Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 4 ans
A la suite de la motion de cendure rejetée sur le texte de la réforme des retraites, de nombreux manifestants se sont réunis ce lundi soir pour protester contre le projet de loi défendu par le gouvernement.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Brûlant, vous en parliez ! Montrer ces vidéos, terrifiantes disons-le tout de suite, c'est
00:05 attiser les violences, jeter l'eau propre sur des fonctionnaires au métier difficile.
00:09 Ne pas les montrer, répondre d'autres en ligne, c'est nier un vrai souci avec le maintien
00:13 de l'ordre en ce moment.
00:15 Depuis jeudi dernier, depuis 49.3, pas un jour ne se passe en ligne sans que des élus,
00:19 des manifestants, des journalistes ne dénoncent un comportement disproportionné des forces
00:24 de l'ordre.
00:25 Côté préfecture, en même temps, on fait face à, vous le disiez, il n'y a pas de
00:29 défilé déposé en bonne et due forme.
00:31 À la préfecture, des rassemblements dits spontanés qui s'organisent en ligne, en
00:35 temps réel.
00:36 Je vous l'expliquais hier, c'est dans une boucle Télégram qu'on va se donner rendez-vous
00:39 hier par exemple à Bastille.
00:41 Ah mince, la police arrive, on s'alerte toujours en ligne.
00:43 On va ressurgir à Châtelet, le cortège sauvage est à nouveau dispersé.
00:48 On se retrouve Place Vauban, Nass.
00:50 Est-ce qu'on n'aurait pas Bruce changé d'époque ? Est-ce que finalement les règles
00:54 de la contestation et donc de son maintien n'auraient pas changé depuis des certains
00:59 gilets jaunes ?
01:00 Une chose ne change pas, en tout cas la réponse de la place Beauvau quand on la renvoie aux
01:05 vidéos de violences qui circulent en ligne.
01:07 Ces extraits, dit la place Beauvau, ne montrent pas le contexte.
01:11 Oui, sauf que l'excuse a fonctionné un temps, mais elle ne convainc plus vraiment en ligne.
01:15 Hier encore à Paris, on voit des images d'un policier de la Bravem filmé en train de frapper
01:18 au visage une jeune femme qui tente de se protéger.
01:21 Il y a cette droite en pleine tête d'un manifestant qui reste ensuite abandonné là, gisant au
01:25 sol durant de longues minutes.
01:26 Aucun contexte légal ne peut justifier ces gestes.
01:30 On voit également des charges sans sommation, des coups de matraque qui pleuvent sans interpellation
01:34 derrière.
01:35 Et là les juristes nous disent qu'on trouve ça justifié ou pas, c'est plus le problème.
01:38 C'est contraire à la doctrine officielle du maintien de l'ordre.
01:41 Si on vous neutralise violemment, c'est qu'on a quelque chose à vous reprocher, quelque
01:45 chose de précis.
01:46 Donc il y a beaucoup de questions sur les Nass également.
01:48 On a vu des CRS Place Vauban sortir leur gazeuse sur des manifestants apparemment très calmes.
01:53 Il y a Blas qui diffuse cette vidéo.
01:55 On voit un policier tirer au LBD sur un manifestant et lui hurler.
01:58 Je ne sais pas s'il y a des enfants à cette heure-là devant la télé, donc je ne vais
02:00 pas citer cette incroyable phrase qui lui balance.
02:04 La députée Raquel Garaydo vous le disiez, interpelle donc ministre et préfet pour mettre
02:09 fin à ce massacre.
02:10 Il y a sa consoeur Mathilde Panot qui évoque elle aussi des images insoutenables.
02:13 Quand arrêter le chaos et la répression, demande-t-elle ?
02:17 Machistras et avocats s'emmêlent.
02:19 Oui, ce matin, concernant les Nass déjà qui consistent à concentrer les manifestants
02:22 dans un tout petit périmètre grâce à des cordons de CRS.
02:25 Il rappelle que la pratique a été jugée illégale par le Conseil d'État en 2021.
02:30 Pourquoi est-ce qu'on la voit encore à Paris et pas qu'à Paris ?
02:34 À Strasbourg, cette nuit, il y a un homme qui s'est évanoui dans une rue très étroite.
02:38 Trop de lacrymo, trop de monde.
02:39 Le député Nups de la région s'interroge et s'en émeut.
02:43 Pareil pour les centaines de gardes à vue dont je vous parlais.
02:45 Ce n'est pas un usage de la force prévu par nos lois.
02:48 Il y a Mathilde Panot qui réclame la libération de ces manifestants arrêtés abusivement,
02:53 du coup, elle dit.
02:54 C'est le syndicat de la magistrature qui pointe lui aussi une dérive.
02:58 Et ils en veulent pour preuve les chiffres, c'est assez simple.
03:00 Jeudi dernier, 292 interpellations brusques, 283 classées sans suite.
03:06 On est quand même dans une preuve, disent-ils, que l'appareil judiciaire est entièrement
03:11 au service du maintien de l'ordre.
03:13 Le syndicat de la magistrature qui, dans son communiqué, parle de violences et de répression
03:18 policières destinées à dissuader par la peur les manifestations.
03:22 Je termine avec les avocats de France qui eux aussi s'en mêlent pour finir et s'inquiètent
03:25 de ces dérives dignes d'un pays autoritaire.
03:28 Ils ont des mots très durs.
03:29 Ces violences constatées partout en France viennent confirmer qu'il ne s'agit pas de
03:33 situation individuelle isolée mais d'une nouvelle doctrine de maintien de l'ordre
03:37 choisie, assumée, qui semble avoir pour objectif non pas le maintien de l'ordre mais l'intimidation
03:42 des manifestants et la cessation du mouvement social.
03:45 Et rappelle un petit problème quand même, c'est que l'opinion, liberté d'expression
03:49 et de déplacement, voilà là des droits quand même fondamentaux défendus par des
03:54 textes internationaux.
03:55 Une certaine déclaration des droits de l'homme par exemple.

Recommandations