- il y a 17 minutes
Barbara Carlotti : elle a débuté en interprétant sa Corse natale puis connu d’autres succès. En duo avec Clarika elle reprend dans un album des chansons de films cultes
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##LES_CLEFS_D_UNE_VIE-2026-10-28##
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00:00Sud Radio, les clés d'une vie.
00:03Les clés d'une vie, c'est de mon invité.
00:05Vous avez passé vos années d'enfance sur une île ensoleillée
00:08avant d'entamer un parcours artistique longtemps sans nuage.
00:12Vous avez choisi de passer de vos chansons qui sont de petits films
00:16à des classiques du grand écran, des mélodies résolument adaptées à l'heure du temps.
00:21Bonjour Barbara Carlotti.
00:23Bonjour.
00:23Alors, on ne vous a jamais accueilli dans les clés d'une vie
00:25et c'est l'occasion de parler de votre parcours qui est quand même étonnant.
00:28Et puis, on va évoquer en cavale un album et un spectacle
00:32que vous préparez avec Clarika.
00:34Ce sera la dernière séquence de l'émission.
00:36Et le principe des clés d'une vie, c'est de parler de votre parcours.
00:39Et la première date que j'ai trouvée, c'est le 9 octobre 2020,
00:44sortie d'un album de famille.
00:48Au corse, île d'amour,
00:54pays où j'ai vu le jour.
00:57Alors, chanson autobiographique, mais reprise aussi d'une chanson de Tino Rossi
01:01que vous connaissiez depuis l'enfant, je suppose.
01:03Oui, c'est ça.
01:04Mais mon père est corse et il chantait beaucoup de chansons à la maison.
01:08Donc, j'ai reçu en héritage cette variété corse des années 60, en fait.
01:12En fait, cette chanson, elle est née le 14 octobre 1934, je ne sais pas si vous le savez.
01:16Henri Varna avait perdu beaucoup d'argent avec une revue de Cécile Sorel.
01:20Il lance un spectacle parade de France, il faut un corse.
01:23Et on trouve ce jeune corse que personne ne connaît.
01:26Tino Rossi qui arrive avec une chemise bouffante, une veste sur l'épaule,
01:29un pantalon bouffant et une guitare.
01:31Et du jour au lendemain, il vient une star avec cette chanson.
01:33Oui, et il avait enregistré dans un...
01:36C'est marrant parce que j'adore cette histoire.
01:38Il avait enregistré un petit vinyle gravable dans une rue de Marseille.
01:42Et c'est comme ça qu'il s'est fait repérer.
01:44Exactement.
01:44Un peu comme il dit ce Presley qui lui a enregistré dans un studio un album, un conte d'auteurs.
01:50Alors, c'est vrai que vous avez dans cet album repris des chansons
01:53que la corse que vous êtes et que les corses connaissent, mais pas tous forcément.
01:58Oui, j'ai repris aussi des chansons du Riaquist ou des choses qui, moi, qui m'ont été transmises.
02:03En fait, tout l'enjeu...
02:04Parce que c'était mon sixième album.
02:07Donc, tout l'enjeu, c'était vraiment de montrer aussi d'où je venais avec cet album corse
02:13et de raconter un peu l'héritage culturel que j'avais reçu.
02:16Oui, parce qu'il y a des thématiques en Corse dans les chansons.
02:19L'exil, l'attachement au pays, le retour au village.
02:21Curieusement, ces chansons ne sont jamais arrivées pour la plupart sur le continent, Barbara Carlotti.
02:27Alors, en fait, Tino Rossi a été quand même immensément célèbre.
02:32Il a fait des tournées internationales, il était connu jusqu'aux Etats-Unis, il allait chanter jusque là-bas.
02:36Tino Rossi, oui, dans les années 30, même il est filmé, etc.
02:40Dans les années 60, il y a plusieurs concerts à l'Olympia, en fait, où les corses viennent chanter à
02:46Paris.
02:46Mais c'est vrai que c'est un répertoire qui reste corse au corse, j'ai envie de dire.
02:51Mais en même temps, ou de la diaspora, c'est des chansons qui sont, je pense, tellement aussi attachées à
03:00cette île,
03:01que quand les gens viennent en vacances, ils les écoutent là-bas.
03:04Mais alors voilà, elles ne transitent pas forcément de façon très fluide.
03:10Mais bon, la Corse est quand même connue, surtout pour ses padiels, ses chansons polyphoniques.
03:15Et puis il y a quelques semaines, et là, Antoine Siozy nous a quittés, lui c'était le doyen.
03:19Et lui, on a reparlé de lui en disant que c'était le maître de la chanson corse.
03:23Oui, et puis en plus en Corse, il y a eu la chanson, il y a eu la variété des
03:26années 60
03:27qui mélangeait de la chanson napolitaine à la chanson à la variété française, en fait.
03:31C'était aussi ça, avec des inflexions corse, avec la culture corse qui raconte aussi les bergers, les plages, etc.
03:40Il y a quelqu'un que j'ai reçu, voici quelques semaines, dans les clés d'une vie, c'est
03:44Michel Malory,
03:44qui a écrit pendant 50 ans des chansons pour Johnny et qui a fait des albums corse.
03:49Absolument, oui.
03:51En fait, on a des corses qui ont beaucoup travaillé aussi dans l'industrie musicale,
03:55pour d'autres, et pas forcément en montrant leur corsitude.
03:59Je crois, Barbara Carlotti, que ces chansons, vous les avez entendues en usant des mini cassettes jusqu'à l'extrême.
04:06C'est vrai, vous avez raison. C'était ça qu'on écoutait.
04:11Quand j'étais enfant, on partait en voiture avec ma mère,
04:16et puis on mettait les cassettes de Cantao Boboulou Corse ou d'Antoine Thiozzi, etc.
04:22Donc, bien sûr, il y avait tout ça.
04:24Mais c'est aussi des chansons que j'ai écoutées, vraiment chantées par mon père, la famille, les cousins, les
04:32gens du village, etc.
04:33Oui, et tout ça se passait à Venaco, je crois, qui est un village corse qui a une particularité.
04:38Je crois qu'il y a un viaduc ferroviaire qui a été construit sous la direction de Gustave Eiffel.
04:42Tout à fait. Et j'adore d'ailleurs prendre le train qui va de Bastia à Jaxio et qui traverse
04:47à cet endroit-là.
04:48Et donc, je peux m'arrêter dans le village.
04:50Et c'est vraiment, on a un point de vue sur la montagne Corse et sur le fleuve qui est
04:56en dessous, qui est sublime.
04:57Et pour moi, c'est un des plus beaux panoramas.
04:59C'est un village de 708 ans, je crois.
05:01Oui, ma sœur vit là-bas.
05:02Exactement, on est tranquille.
05:04Alors, curieusement, votre père est arrivé en Corse, mais votre famille vient du Vietnam et de la Côte d'Ivoire.
05:09Ah, comment vous avez trouvé ça ? C'est fou.
05:11Alors, mon père... Non, alors mon père...
05:14En fait, mes grands-parents, mes deux grands-parents étaient de Corse, de Pau et je dis Vinaco.
05:19Et comme vous le savez, sur l'île, au début du siècle, c'était très compliqué aussi de travailler.
05:26Donc, mon grand-père a été militaire.
05:28Et donc, il est parti, en fait, dans l'administration des colonies au Vietnam, au départ.
05:34Il se fait capturer par les Japonais pendant la guerre.
05:37Quand il est revenu, ensuite, il est resté un peu en Corse et on l'a ensuite envoyé en Côte
05:42d'Ivoire.
05:42Donc, c'est ça l'histoire.
05:44C'est que, par contre, on est Corse depuis très longtemps.
05:45Et je sais aussi qu'au Sable d'Olonne, il y a un club des pingouins qui doit beaucoup à
05:49votre famille.
05:50C'est fou, mais vous avez toutes les sources.
05:53Alors, du côté de ma mère, par contre, ma grand-mère était limousine et mon grand-père était normand.
06:00Et eux, ils ont monté, effectivement, le club des pingouins au Sable d'Olonne qu'ils ont tenu.
06:06Ils étaient kinés du côté de ma mère.
06:07Et donc, voilà.
06:08Donc, ça fait une belle variété.
06:10Je dis que je suis un peu métisse, en fait, quelque part.
06:12Je crois que vous devez à votre mère la découverte de la chanson quand vous alliez à la messe le
06:16dimanche et qu'il y avait les chœurs.
06:18Alors, ma mère nous emmenait au concert dans les églises.
06:21Et c'est vrai que moi, je pense que j'ai découvert beaucoup de répertoires.
06:24Et puis, ma grand-mère, en Corse aussi, nous a fait faire les chœurs tous les 15 août.
06:28Il y avait les petits chœurs pour la Sainte Marie.
06:30Et donc, on allait chanter là-bas.
06:32Donc, oui, oui, j'ai chanté dans les églises.
06:34Et votre mère, je crois, est aussi à l'origine de la première association de maintien à domicile des personnes
06:38âgées.
06:39Oui.
06:40Ça, on ne le sait pas.
06:40Parce qu'il y en a partout aujourd'hui.
06:42Et c'est votre mère qui a créé tout ça.
06:44C'est ma mère qui était kinésithérapeute et qui allait travailler chez les personnes âgées et handicapées.
06:50Elle s'est dit qu'il faut pouvoir s'occuper d'eux à domicile.
06:54C'est là où ils sont le mieux et tout ça.
06:55Et donc, elle a créé Domestia, qui était la première, effectivement, association qui s'occupait.
07:01Et donc, elle, c'était vraiment, je pense que c'était sa mission à ma mère, vraiment, de prendre soin
07:07des autres.
07:07Et elle nous a vraiment transmis ça.
07:09Moi, j'ai toujours cette, voilà, j'ai eu cette éducation et cette attention aussi, quoi.
07:15Le respect aussi des anciens et s'occuper d'eux dignement jusqu'à la fin aussi.
07:19Oui, mais justement, aujourd'hui, c'est un vrai problème et elle a été vraiment la pionnière du genre.
07:25Absolument.
07:26Et puis, alors, je crois que le soir, elle disait, va te coucher.
07:29Et puis, discrètement, la nuit, Barbara Carlotti, vous sortiez de la maison.
07:34J'avais 14 ans, oui, à ce moment-là.
07:36J'en ai fait une chanson qui s'appelle 14 ans, en effet.
07:39Oui, oui, avec ma soeur et ma cousine qui étaient plus âgées que moi, on partait danser en boîte de
07:44nuit.
07:44Et c'est là-bas que j'ai écouté beaucoup, surtout en Corse, beaucoup de pop dans un lieu mythique
07:51qui s'appelle la piscine.
07:52Et c'était la piscine de Venaco qui, la nuit, faisait boîte de nuit.
07:55Et donc, on avait nos copains DJ et on écoutait beaucoup de musique.
07:58Oui, mais il fallait quand même sortir de la maison discrètement à la nuit.
08:00Il fallait marcher 9 kilomètres dans la montagne.
08:02Oui, mais en même temps, il fallait sortir de la maison sans que vos parents s'en aperçoivent.
08:05Oui, une fois, ils sont venus nous chercher Manu Militari sur la piste de danse.
08:10Et j'ai encore la marque, je pense, de la gifle que j'ai reçue ce soir-là.
08:15Mais je crois que c'était extraordinaire parce que c'était la nuit.
08:17Il y avait les étoiles et vous alliez danser dans la forêt aussi.
08:20Exactement.
08:21En fait, quand on traversait le maquis pour aller jusqu'à cette boîte qui était un peu loin du village,
08:29on répétait les chorégraphies qu'on allait faire sur la piste de danse.
08:34Et donc, on dansait dans la montagne et on dansait sous ce ciel étoilé merveilleux.
08:38Moi, c'est des souvenirs magiques de ma jeunesse.
08:41Et je crois aussi, Barbara Carlotti, que vous devez à votre mère l'apprentissage du piano classique au départ.
08:47Alors, elle avait...
08:48Oui, oui, elle adorait Beethoven et elle jouait plus jeune.
08:51Et puis après, elle a eu quatre enfants.
08:52Donc, ça a été très compliqué pour elle d'être à la fois kinésithérapeute
08:56et à la fois de s'occuper de ses quatre enfants et de continuer le piano.
08:58Mais il y avait ce piano à la maison.
09:00Et donc, moi, j'ai beaucoup déjà aussi beaucoup écouté de disques avec elle.
09:04Et puis ensuite, c'est grâce à ça que je me suis mise, moi, au clavier.
09:08Oui, et puis à la guitare aussi.
09:09Un petit peu, oui, parce que j'adorais Jimi Hendrix.
09:12Il se trouve aussi qu'à huit ans, vous dites, un jour, je serai chanteuse.
09:16Alors, oui, à 18 ans, j'ai vraiment écrit dans mon carnet,
09:19je serai chanteuse, écrivaine, peintre, cinéaste.
09:22Je voulais tout faire.
09:23En fait, je voulais être une artiste.
09:25Il y avait vraiment cette idée que...
09:26Mais ma soeur, ma grande soeur aussi, qui était après au Beaux-Arts,
09:29je crois qu'on avait cette verve, on avait vraiment envie de devenir artiste dans cette maison.
09:35Avec un problème à l'école où vous montrez du doigt
09:37parce que vous aviez une voix plus grave que vos camarades.
09:39Ah ouais, alors ça, ça m'a...
09:42J'ai souffert de ça parce qu'on m'avait un peu...
09:45On me trouvait un peu trop masculine.
09:47Enfin, c'était très étrange, quoi.
09:50J'avais cette voix, puis j'étais très timide.
09:51Donc, je parlais très doucement comme ça.
09:54Et donc, ça m'a un peu mis de côté à l'école.
09:58Mais je m'en suis sortie mieux après.
10:00Quand j'ai commencé la fac et quand j'ai commencé vraiment à chanter avec mes copains de lycée,
10:04j'ai trouvé le moyen de sortir de ça.
10:08Il y a eu le conservatoire d'ici des Moulineaux
10:10et le chant lyrique avec un professeur exceptionnel, Eva Sorova.
10:14Eva Sorova, oui.
10:15Oui, je l'adorais.
10:16C'était une des dernières de l'équipe de l'Opéra de Paris.
10:21Elle avait été pendant des années à l'Opéra de Paris.
10:22Elle faisait partie de la dernière troupe qui restait en permanence à l'Opéra
10:27pour monter les opéras.
10:30Donc, elle avait ce savoir-faire-là.
10:32C'était une tchèque magnifique, très grande femme, rousse, très très belle.
10:36Et elle m'a beaucoup encouragée.
10:37Surtout, elle m'a fait découvrir vraiment toute l'ambitus de ma voix.
10:41C'est-à-dire, moi, justement, que j'avais cette voix très grave, un peu rentrée, un peu timide.
10:45Elle m'a fait ouvrir tous mes aigus.
10:46Et j'ai vraiment beaucoup appris avec elle.
10:48Moi, je me souviens d'elle dans La Belle Hélène,
10:50avec Jacques Offenbach, mise en scène par Savary,
10:54avec qui elle est Jacques Martin.
10:55Je ne sais pas si vous avez connu ce spectacle.
10:56Ah non, c'est incroyable !
10:57Elle l'a jouée au Théâtre de Paris.
10:59C'était extraordinaire.
11:00Sur la direction de Savary, il fallait suivre.
11:02Oui, en plus.
11:02Mais elle était une belle Hélène fabuleuse.
11:04Ah, génial.
11:04Ben non, je ne savais pas ça.
11:06Vous m'apprenez.
11:06Et vous avez suivi des études de musicologie aussi.
11:08Oui, je suis allée en musicologie à Paris 8.
11:12J'avais vraiment envie de...
11:13En fait, moi, je ne venais pas du tout d'une famille.
11:15Il y avait des musiciens.
11:16Mon oncle faisait un peu de guitare et tout ça.
11:18Mais on n'était pas baigné dans ce milieu.
11:21Et j'avais vraiment très envie d'apprendre la musique.
11:24Vraiment, j'étais obsédée par ça quand j'ai eu mon bac.
11:28Il fallait absolument que j'apprenne.
11:31Et puis même l'opéra, le baroque, la pop-musique.
11:35Et tout ça pour moi, même le jazz, j'étais très fan de jazz aussi.
11:38J'avais envie de découvrir toutes les musiques.
11:40Qu'est-ce que c'était la musique ?
11:41Et vous l'avez fait.
11:42Et on va l'évoquer à travers une autre date, le 30 mai 2005.
11:46A tout de suite sur Sud Radio avec Barbara Carlotti.
11:49Sud Radio, les clés d'une vie.
11:51Jacques Pessis.
11:52Sud Radio, les clés d'une vie.
11:54Mon invité, Barbara Carlotti.
11:55Nous parlerons tout à l'heure de cet album en duo avec Clarika, en cavale.
12:00Nouveauté.
12:01On en revient à votre parcours.
12:02Vous oubliez chanter.
12:03Eh bien, ça a commencé le 30 mai 2005 avec cette chanson.
12:18Premier titre d'un premier album qui s'intitule sombrement Chanson.
12:22Curieusement, j'ai cherché.
12:24Peu d'artistes ont intitulé leur album Chanson, tout simplement.
12:27Oui, mais je pense que pour moi, c'était déjà tellement fou de faire un premier album, deux chansons, que
12:33je n'avais pas d'idée vraiment à l'époque.
12:36Je me disais, c'était très littéral, mais je pense parce que pour moi, arriver à faire ça, c'était
12:42déjà un exploit.
12:44Vu de là où je venais et tout ça, voilà.
12:47En plus, un album de sept titres, je crois.
12:49Il y avait une vidéo Tunis, je crois, de CIE.
12:52Oui, tout à fait.
12:53Et c'est un même autoproduit.
12:55Et tout a commencé par une rencontre avec un Corse.
12:57Bertrand Burgala.
12:59Alors Bertrand, il avait grandi en Corse.
13:01Et c'est grâce à lui, vraiment, que j'ai commencé à faire...
13:05A rentrer vraiment dans l'industrie musicale, parce que sinon, avant, pour moi, effectivement, je ne connaissais absolument personne.
13:11J'avais juste des copains, on faisait de la musique comme ça et tout.
13:14On était rentrés dans un conservatoire un été, on avait enregistré toutes ses chansons avec plein d'amis musiciens.
13:21Et puis, j'étais allée le voir lui parce que j'aimais beaucoup ce qu'il produisait et ce qu
13:24'il faisait.
13:25Et il m'a reçue sur sa petite table en Formica, dans sa cuisine, sur un radio...
13:32J'avais gravé sur un disque laser, on a écouté sur une sorte de radio laser qu'il avait dans
13:37sa cuisine.
13:37Et il m'a dit, super, écoute, je ne peux pas te produire en tant que label, parce que Tricatel,
13:43à l'époque, était un peu en difficulté.
13:46Mais si tu veux un coup de main, vas-y, je viens.
13:49Et on est partis en studio avec Bertrand.
13:52Et on a fait deux chansons.
13:54Enfin, il a fait les arrangements de deux chansons que j'avais écrites, dont la chanson Cannes,
13:59qui est ensuite passée vraiment partout sur Canal+, et tout ça, pour l'ouverture du Festival de Cannes et
14:06tout.
14:06Donc, vraiment, il m'a porté chance énormément, Bertrand.
14:09C'est la chanson Cannes, on en écoute un extrait.
14:12Sur la croisette, Nicole croisit, lance un grand rire de Pocotie, que de belles filles.
14:21Quinze jours à Cannes, tout est possible.
14:25Dans les coulisses du Festival...
14:27Alors, cette chanson évoque 15 jours de Festival de Cannes, autant le festival n'était pas une affaire de financière,
14:32mais une affaire de joie.
14:33Comment est venue l'idée de cette chanson ?
14:35J'étais fascinée par le cinéma, déjà à l'époque.
14:40Et j'avais un ami qui faisait musique de films, qui s'appelle Grégoire Edzel, qui est toujours mon ami
14:44aujourd'hui.
14:45Et je le voyais partir au Festival pour défendre des films.
14:49Et moi, j'en étais vraiment au tout début à écrire mes chansons.
14:53On avait d'ailleurs fait quelques chansons de films ensemble avec Grégoire.
14:56Et j'étais un peu jalouse, je dois dire.
14:58Donc, je le voyais de loin.
14:59Je lisais le journal où il y avait les chroniques du Festival et ça me fascinait.
15:03Et donc, j'ai fait comme ça.
15:05Je lui ai fait une chanson.
15:05C'était pour lui, en fait.
15:07C'était pour lui dire, ah, t'as vraiment de la chance d'être là-bas.
15:09Tu dois vivre des choses extraordinaires.
15:11Donc, c'était légèrement ironique.
15:13Et voilà, j'ai fait cette chanson.
15:15Il ne l'a pas du tout aimée.
15:16Il l'a très mal pris.
15:18Non, en fait, mais vraiment, voilà.
15:22Et en fait, ça a plu vraiment à tout le monde.
15:24C'est-à-dire que tout le monde a reconnu un peu de Cannes dans cette chanson, je crois.
15:28Oui, parce qu'effectivement, il y a eu le temps de la Lochevita
15:30où on sautait dans une piscine dans les grandes soirées.
15:33Il y a eu le temps où beaucoup de canulars se faisaient.
15:35Et aujourd'hui, c'est devenu un festival d'hommes d'affaires.
15:37Mais vous évoquez le rire de Nicole Croisi.
15:40Quand on voit Claude Lelouch, un film,
15:43le matin d'Apalmodor, il fait une interview, personne ne le connaît.
15:46Et le soir, il est une star mondiale.
15:48C'est à ça que sert Cannes.
15:49Mais oui, c'était ça.
15:50Alors, vous évoquez aussi Catherine Deneuve,
15:54Faye Dunaway et un sosie transgenre de Juliette Gréco dans cette chanson.
15:59Oui, je ne sais pas.
16:00En fait, c'est tout cet imaginaire aussi du spectacle
16:03où on peut jouer avec les codes, avec les gens.
16:06Et j'adorais Juliette Gréco,
16:08mais j'ai toujours trouvé un peu transgenre en fait aussi.
16:10Et donc voilà, c'est aussi mon imagination qui a marché pour ça.
16:14Mais pour moi, Cannes, c'était aussi ça.
16:16C'était aussi la magie.
16:17On se grime, il y a les starlets.
16:20Et effectivement, toutes ces représentations aussi des années 60
16:23que j'avais beaucoup regardées
16:24parce que j'étais assez fan de ce cinéma-là.
16:26Et puis, il se trouve justement que cette chanson devient un miracle.
16:29Et pour vous, ça va être un véritable festival
16:31car vous allez vous retrouver à Cannes dans le Grand Journal.
16:34Oui, c'est ça.
16:35Comment ça s'est passé ?
16:36Alors, on m'a invité en fait, tout simplement.
16:40Je suis venue chanter cette chanson parce que tout le monde,
16:45il reconnaissait un peu de vérité, je pense.
16:47Et puis, je pense qu'ils aimaient bien le côté un peu easy listening,
16:51des claviers de Bertrand Burgala comme ça.
16:54Donc oui, j'ai débarqué là-bas.
16:56Moi, c'était vraiment à chaque fois de toute façon que je suis allée à Cannes
17:01parce que j'y suis allée plusieurs fois.
17:02J'ai même chanté pour Ferragamo
17:05qui fabriquait les chaussures de Marilyn Monroe.
17:08Et il m'avait invitée à chanter sur le toit de leur boutique
17:12devant le tapis rouge.
17:14Et donc, pour moi, j'avais l'impression d'être dans un film en fait.
17:18Est-ce que ça a changé votre vie de vous retrouver comme ça
17:20au Festival de Cannes pour un premier disque ?
17:22Oui, complètement.
17:23C'était une ouverture formidable, effectivement.
17:26Et puis, le cinéma, je crois que vous l'avez connu aussi
17:28parce qu'il y a un moyen métrage musical contemporain
17:31auquel vous avez collaboré, je crois.
17:34Il y a eu plusieurs...
17:36Le premier, c'était...
17:37Ah oui, c'était Mauds avec Serge Beuzon.
17:40Oui, oui, où je dansais, effectivement.
17:42En fait, j'avais aussi fait des spectacles de danse
17:44avec mon amie d'enfance qui s'appelle Julie Desprairies.
17:47Et elle avait chorégraphié ce film.
17:49Et j'étais venue danser dans ce film.
17:53Et donc, oui, il y a eu ça.
17:55Tout ça par passion, en plus, parce que...
17:57Oui, tout à fait.
17:57C'était pour faire plaisir.
17:58Ah bah, c'était effectivement.
18:00Moi, de toute façon, je pense que c'était aussi ça.
18:03Être artiste, c'était aussi pouvoir danser,
18:06pouvoir jouer dans un film.
18:07Enfin, c'était aussi pouvoir faire tout ça.
18:09Pour moi, c'était des rêves qui s'exhaussaient, quoi.
18:11Mais tout s'est enchaîné très, très vite, finalement.
18:13Oui, c'est vrai.
18:14Bah, en fait, on peut dire...
18:16Non, en fait, l'un et l'autre, pas tellement.
18:18Parce qu'en fait, finalement, j'ai commencé assez tard.
18:20C'est-à-dire, cet album, j'avais déjà 25 ans.
18:23Donc, pour moi, c'était pas comme si j'avais fait ça à 18 ans, quoi.
18:27Il y avait un truc où j'avais l'impression
18:29que ça arrivait au moment où j'étais prête, je pense.
18:34Parce que j'avais tous...
18:35Voilà, j'avais ces expériences avec ma copine chorégraphe.
18:40J'avais fait...
18:41Voilà, j'avais fait un peu de jazz.
18:43J'avais fait d'autres choses autour.
18:45Et puis, tout d'un coup, quand je me suis mise à faire mes chansons,
18:47c'était comme une évidence.
18:49Mais c'est venu comme ça parce que, justement, vous aviez la formation.
18:51Et c'est peut-être aujourd'hui ce qui manque aux jeunes artistes.
18:54On les projette du jour au lendemain en star.
18:56Alors que vous, vous avez l'expérience.
18:58Ah oui, je sais pas.
18:59En tout cas, j'avais l'expérience d'avoir, oui, participé à plein de choses avant.
19:03Et puis, je pense aussi, effectivement,
19:07on sait mieux ce qu'on veut, en fait, au bout d'un moment.
19:10Enfin, à essayer, à faire plein de choses,
19:13à pas tout de suite être au devant de la scène,
19:16mais à travailler aussi, à collaborer avec d'autres artistes.
19:22On précise ce qu'on doit faire
19:24et la façon dont on a envie de faire les choses.
19:26Et puis, vous avez découvert de l'intérieur
19:29un monde que vous connaissiez vaguement d'extérieur.
19:32Et les surprises pouvaient être bonnes ou mauvaises.
19:34Oui, c'est ça.
19:35Mais moi, j'ai eu de la chance quand même.
19:36Parce que je suis...
19:37Bertrand Burgala, il m'a accompagnée quand même tout au début.
19:41Et c'était génial de l'avoir.
19:44Parce que lui aussi, il avait une sacrée expérience, en fait.
19:47Il a fait 200 chansons, je crois, pour des artistes célèbres.
19:50Et puis, il a fait beaucoup de musique de film.
19:53Il a produit beaucoup de groupes.
19:55Donc, il avait aussi cette expertise de producteur, en fait.
19:58Et il m'a aidé pour ça.
20:00Et sa maison de production s'appelait Tricatel,
20:02en souvenir du film Le Grand Restaurant.
20:04Je pense que tous les deux, on avait un amour aussi
20:08des années 60-70, de cette musique-là, de ce cinéma-là.
20:13Et je pense que c'est aussi pour ça qu'on s'est bien entendus à l'époque.
20:16Et qui m'a aidé, justement, à...
20:19En fait, c'est vraiment grâce à lui.
20:20Je pense que même j'étais programmée à la radio.
20:22Parce qu'il mettait aussi son nom pour dire
20:24ce que fait Barbara Carlotti, c'est bien, quoi.
20:27Il a été le premier parent, vous, finalement.
20:29Oui, voilà, c'est ça.
20:30Vous avez travaillé aussi avec Emmanuel Bourdieu,
20:32dont le père, Pierre Bourdieu, a été un des plus grands sociologues
20:35du XXe siècle.
20:36Vous avez co-écrit des chansons pour un court-métrage.
20:38Je crois que c'était « Candidature ».
20:39Oui, alors c'était pour...
20:41En fait, il y a eu deux versions de ce film.
20:45Et d'ailleurs, j'ai tourné dedans.
20:47Et c'était avec Grégoire Etzel, justement.
20:49Donc, il fait beaucoup de musique de film.
20:52Et là, il faisait la musique.
20:53Et il m'a demandé des chansons.
20:55Je lui avais fait écouter mes chansons.
20:56Comme ça, on n'habitait pas loin.
20:58Je lui avais fait écouter.
20:59Et il les a proposées à Emmanuel,
21:01qui m'a tout de suite dit
21:01« Oui, viens les chanter dans mon film ».
21:04Et donc, je me suis retrouvée comme ça,
21:06pareil, de façon presque magique, en fait,
21:10avec Emmanuel Bourdieu,
21:13sur un tournage, comme ça,
21:15dans le sud, dans un bal,
21:16à chanter mes chansons, quoi.
21:18Oui, un film, en plus, qui a été récompensé
21:19par un César du meilleur court-métrage.
21:22Oui, c'est fou.
21:24Oui, c'est fou.
21:25Mais vous imaginez au départ
21:26ce parcours aussi simple
21:28et qui est rare, Barbara Carotti ?
21:30En fait, moi, j'ai l'impression
21:31à chaque fois que, oui,
21:33que j'ai eu une chance folle, en fait,
21:35à chaque fois de rencontrer des personnes
21:36qui croyaient, qui aimaient mes chansons
21:39et qui croyaient en moi, quoi.
21:40Vous l'imaginez au départ ?
21:41Non, jamais.
21:43Mais de toute façon,
21:43à chaque fois qu'il y a eu ces rencontres,
21:46pour moi, c'est ce que je disais tout à l'heure,
21:47il y avait presque quelque chose de magique,
21:49comme si on me confirmait
21:51que j'avais raison d'avoir aussi insisté
21:54auprès de mes parents,
21:55leur disant, je veux faire de la musique,
21:56je veux être chanteuse.
21:57Ils l'ont bien pris ?
21:58Au début, non, ils ne voulaient pas.
22:00Ils me disaient,
22:01mais tu ne t'en sortiras jamais,
22:03tu ne pourras pas...
22:04Enfin, ils ne connaissaient pas ce milieu,
22:05donc ils ne pouvaient pas du tout imaginer
22:07que je puisse vivre de ça, quoi.
22:10Vous en êtes sortis.
22:11Et puis, il y a une autre date
22:12dans votre parcours que j'ai repérée,
22:13c'est le 21 mai 2006.
22:16A tout de suite sur Sud Radio
22:17avec Barbara Carlotti.
22:18Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
22:21Sud Radio, les clés d'une vie,
22:23mon invité, Barbara Carlotti.
22:25On a évoqué le début de votre parcours
22:26presque magique pour vous
22:28avec ses premiers albums.
22:30Et puis, on parlera tout à l'heure
22:31de En Caval, cet album de duo
22:34avec Clarica, autre artiste célèbre
22:37qu'on a reçu dans les clés d'une vie
22:38avec des chansons de films.
22:40Et le 21 mai 2006,
22:43c'est votre premier journal télévisé.
22:48C'est une forme de consécration.
22:50Vous êtes dans le monde de 13h,
22:52ce qui n'est quand même pas fréquent
22:53pour une jeune artiste.
22:54Et on découvre cette chanson.
23:05L'hélice brisée, votre deuxième album.
23:08Et ça, vous passez le journal de 13h.
23:10Avec quelqu'un qui dit,
23:12elle commence à faire parler d'elle,
23:14elle fera une grande carrière.
23:15Vous êtes sur tout ça ?
23:16Non, je ne m'en souviens pas.
23:19Ah non, je ne m'en souviens pas.
23:21C'est marrant.
23:22Après, à l'époque,
23:25j'avais fait plein de promos
23:26pour cet album.
23:27Et je pense que j'étais un peu
23:28dans un tourbillon.
23:29En fait, vous aviez fait un concert
23:31à l'Entrepôt,
23:31au cinéma à Paris.
23:32C'est vrai.
23:33Et c'est l'occasion de ce reportage.
23:35Oui.
23:36Ah oui, d'accord.
23:37Je ne sais même pas
23:38si j'ai vu ce reportage.
23:40Peut-être pas.
23:41Voilà.
23:42Et on annonce
23:42que vous allez faire une tournée
23:43et des festivals.
23:44Vous allez faire une grande tournée.
23:45Et vous expliquez que vos chansons,
23:47c'est un voyage,
23:47un peu comme un film au cinéma.
23:49Oui, c'est vrai.
23:50J'ai toujours considéré
23:51que c'était comme tourner
23:54des plans-séquences, en fait,
23:55de faire des chansons.
23:56Et vraiment, comme ça,
23:58comme j'avais fait Cannes.
23:59C'est-à-dire comme si on se baladait
24:00sur la croisette
24:01et puis qu'on voyait ces...
24:02Et en fait, à chaque fois,
24:04il y a un peu cette idée
24:05que j'écris...
24:07En fait, je vois ce dont je chante.
24:11Il y a vraiment ce truc
24:12de raconter une histoire
24:14pour la montrer, quoi.
24:15Alors, il se trouve aussi
24:16que cet album s'est enregistré
24:18dans de meilleures conditions
24:19que le premier,
24:19c'est le deuxième.
24:20C'est vrai que vous avez franchi
24:21une étape avec cet album.
24:23Avec l'hélice brisée ?
24:25Oui.
24:26En fait, j'avais fait ce mini-album
24:29pour signer en maison de disque.
24:30Et là, vraiment,
24:31j'ai signé avec un label anglais.
24:35Et donc, tout de suite,
24:36il y a eu aussi cet engouement
24:38parce que, voilà,
24:39je suis signé chez 480
24:40qui était le label
24:42qui avait signé les...
24:46qui avait d'ailleurs
24:47plein de Radiohead, etc.
24:49Enfin, qui avait signé
24:51Chad Marshall,
24:53plein de chanteurs
24:54que moi, j'admirais
24:55qui étaient des chanteurs
24:56de pop anglaise, quoi.
24:58Et ça faisait vraiment
24:59comme tout d'un coup
25:01une petite Frenchie
25:02qui vient signer en Angleterre.
25:04il y avait quelque chose
25:05un peu exceptionnel là-dedans.
25:06Mais là aussi,
25:07c'est presque un miracle
25:08parce qu'il n'y a pas
25:09beaucoup de chanteuses françaises
25:10qui sont repérées
25:11par des maisons de disques britanniques.
25:13Oui, oui.
25:14Mais en fait,
25:15je pense que c'était aussi logique
25:17parce que moi,
25:17dans ma culture,
25:18et ça, ça m'était aussi
25:19beaucoup transmis par mes parents,
25:21il y avait les Beatles,
25:22il y avait les Beach Boys,
25:23il y avait les Zombies,
25:24il y avait des groupes,
25:25il y avait les Kings,
25:25il y avait toute cette culture
25:27anglo-saxonne,
25:28mais qui avait aussi d'ailleurs
25:29irrigué vraiment
25:31la variété française
25:33des années 60
25:33parce que Johnny,
25:36Antoine,
25:37qui chantaient un peu
25:37comme Bob Dylan
25:38et tout ça,
25:39il y a eu aussi
25:40cet engouement
25:41pour la pop anglaise
25:43dans les années 60
25:43et pour moi,
25:44il y avait une sorte
25:45de logique en fait.
25:46On est nourris aussi,
25:48on était tous nourris aussi
25:50des Beatles,
25:50il y avait ce truc
25:51qui transitait par nous,
25:53même si on chantait
25:54en français.
25:54Il y avait certes
25:55Juliette Gréco,
25:56mais il y avait aussi
25:57les Beatles
25:58dans mes références.
25:59Ils sont venus
26:00vous chercher,
26:01ces Anglais ?
26:02Alors, en fait,
26:03j'étais allée voir
26:03un label français,
26:05j'étais allée voir Naïf
26:07qui m'avait dit,
26:08qui m'avait emmené
26:10à Martin Mills
26:11qui avait ce consortium
26:12de labels anglais
26:14à Londres
26:15et dans lequel
26:17il y avait 4AD
26:18et ils m'ont dit
26:18aucun tout signe
26:19sur 4AD.
26:21Alors, il y avait aussi
26:21le mystère des voix bulgares
26:23sur 4AD.
26:25Donc, je trouvais
26:25que c'était pas mal.
26:27Ça faisait comme ça
26:28une ouverture.
26:29Une ouverture internationale.
26:30Le lys est présent
26:31sur la pochette.
26:31Pourquoi il y avait le lys,
26:32d'ailleurs,
26:33la fleur de lys ?
26:34Alors, la fleur de lys,
26:35il y avait deux références.
26:36Il y avait aussi
26:37une référence cinématographique
26:38parce que
26:39L'hélice brisée,
26:40en fait,
26:40c'est un film de Griffith
26:43des années 20
26:46avec Liliane Guiche
26:47et j'avais été subjuguée
26:50par ce film,
26:50par le jeu d'actrice
26:52et je pense que ça m'avait
26:53inspiré cette chanson
26:56et j'ai toujours eu ça,
26:57moi,
26:58de la littérature
26:59où les films m'inspirent
27:01en fait des choses
27:02ou alors je les mets en relation
27:04avec des expériences personnelles
27:05et j'ai besoin d'écrire dessus
27:06et voilà,
27:07le lys brisé
27:08et puis le lys,
27:09la fleur de lys,
27:10c'était la fleur préférée
27:12d'Oscar Wilde
27:13et j'étais assez...
27:16J'aimais beaucoup
27:17cette littérature d'Andy
27:18à l'époque
27:19et donc
27:21j'aimais beaucoup
27:22l'humour d'Oscar Wilde.
27:23Pour moi,
27:23le lys,
27:24ça représentait aussi
27:25ce genre de personnage littéraire.
27:27Puis la fleur de lys,
27:28c'est le symbole
27:28des rois de France.
27:29Ce qu'on raconte,
27:30c'est qu'un ange
27:31serait apparu en rêve
27:32à Clotilde
27:32pour lui demander
27:33de remplacer
27:34les anciens symboles païens
27:35du roi,
27:36les crapauds,
27:36les croissants
27:37par le lys
27:38et lorsque
27:40Clovis a été baptisé
27:41à Reims,
27:42un ange
27:42serait descendu du ciel
27:44pour lui offrir
27:44un lys miraculeux.
27:46Ah, incroyable !
27:47De la tradition !
27:47Je ne connaissais pas
27:48cette histoire.
27:48C'est fou, hein ?
27:49Ça vient de là.
27:50Ah bah voilà.
27:51Du coup, maintenant,
27:52je vais me l'approprier aussi.
27:55Il se trouve en plus
27:56que l'Académie Charles-Croix,
27:57qui n'est pas n'importe qui,
27:58vous repère,
27:59vous donne un coup de cœur
28:00et que ça aussi,
28:00ça vous aide à avancer.
28:02Ah oui, oui.
28:03Non mais vraiment,
28:04et j'étais très fière
28:05parce qu'il me l'avait,
28:07je crois que c'était
28:08l'anniversaire aussi,
28:10il l'avait donné aussi
28:11à Robert Wyatt
28:11et je me rappelle très bien
28:13que quand je l'ai reçu,
28:14j'étais particulièrement fière
28:16parce que je suis très fan,
28:18j'étais très fan
28:18de Robert Wyatt
28:22et je crois qu'il y avait
28:23un anniversaire,
28:24c'était comme,
28:25je ne sais pas combien d'années
28:27après que Robert Wyatt
28:28l'ait reçu
28:29et moi j'arrivais comme ça,
28:31j'étais comme un double héritage
28:33qu'il me donnait quoi.
28:34Et puis oui,
28:35c'est dire,
28:36Charles-Croix aussi,
28:37c'est un grand poète
28:38et puis c'est dire,
28:39vous écrivez de beaux textes
28:41et des belles chansons
28:41et pour moi c'était très important
28:43parce que j'y mettais
28:43un soin particulier quoi.
28:45Et petit à petit,
28:45vous allez continuer
28:46à faire des albums
28:47et ce qui est fascinant
28:48avec vous Barbara Carlotti
28:49c'est que chaque album
28:50est un thème différent.
28:52Exemple, celui-ci.
29:01On a aussi cette chanson
29:04qui a surpris beaucoup de gens
29:06parce qu'une chanson
29:07où on développe
29:08les plaisirs de la vie,
29:09c'était pas si fréquent
29:11à l'époque.
29:13Idéal au bord de mer.
29:15Mais je crois que ça c'était,
29:17il y avait une double influence,
29:18il y avait Baudelaire
29:20et puis parce qu'il y avait aussi
29:22Philippe Catherine
29:24que je n'avais pas encore rencontré,
29:26que j'ai rencontré
29:26dans un festival en Bretagne
29:30et on est devenus très copains
29:31en jouant dans une partie
29:32de Babyfoot
29:33et j'aimais beaucoup
29:34la personnalité de Philippe
29:35qui était un peu comme ça,
29:37toujours comme une sorte
29:39de joyeux enfant
29:42qui aurait grandi trop vite
29:43quand il y avait quelque chose
29:44comme ça
29:44et qui avait cette fantaisie
29:46surréaliste aussi
29:47que j'aimais
29:48et l'idéal pour moi
29:49c'était vraiment
29:51c'était aussi ça
29:52c'était entre Baudelaire
29:53et Philippe Catherine.
29:54Et résultat,
29:55j'ai retrouvé des articles
29:56où des critiques
29:57très sérieux,
29:58intellectuels,
29:59saluent votre album
30:00parce que vous évoquez Baudelaire.
30:01Oui mais parce que
30:02moi j'ai appris ça
30:03vraiment j'ai eu un vrai choc
30:05quand j'avais 12 ans
30:05quand j'ai découvert
30:06cette poésie-là
30:07au collège quoi
30:08et c'est resté
30:10pour moi
30:11mais d'ailleurs
30:12ça l'a été aussi
30:13pour Gainsbourg
30:13ça a été pour beaucoup d'auteurs
30:16ou Ferré etc.
30:17Dans la tradition
30:18de la chanson française
30:19il y a cette révérence
30:20aux poètes quoi
30:21et pour moi
30:23c'était important
30:23en fait
30:24parce qu'il a guidé
30:26je pense
30:27mon goût poétique
30:28et du coup
30:29mon écriture
30:29forcément quoi.
30:30Mais quand on pense
30:31que Baudelaire
30:32en 1857
30:33a été condamné
30:34pour outrage
30:35à la morale publique
30:36avec les fleurs du mal
30:37et a dû retirer
30:38six poèmes
30:39et qu'il a fait
30:40l'attente de 1949
30:41pour qu'il soit réhabilité
30:42c'est absolument fou.
30:43C'est fou
30:44et moi ce que j'aime
30:46après c'est que
30:48Gainsbourg va en faire
30:49de très belles chansons
30:50que ça va être mis en musique
30:51même à l'époque
30:51c'était mis en musique
30:52par Duparc
30:53ça
30:54évidemment
30:54je pense que la liberté
30:56que Baudelaire
30:57en fait Baudelaire
30:57il fait des Alexandrins
30:58mais il ne fait pas que ça
30:59il franchit un peu
31:00les lignes
31:02aussi
31:03parce qu'il parle
31:04de sexualité
31:05il parle de sensualité
31:06il parle de hachiche
31:07il parle de choses
31:08qui sont complètement
31:09proscrites à l'époque
31:12et il est libre
31:13en fait
31:13il est libre
31:14dans sa pensée
31:15il est libre
31:15dans son expression
31:16et c'est ça
31:16qui est très beau
31:17chez lui
31:17et malheureusement
31:18il est aussi
31:19je pense très torturé
31:21c'est un poète maudit
31:22il a ce truc
31:24comme ça
31:24de souffrir
31:26aussi beaucoup
31:26de sa sensibilité
31:27alors on évoquera
31:28tout à l'heure
31:29votre duo
31:29avec Clarika
31:30mais il y a
31:31un autre duo
31:31que vous avez réalisé
31:32un jour
31:33avec Michel Delpech
31:44un album
31:45et Paul chantait
31:45Yesterday
31:46en duo
31:46avec Michel Delpech
31:47comment c'est arrivé ça ?
31:49alors Michel
31:50lui aussi
31:50ça a été
31:51une sorte d'ange
31:53au début
31:53de ma carrière
31:54parce que
31:55j'ai fait
31:55un concours
31:56de chansons
31:57à Périgueux
31:57et il était
31:58dans le
31:59la truffe d'or
32:00exactement
32:02il était dans le jury
32:04et il est venu me voir
32:05et j'ai eu le deuxième prix
32:06il est venu me voir
32:07et il m'a dit
32:07mais moi je vous aurais
32:09donné le premier prix
32:10si ça avait été que moi
32:12etc
32:13bravo
32:13j'adore vos chansons
32:15et tout ça
32:16et moi j'étais sidérée
32:18alors mes parents
32:18écoutaient un peu
32:19de Michel Delpech
32:20mais il avait été
32:21extrêmement célèbre
32:22dans les années 60
32:23on connaissait évidemment
32:24toutes ses chansons
32:25c'était des grands
32:26grands hits
32:27quand même
32:28et donc j'étais
32:29en plus j'étais très timide
32:30alors moi je n'osais rien dire
32:32et puis tout d'un coup
32:33il voit que je fais
32:34mon premier album
32:35il m'appelle
32:35il me dit
32:36Barbara
32:37je suis tellement heureux
32:38pour vous
32:39venez chanter avec moi
32:41sur mon album de duo
32:42mais vraiment
32:43et je me suis dit
32:44mais c'est fou
32:45il se souvenait
32:46donc de m'avoir
32:48plusieurs années avant
32:49de m'avoir donné
32:49ce petit prix
32:50de la truffe d'or
32:51là
32:51France Bleue
32:52et puis il me rappelle
32:54et j'étais en train
32:55de faire mon premier album
32:56à ce moment là
32:58et vraiment
32:59c'était magnifique
33:01comme fidélité
33:02comme confiance
33:03comme voilà
33:04et je suis allée
33:05avec lui en studio
33:06et il m'a dit
33:07qu'est-ce que tu veux
33:08choisir comme chanson
33:08et j'ai choisi cette chanson
33:09là parce que c'était
33:10les Beatles
33:10parce que
33:12il avait sa chanson
33:13sur l'île de White
33:14que je trouvais géniale
33:15et que pour moi
33:16il y avait aussi ça
33:17cette
33:18voilà
33:19le fait de continuer
33:20à
33:21à faire vivre aussi
33:24cette idée de la pop
33:25en fait
33:25de cette pop là
33:26des années 60
33:27en plus
33:28Yester Day
33:28en 65
33:29quand elle est sortie
33:30les critiques
33:30ont dit
33:31ce sera la chanson du siècle
33:32c'est fou
33:32c'est génial
33:34et alors
33:34il y a quelqu'un
33:35qui a aussi beaucoup
33:36compté dans votre parcours
33:36et qui est un maître
33:37c'est Etienne Dao
33:38je crois que
33:38la première cassette
33:40que vous avez écoutée
33:41et achetée
33:42c'était Etienne Dao
33:43absolument
33:43bah Etienne
33:45pour moi
33:46je pense que ça a été
33:48le premier écouté
33:49mais j'étais toute jeune
33:50je pense que
33:51quand
33:53Weekend à Rome
33:54est sorti
33:54je devais avoir
33:558-9 ans
33:56et ensuite
33:57j'ai acheté
33:58Pop Satori
33:59c'était vraiment
34:00je suis allée
34:01c'était le premier
34:01la première cassette
34:03que je vais acheter
34:04chez le disquaire
34:05de ma ville
34:07quoi
34:07et que je donne
34:08mon argent de poche
34:09pour ça
34:10et j'avais aussi
34:11acheté le poster
34:12où il avait
34:12de Pierre et Gilles
34:13où il avait
34:14la perruche
34:16sur l'épaule
34:16et sa marinière
34:18et j'étais folle
34:19amoureuse
34:19évidemment
34:19de lui
34:20et
34:22et ce qui est fou
34:23aussi
34:24c'est que
34:24quand j'ai fait
34:26mon deuxième album
34:27je pense l'idéal
34:29j'ai été sélectionnée
34:30au prix Constantin
34:31et c'était lui
34:31qui était au prix Constantin
34:33et quand je l'ai vue
34:33je suis redevenue
34:34la petite fille
34:36de 9 ans
34:37qui avait écouté
34:37sa musique
34:38des heures
34:38dans sa chambre
34:39ou connaissait
34:40toutes les paroles
34:41des chansons
34:41et j'étais vraiment
34:42comme cette petite fille
34:43très timide
34:44à côté de lui
34:46j'ai une photo
34:47de ça
34:47et je me dis
34:49c'est fou
34:49j'étais redevenue
34:50cette petite fille
34:51complètement enamorée
34:52et j'ai écouté
34:54ses albums
34:54toute sa vie
34:55jusqu'à aujourd'hui
34:56je pense que c'est
34:56un très grand
34:58producteur
34:59chanteur
35:00compositeur
35:01enfin
35:01il est
35:02en France
35:03il a une place
35:03complètement à part
35:04pour moi
35:04c'est vraiment
35:05the king of pop
35:06mais de la France
35:07votre culture musicale
35:09est très éclectique
35:09puisque j'ai repéré
35:10un jour
35:11que vous avez rendu
35:12hommage à Brigitte Fontaine
35:13et ça
35:14c'était pas évident
35:15aujourd'hui
35:16alors Brigitte
35:17si pour moi
35:18ça faisait partie
35:19aussi de ses références
35:19Étienne Dao avait fait
35:21revenir Brigitte
35:22à une époque
35:24il était
35:26après
35:26moi quand j'ai
35:28quand j'ai commencé
35:29à chanter
35:29elle faisait son duo
35:30avec Mathieu Chedi
35:32de Les Azous
35:32oui
35:33donc pour moi
35:34il y avait quelque chose
35:35de très naturel
35:36en fait
35:36et puis j'avais
35:38écouté beaucoup
35:39avec de musiciens
35:39de jazz
35:40comme à la radio
35:41qui est un album
35:42sublime
35:43avec l'Art Ensemble
35:44of Chicago
35:45et donc
35:46elle avait aussi
35:49elle avait commencé
35:50avec Igelin
35:52moi adolescente
35:53j'étais allée voir
35:54Igelin
35:54au francophonie
35:55de La Rochelle
35:56pour moi
35:57ça faisait partie
35:58d'un univers
35:58de chanteur français
36:00peut-être
36:00plus transgressif
36:03en fait
36:03plus poétique
36:05plus entre le théâtre
36:07finalement
36:07et la chanson
36:08mais Brigitte Fontaine
36:09elle a énormément compté
36:10oui
36:11et puis le premier
36:12à avoir découvert
36:13Brigitte Fontaine
36:13il y aurait sa première chance
36:15en ouverture de son programme
36:16à Bobino
36:16c'était Brassens
36:17il a cru en elle
36:19et il a pris
36:19dans le même spectacle
36:20en première partie
36:21Barbara qui débutait
36:22et Brigitte Fontaine
36:23il avait le nez creux
36:25comme on dit
36:25exactement
36:27et maintenant
36:27on va en arriver
36:29à l'actualité
36:29avec la date
36:30du 23 octobre 2026
36:32à tout de suite
36:32sur Sud Radio
36:33avec Barbara Carlotti
36:34Sud Radio
36:36les clés d'une vie
36:37Jacques Pessis
36:38Sud Radio
36:38les clés d'une vie
36:39mon invité
36:40Barbara Carlotti
36:41on a évoqué
36:42votre passé
36:43et tous les albums
36:43que vous avez fait
36:44à chaque fois
36:45très différents
36:45et là encore une nouveauté
36:47le 23 octobre 2026
36:48est sorti un album
36:49de duo
36:51qui a commencé
36:52par une rencontre
36:52avec Clarika
36:53Clarika
36:54je crois qu'il est figuré
36:55également sur l'album
36:55de Delpech
36:56en duo
36:57oui
36:57et en fait
37:00je l'ai rencontré
37:01avec Fred Palem
37:03il y a quelques années
37:05on avait des projets
37:06ensemble
37:06et puis ça ne s'est pas fait
37:07à l'époque
37:08mais on se croisait
37:10régulièrement
37:10et aussi
37:12dans le 11ème
37:14arrondissement de Paris
37:15on n'était pas très loin
37:17toutes les deux
37:17donc on se voyait
37:18comme ça
37:19on se croisait dans la rue
37:20on prenait un café
37:20et elle me dit
37:21ah
37:22j'ai envie
37:23de travailler
37:24sur
37:25sur des chansons de films
37:27je lui dis
37:27mais moi
37:27j'adore
37:29on a toutes les deux
37:31une grande passion
37:32pour le cinéma
37:32on va tout le temps
37:33au cinéma
37:33et tout
37:35et elle me dit
37:36bah vas-y
37:37on le fait ensemble
37:37alors je lui dis
37:38ok génial
37:39et puis je venais
37:40de revoir
37:41Thelma et Louise
37:42au cinéma
37:44non pas au cinéma
37:45sur Arte
37:47qui repassait sur Arte
37:48et je lui dis
37:48en fait
37:49comme on est deux femmes
37:50il faudrait qu'on fasse
37:53il faut qu'on s'inspire
37:55du fait qu'on ait
37:55deux femmes
37:56en spectacle
37:57et sur un album
37:58pour faire des femmes
37:59qui parlent aux femmes
38:00au cinéma
38:00donc on va aller chercher
38:01donc Thelma et Louise
38:03c'était vraiment
38:03le point de départ
38:05et après on s'est dit
38:06ok on va chercher
38:07les films dans lesquels
38:08les femmes se parlent
38:09entre elles
38:10parlent des femmes
38:11parlent de leur
38:12de leur statut
38:13de ce regard féminin
38:15qu'il pourrait y avoir
38:16au cinéma
38:16et effectivement
38:17Thelma et Louise
38:18c'est une genre de cavale
38:19et vous avez repris
38:20le principe avec Thelma au cavale
38:22et un des titres
38:23mais bien sûr
38:23c'est la balade de Lucie Jordan
38:40cette chanson on la connait
38:42par Marianne Faithful
38:43au départ
38:44alors moi en plus
38:45je suis ultra fan
38:46de Marianne Faithful
38:47et c'est vrai que
38:48en fait pour nous
38:49cette chanson
38:49elle était extrêmement symbolique
38:52déjà le film
38:54pour nous c'était
38:55une mise en abîme
38:55dans le film
38:56de qu'est-ce que ça raconte
38:57sur aussi les femmes
38:58le statut des femmes
38:59et la façon dont
39:01et puis l'histoire
39:02de Marianne Faithful
39:04aussi
39:04qui a été extrêmement célèbre
39:06dans les années 60
39:07et puis avec les Stones
39:09et puis qui a fait des albums
39:10et puis tout d'un coup
39:11elle va dans
39:13elle sombre
39:14on la retrouve
39:14elle vit dans la rue
39:15et puis tout d'un coup
39:16elle refait un album
39:18Broken English
39:18qui est un de mes albums
39:19préférés
39:20et donc pour moi
39:21il y avait aussi
39:22symboliquement
39:24de cette femme
39:25de cette carrière
39:26de cette voix extraordinaire
39:27qu'est Marianne Faithful
39:29de pouvoir s'emparer
39:33un peu de ça
39:34de le réinterpréter
39:36de le rendre hommage aussi
39:37c'était important
39:39dans ce disque
39:39Oui
39:40elle nous a quitté
39:40il y a à peu près
39:41un an et demi
39:42et elle figure sur la liste
39:43des 100 plus grandes femmes
39:44du rock'n'roll
39:45aux Etats-Unis
39:45Oui c'est ça
39:46c'est une sacrée
39:47c'est une sacrée personnalité
39:50avec une vie
39:51complètement incroyable
39:52et donc elle était
39:53aussi symbolique
39:55en fait on voulait parler
39:56des chansons
39:57mais aussi des actrices
39:58et des chanteuses
39:59qui nous avaient inspiré
40:02et vraiment
40:03dans ce film
40:04la chanson
40:04elle arrive pile
40:05au moment
40:06de la fuite
40:07des deux héroïnes
40:08il y a vraiment
40:08cette idée
40:10qu'elles prennent
40:10leur vie en main
40:11qu'elles essayent
40:12d'échapper au système
40:13il y avait quelque chose
40:14de très fort
40:14Oui d'ailleurs
40:15sur la pochette
40:16d'Ankabal
40:16on voit les deux
40:17deux femmes
40:17qui pourraient être
40:18hôtel May-Louise
40:19et une voiture
40:19Absolument
40:21La liberté
40:22à une certaine époque
40:23c'était la liberté
40:24Oui alors
40:25en même temps
40:26dans ce film
40:26on a un peu oublié
40:27il y a un acteur
40:28que personne ne connaît
40:29qui s'appelle
40:29Brad Pitt
40:30Oui c'est ça
40:31Il est totalement
40:32incommu
40:32En fait c'est le début
40:33de Brad Pitt
40:34et il a été choisi
40:35par Gina Davis
40:35d'ailleurs au casting
40:36c'est elle
40:37qui s'est dit
40:38tiens lui
40:38il est particulièrement mignon
40:41on va le prendre
40:42pour la scène
40:42Oui mais elle a hésité
40:44elle débutait au départ
40:45George Clooney
40:46Johnny Depp
40:46Tom Cruise
40:48Alec Baldwin
40:49ils ont tous refusé
40:50Oui et Marc Ruffalo
40:51je crois qu'il était
40:51dans le casting
40:52C'est fou
40:53Et ils ont tous
40:54c'est vraiment
40:56Gina Davis
40:57qui a dit
40:57que c'était Brad Pitt
40:58qui ferait le job
41:00Alors une fois
41:00que vous avez trouvé
41:01ce titre
41:02il a fallu vous replonger
41:03avec Clarika
41:04dans vos souvenirs
41:05cinématographiques
41:06pour créer la suite
41:07Exactement
41:08et donc on avait
41:09en commun
41:10Jacques Demy
41:11Agnès Varda
41:12Donc
41:14les conseils
41:15de la fée des Lilas
41:16dans Pau d'Anne
41:16pour nous
41:17c'était une évidence
41:18il y avait
41:19L'une chante
41:19l'autre pas
41:20aussi
41:20un film génial
41:21d'Agnès Varda
41:22très féministe
41:23où on voit
41:23Gisèle Halimi
41:24d'ailleurs
41:24dans les manifestations
41:25pour le droit
41:26à l'avortement
41:27avec une chanson
41:28qui s'appelle
41:30Je vous salue
41:31les maris
41:31qui est une sorte
41:32d'hymne à la femme
41:33et à la lutte
41:34des femmes
41:35et vraiment
41:36pour nous
41:36je crois que
41:37ça ça a été
41:38vraiment notre hymne
41:39en fait
41:39pour l'album
41:40et puis aussi
41:41parce que
41:42voilà
41:42on a des très grands
41:43réalisateurs
41:43en France
41:45Varda
41:46Demi
41:50Ah non
41:50ça c'est
41:51Parc et Témas
41:52Je vous salue
41:53les maris
41:53On n'a pas fini la phrase
41:56On va reprendre ça
41:57On va terminer
41:57Donc voilà
41:58et en fait
41:59le duo
42:00Jacques Demi
42:01Agnès Varda
42:02qui ont tous deux
42:03des univers cinématographiques
42:04très forts
42:05et très beaux
42:07et donc
42:07on avait vraiment
42:08envie aussi
42:08avec ça
42:09mais
42:09Je vous salue
42:10les maris
42:10c'était notre hymne
42:11C'est pas la chanson
42:13la plus connue
42:13mais on va l'écouter
42:30On reconnait immédiatement
42:32un film de Jacques Demi
42:33c'est inévident
42:34mais elle est peu connue
42:35cette chanson
42:36Alors ouais
42:36ça c'est dans
42:37Donc ça c'est dans le film
42:38d'Agnès Varda
42:40L'une chante l'autre pas
42:42et en fait
42:42c'est vraiment une chanson
42:44qui est chantée
42:44dans une manifestation
42:45mais nous
42:46on en a fait
42:47une espèce d'hymne
42:48où on avait envie
42:49à la fin
42:50qui est comme un cœur
42:51de toute femme
42:52de tout âge
42:53de toute condition
42:55que ce soit
42:56comme un grand hymne féministe
42:58et on trouvait
42:58que ça collait bien aussi
42:59à notre époque
43:00de revendications
43:02toujours
43:02Oui alors
43:03revendications
43:04de féminisme positive
43:05c'est-à-dire que vous cherchez
43:06l'émancipation
43:08vous cherchez la liberté
43:09mais ce sont des choses essentielles
43:11et pas tout ce qu'on raconte autour
43:12pour vous c'est essentiel
43:13Bah pour nous c'est voilà
43:15c'est l'égalité
43:16des chances
43:17et puis c'est la liberté
43:18oui c'est la liberté
43:19de vivre
43:20de s'exprimer
43:20d'être
43:21voilà c'est ça aussi
43:22Le féminisme fait partie
43:23de vos combats depuis longtemps
43:24avec Clarika
43:25Oui c'est vrai
43:26on s'est bien retrouvés là-dessus
43:28avec Claire je pense
43:29Et c'est un combat
43:29pas facile à mener
43:30Barbara Carlotti
43:31Bah oui
43:33surtout
43:33alors moi je pense que nous
43:35en tant que chanteuse
43:35on a eu le
43:36c'est ce qu'on se dit d'ailleurs
43:38aussi un peu dans le spectacle
43:39on a le droit de chanter
43:40de s'exprimer en public
43:42et on est entendu
43:42et on a déjà beaucoup de chance
43:44il y a beaucoup de femmes
43:45qui n'ont pas cette possibilité-là
43:46Oui mais il y a une évolution positive
43:48depuis quelques années
43:49Complètement
43:49Et ce qui n'était pas évident
43:51il y a 30 ans
43:51se passe aujourd'hui
43:52Oui
43:52Mais moi je le vois
43:53même en discutant avec ma mère
43:54que c'est simplement
43:57le droit à l'avortement
43:58qui est convoqué
43:59dans cette chanson
43:59ou même simplement
44:02avoir son compte en manque
44:03et tout ça
44:04moi ma mère
44:05elle a grandi
44:06elle n'avait pas tous ses droits
44:07et donc pour nous
44:08ça nous paraît complètement naturel
44:10aujourd'hui
44:10mais il faut continuer à le défendre
44:11et pareil
44:12ce droit à l'avortement
44:13il est remis en question
44:13dans d'autres pays
44:15dans des états des Etats-Unis
44:17enfin il est quand même en danger
44:19dans plein d'endroits
44:20et voilà
44:21le droit sur son propre corps
44:23ça c'est aussi très important
44:24et il faut maintenir cette lutte
44:25Oui
44:26quand on pense que
44:27au lendemain de la guerre
44:28les femmes ont eu le droit de voter
44:29et qu'avant ça n'existait pas
44:30c'est déjà incroyable
44:33Alors dans cet album
44:34il y a donc un choix de chansons
44:35que vous avez établi
44:36et il y a notamment
44:37Porquet et Vasse
44:38Toutes les belles promesses
44:39de notre amour
44:40s'en veulent maintenant
44:50Qu'est-ce qui vous a touché
44:52dans cette chanson ?
44:54Alors déjà je pense que c'était pareil
44:56pour nous c'était une chanson d'enfance
44:58qui était gravée dans nos imaginaires
45:01qu'on connait par cœur
45:03moi j'adore la version de Jeannette
45:05qui est dans le film
45:06Cria Quervos
45:07et qui est vraiment
45:09le seul moment
45:10de joie
45:11de liberté
45:12un peu
45:12de
45:13cette petite fille
45:16qui a vu ses deux parents mourir
45:19qui est là
45:20prise en charge
45:21par sa tante
45:22enfin
45:22on sent beaucoup de douleur
45:24en fait dans ce film
45:24et la chanson
45:25c'est vraiment une éclaircie
45:26et voilà
45:27et donc nous
45:28toutes les deux
45:29je pense qu'on avait en référence
45:30cette chanson de Jeannette
45:32en dehors du film
45:33en fait
45:34finalement
45:34elle a dépassé le film
45:37cette chanson
45:38et donc
45:39elle est devenue
45:40un énorme tube
45:41d'ailleurs après
45:43après que le film
45:44ait été diffusé
45:45et donc je pense que voilà
45:46il y avait ça dans nos imaginaires
45:47on avait envie de la reprendre
45:48mais on avait aussi envie
45:49d'en faire une version
45:50en français
45:50de la chanter nous
45:51comme des chanteuses françaises
45:53donc on l'a traduite
45:54on a vraiment fait une adaptation
45:56et moi je voulais vraiment
45:58quand j'ai commencé
45:59à écrire le texte
46:01coller aussi
46:02aux sonorités
46:02de l'espagnol
46:03c'était important
46:05qu'il y ait ce
46:07tu t'effaces
46:08comme tu t'effaces
46:09qui est quelque chose
46:10de poétique
46:11mais qui colle à cette langue
46:12quand on pense
46:13que cette chanson
46:13quand elle est sortie
46:14a été un bit terrible
46:15et qu'il a fallu
46:16le film de Carlos Sora
46:17pour qu'elle décolle
46:18oui et c'est ça
46:20qui est amusant
46:20c'est-à-dire
46:20assez souvent
46:21il y a des chansons
46:22qui marchent
46:23parce qu'elles font sens
46:24dans un film
46:25alors qu'en fait
46:26c'est des petits bijoux
46:27dès le départ
46:27mais voilà
46:29c'est le jeu
46:30de l'industrie
46:30je pense musicale
46:32qui n'est pas toujours égal
46:32et parfois
46:33un film fait plus
46:35pour une chanson
46:35que n'importe quel producteur
46:38c'est le cas
46:39de cette chanson aussi
46:40ouais
46:53là aussi
46:54c'est tout à fait
46:55étonnant
46:56parce que cette chanson
46:56tout le monde la connait
46:57elle ne pouvait pas
46:58être dans cette liste
46:59ouais
46:59alors
47:00on a fait une liste
47:01plus grande
47:02et puis on a
47:03on a gardé aussi
47:05évidemment
47:05forcément ça
47:07le tourbillon
47:08bon
47:08je pense que c'est
47:09la référence absolue
47:11des chansons de film
47:11en fait
47:12pour les français quoi
47:13en plus elle est née
47:14par hasard
47:14il se trouve que
47:15à la gare de Freinet
47:16près de Saint-Tropez
47:17Jeanne Moreau avait
47:18comme voisin
47:18Serge Rezvani
47:19qui le soir
47:20lui chantait cette chanson
47:21et elle a convaincu Truffaut
47:23de la mettre
47:23dans le film Julie G
47:24il ne voulait pas la mettre
47:25ah il ne voulait pas
47:26la mettre ça
47:27je ne savais pas
47:28ça c'est génial
47:28c'est fou
47:29et par contre
47:31Jeanne Moreau
47:31elle a enregistré
47:32plein de chansons
47:33de Serge Rezvani
47:34bien sûr
47:34qui est toujours vivant
47:35qui a 97 ans
47:36et qui est en pleine forme
47:37oui oui
47:37et qui a fait un disque
47:38avec Burgala
47:39il n'y a pas très longtemps
47:39exactement
47:40alors il se trouve
47:41que tout ça
47:42a été réalisé
47:42par David Stanket
47:45qui est un leader
47:45des Tahiti Boys
47:46parce qu'il fallait mettre
47:47des arrangements
47:48tout à fait d'aujourd'hui
47:49alors oui
47:50on s'est tourné vers David
47:51parce qu'il fait aussi
47:52beaucoup de musique de film
47:53et on s'est dit
47:54qu'il pourrait faire le lien
47:56entre justement
47:57ses chansons de film
47:58la pop
47:58nos individualités
48:00de chanteuses
48:00nos univers à nous
48:02et donc on s'est mis
48:03d'accord avec lui
48:04on est parti en studio
48:06un jour Claire
48:07lui et moi
48:08et à chaque chanson
48:09il disait
48:09alors quelles sont
48:10les références pour vous
48:11vers quelle direction
48:12vous avez envie d'aller
48:13et puis après
48:14il construisait
48:15les arrangements
48:15en fonction de
48:17ce qu'on avait envie
48:17d'entendre nous aussi
48:19pour renouveler un peu
48:20notre rapport
48:20à ses chansons
48:21pour en faire une version
48:22qui nous appartienne
48:23aussi complètement
48:24l'album
48:25l'album est sorti
48:26le 23 octobre
48:27et le 23 novembre
48:28vous êtes au théâtre de l'oeuvre
48:29car c'est devenu un spectacle
48:30tout à fait presque par hasard
48:31par une rencontre
48:32alors en fait au départ
48:35je pense qu'il y avait
48:36dans l'idée de Claire
48:37il y avait aussi cette idée
48:38de revenir sur scène
48:40pour en faire un spectacle
48:42qui soit entre le théâtre
48:43et la musique
48:44avec Emmanuel Noblet
48:46avec qui elle avait travaillé
48:47à la mise en scène
48:48du Dabadi
48:49en fait qu'elle avait fait
48:50et donc elle m'a tout de suite dit
48:54j'aimerais bien
48:55qu'on le développe sur scène
48:56aussi de cette manière là
48:58avec Emmanuel
48:58donc moi j'étais ravie
48:59parce que j'avais déjà vu
49:01des spectacles d'Emmanuel
49:02et je le connaissais
49:03un peu comme ça
49:05et donc comme acteur
49:07et donc je me suis dit
49:08que c'était une excellente idée
49:09de pouvoir construire
49:10ce spectacle
49:11donc on l'a écrit
49:11tous les trois
49:12vraiment on s'est mis à une table
49:13et on s'est dit
49:13alors qu'est-ce qu'on veut raconter
49:14sur ces chansons
49:15sur ces films
49:16avec des anecdotes
49:17des interviews
49:18oui avec des anecdotes
49:18des interviews
49:19ou des extraits aussi
49:20de dialogues de films
49:23qu'on aimait bien
49:23qu'on avait envie
49:24de reconvoquer etc
49:25en même temps
49:26c'est un spectacle
49:27pour un soir
49:27mais qui pourra prendre
49:28une autre allure
49:29qui pourra devenir une tournée
49:31exactement
49:31mais ça devient une tournée
49:33puisqu'il y a déjà
49:34une dizaine de dates
49:34qui sont calées
49:35et qu'on espère
49:36qu'effectivement
49:37avec cette première
49:38au théâtre de l'oeuvre
49:39on va pouvoir
49:40le développer encore plus
49:41et puis c'est un spectacle
49:43intemporel
49:43c'est-à-dire
49:44il pourrait être joué
49:45pendant dix ans
49:46puisque ces films
49:48sont là
49:49et qu'il suffit
49:50pour nous
49:51c'est aussi le plaisir
49:52de partager
49:53cette passion
49:53qu'on a
49:54pour ces films
49:55pour ces chansons
49:56pour ces actrices
49:57aussi
49:57pour Delphine Serig
50:00il y a plein
50:01de Marguerite Duras
50:01Catherine Deneuve
50:02il y a vraiment
50:03tellement d'actrices
50:05qu'on convoque
50:06aussi dans ce spectacle
50:07qu'on a envie
50:08de les faire découvrir
50:09à ceux qui ne les connaîtraient pas encore
50:11et le plaisir
50:12de les partager
50:12avec ceux qui les connaissent
50:13et puis il y a une chanson
50:14que beaucoup de gens connaissent
50:16parce que Sheila
50:16l'a interprétée en français
50:18qui est dans plusieurs films
50:19et que vous reprenez
50:20qui est Bang Bang
50:21c'est Sonny Bono
50:32qui a écrit cette chanson
50:33que Cher a interprétée
50:34pourquoi cette chanson ?
50:35alors c'est Claire
50:36qui a choisi cette chanson
50:37moi j'avais choisi
50:38en fait sur l'album
50:40on a choisi des chansons
50:41on fait beaucoup de chansons en duo
50:43et puis on a chacune
50:45deux chansons
50:46qui ne sont pas en duo
50:47donc qu'on a gardées individuellement
50:49elle, elle a choisi
50:50parce que Kill Bill
50:51était une de ses références
50:52et moi j'ai plutôt choisi
50:54la chanson de Bagdad
50:55qu'a fait
50:56I'm calling you
50:57qui est chantée par GVT Steel
50:59parce que c'est
51:01pour moi c'était
51:03j'ai adoré cette chanson
51:04quand j'étais ado
51:05j'ai revu le film
51:06et je trouvais que c'était
51:07un très beau film
51:08d'amitié entre femmes
51:10et Kill Bill
51:11c'était vraiment
51:12pour Claire
51:12pour elle
51:13c'était un film féministe
51:15mais on a eu beaucoup de discussions
51:16et d'ailleurs
51:16pendant le spectacle
51:17on a eu une discussion
51:18sur Kill Bill
51:18parce que moi je trouve
51:19que le cinéma de Tarantino
51:20n'est pas un cinéma féministe
51:21c'est votre histoire
51:22alors ce spectacle
51:23c'est le 23 novembre
51:24au Théâtre de l'Euvre
51:25on a tourné
51:25et en même temps
51:26puisque vous conservez
51:28votre individualité
51:29le 15 décembre
51:30vous êtes à la morgognerie
51:31avec l'album
51:32Chérie ton futur
51:33que vous avez enregistré
51:34l'an dernier
51:35oui voilà c'est ça
51:36le Chérie ton futur
51:37on continue les dates de tournée
51:40donc là c'est les dernières
51:41en fait
51:41on fait la transition
51:43comme ça
51:44entre
51:45en cavale
51:46et Chérie ton futur
51:47donc je vais chérir mon futur
51:48en cavale
51:50dorénavant
51:50mais on sera
51:51oui le 15 décembre
51:52à la maroquinerie
51:53et avant
51:53on est
51:55on est à Lille
51:56à Rennes
51:56je sais plus
51:57à Lyon je crois
51:58en fait on a quelques dates
51:59comme ça
52:00pour terminer
52:01cette tournée
52:02le futur sera au passé
52:03mais le futur
52:04ce sera effectivement
52:05le futur c'est le présent
52:07avec Clarica
52:08et en cavale
52:09et en cavale
52:10et en tournée
52:10à commencer par le 23 novembre
52:12et en attendant
52:13cet album qui est sorti
52:14donc ça va
52:15pour l'instant
52:16la joie continue
52:17la joie continue
52:19oui oui
52:19j'espère qu'elle va continuer
52:21longtemps
52:21parce qu'il n'y a rien de mieux
52:22que d'être sur scène
52:23et de chanter
52:24c'est tout le mal
52:25que je vous souhaite
52:25continuez ainsi
52:26merci beaucoup
52:26parce que je suis convaincu
52:28que vous avez encore plein d'idées
52:29que vous développerz sur scène
52:30merci beaucoup
52:31merci Barbara Caroletti
52:32et puis saluez Clarica
52:33de notre part
52:33mais oui je la vois
52:34dans 10 minutes
52:36on l'embrasse
52:37et on la salue
52:37merci beaucoup
52:38merci à bientôt
52:39l'équipe d'une vie
52:39c'est terminé pour aujourd'hui
52:41on se retrouve bientôt
52:41restez fidèles
52:42à l'écoute de Sud Radio
52:43merci à bientôt
52:43merci à bientôt