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- il y a 3 ans
Olivier Benkemoun revient sur la journée d'infos et de débats traités sur l'antenne de CNEWS dans #lemeilleurdelinfo
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00:00 Bonsoir, bonsoir à tous, le meilleur de l'info et au sommaire ce soir, les casseroles.
00:05 Les casseroles sont toujours à la une mais cette fois pour les ministres de la santé,
00:09 des finances, du travail et pour Elisabeth Borne.
00:12 Est-ce que pour reprendre le titre d'un film célèbre, c'est devenue mission impossible
00:16 pour les ministres de se déplacer en France sans avoir de comité d'accueil, des manifestants
00:21 comme ici aujourd'hui mais aussi beaucoup de vos ministres qui sont sur le terrain aujourd'hui ?
00:26 Cassez-vous ! On ne veut pas de vous !
00:30 Vous entendrez également des profs réagir aux annonces d'Emmanuel Macron et de Papandia
00:34 et notamment sur cette promesse qu'il n'y aura plus de trous dans la raquette pour remplacer les profs.
00:39 Tous les enseignants le seront en cas d'absence.
00:42 C'est par exemple le professeur d'anglais qui va remplacer le professeur de mathématiques,
00:47 non pas pour faire des mathématiques bien entendu mais pour faire de l'anglais.
00:50 Ça paraît un peu US, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:52 Oui, c'est moins qu'on puisse dire.
00:53 C'est invraisemblable ce qu'il a raconté.
00:55 Voilà, et puis un scandale en Allemagne, une interview de Michael Schumacher
00:59 dix ans après son accident, un scoop tout à fait crapoteux et on vous dira pourquoi.
01:05 Le magazine People s'était vanté d'avoir obtenu la première interview de Schumacher
01:09 depuis son accident survenu en 2013.
01:12 La famille du champion du monde va porter plainte contre le magazine.
01:15 Yohann Usaï, bonsoir.
01:16 Bonsoir Olivier.
01:17 Vous nous commenterez l'actualité politique chargée
01:21 et peut-être même qu'on parlera de l'agenda qui arrive, chargé ?
01:24 Chargé aussi.
01:24 Tout est chargé pour Emmanuel Macron, on voit ça.
01:27 Après, et pour Elisabeth Morne d'ailleurs, on voit ça après le rappel des titres d'Isabelle Piboulot.
01:32 Une joggeuse portée disparue en Seine-et-Marne.
01:38 La jeune femme, prénommée Chloé, est âgée de 20 ans et mesure 1,56 m.
01:44 Elle a disparu dans la commune de Dunmartin-en-Guelle entre 5h45 et 6h30 du matin,
01:50 vêtue d'une doudoune noire sans manches, d'un sweat bleu roi, d'un jogging noir et de basket blanche.
01:56 La gendarmerie a lancé un appel à témoins.
01:59 Hassane Diab, condamné à la réclusion criminelle, a perpétuité,
02:03 43 ans après l'attentat à la bombe contre la synagogue de la rue Copernic à Paris.
02:09 La cour d'assises spéciale a rendu son verdict en l'absence de l'unique accusé
02:13 et a décerné un mandat d'arrêt à son encontre.
02:16 Après avoir bénéficié d'un non-lieu, le Libano-Canadien de 69 ans était reparti libre au Canada en janvier 2018.
02:24 Et puis dans l'actualité internationale, le secrétaire général de l'OTAN est confiant.
02:29 Selon Jens Stoltenberg, les Ukrainiens sont désormais en mesure de libérer plus de terrain pris par les Russes.
02:36 Les alliés de Kiev se sont réunis sur la base américaine de Ramstein en Allemagne.
02:41 Les représentants ukrainiens, polonais et allemands se sont mis d'accord pour mettre en place en Pologne
02:47 un centre de réparation pour les chars Léopard 2.
02:52 Après deux jours sur le terrain pour Emmanuel Macron, repos aujourd'hui.
02:55 Les concerts de casserole ont continué toutefois, mais c'était pour les ministres.
02:59 Elisabeth Borne, François Braun, Bruno Le Maire, Olivier Dussopt étaient sur le terrain.
03:04 Aujourd'hui, en action, on va voir le comité d'accueil qui a accompagné le ministre de la Santé à Montreuil.
03:10 Elisabeth Borne aussi a eu droit à des casseroles lors de son déplacement.
03:14 Petite sonate, des petits huées et beaucoup de huées, je crois.
03:17 Elle était en déplacement dans l'Inde avec Stanislas Guérini pour promettre qu'on pourra faire ses papiers d'identité plus rapidement.
03:24 Mais c'est forcément sur l'accueil qu'a porté la question que l'on retient ce soir.
03:30 Cassez-vous ! On ne veut pas de vous !
03:43 Est-ce que pour reprendre le titre d'un film célèbre, c'est devenue mission impossible pour les ministres de se déplacer en France
03:50 sans avoir de comité d'accueil, des manifestants comme ici aujourd'hui,
03:53 mais aussi beaucoup de vos ministres qui sont sur le terrain aujourd'hui ?
03:57 Écoutez, vous le voyez, beaucoup de ministres, vous le dites, se déplacent.
04:01 C'est important d'aller à la rencontre des Français quand ils veulent bien discuter, d'échanger avec eux
04:08 et d'être à l'écoute de leurs préoccupations.
04:11 C'est ce que je fais depuis ces dernières semaines et ce que je vais continuer à faire et c'est ce que font les ministres.
04:18 Luc Mélenchon estime que les libertés constitutionnelles sont remises en cause par l'interdiction de manifester aujourd'hui en marge de votre déplacement.
04:25 Est-ce que ces interdictions sont de bonne alloi ?
04:29 Non, il n'y a pas une interdiction de manifester. Du reste, il y a des gens qui manifestent.
04:33 Et je pense qu'une fois de plus, M. Mélenchon est dans la caricature.
04:37 Le préfet a pris un arrêté pour interdire de circuler dans une rue à Châteauroux.
04:42 Je ne pense pas que ce soit une remise en cause des libertés constitutionnelles de notre pays.
04:54 Alors les casserolades, ça ne va pas s'arrêter parce qu'il y a d'autres déplacements qui sont prévus.
04:58 Oui, le président de la République va faire jusqu'à un ou deux déplacements par semaine en région pour aller à la rencontre des Français.
05:05 C'est quelque chose de classique dans une crise.
05:07 C'est comme ça qu'Emmanuel Macron entend en sortir.
05:09 C'est ce qu'il avait fait durant la crise des Gilets jaunes.
05:11 Souvenez-vous, comment est-ce qu'Emmanuel Macron sort de cette crise ?
05:14 D'abord en faisant un gros chèque, c'est vrai, 17 milliards d'euros.
05:17 Et puis ensuite en lançant le grand débat, donc en allant sur le terrain rencontrer les Français et rencontrer les élus.
05:22 Si il faisait un gros chèque de 17 milliards, il n'y aurait plus de problème de retraite, de trous dans les caisses.
05:27 Pour un an ou deux ans maximum.
05:29 Donc ça ne réglerait pas le problème parce qu'on parle à peu près de 10 milliards d'euros par an.
05:32 Donc le problème ne serait pas du tout réglé.
05:34 On est dans une dimension vraiment différente concernant les retraites.
05:37 Là, ça s'étale sur des dizaines d'années.
05:39 Mais la réalité, c'est qu'Emmanuel Macron, effectivement, il compte sortir de la crise en allant sur le terrain.
05:43 On voit quand même que c'est en train de fonctionner.
05:45 En tout cas, c'est en train de fonctionner.
05:46 Non pas dans l'opinion parce que la cote de popularité est très basse, mais il y a de moins en moins de monde.
05:51 C'est vrai qu'il n'y avait pas grand monde.
05:52 Pour être très honnête, ça devient quelque chose d'anecdotique.
05:55 Ils sont quelques dizaines, tout au plus.
05:57 En tout cas, les ministres étaient au front aujourd'hui.
06:00 Pour faire des annonces, peut-être qu'on en parlera parce que c'est ça.
06:02 En même temps qu'on est détesté, on essaye de mettre un peu de pommade sur le cœur des Français.
06:08 Mais des poterons minaient ce matin sur les chaînes de télé, sur les radios.
06:12 Les ministres étaient donc à communiquer un message simple et basique.
06:18 Le chef est courageux.
06:21 Je préfère un président chahuté à un président planqué.
06:25 Parfois, j'ai l'impression qu'on reproche un peu tout et son contraire au président.
06:29 Il faut toujours prendre des risques en politique.
06:31 Ils sont toujours payants.
06:32 Je vous le dis, il faut renouer avec les Français.
06:34 Nous avons un président de la République courageux.
06:36 La manifestation et le tintamarre de la manifestation, ce n'est par définition pas le lieu de l'échange.
06:41 Le président de la République, il démontre, même si c'est difficile, qu'il se déplace toujours.
06:44 Il est en contact avec son peuple.
06:46 Il est en contact franc et direct.
06:48 En tout cas, qu'on aime ou qu'on n'aime pas le président de la République,
06:51 je pense que chacun peut constater qu'il est courageux.
06:53 Les manifestations vous inquiètent ou pas ?
06:55 Écoutez, à un moment donné, elles vont se terminer.
06:58 Tout se termine.
06:59 Donc elles vont se terminer.
07:00 J'espère qu'elles ne vont pas se terminer avec des violences,
07:03 c'est-à-dire totalement incontrôlées et avec des éléments qui n'ont rien à voir
07:08 avec les sujets pour lesquels un certain nombre de gens descendent dans la rue,
07:12 mais qui reprofitent pour être violents.
07:15 Et je vois quand même un certain nombre de partis politiques,
07:18 je pense à LFI par exemple, mais d'autres qui ont bien du mal à désavouer des actes de violence
07:25 qui peuvent être amenés à les comprendre.
07:27 Ça, ce n'est pas possible. Dans le champ républicain, ce n'est pas possible.
07:29 Quel bilan de cette séquence ?
07:32 Je trouve ces éléments de langage vraiment catastrophiques.
07:35 Le président de la République est courageux parce qu'il va sur le terrain.
07:38 Ça en dit long quand même sur la séquence qu'on traverse
07:40 et sur la détestation qu'éprouvent les Français pour le président de la République.
07:44 Une partie des Français en tout cas, parce qu'ils se trouvaient courageux d'aller sur le terrain.
07:48 Sincèrement, c'est grave.
07:49 Et ensuite, ils disent qu'il prend un risque, le président de la République.
07:52 Non, n'exagérons pas, il y a un service de sécurité autour du président
07:56 quand il se déplace qui est colossal.
07:58 J'étais hier avec lui dans l'Hérault,
08:00 disons plusieurs centaines de gendarmes mobiles autour du collège où il s'est déplacé.
08:05 Donc non, il ne prend pas un énorme risque en se déplaçant non plus.
08:08 Soyons sérieux dans les éléments de langage qui sont utilisés.
08:11 Même si ça fait du bruit, ces casseroles.
08:14 Ça amuse beaucoup les casseroles.
08:15 On a même un célèbre vendeur suédois de meubles qui vend aussi des casseroles
08:19 qui aujourd'hui fait une petite publicité qui fait le tour des réseaux sociaux.
08:22 Vous la voyez.
08:23 À ce prix-là, ça peut faire du bruit.
08:25 Malin, hein ?
08:26 Non, vous ne trouverez pas ça ?
08:28 Ah si, si, absolument, c'est très drôle.
08:29 Et puisqu'on en est à la publicité qui récupère l'actualité,
08:33 ici même, on faisait état il y a une semaine
08:36 des affirmations plus que farfelues de la superstar de la chanson Guillaume
08:39 qui s'appropre des pyramides, qui produisait de l'électricité.
08:41 Là, c'est EDF qui s'en amuse.
08:43 EDF, fournisseur officiel des pharons depuis 2000 avant Jésus-Christ.
08:47 Tout se récupère.
08:49 Revenons aujourd'hui à la politique, à Emmanuel Macron et son slogan favori.
08:54 "Ce que j'ai dit, je le fais, quoi qu'il m'en coûte".
08:57 Si je devais retenir qu'une seule chose de ces deux jours,
09:03 c'est "je vais être le président réformateur, je l'ai dit et je le fais".
09:07 Moi, j'ai fait campagne, y compris sur cette terre,
09:09 parfois en me faisant secouer, en disant "je mettrai la retraite à 65 ans".
09:13 On a négocié, on a fait du compromis avec les forces syndicales, politiques.
09:19 On a fait 64 ans, l'accélération des cotisations jusqu'à 43 ans.
09:23 Et on a fait aussi beaucoup de concessions pour les carrières longues,
09:26 pour les petites retraites, pour les métiers les plus pénibles.
09:29 Mais, je fais ce que j'ai dit.
09:32 La réalité aurait dû être de dire "le quoi qu'il en coûte a coûté énormément
09:38 pendant trois ans, entre le bouclier fiscal, le chômage partiel, etc.
09:43 L'État a brûlé du cash énormément.
09:46 Aujourd'hui, on est à un moment où il va falloir récupérer d'une façon ou d'une autre cet argent.
09:50 Et soit on le fait en augmentant les impôts tout de suite,
09:53 soit on le fait en lissant ça sur 30-40 ans via une réforme des retraites.
09:57 Si on avait dit ça du côté du gouvernement dès le début,
10:00 on n'aurait pas eu trois mois de débat comme on vient de les connaître et des gens dans la rue.
10:03 Simplement, on aurait mis sur la table les deux options
10:06 et les gens auraient pu se prononcer par rapport à ça.
10:08 - Oui, mais il lui fallait reconnaître qu'on a fait n'importe quoi avec le "quoi qu'il en coûte"
10:11 et que c'était peut-être pas très malin ce qu'on a fait.
10:13 - Ça se défend, ça se défend.
10:15 - Ça se défend, mais il faut aussi dire qu'aujourd'hui,
10:18 avouer que c'est la facture du "quoi qu'il en coûte".
10:21 - Vous n'avez pas confiné pendant...
10:23 - Mais voilà, c'est ça. C'est-à-dire qu'il ne fallait pas confiner.
10:26 Mais bon, on ne va pas revenir là-dessus puisqu'on n'est pas d'accord.
10:28 - Voilà, mais ça c'est un autre débat.
10:30 S'il fallait confiner ou pas, en tout cas, Emmanuel Macron continue à chuter.
10:34 Lentement, mais sûrement dans les sondages.
10:37 On va voir, selon l'institut BVA,
10:40 il perd exactement deux points pour une cote de popularité de 26.
10:44 - Oui, il est au plus bas depuis six ans et son élection en 2017,
10:48 il est impopulaire, c'est incontestable.
10:50 Mais quand on se compare, on se rassure, disait Nicolas Sarkozy,
10:53 ça marche aussi pour Emmanuel Macron.
10:54 François Hollande est tombé à 13% de cote de popularité.
10:57 Nicolas Sarkozy, 27, me semble-t-il.
10:59 Jacques Chirac, 28.
11:00 Donc, en fait, il est au niveau de ses prédécesseurs
11:03 qui avaient aussi entamé leur second mandat.
11:06 Quand Jacques Chirac et François Mitterrand sont à ce niveau de popularité ou d'impopularité,
11:10 ils sont dans leur deuxième quinquennat.
11:11 Donc, on voit que sous la Ve République,
11:13 les seconds mandats sont toujours très difficiles
11:16 pour ceux qui sont à l'Élysée.
11:18 Et ça se vérifie effectivement avec Emmanuel Macron qui traverse une grande crise.
11:21 - Oui, il a rescapé des 100 jours, Elisabeth Borne.
11:23 On va voir également sa cote de popularité
11:27 qui continue également à plonger, 27 points moins 1 point depuis fin mars.
11:33 Mais en sursis.
11:34 - Évidemment, on voit bien qu'elle ne sert pas de paratonnerre pour Emmanuel Macron.
11:37 Elle ne protège pas le président de la République, ça c'est une chose.
11:39 Et puis, la seconde chose, c'est que de toute façon, Elisabeth Borne,
11:42 malgré cette impopularité, malgré le fait qu'elle n'ait qu'une majorité relative à l'Assemblée,
11:47 elle va rester à Matignon, semble-t-il, au moins jusqu'à l'été.
11:49 On verra ce qui se passe à la rentrée,
11:51 mais manifestement, pas de remaniement à prévoir avant plusieurs mois.
11:55 - Hier, je rappelle qu'Emmanuel Macron est venu dans les Roses
11:58 pour faire des annonces pour les enseignants.
12:00 Il y a des hausses de salaire, entre 100 et 230 euros.
12:04 Plusieurs professeurs sont venus témoigner sur l'antenne de CNews
12:07 et ils n'ont pas fait exactement le même calcul.
12:10 Vous allez les entendre.
12:11 - L'effort, il est considérable.
12:16 C'est un effort qui est reconnu depuis 33 ans, depuis le début des années 1990.
12:22 Que cet effort, à lui seul, puisse compenser des décennies
12:26 de glissement relatif des rémunérations des enseignants, c'est difficile.
12:32 Mais il faut y ajouter, bien entendu, le pacte, les missions nouvelles
12:36 qui peuvent, avec la rémunération socle, représenter une hausse
12:41 qui peut aller jusqu'à 500 euros par mois.
12:43 Et là, ça devient extrêmement significatif.
12:45 On parle là de hausses de 25 à 30% du salaire.
12:50 - C'est des génies du mal. Ils sont géniaux.
12:52 C'est-à-dire que, en fait, la véritable annonce ici,
12:54 c'est 94 euros net pour l'essentiel des gens.
12:56 - Moi, et même des gens plus jeunes que moi, nous allons toucher 92 euros par mois.
13:02 Je rappelle que ça fait un an que le président de la République
13:06 et tout le gouvernement ont annoncé 10% d'augmentation pour les enseignants.
13:10 Mon salaire n'est pas de 920 euros par mois.
13:14 Aujourd'hui, le salaire de mes collègues n'est pas de 920 euros par mois.
13:17 Donc, on nous a annoncé pendant un an 10%.
13:19 On a mis ça dans la tête des Français.
13:21 Et aujourd'hui, on touche une somme qui est ridicule.
13:25 - Par ailleurs, on nous dit, sur les 500 balles qui sont possibles à être gagnées,
13:28 on va vous payer votre valeur supplémentaire.
13:29 Mais Dieu merci, j'espère bien qu'on va payer mon travail.
13:31 Je trouve ça fou.
13:32 En fait, c'est un effet d'annonce.
13:33 Le budget de l'EducNAT, c'est 60 milliards.
13:35 Et on va dépêcher entre 1 milliard pour l'instant tout de suite
13:38 et plus tard, peut-être 3 milliards.
13:39 Donc, si on augmente au mieux de 5%,
13:41 est-ce qu'on peut vraiment croire qu'il y aura une augmentation du salaire des profs jusqu'à 500 euros ?
13:45 Et bien non.
13:46 Donc, il y a une astuce, en fait.
13:47 Et c'est une question d'étiquette posée sur comment on paye un tel, etc.
13:50 - Il y a un progrès.
13:51 Il faut le prendre comme tel, malgré tout.
13:52 Vous pouvez juger qu'il est insuffisant.
13:54 Mais de là à parler de génie du mal,
13:55 je trouve ça un peu outrancier, si vous me permettez l'expression.
13:57 - Ce que je vous dis, c'est qu'être prof, c'est un métier qui est compliqué,
14:00 qui est davantage sous-payé, qui restera à être sous-payé.
14:02 Et on n'arrive pas à retrouver des gens, on n'arrive pas à recruter des gens, etc.
14:04 Vous, vous me dites "écoutez, on fait quelque chose".
14:06 Ben oui, ben attendez, du merci.
14:08 La maison crame, vous me donnez un verre d'eau.
14:10 Je préfère avoir un verre d'eau que rien, mais ça va me désaltérer,
14:12 ça ne va pas résoudre le problème de l'incendie.
14:14 - Il y a quand même près de 2 milliards qui vont être dépensés.
14:18 - Oui, alors qu'Emmanuel Macron, effectivement,
14:20 s'était plutôt engagé sur 5 milliards par an pour revaloriser le salaire des professeurs,
14:24 d'où la déception de certains d'entre eux, effectivement,
14:27 même si ce que dit Papendia est juste.
14:29 C'est un effort sans précédent.
14:30 Mais ça fait 30 ans qu'un tel effort n'avait pas été fait.
14:33 Comment rattraper 30 ans de retard ?
14:35 Il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de choses mauvaises qui ont été faites.
14:38 - Il y a l'inflation, il y a le rattrapage qui n'y est pas.
14:41 Et puis surtout, ce qu'ils ont entendu, les profs, c'est "pour gagner plus,
14:43 il faudra travailler plus, il faudra travailler beaucoup plus".
14:46 Et ça non plus, ce n'est pas un discours qui leur plaît.
14:48 Est-ce que ces annonces vont donc suffire à faire face à la crise des vocations ?
14:52 Parce que ça, c'est encore autre chose.
14:53 Vous ne gagnez pas d'argent, vous n'êtes pas respecté.
14:56 C'est compliqué d'avoir envie d'être prof.
14:58 Donc, question qui a fait débat, évidemment, cet après-midi.
15:01 - Cette annonce est attendue, elle fait plaisir.
15:06 Mais c'est vraiment mettre du vernis sur une jambe de bois, c'est faire du cosmétique.
15:10 On sait que les professeurs ont été particulièrement engagés
15:13 dans les manifestations contre la réforme des retraites.
15:15 De plus, comme vous l'avez très bien rappelé,
15:17 cette réforme a déjà été votée au 49.3 il y a plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
15:21 Donc, Emmanuel Macron, en pleine période de crise, sort de son chapeau
15:24 cette réforme cosmétique pour essayer de remettre dans le giron du débat
15:28 et avec une forme de complaisance les enseignants,
15:30 pour quelque chose qui finalement ne va pas faire augmenter leurs retraites,
15:33 ne va pas les faire gagner significativement plus par rapport à leurs voisins
15:36 et qui ne réglera en rien que ce soit le climat ou la vocation pour aller dans les écoles.
15:40 - Pour combien de centaines d'euros, vous, iriez-vous travailler dans une ZEP,
15:45 dans un collège en grande difficulté, où les professeurs se font cracher dessus,
15:50 insulter, parfois violenter ? Pour combien de centaines d'euros iriez-vous risquer
15:54 d'être le prochain Samuel Paty, qui, on le répète, a été complètement abandonné
15:58 par tout un système, par ses collègues, par l'administration ?
16:01 Plus personne ne les aide à faire face aux difficultés, face à l'effondrement du niveau...
16:06 - La société a changé, les parents ont démissionné en partie.
16:09 - On pense que l'école va pouvoir régler tous les problèmes de nos enfants
16:15 et tous les problèmes de la société.
16:17 On pense pareil pour les policiers. Ce n'est pas l'école qui doit régler tous les problèmes.
16:21 - Vous avez vu Papin Diagne dans la cour de récré hier ?
16:24 - Oui. - Il vous a parlé ?
16:26 - Je ne lui ai pas parlé. - Il avait l'air très effacé.
16:28 - Il était effectivement assez effacé. C'est compliqué quand le président de la République
16:32 est à vos côtés, quand même. C'est évidemment lui qui a la primeur,
16:35 c'est lui qui attire toute l'attention. - Vous avez parlé au président ?
16:38 - On a pu parler, les journalistes qui étaient présents ont pu parler au président.
16:42 L'impression que j'ai eue, effectivement, c'est qu'il était d'abord d'un calme
16:45 et d'une sérénité assez déconcertante compte tenu de la situation.
16:48 J'ai trouvé qu'il y avait une sorte de décalage, mais il affichait une détermination
16:52 qui était flagrante et manifeste. Vraiment, c'est très surprenant.
16:56 Je ne l'avais pas vu depuis un petit moment, le président, et de le voir là,
16:59 afficher une telle détermination et une telle sérénité avec les images
17:03 que l'on peut voir, etc., ça m'a interrogé.
17:06 - Boxeur avant le combat, il est prêt à prendre des coups.
17:09 Il y a une autre promesse qui a été faite à la rentrée.
17:13 Les professeurs absents seront remplacés.
17:15 Promesse d'Emmanuel Macron, qui a quand même, vous allez l'entendre,
17:18 mis dans l'embarras, me semble-t-il, le ministre de l'Éducation.
17:22 - C'est, par exemple, le professeur d'anglais qui va remplacer le professeur de mathématiques,
17:29 non pas pour faire des mathématiques, bien entendu, mais pour faire de l'anglais.
17:33 L'idée, c'est d'ailleurs ce qu'on a vu...
17:35 - Ah oui, donc ce n'est pas un remplacement sur la matière concernée, c'est juste le poste.
17:38 - C'est le trou dans l'emploi du temps qui est remplacé,
17:42 non pas pour faire la discipline, sauf si un professeur de mathématiques...
17:46 - Mais donc les maths ne seront pas rattrapés dans votre logique ?
17:48 - Les mathématiques seront rattrapées une autre fois,
17:51 lorsque le professeur d'anglais sera absent
17:54 et que le professeur de mathématiques pourra le remplacer.
17:57 C'est une pesée annuelle, en quelque sorte, des programmes et puis des horaires.
18:02 - Ça paraît un peu ubuesque, qu'est-ce que vous en pensez ?
18:04 - Oui, c'est le moins faible.
18:06 - C'est le moins faible.
18:07 - Dire que le ministre de l'Éducation nationale, c'est invraisemblable ce qu'il a raconté.
18:11 Si des enseignants, volontairement, ont accepté de signer ce fameux pacte,
18:16 déjà il faut qu'il y ait des volontaires,
18:18 parce que s'il n'y a pas de volontaires, déjà c'est fini, c'est mort,
18:21 alors peut-être ils auront un trou au bon moment
18:25 pour pouvoir faire une heure de cours qui n'est probablement pas une heure de cours de la matière,
18:30 qui n'est probablement pas une heure de cours à une classe qu'ils ont, d'ailleurs,
18:35 c'est-à-dire qu'on peut remplacer dans une autre matière avec des élèves qu'on ne connaît pas,
18:39 donc vous imaginez bien que pédagogiquement, on va être quand même très loin d'un discours intéressant.
18:45 - Moi, je veux juste rappeler la philosophie du président de la République sur ce sujet,
18:48 que je connais pas trop mal.
18:50 C'est de dire, l'essentiel, c'est que nos enfants aient toujours un professeur en classe,
18:55 c'est-à-dire, moi je le vois, ma fille, quand il manque un professeur,
18:58 parfois c'est le professeur de CDI, et qui vient faire un cours sur la documentation,
19:02 sur la littérature, sur les livres.
19:04 - Ah oui ?
19:05 - Moi, mon fils, quand son prof n'est pas là, il n'est pas remplacé pendant une semaine.
19:08 - Ah, il a du vécu !
19:09 - Donc, on a vu quand même que les ministres avaient des choses dans les mains,
19:13 ils disent que pour l'éducation nationale, c'est une chose.
19:16 Il y a eu d'autres annonces ?
19:18 - Oui, on distribue un peu comme ça des annonces sur les chèques vacances,
19:21 pour que davantage de Français en très grande précarité puissent envoyer leurs enfants en vacances.
19:26 Par exemple, il y a eu l'annonce de Bruno Le Maire sur le bouclier tarifaire pour l'électricité.
19:31 - Ça va se poursuivre.
19:32 - Qui est prolongé de deux ans, quand même, c'est considérable.
19:35 Deux ans, ça va coûter des milliards.
19:38 Vous avez l'annonce de Gérald Darmanin sur la non-suppression de points pour les petits excès de vitesse.
19:43 Il y a plein d'annonces comme ça pour satisfaire tout un tas de Français.
19:46 Donc, on voit que là, vraiment, ils sont tous en train d'y aller,
19:49 de leurs petites annonces pour faire plaisir à tout le monde.
19:51 - Alors, on va parler de Gérald Darmanin, parce que Gérald Darmanin a aussi décidé d'envoyer la troupe à Mayotte.
19:56 Que se passe-t-il à Mayotte ?
19:57 Depuis 2017, la France a déjà envoyé 440 policiers et gendarmes supplémentaires, 50 % d'effectifs en plus.
20:04 Alors, Gérald Darmanin, il explique les choses dans les colonnes du Figaro.
20:08 Malgré les efforts déployés, nous constatons que l'archipel connaît encore 16 % d'homicides en plus en 2022,
20:14 30 % de hausses des vols avec violence.
20:17 Les enfants ne peuvent plus aller à l'école sans risquer d'être agressés.
20:20 Les barrages dressés sur les routes font fuir le personnel médical.
20:24 Et le ministre parle de situation de violence aggravée à Mayotte,
20:29 si bien qu'il souhaite s'attaquer aux causes.
20:31 Et les causes, ce sont les clandestins qui viennent des comores.
20:35 On en compte 150 000.
20:37 Il faut déloger les bandes, les renvoyer aux comores.
20:41 L'opération policière a un nom, ça s'appelle l'opération Wambushu,
20:44 qui signifie en maorais...
20:46 Vous ne parlez pas maorais, que c'est une reprise de territoire.
20:50 Sur les 300 000 habitants de Mayotte, près de la moitié seraient en situation irrégulière.
20:58 L'objectif est de détruire près d'un millier de bangas,
21:01 des logements de fortune où vivraient des personnes en situation irrégulière,
21:05 et ainsi d'expulser en deux mois environ 10 000 sans-papiers.
21:08 L'opération à Mayotte, ça prouve encore une fois,
21:11 parce qu'on nous le reproche souvent, qu'on a une action déterminée,
21:14 que nous avons ici une tolérance zéro.
21:16 Le gouvernement est complètement dépassé, la France est dépassée malheureusement.
21:19 Alors on ne peut pas en faire rien, on va se débrancher.
21:22 Alors que les comores ne veulent pas récupérer leurs ressortissants.
21:25 Non mais on marche sur la tête.
21:27 On ne peut pas dire des choses qui n'ont aucun sens.
21:30 De son côté, le président comorien Azali Assoumani espère que l'opération sera annulée,
21:34 craignant de voir arriver entre 150 et 400 ressortissants par jour,
21:38 contre 70 actuellement.
21:40 Il y a le cas Mayotte à mettre en perspective avec ce qui se passe sur notre sol ici,
21:46 en France métropolitaine, parce que les mêmes causes produiront les mêmes effets.
21:51 C'est l'illustration, Mayotte, de ce qui pourrait arriver,
21:54 et je rejoins en cela l'analyse de Gabriel Cluzel,
21:57 de ce qui pourrait arriver dans l'hexagone si on ne maîtrise pas,
22:00 mais drastiquement, par des mesurettes, les flux mineratoires.
22:02 Enfin quand même, donc faire une analogie avec l'hexagone, c'est du grand n'importe quoi.
22:06 Soyons sérieux, on a un problème grave à régler.
22:09 Non mais arrêtez avec votre fiction Philippe, je peux terminer ?
22:12 C'est bon, vous nous avez fait votre scénario dramatique,
22:14 35 millions de clandestins en France sur 65 millions d'habitants,
22:17 arrêtez, c'est bon, c'est insupportable.
22:20 Je vous dis qu'on n'est pas du tout dans la même situation.
22:22 Nous en République, si on se donnait les moyens avec la volonté politique,
22:25 on peut faire respecter des règles.
22:27 À Mayotte aujourd'hui, dans le contexte, ça ne semble pas possible.
22:33 Donc est-ce qu'on doit décréter des territoires d'exception,
22:36 avec des règles d'exception, parce qu'effectivement,
22:38 la configuration est tellement différente qu'on n'y arrivera pas
22:42 avec les règles de l'hexagone ?
22:43 C'est une vraie question qu'on est en droit de se poser.
22:45 Une autre question qu'on est en droit de se poser,
22:48 c'est s'il est important aujourd'hui,
22:51 pourquoi il est important aujourd'hui d'envoyer un message de fermeté en France ?
22:55 Et comment on dit "on n'en veut pas à nous, de nos anciens ressortissants,
22:58 vous les gardez, hors de question".
23:00 Bien sûr, et c'est là qu'il faut faire preuve d'une très grande fermeté.
23:03 Effectivement, Karim Zeribi pose une question qui est juste,
23:05 parce que là, c'est d'abord une situation d'exception.
23:08 Ce que vit Mayotte, les habitants de Mayotte vivent un enfer.
23:11 Et encore, le mot est faible.
23:12 Il faut imaginer, on ne peut pas mettre un pied dehors
23:14 sans risquer d'être agressé, attaqué très violemment.
23:16 Les infrastructures ne tiennent plus,
23:18 parce que quand vous avez par exemple des routes qui sont construites
23:20 pour X milliers de personnes et que vous en avez deux fois plus,
23:23 eh bien ces routes se dégradent plus facilement.
23:25 Il n'y a pas assez d'hôpitaux, il n'y a pas assez pour accueillir une population
23:28 qui est deux fois plus nombreuse que la population initiale.
23:31 C'est un territoire perdu de la République.
23:33 Plus que perdu, c'est un territoire qui est en enfer.
23:36 Je crois qu'enfer, le mot est juste.
23:38 Ce n'est pas perdu, ils vivent un enfer.
23:40 On va changer de sujet, mais parler de policiers encore.
23:44 Trois policiers parisiens ont été suspendus.
23:46 Une enquête de l'IGPN ouverte.
23:48 Ils sont soupçonnés d'avoir percuté délibérément un scooter
23:51 avec leur voiture, ça s'est passé la semaine dernière.
23:54 C'était pour mettre fin à une course-poursuite.
23:56 Sur le scooter, il y avait trois mineurs.
23:57 L'affaire a été évoquée et débattue aujourd'hui
23:59 chez Jean-Marc Morandini.
24:01 Le 13 avril, peu avant minuit, dans le 20e arrondissement de Paris,
24:06 trois jeunes sont sur un scooter.
24:08 Ils sont alors pris en chasse par une voiture de police
24:10 parce qu'ils sont trois et parce que l'un d'eux en plus n'a pas de casque.
24:13 Il refuse visiblement de s'arrêter.
24:15 Le scooter tombe.
24:17 La conductrice de 17 ans a son pronostic vital toujours engagé.
24:20 Son frère de 13 ans est blessé au foie.
24:22 Et l'autre passager âgé de 14 ans est touché au genou.
24:25 La famille accuse la police d'avoir volontairement renversé le scooter
24:29 et porte plainte pour tentative d'assassinat.
24:32 Est-ce qu'on peut parler un tout petit peu d'éducation ?
24:35 Est-ce que ce que ça veut dire d'être trois sur un scooter ?
24:37 Qu'est-ce que ça veut dire être trois sur un scooter avec 200 casques ?
24:40 On a une responsabilité collective, nous,
24:42 c'est de les éduquer mieux.
24:44 Les parents aussi.
24:45 Moi je suis très pour qu'on ait cette discussion des valeurs que l'on doit défendre,
24:49 de prendre en compte que la responsabilité des enfants,
24:51 c'est de les mettre face aux conséquences de leurs actes.
24:53 Là, c'est pas la bonne conséquence.
24:55 C'est vraiment pas la bonne conséquence.
24:56 C'est sûr, encore une fois, on espère que la jeune fille va s'en sortir
24:59 parce que visiblement elle est dans un état grave.
25:01 Je crois comprendre que les témoignages des policiers du premier jour
25:04 ne sont pas ceux d'aujourd'hui et qu'ils reconnaissent des gestes
25:07 qui ne sont pas appropriés.
25:09 Ils ont menti donc ?
25:10 En tout cas, c'est ce que je comprends, qu'il y a eu un changement de version.
25:13 Et à partir du moment où il y a un changement de version
25:15 et qu'effectivement ils n'auraient pas respecté le droit,
25:17 il est évident qu'il faut les suspendre.
25:18 Pour qu'il y ait une confiance de la population envers la police,
25:20 il faut qu'on voit qu'on sait dire à la police quand elle échoue.
25:23 Et bien là, en l'occurrence, c'est pas la police ensemble comme institution,
25:26 ce sont des policiers qui ont échoué.
25:27 Le ministre de l'Intérieur, il est souvent plus prudent dans l'autre sens d'habitude.
25:31 Et là, oui, il parle de mensonges,
25:34 donc visiblement au minimum, il y a une intervention de la police
25:37 qui est disproportionnée, au minimum.
25:39 Bon, même si quand on est à trois sur un scooter, c'est une infraction quand même.
25:43 Mais là, visiblement, le ministre de l'Intérieur, sa religion, si j'ose dire, est faite.
25:47 C'est-à-dire qu'il suspend des policiers en attendant la conclusion d'une enquête.
25:50 Ça veut dire que la présomption d'innocence est là,
25:53 mais les faits qu'il a sur son bureau établissent autre chose.
25:56 Alors il y a eu plusieurs cas de rodéo cette semaine dont on a parlé.
26:00 Et je rappelle qu'en France, on entend beaucoup pourquoi les...
26:03 parfois dans les rodéos, mais pourquoi les policiers ne percutent pas les scooters.
26:08 Bon, là, on voit que ça peut être dramatique.
26:11 C'est pas le cas en Grande-Bretagne, par exemple.
26:14 Ça peut être dramatique, mais en tout cas, ils ont autorisation.
26:16 Faut-il changer les règles ? Un sondage exclusif pour CNews
26:19 montre qu'une majorité de Français voudrait que ça change.
26:22 Selon un sondage CNews, plus de trois quarts des Français
26:28 sont favorables à ce que la police puisse enclencher des courses-poursuites
26:32 contre les auteurs de rodéos sauvages.
26:34 Ça se réfère comme au Royaume-Uni, où les policiers, eux, sont autorisés
26:38 à percuter les délinquants.
26:40 Vous le voyez, ça s'appelle du tamponnage, hormis quand les conducteurs n'ont pas de casque.
26:47 C'est impossible que ce type de comportement, c'est-à-dire le tamponnage,
26:51 ne donne pas lieu, malheureusement, à de très graves blessures.
26:55 Mais je pense qu'il y a d'autres...
26:56 La méthode la plus efficace, c'est celle de la vidéo.
26:58 Il faut généraliser les systèmes de vidéosurveillance.
27:00 Par contre, si vous commencez à rentrer dans les courses-poursuites,
27:02 vous allez, je vous le dis, vous allez mettre des policiers
27:06 dans des situations dramatiques.
27:08 Parce qu'il n'y a rien de plus terrible pour un jeune policier
27:10 qu'après d'attendre de savoir ce qui se passe à l'hôpital
27:13 pour la jeune fille ou le jeune garçon qu'il a renversé en tamponnant.
27:16 Il n'y a rien de plus terrible pour lui, et je le comprends.
27:19 Et ça, c'est des carrières brisées, parfois.
27:21 Donc je ne veux pas que les policiers se retrouvent dans des situations impossibles.
27:24 La réalité aussi, c'est en matière de poursuites, même de vols ou de délits,
27:28 très longtemps, et je crois que ça arrive encore,
27:32 la consigne c'est de ne pas poursuivre.
27:35 Alors effectivement, la notion d'impunité, elle s'ancre, vous comprenez ?
27:41 Donc c'est difficile de renoncer à poursuivre.
27:43 Blackbourges, Accab, colère, haine, anarchie,
27:47 je vous lis quelques-uns des tags qui fleurissent sur les murs des villes
27:51 après les manifestations en général et qu'il faut enlever.
27:55 À Lyon, il y a un habitant qui dit "j'en ai assez de cet incivisme,
27:57 de ces dégradations sur les murs de ma ville".
27:59 Il faut que le maire les fasse enlever et rapidement, c'est quand ?
28:03 Les inscriptions anti-police, anti-capitaliste ou encore anti-gouvernement
28:10 apparaissent de plus en plus dans le paysage lyonnais.
28:13 Avec sa pétition, déjà signée par plus de 1600 personnes,
28:17 un habitant du premier arrondissement demande l'enlèvement systématique,
28:21 rapide et qualitatif dans le secteur UNESCO, de tous les tags.
28:25 Il n'y a qu'une solution, c'est de proposer des sanctions plus importantes
28:32 pour ceux qui font ça, autrement vous n'y arriverez pas.
28:35 J'envoie la mairie parce qu'ils mentent, ils se dédouanent,
28:37 ils se dérobent et ils ne répondent pas.
28:39 Et ils sont clairement, en plus d'être inefficaces,
28:41 ils sont vraiment, clairement incompétents.
28:43 Il y a un tel mépris de l'histoire, de l'architecture
28:46 et une telle méconnaissance de ces gens qui ne connaissent ni Lyon ni l'histoire
28:50 et ça devient une zade à n'y plus du moins.
28:52 Comme les riverains, certains élus d'opposition à Lyon
28:54 se soulèvent contre les dégradations urbaines.
28:57 Un adjoint du deuxième arrondissement, Jean-Stéphane Chahier,
29:00 s'est d'ailleurs lui-même attelé au nettoyage de la statue Louis XIV.
29:04 Quand je vois la statue Louis XIV sur la place Bellecour, ça me fait mal au cœur.
29:07 Lyon avait été totalement ravalée du temps de Michel Noir.
29:10 On a des façades magnifiques.
29:12 Si c'est pour les détériorer avec ces tags, c'est...
29:14 Monsieur Doucet, ce n'est pas son problème, manifestement.
29:16 Oui, lui, son problème, je ne sais pas lequel c'est d'ailleurs.
29:19 Les pistes cyclables non-genrées.
29:21 Les pistes cyclables...
29:22 Le maire de Lyon a indiqué qu'il y avait eu 300 interventions contre les tags.
29:27 À chaque fois, c'est de l'argent de l'État.
29:29 Enfin, non, ce n'est pas de l'argent de l'État, c'est de l'argent de la ville,
29:31 c'est de l'argent des contribuables.
29:32 C'est de l'argent des contribuables.
29:33 On a l'impression de vivre dans un quartier dégradé.
29:34 On paie des impôts de plus en plus importants pour vivre dans des quartiers
29:37 qui ressemblent à des quartiers dégradés,
29:38 pour avoir des services publics qui ne fonctionnent pas.
29:40 C'est aussi pour ça qu'il y a beaucoup de manifestants dans les cortèges
29:42 parce que les Français ont l'impression, en partie, de payer de plus en plus
29:46 pour avoir des services et un lieu de vie qui est de plus en plus dégradé.
29:49 Il y a une contradiction quand même.
29:50 La contradiction, c'est d'être dans les manifestations,
29:52 de manifester contre la dégradation et de mettre un petit tag,
29:55 un petit coup de pavé dans une vitrine, etc.
29:57 Oui, mais ceux qui font ça sont des professionnels.
29:59 Ils ne manifestent contre rien, en l'occurrence.
30:00 Ils viennent simplement pour casser, dégrader et agresser.
30:02 Et vous avez raison.
30:03 Dans un instant, on va parler d'un immeuble squatté à Nantes.
30:07 Son propriétaire est au bout du rouleau.
30:09 Vous entendrez son frère qui a témoigné sur ces news.
30:12 Mais d'abord, le rappel des titres.
30:13 Isabelle Piboulot.
30:14 Disparition inquiétante en Seine-et-Marne.
30:20 Une jeune femme partie faire son jogging matinal
30:23 a disparu dans la commune de Damartin-en-Gueule
30:26 entre 5h45 et 6h30.
30:29 Chloé a 20 ans, mesure 1m56,
30:32 est vêtue d'une doudoune noire sans manches,
30:34 d'un sweat bleu roi, d'un jogging noir et de basket blanche.
30:38 La gendarmerie a lancé un appel à témoins.
30:41 La situation dans les hôpitaux reste compliquée.
30:45 Le ministre de la Santé s'est rendu
30:47 dans une caisse primaire d'assurance maladie à Bobigny.
30:50 Le département de Seine-Saint-Denis
30:52 est considéré comme un désert médical.
30:54 Mais François Braun se veut rassurant.
30:56 Il n'y a pas de rupture dans la prise en charge des patients.
30:59 Les établissements font leur maximum
31:01 pour trouver des médecins traitants.
31:03 Et puis, c'est l'événement pour les fans d'Harry Potter.
31:07 Poudlard s'invite dans la capitale.
31:09 Une exposition immersive consacrée aux plus célèbres des sorciers
31:13 vient d'ouvrir au parc des Expositions de Paris.
31:16 Nouvelle étape d'une tournée mondiale
31:18 après Philadelphie, Atlanta et Vienne.
31:21 25 salles comprenant, entre autres,
31:23 accessoires et costumes originaux de la saga
31:26 sont à découvrir jusqu'au 1er octobre.
31:29 - Ces portes de Versailles à Paris, je me sens intéressé.
31:32 Vous êtes génération Harry Potter.
31:34 - Absolument.
31:35 - C'est complètement ma génération.
31:37 Je vais peut-être y aller.
31:39 - Il y aura beaucoup de monde.
31:41 Pour ceux qui ne sont pas allés aux Etats-Unis ou en Angleterre,
31:44 voir les studios, ça va être une exposition formidable.
31:47 On va changer de sujet.
31:49 On vous a beaucoup parlé d'une nouvelle affaire d'immeubles squatés à Nantes.
31:52 Un immeuble qui appartient à un homme de 75 ans.
31:54 Normalement, la nouvelle loi anti-squat
31:56 protège les propriétaires sur décision du préfet.
31:59 Mais encore une fois, ça ne s'est pas tout à fait passé comme ça.
32:03 - Depuis le 13 mars, les étages de cet immeuble sont squatés.
32:07 Sur la porte d'entrée, les occupants ont soudé une plaque de métal
32:11 et posé un digicode.
32:13 - On ne peut pas imaginer qu'on achète un bien
32:16 et qu'on n'est même plus chez soi.
32:18 - Et les dégradations.
32:19 - C'est désespérant car on a le sentiment
32:21 que le droit est du côté des squatteurs.
32:23 - Le propriétaire de 75 ans en est tombé malade.
32:25 - Il a travaillé toute sa vie pour obtenir ce bien.
32:27 Il ne l'a volé à personne.
32:29 Et naturellement, c'est très dur pour lui.
32:32 Il a fait un petit malaise cardiaque
32:34 et il ne dort qu'une heure par nuit.
32:36 - Je n'arrive pas à comprendre comment est-ce possible en France.
32:39 Il y a des gens qui arrivent dans un immeuble,
32:41 ils squatent l'immeuble, les policiers ne peuvent pas entrer.
32:44 - S'il y a bien un domaine où les clients sont tentés
32:46 de se faire juster eux-mêmes, c'est le squat.
32:48 On a une telle inertie des pouvoirs publics
32:50 que les gens se disent "moi je vais y aller moi-même,
32:52 je vais changer les sirops moi-même".
32:54 Il ne faut pas faire ça parce que c'est un délit pénal.
32:56 - Il y a en cours 3 ans de prison et 30 000 euros d'amende
32:58 s'il se fait justicier lui-même.
33:00 Donc il ne faut pas faire ça.
33:02 - Ils sont une vingtaine ou une trentaine dedans,
33:04 c'est la Numba.
33:06 Il y a énormément de bruit.
33:08 Il y a deux heures et demie du matin, j'ai appelé deux fois.
33:10 Ils sont intervenus, il était deux heures et demie.
33:13 - Le pauvre propriétaire va être obligé de faire.
33:15 Le pauvre propriétaire est obligé de payer l'électricité.
33:17 - Bien sûr.
33:19 - Ceux qui occupent illégalement se font.
33:21 - Le propriétaire ne peut pas couper l'eau,
33:23 ne peut pas couper l'électricité parce que ça revient au même.
33:25 - Il fait juste justice lui-même.
33:27 Donc s'il fait ça, il est lui-même passible
33:29 d'une peine de 3 ans de prison et de 30 000 euros d'amende.
33:31 - Et j'imagine qu'ils vont tout casser.
33:33 - Bien sûr.
33:35 - Donc ça va lui coûter une fortune.
33:37 Et la préfecture de Loire-Atlantique n'a pas ordonné
33:39 l'évacuation des lieux et a déclaré attendre la décision de justice.
33:41 - C'est ça.
33:43 - La décision de justice qui arrivera début mai.
33:45 Mais dans ces histoires, on a toujours l'impression,
33:47 c'est vrai que c'est le propriétaire qui traque.
33:49 - Mais ça n'est pas une impression.
33:51 C'est la réalité.
33:53 - La loi vient de changer.
33:55 - La loi a été modifiée.
33:57 La loi a changé en faveur du propriétaire.
33:59 Mais si ce n'est pas son lieu de résidence principale,
34:01 c'est lui qui est le cas.
34:03 - Exactement.
34:05 Il y a encore des failles qui sont majeures.
34:07 On dit que le monsieur est tombé malade.
34:09 Evidemment.
34:11 - C'est quelqu'un qui vient d'une famille ouvrière.
34:13 Pas du tout une famille riche.
34:15 Vous restez avec nous.
34:17 Dans le meilleur de l'info, on parlera d'un scandale en Allemagne.
34:19 Après une interview de Michael Schumacher
34:21 10 ans après son accident en France.
34:23 On vous expliquera pourquoi la famille a porté plainte.
34:25 - "The same people" s'était vanté d'avoir obtenu
34:29 la première interview de Schumacher
34:31 depuis son accident survenu en 2013.
34:33 La famille du champion du monde
34:35 va porter plainte contre le magazine.
34:37 - Vendine.
34:39 Peut-être que vous ne connaissez pas Vendine.
34:41 Mais c'est le lieu de la contestation ce week-end.
34:43 Vendine pourrait être la nouvelle Saint-Seline.
34:45 Les militants écologistes organisent
34:47 un week-end de mobilisation contre le projet de l'autoroute A69
34:49 qui reliera Toulouse à Castres.
34:51 C'est un projet, s'il voit le jour,
34:53 qui ne réduira que d'un gros quart d'heure
34:55 la durée de trajet, disent les opposants,
34:57 qui coupera un village en deux
34:59 et surtout qui conduira à l'abattage
35:01 de platanes centenaires.
35:03 D'ailleurs, un militant occupe un platane
35:05 depuis plusieurs semaines.
35:07 Il vit dans cet arbre.
35:09 Ça a l'air fou, mais il était en direct aujourd'hui sur CNews.
35:11 - Alors, M. Braille, expliquez-nous.
35:17 Essayez de nous convaincre,
35:19 si j'ose dire, de ne pas faire cette autoroute.
35:21 - Ces projets-là, ils datent d'une trentaine d'années.
35:23 Donc, est-ce que c'est judicieux
35:25 aujourd'hui de remettre des projets
35:27 qui ont 30 ans sur le tapis
35:29 alors qu'on sait tous très bien
35:31 les problématiques environnementales ?
35:33 Est-ce qu'on n'a pas suffisamment lacéré la France
35:35 d'autoroutes, de routes, de nationales,
35:37 de départementales et de petits chemins en tout genre
35:39 pour encore continuer à saccager
35:41 des terres agricoles qui vont peut-être nous nourrir...
35:43 Enfin, qui vont nous nourrir demain ?
35:45 On connaît les problématiques aujourd'hui
35:47 sur la guerre en Ukraine, on connaît les problématiques de l'eau.
35:49 Je pense qu'on est en 2023.
35:51 Toutes les sonneries
35:53 et les alertes sont aux rouges.
35:55 Donc, voilà, aujourd'hui, c'est pour ça qu'on est là.
35:57 - Ça m'est très difficile d'avoir un avis,
35:59 bien sûr, sur ce sujet.
36:01 Quand vous dites, effectivement, 12 minutes
36:03 simplement de gagnée pour 17 euros qu'on va payer en plus,
36:05 je trouve que l'argument est plutôt convaincant,
36:07 pour tout vous dire.
36:09 Quand j'entends également cette maire dire
36:11 que l'autoroute va couper en deux le village,
36:13 là aussi, je me dis que c'est quand même
36:15 plutôt convaincant. En même temps,
36:17 je m'aperçois qu'en France, tu ne peux plus rien faire.
36:19 C'est-à-dire que tu fais un stade de football,
36:21 tu fais une autoroute, tu fais un chantier,
36:23 quoi qu'il arrive,
36:25 tu es empêché de faire quelque chose.
36:27 Et avec
36:29 ce système-là, Laurent Geoffrin,
36:31 le baron Haussmann n'aurait
36:33 jamais pu rien faire. Vous êtes un...
36:35 Vous, contre le progrès, c'est votre
36:37 position idéologique.
36:39 Mais évidemment, Haussmann
36:41 n'aurait jamais pu percer Paris,
36:43 évidemment. - Mais ce que vous ne comprenez pas, c'est que...
36:45 - Non mais... - La société sera plus écologique,
36:47 il y aura plus de technologies, plus de progrès.
36:49 - Non mais, vous avez compris ce que je veux dire.
36:51 Vous avez compris ce que je veux dire. Évidemment
36:53 qu'Haussmann, il n'a pas demandé son avis aux gens,
36:55 il a percé, puis il a changé Paris.
36:57 - Je me mets résolument du côté des opposants
36:59 à ce projet. Parce que j'ai vécu ça
37:01 comme député, je me suis opposé pendant 10 ans
37:03 au projet de construction de l'autoroute
37:05 A45 entre Lyon et Saint-Etienne,
37:07 alors qu'il y avait une deuxième autoroute
37:09 à côté qu'il suffisait de recalifier.
37:11 - Je crois que Régine est avec vous, alors Régine,
37:13 que vous connaissez bien entendu,
37:15 est-ce qu'on peut élargir un peu le plan ?
37:17 Parce que là, je voudrais quand même savoir
37:19 à combien de hauteur
37:21 ce métier est dangereux. - Est-ce que vous voyez là ?
37:23 - Bah oui, parce que...
37:25 La caméra est sur l'arbre également.
37:27 - Il est en face
37:29 de moi dans un hamac.
37:31 - Dans un hamac, elle a dit.
37:33 Il faut demander une prime
37:35 de pénibilité à monsieur Nedjar
37:37 quand vous vous déplacez en Haute-Garonne.
37:39 Franchement, il faut demander
37:41 un petit sou !
37:43 - Il intervient avec un peu de hauteur.
37:45 - Oui, beaucoup de hauteur. - Vous connaissez
37:47 un roman qui s'appelle "Le Baron Perchet" d'Italo Calvino ?
37:49 C'est l'histoire comme ça d'un baron
37:51 qui décide, un jeune baron, qui décide de plus jamais
37:53 revenir sur Terre. Il est fâché avec sa famille
37:55 et il ne redescendra plus. - Il est bien parti
37:57 pour ça ce monsieur. - Il est parti, j'ai l'impression
37:59 que ça va être long. Ouverture prévue de l'autoroute
38:01 2025 pour un coût de 500 millions
38:03 et 53 kilomètres seulement
38:05 de bitume.
38:07 En tout cas, ce week-end, 1 000 à 1 500 personnes
38:09 sont attendues à Vendine. Il y a un risque
38:11 devenu d'ultra, une centaine.
38:13 Les autoroutes redoutent la situation.
38:15 Raison aussi pour laquelle, pour la première fois,
38:17 la gendarmerie pourra utiliser des drones d'observation.
38:19 Dès le départ, il pourrait y avoir un suivi,
38:25 une analyse de l'adversaire,
38:27 observer de façon
38:29 très précise sa composition,
38:31 ses modes d'action,
38:33 et ainsi adapter en temps réel
38:35 la manœuvre de la gendarmerie.
38:37 Plus on anticipe, plus on manœuvre,
38:39 plus on évite une confrontation
38:41 qui peut donner lieu à un usage de la force.
38:43 Là, pour le coup, c'est
38:45 un outil supplémentaire justement pour
38:47 solidifier ces procédures
38:49 et nous permettre peut-être de casser le sentiment
38:51 d'impunité qui est
38:53 chez les casseurs.
38:55 Je vous en ai parlé tout à l'heure, une affaire qui fait scandale en Allemagne.
38:57 À la une d'un magazine, on annonce une interview de
38:59 Michael Schumacher. Schumacher n'a pas donné de nouvelles
39:01 depuis son accident à Mary-Belle,
39:03 en France, ça fait dix ans.
39:05 Et voilà qu'il y a cette interview qui sort, mais il y a un "mais"
39:07 et c'est ce qui fait scandale.
39:09 Dans une interview
39:13 qui fait polémique en Allemagne,
39:15 le magazine allemand "Die Aktuelle" a publié
39:17 une fausse interview
39:19 du pilote allemand de F1
39:21 et on sait dans l'état dans lequel il est,
39:23 Michael Schumacher. Et cet entretien a été
39:25 réalisé avec une intelligence
39:27 artificielle. Donc le magazine
39:29 People s'était vanté d'avoir obtenu
39:31 la première interview de Schumacher,
39:33 depuis son accident survenu en 2013.
39:35 La famille du champion du monde va porter plainte
39:37 contre le magazine. Que dit-il
39:39 Schumacher ou qu'était-il
39:41 censé dire ? Ma vie a totalement
39:43 changé. Est-ce que c'est le monde de demain
39:45 qui arrive avec cette interview ?
39:47 C'est une des interrogations qu'on peut
39:49 avoir, puisqu'effectivement, avec
39:51 l'ensemble de l'intelligence
39:53 artificielle, vous avez aujourd'hui la possibilité
39:55 de faire de A à Z du faux,
39:57 quelque part. Vous avez la possibilité
39:59 grâce à cette intelligence de reproduire
40:01 des conversations qui n'ont jamais eu lieu.
40:03 Vous pouvez discuter avec
40:05 des morts. - Mais qu'on comprenne bien là ce qui s'est passé,
40:07 c'est pas une fausse interview.
40:09 C'est qu'on annonce la couleur,
40:11 on dit voilà
40:13 ce qu'aurait pu dire Michael Schumacher
40:15 avec tous les éléments d'intelligence
40:17 artificielle que nous avons
40:19 et voilà ce qu'il aurait pu dire s'il
40:21 était conscient de le dire. Nous sommes d'accord.
40:23 - C'est un système de synthèse de tous les...
40:25 - C'est ça qui est vendu. - Bien sûr.
40:27 - Mais ils ont annoncé
40:29 la couleur donc. - Ah bah...
40:31 - Moi je trouve qu'il y a une loi toute simple à passer,
40:33 c'est quand on utilise Charles Gepetté ou ce type de...
40:35 - Oui, il faut le préciser. - Qu'on le dise.
40:37 Autrement c'est du faux.
40:39 - Ils le disent mais à la fin de l'interview, tout à la
40:41 fin. Et voilà, toutes ces réponses ont été faites
40:43 avec un dialogue avec
40:45 une intelligence artificielle et la famille de Michael Schumacher
40:47 horrifiée évidemment, elle a porté plainte
40:49 évidemment. Mais l'intelligence artificielle
40:51 pose tous les jours des problèmes légaux, des problèmes
40:53 de savoir si ce qu'on lit, si ce qu'on regarde,
40:55 si ce que l'on écoute est vrai. Est-ce que vous êtes vrai ?
40:57 Vous êtes un vrai...
40:59 Yohann Usai ? - À votre avis ? - Oui, moi je crois.
41:01 - À votre avis, oui. - Votre exemple, regardez.
41:03 - Le duo de musique,
41:09 c'est un duo de
41:11 Drake et The Queen.
41:13 The Weeknd, pardon, créé par l'intelligence artificielle,
41:15 divise le monde de la musique. Alors ce que vous allez
41:17 entendre là, c'est... Bon, mais pardonnez-moi,
41:19 c'est minable.
41:21 [Musique]
41:23 [Musique]
41:25 [Musique]
41:27 [Musique]
41:29 [Musique]
41:31 - Bon, écoutez, franchement, c'est minable.
41:33 - Ça décolle peut-être après.
41:35 - Franchement, c'est minable. - Moi, je juge pas le truc.
41:37 - Bah, moi je le juge, attendez.
41:39 Si l'intelligence artificielle ne sait
41:41 créer que ça, en termes...
41:43 - Oui, mais vous savez que l'intelligence artificielle pourrait faire
41:45 une nouvelle chanson inédite de Michel Sardou
41:47 avec Joe Dassin ? - Ouais. - Ah bah oui,
41:49 de la même façon. - Mais franchement, je suis
41:51 pas certain parce que... - Si, parce que là, ils prennent
41:53 deux des plus gros vendeurs
41:55 du moment. - Oui, mais là, c'est... Oui.
41:57 - Et l'intelligence artificielle
41:59 fait la synthèse des styles
42:01 des deux. Vous avez un exemple
42:03 qui vient de tomber, qui est le groupe Oasis.
42:05 Les fans d'Oasis attendent le retour
42:07 des frères Galaguer depuis des années. Eh bien,
42:09 l'intelligence artificielle vient de sortir
42:11 un nouvel album d'Oasis,
42:13 et les fans eux-mêmes s'y font prendre.
42:15 - Et je salue Eliott Devan qui dit
42:17 que c'est la prononciation de Drake qui est à pleurer de rire.
42:19 - On dit pas ça ? - Drake.
42:21 - Drake. - Drake. - Drake. - Et c'est Drake ?
42:23 - Drake. - Moi, je sais pas Drake.
42:25 - Voilà, et j'ai l'impression qu'il connaît
42:27 pas Drake. Il est pas comme quoi
42:29 Pascal Praud n'est pas une agente intelligente
42:31 artificielle, sinon l'intelligence... - C'est rassurant
42:33 dans un sens. - Bon, on va terminer avec
42:35 quelqu'un qui est vrai
42:37 également. Vendredi, vendredi.
42:39 ...
42:41 - Je ne sais pas où est Jacques.
42:43 Je vois quand même qu'il est derrière
42:45 un drapeau de Nice, donc j'imagine
42:47 c'est les Aiglons ou
42:49 ou Lassé-Milan, pardon.
42:51 - Pas du tout, Pascal. - Oui, bonjour.
42:53 - Comment ça va, Pascal ? - Mais ça va très bien.
42:55 Parlez proche du micro. - Alors, je parle
42:57 proche du micro, je voulais vous dire que je suis
42:59 un thier dans un restaurant
43:01 qui s'appelle La Pratola,
43:03 dont le patron s'appelle
43:05 David Ferraille. C'est le président
43:07 Paris Intramuro
43:09 du Milan
43:11 AC des supporters. Il a inventé
43:13 une pizza
43:15 Pascal Pro Milan AC.
43:17 C'est important.
43:19 Avec tomate,
43:21 vous êtes d'accord ? Mozzarella, vous êtes d'accord ?
43:23 Corizo, très très fort,
43:25 vous êtes d'accord ?
43:27 Et olives noires,
43:29 qui viennent du Japon.
43:31 Mais la pizza est vendue
43:33 5 euros à partir de 12h30.
43:35 - Après, vous avez le droit à des pizzas
43:37 gratuites dans les restaurants où vous allez,
43:39 des crêpes gratuites. - Là, c'est du bénéf.
43:41 - L'autre jour, vous étiez aussi
43:43 à la foire à Neneu, vous avez le droit
43:45 à des tours gratuites. - C'est à vous, Pascal,
43:47 je ne paye nulle part maintenant.
43:49 - C'est important de le dire, effectivement,
43:51 c'est du journalisme alimentaire que vous faites.
43:53 Merci.
43:55 - Voilà, ça me laisse sans voix, mais j'aime
43:57 Jacques Vendrede. - On l'adore tous.
43:59 - Donc, tous les vendredis, Jacques Vendrede,
44:01 mange à l'œil, en direct chez Pascal Pro.
44:03 C'est la fin du Milieu de l'Info, merci beaucoup
44:05 Yoann Ezeil. On vous retrouve la semaine prochaine.
44:07 Dans un instant, d'abord, je dis
44:09 merci à Valérie Racknin, grand merci à Adrien Fontenot,
44:11 à Maude Fournier, pour vous dire
44:13 qu'ils m'ont aidé à préparer
44:15 cette émission. Dans un instant, c'est Soir Info,
44:17 c'est Olivier Piqueron-Fleck que vous retrouvez.
44:19 Belle soirée sur Cenize, on se retrouve
44:21 lundi pour le meilleur de l'Info. Bye bye.
44:23 ...