00:00 Alors il y a eu exactement 855 interpellations dans toute la France, dont 729 dans la zone de la préfecture de police,
00:07 pour 843 gardes à vue. Et je voudrais rappeler que les gardes à vue sont sous l'autorité des parquets,
00:14 à Paris notamment, de la procureure de la République de Paris, et toujours mis en place par un officier de police judiciaire
00:19 qui est sous l'autorité du parquet. Donc il y a une différence entre les interpellations et les gardes à vue d'une dizaine,
00:24 et nous constatons que ces gardes à vue, en effet, sont toujours sous l'autorité du parquet.
00:28 La poursuite revient effectivement à l'autorité judiciaire. Mais le rôle des préfets, le rôle des policiers et des gendarmes,
00:34 c'est lorsqu'ils constatent un certain nombre de choses qui sont totalement illégales, manifestées dans le cadre d'une manifestation non déclarée,
00:44 un attroupement en vue de commettre des violences. On voit toutes ces poubelles brûlées dans Paris, on voit ces cocktails Molotov jetés,
00:50 on voit ces pavés des chaussées, on voit ces voitures brûlées. Les policiers et gendarmes ne peuvent pas regarder les choses
00:57 en restant dans leur camion, dans leur voiture ou sur leur moto. Et oui, la consigne que je leur donne, c'est d'interpeller les personnes
01:02 qui commettent ces actes. Ensuite, il appartient effectivement à la justice de poursuivre ou de ne pas poursuivre.
01:07 Mais à chaque fois, quelqu'un – et ça, je pense qu'il faut le rappeler – est mis en garde à vue, c'est un officier de police judiciaire
01:12 qui agit sous l'autorité du parquet. Et c'est le parquet qui décide, au bout d'un certain temps, de libérer ou de ne pas libérer cette personne
01:19 dans le cadre du code de procédure pénale. Je veux d'ailleurs dire que j'ai été particulièrement choqué des appels nombreux,
01:25 que j'ai pu avoir de certains élus de la République, évidemment plutôt du côté très à gauche de l'hémicycle, me demandant de faire procéder
01:32 à la libération des personnes gardées à vue à la préfecture de police. Je voudrais rappeler que dans une démocratie, le ministre de l'Intérieur,
01:38 en aucun cas pour n'importe quelle personne, ne peut intervenir pour libérer des personnes qui sont en garde à vue.
01:45 Il appartient au procureur de la République, ce qu'ils font évidemment quand ils le souhaitent, de le faire. Donc subir des pressions,
01:52 c'est une forme de « si vous ne libérez pas, on en parle à la presse ou dans les médias », me paraît évidemment pas très conforme à l'état de droit.
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