sur Sud Radio.
20:49 Vous êtes bien dans le Face à Face avec André Bercoff et Didier Raoult, professeur de médecine,
20:53 infectiologue, microbiologiste. Pour décrypter les différents narratives du Covid-19, vous nous appelez
20:58 au 0826 300 300. Bonjour, Didier Raoult.
21:02 Bonjour, bonjour professeur. Je suis content de vous avoir. Ça fait quelques temps qu'on ne s'était pas,
21:09 que vous n'avez pas eu l'antenne. Je rappelle que le conseil de l'IHU Méditerranée Infection de Marseille
21:17 que vous avez créé en 2011, vous avez été remplacé le 13 juillet dernier, enfin en juillet dernier,
21:25 par l'un de vos collaborateurs, le professeur Pierre-Edouard Fournier et que vous continuez évidemment
21:31 à exercer votre profession. Vous êtes professeur de médecine, vous êtes infectiologue, vous êtes microbiologiste
21:37 et je rappelle qu'il n'y a pas si longtemps, je le dis, que vos pères dans le monde entier, vos pères PIRS bien sûr,
21:44 vous ont quand même décerné le titre de... voilà, un titre... une grande croix, une vraie grande croix,
21:51 celle à mériter de la Légion d'honneur, mais une autre Légion d'honneur, celle des scientifiques
21:55 pour vos travaux, pour ce que vous faites. Juste, je voulais avec vous peut-être faire le point,
22:01 ça fait trois ans maintenant, un peu plus de trois ans, qu'il y a eu, je voudrais pas revenir sur les polémiques,
22:06 mais sur le narratif quand même qu'il y a eu, ce narratif sanitaire sur le Covid-19, etc.
22:13 On en a déjà parlé, mais je crois qu'aujourd'hui avec le recul, on ne parle plus de sixième, septième,
22:19 huitième vague, on ne parle plus de variant, on ne parle plus de tout ça. Je ne sais pas si c'est
22:25 calmé ou c'est fini, ce n'est pas de ma compétence, mais je voudrais revenir sur la morale de l'histoire.
22:31 Je sais que vous préparez un livre, je ne sais pas si c'est sur ce sujet, mais la morale de l'histoire
22:36 par rapport à, quand même, ce que nous avons vécu, ce qui a été véhiculé, cette idéologie,
22:43 parce qu'il faut bien parler de ça, qui a été véhiculée, et qu'est-ce qu'on peut en tirer aujourd'hui,
22:48 trois ans après, avec le recul, professeur Aoult ?
22:53 Je ne sais pas, c'est une bonne question. Bien sûr, ça s'intègre dans un phénomène qui est plus vaste
23:00 dans le temps et dans l'espace. Si on regarde les réactions à cette épidémie,
23:07 l'Occident, au sens large, c'est-à-dire l'Europe de l'Ouest et les États-Unis ont réagi d'une certaine manière,
23:13 pas très efficace, c'est là où il y a le plus de morts, alors que c'est les pays les plus riches.
23:19 Aux États-Unis, ce qui est un phénomène extrêmement intéressant et inquiétant,
23:25 l'espace de vie a diminué de cinq ans en trois ans.
23:29 De cinq ans ?
23:30 De cinq ans. C'est intéressant, c'est les données du Center for Disease Control,
23:36 mais ça vient, ça, à la suite d'une période dont on peut se demander ce qui l'a suscité,
23:46 tout au contraire d'une immense foi dans le progrès sur l'augmentation de l'espérance de vie,
23:53 ce qui se traduit dans ces grandes banques de données par un mensonge par omission,
24:03 c'est-à-dire que sur World In Data ou World Ometter, qui sont des banques de données financées en grande partie par l'EGAFA,
24:10 vous avez encore une espérance de vie aux États-Unis à 78,4 en 2022.
24:15 Donc c'est un mensonge qui est violent et vous le voyez, c'est assez intéressant, on le perçoit aussi en France.
24:21 En France, ça fait depuis trois ans qu'il n'y a plus d'augmentation de l'espérance de vie,
24:26 mais vous avez l'INSEE qui prédit que l'espérance de vie de 2023, en janvier, elle prédit l'espérance de vie de 2023 comme augmentant,
24:35 et ils ont prédit que bientôt les femmes vivraient 93 ans.
24:39 Donc vous voyez, il y a une idéologie de progrès qui est associée avec une manie de la prédiction qui n'est basée sur rien,
24:49 en particulier l'analyse des dernières années devrait amener à avoir une réflexion en disant,
24:54 vous savez, il y a des phénomènes chaotiques qui font que tout ça n'est pas linéaire,
24:58 et vous ne pouvez pas penser qu'il suffit de projeter ce qui s'est passé dans les 30 dernières années
25:04 pour savoir ce qui va se passer dans les 30 prochaines années.
25:06 Les modélisateurs.
25:09 Les modélisateurs, les gens qui aiment prédire.
25:12 Donc il y a un vrai fond et le fait de remettre en cause l'idée,
25:19 il y a un philosophe qui s'appelle Larche qui a conceptualisé ça.
25:24 Christopher Larche, c'est ça le complexe de Narcisse ?
25:26 Oui, et qui dit, écoutez, la croyance au progrès a remplacé la providence.
25:36 Puisqu'on ne croit plus en la providence, il faut bien qu'il y ait quelque chose qui nous sauve.
25:40 Et ça c'est la croyance dans le progrès.
25:42 Et si, comme j'ai osé le faire comme un hérétique,
25:45 vous dites, écoutez, il n'y a pas de baguette magique, il n'y aura pas de providence,
25:50 ça reste un travail d'artisan, au sens vraiment d'Alain Reinde,
25:54 c'est-à-dire qu'il faut faire.
25:56 Et quand on est médecin, faire c'est voir les malades, soigner les malades,
26:00 utiliser ce que nous avons.
26:02 Et ça c'est un vrai point de vue que j'ai entendu d'ailleurs parmi les points de vue
26:10 énoncés par un certain nombre de gens au ministère de la Santé,
26:13 il faudra se débarrasser de l'artisanat en médecine.
26:16 On ne peut pas se débarrasser de l'artisanat en médecine
26:19 parce que c'est un métier qui est un métier d'expérience.
26:22 Donc on ne peut pas diriger d'un ministère la prescription médicale,
26:27 ni toute l'intervention médicale.
26:29 La médecine reste un métier, un vrai métier,
26:32 et donc il faut faire.
26:33 C'est un élément extrêmement important.
26:35 Alors c'est très intéressant, je vais vous citer,
26:38 je vais juste vous faire entendre un petit extrait de quelqu'un,
26:43 voilà le conseil scientifique, où vous êtes resté même pas 24 heures à l'époque.
26:48 Bon c'est terminé, Jean-François Delfraissy qui présidait ce conseil scientifique
26:54 a terminé ses travaux en tout cas,
26:59 et a donné un discours au ministère de la Culture,
27:02 et juste par rapport à ce que vous dites des gouvernements et des gouvernants,
27:05 voici ce qu'il disait, écoutez.
27:07 Les 500 personnes qui gouvernent la France, à des degrés divers,
27:16 soit politiques, soit directeurs de cabinet,
27:22 soit directeurs des grandes institutions,
27:26 des grandes directions des ministères,
27:29 sont entre 95% issus de l'ENA.
27:35 Ils n'ont pas fait de maths et de sciences depuis la seconde et la première.
27:46 Et inversement, après avoir dit ça, il y a peut-être dans la salle,
27:51 il y a une intelligence extraordinaire de ce milieu.
27:56 Mais ça veut dire qu'ils n'ont pas de culture scientifique.
27:59 Et ça c'est quelque chose de très particulier.
28:01 Alors vous allez me dire, ils sont pas là pour être des savants,
28:04 ils sont là pour diriger.
28:07 Mais quand on est à 95% avec un mode de direction
28:13 et un moule qui est construit de la même façon,
28:16 c'est quand même une vraie question.
28:18 Moi j'en sors là d'un point de vue démocratique avec une vraie question.
28:22 Est-ce que c'est une question,
28:23 est-ce que c'est pas une dimension de ce bilan pour vous, Didier Raoult ?
28:29 C'est clair, j'irai plus loin que ça.
28:34 Il y a une absence totale de compréhension de ce qu'est la recherche,
28:38 y compris, ce qui est très ennuyeux si vous voulez,
28:41 dans ces inspections qu'on vous envoie régulièrement.
28:43 Enfin moi j'en ai, je pense, dans ce pays,
28:45 il y en a peut-être plus de 10 en tout depuis que j'ai créé l'IHU.
28:49 Face à des gens qui n'ont jamais fait de recherche de leur vie,
28:52 ils savent pas ce que c'est.
28:53 Ils n'ont pas la moindre idée de ce que c'est.
28:56 On avait un ministre de la Santé qui n'a pas fait de recherche,
28:58 on avait une ministre de l'université qui a fait de la recherche.
29:00 Comme on fait un de mes thésards, j'ai encadré 100 thèses de sciences.
29:04 Il n'y en a pas, ces gens-là n'ont pas le niveau pour passer une thèse de science chez moi.
29:09 Et ces gens ont les ficelles,
29:11 ils s'appuient sur des gens qui sont des inspecteurs,
29:13 et pire que ça, ce qui est très intéressant dans ce milieu,
29:16 ce que décrit Delphrécy, moi j'ai mis longtemps à comprendre,
29:19 ce sont des gens qui progressent, comme on le lit dans Saint-Simon,
29:22 ils ne progressent que par l'obéissance.
29:25 Et donc la raison pour laquelle un certain nombre d'entre nous sont absolument insupportables,
29:30 c'est parce que nous n'obéissons pas, et je n'obéis pas.
29:33 Et ils ont d'ailleurs une difficulté avec nous les médecins,
29:37 et c'est une des raisons pour lesquelles les mandarins ont perdu leur pouvoir,
29:42 c'est que les mandarins avaient le pouvoir de dire non.
29:45 Et en commençant d'ailleurs par le scandale du sang contaminé,
29:50 quelqu'un comme le directeur de l'EFS de l'époque,
29:57 n'avait pas été quelqu'un de nommé,
29:59 les gens nommés ne peuvent pas dire non.
30:01 Ils ne peuvent pas être nommés pour pouvoir résister.
30:05 - Donc vous dites effectivement qu'à partir de...
30:09 C'est ça, la progression par l'obéissance,
30:12 et effectivement quelque chose,
30:14 si on ne peut pas dire non, si on est...
30:16 Et ça vaut pour tous les métiers d'ailleurs,
30:18 ça vaut pour beaucoup de métiers, y compris le nôtre d'ailleurs,
30:21 soyons clairs là-dessus.
30:23 Professeur Raoult, on se retrouve tout de suite après cette petite pause,
30:27 à tout de suite.
30:27 - Et vous continuez de nous appeler au 0826 300 300
30:32 pour interpeller le professeur Raoult,
30:34 à tout de suite sur Sud Radio.
30:35 - Non mais simplement par rapport à ce que vous me dites,
30:38 par rapport à ça, Didier Raoult,
30:40 il y a quand même quelque chose qui est...
30:43 En fait, ce que vous dites, je reviens là-dessus,
30:46 parce que s'il n'y avait pas...
30:48 Je parie...
30:49 Je voulais dire, sans l'industrie pharmaceutique,
30:52 il y aurait combien d'études en moins ?
30:54 Disons, il y aurait des études,
30:56 ou il y aurait très peu d'études, en fait.
30:58 Parce que vous dites vous-même,
31:00 l'État ne peut pas, n'a pas les moyens,
31:02 en tout cas ne les prend pas,
31:04 pour justement financer des études indépendantes,
31:07 donc évidemment qu'il y a une idéologie,
31:09 c'est normal, derrière l'industrie pharmaceutique,
31:11 il faut fabriquer des molécules, et puis il faut les vendre,
31:14 ou des vaccins, et puis il faut les vendre,
31:16 mais s'il n'y avait pas ça,
31:17 donc on aurait une raréfaction totale des études ?
31:20 - Non, au contraire, il y a...
31:23 Moi, je suis assez optimiste,
31:25 je pense qu'il y aura une bascule à faire,
31:27 et qui va se passer, si vous voulez,
31:29 avec le repositionnement de molécules anciennes.
31:32 Pour mettre les choses, pour essayer de me faire comprendre.
31:36 On a vécu, depuis le 19ème siècle,
31:40 une révolution technologique,
31:42 et une évolution de l'admissible,
31:44 qui est en partie basée sur l'innovation,
31:46 pas que sur l'innovation, sur l'hygiène, les qualités de vie,
31:48 simplement le fait d'agrandir la taille des maisons
31:52 a diminué la transmissibilité des maladies.
31:55 - Oui, déjà.
31:57 - Mais si vous voulez, au bout de 150 ans de chimie,
32:01 on n'en est pas à, il y a 150 ans,
32:04 maintenant on a un capital chimique absolument considérable.
32:08 Or, les molécules ont été découvertes pour une efficacité,
32:14 et réservées à cette efficacité,
32:17 alors que les molécules, en particulier issues de la nature,
32:21 sont très souvent polyvalentes.
32:23 - D'accord.
32:24 - Et donc, il s'agit maintenant d'utiliser la polyvalence de ces molécules,
32:28 de les tester,
32:29 par exemple, il y a une quantité de molécules
32:31 dont on a montré qu'elles étaient, au laboratoire,
32:33 efficaces contre ce virus,
32:35 y compris des neuroleptiques,
32:36 y compris des calmants,
32:38 qui étaient imprévus.
32:40 Donc, ces molécules existent,
32:42 elles ont un intérêt, ces molécules,
32:44 c'est qu'on connaît leur absence de toxicité,
32:48 c'est pour ça que le plus grand fantasme a été la toxicité de l'hydroxychloroquine,
32:51 sur des médicaments prescrits depuis 70 ans,
32:53 ou des vermectides, si vous voulez.
32:55 Donc, on connaît leur toxicité,
32:59 on sait qu'ils n'ont pas de toxicité à certaines doses,
33:02 et donc, il faut tester leur efficacité
33:05 dans d'autres situations,
33:07 et beaucoup de molécules ont des efficacités
33:09 qui sont insoupçonnées.
33:11 Et donc, il y a un recyclage de ces molécules,
33:14 qui ne coûte rien,
33:16 parce que ces molécules ne coûtent rien,
33:18 c'est leur problème d'ailleurs,
33:20 j'avais alerté il y a quelques années,
33:22 une chronique pour dire,
33:24 il faut leur trouver un espace social,
33:26 pour que quelqu'un gagne de l'argent
33:28 à développer ces molécules,
33:30 parce que sinon, on les...
33:32 - Non mais, vous apportez le...
33:34 C'est le nœud du problème,
33:36 on en avait parlé d'ailleurs avec vous,
33:38 le nœud du problème,
33:40 c'est que, s'il n'y a pas,
33:42 si ça ne rapporte pas,
33:44 et je ne dis pas encore une fois,
33:46 les labos ont fait des choses formidables,
33:48 que ce soit des vaccins ou autres,
33:50 qui ont énormément servi,
33:52 mais ces molécules-là, dont vous dites,
33:54 il y a un gisement orifère,
33:56 en tout cas, des molécules qui peuvent être recyclées,
33:58 qui peuvent être travaillées,
34:00 mais qui donnera,
34:02 je dirais,
34:04 la volonté d'investir,
34:06 pour que, effectivement, même si ça ne rapporte pas
34:08 des milliards, comme aujourd'hui,
34:10 mais que ça rapporte,
34:12 c'est tout le problème, ça.
34:14 - Oui, mais le monde change,
34:16 vous savez,
34:18 la...
34:20 continue, quel que soit le sujet,
34:22 à penser que, vous savez,
34:24 à Paris, on dirige une partie du monde,
34:26 et puis que l'Europe dirige le reste,
34:28 et les Etats-Unis dirigent le reste,
34:30 vous le savez, dans la population mondiale,
34:32 c'est pas très gros.
34:34 Donc, les Chinois se foutent un peu,
34:36 ils savent mieux traiter que nous
34:38 la corruption,
34:40 par exemple,
34:42 les Chinois ont puni très, très sévèrement.
34:44 - Oui, ça, ils y vont même un peu fort de café,
34:46 des fois, quand même.
34:48 Je parle du crédit social et compagnie.
34:50 - Oui, oui,
34:52 mais sur l'industrie pharmaceutique, si vous voulez,
34:54 après, moi, je veux bien,
34:56 je ne suis pas un complotiste,
34:58 je ne veux pas qu'il y ait un sommet
35:00 de gens qui discutent entre eux et qui règlent les affaires du monde.
35:02 - Non, bien sûr.
35:04 - Mais quand on découvre que la corruption
35:06 est un des paramètres, quand même,
35:08 ça fait... - Évidemment.
35:10 - Je ne sais pas, Pfizer a été condamné
35:12 entre 13 milliards et 20 milliards
35:14 de pénalités aux Etats-Unis ces dernières années.
35:16 Alors, si on découvre maintenant que Pfizer
35:18 est susceptible de donner des corruptions,
35:20 et si on trouve normal que la présidente
35:22 de la commission
35:24 discute toute seule
35:26 avec Pfizer sans témoin...
35:28 - Les SMS de Bourla et de Von der Leyen,
35:30 oui, c'est devenu culte.
35:32 - Je trouve que, si vous voulez,
35:34 c'est ce fiche du monde de dire,
35:36 enfin, vous êtes complotiste de penser
35:38 qu'il y a de la corruption, c'est vieux, comme le mot.
35:40 J'aime bien l'histoire, je peux vous dire que la corruption,
35:42 c'est aussi vieux que l'histoire humaine.
35:44 Et que donc, ça nécessite, ça, des contre-pouvoirs,
35:46 ça nécessite des analyses,
35:48 ça nécessite de la transparence,
35:50 ce qui évite la corruption.
35:52 Et donc, à chaque fois, quand on voit
35:54 qu'on peut signer 40 milliards d'euros
35:56 sans la moindre transparence,
35:58 on reste un peu suffoqué.
36:00 Pareil pour l'industrie,
36:02 1 milliard au moment où l'OMS dit
36:04 "ça sert à rien", l'Europe en achète pour 1 milliard,
36:06 et on sait pas qui a décidé de ça.
36:08 - Et on a vu
36:10 les médecins propagandistes de ça.
36:12 On se retrouve tout de suite après,
36:14 une petite pause avec Didier Raoult.
36:16 - Et vous continuez de nous appeler
36:18 au 0826 300 300
36:20 pour interpeller Didier Raoult. On attend vos appels
36:22 à tout de suite sur Sud Radio.
36:24 - Il y a un phénomène qui est très important
36:26 dont on n'a pas assez parlé, à mon sens.
36:28 Il y a, bien sûr,
36:30 nous sommes d'accord, il y a une ignorance
36:32 absolue, terrible,
36:34 terrifiante, de ce qu'est
36:36 la science dans la politique et chez les journalistes.
36:38 Et non seulement ça,
36:40 mais du coup, un désintérêt,
36:42 et du coup,
36:44 le fait qu'ils sont mal à l'aise
36:46 avec des gens qui ne dépendent pas d'eux.
36:48 Et donc, il y a
36:50 du coup, une décroissance.
36:52 - Attendez, excusez-moi, qu'est-ce que vous dites ?
36:54 "Mal à l'aise avec des gens
36:56 qui ne dépendent pas d'eux", c'est-à-dire
36:58 dont ils ne maîtrisent pas le contenu ?
37:00 C'est ça ?
37:02 - Et puis on est plus malin qu'eux,
37:04 parce que Delphrécy trouve qu'ils sont très intelligents.
37:06 - Ah oui, vous n'êtes pas d'accord sur les énarques ?
37:10 - Ah non, non, non.
37:12 Je trouve que c'est des gens
37:14 à qui on apprend, j'ai eu beaucoup de copains énarques de ma jeunesse,
37:16 ce sont des gens à qui on apprend
37:18 à parler de n'importe quoi sans savoir de quoi ils parlent.
37:20 Donc si vous voyez, ils ont des petites fiches.
37:22 Moi je voyais ça pour la littérature
37:24 parce que je faisais des interrogations orales.
37:26 Alors ils avaient des fiches sur la recherche du temps perdu.
37:28 Mais je me rappelle, j'avais coincé un de mes copains
37:30 en disant "tu sais, la petite Simoné,
37:32 il me dit de qui tu parles".
37:34 Alors si j'avais été averti, il aurait su de qui je parlais.
37:38 Mais il ne savait pas qui c'était,
37:40 parce qu'il n'avait pas lu le livre.
37:42 - Vous êtes lapidaire sur les énarques, Didier Raoult.
37:44 - Ah non, non, non.
37:46 L'idée qu'il faut former les gens à être d'accord avec tout
37:50 et à terminer avec ce qu'on s'ensuit
37:52 en ne sachant pas de quoi on parle,
37:54 ce n'est pas pour moi de l'éducation.
37:56 Je le dis autrement, mais ce que dit Delphrécy,
37:58 c'est la même chose.
38:00 C'est des gens qui sont suradaptés
38:02 à un mécanisme de sélection particulier,
38:04 ce qui ne traduit pas à une forme d'intelligence spectaculaire.
38:06 Donc c'est vrai que quand ils se retrouvent
38:10 en face de gens qui ont des cursus très différents
38:14 et qui ont obtenu les choses,
38:16 non pas par la succession des obéissances
38:20 à différents chefs de cabinet ou à différents ministres,
38:22 mais par leurs propres moyens.
38:26 - Oui, leur jus de crâne, leurs études.
38:30 - Ils ont des difficultés.
38:32 Et nous aussi on a des difficultés,
38:34 parce qu'on ne les prend pas très au sérieux.
38:36 Et eux se disent, mais pour qui ces gens se prennent ?
38:40 - Il y a un léger malentendu là.
38:44 - Et ça se traduit par le fait que la situation est très mauvaise en France.
38:48 La France actuellement, je l'ai regardé récemment,
38:52 pour la recherche médicale,
38:54 si on rapporte la position par publication par habitant,
39:00 la France est 33e, derrière la Croatie.
39:02 - Ah oui, 33e, c'est pas mal.
39:04 - Et donc sur les IHU, effectivement,
39:08 je suis très content d'avoir mené cet IHU
39:12 à l'endroit où je devais l'amener.
39:14 800 personnes, 27 000 m2,
39:16 un coût au mètre carré qui est entre la moitié et le tiers de celui du CHU.
39:20 Je suis très content.
39:22 Maintenant, on verra ce que sont capables de faire les autres.
39:26 Les deux demandes d'IHU supplémentaires faites en France
39:28 par toute l'équipe qui a géré cette pandémie
39:32 s'est fait planter au premier tour.
39:34 Enquête de tour, l'Institut Pasteur et l'APHP.
39:38 - L'APHP, oui.
39:40 - Celle de Piousse s'est fait planter aussi.
39:42 Et les deux autres tentatives d'IHU poussées par ce directeur général,
39:46 qui lui m'a poussé dehors, se sont aussi fait planter.
39:48 Donc pourquoi ?
39:50 C'est parce qu'il y a un jury international
39:52 et que c'est pas aussi simple de jouer avec un jury international
39:55 que de jouer avec les inspections et les ministères.
39:58 C'est pas la même catégorie, là.
40:00 C'est comme les Jeux Olympiques, là.
40:02 - Oui, c'est clair.
40:04 - On ne dit pas aux copains, aux gens qu'on connaît, aux amis,
40:06 ou à ceux qui sont bien gentils.
40:08 Et donc, comme projet scientifique, l'essentiel que l'on a,
40:11 c'est de dire "écoutez, on va attendre qu'il y ait une nouvelle molécule
40:14 de l'industrie pharmaceutique et je ferai,
40:16 comme beaucoup de ces gens qui ont géré ça à mon épreuve de titre,
40:19 sur le fait d'avoir inclus des malades pour l'industrie pharmaceutique
40:23 pour faire des publications, si vous voulez,
40:25 tout ça, ça ne fait pas de la science ni durable,
40:28 ni sur laquelle on peut investir.
40:30 La situation de la France n'est pas bonne.
40:32 La France, en termes de nombre de publications,
40:34 est à la 10e place.
40:36 En termes de publications par habitant,
40:38 est à la 33e place.
40:40 C'est très embêtant.
40:42 Et si on décanille parce qu'on ne supporte pas
40:44 les gens qui ont une autonomie intellectuelle,
40:47 moi je dis, vous savez, si vous aimez l'opéra,
40:49 vous êtes bien obligés d'aimer les divas,
40:51 sinon vous n'avez qu'à prendre une poche.
40:53 - Sinon, vous allez prendre, oui, un magnétophone de poche.
40:56 Mais c'est vrai, vous vous rappelez,
40:58 je vous avais appelé quand on a appris
41:00 la mort de Luc Montagné.
41:02 Moi, ce qui me fascine,
41:05 c'est que Luc Montagné a 65 ans,
41:08 on lui a dit "bon allez, vous prenez à la retraite,
41:10 c'est terminé", grâce à quoi il est allé aux Etats-Unis,
41:13 en Chine.
41:14 Et vous, Didier Raoult,
41:16 on vous pousse, comme vous dites, à la sortie,
41:19 mais non, mais non.
41:20 Et c'est extraordinaire, parce qu'il pense que quoi,
41:22 la science, ce sont des dogmes,
41:24 c'est une religion,
41:26 alors que justement,
41:28 qu'est-ce que c'est la science en la recherche ?
41:30 - Je vais vous donner un exemple que j'ai pas encore donné,
41:33 sans vouloir insulter personne.
41:35 Je vais vous dire.
41:37 Quand Luc Montagné est mort,
41:41 je n'ai pas pu y aller,
41:42 j'ai eu un souci avec les enterrements.
41:45 Je n'aime pas les enterrements.
41:47 Je suis allé, je l'ai dit, je pensais,
41:49 mais je n'y suis pas allé.
41:50 Mais il n'y a pas eu de représentant officiel à son enterrement.
41:52 - Absolument.
41:53 - Et si vous partez dans le même temps,
41:55 je suis surpris,
41:57 mais parce que je ne suis pas de cette époque,
41:59 je vois bien que je vieillis,
42:00 on a fait rentrer au Panthéon,
42:02 Joséphine Backer.
42:03 Quand même.
42:04 Quand même.
42:05 Vous voyez ?
42:06 Je vois bien que je n'ai pas les mêmes valeurs,
42:08 je n'ai pas les mêmes valeurs.
42:10 Bien que Joséphine Backer ait dansé avec mon père,
42:12 elle en était très très fière.
42:13 Elle a été enceinte avec Béry.
42:16 - Ah c'est joli ça, ouais.
42:18 Non mais pourquoi pas Joséphine Backer ?
42:20 Pourquoi pas ?
42:21 Mais, enfin, Luc Montagné, comme vous dites,
42:23 je veux dire, qu'est-ce que ça veut dire ?
42:25 C'est comme certaines personnes à qui on donne les grands croix
42:27 de la Légion d'honneur.
42:28 Mais enfin bon, c'est une autre histoire, c'est un autre problème ça.
42:30 Mais, euh, ouais.
42:33 C'est assez...
42:35 Moi je trouve ça très préoccupant.
42:37 Mais juste un mot, professeur Raoult.
42:40 Quand vous dites la France 33ème,
42:42 elle était combien ?
42:43 Elle était beaucoup plus haut il y a quelques années ?
42:46 Ou pas du point de vue des écrits ?
42:49 - Moi ça fait longtemps,
42:51 malheureusement ça fait longtemps
42:53 que je m'intéresse à ce problème
42:55 et que j'essaie de susciter vis-à-vis de l'État
42:57 des réactions dont certaines ont été suivies des faits.
43:01 Mais, si vous prenez la fin du 18ème siècle,
43:05 la France produisait 40% de la connaissance
43:08 dans l'encherche médicale.
43:09 40%.
43:10 - 40% ? Dans le monde, enfin du monde quoi.
43:12 - Et maintenant elle en produit globalement 2,5%.
43:16 - Ouais d'accord.
43:18 - C'est ça l'évolution du monde.
43:20 - Et donc ça fait un moment que ça dure
43:22 et bientôt on va arriver à l'étiage,
43:24 c'est-à-dire que nous produirons
43:26 à la hauteur de notre population,
43:28 c'est-à-dire qu'on sera à la moyenne
43:30 de la production mondiale en France.
43:33 Donc c'est extrêmement important,
43:36 c'est extraordinaire.
43:38 Si vous me demandez,
43:41 il n'y a pas de baguette magique pour redresser ça.
43:43 Il faut aimer les chercheurs,
43:45 il faut laisser se développer la recherche,
43:47 il faut rendre leur liberté.
43:49 J'ai vu un papier récemment d'Alain Fischer,
43:52 et je ne suis pas toujours d'accord,
43:53 mais qui disait ça,
43:55 les financements sur projet sont malsains
43:58 parce qu'ils sont revus par vos adversaires
44:00 ou vos amis.
44:01 Il faut donner des financements blancs
44:03 aux gens qui ont la capacité à découvrir
44:05 ou à faire des choses,
44:06 et puis les évaluer rétrospectivement
44:08 au bout de 4 ans,
44:09 et puis on coupe les financements si ça ne marche pas.
44:11 Mais on ne peut pas passer ça
44:12 et déposer des projets partout.
44:14 On a obligé à faire des projets
44:17 qui soient multicentriques,
44:19 c'est-à-dire qui font que des gens
44:21 qui font le même métier,
44:22 mais dans différents pays.
44:23 Tous les projets européens sont comme ça,
44:25 ce qui est idiot.
44:26 La découverte ne se fait jamais
44:28 en travaillant avec des gens
44:29 qui font la même chose que vous.
44:30 Elles ne font pas la même chose que vous.
44:33 Le choc des étrangetés,
44:35 c'est ça qui marche,
44:36 et effectivement,
44:37 c'est là où l'État doit retrouver un rôle
44:40 face uniquement à la productivité
44:43 et aux recherches du bénéfice.
44:45 Le face-à-face du lundi 13 février
44:48 avec Didier Raoult.
44:49 Vous avez la parole, chers auditeurs,
44:50 au 0826 300 300.
44:52 Et on accueille Julien de Marseille.
44:54 Bonjour Julien.
44:55 Bonjour Julien.
44:56 Bonjour André,
44:57 bonjour professeur Raoult.
44:58 Alors j'avais une question.
45:00 Je ne sais pas si vous avez entendu parler
45:03 de la grippe russe de 1890,
45:05 où c'est apparemment la dernière fois
45:07 qu'un coronavirus est passé de l'animal à l'humain,
45:10 le OC43,
45:11 avec à peu près le même processus
45:14 qui s'est passé,
45:15 ça a duré 5 ans sans médicaments,
45:17 puis s'est rentré dans les coronavirus humains.
45:19 Pourquoi ne nous sommes-nous pas appuyés
45:21 sur l'expérience de ce passage
45:23 de coronavirus de l'animal à l'humain
45:25 pour travailler sur celui des 3 dernières années ?
45:29 Vous parlez à la fin du 19e siècle, c'est ça ?
45:32 1890, la grippe russe qui s'est développée,
45:35 ça a duré 5 ans,
45:36 il y a eu les mêmes vagues,
45:37 vous voyez, le nid vidal s'est expliqué.
45:39 C'est impressionnant
45:40 le rapprochement qu'on peut avoir les deux,
45:42 et sans médicaments,
45:43 comme aujourd'hui.
45:44 D'accord. Professeur Didier Arrout,
45:46 on pouvait tirer de l'expérience russe,
45:49 on pouvait tirer l'enseignement ?
45:51 En tout cas, ce que je pense maintenant,
45:55 c'est qu'on a plus de données sur ce virus,
45:58 qui a des côtés positifs,
46:00 qu'on n'en a jamais eues sur aucun virus,
46:02 en termes d'analyse des gènes de ce virus.
46:08 Donc ce que l'on voit, si vous voulez,
46:10 c'est que indépendamment
46:12 de toutes les actions humaines,
46:14 c'est-à-dire que ce soit les médicaments,
46:16 peut-être pas un certain nombre de médicaments
46:18 qui sont mutagènes,
46:19 comme le remdis-civile,
46:21 si on donne ça chez un immunodéprimé,
46:23 on a plus de mutations.
46:24 Et si ces virus ont une mutation
46:26 à peu près tous les 15 jours.
46:27 Donc si le virus que nous avons actuellement
46:30 ont 100 mutations de différence
46:32 par rapport au premier de l'UA,
46:34 parce que tous les 15 jours,
46:37 vous avez une mutation
46:38 qui est sélectionnée, qui reste.
46:40 D'accord ?
46:41 Et donc, ce virus,
46:44 probablement comme ceux qui viennent
46:45 des animaux en général,
46:47 avant de s'adapter pour devenir
46:50 un virus strictement humain,
46:52 comme la rougeole par exemple,
46:54 a besoin d'un certain temps.
46:56 Et par exemple, on a vu que de temps en temps,
46:58 le fait de perdre un gène,
47:00 on a appelé ça le phénomène "Mystigy",
47:02 renforçait l'activité du virus.
47:05 Donc ce virus n'est pas stabilisé,
47:08 le virus de la rougeole a beaucoup moins de mutations,
47:11 si vous voulez, que ce virus.
47:13 Donc il n'est pas...
47:14 Je suis d'accord avec vous,
47:15 il donne l'impression de rentrer actuellement
47:19 dans la catégorie des coronavirus endémiques.
47:24 Il y en a quatre déjà,
47:25 des coronavirus endémiques.
47:27 On a l'impression que c'est ce qui fait.
47:28 Et que, comme la grippe a fait ça,
47:31 vous avez vu la grippe en 1917,
47:32 ça a été une maladie gravissime.
47:34 Et puis, de temps en temps,
47:37 il y a un variant majeur
47:39 qui donne une épidémie sévère.
47:41 Et sinon, ça donne des...
47:43 Ça atteint pas exclusivement,
47:45 mais essentiellement des gens qui ont...
47:47 - Et vous pensez que le coronavirus
47:48 s'oriente vers cela,
47:50 plutôt, aujourd'hui,
47:51 enfin, en l'état actuel des connaissances.
47:54 - L'évolution...
47:55 Moi, le fond de ma recherche fondamentale,
47:57 c'est l'analyse du changement et de l'évolution.
48:00 L'évolution générale des épidémies va vers ça.
48:03 - D'accord.
48:04 - On apprend même que, par exemple,
48:05 les épidémies de peste qu'on a eues
48:07 sont dues à des variants.
48:09 C'est-à-dire qu'un variant a une espérance de vie,
48:12 nous, qu'on a mesurée chez Covid-19,
48:15 qui est de 3 mois et demi.
48:17 Vous voyez ? - D'accord.
48:18 - Il doit supporter plus d'un certain nombre de mutations.
48:20 Et au bout de 3 mois et demi,
48:22 il y a une autre épidémie qui repart,
48:24 si éventuellement,
48:25 il y a une mutation favorable
48:27 qui permet de repartir sur une nouvelle épidémie
48:30 qui va durer 3 mois et demi.
48:31 Voilà.
48:32 Donc, ça, c'est de...
48:33 Ce que l'on peut voir maintenant,
48:35 avec 3 ans de recul,
48:36 en réalité,
48:37 c'est que les virus sont capables de supporter...
48:39 Les nouveaux clones
48:41 sont capables de supporter 7 mutations.
48:43 Et vous voyez, 7 mutations, ça fait 3 mois et demi.
48:45 - C'est ça.
48:46 - Oui, c'est ça.
48:47 - Merci.
48:48 Nous avons aucun, Lucien ?
48:49 - Merci beaucoup, Julien.
48:50 Et on accueille maintenant William,
48:52 de Courbevoie, pas très loin d'ici.
48:53 Bonjour, William.
48:54 - Oui, bonjour, William.
48:55 - Oui, bonjour, André.
48:56 Bonjour, professeur.
48:57 Je voudrais savoir...
49:00 Je m'interroge pourquoi vous-même
49:05 et le professeur Henri-Junco,
49:08 le professeur Perron et le professeur Montagné,
49:11 pourquoi vos avis,
49:14 sauf erreur de ma part,
49:17 n'ont pas...
49:18 Ne se sont pas croisés ?
49:20 Pourquoi il n'y a pas eu, apparemment,
49:22 de volonté de croiser vos avis respectifs,
49:27 vos visions respectives
49:29 sur la crise du Covid ?
49:31 Voilà la question que je me pose.
49:34 - Didier Raoult ?
49:35 - Il n'y a pas de raison particulière.
49:38 Moi, j'ai eu de très bons rapports avec Perron.
49:41 J'avais beaucoup de respect
49:43 pour ce qu'a fait Montagné dans sa vie.
49:45 Il n'y a pas de raison en soi, si vous voulez.
49:49 Mais on n'a pas formé de club, d'abord,
49:51 parce que beaucoup de chercheurs,
49:53 beaucoup de trouveurs...
49:55 Parce qu'il y a une ambiguïté entre chercheurs.
49:58 Beaucoup de trouveurs ont des stratégies individuelles.
50:01 C'est comme ça.
50:02 Je n'ai jamais pris pour le ministre de la Santé.
50:05 Je n'ai jamais voulu être directeur d'un institut
50:08 autre que celui que j'avais fait moi-même.
50:11 Les chercheurs ont des modes de pensée
50:14 qui sont, même si elles se rejoignent de temps en temps,
50:17 sont individuels.
50:18 C'est d'ailleurs ce qui fait qu'on est si mal compris des politiques.
50:22 Les gens qui découvrent des choses
50:24 ne sont pas des gens qui sont socialement...
50:26 Moi, je ne passe pas ma vie dans les réseaux.
50:28 Je dois...
50:29 - Ni d'aller dîner en ville.
50:31 En fait, vous n'êtes pas chasseur en meute.
50:33 - Non, non.
50:34 Et puis je m'ennuie, moi, souvent,
50:37 si je n'ai pas quelque chose d'intéressant à faire.
50:40 J'ai honte de dire ça,
50:41 mais j'ai peut-être 5 dîners le soir par an,
50:45 en tout et pour tout.
50:46 Je ne suis pas un être d'une sociabilité extrême.
50:49 Je ne suis pas un énarque, vous voyez.
50:51 C'est le vrai.
50:52 Mais je n'ai pas 100 repas par an.
50:54 On fait les uns les autres, à se connaître.
50:56 Je ne suis pas comme ça.
50:58 J'en parle à ceux qui sont comme ça,
51:00 à chacun sa nature.
51:01 - Bien sûr.
51:02 Mais vous avez d'autres choses à faire.
51:03 Effectivement, Lucien.
51:04 - Les bouches du Rhône qui continuent de nous appeler
51:06 puisque Nicolas de Marseille
51:08 souhaite poser une question au professeur Raoult.
51:10 Bonjour Nicolas.
51:11 - Oui, bonjour Nicolas.
51:12 - Bonjour.
51:13 J'ai appelé concernant la conférence du professeur Delfraissy
51:17 que Monsieur Bercoff a citée tout à l'heure.
51:20 À l'intérieur de cette conférence,
51:22 il y a un professeur Delfraissy qui a dit en rigolant pratiquement
51:26 qu'il avait eu raison sur tout concernant la crise Covid
51:29 et que le professeur Raoult a eu tort sur tout concernant cette crise Covid.
51:33 Donc je voulais connaître le bilan un peu de par rapport à ce bilan Covid.
51:37 Ce qu'en pensait le professeur Raoult
51:39 pour ce qui est du confinement, le port du masque,
51:42 l'obligation vaccinale, le pass sanitaire
51:45 et un petit bilan, le dépistage aussi, le séquençage.
51:48 - Il en a parlé professeur Raoult
51:50 et il serait bon peut-être d'en redire quelque chose, Didier Raoult.
51:54 - Je suis cohérent avec ce que je pensais et ce que je dis.
52:03 Globalement, Delfraissy et les gens du ministère disaient
52:08 qu'il ne faut pas tester ce qui était une folie
52:11 et puis on s'est mis à tester dix fois plus
52:13 que ce qui était probablement nécessaire.
52:15 Donc l'histoire a tranché.
52:18 Ensuite, si vous voulez, maintenant on sait très bien,
52:21 ça a été maintenant une énorme étude qui a été faite,
52:23 que le fait de porter le masque dans la rue ne servait à rien.
52:26 Pour le confinement, on savait assez tôt
52:29 qu'en réalité c'était une erreur de confiner les gens chez eux
52:32 parce que le taux de transmission dans une maison,
52:35 quand vous n'avez pas testé les gens
52:37 pour savoir s'il y en avait un qui était contagieux,
52:39 c'est un contresens de la base des maladies contagieuses,
52:43 des maladies infectieuses.
52:44 C'est pas comme ça que ça se passe.
52:46 Ça se passe de transmettre plutôt dans les locaux fermés
52:50 qu'en se baladant dans la rue.
52:52 Donc ça, on sait que c'est pas vrai non plus.
52:54 Donc quand le confinement, c'est pas vrai,
52:57 les masques dans la rue, c'est pas vrai.
52:59 Les masques c'est important pour les soignants,
53:01 pour les gens qui ont des rapports de proximité.
53:04 Donc quand on sait que quelqu'un est malade.
53:06 Pour le reste, on n'a jamais...
53:07 Et on n'avait pas démontré les choses, pas plus à cette époque-là.
53:10 Donc pour la thérapeutique, moi je reste exactement sûr
53:14 que les gens qui sont sans préjugés,
53:18 c'est-à-dire gens qui n'ont pas de conflit d'intérêt,
53:20 ont trouvé dans la littérature,
53:22 vis-à-vis des traitements que nous avons mis en place.
53:25 Quant à l'obligation vaccinale, si vous voulez,
53:29 il suffit de regarder, je sais pas, là c'est un autre site,
53:32 johnhopkins.com, pour voir l'efficacité
53:35 de la prévention de la maladie et de la mort à la masse.
53:38 Dans un pays, vous avez des pays dans lesquels il n'y avait pas de Covid,
53:40 comme la Nouvelle-Zélande, l'Australie,
53:42 la Corée du Sud, le Japon.
53:45 Et puis on fait une campagne vaccinale monstrueuse
53:48 parce qu'il y avait cette illusion.
53:50 Moi je n'avais pas, parce que je connais un peu la virologie,
53:53 que l'on allait pouvoir éradiquer cette maladie
53:57 en vaccinant tout le monde.
53:58 Ce qui était une opinion, mais c'est pas la variole, cette maladie.
54:01 Vous savez, il n'y a pas de maladie respiratoire avec des virus ARN
54:04 qu'on ait jamais réussi à éradiquer par le vaccin.
54:06 Ni chez l'homme, ni chez l'animal.
54:08 Tant plus cette maladie est une zéonose,
54:10 c'est-à-dire qu'elle infecte les animaux.
54:12 C'est-à-dire que nous, la source du variant le plus dangereux,
54:15 le plus tué en France,
54:17 mon analyse basée sur les génomes,
54:19 c'est qu'elle vient d'un élevage de visons qui était en Neuve-Éloire.
54:22 Oui, vous avez radi, oui.
54:24 Ça repasse au micron, les données qu'on a actuellement,
54:28 ça laisse penser qu'en été ça s'est développé à bas bruit
54:33 chez les muridés, c'est-à-dire les rats et les souris.
54:35 Et ça depuis au moins un an avant qu'on voit les cas humains.
54:39 Donc tout ça c'est de la connaissance, c'est de la science.
54:42 Quand on fait des allers-retours entre l'homme et la bête,
54:45 on ne peut pas imaginer que de vacciner les hommes va arrêter le virus.
54:49 Quand on voit la vitesse de mutation de ces virus, si vous voulez,
54:53 ce qui est la raison pour laquelle au début,
54:55 quand j'ai commencé à parler de variant,
54:57 tout le monde me disait "ça n'existe pas".
54:59 C'était une extrapolation à propos d'autres coronavirus
55:02 qui ont des taux de mutation plus faibles.
55:04 Et que c'était du coup de dire qu'ils mutaient sans arrêt,
55:08 ça voulait dire qu'il n'y aurait pas un vaccin fixe
55:10 qui permettrait de régler le problème.
55:12 Ce que l'on a vu, tout le monde est d'accord.
55:14 Si les gens qui font des vaccins font maintenant des vaccins avec deux variants,
55:16 c'est bien parce que ça ne suffit pas.
55:18 Donc finalement moi je ne vois pas trop, si vous voulez,
55:21 les éléments sur lesquels...
55:23 Toutes les phrases avec des éléments spéculatifs
55:26 qui mélangeaient de la politique, de la prévention et de la science.
55:30 Il y a eu beaucoup de politique là-dessus.
55:32 Juste une dernière rapide question,
55:34 on en arrive hélas à la fin de l'émission, docteur.
55:36 Vous préparez un nouveau livre ?
55:38 Oui, oui.
55:40 D'accord.
55:42 On en reparlera très vite.
55:44 Merci encore, merci pour vos éclaircissements.
55:46 Merci chers auditeurs de nous avoir écoutés,
55:49 d'avoir écouté le professeur Didier Raoult.

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