- il y a 4 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Madi Seydi, Tom Connan, André Vallini, sénateur de l’Isère et Jérémie iordanoff, député EELV de l’Isère, auteur de la proposition pour supprimer l’article 49 alinéa 3 de la constitution.
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##LES_VRAIES_VOIX-2023-03-13##
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NewsTranscription
00:00:00 Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Cécile Dominibus.
00:00:05 C'est lundi, on est ravis de vous retrouver et cette fois-ci c'est Frédéric Brindel
00:00:09 qui est avec nous.
00:00:10 Ça va Frédéric ?
00:00:11 Quel bonheur de vous retrouver, mais quel bonheur !
00:00:13 Allez, flattez-moi, j'adore ça !
00:00:16 C'est vraiment gentil Frédéric.
00:00:19 J'en ai parlé à beaucoup d'amis qui m'ont dit "tu vas co-animer avec Cécile Dominibus"
00:00:25 c'est pas vrai !
00:00:26 C'est dingue, c'est fou, c'est fou.
00:00:27 Ce qui est fou c'est que vous ayez des amis.
00:00:29 C'est ça qui est fou.
00:00:30 En plus, en plus, en plus !
00:00:31 Ça c'est la bonne nouvelle de la semaine.
00:00:32 Il nous faisait pas le croire ou il plaignait ?
00:00:35 Non, il vous plaignait dit-il ou il nous faisait pas le croire ?
00:00:39 En fin d'émission.
00:00:40 Il hésite.
00:00:41 Il hésite.
00:00:42 Il voyait en moi d'une certaine manière une espèce de réussite à pouvoir être à vos côtés.
00:00:48 Non mais ça allait très très loin.
00:00:50 C'était vraiment un délire.
00:00:51 Il hésitait.
00:00:52 Il hésitait.
00:00:53 Vous savez parler aux femmes.
00:00:55 En tout cas, on est ravis de vous retrouver.
00:00:57 Cette émission est la vôtre.
00:00:58 0826 300 300.
00:00:59 Vous allez avoir la possibilité de partager, de commenter l'actualité avec nous, de donner
00:01:04 votre point de vue, surtout, puisqu'il y a marqué "parlons vrai".
00:01:07 Et bien justement, on vous donne cette possibilité.
00:01:09 Allez au sommaire de cette émission.
00:01:11 Faut-il redécouper les grandes régions ?
00:01:13 Emmanuel Macron reçoit aujourd'hui des associations d'élus territoriaux pour son projet de redécoupage
00:01:19 des régions avec des présidents de régions opposés à tout changement de limites administratives.
00:01:24 Cher Frédéric.
00:01:25 Les présidents de régions disent non pour l'instant.
00:01:28 Ils l'ont fait savoir par la voix de Carole Delga, présidente de Région de France.
00:01:31 Parmi les arguments, changer, c'est une dépense d'énergie et d'argent.
00:01:34 Effectivement, c'est peut-être pas la bonne période pour ce genre de mission.
00:01:37 Mais depuis 2015, date de leur mise en place, les présidents ont lancé des dossiers.
00:01:42 Et pour eux, avant de parler redécoupage, faisons le bilan.
00:01:45 On pose des questions.
00:01:47 Qu'en pensez-vous de ces 13 grandes régions ?
00:01:49 Certains découpages semblent incohérents.
00:01:51 Nantes est-il vraiment en Bretagne ? On posera la question.
00:01:53 Les Hautes-Pyrénées devraient être avec les Pyrénées-Atlantiques, non ?
00:01:56 Et bien voilà, pour l'instant, à cette question, faut-il redécouper des grandes régions ?
00:01:59 Vous dites oui à 65%.
00:02:01 Donc on vous donne la parole 0826 300 300.
00:02:04 Et faut-il supprimer l'article 49.3 de la Constitution ?
00:02:08 C'est une grande autre question.
00:02:10 C'est notre coup de protégé à 18h30.
00:02:12 En pleine réforme des retraites, le député écologiste Jérémy Yardanov
00:02:16 a déposé ce dimanche dernier une proposition de loi visant à supprimer cet article de la Constitution.
00:02:21 Fait F. Frédéric.
00:02:22 De l'aveu d'Olivier Véran, son porte-parole,
00:02:24 le gouvernement réfute l'idée d'utiliser le 49.3 jeudi prochain
00:02:28 pour faire valider la fameuse réforme des retraites.
00:02:30 Mais l'opposition demeure sceptique, d'où cette pression, vous l'avez compris,
00:02:33 mise par l'opposition écologiste.
00:02:35 Supprimer le 49.3 de la Constitution, vous semble-t-il inévitable pour les démats démocratiques ?
00:02:41 Ou au contraire, est-ce l'assurance d'éviter un blocage du programme
00:02:44 pour lequel le président a été élu ?
00:02:46 Et bien pour l'instant, vous dites un grand oui à 83% sur ceux qui votent sur notre compte Twitter.
00:02:51 On vous souhaite la bienvenue, c'est les Vrais Voix.
00:02:53 Les Vrais Voix Sud Radio.
00:02:55 Et nos Vrais Voix sont là, Philippe Bilger, toujours la présidente de l'Institut de la Parole,
00:02:59 et on est content de le retrouver.
00:03:00 - Ah ben moi aussi.
00:03:01 - Chaque jour ça va mon Philippe ?
00:03:02 - Très bien.
00:03:03 - Vous avez lu ce week-end ?
00:03:04 - J'ai fait beaucoup de sport en chambre,
00:03:08 Irlande, match magnifique de l'équipe de France.
00:03:13 - Ah oui on est déçus là.
00:03:14 - J'ai fêté l'anniversaire d'une adorable petite fille de 4 ans.
00:03:17 - Oh, ça a été bien.
00:03:19 - Et ce matin, ma chère Cécile, je vous dis tout, pour la première fois de ma vie,
00:03:24 j'ai failli arriver en retard réellement à une émission, mon réveil n'a pas sonné.
00:03:29 - Ah vous savez ce qu'on dit Philippe, homme en retard, liaison dans le tiroir.
00:03:32 Vous savez qu'on dit ça quand même.
00:03:34 - D'où le sport en chambre ce week-end.
00:03:37 - Très efficace.
00:03:38 - Un gars formidable.
00:03:39 - Vous êtes arrivé à l'air bon.
00:03:41 - Vous le savez tous Cécile.
00:03:42 - Voilà, écoutez, c'est un bon bilan en tout cas.
00:03:44 Madi Sahily est avec nous, ça va Madi ?
00:03:46 - Très bien.
00:03:47 - Elle est présente en communication entre autres, elle fait plein de choses.
00:03:50 Et votre livre, je le rappelle, votre livre qui est française,
00:03:54 venu d'ailleurs publié chez Stock,
00:03:57 parce qu'on a pas mal d'auteurs autour de cette table,
00:03:59 ce week-end fut bon ?
00:04:01 - Très bon, sport, à la salle de sport.
00:04:03 - Décidément, c'est le moment de faire du sport.
00:04:05 - À la salle de sport.
00:04:06 - Il ne devrait pas être pas en chambre.
00:04:08 - Qu'est-ce que j'ai fait d'autre ?
00:04:09 Ah ben j'ai reçu un prix, j'ai reçu un prix justement par rapport à l'Odyssée.
00:04:12 - Ah mais quel prix ?
00:04:13 - Ah bon ?
00:04:14 - Décidément, ils organisaient la première édition de la journée de la femme,
00:04:18 des droits de la femme de la diaspora.
00:04:20 Et donc la diaspora africaine m'a décerné un prix.
00:04:23 - Ah j'ai dit !
00:04:24 - Pour les différents engagements.
00:04:25 - Et c'est le prix de quoi ?
00:04:26 - C'est le prix de la femme.
00:04:28 - De la femme.
00:04:29 - De la femme, de la diaspora.
00:04:30 - Voilà, il y avait plusieurs catégories, moi dans la catégorie...
00:04:32 - Je dis bravo !
00:04:33 - Bravo !
00:04:34 - C'est un prix honnête.
00:04:36 - Ah oui, ah non !
00:04:38 - C'est pas une séjournée que je veux tomber.
00:04:40 - Ah non, moi je ne soudois pas.
00:04:42 - Je suis de mauvaise langue.
00:04:43 - On aurait voté pour vous.
00:04:44 - C'est de mauvaise langue, bien sûr.
00:04:45 - Et la troisième voix du jour, c'est Tom Connan qui est avec nous.
00:04:47 - Bonsoir.
00:04:48 - Essayiste et auteur de "Pollution" publié chez Albin Michel.
00:04:51 Il n'y a pas de prix ce week-end, non ?
00:04:52 - Il n'y a pas de prix, non.
00:04:53 - Et surtout, il n'y a pas de sport, hein, mieux chez lui.
00:04:55 - Ah si, j'ai fait toujours un peu de sport en chambre également.
00:04:57 - Voilà, voilà.
00:04:58 - Pas de surprise, Philippe Bidje.
00:04:59 - C'est pas le même que le mien, tel que je vous connais.
00:05:03 - Mais j'ai surtout réglé ou essayé de régler les problèmes amoureux d'un ami.
00:05:07 C'est toujours les plus compliqués.
00:05:08 Je pense que je vais devenir un peu consultant en amour aussi.
00:05:11 - On est très doués pour les problèmes des autres.
00:05:13 - Oui, c'est ça, exactement.
00:05:15 - Tom, moi j'ai un conseil à vous donner.
00:05:17 Ne vous en mêlez pas parce que ça revient toujours sur ceux qui essayent d'aider les autres.
00:05:21 À un moment donné, c'est toujours compliqué.
00:05:22 - C'est pas faux.
00:05:23 - Je dis ça, c'est-à-dire que si avec Frédéric, on s'engueule, n'intervenez pas.
00:05:27 - D'accord.
00:05:28 - Mais moi, je vous ai aidé dans vos problèmes, Cécile.
00:05:30 Tu comprends pas ?
00:05:31 - J'ai pas de problème.
00:05:32 J'ai aucun problème.
00:05:33 - On vous laissera vous battre comme un chiffonnier.
00:05:37 - Moi, c'est moi qui choisis, monsieur.
00:05:38 Enfin, si c'était le cas, ce serait bien.
00:05:40 Allez, tout de suite, on vous souhaite la bienvenue.
00:05:42 Tout de suite, le réquisitoire du procureur.
00:05:44 Ah, on a Roland qui est avec nous.
00:05:45 Bien sûr, Roland qui est avec nous.
00:05:47 Roland ?
00:05:48 - Oui, bonjour Cécile.
00:05:49 - Vous étiez là, tout mignon, tout discret.
00:05:53 - Ah bah oui.
00:05:54 - Et Roland, bienvenue sur Sud Radio.
00:05:56 Vous faites quoi dans la vie, Roland ?
00:05:58 - Merci.
00:05:59 Alors, je travaille.
00:06:00 Je travaille dans le transport.
00:06:02 - Ah, très bien, très bien.
00:06:04 Vous allez être avec nous.
00:06:06 Vous habitez en tout cas en Seine-et-Marne.
00:06:08 Quelle ville ?
00:06:09 - Oui, le Châtelet en Brie.
00:06:11 C'est pas très connu.
00:06:12 - Ah oui, c'est joli, le Châtelet en Brie.
00:06:14 - C'est plus vers le sud, ça.
00:06:15 - Oui, c'est très proche de Fontainebleau, de la forêt de Fontainebleau.
00:06:20 - Vous faites des petites balades à vélo ?
00:06:22 - Oui, oui, oui, complètement, oui.
00:06:24 - Ah bon ?
00:06:25 - Exactement pour ça.
00:06:26 C'est tout à fait, oui.
00:06:27 C'est des choses qu'on n'a pas, des loisirs dont on ne peut pas tout à fait profiter de la même manière quand on habite à Paris.
00:06:33 - Ah, c'est sûr, c'est sûr, c'est sûr.
00:06:35 Je vous avais dit que j'avais une espèce de don de voyance.
00:06:37 Je vois ce que vous faites.
00:06:39 - Le contact avec la nature.
00:06:41 - Oui, exactement.
00:06:42 Et vous connaissez la chanson du jour ?
00:06:43 Non ?
00:06:44 - Pas du tout.
00:06:45 - Eh bien, écoutez.
00:06:46 Paris, je t'aime, mais Paris, je t'aime plus.
00:06:50 Adieu, paname.
00:06:54 C'est un choix de Frédéric Brindel.
00:06:56 - Écoute la fin.
00:06:58 Paris, je t'aime plus.
00:07:00 Adieu, paname.
00:07:02 Paris, tu pues.
00:07:04 - Ah !
00:07:05 - C'est le titre.
00:07:06 Richard Gontaner.
00:07:07 - Paris, tu pues.
00:07:08 - Je me suis dit, tiens, avec les poubelles partout, c'est une chanson de circonstance.
00:07:11 - C'est vrai, c'est vrai, c'est de circonstance.
00:07:13 - Mais fais une veine un peu plus élitiste par rapport à celle de Philippe David.
00:07:16 - Oui, immédiatement.
00:07:18 - Mon dieu !
00:07:19 - Je me démarre, cher maître.
00:07:21 - Philippe David, que l'on embrasse, bien entendu.
00:07:25 Et si vous voulez revenir dans trois semaines, n'hésitez pas, Philippe.
00:07:27 Non, non, plaisante, non, plaisante.
00:07:30 On est ravis, bien entendu.
00:07:31 Allez, tout de suite, le réquisitoire du procureur.
00:07:33 - Les vraies voix Sud Radio.
00:07:35 Le réquisitoire du procureur, Philippe Bilger.
00:07:39 - Et vous voulez requérir, mon cher Philippe, contre ceux qui disent que Emmanuel Macron est responsable de ce qu'il est.
00:07:44 - Oui, parce que depuis toujours, évidemment, je comprends, et moi le premier,
00:07:50 d'une certaine manière, qu'on puisse contester Emmanuel Macron sur le plan politique.
00:07:55 D'autant plus que ces derniers mois n'ont pas été brillants, me semble-t-il, de la part du président.
00:08:03 En revanche, je suis tout un peu gêné lorsque...
00:08:07 Pour expliquer l'hostilité qui grandit de la part d'une majorité de Français à l'encontre d'Emmanuel Macron,
00:08:19 elle sort clairement du champ politique, et au fond, elle est liée à une hostilité radicale à l'encontre de la personnalité.
00:08:31 Et je comprends bien pourquoi Emmanuel Macron, à cause de ce qu'il est, il n'y peut rien.
00:08:38 Il donne un sentiment d'assurance, d'arrogance, de supériorité, même quand il cherche à faire modeste et humble.
00:08:46 Et je trouve un petit peu injuste qu'en permanence, on le dénonce sur le plan du caractère,
00:08:54 alors que précisément, il ne peut rien faire d'autre qu'être lui-même.
00:08:58 Même nous, ma chère Cécile, acceptons l'idée que nous avons quelques défauts.
00:09:04 Moi le premier, et si on me demandait d'en changer, je serais bien incapable de le faire.
00:09:09 Et donc, je comprends les critiques à l'encontre d'Emmanuel Macron, le politique.
00:09:15 Je suis plus révervé quand on lui reprend ce qu'il est.
00:09:19 - Ah bah justement, c'est une... Tom, peut-être ?
00:09:22 - Oui, en fait, je suis d'accord avec ce que tu dis, mais après, je pense aussi quand même que la politique est éminemment le poste de président de la République.
00:09:29 Enfin, la fonction de président, c'est un poste de communication aussi, éminemment, surtout aujourd'hui,
00:09:35 en tout cas à l'ère des réseaux sociaux, à l'ère de Twitter, d'Internet en général.
00:09:39 Et donc, à un moment donné, le style que l'on véhicule dans ses prises de parole, dans sa communication,
00:09:43 soit directement, soit par l'intermédiaire de ses ministres, ou des événements qui sont organisés,
00:09:48 je trouve qu'en fait, ça fait vraiment partie de la politique en elle-même.
00:09:51 Aujourd'hui, en réalité, un homme politique, c'est un communicant.
00:09:54 C'est pas que un communicant, bien sûr.
00:09:56 Ça peut être un technocrate, ça peut être un artiste, un écrivain, ce qu'on veut.
00:09:59 Bruno Le Maire, il écrit de la poésie, je ne sais quoi. Pourquoi pas ?
00:10:02 Mais c'est fondamentalement des communicants, donc en réalité, le problème, il est dans l'œuf.
00:10:06 Il est dans le style, c'est-à-dire dans la personne aussi.
00:10:09 Ce qu'a dit Philippe Bilger, c'est qu'il a le look du jeune cadre dynamique à qui tout réussit.
00:10:14 Est-ce que, Madi, aux États-Unis, il y aurait cette même perception ?
00:10:18 On n'a pas la même notion de la réussite.
00:10:20 Mais en fait, je crois qu'Emmanuel Macron, c'est pas tant ce côté cadre dynamique qui agace les gens.
00:10:25 Et moi, en premier, je pense que c'est sa manière de faire.
00:10:28 Quand par exemple, Emmanuel Macron va en Afrique et qu'il se pose en donneur de leçons,
00:10:33 on a l'impression qu'il ne respecte pas les gens chez eux.
00:10:36 Là, c'est pas tant la question du cadre dynamique, parce que ça, aux États-Unis, on adore.
00:10:39 Et moi, la première. Mais je crois que c'est le rapport qu'il a aux Français.
00:10:43 - Mais est-ce qu'on peut s'améliorer ? - Oui, absolument.
00:10:46 - Est-ce qu'on a l'impression que ça gagne ? - Oui, c'est ça, c'est la politique.
00:10:48 - Mais il me semble, dans ce que dit Tom et Madi, c'est précisément, moi, ce que j'appellerais la contestation politique.
00:10:57 Ce que je veux dire par mon réquistoire, c'est que j'ai senti parfois la volonté,
00:11:02 presque de manière pathétique, d'Emmanuel Macron de montrer qu'il est proche du peuple.
00:11:08 Et plus il cherchait à le montrer, plus en réalité, il s'en distanciait.
00:11:13 - Ah oui, c'est parfait. - Parce qu'il ne peut pas. Il ne peut pas.
00:11:15 - Mais Chirac a changé son image. Au début, Chirac était très droit, distant.
00:11:20 Après, c'était le copain du peuple. - Oui, mais il est naturellement en face.
00:11:24 - Mais c'est sa nature. - Oui.
00:11:26 - Et là où je te rejoins, c'est que moi, je regardais des documentaires, il n'y a pas très longtemps,
00:11:30 sur les anciens présidents de la République. Et Valéry Giscard d'Estaing,
00:11:33 on a souvent fait le parallèle avec Macron. C'est absolument frappant.
00:11:36 Même s'il y a un changement d'époque, on est quand même dans quelqu'un
00:11:39 qui était aussi un peu corseté. Et effectivement, c'était plus fort que lui.
00:11:42 Et malgré les belles opérations de communication qu'il avait faites à l'époque,
00:11:45 les personnes qui s'occupaient des poubelles, c'est un sujet d'ailleurs important aujourd'hui,
00:11:51 qu'il avait reçues, il me semble, à l'Isée ou qu'il était allé voir,
00:11:54 ça n'a pas du tout enlevé cette image-là.
00:11:56 - Est-ce qu'on peut devenir empathique quand on ne l'est pas naturellement ?
00:12:00 C'est compliqué, c'est un sentiment qui est difficile à fabriquer.
00:12:04 Merci en tout cas de vous rester avec nous. Dans quelques instants,
00:12:07 Félix Mathieu sera avec nous pour les trois mots dans l'actu.
00:12:10 Puis on reviendra sur ce grand débat du jour sur Emmanuel Macron,
00:12:13 qui reçoit ce lundi des associations d'élus pour sonder sur un projet de réforme institutionnelle.
00:12:18 On en parle dans un instant. Et bien sûr, vos appels 0 826 300 300,
00:12:23 si vous voulez participer à ce débat. On vous souhaite la bienvenue
00:12:25 à David Berendelle, on est ensemble jusqu'à 20h.
00:12:27 - Je suis persuadé qu'il y a des régions qui ne vont pas bien.
00:12:29 - Ça c'est sûr. Bienvenue, merci d'être avec nous, avec nous,
00:12:32 Philippe Bilger, avec nous, Madis Haïdi et Tom Conan.
00:12:36 0 826 300 300, vous voulez bien entendu participer au débat.
00:12:40 Avec ce débat, dans quelques instants, Frédéric, faut-il redécouper les grandes régions ?
00:12:43 C'est la question du jour. - Oh oui, certaines énervent.
00:12:45 Vous vous rendez compte, il y a certaines régions qui ont deux départements,
00:12:48 la Corse et d'autres qui en ont 13, l'Occitanie. Où est l'équilibre ?
00:12:51 - Oui, on en parlera bien entendu avec un spécialiste qui était d'ailleurs,
00:12:56 qui a été Secrétaire d'État à la réforme des territoriales.
00:12:59 - Brille, je cite André Villani. - C'est absolument, vous savez bien le faire.
00:13:02 Allez tout de suite, trois mots dans l'actu.
00:13:04 - Les vrais voix Sud Radio.
00:13:06 - Et c'est avec Félix Mathieu. Bonsoir Félix. - Bonsoir tout le monde.
00:13:10 - Et les trois mots sont confiance, poubelle et empoisonnement.
00:13:13 - La confiance affichée du gouvernement, les ministres défilent pour le dire.
00:13:16 Ils espèrent bien faire passer la réforme des retraites 149-3.
00:13:19 Les poubelles qui s'accumulent dans certains arrondissements de la capitale,
00:13:22 pour cause de grèves justement contre cette réforme.
00:13:25 Et puis des chiens empoisonnés alors qu'ils allaient participer
00:13:28 au championnat de France de canicrosse, stupeur et colère à Vauvert dans le Gard.
00:13:33 - Les vrais voix Sud Radio.
00:13:36 - Le Sénat s'est fait depuis ce week-end place des mercredis à la commission mixte paritaire.
00:13:40 Des députés et des sénateurs devront se mettre d'accord
00:13:42 sur une version finale de la réforme des retraites.
00:13:45 Le gouvernement affiche sa confiance, en tout cas à l'image de Roland Lescure.
00:13:49 Ce matin sur Sud Radio, le ministre de l'Industrie espère bien une adoption du texte
00:13:53 sans même passer par l'article 49-3.
00:13:55 - Moi je m'attends effectivement que le Sénat jeudi matin et l'Assemblée jeudi après-midi
00:13:59 votent ce texte et qu'on en ait fini avec la réforme des retraites
00:14:02 qu'il faudra ensuite mettre en oeuvre.
00:14:03 Sans les républicains ça ne passe pas et avec un certain nombre de républicains
00:14:06 qui je pense adhèrent à cette réforme et adhèrent aux amendements qui ont été adoptés,
00:14:11 je pense que ça va passer, en tout cas on va tout faire pour.
00:14:13 Cette réforme, nous nous souhaitons l'adopter 149-3
00:14:16 avec une majorité absolue à l'Assemblée au Sénat
00:14:19 et on va tout faire pour, il nous reste trois jours pour négocier,
00:14:22 faire avancer le texte encore par rapport aux avancées déjà engrongées au Sénat
00:14:26 et moi je suis confiant là-dessus, je pense qu'on va y arriver
00:14:29 mais ça va demander un peu de travail, on en a pour trois, quatre jours.
00:14:31 - Roland Lescure, le ministre de l'Industrie au micro de Patrick Roger
00:14:34 dans le petit déjeuner politique de Sud Radio.
00:14:36 Discours similaire pour ses collègues du gouvernement, en tout cas Bruno Le Maire sur France Info,
00:14:40 Gabriel Attal sur France Inter, Olivier Véran sur LCI,
00:14:43 tous affichent ce mélange de confiance et quand même au passage un petit coup de pression sur les députés LR.
00:14:48 - Ce serait lunaire d'avoir un parti qui vote un texte au Sénat
00:14:52 et qui ne le vote pas à l'Assemblée Nationale.
00:14:55 - J'ai du mal à imaginer que des députés LR décident de mêler leur voix
00:15:00 à celle de ceux qui ont défendu à l'occasion de l'examen de ce texte
00:15:04 l'augmentation des impôts pour les Français de classe moyenne.
00:15:06 - On n'est pas dans une situation où ce que nous demandons aux Français,
00:15:09 c'est-à-dire travailler progressivement un peu plus longtemps,
00:15:12 sans augmenter les impôts, sans augmenter la dette, sans baisser les pensions de retraités,
00:15:15 ne ferait pas partie du programme politique du principal groupe d'opposition au Sénat et à l'Assemblée Nationale.
00:15:22 - Le volontarisme affiché du gouvernement face à celui des syndicats
00:15:25 qui entendent bien maintenir la pression.
00:15:27 Pas de barricades à Paris, certes, mais ça commence à y ressembler.
00:15:30 Des tas de poubelles qui sentent fort, très fort, trop fort pour Camille Commerçante
00:15:34 dans le 20ème arrondissement de la capitale.
00:15:36 - Vous voyez que c'est propre là ? Franchement.
00:15:38 Les poubelles sont pleines, les sacs, les cartons, même la bouffe.
00:15:44 Franchement, maintenant les gens ils viennent et je trouve que devant la boutique...
00:15:48 - Non, même les touristes ne passent plus.
00:15:50 On travaille beaucoup avec les touristes, nous on n'a presque plus de touristes.
00:15:53 - Je suis désolée, c'est qu'en grève, on comprend tout à fait, mais il y a des rats, il y a des souris.
00:15:58 - Je veux dire sincèrement, il y a des gens qui sont à la retraite qui travaillent encore.
00:16:01 Il faut qu'on mette un peu du sien quand même.
00:16:03 - Les maires ne font rien non plus.
00:16:05 - Madame Desgalgon, il faut qu'elle bouge.
00:16:07 - Voilà, une commerçante au micro sous le radio de Mathilde Jullien.
00:16:12 - Bonne écoute, bonjour.
00:16:14 - Et va vous faire forcément réagir sur ça, Philippe Bilger ?
00:16:17 - Je trouve, alors c'est de bonne guerre, les ministres jouent l'optimisme,
00:16:23 précisément de manière un peu ostentatoire, comme le disait sur un autre sujet Frédéric,
00:16:28 parce qu'ils sont inquiets.
00:16:30 Ça n'est pas gagné du tout à l'Assemblée nationale,
00:16:33 et d'autre part je suis toujours un peu agacé par les leçons que le pouvoir en place,
00:16:38 un président ou ses ministres, donnent à l'opposition,
00:16:42 comme si eux-mêmes n'avaient jamais changé d'avis,
00:16:45 de manière assez scandaleuse, je pense au nucléaire par exemple.
00:16:49 - C'est pas Madi Sadi qui va vous entretenir.
00:16:51 - J'ai la sensation surtout que cette réforme, elle est quand même tellement difficile à passer,
00:16:55 comme bien même elle passerait, je suis certain que demain,
00:16:57 enfin lorsqu'il y aura les prochaines élections présidentielles et législatives dans la foulée,
00:17:01 le retrait de ce texte sera demandé,
00:17:05 y compris peut-être même par des parties qui ne sont pas forcément des parties de gauche.
00:17:09 Donc moi je pense qu'il y a un vrai problème aujourd'hui,
00:17:11 il y a eu un passage en force, en tout cas un sentiment de passage en force tel,
00:17:16 que ça ne va pas passer dans l'esprit des Français,
00:17:18 ça sera considéré comme une réforme qu'il faudra retirer.
00:17:21 - Et Madi ?
00:17:23 - Absolument, de toute manière avec le gouvernement on n'en est pas à leur première incohérence,
00:17:26 donc moi ça me fait rire quand j'entends le gouvernement dire "ils doivent être cohérents,
00:17:31 ils ont quand même eu une candidate,
00:17:33 donc vous avez entendu Valérie Pécresse qui défendait la retraite à 65 ans,
00:17:36 elle a le droit d'avoir changé d'avis, et d'ailleurs l'Assemblée nationale ne le siège pas.
00:17:40 Donc vouloir faire du svantage en disant "soyez cohérents, les copains de LR votez pour nous",
00:17:44 je ne suis pas sûre que ça passe.
00:17:46 - Bon, les vraies voix sur Sud Radio, nous avons un troisième mot, empoisonnement.
00:17:49 Nous revenons avec Félix Mathieu, stupeur dans le Gard,
00:17:52 lors d'une compétition avec des chiens.
00:17:54 - Les championnats de France de Canicros, Vauvert dans le Gard,
00:17:57 ça consiste à courir ou à faire du vélo avec son chien,
00:18:00 et bien trois d'entre eux sont morts, l'un était encore soigné pour tenter de le sauver,
00:18:06 des boules de viande empoisonnées ont été laissées sur place sur les lieux de la compétition,
00:18:10 forcément oui, stupeur, colère,
00:18:12 Démilie Nelson, vice-présidente du club Canicros 30,
00:18:15 et directrice technique fédérale adjointe de la Fédération des Sports et Loisirs Canins.
00:18:19 - À 6h30 on a entendu crier sur le parking certaines personnes,
00:18:23 en disant que des chiens étaient empoisonnés,
00:18:25 donc l'équipe vétérinaire était sur place,
00:18:27 elle est immédiatement montée voir les chiens pour les prendre en charge,
00:18:31 en fait les trois chiens se sont empoisonnés à quelques secondes d'intervalle,
00:18:35 donc il était impossible d'éviter le drame pour ces trois chiens,
00:18:40 parce qu'on n'a pas pu réagir entre temps,
00:18:42 malheureusement ils sont tous les trois décédés,
00:18:45 quelques minutes plus tard dans la voiture pour aller vers la clinique véto de notre vétérinaire du club.
00:18:51 - Démilie Nelson qui n'a aucune idée du mobile à l'heure qu'il est,
00:18:54 elle est la vice-présidente du club Canicros 30,
00:18:56 et aussi directrice technique fédérale adjointe de la Fédération des Sports et Loisirs Canins,
00:19:00 une enquête en tout cas était ouverte,
00:19:02 la mairie de Vauvert annonce aussi porter plainte,
00:19:04 et avoir pris un arrêté municipal pour interdire l'accès des lieux le temps de l'enquête justement.
00:19:08 - C'est terrible en tout cas.
00:19:10 - C'est bête et rétro.
00:19:12 - Et un quatrième qui est entre...
00:19:14 - Oui et surtout je pense qu'avec le temps,
00:19:16 les gens sont tellement sensibilisés à la question de la souffrance animale de plus en plus,
00:19:19 c'est fort heureux,
00:19:21 ce genre de choses pourra demain vraiment être passible de sanctions extrêmement lourdes à mon avis.
00:19:24 C'est peut-être sans doute déjà le cas, je ne connais pas le détail,
00:19:27 mais ça devrait sans doute augmenter.
00:19:29 - Je ne sais pas ce que va déterminer l'enquête,
00:19:31 mais en tout cas ils avaient du mal à penser que ça puisse être l'un des compétiteurs,
00:19:34 des concurrents, et que visiblement ça pourrait être certaines personnes du domaine
00:19:39 qui empêcheraient ce type d'activité sur leur terrain, je ne sais pas.
00:19:42 - Ça paraît terrible.
00:19:44 - Un des compétiteurs quitte à faire dans l'odieux,
00:19:46 il aurait pu tous les guider.
00:19:48 - Ça c'est sûr.
00:19:50 - Et on parlait tout à l'heure d'empathie,
00:19:52 je pense que les chiens sont bien souvent très très loin devant nous en termes d'empathie.
00:19:56 - Oui, ça c'est sûr.
00:19:58 - Vous me regardez.
00:20:00 - Alors j'avoue.
00:20:02 - C'était un concours des circonstances.
00:20:04 - Philippe on va l'emmener à la SPA.
00:20:07 - On peut l'emmener chez moi si on me prend au bras.
00:20:10 - Je ne suis pas sûre.
00:20:12 Allez-vous rester avec nous,
00:20:14 dans quelques instants faut-il redécouper les grandes régions,
00:20:17 déjà ça avait fait grincer des dents en 2014,
00:20:19 sous François Hollande,
00:20:21 et bien re-belote les associations d'élus
00:20:23 pour sonder son projet de réforme institutionnelle.
00:20:25 Frédéric on va en parler dans quelques instants avec notre invité.
00:20:29 - Vous mettez Nantes en Bretagne ou pas ?
00:20:31 - Alors moi je ne veux pas de problème avec la direction,
00:20:34 comme je sais,
00:20:36 moi j'aime beaucoup Patrick Roger,
00:20:38 donc voilà, je le laisse avec son domaine.
00:20:40 Moi je pense qu'il faut laisser la Bretagne une région elle-même.
00:20:43 Voilà, c'est la Bretagne.
00:20:45 - On va rajouter une région à celle que nous avons mis au résumé.
00:20:48 - Toutes les régions sont concernées, venez tous.
00:20:50 - 0826 300 300, le sénateur de l'ISER André Valigny sera avec nous.
00:20:56 C'était l'ancien secrétaire d'État à la réforme territoriale en 2014.
00:21:01 Peut-être qu'il aura changé d'avis, on en parlera dans quelques instants.
00:21:05 0826 300 300, à tout de suite.
00:21:07 - Des vraies voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Cécile de Minibus.
00:21:13 - Bienvenue dans les vraies voix du lundi.
00:21:15 Philippe Bilger était avec nous, ça va Philippe ?
00:21:17 - Toujours bien, ma chère Cécile.
00:21:19 - Thong, Madis Saidi, conseillère en communication d'influence et auteur de "Française venue d'ailleurs",
00:21:23 publié chez Stock, ça va ?
00:21:25 - Très bien. - Oui, elle vient d'avoir un prix.
00:21:27 - On vient d'avoir un prix. - French Dad.
00:21:29 - Et Tom Connall est avec nous, essayiste et auteur de "Pollution",
00:21:33 publié chez Albin Michel.
00:21:35 - Et bientôt un prix. - Et bientôt un prix.
00:21:37 - Voir même plusieurs.
00:21:39 - Peut-être les deux prochains concours éventuellement.
00:21:41 - Et on va demander, Cécile a dit qu'elle a dû recevoir un prix,
00:21:45 donc je pense qu'on sera conviés à une fabuleuse recette.
00:21:49 - Exactement, avec des petits fours, c'est tout ce qui nous intéresse.
00:21:51 - Je prends date. - De suite, le grand débat du jour.
00:21:53 - Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:21:57 - Le découpage des régions telle qu'il a été fait, avec la création de très grandes régions.
00:22:03 - Ce redécoupage a été une catastrophe, on a créé des régions trop grandes.
00:22:06 - Il n'y a qu'à faire moins de régions, 5 comme les numéros de téléphone.
00:22:09 - On a découpé pour découper, pour faire des grandes régions, avec l'idée de Big is Beautiful.
00:22:14 - L'INSEE a fait une évaluation des grandes régions sur l'aspect du développement économique
00:22:18 et là a démontré la plus-value des grandes régions pour la structuration des filières industrielles.
00:22:23 - Il faut gérer autrement en donnant des assouplissements possibles
00:22:27 pour rapprocher le citoyen des centres de décision.
00:22:29 - Quand vous voulez créer une filière économique, vous devez la créer de bout en bout.
00:22:33 Et sur 4 départements, je suis désolée, ce n'est pas pertinent.
00:22:38 - Bienvenue dans les vraies voix, faut-il redécouper les grandes régions ?
00:22:41 Emmanuel Macron reçoit ce lundi des associations d'élus pour les sonder sur son projet de réforme institutionnelle.
00:22:46 Il est question de redécoupage de ces régions, Frédéric.
00:22:48 - La Nouvelle-Aquitaine et Auvergne-Rhône-Alpes, 12 départements chacune pour ces 2 régions
00:22:54 qui ont une identité pas toujours commune à l'intérieur avec ces départements.
00:22:59 Ces régions sont-elles cohérentes ? Nous posons la question sur Sud Radio.
00:23:03 Emmanuel Macron lance une consultation à la portée affective considérable
00:23:07 Le président veut revenir à un schéma plus simple, à taille humaine.
00:23:11 Les présidents de régions s'opposent à toute idée de redécoupage.
00:23:14 La présidente de Région de France, Carole Delga, explique que la dynamique économique
00:23:18 s'est beaucoup plus renforcée dans les grandes régions depuis la réforme qui date de 2015.
00:23:23 Il faut dire que la place de ces super présidents de régions est quand même très valorisante.
00:23:27 On ne les imagine pas les brader.
00:23:28 Redécouper les grandes régions, est-ce incontournable pour vous, les auditeurs de Sud Radio ?
00:23:32 Ou au contraire, ça ne sert à rien dans les médias ?
00:23:35 Ils nous disent oui, à 63%.
00:23:37 Et pour en parler, notre invité est avec nous André Valigny,
00:23:41 sénateur de l'ISER et ancien secrétaire d'Etat à la réforme territoriale.
00:23:45 Bonsoir, bienvenue.
00:23:46 Bonsoir.
00:23:47 Bienvenue, merci d'être avec nous.
00:23:49 Juste avant de revenir avec vous, monsieur le sénateur,
00:23:51 un tout petit mot de Philippe Bilger et de nos éditorialistes.
00:23:54 Monsieur le ministre, je pense à l'André Valigny qui connaît très bien ce qui s'est fait.
00:24:01 Mon cher André, est-il vrai que la structuration de ces régions a été faite dans les derniers temps
00:24:10 de manière relativement improvisée, de sorte que je pense qu'aujourd'hui,
00:24:15 on perdrait de l'argent et surtout ce serait totalement inopportun de les réadapter,
00:24:22 de les réajuster, même si je conçois que telle ou telle trouve qu'elle n'est pas affiliée à celle qui conviendrait ?
00:24:30 Bonsoir, mon cher Philippe.
00:24:33 Alors, la réponse à la première question est oui, ça a été fait à la fin.
00:24:37 Pas que j'ai été arbitré au dernier moment, si j'ose dire,
00:24:40 mais cela avait été préparé par de nombreuses réunions, de nombreuses réflexions
00:24:44 et la réunion d'arbitrage finale s'est tenue à l'Élysée sous la présidence du président de la République,
00:24:50 François Hollande, avec Manuel Valls, moi-même et quelques autres participants.
00:24:54 Mais tout ça n'a pas été improvisé.
00:24:56 On a décidé au dernier moment, effectivement, le choix final,
00:25:00 mais ce choix avait été préparé de longue date.
00:25:03 Deuxième question, la taille des régions est un plus aujourd'hui,
00:25:07 la grande taille des régions est un plus et ce sont les présidents eux-mêmes qui le disent,
00:25:11 de droite comme de gauche, Alain Rousset, président socialiste de la Nouvelle-Aquitaine,
00:25:16 Carole Delga, présidente socialiste de l'Occitanie,
00:25:20 comme Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France,
00:25:23 et enfin Laurent Wauquiez, qui est mon président de région,
00:25:27 si je sous-dis en Ronald Provence, tous les quatre, à la tête de ces grandes régions,
00:25:31 disent que c'est un plus, que ça a permis de faire des économies,
00:25:34 je dis bien des économies, ils le disent tous les quatre,
00:25:37 et qu'en plus ça donne une force considérable sur le plan économique.
00:25:40 C'était notre objectif.
00:25:41 On peut peut-être juste rappeler qu'avant il y avait 27 régions,
00:25:44 avec les fameuses Picardies, Limousins, tout ça,
00:25:47 vous êtes passé dans un premier temps à 14, puis vous avez tranché et vous êtes passé à 13.
00:25:52 Non, 27 régions avec les régions d'outre-mer, il y en avait 22 en métropole,
00:25:55 on est passé à 13.
00:25:57 Je rappelle aussi que ces régions, ces 15 régions,
00:26:03 initialement avaient été proposées, préconisées par le rapport du comité Balladur,
00:26:08 auquel j'appartenais, avec Pierre Mauroy, Dominique Perben, Gérard Longuet,
00:26:12 présidé par Edor Balladur, et en 2010 nous avions préconisé 15 régions.
00:26:16 Donc ça n'est pas sorti d'un chapeau comme ça au dernier moment,
00:26:19 c'est une réflexion de longue date, et puis j'entends parler toujours d'identité,
00:26:22 mais ça ne veut rien dire l'identité régionale.
00:26:24 - C'est pas sûr.
00:26:25 - Mais enfin, les identités, elles remontent au Moyen-Âge, à la Renaissance,
00:26:30 au siècle des Lumières, à la Révolution française,
00:26:32 c'est une sédimentation d'identités plurielles, au pluriel,
00:26:36 qui se sont constituées au fil de l'histoire de France.
00:26:39 Il y a le Berry, la Marjoride, les Sévènes, l'Aubrac, le Dauphiné,
00:26:45 moi je me sens dauphinois, je ne me suis jamais senti ronalpin,
00:26:48 ronalpin c'est une création totalement artificielle,
00:26:50 au vernier ronalpin est tout aussi artificielle,
00:26:53 mais ça a du sens sur le plan économique.
00:26:55 - Tom Connandy ?
00:26:56 - Justement, sur la question que je me pose,
00:26:59 c'est effectivement la question des ensembles,
00:27:01 la redéfinition des ensembles, ça me semble cohérent,
00:27:04 quand il y a une logique économique derrière.
00:27:07 Ce qui me frappe, je ne suis pas du tout un spécialiste de ce sujet,
00:27:10 c'est que finalement la tendance du monde, c'est un peu une régionalisation du monde,
00:27:15 les pays deviennent un petit peu des régions à l'échelle du monde,
00:27:17 alors la France devient une forme de grande région,
00:27:20 et ce n'est pas du tout péjoratif dans ma bouche,
00:27:22 à l'échelle du monde, mais comme d'autres pays également,
00:27:24 une région de l'Europe.
00:27:26 Et donc finalement, le fait d'avoir d'autres distinctions à l'intérieur
00:27:30 de ces grandes régions européennes,
00:27:32 encore une fois, il n'y a rien de péjoratif dans ma bouche,
00:27:34 est-ce que ce n'est pas un peu contradictoire avec la logique des métropoles ?
00:27:37 Parce que moi ce qui me semble fort, ce qui me semble pertinent,
00:27:39 par exemple si on pense au tourisme,
00:27:41 si on pense au développement économique en général,
00:27:44 on pense beaucoup en termes de métropole,
00:27:46 on pense à Paris, on pense à Bordeaux,
00:27:48 on pense à Lyon, on pense à Marseille,
00:27:50 on pense éventuellement à Nantes, etc.
00:27:53 Et c'est un peu comme ça finalement,
00:27:55 que peut-être les chefs d'entreprise,
00:27:57 peut-être les acteurs économiques, les investissements de l'étranger,
00:28:00 sont aussi peut-être orientés ou programmés.
00:28:03 Donc est-ce que vraiment la question de la région est si importante,
00:28:06 est-ce que c'est vraiment l'élément moteur ?
00:28:08 Il faut les deux, il faut de grandes métropoles,
00:28:11 puissantes, avec beaucoup de compétences,
00:28:13 c'est ce qu'on a fait aussi dans la réforme territoriale,
00:28:15 c'est ce qu'on n'a pas fait qu'agrandir les régions.
00:28:17 On leur a donné beaucoup plus de compétences,
00:28:19 on a créé les métropoles,
00:28:21 on a agrandi les communautés de communes,
00:28:23 et on leur a donné beaucoup plus de compétences.
00:28:25 Tout ça était un ensemble qui visait à donner plus de force
00:28:27 à nos collectivités locales,
00:28:29 et effectivement dans la compétition européenne,
00:28:31 et même mondiale, qui existe aujourd'hui,
00:28:33 sur le plan économique,
00:28:35 il faut avoir de grandes métropoles et de grandes régions puissantes.
00:28:37 Est-ce que ça n'a pas déclassé certaines villes, par exemple ?
00:28:42 Non, je ne pense pas.
00:28:45 On peut penser aux anciennes capitales régionales,
00:28:47 qui ont mal vécu et qui vivent toujours mal,
00:28:49 c'est à ça que vous pensez, Mme de Mélibus, je pense.
00:28:51 Mais les anciennes capitales régionales,
00:28:53 qui ne sont plus aujourd'hui capitales régionales,
00:28:56 c'est vrai que pour elles c'est un peu difficile.
00:28:58 Il y a clairement Ferrand, il y a Limoges, par exemple,
00:29:00 des villes comme ça.
00:29:02 Oui, bien sûr, bien sûr.
00:29:04 Mais bon, des mesures ont été prises par l'État
00:29:06 pour que des services y demeurent,
00:29:08 les services de l'État y sont toujours,
00:29:10 et des présidents de régions, de nouvelles grandes régions,
00:29:13 ont fait en sorte que leurs nouvelles grandes régions
00:29:15 aient des antennes, notamment dans les anciennes capitales régionales,
00:29:19 comme dans toutes les capitales départementales,
00:29:21 il y a des antennes de la région.
00:29:23 Oui, Nadi Saidi.
00:29:25 Oui, alors moi la question que je me pose, c'était de savoir
00:29:27 est-ce que cette réforme, en 2016 lorsqu'elle a été faite,
00:29:30 est-ce que ce n'était pas une réforme purement politique,
00:29:32 avec une volonté de donner davantage de pouvoir
00:29:35 à certains politiques sur certains territoires,
00:29:38 en mettant de côté la question de l'identité ?
00:29:41 Et d'ailleurs aujourd'hui, pardon, pardonnez-moi sénateur,
00:29:44 d'ailleurs aujourd'hui je me demande si l'objet de faire une nouvelle réforme,
00:29:48 c'est pas justement de reprendre le pouvoir aux personnes auxquelles on l'avait donné.
00:29:53 Oui, non, parce que les personnes auxquelles on donne le pouvoir,
00:29:55 elles changent, à chaque élection, les choses sont remises en cause,
00:29:59 et les présidents de régions ne sont pas là pour l'éternité,
00:30:01 heureusement, premièrement.
00:30:03 Deuxièmement, j'ai rappelé tout à l'heure que l'idée de grandes régions
00:30:07 venait de loin, j'ai parlé du comité Balladur en 2010,
00:30:10 et même avant on parlait déjà de faire des régions plus grandes,
00:30:12 enfin franchement, avoir deux Normandies,
00:30:14 Basse Normandie et Haute Normandie, vous pensez que c'était irréconable ?
00:30:17 Non, ça c'était ridicule, en revanche une Normandie c'est bien.
00:30:19 Ah voilà, très bien, une petite région comme le Limousin,
00:30:22 avec la Creuse, la Corrèze et la Haute-Vienne,
00:30:25 vous pensez que c'était jouable, que c'était viable ?
00:30:27 Non mais en revanche, la Coquinée avec l'Auvergne,
00:30:29 c'était crédible parce que ça faisait une belle petite région du centre.
00:30:32 Oui, vous avez raison, mais si on y a pensé,
00:30:34 on a pensé faire une région massive centrale entre l'Auvergne et le Limousin,
00:30:37 sauf que Hollande lui-même nous disait,
00:30:39 marier deux régions pauvres, ça ne fait pas une région riche.
00:30:42 Et je pense que les gens de l'Auvergne,
00:30:44 et notamment de Clermont-Ferrand, mais pas seulement,
00:30:46 sont plus heureux d'avoir été mariés avec Ronald qu'avec le Limousin.
00:30:49 Est-ce que vous êtes aujourd'hui comme ces patrons de région
00:30:52 qui disent que c'est absurde, c'est-à-dire que maintenant que ça a été fait...
00:30:55 Évidemment, on va parvenir en arrière, faire un nouveau découpage,
00:30:59 donnons un peu de temps aux réformes de s'installer,
00:31:02 arrêtons le court-termisme, ça ne fait même pas dix ans que ces régions existent.
00:31:06 Il faut laisser le temps aux choses de s'installer,
00:31:09 aux gens de s'approprier ces régions.
00:31:12 C'est ridicule de vouloir les redécouper maintenant.
00:31:15 Personne ne le demande d'ailleurs, personne.
00:31:17 Ou peut-être certains usagers qui se disent,
00:31:20 tiens, j'habite en bas de Biarritz, et puis je dois aller jusqu'à Bordeaux...
00:31:25 Alors justement, voilà, j'attendais l'argument.
00:31:27 Est-ce que vous allez souvent au siège de la région ?
00:31:31 Personne.
00:31:33 Aujourd'hui, avec les visioconférences, les fonctionnaires eux-mêmes
00:31:36 travaillent le plus souvent depuis leur bureau,
00:31:38 ou dans des salles de réunion en visioconférence.
00:31:40 C'est vrai que le Covid a changé beaucoup de choses.
00:31:42 Mais quand j'entends qu'en Ronald-Pauvergne,
00:31:44 il faut une journée pour faire Aurillac, Anmas et retour.
00:31:48 Mais quels sont les gens d'Aurillac qui vont tous les jours à Anmas, et inversement ?
00:31:53 Justement, on a un appel au 0836.
00:31:58 Restez avec nous, sénateurs. 0826-300-300.
00:32:01 Roland est avec nous. Roland Boulillard, Régir.
00:32:03 Oui, merci, Cécile. Merci, Frédéric.
00:32:07 Bonjour, M. le sénateur. Bonjour, Audrey Voix.
00:32:09 Bonjour.
00:32:11 Alors, pour moi, en ce qui concerne le redécoupage des régions,
00:32:16 je pense que M. Macron est surtout un brasseur d'air.
00:32:19 En plein mouvement sociaux contre la réforme des retraites,
00:32:24 il passe sur un nouveau sujet déjà controversé, à priori,
00:32:30 qui va probablement, je pense que lui, une mise sur ça,
00:32:34 qui va probablement mobiliser l'opinion et détourner en quelque sorte
00:32:37 le président de ses obligations vis-à-vis du peuple au sujet des retraites.
00:32:41 Et en fait, il agit comme si la réforme était déjà actée en ce qui concerne les retraites.
00:32:48 Il est déjà passé à un autre sujet.
00:32:50 Oui, tout à fait.
00:32:52 Donc, c'est avec nous Roland 0826-300-300. Frédéric est avec nous d'Arcachon.
00:32:55 Bonsoir, Frédéric. Bienvenue.
00:32:57 Bonsoir. Merci beaucoup de me prendre à l'antenne.
00:32:59 La nouvelle Aquitaine. Oui, la nouvelle Aquitaine.
00:33:02 Elle n'est pas petite, cette région.
00:33:04 Alors là, je suis encore, je dirais, dans le secteur, dans la vraie Aquitaine.
00:33:08 Non, moi, écoutez, j'appréhende beaucoup parce que ces régions,
00:33:12 c'est quelque chose de terrible au niveau effectif des collectivités locales,
00:33:16 des fonctionnaires. C'est un millefeuille très copieux au niveau des effectifs régionaux.
00:33:23 Alors, vous savez, moi, j'ai encore peur parce que la réforme de Hollande,
00:33:26 bon, ça a été quand même pour... Bon, les régions étaient majoritairement socialistes,
00:33:30 donc on a fait quand même plaisir à beaucoup d'amis.
00:33:32 Quand on voit que Nantes est restée à part, n'est pas été intégrée à la Bretagne,
00:33:35 enfin, tout ça, ça a été assez comique, si on peut dire.
00:33:38 Mais moi, je dis, touchons à rien parce qu'on va encore rentrer dans des dépenses de fonctionnement.
00:33:43 On va encore multiplier les régions et les sous-régions.
00:33:46 J'ai alors surtout une "touchons à rien" parce qu'elle nous coûte déjà très cher.
00:33:50 Et je pense franchement que... Laissons l'État et c'est tout.
00:33:54 - Alors, donne au sénateur une réaction, peut-être.
00:33:57 - Oui, ben, M. D'Arcachon a raison. Laissons la réforme s'installer.
00:34:01 Faisons un point dans 5 ou 10 ans, peut-être, mais on ne va pas redécouper les régions
00:34:06 qui, en plus, je le répète, donnent satisfaction dans l'ensemble à à peu près tout le monde.
00:34:10 Et les présidents de régions eux-mêmes, de droite comme de gauche,
00:34:13 disent que c'est très bien comme ça, qu'ils ont plus de force, de puissance,
00:34:16 de compétence, de rayonnement économique. On ne va pas casser ce qui fonctionne.
00:34:20 - Bon. Cécile, vous savez ce qu'on va faire autour de la table ?
00:34:23 On va demander aux vrais voix s'il y a un cas particulier de ces grandes régions qui leur semblent bizarres.
00:34:27 Il y a par exemple le Grand Est, franchement, celui qui habite Sedan,
00:34:31 allez à Strasbourg en Alsace, Alsace-Lorraine, d'accord,
00:34:34 mais la Meuse et tout, enfin, après Sedan, etc.
00:34:38 Bon, vous, des exemples. Philippe Bilger.
00:34:40 - Vous permettez de traiter un autre sujet ? - Bien sûr.
00:34:43 - J'aimerais, Cécile, André, vous êtes un analyse brillante de la vie politique
00:34:50 et est-ce qu'au fond, cette volonté de réforme, de la structuration des grandes régions,
00:34:57 n'est pas le signe d'un vice français ?
00:35:01 C'est-à-dire ne pas faire les réformes nécessaires
00:35:05 et s'attaquer à des réformes parfaitement inutiles.
00:35:10 - Ça a pu arriver, oui, effectivement. Je pense que celles-ci seraient totalement inutiles.
00:35:15 Il faut continuer, en revanche, à décentraliser.
00:35:17 Je pense qu'il y a des compétences comme la santé ou le service public de l'emploi ou le logement
00:35:23 qui sont des compétences qu'on pourrait tout à fait transférer aux régions.
00:35:26 Je crois qu'il faut continuer à leur donner des compétences, des moyens d'action supplémentaires.
00:35:30 Vous savez, malgré leur taille plus importante, malgré l'agrandissement géographique
00:35:34 auquel on a procédé, les régions françaises restent des naines économiquement,
00:35:39 sur le plan financier, par rapport aux régions allemandes, aux régions italiennes, aux régions espagnoles.
00:35:44 Donc il faut leur donner plus de moyens, plus de compétences.
00:35:47 - Pour rebondir sur ce que disait Frédéric Brindel, est-ce que, par exemple, le Grand Est,
00:35:51 quand Jean Rottner, l'ancien président, disait qu'il mettait parfois 6 heures
00:35:55 pour aller d'un bout à l'autre, c'est aussi un souci ?
00:35:59 - Oui, on est d'accord.
00:36:00 - Dans la mouture A14, vous aviez l'Alsace-Lorraine, puis après vous avez changé.
00:36:03 - Non, alors d'abord l'Alsace-Lorraine, à part le cliché historique qui remonte au début du XXe siècle,
00:36:09 c'est pas si évident que ça. Moi j'ai beaucoup travaillé sur ces sujets, bien sûr,
00:36:13 et il y avait une vraie logique à faire Champagne-Ardenne avec la Lorraine,
00:36:16 beaucoup plus que l'Alsace-Lorraine. D'ailleurs, quand on dit Alsace-Lorraine, c'est Alsace-Moselle.
00:36:21 C'était ça le problème qui se posait jusqu'à la Garde 14.
00:36:24 Donc Alsace-Lorraine, ça n'avait pas beaucoup de sens.
00:36:27 En revanche, Lorraine et Champagne-Ardenne, ça pouvait avoir du sens, mais c'était deux régions pauvres.
00:36:32 Ce qu'on a voulu faire, c'est arrimer la Lorraine et Champagne-Ardenne à l'Alsace,
00:36:36 qui est une région très riche, avec Strasbourg qui est une grande métropole.
00:36:40 Et Jean Rottner, lui, bien sûr, il était président de région, donc il pouvait, il avait à se déplacer.
00:36:44 C'était son rôle de se déplacer d'un bout à l'autre de la région.
00:36:47 Mais je le répète, les habitants d'une région ne passent pas leur temps à sillonner la région d'un bout à l'autre.
00:36:51 - Moi ce qui me frappe aussi, c'est que finalement, depuis plusieurs années,
00:36:55 j'ai pas mal sillonné les régions de France en différents cadres,
00:36:59 et en échangeant avec des gens sur des sujets.
00:37:02 Jamais ce sujet n'est apparu comme problème utile.
00:37:05 Ça montre bien, effectivement, je pense qu'en effet, les gens sont beaucoup plus préoccupés par la question de l'efficacité,
00:37:09 dans les dépenses publiques, dans la gestion et dans le millefeuille administratif,
00:37:13 qui reste quand même toujours un problème dans ce pays, semble-t-il.
00:37:18 Mais effectivement, à aucun moment, l'élément identitaire, culturel, n'est apparu comme totalement hostile à ce qui a été fait.
00:37:25 Et ça, ça me semble quand même être la leçon première à retenir.
00:37:28 - Merci en tout cas, sénateur André Valigny d'avoir été avec nous,
00:37:32 sénateur de l'ICR et ancien secrétaire d'État avec nous.
00:37:36 - Personne ne s'est mouillé sur Nantes en Bretagne, merci, j'ai essayé, personne !
00:37:41 - Vous ? Nantes en Bretagne ?
00:37:43 - Je me disais qu'on me donnerait la parole et je voulais parler de la Normandie et de Nantes.
00:37:45 - Et Nantes alors, en Bretagne ou pas en Bretagne ?
00:37:47 - Oui, en Bretagne, moi ça me surprend que ça ne soit pas en Bretagne.
00:37:50 - C'est ce que me disent tous les Nantais.
00:37:52 - Et vous ? Nantes en Bretagne ?
00:37:54 - Oui, alors on peut parler de l'équilibre économique parce que Nantes sert à la région Pays de Loire.
00:37:59 - Et ça va être l'argument. Mais j'entends que l'argument du sénateur, c'était de dire qu'il fallait un équilibre économique.
00:38:05 - Alors, on prime l'équilibre économique ou affectif ?
00:38:07 - Ah !
00:38:09 - Économique.
00:38:11 - En tout cas, dans un instant, Roland va pouvoir choisir avec contre qui il veut jouer.
00:38:18 - Et ce sera le quiz de l'actu. A tout de suite !
00:38:21 - Bienvenue sur Sud Radio, ce moment tant attendu que vous attendez tous.
00:38:24 - On sait que la France est à l'arrêt, c'est comme si on allait marquer le dernier but de la Coupe du Monde.
00:38:29 - Tout le monde s'arrête. La France entière tremble.
00:38:32 - Tout de suite, le quiz de l'actu.
00:38:34 - Et c'est notre ami Roland qui est avec nous pour ce quiz de l'actu.
00:38:41 - Et Roland, vous allez devoir choisir votre adversaire.
00:38:44 - Attention, soyez bons !
00:38:47 - Il faut qu'il prenne le plus faible, non ?
00:38:49 - Si il était vide, lui, je prendrais le plus faible, ça c'est sûr.
00:38:52 - Mais qui est le plus faible ?
00:38:54 - Roland, alors vous avez Madi, vous avez Tom et vous avez Philippe Bilger qui s'est reculé d'un mètre de son micro.
00:39:01 - Voilà, c'est clairement le plus faible.
00:39:03 - Alors que Tom est plutôt en position d'attaque.
00:39:08 - C'est ça.
00:39:10 - Madi, décontractée, tranquille.
00:39:12 - Alors Roland.
00:39:14 - Ecoutez, je pense que je vais me tourner vers l'expérience, la sagesse et l'expérience.
00:39:20 - Ça sent Bilger ça.
00:39:21 - Non pas que les deux autres invités en manquent, je pense, mais ce sera effectivement Philippe Bilger.
00:39:26 - Vous jouez contre Philippe Bilger.
00:39:29 - On n'est pas ensemble, mon cher Roland.
00:39:32 - Vous allez me priver de votre compétence.
00:39:35 - Contre le lundi, ça va à peu près.
00:39:38 - Oui, oui, oui.
00:39:40 - Roland, une larme vient de glisser
00:39:43 le nom de la joue de Philippe Bilger.
00:39:45 - Voilà.
00:39:46 - Très ému de ce choix.
00:39:49 - On commence tout de suite par une question.
00:39:52 - Qui caddie ?
00:39:54 - Alors qu'Olivier Véran assure ne pas vouloir du 49.3,
00:39:58 qui caddie ?
00:39:59 - Il serait stupide d'écarter définitivement un recours au 49.3.
00:40:04 - Personne n'a dégainé.
00:40:07 - Non, c'est Emmanuel Macron.
00:40:09 - Non.
00:40:11 - C'est évidemment pas Elisabeth Borne.
00:40:14 - Non.
00:40:15 - C'est pas stupide.
00:40:17 - Vous pouvez jouer.
00:40:18 - Non, non, non.
00:40:19 - Non plus.
00:40:20 - C'est un ministre.
00:40:21 - C'est un ministre, absolument.
00:40:23 - Du Pomoréti ?
00:40:24 - Non.
00:40:25 - Non, il parle qu'avec les mains.
00:40:27 - Ah oui.
00:40:29 - Damien Abad ?
00:40:32 - Non.
00:40:33 - En tout cas, il a été très, très, très énervé à un moment donné, ce ministre.
00:40:37 - Il était très énervé.
00:40:38 - Il était ?
00:40:39 - Ah oui, oui.
00:40:40 - C'est un homme.
00:40:41 - Merci.
00:40:42 - Olivier Dussopt, effectivement.
00:40:43 - J'ai des scrupules avec Roland à accepter.
00:40:46 - Donc c'est Philippe Wilger qui répond, mais qui du coup met un point contre Roland.
00:40:51 - Il gagne deux points, Philippe Wilger.
00:40:52 - Ah oui, il gagne deux points avec Roland.
00:40:54 - Non.
00:40:55 - Question internationale.
00:40:57 Quel chef d'Etat a lancé vendredi dernier sa campagne présidentielle et législative ?
00:41:03 Un chef d'Etat étranger.
00:41:05 - Oui.
00:41:06 - Tour de table.
00:41:07 - Euh...
00:41:08 - Et aussi, Roland, vous pouvez jouer.
00:41:09 - Non.
00:41:10 - Euh...
00:41:11 - Oui.
00:41:12 - C'était vendredi.
00:41:13 - Un chef d'Etat étranger, c'était vendredi.
00:41:14 - Les élections auront lieu le 14 mai.
00:41:17 À sa succession.
00:41:19 - Ah, c'est...
00:41:20 - Ouais.
00:41:21 - À sa succession.
00:41:22 - Joe Biden.
00:41:23 - Non.
00:41:24 - Non.
00:41:25 - C'est pas Biya ?
00:41:26 - Non.
00:41:27 - Non, je pense que c'est pas Paul Biya.
00:41:28 C'est pas...
00:41:29 C'est un...
00:41:30 - C'est quelqu'un de...
00:41:31 - En m'entendant me dire "c'est", parce que vous me dites "c'est pas", c'est pas.
00:41:34 - Si je vous dis Le Boucher, ça peut peut-être vous aider.
00:41:36 - Le Boucher ?
00:41:37 - Le Boucher ?
00:41:39 - Le...
00:41:40 Ah bah alors...
00:41:41 - On vous a pas choisi le chef d'Etat du Népal ni du Bhoutan ?
00:41:44 - Non, non, non.
00:41:45 - Il est pas connu.
00:41:46 - Il est turc.
00:41:47 - Il est turc ?
00:41:48 - Erdogan.
00:41:49 - Erdogan.
00:41:50 - Philippe Bilger, Erdogan.
00:41:51 Ça fait 4 points pour Philippe Bilger.
00:41:54 Il est bon, il est bon.
00:41:55 - Mais c'est Philippe Metz, un...
00:41:56 - Bah oui, je vous aide.
00:41:57 Allez.
00:41:58 - C'est une machine, Philippe Bilger.
00:41:59 - C'est une machine.
00:42:00 - Non, non, mais...
00:42:01 - On l'appelle comme ça, d'ailleurs.
00:42:02 - Une machine avec ralenti.
00:42:03 - Avec un starter.
00:42:04 - Un diesel, un diesel.
00:42:05 Question Kikaddy.
00:42:06 En évoquant la position d'Elisabeth Borne face au 49.3, Kikaddy, c'est la roulette russe
00:42:11 ou la grosse Bertha ?
00:42:12 - Ah mince, j'ai entendu.
00:42:13 - Bah, je suis désolée, mais...
00:42:14 - Lancez-vous, Rodan.
00:42:15 Lancez-vous.
00:42:16 - Que ce soit Valère ou Philippe Bilger, vous devez savoir.
00:42:17 - Ah mais...
00:42:18 - On parlait de Nantes, par exemple.
00:42:19 - Ah, c'est un indice.
00:42:20 - C'est la roulette russe ou la grosse Bertha ?
00:42:21 - Faites-vous pas la merde.
00:42:22 - C'est un homme.
00:42:23 - C'est un héros.
00:42:24 - Non.
00:42:25 - C'est pas un héros.
00:42:26 - C'est un héros.
00:42:33 - C'est un héros.
00:42:34 - C'est pas quelqu'un côté opposé à vous, par exemple, Philippe ?
00:42:37 - Non, c'est pas Nantes.
00:42:38 Je dis une connerie, en fait.
00:42:39 C'est pas ça.
00:42:40 C'est...
00:42:41 - Non, c'est...
00:42:42 - Nantes ?
00:42:43 - Non, non.
00:42:44 - LR.
00:42:45 - C'est un sénateur.
00:42:46 C'est un sénateur LR.
00:42:47 - LR.
00:42:48 - Un sénateur LR.
00:42:49 Un sénateur LR, Philippe.
00:42:50 - J'y arrive pas.
00:42:51 - Non.
00:42:52 - Il se serait même présenté...
00:42:53 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:42:54 - Oui.
00:42:55 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:42:56 - Oui.
00:42:57 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:42:58 - Oui.
00:42:59 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:00 - Oui.
00:43:01 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:02 - Oui.
00:43:03 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:04 - Oui.
00:43:05 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:06 - Oui.
00:43:07 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:08 - Oui.
00:43:09 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:10 - Oui.
00:43:11 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:12 - Oui.
00:43:13 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:14 - Oui.
00:43:15 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:16 - Oui.
00:43:17 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:18 - Oui.
00:43:19 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:20 - Oui.
00:43:21 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:22 - Oui.
00:43:23 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:24 - Oui.
00:43:25 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:26 - Oui.
00:43:27 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:28 - Oui.
00:43:29 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:30 - Oui.
00:43:31 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:32 - Oui.
00:43:33 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:34 - Oui.
00:43:35 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:36 - Oui.
00:43:37 - Il se serait présenté avec des déconcentrés.
00:43:38 - Oui.
00:43:39 - C'est une faillite de Tom Conan.
00:43:40 - Absolument.
00:43:41 - C'est une faillite de Tom Conan.
00:43:42 - Absolument.
00:43:43 - Et ce n'est donc pas la banque de Philippe Bilger qui a fait faillite, évidemment, puisqu'elle
00:43:44 se porte bien.
00:43:45 - Non, non, non.
00:43:46 - Vous l'avez compris.
00:43:47 - Elle se porte très bien.
00:43:48 - Roland, Roland.
00:43:49 - Oui, oui.
00:43:50 Non, mais là...
00:43:51 - Soyons clairs.
00:43:52 C'est une taule.
00:43:53 Non, mais c'est une taule.
00:43:54 - C'est une taule.
00:43:55 - Non, mais là, c'est catastrophique.
00:43:56 - Oui, oui.
00:43:57 - Aucune explication.
00:43:58 - Non, non, mais vous avez...
00:43:59 - Je voulais préciser que la différence, c'est que Philippe Bilger a reçu les questions
00:44:02 avant l'émission.
00:44:03 - Pas du tout.
00:44:04 Absolument pas.
00:44:05 Absolument pas.
00:44:06 Absolument pas.
00:44:07 - Mais surtout, il a été aidé.
00:44:08 - Il a été aidé.
00:44:09 - Allez, on y va.
00:44:10 - Mais on lève tous nos rayettes, maintenant.
00:44:11 - Vous restez avec nous jusqu'à 19h, bien entendu.
00:44:13 Vous êtes notre coup de cœur.
00:44:14 Voilà, vous êtes un peu notre coup de cœur du jour.
00:44:16 Et on va parler coup de cœur, justement, avec Frédéric Brindel dans quelques instants
00:44:20 pour une certaine jeunesse qui prend la parole.
00:44:23 Allez, à tout de suite.
00:44:24 - Oui, oui.
00:44:25 - La voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Cécile de Minibus.
00:44:30 - Merci en tout cas à votre fidélité.
00:44:32 Tous les jours, vous pouvez nous appeler, 0800 26 300 300 ou alors cliquer sur la chaîne.
00:44:38 Vous êtes abonné.
00:44:39 J'espère, la chaîne YouTube de Sud Radio, ça vous permet de voir Philippe Bilger en
00:44:44 vrai.
00:44:45 - Quelle chance.
00:44:46 - Mais oui, ça vous dit bien.
00:44:47 Avec Madi, ça est dit en vrai aussi.
00:44:49 Avec Tom Conan en vrai aussi.
00:44:52 - Elle a son chapeau, Madi.
00:44:53 - Elle a son chapeau.
00:44:54 - Oui, oui, ça va nous faire le coup du chapeau d'ailleurs.
00:44:56 Vous allez voir, c'est un truc de dingue.
00:44:58 Et dans un instant, Phélix Mathieu sera avec nous.
00:45:01 Ça fait du clic sur les réseaux sociaux.
00:45:03 En attendant, c'est le coup de cœur de Frédéric Brindel.
00:45:05 - Les vraies voix Sud Radio.
00:45:07 - Et ce coup de cœur, mon cher Frédéric, pour une certaine jeunesse qui prend la parole.
00:45:12 - L'histoire a démontré que le parler vrai contribue à faire progresser une société.
00:45:16 Merci Sud Radio.
00:45:17 Le parler jeune aussi apporte sa pierre à l'édifice.
00:45:20 - L'année 68, SOS Racisme, les révoltes étudiantes, symbole d'une jeunesse citoyenne.
00:45:25 Mon coup de cœur pour le Kohn-Bendit de notre époque.
00:45:28 - Bah, Bolloré, il a un procès avec 150 personnes au Cameroun au sujet de la déportation dans l'île de Palme.
00:45:33 - Qu'est-ce que tu viens foutre ici alors ?
00:45:34 - Mais j'ai aucun problème...
00:45:35 - Parce que Bolloré t'a donné de l'argent, parce que t'es chroniqueur ici.
00:45:37 - Et j'ai aucun problème à le dire.
00:45:38 - Donc t'as aucun problème à travailler pour nous ?
00:45:40 - Attends Cyril, attends.
00:45:41 Est-ce que t'es en train de me dire que j'ai pas le droit de dire publiquement que Bolloré,
00:45:45 il a un procès avec 150 camerounais parce qu'il a déforesté,
00:45:48 et t'es en train de dire que j'ai pas le droit de dire publiquement ?
00:45:50 - Louis Boyard, 22 ans, est venu invectiver un patron de chaîne très puissant
00:45:55 dans une émission vedette et face à son animateur fétiche Cyril Hanouna,
00:45:59 qui aujourd'hui est capable de se lancer dans une telle aventure.
00:46:02 Toujours plus déconcertant, le député joue les déclencheurs de révolte,
00:46:06 version réseau sociaux.
00:46:07 - Et parce que cette réforme nous concerne, nous aussi les jeunes,
00:46:10 on s'attend à ce que tous les lycées et toutes les universités
00:46:12 soient bloqués contre la réforme des retraites.
00:46:14 C'est pourquoi on lance le hashtag #BlocusChallenge.
00:46:16 Postez vos plus belles photos de blocus de lycées et d'universités.
00:46:19 Parmi ces photos, on en tirera une au sort,
00:46:21 et l'équipe de bloqueurs sera invitée à visiter l'Assemblée Nationale avec nous.
00:46:25 - Incroyable ! En voilà un qui inspire les "un quelque chose".
00:46:28 Donc impertinent, incohérent, imbuvable, indécent, un vrai jeune.
00:46:32 - Toi, mais tu vas te faire défoncer.
00:46:34 Tu aimerais faire la fête.
00:46:38 La mer veut te la faire aussi.
00:46:40 La fête.
00:46:41 Si je voudrais te faire
00:46:44 la fête.
00:46:45 Tout le monde te fera aussi
00:46:47 la fête.
00:46:49 Le discours de Boyard ressemble un peu à celui de certains de mes étudiants
00:46:53 en master de journalisme,
00:46:54 mais pas du tout à celui de mon fils, étudiant en droit, fan de Philippe Bilger.
00:46:58 - Voilà, voilà.
00:46:59 - Je suis rassuré.
00:47:01 - Ça commence bien.
00:47:03 - Boyard a un côté balavoine.
00:47:05 Aura-t-il toutefois sa lucidité ?
00:47:07 - C'est pour ça qu'aujourd'hui, je voudrais crier
00:47:11 je ne suis pas un héros.
00:47:15 Mais faut pas me coller à la peau.
00:47:18 Je ne suis pas...
00:47:20 - Boyard, 22 ans, à l'Assemblée nationale, c'est le vœu des électeurs.
00:47:24 Nos artistes engagés des années 80 auraient certainement répondu la même chose
00:47:27 aux ministres de l'Intérieur s'ils avaient eu accès au pouvoir législatif.
00:47:31 - Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un ministre qui instrumentalise la police
00:47:35 à des fins politiques.
00:47:36 Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un ministre qui dit que la police
00:47:40 n'a jamais tué alors que c'est un fait que la police tue.
00:47:43 Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un ministre qui dit qu'il n'y a pas
00:47:46 de contrôle abusif en raison de la couleur de peau.
00:47:49 Je n'ai pas de leçon à recevoir d'un ministre qui dit qu'il n'y a jamais eu
00:47:52 de débordement après des refus d'obtempérer.
00:47:54 - Je vous l'accorde, un discours pour nous insoutenable,
00:47:57 mais j'ai la faiblesse de penser que je ne suis plus jeune, finalement.
00:48:00 La preuve pour conclure, une blague de vieux.
00:48:02 Il est fort, Boyard.
00:48:03 (musique)
00:48:10 - Est-ce que c'est la jeunesse d'aujourd'hui, Philippe ?
00:48:13 Est-ce que cette nouvelle jeunesse, c'est la jeunesse,
00:48:16 cette nouvelle jeunesse à l'Assemblée nationale ?
00:48:17 - C'est un billet très fin et très complexe qui m'a fait passer
00:48:22 de l'exaspération au contentement.
00:48:25 Je veux dire, non mais, s'il y a dans votre billet, mon cher Frédéric,
00:48:31 quoi que ce soit qui ressemble à une adhésion au jeunisme,
00:48:35 je suis totalement contre.
00:48:37 - Rassurez-vous, j'en suis victime professionnellement,
00:48:39 donc je n'y reviendrai pas.
00:48:40 - Mais si vous voulez dire par votre billet que même
00:48:44 dans les pires des comportements, notamment de la part d'un jeune député
00:48:50 qui a été choisi, il y a quelque chose à prendre,
00:48:55 peut-être que j'irai jusqu'à vous.
00:48:57 Très bien.
00:48:58 - Honnêtement, il a quand même du talent, ce garçon.
00:49:00 Il ne faut quand même pas lui enlever ça.
00:49:02 Après, je ne partage pas forcément cette manière de faire,
00:49:06 la manière d'invectiver comme ça.
00:49:07 Ce n'est pas forcément une chose de laquelle je suis sensible particulièrement.
00:49:10 Après, sur le fond, il y a des choses qu'il dit qui ne sont quand même pas inexactes.
00:49:15 Donc, en tout cas, quoi qu'il en soit,
00:49:17 parce qu'en fait, c'est plus le style qu'on lui reproche éventuellement,
00:49:19 c'est quand même pas mal qu'il y ait aussi différents styles,
00:49:21 qu'il y ait une variété de styles au Sénat national.
00:49:23 Et moi, ce qui me frappe souvent et ce qui est parfois un peu ennuyeux
00:49:27 quand on regarde les débats parlementaires sur LCP,
00:49:30 qui est une chaîne tout à fait intéressante par ailleurs,
00:49:32 c'est justement une certaine uniformité du style, à droite, à gauche, etc.
00:49:36 Donc, c'est parfois intéressant, les gens qui ont des méthodes différentes,
00:49:39 qui utilisent des réseaux sociaux.
00:49:40 Bon, ça, à l'arrière, tout le monde l'utilise.
00:49:41 Voilà, donc pourquoi pas ?
00:49:43 Heureusement qu'il y a cette diversité,
00:49:45 qu'on ne fait pas de la politique de la même manière
00:49:47 qu'il y a 10 ans, qu'il y a 20 ans, qu'il y a 40 ans.
00:49:48 - Est-ce que c'est de la politique en fait, Madi ?
00:49:51 - Moi, sa manière d'être, bon,
00:49:53 moi, je suis plutôt de l'école Bilger.
00:49:56 - Pourtant, vous êtes jeune.
00:49:57 - Oui, Bilger.
00:49:59 Mais voilà, c'est vrai que ça change des politiques qu'on a.
00:50:04 Moi, j'en ai assez aussi de voir des politiques
00:50:06 qui ont tous les mêmes éléments de langage,
00:50:08 qui ont tous la même manière de s'exprimer,
00:50:10 tous la même manière de faire dans la politique.
00:50:11 Donc oui, ça change, ça dénote.
00:50:14 Peut-être que ça envoie aussi un message à la jeunesse de se dire que finalement,
00:50:18 si ce jeune homme a pu être député,
00:50:21 peut-être que moi, je le serais,
00:50:23 parce que finalement, il a un parcours un petit peu atypique.
00:50:25 - Mais est-ce que ça bouscule, ce qu'il dit, Philippe Bilger ?
00:50:27 - Vous avez raison, Cécile, j'anticipe ce que vous alliez dire,
00:50:32 parce que ce qui me gêne,
00:50:36 c'est qu'il bouscule en dénaturant radicalement
00:50:40 la fonction pour laquelle il a été élu.
00:50:42 Il pourrait être un député provocateur,
00:50:46 mais ça ne me gênerait pas du tout.
00:50:48 Mais c'est un militant qui vient par miracle à l'Assemblée nationale
00:50:53 et dont aucune des pratiques ni des attitudes,
00:50:56 n'importe quoi que ce soit, la démographie.
00:50:58 - Il y a un autre exemple, par exemple, Ruffin,
00:51:00 qui ne vient pas de la politique,
00:51:02 qui a beaucoup de talent,
00:51:03 pareil, il a un style très original,
00:51:06 avec ses vidéos YouTube dans sa cuisine, etc.
00:51:08 Plus posé, oui, en effet, il a aussi plus de bouteilles, forcément,
00:51:11 mais lui aussi a beaucoup renouvelé ce style.
00:51:13 - Absolument.
00:51:14 - Allez tout de suite, ça fait du clic sur les réseaux sociaux.
00:51:16 - Les vraies voix Sud Radio, ça fait du clic sur les réseaux sociaux.
00:51:21 - Et au Brésil ?
00:51:22 - Des cyclistes ont choisi de manifester dans une étrange tenue
00:51:25 pour sensibiliser au risque du vélo.
00:51:27 - Ils ont répondu à l'appel de la "Pedalada Pelada",
00:51:33 ce qu'on pourrait traduire par "pédale à poil".
00:51:36 Voilà, certains avaient des casques, tout de même,
00:51:38 l'un à une chaque pas,
00:51:39 mais pour la plupart en bas, c'était donc la tenue d'Adam ou d'Ève.
00:51:42 Plusieurs dizaines de cyclistes ont bravé la pluie, comme ça,
00:51:45 à São Paulo, la plus grande mégalopole d'Amérique latine.
00:51:48 Objectif, sensibiliser les automobilistes
00:51:51 au fait que les cyclistes, eux,
00:51:53 ils n'ont pas de carrosserie pour les protéger.
00:51:55 En fait, il s'agit de la déclinaison brésilienne
00:51:57 d'un mouvement mondial, le "World Naked Bike",
00:52:00 les cyclistes nus.
00:52:02 Et il y a à dire au Brésil, puisque dans le pays,
00:52:04 plus de 16 000 accidents par an
00:52:06 traînent des hospitalisations de cyclistes en état grave,
00:52:09 soit 44 par jour en moyenne, tout de même.
00:52:11 Alors apparemment, les organisateurs n'étaient pas sectaires.
00:52:14 Certains participants ont pu pédaler en sous-vêtements.
00:52:17 Si ça vous intéresse,
00:52:18 sachez qu'une nouvelle manifestation du mouvement "Pedalada Pelada"
00:52:22 aura lieu à Rio de Janeiro, ce sera samedi prochain.
00:52:24 Vous y participerez, Félix Mathieu ?
00:52:26 - Écoutez, si vous y allez, on verra.
00:52:29 - Si j'ai lancé ça en France,
00:52:30 si Cécile veut bien le faire.
00:52:32 - Absolument.
00:52:33 - Avec Félix, je pense qu'il y aurait quelque chose à faire,
00:52:34 pourquoi pas devant les locaux de rue de Rio ?
00:52:36 - Attendez, laissez-moi réfléchir.
00:52:38 - Je peux relancer juste un petit message ?
00:52:40 - Vous en parlez la semaine prochaine, allez.
00:52:42 - Juste un petit message, c'est le cycliste qui parle.
00:52:44 1m50 quand vous doublez un cycliste.
00:52:46 Alors je salue l'ami qui dimanche
00:52:47 m'a traité de tous les noms et m'a menacé.
00:52:49 - C'était moi.
00:52:50 - Je m'en prie, je m'en prie.
00:52:52 Quand on double, on fait respect.
00:52:54 - Vous étiez dans quelle tenue, Frédéric ?
00:52:55 - En tenue de cycliste sur route.
00:52:57 - Ça veut dire que vous allez tenter ?
00:52:59 - Oui, il est tenté.
00:53:01 - Il va se mettre à poil, secrètement.
00:53:03 - N'allons pas sur son tableau, ça vous serait malgré vous.
00:53:05 Allez tout de suite, dans un instant,
00:53:07 le tour de table de l'actu des Vraies Voix.
00:53:08 C'est des sujets qui les concernent,
00:53:10 bien entendu, qui les ont envie de porter.
00:53:11 Vous voulez réagir, 0800 26 300 300.
00:53:13 On vous souhaite la bienvenue, on est ensemble jusqu'à 19h.
00:53:15 A tout de suite.
00:53:16 Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Cécile de Minibus.
00:53:22 - On est ensemble avec les Vraies Voix.
00:53:26 Tom Connally est avec nous.
00:53:27 - Il parle, il parle.
00:53:28 - Ils n'arrêtent pas de discuter.
00:53:29 Mais c'est un vrai sujet.
00:53:30 C'est rigolo, parce que voilà ce qu'on était en train de se dire.
00:53:32 - Vous allez le dire, Cécile ?
00:53:33 Il ne faut pas le dire aux auditeurs de Sud Radio ?
00:53:35 - Je leur dis tout, moi, aux auditeurs de Sud Radio.
00:53:37 Bien sûr qu'on va leur dire.
00:53:38 On était avec Félix Mathieu qui ne nous explique que
00:53:41 certains manifestants, en tout cas,
00:53:45 désirent parler du cyclisme et se sont mis nus
00:53:48 pour montrer qu'il n'y a pas de carrosserie
00:53:50 et que c'est un vrai problème.
00:53:52 - On est en train de chercher les promos sur le sujet.
00:53:54 On se rend bien que ce n'est pas de chi.
00:53:56 - J'essaye d'être claire.
00:53:58 Et on se demandait si un débat serait le même
00:54:01 avec des gens nus autour d'une table.
00:54:03 Et on s'imagine que non.
00:54:05 - Et c'est la raison pour laquelle nous décidons de le faire maintenant.
00:54:08 Branchez-vous tout de suite sur la chaîne YouTube, nous y allons.
00:54:10 - Attention, juste 5 minutes et ensuite on va remettre nos fringues.
00:54:13 - Ça va durer 2 secondes.
00:54:15 - Je ferai radicalement 10 filles dans ma chaîne YouTube.
00:54:19 - Non, mais dites pas ça Philippe, vous savez pas comment on est en dessous.
00:54:22 Ça se trouve, on est horribles.
00:54:24 - Non mais vous pouvez le faire, je ne vous en vous demande rien du tout.
00:54:28 - Vous ne m'en voulez pas.
00:54:30 En tout cas, on en était où là ?
00:54:33 - Je crois que c'est un tour de table maintenant, mais habillé.
00:54:35 - Ah oui, c'est possible, c'est moins drôle.
00:54:37 Allez, tour de table de l'actu des vrais voix, habillé.
00:54:41 - Encore ces stupides actualités.
00:54:43 - Ça dépend de la masse d'informations.
00:54:45 - Quand il n'a rien à dire, il dit rien, il n'a pas été élevé chez les porcs, excusez-nous.
00:54:47 - Le tour de table de l'actualité.
00:54:49 - Et on démarre avec Philippe Bilger.
00:54:52 C'est votre lecture du jour, un grand livre d'Alice Ferney, "Deux innocents".
00:54:56 - Absolument, Alice Ferney est une romancière que j'aime beaucoup
00:55:00 et qui par exemple a écrit un chef-d'oeuvre, de mon point de vue,
00:55:04 il y a quelques années, "La conversation amoureuse".
00:55:07 C'est vraiment remarquable, la psychologie amoureuse,
00:55:11 et elle décrit ça, et "Deux innocents", c'est plus subtil d'une certaine manière,
00:55:17 elle évoque les risques, par une sorte d'histoire mimétique
00:55:24 avec Gabriel Russier, même si ça n'est pas directement le même sujet.
00:55:29 C'est une femme qui est passionnée par l'enseignement dans une classe,
00:55:34 à l'égard de très jeunes handicapés, qu'elle cherche à éveiller, à stimuler,
00:55:40 il l'aime énormément, et en réalité, il y en a un en particulier
00:55:45 qui a besoin de l'enlacer en permanence.
00:55:49 Et très naturellement, comme elle n'a aucune mauvaise pensée,
00:55:54 elle le fait et ça l'aide énormément, il progresse,
00:55:59 mais on devine, la mère commence à protester, ça n'est pas votre rôle,
00:56:04 la directrice estime qu'elle a une conception de l'enseignement
00:56:08 totalement délétère, et tout ça se termine de manière étrange.
00:56:13 Mais vraiment, je vous recommande le livre,
00:56:16 parce qu'elle a une manière de parler de la quotidienneté,
00:56:19 des risques et des grandeurs de l'éducation de ces jeunes handicapés,
00:56:25 qui est tout à fait remarquable.
00:56:27 - Et le deuxième, c'est une très belle auteure,
00:56:32 chez Actes Sud, il me semble.
00:56:34 - Vous vous dites auteur, on dit autrice, tout est possible.
00:56:38 - Autrice, d'auteur, auteur avec un E.
00:56:41 - Mais sans H.
00:56:43 - Si Tom est conservateur, je peux l'être encore plus.
00:56:47 - On aurait pu dire auteuse aussi.
00:56:50 - Ce qui est important de dire, par rapport à ce que vous dites,
00:56:55 c'est la difficulté parfois pour les profs,
00:56:58 de la proximité peut-être avec leurs élèves,
00:57:01 même si les choses leur permettent d'évoluer,
00:57:04 qui peut parfois mal passer.
00:57:06 - On en a trop, on en a pas.
00:57:08 - C'est difficile, la mesure est compliquée.
00:57:10 - Et ce sont des sensibilités très particulières
00:57:12 que celles de ces jeunes handicapés, elle les décrit très bien,
00:57:16 un rien les blesse, et un élan, une affection,
00:57:20 peut les entraîner dans des vertiges.
00:57:23 - On parle des enfants, on parle pas des ados,
00:57:26 Brigitte Macron avait un élève avec qui elle avait eu un lien,
00:57:29 mais il était déjà un peu grand.
00:57:31 - Je vois pas de qui vous voulez parler.
00:57:33 - Les cours de théâtre ont commencé à 15 ans.
00:57:36 - C'est ça, c'est ça.
00:57:38 Tom, les influenceurs doivent-ils être soumis
00:57:41 aux mêmes règles que les médias ?
00:57:43 - Le rapport Booba a déclenché pas mal de polémiques récemment,
00:57:47 vous le savez sans doute,
00:57:49 et il y en a une qui est sa critique,
00:57:51 qui est une agence d'influenceurs
00:57:54 qui est assez controversée actuellement.
00:57:57 Dans ce sillage-là, il a développé un débat plus large,
00:58:03 sur le rôle des influenceurs dans la société d'aujourd'hui.
00:58:07 Aujourd'hui, on est beaucoup abreuvés de contenus
00:58:10 qui sont sponsorisés, mis en avant de différentes manières
00:58:12 par des personnes qui sont les influenceurs professionnels,
00:58:15 et qui touchent parfois des sommes assez substantielles
00:58:17 pour mettre en avant ces produits.
00:58:19 Il y a eu des soucis outre-Atlantique notamment,
00:58:22 je crois que Kim Kardashian avait mis en avant un produit
00:58:25 en rapport avec la crypto, je crois,
00:58:27 sans suffisamment informer les personnes des risques.
00:58:30 - Là, il y a des trucs terribles qui tournent ensemble.
00:58:32 - Il y avait eu des sanctions.
00:58:34 - Sur la chirurgie esthétique notamment.
00:58:36 - Il y a beaucoup de sujets,
00:58:38 et donc en réalité, le vrai débat de fond,
00:58:40 c'est est-ce que les influenceurs doivent être traités
00:58:42 comme des médias ?
00:58:43 Et c'est ça en fait le vrai truc.
00:58:45 Moi je pense en effet depuis longtemps que ça devrait être le cas,
00:58:47 parce que déjà les réseaux sociaux en anglais,
00:58:49 on dit social media, c'est des médias sociaux,
00:58:51 il faut déjà comprendre effectivement le rôle que ça a,
00:58:53 et surtout quand vous avez aujourd'hui des influenceurs
00:58:55 avec des centaines de milliers, des millions d'abonnés,
00:58:57 vous avez une audience qui est bien supérieure
00:58:59 à celle des grands magazines, à celle de télévision, etc.
00:59:02 - Et le mot le dit, influence.
00:59:04 - Exactement, et donc effectivement,
00:59:06 c'est toujours un peu délicat.
00:59:08 Il y a des systèmes maintenant sur les plateformes
00:59:10 qui vous autorisent et même qui vous obligent théoriquement
00:59:13 à mentionner que vous êtes sponsor, etc.
00:59:15 Mais c'est quand même en pratique assez libre.
00:59:17 Vous pouvez quand même toujours dire "oui, mais voilà,
00:59:19 on met en avant, c'est pas vraiment de publicité"
00:59:21 et on sait pas vraiment derrière quelle est la monétisation.
00:59:23 Sauf que derrière, ce sont les produits,
00:59:25 les services de consommation courante, potentiellement,
00:59:27 qui sont en tout cas disponibles sur le marché.
00:59:30 Et donc derrière, il n'y a pas forcément
00:59:32 les mises en garde qu'une entreprise ordinaire
00:59:34 qui vend les produits directement pourrait faire.
00:59:37 Et donc Bruno Le Maire a en fait pris au vol
00:59:40 la mise en garde de Booba justement
00:59:42 dans le cadre de cette polémique-là.
00:59:44 Il a dit "non, il faudrait avoir une réglementation spécifique,
00:59:46 on va le faire".
00:59:47 Donc c'est quand même une vraie révolution en France là-dessus.
00:59:49 - Alors le tour de table se poursuit.
00:59:51 Madi Saïdi, vous passez un coup de gueule.
00:59:53 On en a parlé un petit peu avec la chanson de Greta Nair.
00:59:55 Insalubrité de la ville de Paris.
00:59:57 - Alors moi, mon coup de gueule aujourd'hui,
00:59:59 c'est l'insalubrité de la ville de Paris.
01:00:00 Déjà que Paris n'était pas très propre.
01:00:02 Mais alors là, c'est dégueulasse.
01:00:04 Il y a des poubelles de partout.
01:00:05 Il y a plus de 5600 tonnes d'ordures
01:00:09 dans la rue à Paris.
01:00:11 Alors, certains essaient d'en faire un coup politique.
01:00:15 Alors on entend le gouvernement qui dit que c'est scandaleux.
01:00:17 Hidalgo, elle devrait réquisitionner des employés
01:00:20 pour faire le nécessaire.
01:00:21 Il y a LR qui se réveille en disant "ben effectivement,
01:00:24 moi si j'étais élue, je ferais de la propriété un marché privé".
01:00:28 Et chacun se relance la balle de part et d'autre.
01:00:31 Et en l'occurrence, qu'est-ce qui souffre ?
01:00:32 C'est toujours les parisiens.
01:00:33 Ça c'est un vrai problème.
01:00:35 Et c'est aussi pour moi je trouve,
01:00:37 le moyen de montrer que finalement,
01:00:39 ces employés qui parfois nous dépassent comme des ombres,
01:00:42 on voit leur utilité.
01:00:43 Si les politiques ne servent pas à grand-chose en réalité,
01:00:46 se mettent en grève, honnêtement on ne le voit pas.
01:00:48 Si on se met en grève,
01:00:51 si tout le monde s'aperçoit, ça fait chier tout le monde.
01:00:53 La première ligne.
01:00:56 L'occasion justement de revaloriser ce métier.
01:01:00 Je les salue, en ce moment c'est compliqué,
01:01:03 mais en tout cas on salue leur travail,
01:01:04 parce que franchement c'est pas très agréable.
01:01:07 Et c'est plutôt courageux de leur part.
01:01:10 En tout cas, dans un instant,
01:01:11 le coup de projecteur des Vraies Voix,
01:01:13 faut-il supprimer l'article 49.3 de la Constitution ?
01:01:16 Voilà, bah oui, parce que un député écologiste,
01:01:19 Jérémy Yordanov, a déposé hier une proposition de loi
01:01:23 visant à le supprimer, cet article.
01:01:25 Qu'en pensez-vous ?
01:01:26 Est-ce que vous êtes d'accord ?
01:01:27 Vous êtes en majorité d'accord sur notre compte Twitter ?
01:01:30 Ben venez nous en parler.
01:01:31 0800 26 300 300.
01:01:32 On se retrouve dans un instant.
01:01:33 A tout de suite.
01:01:34 Les Vraies Voix Sud Radio, 17h20,
01:01:37 Frédéric Brindel, Cécile de Minibus.
01:01:40 On est ravis de vous retrouver avec Frédéric Brindel.
01:01:42 Ça va Frédéric ?
01:01:43 Moi je passe un très très bon moment.
01:01:45 Tant mieux, tant mieux.
01:01:46 Heureusement que vous n'avez pas raté le début,
01:01:48 et vous aurez la fin aussi de cette émission.
01:01:49 Ça c'est bien.
01:01:50 Vous parlez de moi parce que moi j'étais là au début.
01:01:52 Oui c'est pour ça que je vous dis,
01:01:53 vous n'avez pas raté le début.
01:01:54 Voilà, et je serai là à la fin.
01:01:55 C'est ça, c'est ce que je viens de dire.
01:01:57 Ce qui n'a aucun intérêt, cette phrase que je viens de dire,
01:01:59 mais elle a le mérite d'exister.
01:02:00 Et les auditeurs de Sud Radio attendent qu'on soit précis comme ça.
01:02:03 Absolument.
01:02:04 Et la précision c'est de dire que Tom Connan est là,
01:02:07 que Madi, Cécile est là,
01:02:09 et que Philippe Bilger est avec nous, bien entendu.
01:02:12 Philippe Bilger c'est un grand homme.
01:02:14 Non non, absolument.
01:02:16 Là j'ai eu ma dauve d'hyperbole aujourd'hui.
01:02:18 Très bien, ça sera difficile de demander en mien.
01:02:20 Et là je parle d'hyperbole, ça c'est hyper ras-le-bol.
01:02:23 Donc on s'arrête, on se détend.
01:02:25 Allez tout de suite, le coup de projecteur des Vraies Voix.
01:02:27 Les Vraies Voix Sud Radio,
01:02:29 le coup de projecteur des Vraies Voix.
01:02:31 Et en pleine réforme des retraites,
01:02:33 le député écologiste Rémi Yardanov a déposé ce dimanche
01:02:37 une proposition de loi visant à supprimer l'article 49.3 de la Constitution
01:02:41 signée par tous les élus Europe Écologie-Livre de l'Assemblée Nationale.
01:02:45 La proposition de loi a pour but de protéger la crédibilité
01:02:48 du système démocratique dans son ensemble.
01:02:50 Frédéric ?
01:02:51 Le gouvernement d'Elisabeth Borne a déjà eu recours à 10 reprises au 49.3.
01:02:56 Il pourrait être contraint de l'utiliser pour faire valider la réforme des retraites jeudi prochain.
01:03:01 Pourtant, le mot d'ordre des ministres c'est
01:03:03 "Non, pas de 49.3 pour les retraites".
01:03:06 Et le projet de loi des députés écologistes est un, je cite,
01:03:09 "effet d'annonce et de buzz", martèle-t-il.
01:03:12 Qu'en pensez-vous, auditeurs de Sud Radio ?
01:03:14 Supprimer le 49.3 de la Constitution serait-il une étape vers plus de démocratie ?
01:03:19 Ou le 49.3 permet-il d'éviter le blocage systématique des réformes ?
01:03:23 En tout cas, l'auteur de cette proposition, Jérémy Yordanoff, est avec nous.
01:03:26 Bonsoir, merci d'être en direct sur Sud Radio.
01:03:29 Bonsoir, c'est notre invitation.
01:03:32 Député européen écologique et vert de l'ISER et auteur de la proposition
01:03:36 justement sur cette suppression de l'article 49.3, alinéa 3, de la Constitution.
01:03:41 Philippe Bilger, qu'en pensez-vous ?
01:03:43 Vous me permettez, c'est sûr, pour gagner du temps,
01:03:47 à la fois d'exprimer une opinion, mais surtout une question à M. le député.
01:03:52 M. le député, je trouve que votre proposition de loi est tout à fait intéressante,
01:03:59 mais ce qu'au fond, le danger, c'est qu'elle ne soit pas adaptée
01:04:05 dès lors qu'on reste dans le système de la Ve République.
01:04:10 À partir du moment où on ne changerait que le 49.3 en le supprimant,
01:04:16 est-ce qu'il n'y aurait pas une sorte de risque d'inédacuation
01:04:21 avec le régime dont on dispose aujourd'hui ?
01:04:25 Est-ce qu'il ne faudrait pas d'une certaine manière tout changer,
01:04:28 peut-être aller vers la VIème République, cher agent Luc Mélenchon ?
01:04:33 Très bonne question.
01:04:37 Évidemment, je souhaiterais un changement plus profond de la Constitution
01:04:42 avec un rééquilibrage complet des pouvoirs.
01:04:45 Aujourd'hui, on a une Constitution qui est déséquilibrée,
01:04:48 qui donne beaucoup de pouvoirs à l'exécutif et très peu aux législatifs.
01:04:52 C'est un petit peu une exception en Europe et ailleurs dans le monde.
01:04:56 Et je pense qu'aujourd'hui, ça n'est pas en phase avec la société du XXIe siècle.
01:05:01 La société a changé depuis l'écriture de la Constitution en 1958,
01:05:07 et je pense qu'il faut l'adapter, il y a urgence.
01:05:10 Le 49-3, on peut l'enlever sans changer les grands équilibres de la Constitution.
01:05:15 Il faudra le faire, mais le 49-3 est une mesure qui n'existe pas ailleurs,
01:05:20 c'est une exception.
01:05:22 Ça permet à l'exécutif de légiférer à la place du législateur.
01:05:26 Et donc, c'est en ça que c'est une anomalie qui n'a pas sa place,
01:05:30 et d'ailleurs, il y a beaucoup de gouvernements qui ne l'ont pas utilisée.
01:05:33 Jérémy Jordanoff, ça réagit autour de la table, les vraies voix, avec Madi Seydi.
01:05:38 Alors, je ne sais pas si le 49-3 permet vraiment de légiférer à la place du législateur.
01:05:47 Je pense que le 49-3 intervient quand même dans une période où
01:05:50 les députés n'arrivent pas à s'entendre, n'arrivent pas à trouver de solution.
01:05:54 Est-ce que quelque part, alors je ne sais pas si ce serait bien de l'enlever ou pas,
01:05:58 mais est-ce que quelque part, dans un pays comme le nôtre,
01:06:01 est-ce qu'il ne faudrait pas garder en tout cas un moyen
01:06:04 de trouver une solution quand le pays est bloqué ?
01:06:07 Là, on a le cas avec la réforme des retraites, il se peut que ça passe, il se peut que ça ne passe pas.
01:06:11 Si l'Assemblée nationale ne vote pas, ce qu'a voté le Sénat,
01:06:15 qu'est-ce que vous vous préconisez ? Est-ce que vous pensez qu'on continue éternellement à discuter,
01:06:19 à s'écharper dans l'une des assemblées et dans l'autre ?
01:06:23 À un moment, je pense que c'est aussi une forme de responsabilité de dire, voilà,
01:06:27 vous n'êtes pas capables, excusez-moi du terme, en tout cas,
01:06:30 vous ne parvenez pas à trouver une solution entre vous.
01:06:33 À un moment, l'exécutif arrive et il tranche.
01:06:37 Alors, j'entends cette remarque complètement,
01:06:40 qui écho à beaucoup de discussions dans la société.
01:06:43 Je veux rappeler quand même ce qui s'est passé au début du gouvernement Bormes.
01:06:48 La Constitution, à son article 49 alinéa 1,
01:06:52 et c'est aussi à l'objet de ma proposition de loi,
01:06:55 de changer cette disposition,
01:06:57 le 49.1 demande au gouvernement d'engager sa responsabilité devant l'Assemblée nationale.
01:07:05 Le gouvernement engage sa responsabilité devant l'Assemblée nationale.
01:07:09 Élisabeth Bornes ne l'a pas fait.
01:07:11 En fait, le problème, il est là.
01:07:13 C'est-à-dire qu'on a un président de la République qui a été élu par défaut.
01:07:17 Alors, il a une légitimité, mais son programme n'est pas le programme d'une majorité de Français,
01:07:21 puisque des gens comme moi ont appelé à voter pour lui pour battre Marine Le Pen.
01:07:26 Il y a une proposition d'ailleurs de vos collègues Europe Écologie Les Verts
01:07:30 qui disent qu'il faut systématiquement, dans ce cas-là,
01:07:33 que le Premier ministre remette en question son gouvernement,
01:07:38 quitte à prendre une motion de censure. C'est ce que vous dites.
01:07:40 Alors, moi, je ne dis pas qu'il y a une motion de censure.
01:07:42 Je dis que le gouvernement, quand il est composé par le président de la République,
01:07:45 il vient devant l'Assemblée nationale et il demande un vote de confiance.
01:07:48 En réalité, c'est déjà dans la Constitution,
01:07:50 mais Élisabeth Bornes en est affranchie.
01:07:52 Donc, moi, je propose une réécriture pour que ce soit vraiment obligatoire.
01:07:55 Et si le gouvernement avait une majorité à l'Assemblée nationale,
01:07:58 il n'y aurait pas de problème. Il pourrait dérouler son programme derrière.
01:08:01 La difficulté, c'est qu'aujourd'hui, on a un gouvernement
01:08:03 qui n'a pas cherché à avoir une majorité à l'Assemblée nationale.
01:08:06 Donc, évidemment, au bout d'un moment, il y a un problème,
01:08:08 mais on ne peut pas dire que c'est la responsabilité des parlementaires.
01:08:10 Nous, on a été élus par le peuple français pour représenter la nation.
01:08:14 On n'est pas là pour regarder ce que le gouvernement veut faire et les bras croisés.
01:08:19 Ce n'est pas possible.
01:08:21 Tout le monde le sait que le régime parlementaire français,
01:08:25 c'est un régime à tendance présidentialiste qui donne plus de pouvoir à l'exécutif
01:08:29 que dans le régime présidentiel américain, par exemple, contrairement aux apparences,
01:08:33 où le congrès américain a plus de pouvoir relativement parlant que le parlement français.
01:08:38 Ça, c'est le premier point.
01:08:40 Le deuxième point, c'est qu'effectivement, il y a quand même un usage
01:08:43 qui est parfois abusif du 49-3.
01:08:45 Et justement, il y a presque une espèce d'atteinte à la séparation des pouvoirs.
01:08:50 Vous savez, il y a la question de "checks and balances",
01:08:53 comme on dit, l'équilibre des pouvoirs qui doit exister dans une société,
01:08:57 chez Montesquieu, dans l'esprit des lois,
01:09:00 entre l'exécutif, le législatif et l'autorité judiciaire.
01:09:04 Je parle sous le contrôle de Philippe Bigert,
01:09:07 mais le problème tout de même de ce recours trop systématique
01:09:11 met quand même à mal une partie des fonctions,
01:09:15 enfin plutôt des attributions du Parlement, plus exactement.
01:09:18 Et ensuite, en dernier point, je voudrais dire qu'il me semble que dans la Constitution,
01:09:22 c'est d'ailleurs, je crois, évoqué actuellement sur le débat au sujet des retraites,
01:09:26 il y a le mécanisme de la commission mixte paritaire,
01:09:29 qui permet aussi de forcer, en tout cas d'encourager les deux chambres à trouver un accord.
01:09:35 Et donc, on va un peu trop vite, je pense maintenant, effectivement,
01:09:38 sur le 49-3 pour pouvoir trancher.
01:09:40 Jérémy Jordanoff, il y avait eu un Premier ministre qui utilisait beaucoup le 49-3,
01:09:45 Michel Rocard. De mémoire, son parcours, son action a plutôt été valorisé.
01:09:51 Peut-être que s'il n'avait pas utilisé le 49-3,
01:09:54 les réformes qui se sont avérées positives n'auraient pas été adoptées.
01:09:58 Je pense que le contexte politique est différent.
01:10:01 Alors d'abord, je voudrais rebondir sur ce qui a été dit juste avant.
01:10:04 La CMP, pour moi, ce n'est pas un problème en soi,
01:10:07 dans la mesure où si le texte était débattu régulièrement à l'Assemblée nationale
01:10:12 et régulièrement au Sénat, si les deux chambres ne sont pas d'accord,
01:10:15 il faut trouver un point d'accord.
01:10:16 Mais ce qui se passe, c'est que dans la CMP, s'il y a un désaccord qui subsiste,
01:10:20 le dernier mot revient à l'Assemblée nationale.
01:10:23 Alors souvent, on essaie de trouver un accord, mais des fois, il n'y en a pas.
01:10:26 Et donc, la Constitution prévoit qu'il n'y ait pas d'accord et le texte est redébattu.
01:10:28 Donc, en fait, on pourrait très bien s'imaginer que mercredi,
01:10:31 il n'y a pas d'accord à la CMP et qu'on rediscute le texte à l'Assemblée nationale.
01:10:36 Ça, c'est une possibilité.
01:10:38 Sur la question du régime présidentiel, présidentialiste, effectivement,
01:10:42 on est bien loin de Montesquieu parce que ce qui s'est passé avec le référendum de 1962
01:10:49 et l'élection du président de la République au suffrage universel,
01:10:52 qui n'était pas au départ dans le texte de la Constitution,
01:10:55 c'est qu'on a créé un trouble, une confusion parmi l'esprit de nos citoyens.
01:10:59 Et finalement, la légitimité du pouvoir, on ne sait plus si c'est le président de la République
01:11:04 ou si c'est l'Assemblée nationale.
01:11:06 Et il y a cette ambiguïté qui est un petit peu compliquée,
01:11:11 qui normalement doit être résolue parce que le gouvernement doit engager sa responsabilité
01:11:16 devant l'Assemblée nationale, il ne le fait pas.
01:11:19 C'est un problème.
01:11:21 J'ai eu l'ancêtre sur un autre sujet après.
01:11:26 Oui, sur Michel Rocard, mais vous voulez peut-être rajouter,
01:11:29 mais sinon Philippe Bilger a une question.
01:11:31 En fait, je voulais vous rejoindre, monsieur le député.
01:11:34 Le trouble est d'autant plus grand que le double rôle du président de la République
01:11:41 et du premier ministre a totalement été battu en brèche par la pratique politique.
01:11:48 Et on ne peut pas dire que le premier ministre dirige véritablement l'action du gouvernement.
01:11:53 C'est ce qu'on disait sur la monarchie présidentielle.
01:11:56 Jérémie Jordanoff.
01:11:58 Je vous rejoins là-dessus parfaitement.
01:12:01 Au fur et à mesure des septennats et des quinquennats,
01:12:05 on a vu que le premier ministre, qui normalement dans la Constitution,
01:12:08 donnait l'action du gouvernement, s'est effacé.
01:12:11 Il est devenu un collaborateur du président de la République.
01:12:13 Et c'est le président de la République qui va lui-même imposer des petits réformes,
01:12:17 faire des annonces, etc. à la place du premier ministre.
01:12:20 Il y a un double phénomène qui s'est enclenché de plus en plus,
01:12:24 et avec Emmanuel Macron c'est flagrant,
01:12:26 c'est que les conseillers ministériels, aujourd'hui,
01:12:29 ils travaillent à la fois pour le gouvernement et pour l'Élysée.
01:12:32 Donc l'ensemble de la décision politique sur le premier quinquennat Macron
01:12:35 s'est prise à l'Élysée.
01:12:37 Ça c'est parfaitement contraire à l'esprit de la Constitution de 1958.
01:12:42 Le chef de l'État doit être le garant des institutions, avoir un rôle d'arbitre,
01:12:45 et il doit laisser le gouvernement gouverner.
01:12:47 Là où il est en fragilité aujourd'hui, c'est qu'il est en première ligne tout le temps,
01:12:51 et le jour où il y a une contestation sociale, finalement c'est lui qui est responsable.
01:12:55 Et ça c'est pas normal.
01:12:57 Je pense que ça fragilise notre système démocratique,
01:12:59 et il faut revenir à un gouvernement qui gouverne avec une majorité à l'Assemblée nationale,
01:13:03 et un président qui est en retrait, qui joue l'image de la France à l'international.
01:13:09 Voilà.
01:13:10 0826-300-300, Roland, t'es avec nous, vous vouliez réagir, Roland.
01:13:14 Oui, oui, en fait, c'est un article de la Constitution qui nous scandalise un petit peu,
01:13:22 que je trouve, moi personnellement, très impopulaire,
01:13:26 puisqu'il est utilisé pour passer en force des réformes
01:13:29 dont le gouvernement sait que l'opinion n'y sera pas favorable.
01:13:32 C'est un outil qui ne laisse aucune place au débat.
01:13:35 Borne l'a par exemple utilisé deux fois en deux jours.
01:13:38 C'est quand même assez conséquent.
01:13:41 Je considère que l'exécutif actuellement, sous le gouvernement de Borne,
01:13:46 l'utilise surtout pour servir ses propres intérêts.
01:13:50 Pour moi c'est caractéristique d'un gouvernement qui fait fi du peuple, tout simplement.
01:13:56 C'est un outil antidémocratique qui démontre un certain déni démocratien, quand même.
01:14:01 Je considère qu'il devrait être supprimé et uniquement remplacé
01:14:04 par quelque chose du style référendum d'initiative citoyenne.
01:14:09 - Je suis à l'issue, selon vous. - En réalité, pour rejoindre un peu ce que dit monsieur,
01:14:15 même en supprimant le 49-3, il y a quand même toujours une solution
01:14:19 qui est prévue par la Constitution en cas de régime d'assemblée,
01:14:22 comme il y avait sous la troisième, avec la Très Rémunée publique,
01:14:24 et impossibilité de se décider sur un texte.
01:14:27 C'est la dissolution. La dissolution de l'Assemblée nationale.
01:14:30 - On en a parlé beaucoup. - Bien sûr, mais justement,
01:14:33 le problème c'est que le risque qui est pris par la dissolution,
01:14:37 comme l'avait fait Chirac dans les années 90, c'est-à-dire retourner contre lui,
01:14:40 et s'est retrouvé ensuite avec une majorité de la couleur opposée
01:14:44 avec l'arrivée de Jospin au gouvernement.
01:14:46 - On ne peut pas repartir tous les 15 jours dans les élections.
01:14:49 - Non, tous les 15 jours, mais au moins l'intérêt de la dissolution,
01:14:52 c'est que c'est risqué, c'est une pratique très solennelle, très grave,
01:14:54 avec des conséquences irréversibles.
01:14:56 Et donc effectivement, ça oblige le président et l'exécutif en général
01:15:01 à avoir une assez grande hauteur par rapport aux réformes qu'il met en avant,
01:15:06 et éventuellement aux stratégies un peu extrêmes qu'il met en place pour pouvoir y arriver.
01:15:11 - Bon, Jérémie Jordanoff, je rappelle que vous êtes avec nous,
01:15:13 vous êtes député Europe Écologie-Les Verts de l'ISER,
01:15:15 vous avez fait cette proposition de loi, supprimer le 49-3.
01:15:19 Concrètement, quel est le calendrier ? Dans quelle mesure vous pensez que ça puisse être discuté ?
01:15:24 - Pour l'instant, ça n'a pas été retenu.
01:15:26 - Pour l'instant, ça n'a pas été retenu.
01:15:28 Concrètement, vous espérez quoi en termes d'agenda ?
01:15:31 - Alors, dans un premier temps, j'espère convaincre les députés,
01:15:35 l'ensemble des députés, tous les députés républicains,
01:15:40 pour leur dire "jouez votre rôle de parlementaires,
01:15:43 ne laissez pas le gouvernement légiférer à votre place".
01:15:47 Le 49-3, quelque part, pour les députés de la majorité,
01:15:50 j'ai l'impression aujourd'hui que c'est une disposition de confort,
01:15:53 c'est-à-dire qu'ils n'auront pas besoin d'afficher leur vote
01:15:57 et de choisir si le gouvernement enclenche le 49-3.
01:16:01 Et ça, ça n'est pas normal.
01:16:03 Chacun doit assumer ses positions, le débat doit avoir lieu à l'Assemblée nationale.
01:16:07 Et si on n'a pas ce débat démocratique,
01:16:09 si on n'a pas cette confrontation d'idées à l'intérieur des institutions,
01:16:12 qu'est-ce qui va se passer ?
01:16:14 Les manifestants qui sont en colère, qu'est-ce qu'ils vont faire ?
01:16:16 Ils n'ont pas été écoutés depuis le début.
01:16:19 Les syndicats ont fait des manifestations remarquables,
01:16:22 qui se sont tenues sans violence.
01:16:25 Enfin, il y a 1,5 million de personnes au bas mot qui manifestent,
01:16:28 mais il y a tous les autres qui ne manifestent pas non plus.
01:16:30 Ce qui ne veut pas dire qu'ils sont forcément d'accord.
01:16:32 Ce qui ne veut pas dire non plus le contraire.
01:16:34 Vous avez raison, vous avez raison.
01:16:37 Mais il y a aussi des sondages qui montrent quand même
01:16:39 qu'il n'y a pas une grande adhésion de la population à la réforme du gouvernement.
01:16:44 D'ailleurs, s'il y avait une adhésion large de la population à la réforme du gouvernement,
01:16:48 il n'y aurait pas cette menace de 49.3,
01:16:50 il n'y aurait pas de débat, on ferait le vote à l'Assemblée nationale
01:16:53 et ça passerait comme une lettre à la poste.
01:16:55 En réalité, aujourd'hui, le gouvernement sent qu'il sera obligé de le mettre, le 49.3.
01:16:59 Il est en train de dire dans les médias que non, ils n'ont pas envie,
01:17:02 ils essaieront de trouver une autre solution, de convaincre, etc.
01:17:05 Enfin, si je disais, moi je préférerais qu'ils disent "on ne le mettra pas".
01:17:08 Donc dans un premier temps, votre objectif, on est d'accord,
01:17:11 c'est de convaincre vos confrères, vos consoeurs à la Somme.
01:17:15 J'imagine que les Insoumis, pour l'instant, sont convaincus ?
01:17:18 Ah non !
01:17:19 Écoutez, j'étais en circonscription ce week-end, je viens juste d'arriver à mon bureau à Paris,
01:17:24 je vais ouvrir les discussions.
01:17:25 Les premiers échanges que j'ai eus sont plutôt favorables.
01:17:28 Boris Vallaud ?
01:17:30 Dans les 24-48 heures, vous aurez une première liste de noms.
01:17:35 Pour l'instant, je ne peux pas vous en dire plus.
01:17:37 Et par ailleurs, j'ai lancé aussi une pétition,
01:17:41 Stop 49.3, pour dire que ce n'est pas uniquement une question parlementaire.
01:17:47 Je pense qu'aujourd'hui, ce débat-là doit avoir lieu dans la société.
01:17:51 L'ensemble des Français doit pouvoir dire
01:17:54 "nous avons besoin d'un débat à l'Assemblée nationale".
01:17:57 Ça suffit que le gouvernement décide tout seul.
01:17:59 Ça suffit que le gouvernement n'écoute pas les corps intermédiaires.
01:18:02 Je pense qu'aujourd'hui, on est à la limite du système de la Ve République,
01:18:07 et c'est ce que disait un petit peu Laurent Berger dans son interview.
01:18:10 Il met en garde sur une crispation autoritaire du pouvoir.
01:18:16 Je pense que nos concitoyens ont besoin d'un débat démocratique,
01:18:21 et j'ai peur d'une issue qui soit un peu moins cool que jusqu'à maintenant.
01:18:26 Merci beaucoup en tout cas, Jérémy Yordanoff, d'avoir été avec nous.
01:18:29 Député Europe Écologie-Les Verts, de l'ISER, et auteur de cette proposition de loi
01:18:33 sur la suppression de l'article 49.3 de la Constitution.
01:18:37 Merci d'avoir été avec nous, et bien entendu, on vous reprendra,
01:18:41 on suivra cette proposition.
01:18:43 Vous restez avec nous, on reste ensemble jusqu'à 19h,
01:18:45 avec Philippe Bilger, avec Madi Saadi, et avec Tom Connane.
01:18:49 Et je vous appelle 0826-300-300.
01:18:51 Les vraies voix, c'est jamais fini, hein Frédéric Brunveld ?
01:18:55 Ils sont là, les auditeurs de Sud Radio, 0826-300-300.
01:19:00 Ils sont au téléphone, ils sont comme des oufs.
01:19:03 Ils sont insupportables.
01:19:07 Vas-y Cécile, ils sont comme des oufs.
01:19:09 Ils sont comme des godins, ils veulent parler à Philippe Bilger.
01:19:12 Gilles est avec nous, il nous appelle de Charente.
01:19:14 Bonsoir Gilles.
01:19:15 Oui, bonsoir.
01:19:16 Comment ça va ?
01:19:17 Merci de prendre mon appel.
01:19:19 Ça nous fait plaisir de vous accueillir en direct sur Sud Radio.
01:19:21 Merci en tout cas de nous appeler.
01:19:22 Vous vouliez revenir sur ce redécoupage des régions.
01:19:27 Charente, vous êtes en Pays de Loire, c'est ça ?
01:19:30 Non, non, Charente c'est la Nouvelle Aquitaine.
01:19:33 C'est ça qui était le problème.
01:19:35 Allez-y, faites-nous plaisir Gilles, je trouve ça stupide.
01:19:39 Non, ce n'est pas une histoire de stupidité, mais il me semble qu'à l'époque,
01:19:44 il y avait un projet global de réorganisation des régions
01:19:52 et de l'administration en général,
01:19:55 et qu'on avait parlé aussi de la disparition des départements.
01:19:59 Parce qu'aujourd'hui, on s'aperçoit que les départements
01:20:03 ne gèrent plus pratiquement que l'aide sociale,
01:20:06 c'est-à-dire l'assistance sociale.
01:20:08 Cette assistance sociale est d'ailleurs très mal faite
01:20:13 puisqu'elle dépend du département,
01:20:15 c'est-à-dire qu'elle est très inégalitaire sur tous les territoires,
01:20:18 suivant que le département met plus de budget sur l'aide sociale,
01:20:25 d'autres départements moins.
01:20:27 Donc il y a une inégalité territoriale au niveau de l'aide sociale.
01:20:31 Alors moi, il me semblait qu'en faisant les grandes régions
01:20:35 avec des compétences économiques, en supprimant les départements,
01:20:41 par contre, en maintenant un service d'État,
01:20:45 c'est-à-dire une grande administration qui s'appelait à l'époque l'ADAS,
01:20:49 et que M. le Président Sarkozy a supprimé d'ailleurs,
01:20:52 en découpant le sanitaire à l'ARS et l'action sociale dans un bidule
01:20:57 qui s'appelle la BDS-CSRP.
01:21:02 - Les acronymes sont très forts dans la administration.
01:21:05 Vous n'êtes pas contre les départements, on est d'accord ?
01:21:09 On garde le 16 pour les Charentes, etc.
01:21:12 - C'est sur les missions.
01:21:15 Moi, je me demande aujourd'hui, on a empilé, on empile,
01:21:19 on a cette particularité d'empiler toujours les choses sans en supprimer,
01:21:26 sans faire le bilan des choses.
01:21:29 - C'est vrai qu'on ne comprend plus du tout qui fait quoi en fait.
01:21:33 - Les grandes régions, à mon avis, c'était pour répondre à l'Europe.
01:21:37 Vous savez, les lander allemands, on a voulu le faire en France comme les lander,
01:21:43 c'est-à-dire que l'Europe ne négocie plus maintenant avec l'État,
01:21:47 elle négocie des contrats de plan avec directement les grandes régions.
01:21:51 C'était pas mal dans la mesure où les grandes régions, effectivement,
01:21:55 ne sont plus à même de créer des filières, des choses comme ça, au niveau local.
01:22:01 Ça, c'était une bonne chose.
01:22:03 Mais moi, il me semble qu'on aurait dû aller jusqu'au bout
01:22:06 et on est resté au milieu du guet.
01:22:08 On aurait dû modifier la carte, voire supprimer les départements,
01:22:13 faire peut-être autre chose, mais quelque chose d'égalitaire,
01:22:16 c'est-à-dire, pour moi, tout ce qui est social doit relever de l'État
01:22:19 parce que ça doit être foncièrement égalitaire.
01:22:22 - Il y a l'administratif et il y a l'affectif.
01:22:24 Tom Conan.
01:22:25 - Ce que je trouve frappant, c'est qu'en réalité,
01:22:28 le problème, c'est que justement, l'espace européen,
01:22:30 lui, n'est pas complètement intégré.
01:22:32 Il y a eu le départ du Royaume-Uni, évidemment, ça n'a échappé à personne.
01:22:35 Et donc, aujourd'hui, l'Europe est quand même très affaiblie
01:22:37 dans son organisation et ses institutions, il me semble.
01:22:40 Et donc, justement, cette espèce de souffle qu'il pouvait y avoir
01:22:43 à un moment donné, aujourd'hui, il n'est plus là.
01:22:45 Et en effet, la politique régionale, c'est aujourd'hui la politique,
01:22:48 le premier poste de dépense de l'Union européenne.
01:22:51 Avant, ça a été la politique agricole commune pendant très longtemps.
01:22:54 Mais donc, c'est un effort, effectivement, colossal
01:22:56 pour réduire, vous savez, les inégalités entre les régions européennes.
01:23:00 Ça a été fait beaucoup en Allemagne, entre l'ex-Allemagne de l'Est
01:23:02 et l'ex-Allemagne de l'Ouest.
01:23:04 Et effectivement, c'est le cas aussi pour la France.
01:23:05 Mais donc, le problème, c'est ça.
01:23:06 C'est un espace européen qui n'est pas complètement intégré,
01:23:08 pas complètement fini.
01:23:09 Et donc, j'ai l'impression qu'en effet,
01:23:11 on hérite un petit peu de ça dans notre organisation bancale.
01:23:14 - Effet domino. - Effectivement, bancale.
01:23:16 Merci beaucoup, Gilles, pour votre témoignage.
01:23:18 - C'est moi qui vous remercie. - C'est une...
01:23:20 - Et continuez comme ça. Très bonne édition.
01:23:22 - Et vive les Charentes, vive Angoulême, et vive tout ça.
01:23:25 La BD et tout ça.
01:23:27 - C'est quoi ? C'est une ville, tout ça ?
01:23:28 (Rires)
01:23:30 - Merci, Gilles, de nous avoir appelés.
01:23:32 Merci à tous nos auditeurs, bien entendu, d'avoir composé le 0826-300-300.
01:23:35 On est très heureux de vous avoir eus.
01:23:36 Merci, Philippe Bilger.
01:23:38 Merci, Madi Saïdi.
01:23:39 Merci beaucoup, Tom Conan.
01:23:40 - Merci à vous. - Vous restez avec nous.
01:23:41 Dans quelques instants, avec Frédéric Brindel, on va vous parler citoyenneté.
01:23:45 Avec le G500, deux belles associations.
01:23:48 L'association Laurette Fugain.
01:23:50 Et puis, un garçon que vous connaissez bien, c'est Philippe Spanguero.
01:23:54 Timoine, c'est une fondation qui aide les associations, aujourd'hui.
01:23:58 - Famille de rugbyman, mais là... - Et grande famille généreuse.
01:24:01 On en parle dans quelques instants.
01:24:02 - Restez avec nous. - A tout de suite.
01:24:03 On est ensemble jusqu'à 20h. A tout de suite.