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  • il y a 3 ans
L'actualité vue par les témoins du quotidien, présenté par Clélie Mathias dans #LaParoleAuxFrancais

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00:00:00 Bonjour à tous, il est 14h et bienvenue sur CNews.
00:00:03 Je suis ravie de vous retrouver.
00:00:05 C'est la parole aux Français.
00:00:06 On commence par le journal.
00:00:08 Miquel Dorian, bonjour.
00:00:09 Bonjour Céline, bonjour à tous.
00:00:11 Après deux déplacements d'Emmanuel Macron,
00:00:14 on en a beaucoup parlé ces derniers jours,
00:00:15 c'est au tour d'Elisabeth Borne.
00:00:17 La Première ministre est en visite aujourd'hui à Valencé, dans l'Indre,
00:00:20 pour présenter un dispositif de rendez-vous en ligne
00:00:23 pour les papiers d'identité.
00:00:25 On l'écoute.
00:00:26 Beaucoup de Français ont des difficultés aujourd'hui
00:00:29 à obtenir ou à faire renouveler une pièce d'identité.
00:00:34 Et donc les délais sont trop longs.
00:00:36 66 jours de délai moyen, c'est trop long.
00:00:39 L'objectif qu'on se fixe, c'est d'être à 30 jours cet été
00:00:44 et de passer à 20 jours à l'automne
00:00:46 et d'avoir des rendez-vous disponibles partout en France.
00:00:50 Voilà, Elisabeth Borne dans l'Indre accompagnée,
00:00:53 vous l'avez vu, de Stanislas Guérini,
00:00:54 un ministre de la Transformation et de la Fonction publique,
00:00:56 et de Dominique Faure, la ministre déléguée,
00:00:59 chargée des Collectivités Territoriales et de la Ruralité.
00:01:02 Dans le reste de l'actualité, 43 ans après,
00:01:05 c'est l'heure du verdict au procès de l'attentat
00:01:08 contre la synagogue de la rue Copernic à Paris.
00:01:10 Hier, le parquet antiterroriste a requis
00:01:13 la réclusion criminelle à perpétuité
00:01:15 contre l'unique accusé à Sainte-Diab.
00:01:17 Les magistrats sont en train de délibérer.
00:01:20 Noémie Schultz.
00:01:21 Oui, les cinq juges professionnels
00:01:23 qui composent cette cour d'assises spéciale,
00:01:24 puisqu'on est en matière de terrorisme,
00:01:26 sont partis délibérer un peu après 9h30 ce matin.
00:01:29 Et on imagine que les débats sont vifs pour trancher,
00:01:32 pour décider de condamner ou d'acquitter à Sainte-Diab.
00:01:35 Il n'a pas assisté à son procès
00:01:37 et il a toujours clamé son innocence.
00:01:39 Hier, les représentants du parquet antiterroriste
00:01:41 ont fait part de leur intime conviction,
00:01:42 celle de la culpabilité du Libano-Canadien de 69 ans.
00:01:46 Pour eux, il ne fait pas doute que c'est bien lui
00:01:48 qui a déposé la bombe devant la synagogue de la rue Copernic.
00:01:52 Et c'est la raison pour laquelle
00:01:53 ils ont requis la peine maximale encourue.
00:01:54 La réclusion criminelle a perpétuité,
00:01:56 avec mandat d'arrêt, puisque le suspect vit au Canada.
00:02:01 Mais les avocats de la Défense, eux,
00:02:02 ont mis en garde les magistrats
00:02:04 contre le risque de commettre une grave erreur judiciaire
00:02:06 dans un dossier qui repose en grande partie
00:02:09 sur des renseignements.
00:02:10 Personne n'a jamais revendiqué l'attentat.
00:02:12 Dans un dossier complexe où la justice française elle-même a varié,
00:02:15 les avocats de la Défense ont plaidé l'acquittement.
00:02:18 La réalité, c'est que vous n'avez aucun élément matériel
00:02:20 prouvant qu'il était en France au moment des faits,
00:02:23 et encore moins qu'il a déposé la bombe 42 ans et demi après les faits.
00:02:27 La justice dira donc tout à l'heure si Hassan Diab
00:02:30 est bien l'auteur de l'attentat ou s'il est innocent.
00:02:34 Dans l'actualité également,
00:02:35 l'armée de terre a de plus en plus de mal à recruter.
00:02:38 Depuis 2021, une nouvelle recrue sur trois démissionne
00:02:42 avant la fin de son contrat.
00:02:43 Autre chiffre inquiétant,
00:02:44 37% des soldats renoncent à signer une deuxième fois
00:02:48 pour retrouver la vie civile.
00:02:51 Quelles sont les rues les plus chères de France ?
00:02:52 Le site spécialisé Meilleur agent a sélectionné la rue
00:02:55 où le prix au mètre carré est le plus élevé
00:02:57 dans chacune des 30 plus grandes villes de France.
00:03:00 Et sans surprise, c'est une artère parisienne qui arrive en tête.
00:03:03 Il s'agit du quai des Orfèvres.
00:03:05 Célia Barotte.
00:03:07 Pour acheter un bien immobilier ici, il faut casser sa tirelire
00:03:10 et débourser 23 000 euros par mètre carré.
00:03:13 C'est le prix à payer si l'on souhaite habiter sur l'île de la cité,
00:03:17 non loin de la conciergerie, de la Sainte-Chapelle ou encore du Pont-Neuf.
00:03:21 On compte seulement 11 immeubles d'habitation
00:03:24 dans une localisation très prisée et très touristique.
00:03:27 Les appartements sont tous exposés plein sud.
00:03:30 Et pour les Parisiens que nous avons rencontrés et interrogés,
00:03:33 le prix n'est pas si étonnant.
00:03:35 23 000 euros de mètre carré, oui c'est l'offre et la demande.
00:03:38 Si c'est 23 000 euros de mètre carré, c'est qu'il y a des gens qui sont prêts à payer pour.
00:03:42 Je pense qu'on est dans un quartier assez touristique,
00:03:44 avec Notre-Dame pas loin, le fameux 36 quai des Orfèvres,
00:03:47 donc oui, ça ne m'étonne pas forcément.
00:03:49 Non, je ne pensais pas que c'était la rue la plus chère,
00:03:51 mais en même temps, je savais que c'était cher.
00:03:53 Si désormais on associe le quai des Orfèvres à sa valeur immobilière,
00:03:58 il a été rendu célèbre notamment pour son numéro 36
00:04:01 et ses différents lieux de tournage.
00:04:03 Et puis l'actualité internationale pour terminer.
00:04:06 Joe Biden pourrait annoncer sa candidature pour 2024 la semaine prochaine.
00:04:11 C'est une information du Washington Post et de CNN.
00:04:13 Le président américain de 80 ans devrait lancer sa campagne
00:04:17 en publiant une vidéo et pour le moment,
00:04:19 son principal adversaire côté républicain n'est autre que Donald Trump.
00:04:23 Et voilà, c'est la fin de ce journal.
00:04:26 La suite des débats en compagnie de Kelly Mathias et de ses invités.
00:04:30 C'est l'heure de la parole aux Français.
00:04:32 Merci Michael.
00:04:32 On se retrouve à 15h pour le grand journal de l'après-midi.
00:04:35 En attendant, c'est la parole aux Français.
00:04:37 N'hésitez pas d'ailleurs à nous écrire
00:04:39 témoins@cnews.fr, témoins au pluriel,
00:04:43 si vous voulez témoigner justement,
00:04:44 ou si vous voulez nous envoyer une photo, une vidéo.
00:04:47 Ou un commentaire.
00:04:48 N'hésitez pas.
00:04:49 On va commencer par parler des enseignants.
00:04:51 L'Education nationale, vous savez qu'hier, Emmanuel Macron
00:04:54 a fait différentes annonces qui étaient très attendues.
00:04:57 Elles ont été explicitées par le ministre de l'Education nationale,
00:05:00 Papendiaïe, ce matin.
00:05:02 On va en parler également.
00:05:03 Et nous sommes en ligne avec Jean-Rémi Girard,
00:05:05 qui est président du SNALC,
00:05:06 le syndicat des personnels de l'Education nationale.
00:05:09 Bonjour, merci d'être en direct avec nous.
00:05:12 Je suis accompagnée...
00:05:15 Non, on n'a pas encore Jean-Rémi Girard.
00:05:18 Je suis accompagnée en plateau de Philippe Bilger
00:05:20 et de Pierre Lelouch.
00:05:21 Soyez les bienvenus.
00:05:23 Bonjour à vous.
00:05:24 On va écouter Papendiaïe, le ministre de l'Education nationale,
00:05:27 justement, sur la principale annonce.
00:05:29 Il y en a eu plusieurs.
00:05:30 Mais la principale annonce, c'était cette revalorisation
00:05:33 du salaire des enseignants.
00:05:35 Écoutez le ministre.
00:05:37 L'effort, il est considérable.
00:05:39 On ne l'a pas connu depuis 33 ans,
00:05:42 depuis le début des années 1990.
00:05:45 Que cet effort, à lui seul, puisse compenser
00:05:48 des décennies de glissement relatif
00:05:51 des rémunérations des enseignants,
00:05:54 c'est difficile.
00:05:55 Mais il faut y ajouter, bien entendu,
00:05:58 le pacte, les missions nouvelles qui peuvent,
00:06:00 avec la rémunération socle,
00:06:03 représenter une hausse qui peut aller jusqu'à 500 euros par mois.
00:06:06 Et là, ça devient extrêmement significatif.
00:06:08 On parle là de hausse de 25 à 30 % du salaire.
00:06:13 Voilà le ministre de l'Education nationale
00:06:15 sur cette principale annonce,
00:06:16 cette augmentation du salaire des profs,
00:06:19 ce matin chez nos confrères de France Inter.
00:06:22 En attendant que Jean-Rémi Girard soit connecté avec nous,
00:06:24 je voudrais avoir votre avis sur ces annonces
00:06:26 du président d'un public.
00:06:28 Elles avaient été annoncées avant.
00:06:29 Ce n'est pas une surprise, on va dire.
00:06:31 Mais il y a eu celles-ci et plusieurs.
00:06:34 Maintenant, la question, c'est de savoir si,
00:06:36 et on en a beaucoup parlé, notamment sur cette antenne,
00:06:37 de savoir si la question de la revalorisation
00:06:40 du métier d'enseignant, forcément le salaire, ça participe.
00:06:43 Mais est-ce que ce sera suffisant, à votre avis ?
00:06:47 C'est certainement un point dur dans notre modèle
00:06:52 puisque nous sommes très en retard par rapport au reste de l'Europe
00:06:55 sur la rémunération de nos enseignants.
00:06:57 Ils sont mal traités du système, il faut le savoir.
00:07:01 D'un autre côté, ils profitent en même temps
00:07:06 de la sécurité de l'emploi et d'un temps de liberté personnelle
00:07:11 quand même très conséquent par rapport à tous les autres
00:07:16 Français qui travaillent 11 mois sur 12.
00:07:18 Alors eux, évidemment, ne sont pas tout à fait d'avis.
00:07:20 Je sais bien.
00:07:21 Vous l'expliquerez différemment.
00:07:22 J'essaierai, j'essaye d'être objectif.
00:07:26 De l'autre côté, nous avons un système scolaire
00:07:27 qui ne fonctionne pas puisque nous n'arrêtons pas
00:07:30 de dégringoler dans les classements internationaux.
00:07:32 Et ça, c'est en train de plomber notre pays.
00:07:35 Donc il y a un vrai sujet de remise en route de l'école.
00:07:38 Donc l'effort qui est fait par le gouvernement
00:07:40 en direction des profs est indispensable.
00:07:42 Est-ce qu'il est suffisant ?
00:07:43 Alors, le ministre, vous venez de l'entendre,
00:07:45 le président de la République,
00:07:47 disent qu'on peut atteindre 500 euros de plus.
00:07:51 Oui, parce qu'il y a une petite part pour les profs
00:07:52 qui vont accepter des nouvelles missions.
00:07:54 Voilà.
00:07:54 Alors, il y a une augmentation du socle,
00:07:57 plus ce qu'on appelle des blocs.
00:08:00 Effectivement, si les profs acceptent des missions supplémentaires,
00:08:04 ça peut monter assez vite.
00:08:06 Le problème, c'est qu'en raison de la désaffection du métier,
00:08:09 il y a beaucoup de gens qui sont partis de l'éducation nationale.
00:08:12 Il y a beaucoup d'heures supplémentaires déjà.
00:08:14 Et donc, il y a beaucoup de réticences
00:08:16 parmi les syndicats d'enseignants
00:08:18 d'accepter ces blocs de responsabilité supplémentaires.
00:08:21 Donc, ce que le gouvernement entend du côté des profs,
00:08:24 c'est que ça ne suffit pas.
00:08:25 Bon, moi, je...
00:08:27 Pas moi, je substitue aux professeurs,
00:08:29 mais je considère que la manne publique n'est pas infinie.
00:08:34 Je pense qu'il faut qu'on se remette tous à faire fonctionner ce pays,
00:08:37 et notamment à relever l'éducation nationale,
00:08:40 qui ne va pas bien.
00:08:41 Ils ont fait un effort côté gouvernemental.
00:08:43 Ils demandent aux professeurs de s'investir davantage.
00:08:46 Moi, ça doit être un contrat entre tous les Français,
00:08:48 y compris les enseignants, les parents d'élèves.
00:08:50 Tout le monde doit faire en sorte que ce système se mette à fonctionner.
00:08:53 Je suis désespéré de voir à quel point l'école va mal dans notre pays,
00:08:57 à quel point le niveau baisse.
00:08:58 Dans l'annonce qui a été faite,
00:09:01 il y a déjà des réalisations et des annonces qui sont positives.
00:09:08 Lorsqu'on aura notre invité,
00:09:10 peut-être sera-t-il sur la ligne que j'ai entendue depuis quelque temps,
00:09:13 notamment de la part de syndicats,
00:09:16 disant que la réforme,
00:09:18 on ne pouvait pas cracher sur le début d'amélioration,
00:09:23 mais qu'évidemment, c'était insuffisant,
00:09:25 évidemment par rapport à ce que souhaitent les professeurs,
00:09:29 par rapport au climat actuel de l'école.
00:09:32 Et je vous rejoins, Pierre, sur le plan que c'est tout de même
00:09:35 notre drame fondamental aujourd'hui.
00:09:37 Mais mon Dieu, on ne peut pas non plus dénier au pouvoir en place,
00:09:42 et notamment au ministre qui était relativement invisible jusqu'à maintenant,
00:09:46 de proposer quelque chose qui représente
00:09:49 une petite amélioration pour les professeurs.
00:09:53 Oui, à savoir après, il y a d'autres problèmes aussi,
00:09:56 et ils ont été soulevés par Pierre Lelouch.
00:09:58 Par rapport à la responsabilité que le pays doit à son école,
00:10:02 et inversement, commencer à 2000 euros,
00:10:05 2002 au bout de 10 ans, 2005 au bout de 25 ans,
00:10:09 franchement, ce n'est pas le Pérou.
00:10:10 Donc, c'est pour ça que des missions supplémentaires ne sont pas absurdes,
00:10:14 et qu'on arriverait ainsi à gérer le problème des absences,
00:10:18 des gens qui partent.
00:10:19 Et ce qu'il faut, c'est je crois donner un maximum de responsabilisation
00:10:22 aux équipes pédagogiques, et mettre ça au sujet.
00:10:25 Donc, il doit y avoir plein de façons d'essayer de remettre tout ça en fonction.
00:10:28 Et les missions supplémentaires ne sont pas absurdes ?
00:10:32 Non, absolument pas.
00:10:33 Vous les acceptez ou pas ?
00:10:35 Alors, on va poser la question à Jean-Rémi Girard.
00:10:36 Ça y est, il est avec nous.
00:10:39 Désolé pour ce petit contre-temps.
00:10:40 Bonjour, merci de réagir en direct.
00:10:42 Vous êtes président du SNALC,
00:10:44 le Syndicat des Personnels de l'Éducation Nationale.
00:10:47 Je ne sais pas si vous avez pu suivre le début de notre débat,
00:10:49 mais on parlait évidemment de ces annonces d'Emmanuel Macron
00:10:51 concernant les enseignants et professeurs.
00:10:53 Et hier, des annonces qui étaient attendues.
00:10:57 Ça n'a pas été une surprise, mais elles étaient attendues.
00:11:00 Il y a eu plusieurs questions qui ont été soulevées
00:11:02 par Philippe Bilger et Pierre Lelouch, qui sont avec moi en plateau.
00:11:05 Mais je voudrais vous poser la question à vous directement.
00:11:09 Ces augmentations, j'imagine qu'elles sont les bienvenues.
00:11:13 Toutefois, elles n'ont pas été accueillies si chaleureusement que ça par les enseignants.
00:11:17 Expliquez-nous pourquoi.
00:11:19 Ça fait 40 ans qu'on perd du pouvoir d'achat.
00:11:22 92 euros par mois, ce n'est effectivement pas 0 euro.
00:11:25 On est d'accord, mais c'est déjà mangé par l'inflation.
00:11:28 Donc, de ce point de vue-là, on est quand même dans une petite,
00:11:33 assez petite augmentation d'une profession qui s'est paupérisée
00:11:38 depuis des années, même des dizaines d'années.
00:11:40 Ce n'est pas que la faute d'Emmanuel Macron.
00:11:41 Ça remonte à bien plus longtemps qu'Emmanuel Macron.
00:11:45 Et d'ailleurs, même, parce qu'il n'y a pas de petits mensonges
00:11:49 de la part du gouvernement ici,
00:11:50 vous venez de passer une petite information disant
00:11:53 que c'était entre 100 euros et 230 euros.
00:11:56 Ce n'est pas 100 euros, c'est 92 euros, un chiffre très prépit.
00:11:59 Donc, au passage, on a gratté 8 euros dans la communication.
00:12:02 C'est toujours ça que les enseignants n'auront pas.
00:12:05 Mais de manière générale, j'ai entendu aussi le fait de dire
00:12:08 que voilà, la sécurité de l'emploi, on a un métier, c'est formidable,
00:12:11 on a plein de temps.
00:12:12 Si ce métier était aujourd'hui aussi merveilleux,
00:12:14 tout le monde se battrait pour le faire.
00:12:16 On a une crise majeure des recrutements
00:12:19 des enseignants en France aujourd'hui.
00:12:20 On n'a jamais eu aussi peu de candidats au concours.
00:12:23 On n'arrive plus à recruter des profs.
00:12:26 Et on est encore là à se dire,
00:12:27 "Ah, mais ça va, les enseignants,
00:12:29 ils pourraient faire des missions supplémentaires."
00:12:31 Mais il faudrait quand même se rendre compte,
00:12:33 quel autre métier qui vit une crise de recrutement sans précédent,
00:12:37 voilà, à quel autre métier on demande d'aller faire des heures sup ?
00:12:40 À quel autre métier on dit,
00:12:41 "Mais vous pourriez bien aller remplacer vos collègues absents."
00:12:44 Donc Jean-Rémi Girard, si je comprends bien là,
00:12:46 avec ces annonces et avec cette revalorisation du salaire,
00:12:48 ce n'est pas suffisant pour créer ce choc d'attractivité
00:12:51 que vous réclamez, tous d'ailleurs, en éducation nationale ?
00:12:56 Bien sûr, bien sûr que non, on n'est pas du tout,
00:12:58 on est très très loin du compte.
00:12:59 Il faudrait l'enveloppe qui a été débloquée.
00:13:01 On est d'accord qu'elle n'est pas ridicule,
00:13:03 mais il en faudrait sept ou huit comme ça
00:13:06 pour arriver à ce qu'on soit payé,
00:13:08 j'allais dire, à la moyenne des fonctionnaires
00:13:10 de notre niveau de recrutement et de notre niveau d'études.
00:13:14 On est très très loin du compte
00:13:16 parce qu'on est encore toujours dans cette idée
00:13:18 que les enseignants ils sont un peu fainéants,
00:13:20 c'est pas très grave s'ils ne sont pas si bien payés que ça,
00:13:22 que là voilà, ils ont une petite revalorisation,
00:13:24 donc maintenant ils vont pouvoir être tranquilles pendant dix ans.
00:13:27 On perd du pouvoir d'achat chaque année,
00:13:29 nous dans l'éducation nationale.
00:13:30 On a de moins en moins de professeurs qui veulent venir,
00:13:34 on a de plus en plus de contractuels,
00:13:36 d'enseignants qui n'ont pas le concours
00:13:38 et qui eux-mêmes démissionnent de plus en plus.
00:13:40 On a triplé les démissions cette année,
00:13:43 on est dans une crise,
00:13:44 là on a une mesurette qui n'est pas du tout à la hauteur de cette crise.
00:13:48 Il faudrait au moins faire un plan pluriannuel,
00:13:51 c'est-à-dire s'engager sur plusieurs années effectivement
00:13:54 pour qu'on ait une trajectoire d'augmentation de salaire
00:13:57 et, parce qu'il n'y a pas que le salaire, on est bien d'accord,
00:13:59 il faudrait discuter aussi des conditions de travail,
00:14:02 de la taille des classes, de tout un tas de sujets.
00:14:04 Oui, ça remet en cause,
00:14:05 et évidemment le nombre des enseignants et des professeurs
00:14:08 a forcément un impact après sur vos conditions de travail,
00:14:12 la manière d'enseigner et au final c'est les élèves
00:14:15 qui évidemment sur lesquels tout ça est répercuté.
00:14:18 Une question pour vous ou une remarque d'ailleurs ?
00:14:20 Je ne sais pas, Philippe Bélgere ?
00:14:22 Je voudrais questionner de manière, je l'espère, pas trop perfide,
00:14:26 monsieur le Président,
00:14:28 est-ce que Emmanuel Macron ou le ministre
00:14:32 ferait-il quelque chose d'absolument remarquable ?
00:14:36 Est-ce que votre syndicat serait capable de l'admettre ?
00:14:40 J'ai parfois l'impression qu'il y a un climat de nature politique
00:14:45 qui vous empêche au fond d'apprécier, comme il convient,
00:14:50 certes de modestes avancées, mais des avancées tout de même.
00:14:54 Elle n'était pas si perfide que ça, non ?
00:14:57 J'aurais mis Gérard cette question.
00:14:59 J'aurais pu l'aggraver.
00:15:00 On vous laisse répondre.
00:15:01 Elle n'est pas perfide.
00:15:03 Alors le SNALC est tout à fait indépendant des partis politiques
00:15:05 et il n'a pas de souci à dire du bien des mesures qu'il trouve bien.
00:15:09 On avait défendu, par exemple, sous le quinquennat précédent,
00:15:12 le fait que les classes de CP, CE1, en éducation prioritaire,
00:15:15 aient des effectifs divisés par deux.
00:15:17 On l'avait dit très clairement, par exemple, ça en était pour.
00:15:20 Voilà.
00:15:20 Il y a des mesures aussi, je peux vous dire qu'il y en a qui sont bien,
00:15:22 dans ce qui est annoncé.
00:15:23 On augmente le taux de passage à la hors-classe,
00:15:25 alors c'est un peu technique,
00:15:26 mais pour les enseignants c'est une très bonne chose.
00:15:29 Voilà, je vous le dis aussi.
00:15:30 Maintenant, je rappelle que ça fait un an
00:15:33 que le président de la République et tout le gouvernement
00:15:36 ont annoncé 10% d'augmentation pour les enseignants.
00:15:39 Je crois que tout le monde a capté ce chiffre, 10% d'augmentation.
00:15:42 Moi, et même des gens plus jeunes que moi,
00:15:45 nous allons toucher 92 euros par mois.
00:15:49 Mon salaire n'est pas de 920 euros par mois.
00:15:52 Aujourd'hui, le salaire de mes collègues n'est pas de 920 euros par mois.
00:15:56 Donc on nous a annoncé pendant un an 10%,
00:15:58 on a mis ça dans la tête des Français,
00:16:00 et aujourd'hui on touche une somme qui est ridicule
00:16:04 par rapport à l'annonce qui a été faite depuis un an.
00:16:06 Donc le président de la République n'a pas tenu sa promesse.
00:16:09 Je pense qu'on pourrait tous le dire de manière tout à fait objective et non partisane.
00:16:13 Alors c'est de 100 à 230, on va voir les chiffres exacts, si ma momoire est bonne.
00:16:17 Donc je pense que ça dépend aussi du niveau d'ancienneté.
00:16:19 Vous voyez ici les augmentations de 100 à 230 euros net par mois.
00:16:23 L'immense majorité, c'est 82.
00:16:24 Voilà, l'immense majorité.
00:16:25 Une question pour vous de Pierre Lelouch.
00:16:29 Oui, monsieur le président, je voudrais vous poser une question.
00:16:33 Le budget de l'éducation nationale aujourd'hui,
00:16:35 c'est le premier budget du pays, comme vous le savez.
00:16:39 Et ça tourne autour de 60 milliards d'euros,
00:16:41 ce qui est considérable, c'est plus que tous les autres ministères.
00:16:45 En même temps, on a un problème de recrutement, vous le disiez vous-même,
00:16:49 et on a en même temps malheureusement une baisse du classement de la France
00:16:53 et des habilités de nos enfants comparée à l'international.
00:16:58 Si vous étiez vous, ministre de l'Éducation nationale,
00:17:00 vous feriez quoi pour résoudre le problème ?
00:17:03 Quelle est la solution ?
00:17:04 On a un système qui coûte cher, où les gens sont malheureux,
00:17:07 vous le disiez vous-même, et où le niveau scolaire baisse.
00:17:10 Alors à votre avis, comment on en sort ?
00:17:13 Alors le système ne coûte pas si cher que ça,
00:17:15 parce que certes c'est le premier budget du pays,
00:17:17 mais c'est aussi le premier employeur du pays.
00:17:20 Donc il faudrait peut-être apporter ça également au nombre de personnels
00:17:24 qui travaillent à l'éducation nationale.
00:17:26 C'est le premier employeur de France, l'éducation nationale.
00:17:29 On a 12-13 millions d'élèves dont on doit s'occuper.
00:17:33 Donc ça paraît quand même logique que le budget augmente,
00:17:35 et qu'il augmente beaucoup moins vite que le budget de la Défense par exemple.
00:17:39 La Défense était en crise.
00:17:41 Monsieur, la Défense était en crise.
00:17:43 Mais l'Éducation nationale aussi est en crise.
00:17:45 La Défense était en baisse depuis 30 ans, vous le savez bien.
00:17:49 Mais nous aussi on est en crise.
00:17:50 On a perdu près de 9000 postes de professeurs de collège et de lycée
00:17:53 depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir,
00:17:55 alors que le nombre d'élèves dans les collèges et les lycées…
00:17:56 Donc la solution est entièrement financière, c'est ça ?
00:17:59 Elle est entièrement financière ?
00:18:01 Non, la solution n'est pas entièrement financière.
00:18:02 Alors laissez-moi vous expliquer deux-trois choses.
00:18:04 Je ne vais pas vous trouver une solution sortie du chapeau comme ça en un an non plus.
00:18:08 Mais effectivement, il faut rendre l'attractivité à notre métier.
00:18:12 Il faudrait qu'on ait le pouvoir d'achat qu'on mérite
00:18:15 quand on est un fonctionnaire de catégorie A qui a un bac +5.
00:18:19 Aujourd'hui les collègues se disent que finalement
00:18:21 ils n'ont pas plus de pouvoir d'achat,
00:18:22 et même moins quand ils ont commencé leur carrière.
00:18:24 C'est quand même très inquiétant quand on fait carrière dans la fonction publique.
00:18:27 Ça c'est un premier point.
00:18:28 Il faudrait très clairement diminuer les tailles des classes.
00:18:31 Moi je suis dans un lycée, on a des premières technologiques,
00:18:33 STMG, certains connaissent, certains se reconnaîtront,
00:18:36 qui sont à 35 élèves.
00:18:37 Vous imaginez bien que c'est quand même un petit peu compliqué,
00:18:40 par exemple, de faire des cours dans des bonnes conditions.
00:18:42 Oui, pour vous comme pour les élèves d'ailleurs, j'insiste, parce que ce sont les élèves aussi derrière.
00:18:46 Et bien sûr, les deux, pour les professeurs comme pour les élèves.
00:18:48 On est bien d'accord que c'est difficile des deux côtés, de ce point de vue-là.
00:18:52 Il y a tout un tas de choses, effectivement, sur le déclassement psychologique.
00:18:55 Moi aussi j'ai connu des classes à 35 élèves quand j'étais élève.
00:18:59 Oui, mais vous n'étiez pas dans une classe STMG d'aujourd'hui, monsieur.
00:19:02 Non, j'étais ici, c'était dans un collège d'enseignement général,
00:19:05 et croyez-moi, ce n'était pas drôle, et on était au moins 35 par classe.
00:19:08 Parce que vous le dites, Pierre Louge, finalement, ça ne change pas.
00:19:13 Non, je veux dire qu'on avait une école qui était quand même substantiellement meilleure
00:19:19 en termes de niveau des enseignants et de niveau des élèves.
00:19:21 Ce qui m'inquiète aujourd'hui, c'est qu'on a une crise profonde de l'école.
00:19:24 Moi j'entends, s'il faut plus d'argent, il faut mettre plus d'argent.
00:19:28 Mais en échange, qu'est-ce que vous pensez, vous, comme enseignant, qu'il faut faire ?
00:19:32 Vous dites réduire la taille des classes, augmenter le salaire des professeurs, et quoi d'autre ?
00:19:37 On a plein de projets.
00:19:39 On a un projet de collège modulaire pour essayer de distinguer à l'intérieur du collège
00:19:43 les élèves qui vont moins vite et plus vite en français et en mathématiques, par exemple, au SNALC.
00:19:47 Donc on essaye de trouver aussi des solutions pour qu'à un moment,
00:19:50 on gère l'hétérogénéité qui est grandissante dans nos classes.
00:19:54 On a des projets pédagogiques de ce type au SNALC.
00:19:56 On a des propositions sur les programmes.
00:19:58 Nous, on pense qu'effectivement, on met beaucoup trop de choses,
00:20:02 parfois diverses et variées dans les programmes,
00:20:04 qu'on ne se concentre pas toujours assez sur l'essentiel.
00:20:08 On a un problème de formation continue absolument aberrant.
00:20:11 Elle n'existe pas aujourd'hui dans l'éducation nationale.
00:20:13 On n'a pas de médecine du travail.
00:20:15 Il y a des manques assez criants.
00:20:17 Donc oui, il y a des questions pédagogiques.
00:20:19 Mais comme vous dites, effectivement, l'école, elle était probablement meilleure à votre époque qu'aujourd'hui.
00:20:24 Mais à votre époque, les gens avaient envie de devenir enseignants.
00:20:28 Aujourd'hui, ils n'ont pas envie de devenir enseignants.
00:20:30 Je vais redonner la parole à Philippe Eger.
00:20:31 Je voulais juste vous poser une question très concrète et très pratique juste avant.
00:20:34 Pardonnez-moi, Philippe.
00:20:36 Elle concerne le remplacement et ça va avec justement le problème d'absence,
00:20:42 le problème de manque de recrutement.
00:20:44 Je vais y arriver, pardon.
00:20:47 Emmanuel Macron a promis le remplacement systématique des enseignants absents à la rentrée.
00:20:52 Alors, le ministre de l'Éducation nationale marchait un peu sur les oeufs ce matin
00:20:56 chez nos confrères de France Inter en disant "Bon, ce ne sera peut-être pas septembre,
00:20:59 ce sera peut-être fin septembre, courant de l'automne".
00:21:01 Et surtout, il a expliqué la manière dont ça allait fonctionner.
00:21:03 Je voudrais vous faire réagir après.
00:21:05 Écoutez.
00:21:07 C'est par exemple le professeur d'anglais qui va remplacer le professeur de mathématiques.
00:21:11 Non pas pour faire des mathématiques, bien entendu, mais pour faire de l'anglais.
00:21:15 L'idée, c'est d'ailleurs ce qu'on a vu...
00:21:17 Donc, ce n'est pas un remplacement sur la matière concernée, c'est juste le poste.
00:21:20 C'est le trou dans l'emploi du temps qui est remplacé,
00:21:24 non pas pour faire la discipline, sauf si un professeur de mathématiques...
00:21:28 Mais donc, les maths ne seront pas rattrapées dans votre logique ?
00:21:30 Les mathématiques seront rattrapées une autre fois lorsque le professeur d'anglais sera absent
00:21:36 et que le professeur de mathématiques pourra le remplacer.
00:21:39 C'est une pesée annuelle, en quelque sorte, des programmes et puis des horaires.
00:21:44 Alors Jean-Rémi Girard, je voudrais vous faire réagir rapidement quand même,
00:21:47 parce que ça paraît un peu ubuesque.
00:21:49 Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:21:50 Oui, c'est moi qu'on puisse dire...
00:21:52 Oh là là, d'accord !
00:21:53 Unanimité autour du plateau.
00:21:54 Mais vous, comment vous avez réagi ?
00:21:56 Comment ça va se passer concrètement ?
00:21:58 On pense aux élèves encore une fois,
00:21:59 on pense aux parents d'élèves aussi bien sûr,
00:22:01 et à vous en tant que professeur ?
00:22:05 Alors, il y a deux choses.
00:22:06 Déjà, ce qu'a dit Emmanuel Macron, c'est faux.
00:22:09 On va quand même déjà partir de ça.
00:22:11 Non, les professeurs absents ne seront pas systématiquement remplacés.
00:22:14 Ce n'est pas par mauvaise volonté des enseignants.
00:22:16 Non, c'est lui qui l'a promis.
00:22:19 Voilà, bah oui, écoutez,
00:22:20 vous savez que les hommes politiques parfois font des promesses
00:22:22 et puis ils ne les tiennent pas.
00:22:23 Celle-là, elle n'est pas tenue.
00:22:24 Enfin, je vous le dis, elle ne sera pas tenue,
00:22:25 on pourra le vérifier sans aucun problème.
00:22:28 Je précise juste qu'on parle plutôt du secondaire,
00:22:30 pas du premier degré, pas maternel et élémentaire.
00:22:33 Et je précise aussi que le ministre de l'Éducation a affirmé
00:22:35 qu'il tablait sur un petit tiers de professeurs volontaires
00:22:38 pour effectuer ces remplacements.
00:22:40 Et on parle des remplacements de courte durée aussi.
00:22:41 Voilà, toutes les précisions ont été apportées.
00:22:44 Je vous laisse répondre.
00:22:45 Alors, vous faites bien parce que justement,
00:22:48 parfois le président de la République va plus vite que son ministre là-dessus
00:22:51 et oublie des choses en route.
00:22:53 Donc déjà, on ne parle que des remplacements de courte durée,
00:22:56 c'est-à-dire une heure ponctuelle qui n'est pas assurée.
00:22:59 Donc les élèves qui, par exemple, n'ont pas technologie depuis quatre mois,
00:23:03 ça, ça ne rentre pas du tout en ligne de compte.
00:23:05 On est d'accord.
00:23:06 Donc ils n'auront toujours pas de technologie, ça ne changera pas.
00:23:08 Donc on n'est déjà que sur les remplacements de courte durée,
00:23:10 qui ne sont quand même pas les plus graves dans le système,
00:23:13 parce que les remplacements de longue durée, c'est un vrai, vrai, vrai souci.
00:23:17 De ce point de vue là, si des enseignants volontairement
00:23:21 ont accepté de signer ce fameux pacte,
00:23:23 déjà, il faut qu'il y ait des volontaires,
00:23:25 parce que s'il n'y a pas de volontaires, déjà c'est fini, c'est mort.
00:23:28 Eh bien, alors peut-être ils auront un trou au bon moment
00:23:32 pour pouvoir faire une heure de cours
00:23:34 qui n'est probablement pas une heure de cours de la matière,
00:23:37 qui n'est probablement pas une heure de cours à une classe qu'ils ont d'ailleurs.
00:23:42 Donc c'est-à-dire qu'on peut remplacer dans une autre matière
00:23:44 avec des élèves qu'on ne connaît pas, pour une heure, comme ça.
00:23:47 Vous imaginez bien que pédagogiquement,
00:23:49 on va être quand même très, très loin d'un dispositif intéressant.
00:23:53 En effet, il y a une dernière question, remarque de...
00:23:56 Non, mais c'était bien d'avoir votre avis quand même, pour l'avoir écouté.
00:23:59 Il faut quand même dire que le milieu de l'éducation nationale,
00:24:01 c'est invraisemblable ce qu'il a raconté.
00:24:03 Alors, une question, remarque de Philippe Bilger, Jean-Rémi Gérard.
00:24:06 Monsieur le Président, vous avez rappelé tout à l'heure
00:24:09 le nombre d'enseignants qui quittaient cet univers.
00:24:15 Et je vous ai entendu, je suis frappé de voir,
00:24:19 alors qu'il s'agit, enseigner est un très grand métier
00:24:22 dont on devrait être fier.
00:24:25 Pourquoi, au fond, au travers des syndicats,
00:24:29 l'éducation nationale, l'enseignement ne sont perçus
00:24:33 que sur le mode revendicatif ?
00:24:35 Jamais on affirme la fierté d'enseigner.
00:24:38 Et au fond, pourquoi on a les ombres,
00:24:42 mais on a si rarement les lumières
00:24:44 qui pourraient émaner des mêmes syndicats ?
00:24:47 Je ne crois pas que ce soit qu'une question de syndicats ici.
00:24:53 Le ministère de l'Éducation nationale a fait une enquête,
00:24:56 la première enquête sur le bien-être des personnels de l'éducation nationale,
00:24:59 des enseignants et aussi d'autres personnels.
00:25:03 Les chiffres sont catastrophiques.
00:25:05 Et là, ce n'est pas aux syndicats qu'on a demandé l'avis,
00:25:08 c'est effectivement à un panel,
00:25:10 selon toutes les règles de l'art des statisticiens.
00:25:12 On est vraiment en bas, en bas, en bas de tout ce qu'on peut imaginer.
00:25:18 C'est des notes sur 10.
00:25:20 Les enseignants eux-mêmes se notent à 3,1 sur 10
00:25:23 sur le fait de dire s'ils sont bien payés.
00:25:25 Ils se notent en dessous de 3 sur 10
00:25:27 sur le fait de dire que leur métier est valorisé dans la société.
00:25:30 Donc, je crois que ce n'est pas les syndicats et le SNAL
00:25:33 qui n'offrent pas du tout un miroir déformant.
00:25:35 Je crois qu'on fait vraiment notre rôle de représentativité
00:25:38 et de syndicat représentatif
00:25:40 parce qu'aujourd'hui, il y a une crise profonde
00:25:44 qui s'exprime parfois beaucoup moins visiblement
00:25:46 que ce qui peut se passer chez les cheminots, etc.,
00:25:49 où on voit beaucoup plus facilement, j'allais dire,
00:25:51 les actions et les revendications.
00:25:54 Mais il y a une crise profonde aujourd'hui,
00:25:56 un malaise enseignant, si vous voulez,
00:25:59 qui est assez sourd,
00:26:00 qui n'est pas forcément très perceptible
00:26:02 quand on n'est pas dans l'éducation nationale à l'intérieur,
00:26:05 mais qui est incroyablement présent.
00:26:08 Aujourd'hui, beaucoup de collègues,
00:26:09 j'allais dire, ce qui les sauve, c'est leurs élèves,
00:26:12 c'est la relation avec les élèves,
00:26:14 c'est le fait de faire cours.
00:26:15 C'est un petit peu le dernier truc qui fait que les gens tiennent.
00:26:18 Parce que tout le reste, je dirais,
00:26:19 la majorité des collègues n'y croient plus aujourd'hui.
00:26:22 Merci beaucoup, Jean-Rémi Girard,
00:26:23 d'avoir témoigné sur notre antenne
00:26:24 et de nous avoir expliqué de citer
00:26:26 et de nous avoir aussi donné votre réaction
00:26:29 à la suite des annonces du gouvernement
00:26:31 et du président Emmanuel Macron.
00:26:33 On se quitte pour quelques minutes à peine,
00:26:35 quelques instants de publicité.
00:26:37 On revient juste après, on parlera des urgences
00:26:40 et puis des problèmes de squat.
00:26:42 À tout de suite.
00:26:43 Sur CNews, on commence par le flash info
00:26:47 avec Adrien Spiteri à 14h30.
00:26:49 Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin,
00:26:55 confirme une opération à Mayotte,
00:26:57 celle vise à lutter contre la délinquance
00:26:59 et l'immigration illégale.
00:27:01 Une série d'interventions policières
00:27:03 devrait être menée dans les prochains jours sur l'île.
00:27:06 510 membres des forces de l'ordre
00:27:08 vont être envoyés sur place,
00:27:10 dont des policiers de la CRS 8.
00:27:13 1500 à 2000 personnes sont attendues ce week-end
00:27:16 à Vendine, en Haute-Garonne.
00:27:17 Des militants écologistes se mobilisent.
00:27:20 Ils dénoncent le projet de l'autoroute A69
00:27:23 qui doit relier Toulouse à Castre.
00:27:25 Des dizaines d'arbres doivent être abattus
00:27:27 le long du tracé.
00:27:29 Et puis l'ONU tire la sonnette d'alarme,
00:27:31 la fonte des glaciers bat des records.
00:27:33 La perte d'épaisseur cumulée des glaciers
00:27:36 depuis 1970 s'élève à près de 30 mètres,
00:27:39 un phénomène qui semble pour l'instant
00:27:41 impossible à arrêter avec le réchauffement climatique.
00:27:44 On va parler des urgences.
00:27:48 À présent, nous sommes en ligne avec le Dr Arnaud Chiche,
00:27:50 président de Santé en Urgence.
00:27:51 Bonjour docteur, merci d'être en direct avec nous.
00:27:54 Je voudrais vous passer ce reportage.
00:27:56 C'est le troisième décès
00:27:59 depuis le mois de décembre aux urgences du CHU de Grenoble.
00:28:02 Là, après trois jours d'attente,
00:28:03 un patient âgé de 91 ans est mort
00:28:05 car aucun lit d'hôpital n'était disponible.
00:28:08 Les raisons de son décès ne sont pas encore connues.
00:28:10 Je vous propose de regarder ce reportage
00:28:12 signé Olivier Madinier et Mikaël Dos Santos avant de réagir.
00:28:16 Le CHU de Grenoble est à bout de souffle.
00:28:20 Avec une capacité d'accueil d'une cinquantaine de lits,
00:28:23 les urgences sont débordées
00:28:24 et se retrouvent parfois avec le double de patients.
00:28:27 Infirmière Julie craint un nouveau drame.
00:28:29 Elle réclame une série de mesures urgentes.
00:28:32 Que des lits réouvrent,
00:28:33 qu'on ait du personnel soignant disponible
00:28:36 pour répondre aux besoins,
00:28:37 qu'on ait plus de médecins.
00:28:38 Nous, ce qui nous manque aux urgences,
00:28:39 c'est des médecins actuellement.
00:28:40 On voudrait juste retrouver des conditions de travail normales
00:28:42 et je pense que c'est pas non plus la mer à bord.
00:28:44 On réclame pas 5000 euros par mois.
00:28:46 Pour le chef des urgences,
00:28:48 l'amélioration des conditions de travail
00:28:49 permettra d'accueillir de nouveaux urgentistes.
00:28:52 La priorité reste cependant de trouver des places
00:28:54 dans des services hospitaliers
00:28:56 où l'attente seconde parfois en semaine.
00:28:58 Il y a des filières qui ne fonctionnent pas du tout
00:29:00 et c'est le cas en particulier de la psychiatrie.
00:29:02 C'est la même chose pour la gériatrie.
00:29:04 Les patients psychiatriques et les patients âgés
00:29:07 avec des problèmes sociaux,
00:29:08 personne ne veut s'en occuper,
00:29:09 personne ne sait s'en occuper.
00:29:10 Ils restent aux urgences
00:29:12 et parfois ils meurent aux urgences.
00:29:14 Face à cette situation,
00:29:15 les syndicats ont saisi la justice.
00:29:17 Au-delà du CHU de Grenoble,
00:29:19 le département de l'ISER est lui aussi confronté
00:29:21 à des contraintes similaires.
00:29:23 Une partie des causes de ce drame
00:29:26 a été mentionnée dans le sujet,
00:29:27 que ce soit la pénurie du personnel soignant,
00:29:31 que ce soit évidemment le manque de place.
00:29:34 Mais je voulais avoir votre avis, Dr Arnaud Chiche,
00:29:36 et surtout revenir sur cette promesse.
00:29:37 C'était lundi soir, Emmanuel Macron qui a promis,
00:29:40 je cite,
00:29:41 de désengorger tous les services d'urgence d'ici fin 2024.
00:29:46 Alors quand on voit ce qui se passe au CHU de Grenoble,
00:29:48 et j'imagine, vous allez me le confirmer ou pas,
00:29:50 que ce n'est pas qu'à Grenoble qu'il y a des problèmes,
00:29:55 est-ce que c'est réaliste ?
00:29:56 Est-ce que c'est atteignable ?
00:29:57 Où en est le service de santé français ?
00:30:01 Si vous voulez, au-delà du fait de savoir
00:30:05 si c'est faisable ou pas,
00:30:08 il faudrait être certain que toutes les mesures
00:30:12 intelligentes et efficientes seront mises en place.
00:30:16 Et finalement, peu importe le temps que ça prendra,
00:30:19 que ça prenne 100 jours ou un an et demi,
00:30:21 vous voyez bien que dans le cas de Grenoble,
00:30:23 il faudrait que ce soit effectif tout de suite.
00:30:26 Puisque cette histoire tragique de ce patient,
00:30:29 vous avez bien conscience que ni vous ni moi,
00:30:33 on veut que ça arrive à quelqu'un de notre famille,
00:30:35 partout sur le territoire.
00:30:36 Ce que je voudrais vous dire,
00:30:38 c'est que vous voyez bien que la situation
00:30:39 est probablement différente selon certains endroits en France.
00:30:43 Et il faudrait tout de suite aller dans les hôpitaux,
00:30:46 c'est le plus critique, faire la liste de ce dont ils ont besoin
00:30:50 et tout de suite agir.
00:30:52 Parce qu'en fait, madame, les effets d'annonce de fin 2024
00:30:57 ou du bilan du président Macron dans 100 jours,
00:31:00 ça tout de suite s'introduit une inertie,
00:31:03 d'une part qui est assez floue,
00:31:05 d'autre part, on vit là dans les suites
00:31:08 de l'échec du Ségur de la santé,
00:31:10 de l'échec de la Loiris sur les intérimaires,
00:31:12 on attend toujours les conclusions du CNR Santé,
00:31:15 on en a marre des plans stériles
00:31:19 et on en a marre des pansements sur une jambe de bois.
00:31:24 Le système de santé, il est malade,
00:31:25 il faut le réformer en profondeur,
00:31:28 une bonne fois pour toutes.
00:31:29 Et je vous redis, peu importe le temps que ça prendra.
00:31:33 Non seulement vous dites qu'il est malade,
00:31:35 mais quand on voit ça, quand on entend ces chiffres,
00:31:37 il est au-delà de malade là,
00:31:39 il est en état de…
00:31:40 enfin on est dans un état plus que critique.
00:31:43 Je vais donner la parole à Philippe Bilger
00:31:44 qui a une question à vous poser, docteur.
00:31:46 Justement, docteur,
00:31:48 comment se fait-il que bien avant la pandémie,
00:31:51 durant la pandémie, dans les suites de la pandémie,
00:31:54 alors qu'il semblait y avoir un consensus presque total
00:31:58 de la part des citoyens et des pouvoirs
00:32:01 sur l'état de maladie de l'univers médical,
00:32:05 eh bien que rien de décisif ne soit fait ?
00:32:08 Comme si en réalité on se satisfaisait du verbe
00:32:12 et qu'on avait peur de l'action,
00:32:14 parce que, comme vous le dites très bien,
00:32:16 l'action devrait être totale et globale et dans l'urgence.
00:32:20 Eh bien, écoutez, c'est une bonne question.
00:32:23 Il y a plusieurs niveaux de réponse.
00:32:25 D'abord, vous savez,
00:32:26 quand la santé c'est l'actualité pendant le Covid,
00:32:29 tout le monde est focus sur la santé,
00:32:31 et puis après, heureusement,
00:32:32 la vie reprend peut-être le chemin de la normalité,
00:32:36 on en entend un petit peu moins parler,
00:32:38 et du coup on oublie un peu,
00:32:40 le sujet santé n'est plus dans l'actualité.
00:32:42 Ça, c'est le premier point.
00:32:43 Il faut savoir que les politiques étaient persuadés
00:32:46 avec le Ségur de la santé
00:32:47 d'avoir fait quelque chose qui allait marcher
00:32:49 et relancer l'attractivité de l'hôpital.
00:32:52 Cela fait trois ans que le collectif Santé en danger
00:32:55 les informe gentiment pour leur dire
00:32:58 que ça ne suffira pas, que ça ne marchera pas.
00:33:01 Trois ans après, on est encore plus mal qu'il y a trois ans.
00:33:04 Et enfin, le dernier point,
00:33:05 vous voyez, il y a une forme de mirage politique.
00:33:08 On se donne bonne conscience parfois,
00:33:10 on veut se persuader,
00:33:12 on veut se persuader que ce qu'on fait c'est bien.
00:33:14 Et enfin, le dernier plan, monsieur,
00:33:16 tout simplement, c'est que je vais mettre
00:33:18 le ministre François Brune de côté,
00:33:20 qui est un collègue et qui est un expert de terrain,
00:33:22 et je pense qu'il n'a pas la liberté totale d'agir.
00:33:26 Le gros problème, ce sont les conseillers du président Macron.
00:33:29 Le président Macron est mal entouré
00:33:31 et je pense qu'on ne lui fait pas le bon retour
00:33:34 de l'état actuel du système de santé.
00:33:37 Parce que si on lui faisait réellement,
00:33:39 si on lui rapportait l'état réel du système de santé,
00:33:42 le président Macron, tous les jours,
00:33:44 il irait visiter les hôpitaux de France.
00:33:45 Mais il peut le voir, regardez,
00:33:47 on parle de ce patient de 91 ans
00:33:49 qui est resté sur un lit comme ça pendant trois jours,
00:33:52 enfin qui est resté comme ça justement
00:33:54 parce qu'il n'y avait pas de lit d'hôpital, pardon.
00:33:56 Mais enfin, il le voit quand même,
00:33:58 on en parle tout le temps,
00:33:59 pas que depuis d'ailleurs la crise de Covid.
00:34:01 Et Philippe Béger l'a rappelé,
00:34:02 il y a eu le Ségur, donc il est bien au courant,
00:34:04 il a été alerté de la situation dans les hôpitaux.
00:34:08 - Pierre Leloup, j'ai une question plus précise
00:34:10 pour vous Arnaud Chiche.
00:34:12 - Oui docteur, moi je suis atterré
00:34:14 par l'état de notre système de santé,
00:34:17 parce qu'on vit dans les hôpitaux,
00:34:19 parce que vous vivez,
00:34:20 de voir des vieillards en train de mourir
00:34:22 dans des couloirs des urgences,
00:34:25 c'est complètement inacceptable.
00:34:27 Si j'ai bien compris,
00:34:29 qu'est-ce que vous feriez vous
00:34:30 si vous aviez les manettes tout de suite
00:34:32 pour essayer de changer les choses ?
00:34:34 Quelles sont les premières mesures
00:34:35 que vous pourriez faire,
00:34:36 en laissant tomber toutes ces déclarations
00:34:39 programmatiques,
00:34:40 il va se passer tel truc dans un jour,
00:34:42 dans un an, vous avez complètement raison.
00:34:44 Enlevons l'affichage,
00:34:45 qu'est-ce qu'il faudrait faire de coup d'urgence ?
00:34:47 Une cartographie des endroits où ça va le plus mal,
00:34:50 et mettre le paquet sur ces endroits-là ?
00:34:51 C'est ça que vous feriez ?
00:34:53 - Là, monsieur Lelouch,
00:34:54 la cartographie elle est déjà faite,
00:34:56 donc on peut même gagner ce temps-là.
00:34:57 Je vais essayer de répondre vraiment
00:34:59 de manière efficiente à votre question,
00:35:02 et je vais exprès ne pas parler de salaire
00:35:03 en premier plan.
00:35:06 Il faut réformer la manière
00:35:07 dont on travaille dans les hôpitaux.
00:35:09 Les professionnels de santé
00:35:10 réclament depuis des mois et des mois
00:35:12 l'application de ratios.
00:35:14 Des ratios, ce serait établir des règles de travail,
00:35:17 de limiter le nombre de patients par infirmière,
00:35:19 pour améliorer la sécurité de prise en charge,
00:35:22 la qualité de prise en charge,
00:35:23 et le bien-être au travail.
00:35:24 Le sénateur Bernard Jaumier
00:35:26 a proposé une loi au Sénat qui a été adoptée,
00:35:29 elle doit être discutée à l'Assemblée nationale.
00:35:31 Ça, ce serait déjà comprendre
00:35:33 et envoyer un message très fort sur "on a compris
00:35:35 qu'on ne pouvait plus travailler de la manière dans les hôpitaux".
00:35:37 Vous comprenez bien que dans les ratios,
00:35:39 ça voudrait dire que dans les services d'urgence aujourd'hui,
00:35:41 il y a beaucoup plus de monde qu'il n'y en a qu'aujourd'hui.
00:35:44 Ça veut dire qu'il faut plus de postes,
00:35:45 ça veut dire qu'il faut du budget.
00:35:47 Ça, c'est le premier point.
00:35:48 Donc en fait, il faut inonder les hôpitaux de postes.
00:35:50 Alors vous allez me dire "monsieur Chiche,
00:35:52 peut-être qu'on ne les a pas".
00:35:53 Ce n'est pas très vrai.
00:35:54 On les a les infirmières.
00:35:55 Elles ont quitté l'hôpital, mais on les a.
00:35:58 Elles sont devenues infirmières libérales,
00:35:59 elles sont parties travailler ailleurs.
00:36:01 Mais si vous améliorez les conditions d'exercice dans l'hôpital,
00:36:05 elles reviendront.
00:36:06 Et puis de toute façon, il faut continuer à en former.
00:36:08 Ensuite, il y a quand même un aspect salarial
00:36:11 qui est incontournable.
00:36:13 Monsieur Lelouch, vous devez savoir que la prime de nuit d'une infirmière,
00:36:17 c'est 1,50 € brut par heure quand elle travaille la nuit.
00:36:21 Comment voulez-vous aujourd'hui que des jeunes
00:36:24 avec les modifications sociologiques que vous connaissez mieux que moi
00:36:27 aient envie de faire ce métier-là le week-end et la nuit ?
00:36:29 Ce n'est pas possible.
00:36:30 Et enfin, moi, j'estime qu'il ne devrait pas y avoir une infirmière
00:36:32 à moins de 2 000 € en début de carrière, comme pour les profs.
00:36:36 On vient d'en parler d'ailleurs dans l'éducation nationale,
00:36:39 mais ça rejoint, vous avez raison.
00:36:40 Vous voyez, je vous parle de choses court-termiste,
00:36:43 les ratios, moyen-termiste, les salaires.
00:36:45 Et long-termiste, monsieur Lelouch,
00:36:46 si on ne fait rien sur le nombre de médecins qu'on doit former en France,
00:36:50 ce sera la catastrophe dans les années à venir.
00:36:52 Et ce sera même encore pire.
00:36:53 Monsieur Macron et Elisabeth Borne et le gouvernement
00:36:56 ne disent pas la vérité.
00:36:58 Le numéro sclerosus a été supprimé, c'est vrai,
00:37:00 c'est-à-dire le nombre de places au concours de médecine,
00:37:02 mais il a été remplacé par l'apertus,
00:37:04 qui n'augmente pas assez le nombre de médecins.
00:37:06 Demandez à ce médecin urgentiste, s'il a assez d'urgentistes avec lui.
00:37:09 Demandez aux psychiatres de France s'ils sont suffisants, non nombreux.
00:37:12 Demandez aux pédiatres de France.
00:37:13 Donc on est dans une carence de formation de médecins en France.
00:37:17 Les étudiants recalés injustement vont se former à l'étranger.
00:37:21 À côté de ça, on ne peut pas travailler sans les médecins étrangers,
00:37:24 qu'on remercie.
00:37:25 Et à côté de ça, si vous voulez, on ferme des services et on dit
00:37:29 "oui, on manque de médecins".
00:37:30 Donc c'est quelque chose de complètement schizophrénique
00:37:34 et je ne comprends pas que personne n'alerte le président sur ce sujet.
00:37:38 Alors moi dans mon collectif, je ne fais qu'alerter tout le monde.
00:37:40 J'étais avec le président Larcher il y a 15 jours,
00:37:42 mais bon, moi je suis anesthésiste à temps plein,
00:37:44 je ne peux pas faire que ça.
00:37:45 Mais il y a quelque chose d'incroyable, le message ne passe pas.
00:37:49 - Docteur, je vais revenir sur un point important que vous avez mentionné,
00:37:55 sur le numerus clausus, qui est une vieille affaire.
00:37:58 Même s'il est remis, on l'a supprimé,
00:38:02 mais avant que les effets ne soient constatés, il faut une dizaine d'années.
00:38:06 - Parce qu'il faut une dizaine d'années pour former des...
00:38:08 - Parce qu'il faut 10 ans pour former de nouveaux médecins.
00:38:11 Mais là, vous avez dit que l'effet de cette levée du numerus clausus
00:38:15 est compensé par un autre dispositif.
00:38:17 Vous pouvez expliquer de quoi il s'agit ?
00:38:20 - Non, non, non, excusez-moi, je me suis mal exprimé.
00:38:23 Ce que je vous dis, c'est que la levée du numerus clausus est un faux argument.
00:38:30 On a supprimé l'appellation numerus clausus.
00:38:34 - Remplacée par Apertus.
00:38:37 - Ah, on a un petit problème de...
00:38:39 Oui, alors, Philippe Béjarge, vous avez l'air bien au courant de ça.
00:38:44 L'appellation a été supprimée, mais il y a toujours...
00:38:46 En fait, ce que vous voulez dire, il y a toujours une sélection.
00:38:48 Par contre, elle est moins importante, elle est moins drastique
00:38:52 qu'avec le numerus clausus qu'on a pu connaître,
00:38:55 notamment dans les années 90 et 2000.
00:38:57 - Non, mais c'est différent de la sélection, le numerus clausus.
00:38:59 C'est le nombre de gens qui sont admis dans la profession.
00:39:02 Pire.
00:39:03 - Je suis désolée que la liaison ait...
00:39:07 - Le point important, c'est que même en levant le numerus clausus,
00:39:10 le temps que ça fasse effet, c'est une dizaine d'années.
00:39:14 - Et en attendant, voilà, c'est des exemples comme on a vu
00:39:16 à Grenoble.
00:39:17 Donc, il a soulevé des points et des moyens à mettre en route maintenant.
00:39:23 - Ce qu'il y a d'intéressant, c'est que je suis persuadé,
00:39:25 alors qu'on pouvait penser d'une crise tellement structurelle
00:39:28 qu'il faudrait des années pour la guérir,
00:39:32 on l'entend et je crois qu'il aurait des mesures d'urgence
00:39:36 s'il serait capable de le faire.
00:39:37 - En tout cas, il a plusieurs pistes à mettre en œuvre.
00:39:39 On va changer de sujet, si vous le voulez bien.
00:39:41 On va parler d'un problème d'immeubles et de logements
00:39:45 squattés.
00:39:46 Vous allez voir cet exemple à Nantes, un immeuble qui est squatté
00:39:49 depuis plus de deux mois sur deux étages.
00:39:50 On regarde le reportage, on réagit après.
00:39:53 Jean-Michel Decaze.
00:39:54 - Depuis le 13 mars, les étages de cet immeuble sont squattés.
00:39:59 Sur la porte d'entrée, les occupants ont soudé une plaque de métal
00:40:03 et posé un digicode.
00:40:05 Le propriétaire de 75 ans en est tombé malade.
00:40:07 - Il a travaillé toute sa vie pour obtenir ce bien.
00:40:10 Il ne l'a volé à personne.
00:40:11 Et naturellement, c'est très, très dur pour lui.
00:40:14 Il a fait un petit malaise cardiaque et il ne dort qu'une heure par nuit.
00:40:17 Vous comprendrez que c'est très difficile pour lui.
00:40:20 Très, très difficile pour nous tous, d'ailleurs.
00:40:21 L'un des squatteurs refuse de répondre aux questions, car, dit-il,
00:40:25 tout se retournera contre son groupe.
00:40:27 Seuls les voisins prennent la parole.
00:40:30 - Jusqu'à maintenant, ça allait.
00:40:31 Il n'y avait pas trop de bruit.
00:40:34 Mais là, depuis samedi soir, c'est la noumba.
00:40:36 Ils sont une vingtaine ou une trentaine dedans.
00:40:40 Ils ouvrent les fenêtres.
00:40:41 Leur terrasse donne sur mon jardin à moi.
00:40:43 Donc, en fait, il y a énormément de bruit.
00:40:45 Je vous le dis, il y a deux heures et demie du matin,
00:40:47 j'ai appelé deux fois.
00:40:49 Ils sont intervenus.
00:40:50 Il était deux heures et demie.
00:40:52 - La police est venue ?
00:40:52 - Oui, la police est venue.
00:40:54 Les occupants ont dessiné des tags sur les murs de l'immeuble
00:40:57 et squatté la place de parking.
00:40:59 Le tribunal d'instance de Nantes doit rendre une décision début mai.
00:41:03 - Et nous sommes donc en lien avec Jean-Paul Senan,
00:41:05 qui est le frère du propriétaire squatté, qui a été à notre reportage d'ailleurs.
00:41:08 Bonjour, monsieur.
00:41:09 Comment va votre frère, déjà ?
00:41:12 - Écoutez, ça va tout doucement.
00:41:16 Ce sont des sujets qui sont durs à supporter,
00:41:19 surtout quand on a travaillé toute une vie pour obtenir un bien
00:41:22 et qu'on se voit rejeté d'une partie qui vous appartient complètement.
00:41:26 Et on donne le droit à ces gens qui squattent,
00:41:29 ils ont le droit de rentrer impunément.
00:41:31 Et vous, c'est votre logement, vous n'avez pas le droit d'y rentrer.
00:41:36 - On en est où des procédures et notamment des délais ?
00:41:39 - Eh bien écoutez, nous avons fait un référé.
00:41:43 Ce référé a été repoussé par l'avocat de ces squatteurs
00:41:48 qui n'avaient pas étudié le dossier.
00:41:50 Donc il devait être reporté au mois de juin.
00:41:53 Fort heureusement, nous avons un très bon avocat qui a réussi
00:41:58 en essayant de faire jouer un peu la loi.
00:42:01 Et ça va passer le 4 mai.
00:42:04 - Ah oui, donc ça veut dire encore des attentes.
00:42:06 Je vous entends dessouffler, Philippe Bilger.
00:42:08 - Non, mais parce qu'on entend de manière régulière,
00:42:10 Clélie, des affaires de ce type.
00:42:13 Et bien sûr, à une certaine époque, on avait pu considérer
00:42:17 qu'en changeant la loi, on pouvait faire accélérer
00:42:21 la procédure judiciaire et permettre à des propriétaires
00:42:25 de regagner leur lien, ô combien légitime.
00:42:28 Mais je constate que ça continue.
00:42:30 - La loi a été durcie, on va voir.
00:42:34 - Monsieur, madame, si je peux me permettre.
00:42:36 Cette loi, elle a été votée au Parlement, au Sénat.
00:42:40 Elle est revenue au Parlement, elle a été votée.
00:42:44 Sauf que le président de la République ne signe pas
00:42:46 le décret d'application.
00:42:48 Donc on ne peut pas mettre en application.
00:42:49 Sinon, tout changerait.
00:42:51 Parce que dans cette nouvelle loi, tout change.
00:42:53 - Alors justement, ça va peut-être vous aider, j'espère.
00:42:56 Mais nous sommes en ligne avec Maître Marc Zimmer,
00:42:57 qui est avocat en droit immobilier.
00:42:59 Bonjour maître, merci de répondre à nos questions.
00:43:02 Jean-Paul, j'espère que vous avez suivi le début
00:43:05 de notre émission, en tout cas du sujet qui était consacré
00:43:08 à cet immeuble squaté.
00:43:10 Nous sommes donc en ligne avec le frère d'un propriétaire
00:43:13 qui est squaté depuis plus d'un mois, je crois, sur deux étages.
00:43:17 À Nantes, Jean-Paul Solon, peut-être que vous avez
00:43:19 une question pour Marc Zimmer, justement.
00:43:22 - Oui maître, j'ai cru comprendre que vous disiez
00:43:26 que la loi n'était pas appliquée.
00:43:28 Oui, cette loi ne veut pas être appliquée,
00:43:30 puisque le président de la République
00:43:32 n'a pas signé le décret de loi.
00:43:33 Elle a été votée, elle est revenue à l'Assemblée nationale,
00:43:36 elle a été votée il y a trois semaines,
00:43:37 mais depuis le décret de loi n'a pas été signé.
00:43:41 Donc on ne peut pas l'appliquer.
00:43:42 - Alors Marc Zimmer, déjà, effectivement les textes
00:43:44 prévoient de punir plus fortement les squatteurs,
00:43:49 mais déjà en termes de décret d'application,
00:43:52 est-ce qu'ils sont passés ou non ?
00:43:53 Et surtout, est-ce que ça permettra quand même vraiment
00:43:56 aux propriétaires de récupérer leurs biens
00:43:58 et dans un délai qui est plus que raisonnable, on va dire ?
00:44:02 - Bonjour. Écoutez, avant tout, il faut savoir
00:44:05 qu'il y avait déjà des sanctions pénales qui existaient auparavant.
00:44:08 Comme vous l'avez indiqué, c'est un durcissement des sanctions,
00:44:11 ce n'est pas de nouvelles sanctions qui ont été installées.
00:44:15 Ensuite, concernant les squatteurs,
00:44:18 il faut savoir quand même qu'il y a deux types de squatteurs.
00:44:20 Il y a des squatteurs qui occupent des biens sans droits ni de titres
00:44:23 par nécessité.
00:44:24 Ce sont souvent des personnes dans une situation de précarité
00:44:27 non souhaitée et subie.
00:44:30 Ça peut être des migrants, ça peut être des personnes
00:44:33 qui ont perdu leur emploi, ce genre de choses.
00:44:35 Et puis, il y a les squatteurs un peu casseurs, d'une certaine manière,
00:44:39 qui occupent le bien mais qui vont le dégrader
00:44:41 et qui vont jusqu'à parfois narguer le propriétaire.
00:44:45 Pour l'instant, on n'a pas du tout de différence de traitement
00:44:49 entre ces deux squatteurs.
00:44:50 C'est d'ailleurs difficile à distinguer.
00:44:52 Mais il faut comprendre que mettre en place une procédure judiciaire,
00:44:57 c'est aussi garantir le respect des droits des squatteurs
00:45:00 qui sont dans une situation de nécessité.
00:45:02 Ce sont des personnes qui sont dans la rue sans cela.
00:45:06 Je ne les défends pas.
00:45:07 Il y a aussi le droit de propriété d'un côté qui doit être conservé.
00:45:11 Mais il faut prendre en compte le fait qu'il y ait différents types de squatteurs.
00:45:15 Là, c'est un cas qui est grave.
00:45:19 Mais vous imaginez pour ce propriétaire ?
00:45:21 On a vu l'exemple et le frère de ce propriétaire vous écoute.
00:45:25 Il essaie de récupérer un bien qu'il a acquis,
00:45:27 qu'il a mis je ne sais combien d'années à acquérir.
00:45:30 Ses squatteurs ne peuvent rien faire.
00:45:31 Ça lui demande des procédures,
00:45:32 ça veut dire des frais d'avocat aussi,
00:45:34 ça veut dire des frais de justice en général,
00:45:36 des délais qui sont énormes,
00:45:39 ça veut dire également des frais.
00:45:40 Alors que c'est un bien qu'il a acquis en toute honnêteté,
00:45:44 fruit de son travail.
00:45:46 Comment vous expliquez ça ?
00:45:48 Écoutez, moi je ne cherche pas à expliquer la situation.
00:45:55 Ce que je dis c'est simplement que ce monsieur,
00:45:57 s'il veut expulser maintenant,
00:46:00 il va être considéré comme une personne
00:46:03 qui doit démontrer que les personnes sont rentrées par voie de fait,
00:46:06 donc en dégradant le bien.
00:46:09 Et je ne sais pas pourquoi, excusez-moi,
00:46:12 il y a quelqu'un qui ne cesse de m'appeler,
00:46:13 je crois que c'est de chez vous.
00:46:17 On vous entend très bien, allez-y.
00:46:19 Vous m'entendez, d'accord.
00:46:22 Et donc il y a cette différence,
00:46:25 la personne qui est rentrée par voie de fait,
00:46:26 il faut pouvoir quand même le démontrer en faisant passer un huîtier,
00:46:31 elle ne bénéficiera pas de la trêve hivernale,
00:46:33 elle ne va pas bénéficier des délais longs
00:46:37 pour lui permettre de quitter les lieux.
00:46:40 Donc si tout va bien,
00:46:41 ce monsieur va quand même pouvoir récupérer son bien
00:46:43 dans un délai qui est raisonnable.
00:46:46 Raisonnable, j'entends raisonnable, ça peut être de six mois à un an.
00:46:49 Mais quand même !
00:46:53 Je ne suis pas du tout d'accord avec vous, maître.
00:46:57 Nous venons d'avoir le député, le sénateur de Loire-Atlantique
00:47:00 qui vient de nous dire que la loi qui vient d'être votée il y a trois semaines,
00:47:03 elle change totalement la donne,
00:47:05 elle n'est plus du tout en accord avec ce que vous dites.
00:47:07 La loi aujourd'hui, elle dit que ce soit un propriétaire de bien commercial
00:47:12 ou ce soit un propriétaire de bien particulier,
00:47:15 quel que soit ce bien, ils devront quitter les lieux,
00:47:18 ils auront 48 heures pour les quitter avec une peine d'amende qui est très élevée.
00:47:21 Il y aura un ordre d'expulsion qui sera donné par le tribunal
00:47:25 et qui sera attesté par le préfet.
00:47:31 Donc à aujourd'hui, si demain le tribunal donne un ordre d'expulsion,
00:47:35 le préfet a toute latitude,
00:47:37 puisque même s'ils font appel, ce n'est pas...
00:47:42 Suspensif.
00:47:43 Ce n'est pas suspensif.
00:47:44 Une fois qu'il y a un ordre du tribunal,
00:47:45 effectivement c'est à la préfecture et au pouvoir public d'agir.
00:47:49 Et de ce point de vue-là, je suis tout à fait en accord avec vous.
00:47:53 Effectivement, parfois il y a de vraies carences,
00:47:55 on peut attendre plusieurs mois, voire des années,
00:47:57 avant que les jugements d'expulsion définitifs soient exécutés.
00:48:01 Mais il faut quand même savoir...
00:48:02 Vous avez vu les dégâts que posaient déjà les squatteurs sur le bien à l'extérieur ?
00:48:10 Je ne vous explique pas comment c'est à l'intérieur.
00:48:12 Et vous avez pu entendre l'un des voisins,
00:48:14 mais tous les voisins se plaignent.
00:48:16 Il y a à l'intérieur un étage...
00:48:18 On voit ici les images.
00:48:19 ...qui a été vidé de toutes ses cloisons.
00:48:24 C'était pour faire un amphithéâtre.
00:48:25 Les travaux devaient commencer le 1er mai.
00:48:27 Et vous pensez bien que dans cette pièce-là,
00:48:29 ils font des teufs, comme ils disent,
00:48:31 avec tout ce qui s'ensuit, la fumée, etc.
00:48:35 Les policiers se sont déplacés pour tapage nocturne.
00:48:40 Je vous laisse répondre Maître Zimmer,
00:48:41 et puis ce sera la fin de cette émission.
00:48:44 En tout cas, dans votre cas,
00:48:46 là où il y a des dégradations, des nuisances sonores, etc.,
00:48:48 c'est des éléments qu'il faut porter à la connaissance de la préfecture.
00:48:51 Comme ça embête le voisinage,
00:48:52 la police sera d'autant plus incline à exécuter rapidement le jugement.
00:48:56 Et à défaut, je vous rappelle quand même
00:48:57 que vous pouvez demander une indemnisation à l'État.
00:48:59 C'est tous les contribuables qui payent pour le défaut des conditions.
00:49:03 Merci beaucoup à tous les deux, à Marc Zimmer et à Jean-Paul Sonnant,
00:49:06 d'avoir témoigné, nous avoir éclairé aussi sur ce que dit la justice,
00:49:10 qui n'empêche en rien ce que vous avez dit
00:49:11 pour les problèmes de mal-logement.
00:49:13 Mais je pense que c'était là, en l'occurrence, une autre affaire.
00:49:17 Merci à Pierre Lelouch et merci à Philippe Bilger.
00:49:19 Dans un instant, c'est le Grand Journal de l'après-midi sur CNews.
00:49:22 Il est 15h. Bonjour à tous, bienvenue sur CNews.
00:49:28 C'est l'heure du Grand Journal de l'après-midi avec Mickaël Dorian.
00:49:31 Bonjour Mickaël.
00:49:32 Dans l'actualité aujourd'hui.
00:49:34 Bonjour Clélie, bonjour à tous.
00:49:35 43 ans après, c'est l'heure du verdict au procès de l'attentat
00:49:38 contre la synagogue de la rue Copernic à Paris.
00:49:41 Hier, le parquet antiterroriste a requis la réclusion criminelle
00:49:45 à perpétuité contre Assane Diable et Précision
00:49:47 dès le début de ce journal avec Noémie Schultz
00:49:49 qui suit le procès pour CNews.
00:49:51 À la une également, plus de 100 sociologistes
00:49:53 se mobilisent dès aujourd'hui et ce week-end.
00:49:56 Ils dénoncent le projet de l'autoroute A69
00:49:58 qui doit relier Toulouse à Castres,
00:49:59 dans le Tarn à Seyss, un campement de manifestants s'est installé.
00:50:03 Nous retrouverons notre envoyé spécial sur place, Régine Delfaux.
00:50:07 Gérald Darmanin promet de renforcer les effectifs
00:50:09 pour lutter contre l'immigration clandestine.
00:50:11 Le ministre de l'Intérieur a confirmé l'envoi
00:50:13 de 4 escadrons de gendarmes mobiles,
00:50:15 des policiers de la CRS 8 spécialisés
00:50:18 dans la lutte contre les violences urbaines.
00:50:20 Et puis nouvelle rallonge pour le bouclier tarifaire sur l'électricité.
00:50:23 Le gouvernement a décidé de le prolonger jusqu'à début 2025
00:50:26 pour limiter les hausses de factures.
00:50:27 Les précisions dans la chronique éco d'Eric de Ritmaten.
00:50:30 C'est le jour J au procès de l'attentat de la rue Copernic.
00:50:36 Le verdict est attendu aujourd'hui.
00:50:37 Il y a 43 ans, une bombe a explosé près d'une synagogue
00:50:41 faisant 4 morts et des dizaines de blessés.
00:50:43 Noémie Schultz, vous êtes en direct de la cour d'assises spéciale de Paris.
00:50:47 Hier, le parquet a requis la réclusion criminelle à perpétuité
00:50:51 contre l'unique accusé à Saint-Diab.
00:50:52 Et pour le moment, les magistrats sont encore en train de délibérer.
00:50:55 Absolument, ça fait près de 5h30 qu'ils délibèrent.
00:51:01 Ils sont partis un peu après 9h30 ce matin.
00:51:03 C'est donc un signe qu'il y a des discussions,
00:51:05 des débats entre ces 5 magistrats professionnels
00:51:08 qui composent cette cour d'assises spéciale.
00:51:10 On est en matière de terrorisme avec bien sûr une question à trancher,
00:51:14 condamner ou acquitter Hassan Diab.
00:51:17 Hier, vous l'avez dit, les représentants du parquet antiterroriste
00:51:19 ont requis la peine maximale, la réclusion criminelle à perpétuité.
00:51:23 Ils ont dit leur intime conviction de la culpabilité d'Hassan Diab.
00:51:28 L'intime conviction que c'est bien lui qui a posé la bombe
00:51:30 devant la synagogue de la rue Copernic,
00:51:31 raison pour laquelle ils ont pris ces réquisitions.
00:51:34 Mais les avocats de la défense, eux, ont mis en garde les magistrats
00:51:37 contre le risque d'une grave erreur judiciaire
00:51:40 dans un dossier qui repose en grande partie sur des renseignements.
00:51:44 Personne n'a jamais revendiqué l'attentat.
00:51:45 Dans un dossier complexe également, où la justice française a varié
00:51:49 et n'a pas toujours eu le même regard sur l'accusé,
00:51:53 les avocats de la défense ont plaidé l'acquittement.
00:51:55 La réalité, c'est que vous n'avez aucun élément matériel
00:51:57 prouvant qu'il était en France au moment des faits,
00:51:59 et encore moins qu'il a déposé la bombe.
00:52:02 Voilà donc pour ces magistrats qui délibèrent depuis plus de 5 heures
00:52:06 et un verdict qui est attendu d'ici la fin de journée.
00:52:09 Merci beaucoup Noémie Schultz avec les images de l'Olympe.
00:52:11 Ton de tâte.
00:52:12 Dans le Tarn, plusieurs militants protestent contre le chantier
00:52:15 d'autoroute A69 entre Toulouse et Castre.
00:52:18 Un rassemblement est prévu ce week-end.
00:52:20 Un campement vient d'ailleurs de s'installer.
00:52:22 À Seyze, on retrouve Régine Delfour et Antoine Durand.
00:52:24 Régine, bonjour.
00:52:26 Comment les manifestants s'organisent-ils ?
00:52:31 Oui, bonjour Clémy.
00:52:32 Écoutez, il y a ce campement qui a été installé il y a quelques heures,
00:52:37 un petit peu même hier, mais nous n'avons pas accès au campement
00:52:41 puisque les manifestants, les militants,
00:52:44 n'ont pas souhaité que ces news soient sur le campement.
00:52:47 Un autre média, la presse écrite, La Dépêche du Midi,
00:52:50 n'a pas le droit non plus d'être sur ce campement
00:52:52 puisqu'il semblerait que les deux médias,
00:52:55 nous et La Dépêche du Midi, sommes trop clivants.
00:52:58 Alors sur ce parking-là, c'est là où les militants,
00:53:01 les manifestants vont se garer.
00:53:03 Vous voyez une dizaine de voitures.
00:53:05 On est loin pour l'instant des milliers de manifestants attendus.
00:53:08 Alors demain, il y aura une marche qui va partir aux alentours de 14 heures.
00:53:14 Il y aura aussi une course de bolides,
00:53:17 ce qu'ils appellent en fait des caisses à savon.
00:53:21 L'objectif est censé être très festif et très tranquille.
00:53:25 Il y aura également des familles,
00:53:26 mais il y a évidemment des craintes de certains éléments radicaux
00:53:30 qui pourraient rejoindre ici à Saïs le campement et la mobilisation
00:53:35 et revivre certains événements comme à Saint-Solines en mars dernier.
00:53:44 Merci beaucoup Régine Delfour et merci à Antoine Durand qui vous accompagne.
00:53:48 Dans l'actualité également, l'utilisation de drones
00:53:51 est à nouveau autorisée pour le maintien de l'ordre.
00:53:54 Depuis 2020, leur usage par les forces de l'ordre avait été suspendu.
00:53:58 Mercredi, le décret d'application de la loi qui encadre cette utilisation
00:54:02 a été publié au journal officiel.
00:54:04 Les explications de Sandra Buisson.
00:54:08 1500 à 2000 personnes sont attendues lors de cette manifestation
00:54:12 contre la construction de l'autoroute entre Castres et Toulouse.
00:54:15 Pour la sécuriser, les gendarmes pourront utiliser des drones.
00:54:19 Dès le départ, il pourrait y avoir un suivi,
00:54:22 une analyse de l'adversaire,
00:54:25 observer de façon très précise sa composition, ses modes d'action
00:54:29 et ainsi adapter en temps réel la manœuvre de la gendarmerie.
00:54:33 Plus on anticipe, plus on manœuvre,
00:54:35 plus on évite une confrontation qui peut donner lieu à l'usage de la force.
00:54:39 Sur le vif, les images transmises par les drones
00:54:42 ne pourront pas servir à identifier des individus.
00:54:45 En revanche, après la manifestation,
00:54:47 sur réquisition du procureur et dans le cadre d'une enquête judiciaire,
00:54:51 les vidéos pourraient être réquisitionnées à cet effet.
00:54:54 Là, pour le coup, c'est un outil supplémentaire
00:54:57 justement pour solidifier ces procédures
00:55:00 et nous permettre peut-être de casser le sentiment d'impunité
00:55:02 qui est chez les casseurs.
00:55:05 En revanche, la loi prévoit que les drones ne puissent pas capter de son
00:55:09 ni utiliser la reconnaissance faciale.
00:55:13 Gérald Darmanin promet de renforcer les effectifs
00:55:15 pour lutter contre l'immigration clandestine.
00:55:16 Le ministre de l'Intérieur a confirmé l'envoi de 4 escargots
00:55:20 de gendarmes mobiles des policiers de la CRS 8,
00:55:22 spécialisés dans la lutte contre les violences urbaines.
00:55:25 Sont au total 510 membres des forces de l'ordre,
00:55:27 en plus des 1300 déjà présents sur place.
00:55:29 On parle de Mayotte.
00:55:30 Les précisions de Geoffrey Defevre.
00:55:33 Sur les 300 000 habitants de Mayotte,
00:55:35 près de la moitié seraient en situation irrégulière.
00:55:38 L'opération Worm Bushu a donc pour objectif de poursuivre la lutte
00:55:42 contre l'immigration clandestine.
00:55:44 Située dans l'océan Indien, le 101e département français
00:55:47 est confronté depuis des années à une pression migratoire,
00:55:50 venant principalement des îles Comores voisines.
00:55:53 En 2022, plus de 25 000 reconduites à la frontière ont été effectuées.
00:55:58 Cette fois, l'objectif est de détruire près d'un millier de bangas,
00:56:01 des logements de fortune où vivraient des personnes
00:56:04 en situation irrégulière, et ainsi d'expulser en deux mois
00:56:07 environ 10 100 papiers.
00:56:09 De son côté, le président comorien Azali Assoumani
00:56:12 espère que l'opération sera annulée,
00:56:14 craignant de voir arriver entre 150 et 400 ressortissants par jour,
00:56:18 contre 70 actuellement.
00:56:21 Pour freiner l'immigration clandestine, en 2005,
00:56:23 François Barouin, alors ministre des Outre-mer,
00:56:25 avait proposé une exception aux droits du sol
00:56:27 pour obtenir la nationalité française à Mayotte.
00:56:30 En début d'année, Gérald Darmanin a réaffirmé sa volonté
00:56:33 de restreindre les conditions d'accès à la nationalité française
00:56:37 depuis l'archipel mahorais.
00:56:40 Gérald Darmanin qui prévoit de mener dans les prochains jours
00:56:42 une vaste opération anti-migrants à Mayotte.
00:56:44 Plusieurs 100 papiers dont la plupart sont comoriens
00:56:47 doivent être expulsés, mais les comores ont d'ores et déjà annoncé
00:56:51 qu'ils n'entendent pas les accueillir.
00:56:53 Cette histoire représente ce drame.
00:56:55 Un patient de 91 ans est décédé après trois jours d'attente
00:56:57 aux urgences car aucun lit n'était disponible.
00:56:59 C'est le troisième depuis le mois de décembre.
00:57:01 Ça s'est passé au CHU de Grenoble.
00:57:03 Si les raisons du décès sont inconnues,
00:57:05 les médecins estiment que le temps passé allongé sans bouger
00:57:07 a probablement dégradé son état de santé.
00:57:10 Rapportage Olivier Madinier, Miquel Dos Santos.
00:57:14 Le CHU de Grenoble est à bout de souffle.
00:57:17 Avec une capacité d'accueil d'une cinquantaine de lits,
00:57:19 les urgences sont débordées et se retrouvent parfois
00:57:22 avec le double de patients.
00:57:24 Infirmière Julie craint un nouveau drame.
00:57:26 Elle réclame une série de mesures urgentes.
00:57:28 Que des lits réouvrent, qu'on ait du personnel soignant
00:57:31 disponible pour répondre aux besoins,
00:57:34 qu'on ait plus de médecins.
00:57:35 Nous ce qui nous manque aux urgences c'est des médecins actuellement.
00:57:37 On voudrait juste retrouver des conditions de travail normales
00:57:39 et je pense que c'est pas non plus la mer à bord.
00:57:41 On ne réclame pas 5000 euros par mois.
00:57:43 Pour le chef des urgences, l'amélioration des conditions de travail
00:57:46 permettra d'accueillir de nouveaux urgentistes.
00:57:49 La priorité reste cependant de trouver des places
00:57:51 dans des services hospitaliers où l'attente se compte parfois en semaine.
00:57:55 Il y a des filières qui ne fonctionnent pas du tout
00:57:57 et c'est le cas en particulier de la psychiatrie.
00:57:59 C'est la même chose pour la gériatrie.
00:58:01 Les patients psychiatriques et les patients âgés
00:58:03 avec des problèmes sociaux, personne ne veut s'en occuper,
00:58:05 personne ne sait s'en occuper.
00:58:07 Ils restent aux urgences et parfois ils meurent aux urgences.
00:58:10 Face à cette situation, les syndicats ont saisi la justice.
00:58:14 Au-delà du CHU de Grenoble, le département de l'ISER
00:58:16 est lui aussi confronté à des contraintes similaires.
00:58:20 Et justement, François Braun est aujourd'hui en Seine-Saint-Denis.
00:58:23 Le ministre de la Santé s'est rendu dans une caisse primaire
00:58:26 d'assurance maladie de Bobigny.
00:58:27 Il a notamment reconnu les difficultés rencontrées dans les hôpitaux.
00:58:31 Écoutez.
00:58:33 Ce qu'il faut et ce qui est important de préciser,
00:58:36 c'est que surtout la mise en application de la loi,
00:58:39 c'est la mise en application de la loi,
00:58:41 elle met une loupe sur des situations
00:58:44 qui déjà avant étaient très compliquées et très difficiles.
00:58:47 Les services dont on parle, ce sont des services qui déjà
00:58:50 avant la mise en application de cette loi
00:58:52 avaient des problèmes de fermeture,
00:58:53 avaient des problèmes d'effectifs médicaux.
00:58:55 Donc je crois que c'est important de le marteler.
00:58:57 Avec les agences régionales de santé,
00:58:59 j'étais encore en contact avec toutes les agences régionales de santé hier soir.
00:59:03 Je suis le dossier d'extrêmement près.
00:59:05 Nous réagissons dès qu'il y a un problème quelque part
00:59:07 pour proposer des solutions,
00:59:09 pour qu'il n'y ait pas de rupture dans la prise en charge.
00:59:12 Et après Emmanuel Macron, c'est au tour d'Elisabeth Borne
00:59:15 de se rendre au contact des Français.
00:59:17 La Première ministre est en visite aujourd'hui à Valencey.
00:59:19 C'est en l'Indre.
00:59:20 Elle présente un dispositif de rendez-vous en ligne
00:59:22 pour les papiers d'identité pour accélérer en tout cas les procédures.
00:59:25 On l'écoute.
00:59:27 Beaucoup de Français ont des difficultés aujourd'hui
00:59:30 à obtenir ou à faire renouveler une pièce d'identité.
00:59:35 Et donc les délais sont trop longs.
00:59:36 Donc 66 jours de délai moyen, c'est trop long.
00:59:40 L'objectif qu'on se fixe, c'est d'être à 30 jours cet été
00:59:44 et de passer à 20 jours à l'automne
00:59:47 et d'avoir des rendez-vous disponibles partout en France.
00:59:51 On passe à la chronique éco avec Eric Deray de Matten.
00:59:53 Votre programme avec IG.
00:59:59 IG, bien plus que du training.
01:00:01 Une équipe d'experts à vos côtés.
01:00:05 Eric, le quoi qu'il en coûte n'est pas complètement terminé.
01:00:08 Le gouvernement va prolonger le bouclier tarifaire sur l'électricité,
01:00:11 mais il serre les vis en revanche sur le gaz.
01:00:14 Pourquoi cette décision ?
01:00:15 Effectivement, au risque de semer la confusion d'ailleurs,
01:00:18 parce que le gouvernement ferme le robinet, celui du gaz,
01:00:21 concernant les aides, et il laisse ouvert celui des aides sur l'électricité.
01:00:25 Alors pourquoi ?
01:00:26 Parce que les prix du gaz sont revenus à un niveau normal,
01:00:29 dit Bruno Le Maire.
01:00:29 Effectivement, quand on regarde les cours,
01:00:31 on se rend compte qu'actuellement le mégawatts est vendu
01:00:33 43 euros sur le marché international.
01:00:36 Il était à 50 euros en février.
01:00:38 Il est même monté à 84 euros il y a un an exactement.
01:00:41 Et je ne vous parle même pas du mois d'août 2022,
01:00:44 340 euros le mégawatts.
01:00:46 Donc on est revenu au cours d'avant la guerre.
01:00:48 Et ça, c'était inattendu,
01:00:50 parce que la consommation a chuté et que l'hiver a été plus doux.
01:00:53 Maintenant, regardons l'électricité.
01:00:55 Là, ça n'est pas le cas.
01:00:56 La France, en fait, reste piégée par les cours européens.
01:00:59 Donc le bouclier va continuer pour au moins 2 ans,
01:01:02 a dit Bruno Le Maire, donc jusqu'en 2025.
01:01:05 Parce qu'aucun accord n'a encore été trouvé concernant les prix européens.
01:01:09 Vous connaissez la polémique.
01:01:10 Plus de 100 euros le mégawatts actuellement.
01:01:12 C'est vrai qu'on était à 224 en janvier,
01:01:15 alors que si la France vivait sur sa seule énergie nucléaire,
01:01:17 elle ne paierait 25 à 50 euros le mégawatts.
01:01:21 Donc le problème, c'est qu'aujourd'hui,
01:01:23 on n'a pas suffisamment de production.
01:01:24 On est encore obligé d'importer au prix fort.
01:01:27 Et sans les aides de l'État,
01:01:29 la facture pour le particulier aurait été multipliée par 3.
01:01:32 Le bouclier a donc limité la hausse
01:01:34 et va donc continuer de limiter la hausse à 15 % maximum.
01:01:37 Ça coûte cher, 27 milliards à l'État.
01:01:40 Et ça va donc durer, puisque les États européens
01:01:42 n'arrivent toujours pas à se mettre d'accord sur un prix plus bas.
01:01:47 C'était votre programme avec IG.
01:01:49 IG, bien plus que du trading.
01:01:51 Une équipe d'experts à vos côtés.
01:01:53 Aux États-Unis, Joe Biden a fait fuite
01:01:57 et son intention de se déclarer candidat
01:02:00 la semaine prochaine pour renouveler son mandat.
01:02:02 Donald Trump, son prédécesseur, lui, s'est déjà déclaré.
01:02:05 Donc d'ici le 5 novembre 2024,
01:02:07 les Américains pourraient faire face à un match retour.
01:02:10 Mais à Roald D. Mann, il y a un troisième homme dans la course,
01:02:12 en tout cas pour l'instant.
01:02:13 Il pourrait y en avoir plus d'ailleurs.
01:02:15 Oui, bien sûr.
01:02:15 Alors Donald Trump, lui, a annoncé sa candidature le 15 novembre,
01:02:19 depuis sa résidence de Mar-a-Lago, en Floride.
01:02:22 Il a le droit de se représenter, même inculpé.
01:02:25 Et il reste le choix préféré chez les électeurs républicains.
01:02:29 Pour Joe Biden, lui, vous le disiez, il a fuité,
01:02:31 que ce serait le 25 avril.
01:02:33 Quatre jours, quatre ans, jour pour jour,
01:02:37 il va réitérer son souhait de briguer la présidence,
01:02:41 comme il l'avait fait la dernière fois, par vidéo.
01:02:43 Alors, les sondages montrent qu'à la moitié des électeurs démocrates
01:02:48 veulent un nouveau candidat.
01:02:50 Et voilà le troisième homme.
01:02:52 C'est un démocrate contestataire qui fait son apparition
01:02:56 depuis avant-hier, Robert F. Kennedy Jr.,
01:03:01 avocat en droit de l'environnement,
01:03:03 qui se remarque par son rejet des vaccins,
01:03:05 qu'il estime être inutile et trop lucratif pour la grande pharmacie.
01:03:09 Il a un style caustique et il a un nom.
01:03:12 Son père ayant été le bras droit du président John F. Kennedy
01:03:15 au début des années 60,
01:03:17 avant que les deux hommes à des dates différentes meurent assassinés.
01:03:21 Merci beaucoup Harold D. Mann.
01:03:24 C'est la fin de...
01:03:26 Il y avait quelque chose ? Qu'est-ce qui ne va pas ?
01:03:27 Tu sais ?
01:03:28 Tout va bien.
01:03:28 Ah bon d'accord, j'ai cru que j'avais oublié quelque chose.
01:03:31 Merci à vous trois.
01:03:33 Merci beaucoup Michael.
01:03:34 Dans un instant, c'est Nelly Denac et ses invités.
01:03:37 90 minutes info, le débat qui reprend sur CNews.
01:03:41 Elle va revenir sur ces manifestations qui sont attendues dans le Tarn,
01:03:46 à propos de cette autoroute A69.
01:03:50 Des arbres sont en danger et des militants écologistes
01:03:52 sont prévus de se rassembler ce week-end.
01:03:54 Évidemment, ce rassemblement sera scruté.
01:03:57 A tout de suite.
01:03:58 [Musique]

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