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  • il y a 3 ans
L'actualité vue par les témoins du quotidien dans #LaParoleAuxFrancaisWE

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00:00:00 Il est 14h tout pile, bienvenue dans la parole au français week-end et à la une un appel à témoins suite à une disparition
00:00:06 inquiétante à Vernet dans les Alpes de Haute-Provence. Un petit garçon de deux ans et demi,
00:00:11 Emile, vous voyez sa photo, est porté disparu depuis hier après-midi. Il a échappé malheureusement à la surveillance de ses grands-parents.
00:00:18 Une enquête est ouverte pour disparition inquiétante. Une quarantaine de gendarmes sont déployés pour le retrouver. On entendra le maire de la commune.
00:00:26 On reviendra sur cette manifestation interdite d'Assa Traoré à laquelle des députés de la France Insoumise et d'Europe Écologie Les Verts ont participé
00:00:34 une semaine après avoir refusé d'appeler au calme pendant les émeutes et alors qu'ils ont déjà
00:00:39 participé à des manifestations interdites avec les soulèvements de la terre, on se posera cette question.
00:00:44 Jusqu'où, jusqu'où iront-ils ? 800 policiers ont été blessés pendant les émeutes. Leurs familles sont parfois menacées.
00:00:51 Vous entendrez des témoignages et nous serons avec la présidente de l'association
00:00:54 des femmes de force de l'ordre en colère. Et une nouvelle fois, notre dernier sujet, à la rentrée, il manquera
00:01:00 3000 profs. Il faudra faire appel à des contractuels formés en deux semaines, ce qui provoque la colère des professeurs. Nous serons avec l'un de leurs
00:01:09 représentants. Avec moi en plateau, et c'est un plaisir, Georges Fenech, consultant CNews. Bonjour Georges.
00:01:15 Christian Crouteau, fondateur du GIGN. Bonjour Christian. Et puis Sarah Varney, nous ferons un point dans un instant sur l'enquête suite à cette
00:01:23 disparition du petit garçon. Mais tout de suite, c'est le CNews Info avec Mickaël Dos Santos.
00:01:27 La majorité critique la présence des élus de la Nupes lors de la marche interdite hommage à Adama Traoré.
00:01:36 La présidente de l'Assemblée nationale, Yann Braune-Pivet, s'est dite atterrée par la présence de députés LFI et écologistes.
00:01:42 Or, Berger, chef de file des députés Renaissance, a dénoncé une provocation évidente.
00:01:47 Parmi eux se trouvaient Éric Coquerel, Mathilde Panot ou encore Louis Boyard.
00:01:52 Elisabeth Borne promet de protéger les Français pour les festivités du 14 juillet.
00:01:56 Dans les colonnes du Parisien, la première ministre a annoncé des moyens massifs ainsi que l'interdiction de rassemblement
00:02:01 et la vente et le port de mortiers d'artifices.
00:02:04 Le gouvernement craint des débordements après les émeutes suite à la mort du jeune Nahel.
00:02:09 Et puis enfin, les Parisiens pourront bientôt se baigner dans la Seine. Trois sites ont été annoncés ce matin par la maire Anne Hidalgo,
00:02:17 Grenelle, Bercy et un autre près de l'île Saint-Louis. Ces lieux seront accessibles dès 2025 après les Jeux Olympiques.
00:02:23 1,4 milliard d'euros ont été investis.
00:02:26 Je vous le disais dans le sommaire, un petit garçon de deux ans et demi, Emil, est porté disparu depuis hier après-midi.
00:02:34 Il a disparu à Vernay, Sarravarnie, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Que sait-on, Sarah, à l'heure où on se parle ?
00:02:40 Pour l'instant, ce qu'on sait, c'est que la disparition a été constatée par la famille à 17h15 hier
00:02:46 dans le jardin. Ils ont commencé à chercher pendant 45 minutes l'enfant, mais à 18h, ils ont décidé de prendre contact et d'appeler la gendarmerie
00:02:54 pour lancer l'alerte.
00:02:55 Dès 20h, le dispositif de recherche a été mis en place avec donc une quarantaine de gendarmes,
00:03:00 un peu le ton de Haute-Montagne, mais aussi des équipes synophiles avec des chiens de piste, mais aussi des hélicoptères
00:03:06 équipés de caméras thermiques pour pouvoir
00:03:09 vérifier les alentours puisqu'autour de cette habitation de Haut-Vernay,
00:03:14 le terrain a été scarpé et il y a du relief.
00:03:17 L'interruption des recherches s'est faite à 3h45 dans la nuit et a repris dès 6h ce matin.
00:03:23 Il y a également l'aide de la population et des pompiers pour ces recherches, le procureur
00:03:27 compétent et le procureur de Dines-les-Bains. Il est sur place avec la sous-préfète sur place sur le terrain.
00:03:34 Et l'enquête a été ouverte pour disparition inquiétante de mineurs.
00:03:39 Un appel aussi à témoins avec la photo de l'enfant a été diffusée afin d'avoir toutes les informations nécessaires pour la recherche.
00:03:45 Évidemment cette disparition inquiète toute cette commune du Vernay comme nous l'a dit un peu plus tôt sur notre antenne,
00:03:51 le maire du Vernay que je vous propose d'écouter.
00:03:53 C'est la piste du gamin qui s'échappe et qui se perd. C'est un gamin qui a dû se perdre.
00:04:00 Le problème c'est qu'il s'est perdu
00:04:03 maintenant plus d'une nuit. Donc on commence à vraiment être inquiet.
00:04:08 Pour savoir
00:04:10 dans quel état il est. Maintenant il a besoin de secours.
00:04:14 Donc il faut le trouver pour qu'on lui apporte ses secours.
00:04:17 Et plus le temps passe, plus l'inquiétude grandit chez nous et pour sa famille bien sûr. Il y a une zone à risque qui est près d'une
00:04:24 cabane qu'il a pu fréquenter.
00:04:30 On l'a, mais on l'a passée au peigne-frein et on n'a rien trouvé.
00:04:36 Georges Fenech, ancien magistrat, on l'entend dans ces cas là, chaque minute compte évidemment.
00:04:40 Là c'est une course contre la montre. C'est un jeune enfant de deux ans
00:04:44 qui ne pourra pas vivre seul comme ça. À l'hypothèse où il est accidenté, où sa fuite,
00:04:50 il faut le retrouver le plus vite possible. C'est évident maintenant, on ne peut écarter aucune piste.
00:04:54 Sans aucun rapport, mais quand même moi ça m'a rappelé, Christian s'en rappellera aussi, il y a bientôt 40 ans,
00:05:01 l'affaire du petit Grégory,
00:05:04 qui avait échappé à la vigilance de sa mère,
00:05:06 il était dans le jardin et il avait disparu. Malheureusement c'était une affaire criminelle.
00:05:10 Là pour l'instant évidemment on ne peut rien dire, mais on ne peut rien exclure non plus. D'où la rapidité des
00:05:17 enquêteurs, des secours et la population qui se joint.
00:05:21 Évidemment ce sont des affaires qui provoquent une très très vive émotion
00:05:24 dans la population et je ne doute pas que tout sera mis en oeuvre pour le retrouver. Et vivant nous l'espérons.
00:05:29 Vous voyez sa photo actuellement à l'antenne, on va vous montrer un appel à témoins qui a été
00:05:33 lancé par le procureur de la République. Vous voyez si vous avez la moindre information, vous n'hésitez pas vous appelez le
00:05:39 04 92 36 73 00.
00:05:43 Le 04 92 36 73 00.
00:05:47 Christian Proutot, fondateur du GIGN. Il y a 40 gendarmes qui sont mobilisés pour tenter de retrouver ce jeune garçon de deux ans et demi.
00:05:53 C'est un dispositif important ?
00:05:55 Pour le moment,
00:05:56 c'était circonscrit à une certaine
00:05:59 surface. Je pense que l'effectif va augmenter
00:06:02 vraisemblablement parce que ça c'est les premiers dispositifs qui sont mis en place. En plus, il y a la mise en place de Saint-Hubert
00:06:09 qui sont des chiens très très efficaces en matière de
00:06:12 chien de piste pour retrouver des personnes. Et surtout comme vous le soulignez, des hélicoptères équipés
00:06:19 de caméras thermiques, ça permet de repérer le vivant. Ça repère aussi un lapin mais on a la
00:06:27 possibilité de faire la différence entre un animal
00:06:30 compte tenu du volume, un animal et un enfant en particulier. Donc il y a des moyens mis en place.
00:06:37 Ce qui est inquiétant c'est qu'apparemment c'est un petit garçon qui trottait pas mal.
00:06:43 Oui, qui marchait déjà très bien.
00:06:45 Oui, qui marchait très bien.
00:06:47 La distance ça va vite. Quand un enfant est perdu, alors
00:06:52 on peut espérer que ce n'est qu'un enfant perdu.
00:06:57 Il ne faudrait pas qu'il y ait eu un effet d'aubaine autour de cette disparition et que
00:07:02 malheureusement il ait fait une mauvaise rencontre.
00:07:05 Vous voyez cette carte des Alpes d'Haute-Provence où se situe la commune du Verney. Voilà ce qu'on pouvait dire.
00:07:10 Évidemment, on reviendra sur cette information si on a la moindre justement de nouvelles
00:07:14 informations concernant la disparition du jeune Emile de deux ans et demi. On n'hésitera pas à prendre notre renvoi spécial sur place Stéphanie Rouquier.
00:07:22 Jusqu'où vont-ils aller des députés insoumis et écologistes ont une nouvelle fois participé à une manifestation
00:07:29 interdite, le tout sous les slogans de "tout le monde déteste la police". Augustin Donatieux revient sur la journée d'hier.
00:07:37 Dressés devant les forces de l'ordre, entre les manifestants et les fonctionnaires de police,
00:07:43 les députés de la France Insoumise et d'autres élus de gauche ont délibérément bravé l'interdiction de rassemblement en place de la République hier.
00:07:51 Certains comme Sandrine Rousseau ou encore Éric Coquerel ont même pris la parole publiquement.
00:07:55 "Que veut le gouvernement si ce n'est une provocation ?
00:07:59 Alors je vous le dis, on va pas y céder, on va se rassembler ici, place de la République, à autant que nous voulons."
00:08:07 En première ligne dans la rue, les députés insoumis et écologistes ont marché au rythme des slogans anti-police.
00:08:16 "On est dans un état de droit et quand les élus de la République
00:08:19 commencent à bafouer l'état de droit en participant à des manifestations interdites,
00:08:23 moi en tant que policier, ça me scandalise, nous qui sommes là, pour appliquer le droit républicain."
00:08:29 La manifestation s'est néanmoins déroulée dans le calme. Deux personnes ont été interpellées dont Youssouf Traoré pour violence sur personne
00:08:37 dépositaire de l'autorité publique. Une interpellation que plusieurs députés à gauche ont condamnée, dont Éric Coquerel qui parle de persécution
00:08:45 contre la famille d'Adama Traoré.
00:08:47 Mathieu Vallet, vous êtes avec nous, porte-parole des commissaires de police. Mathieu Vallet, comment vous réagissez quand vous voyez
00:08:53 des députés avec leur écharpe tricolore
00:08:56 participer, une nouvelle fois j'ai envie de dire, à une manifestation interdite, le tout avec des slogans "tout le monde déteste la police".
00:09:02 Oui bonjour Gautier Lebret, d'abord leur écharpe tricolore c'est pas un totem d'immunité, c'est un devoir d'exemplarité.
00:09:10 Lorsque l'on participe à une manifestation
00:09:13 interdite, quand on est aux côtés de personnes qui disent "tout le monde déteste la police",
00:09:16 on abîme la République et d'une certaine manière ils salissent la République. Et moi je pense aujourd'hui que l'Assemblée nationale doit pouvoir sanctionner ses élus
00:09:24 qui bradent des interdictions de la loi, qui sont censés d'ailleurs faire voter et respecter,
00:09:27 et ça donne une très mauvaise image, un très mauvais signal pour notre jeunesse de voir des élus ne pas respecter la loi.
00:09:33 Et d'ailleurs Mathilde Panot a des difficultés à connaître la loi alors qu'elle est censée la fabriquer.
00:09:38 Quand on participe à une manifestation interdite on risque une contravention de quatrième classe et quand les organisateurs maintiennent
00:09:45 leur manifestation malgré l'interdiction décidée par le préfet, c'est un délit. Donc Mme Traoré et toute sa clique vont devoir rendre des comptes à la justice
00:09:53 parce qu'il faut que l'état de droit s'applique à tout le monde, aux élus,
00:09:56 à la famille Traoré qui demande justice mais en même temps qui la bafoue allègrement lorsqu'elle ne respecte pas la loi,
00:10:01 et donc c'est inadmissible dans notre état de droit.
00:10:03 Alors Georges Fenech, ancien magistrat, est-ce qu'il est vrai qu'on peut poursuivre ces députés qui étaient à cette manifestation interdite ?
00:10:09 Je rappelle que la semaine dernière Eric Ciotti au grand rendez-vous président DLR avait dit qu'il fallait poursuivre Jean-Luc Mélenchon
00:10:15 pour appel à l'insurrection puisqu'il refusait d'appeler au calme pendant les émeutes.
00:10:20 Donc avec ces deux faits-là, est-ce qu'on peut commencer à poursuivre, oui ou non, ces députés insoumis ?
00:10:24 Oui et il faut rétablir ce que vient de faire Mathieu Vallée.
00:10:28 J'ai entendu sur une autre chaîne Mathilde Panot dire que ce n'est pas une infraction d'être présent dans une manifestation interdite.
00:10:37 Elle se trompe, c'est une infraction.
00:10:39 Ce qui n'est pas une infraction, c'est d'être dans une manifestation non déclarée.
00:10:43 Ça effectivement, les organisateurs sont responsables mais ceux qui se présentent n'ont pas commis d'infraction.
00:10:49 Par contre, le cas de ces députés qui se retrouvent dans une manifestation qui a été interdite par la préfecture,
00:10:56 cette arrêtée d'interdiction a été publiée, ils se rendent coupables d'une infraction de 4e classe,
00:11:02 la peine encourue c'est 135 euros.
00:11:04 Mais au-delà de la peine et au-delà de l'amende, ce qui est important c'est le symbole.
00:11:09 Le symbole d'enfreindre délibérément la loi et de se joindre à une manifestation anti-police
00:11:20 avec des slogans contre la police.
00:11:23 Là, moi je ressens un très vif malaise.
00:11:25 - Vous avez été député, Georges.
00:11:27 - En tant qu'ancien parlementaire, j'ai mal à mon assemblée nationale, pour reprendre une formule.
00:11:32 Bien sûr que j'ai porté l'écharpe tricolore pour manifester, quelques fois, mais de manière régulière, légale, etc.
00:11:39 Mais là, on voit bien qu'il y a une provocation.
00:11:42 Au final, qui jugera de tout cela ?
00:11:43 C'est le peuple français qui jugera de cette attitude, cette provocation, ce non-respect de nos institutions.
00:11:49 À un moment où la police subit des agressions, on le voit pratiquement quotidiennement,
00:11:54 des menaces, on va en parler,
00:11:56 ça n'est pas honorer l'écharpe tricolore que de se livrer à ce genre de provocation.
00:12:01 - Nous sommes avec l'avocat Jérémy Calfon.
00:12:03 Bonjour, Maître.
00:12:04 Monsieur Calfon, est-ce que si des députés insoumis viennent vous voir pour prendre vos services,
00:12:09 vous pensez que vous avez une chance de réussir à ne pas les faire condamner ou pas ?
00:12:13 Ou c'est peine perdue, vraiment ?
00:12:15 - Écoutez, ils auraient bien tort de venir chercher mes services,
00:12:19 dans la mesure où c'est une contravention de quatrième classe,
00:12:23 comme ça a été rappelé par Mathieu Vallée et Georges Fenech.
00:12:25 La peine encourue est la même que pour un stationnement sur une place handicapée,
00:12:30 c'est-à-dire 750 euros d'amende maximum, et l'amende forfaitaire est à 135 euros.
00:12:35 Donc les peines encourues sont des peines faibles, des peines très faibles.
00:12:41 Maintenant, est-ce qu'ils auraient des chances d'échapper à cette contravention ?
00:12:46 Non, probablement pas,
00:12:48 dans la mesure où, en général, il n'y a pas de fait justificatif
00:12:52 qui permet d'échapper à une contravention,
00:12:54 encore moins la justification d'un mobile politique.
00:12:58 Donc non, pour moi, ils n'ont pas beaucoup de chances d'échapper à une éventuelle condamnation
00:13:03 si toutefois le parc est destiné de les poursuivre.
00:13:05 - Et sur les émeutes, je le disais tout à l'heure,
00:13:07 Éric Ciotti, président des LR, voulait poursuivre les Insoumis,
00:13:10 et Jean-Luc Mélenchon pour incitation à l'insurrection.
00:13:14 Est-ce que sur le fait de ne pas avoir appelé au calme pendant les nuits d'émeute,
00:13:18 là aussi, il peut y avoir des poursuites contre les Insoumis ?
00:13:21 - C'est compliqué, parce qu'en fait, dans le droit français,
00:13:24 la quasi-totalité des infractions sont des infractions qui impliquent des actes positifs.
00:13:29 Des actes positifs, ça veut dire qu'il faut, pour appeler à l'insurrection,
00:13:32 il faut appeler à l'insurrection.
00:13:33 Il ne suffit pas de s'abstenir d'appeler au calme.
00:13:37 Donc il faut appeler clairement à l'insurrection pour que l'infraction soit caractérisée.
00:13:41 Et dans les tweets que j'ai à ma connaissance,
00:13:44 après je n'ai pas tout lu, loin de là,
00:13:45 je ne me suis pas particulièrement intéressé à la question,
00:13:48 mais s'il s'agit d'une simple abstention,
00:13:50 si c'est simplement parce qu'ils n'ont pas appelé au calme,
00:13:52 ou si c'est simplement parce qu'ils ont été ambigus,
00:13:55 alors ça me paraît quand même très léger pour fonder des poursuites,
00:13:57 mais je ne suis pas procureur.
00:13:58 - Merci beaucoup, maître.
00:14:00 Christian Proutot, vous avez fondé le GIGN.
00:14:02 Quand vous voyez des députés avec leur écharpe tricolore,
00:14:04 et on va voir la séquence dans un instant,
00:14:06 rester dans cette manifestation quand on scande "tout le monde déteste la police",
00:14:11 qu'est-ce que vous vous dites ?
00:14:12 Est-ce que vous vous dites, comme Elisabeth Borne,
00:14:13 au fond, les députés LFI sont sortis de l'arc républicain ?
00:14:17 - Non mais je confirme, je suis tout à fait d'accord
00:14:20 avec ce qu'a dit la première ministre.
00:14:23 Ils sont sortis de l'arc, je dirais même pas de l'arc,
00:14:27 c'est l'axe complet républicain.
00:14:29 Et ce qui me paraît choquant, c'est que ce n'est pas la première fois,
00:14:33 c'est bis répétita, on y a droit régulièrement.
00:14:36 Et dans les propos, puisque maître Calfon disait tout à l'heure
00:14:40 que peut-être il faudrait que les propos soient eux-mêmes incitatifs,
00:14:46 je suis pas tout à fait d'accord avec lui,
00:14:48 mais Georges me corrigera peut-être, il a plus l'expérience du droit,
00:14:52 à partir du moment où on dit que l'on comprend ceux qui détruisent,
00:14:58 c'est d'une certaine manière acquiescer à des actions
00:15:02 qui sont répréhensibles, et c'est ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon
00:15:05 à plusieurs reprises.
00:15:06 Et ça, à mon avis, si c'est, contrairement à ce que vous disiez,
00:15:11 par rapport à ce que vous disiez, le fait de ne pas empêcher,
00:15:14 c'est d'une certaine manière encourager.
00:15:17 – Vous êtes d'accord là-dessus, Georges ?
00:15:19 – Bien sûr que ça tombe sous le coup de la loi,
00:15:20 c'est la loi de 1881 sur la presse, la liberté d'expression et les limites,
00:15:24 c'est ne pas faire appel à la discrimination, provoquer à la haine.
00:15:28 – Pourquoi personne ne fait rien ? Pourquoi on ne les poursuit pas
00:15:29 si ça tombe sous le coup de la loi ?
00:15:30 – Écoutez, c'est éventuellement au parquet, un décider d'une poursuite,
00:15:35 il peut y avoir aussi un fonctionnaire ou même un autre député
00:15:38 qui actionne l'article 40 pour saisir le parquet de Paris,
00:15:42 je pense qu'en toute opportunité, le parquet n'a pas estimé nécessaire
00:15:46 de provoquer, parce que vous savez, il ne faut pas non plus
00:15:49 toujours criminaliser le débat politique, le débat politique,
00:15:52 les juges n'aiment pas quand ils se transportent de l'Assemblée nationale
00:15:57 ou voire de la rue dans le prétoire, donc je pense que c'est à la classe politique
00:16:01 à faire elle-même sa police, je dirais.
00:16:04 – On rappelle que Jean-Luc Mélenchon a déjà été condamné pour rébellion
00:16:06 après la perquisition au siège de la France insoumise.
00:16:09 – Oui, j'ai entendu la présidente Yael Browne-Vitoire dire
00:16:13 ce sont des accords totaux avec ce qui est en train de se passer,
00:16:17 mais elle peut aussi agir, il ne s'agit pas de simplement condamner verbalement,
00:16:22 elle peut en tant que présidente de l'Assemblée nationale aussi
00:16:24 faire jouer quelques textes, notamment sur le règlement et la tenue des députés.
00:16:28 – Alors je vous propose qu'on regarde cette fameuse séquence
00:16:30 où vous allez voir toute une brochette de députés LFI et Europe Écologie-Les Verts,
00:16:34 Antoine Léaumant, Sandrine Rousseau pour ne citer qu'eux,
00:16:36 rester dans cette manifestation au moment où on entend "tout le monde déteste la police"
00:16:40 et après je vous propose d'écouter la réaction d'Aurore Berger,
00:16:43 présidente du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale,
00:16:45 pour qui, eh bien, ils auraient dû tout simplement, ces députés, quitter la manifestation.
00:16:50 [C'est tout le monde déteste la police !]
00:17:11 – Avoir des élus qui ne bronchent pas alors qu'on a des slogans "la police tue",
00:17:16 "tout le monde déteste la police",
00:17:17 ce n'est pas la première fois malheureusement que ce genre de choses se passent,
00:17:20 et c'est absolument inacceptable et intolérable de venir avec son écharpe tricolore
00:17:24 et donc d'accréditer ça à la minute où vous entendez ce genre de propos,
00:17:28 vous devez évidemment quitter cette manifestation,
00:17:31 mais la vérité c'est qu'il n'aurait même pas dû être présent dans cette manifestation.
00:17:35 – Bon, Mathieu Vallée, porte-parole des commissaires de police,
00:17:37 on rappelle à ces gens que c'est tout simplement faux,
00:17:39 à ces manifestants, puisque tout le monde ne déteste pas la police,
00:17:42 73% des Français font confiance toujours à la police,
00:17:46 sondage OpinionWay pour Le Parisien.
00:17:50 – Oui tout à fait, une large partie de la population soutient sa police,
00:17:53 après sur les élus que vous avez montrés, Thomas Porte, Antoine Léaument,
00:17:57 ou encore Éric Coquerel, on n'a pas les coutous les plus aiguisés
00:18:01 des élus de la République en termes d'intelligence et de respect des forces de l'ordre,
00:18:04 donc on n'est pas étonné qu'ils soient complaisants et qu'ils se maintiennent sur place
00:18:07 lorsque ces slogans contre nos policiers et nos gendarmes
00:18:10 qui font respecter l'ordre du républicain
00:18:12 et qui tous les jours et toutes les nuits prennent des risques,
00:18:14 en fait sont critiqués et d'une certaine manière sont détestés par ces élus.
00:18:19 Ce qui serait intéressant c'est d'avoir leur proposition
00:18:21 parce qu'on peut critiquer pour proposer,
00:18:23 sauf que la France Insoumise malheureusement est là pour critiquer,
00:18:25 pour démolir et elle est dans un objectif, dans une volonté finalement,
00:18:30 à chaque fois de mener un combat moral, un combat politique
00:18:34 contre celles et ceux qui protègent la République
00:18:36 et malheureusement c'est triste en 2023 de voir que ces élus ont un adversaire,
00:18:41 ont une haine vis-à-vis de nos collègues et de nos camarades de la gendarmerie
00:18:44 alors qu'on devrait tous unir contre la délinquance
00:18:46 et qu'on devrait tous savoir que quand les Français n'ont plus rien,
00:18:48 ils n'ont plus que la patrie et la patrie c'est ces femmes et ces hommes
00:18:51 de la police et de la gendarmerie qui l'incarnent.
00:18:53 Et puis Mathieu Vallée, il y a eu l'arrestation de Youssouf Traoré,
00:18:55 condamné par une partie de la gauche, une arrestation particulièrement musclée,
00:18:59 il s'en serait pris à une commissaire de police,
00:19:01 c'est ça un peu plus tôt dans la manifestation ?
00:19:04 Oui, alors M. Traoré n'a pas beaucoup de courage
00:19:06 parce qu'il s'en prend à une femme commissaire de police,
00:19:09 à qui il a fait un tête-à-tête, comme on dit, un front
00:19:12 et qu'il a malmené avec un lieutenant de police et deux gardiens de la paix,
00:19:16 dont un a dû être hospitalisé brièvement,
00:19:18 pris en charge par une équipe médicale à l'hôpital Niboutière de Bégin.
00:19:21 Donc moi je leur apporte mon soutien et ces quatre policiers vont déposer plainte.
00:19:26 Maintenant la justice fera son œuvre et effectivement c'est dommage encore une fois
00:19:30 de voir des élus condamnés d'une interpellation
00:19:34 qui suit une agression de policiers,
00:19:36 plutôt que de soutenir ces policiers qui faisaient respecter l'interdiction manifestée
00:19:40 et d'une certaine manière c'est en cohérence avec Tilly,
00:19:42 il déteste la police, il ne soutient pas les policiers
00:19:45 et finalement ces élus, à force de discours et de bravages d'interdiction,
00:19:49 ils sont pour les dénacquants et contre les policiers.
00:19:52 - Jean Chvenek. - Oui, rappelons quand même l'affaire Nahel.
00:19:56 L'affaire Nahel est en cours de justice, pour l'instant on ne sait pas les circonstances exactes,
00:20:00 mais cette affaire d'Ammat Raoui, elle remonte à 2016.
00:20:04 Il y a eu de multiples expertises de reconstitution,
00:20:08 il n'y a eu aucun gendarme qui a été mis en examen.
00:20:11 On n'a jamais démontré de responsabilité, à l'heure actuelle,
00:20:16 et on n'en démontrera pas parce qu'il n'y avait pas de responsabilité directe
00:20:21 dans la mort d'Adama Traoré.
00:20:22 Et là, vous voyez, cette manifestation, c'est aussi à l'encontre de l'institution judiciaire,
00:20:27 parce qu'ils contestent aussi les décisions de justice,
00:20:29 qui n'a pas encore été définitivement rendue, certes,
00:20:31 mais toute l'instruction montre bien qu'on ne pouvait rien reprocher,
00:20:34 en particulier à ces gendarmes.
00:20:36 Donc tout cela, c'est un conteste vraiment de provocation,
00:20:41 et d'aller à l'encontre, notamment des parlementaires,
00:20:44 contre la police et contre la justice, également, ici.
00:20:49 On va faire le point maintenant sur la violence que subissent parfois les policiers,
00:20:52 mais aussi leurs familles.
00:20:53 J'accueille Aurélie Laroussi, présidente de l'association des femmes de force de l'ordre,
00:20:57 et Mathieu Vallée, n'hésitez pas à rester avec nous.
00:21:00 Il y a plus de 800 policiers et gendarmes qui ont été blessés pendant les émeutes.
00:21:04 On fait le point tout de suite avec Maureen Vidal et Mathilde Ibanez,
00:21:06 et puis on en parle ensemble.
00:21:08 Ils sont faits en c***** !
00:21:11 On va les tuer !
00:21:14 On va les tuer !
00:21:15 Sur ces images du 30 juin dernier à Marseille,
00:21:18 deux policiers hors service sont reconnus héros et de coups par plusieurs individus.
00:21:22 Une agression qui se passe au début des émeutes après la mort de Naël.
00:21:25 Depuis, les violences envers les forces de l'ordre ne s'arrêtent plus,
00:21:29 et se dirigent même envers leurs familles.
00:21:31 On doit subir ces menaces, ces attaques,
00:21:34 cette angoisse d'avoir quelqu'un qui va réussir à traquer mon compagnon jusqu'à chez nous.
00:21:40 On observe une radicalisation dans cette haine antifilique,
00:21:43 dans cette montée de la violence,
00:21:46 et de la violence notamment à l'égard des familles.
00:21:48 Selon un rapport du ministère de l'Intérieur,
00:21:51 plus de 800 policiers et gendarmes ont été blessés
00:21:53 durant les émeutes des semaines dernières,
00:21:55 et les menaces ne cessent d'augmenter,
00:21:57 comme dans cette lettre reçue au domicile d'une policière en Seine-Maritime.
00:22:01 "Salut, fliquette, tu vas avoir de la visite.
00:22:04 "Les voitures brûlent et les fenêtres explosent.
00:22:06 "J'espère que l'assassin d'un enfant va prendre 20 ans.
00:22:09 "Ton adresse va être divulguée."
00:22:11 Des intimidations de plus en plus importantes
00:22:13 qui pèsent sur le moral des forces de l'ordre.
00:22:16 Ces menaces sont d'une telle importance, cette violence est d'une telle importance,
00:22:19 qu'il y a une inquiétude supplémentaire
00:22:23 pour mon compagnon fonctionnaire de police,
00:22:25 de savoir s'il va pouvoir continuer à protéger sa famille,
00:22:27 si ce surengagement n'est pas parfois déraisonnable.
00:22:32 En France, l'auteur de menaces de mort
00:22:35 encourt trois ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.
00:22:37 En cas de circonstances aggravantes,
00:22:39 la peine est portée à cinq ans d'emprisonnement
00:22:41 et une amende de 75 000 euros.
00:22:43 Aurélie Laroussi, j'imagine qu'en tant que présidente
00:22:48 de l'Association des femmes de force de l'ordre d'encolure,
00:22:49 vous avez des dizaines de témoignages
00:22:51 comme ce qu'on vient d'entendre dans le sujet.
00:22:53 Des dizaines, et puis c'est surtout des dizaines,
00:22:55 il y a des dizaines depuis des années,
00:22:57 nous, on alerte déjà depuis bientôt six ans sur ce risque-là.
00:23:01 C'est vrai que depuis une semaine, ça s'est particulièrement accru.
00:23:05 On n'a aujourd'hui aucune réponse du gouvernement,
00:23:09 du ministère de l'Intérieur.
00:23:11 On passe de la peur, je vous dis clairement aujourd'hui,
00:23:14 à la colère, la colère de se dire qu'on attend réellement
00:23:19 un drame apparemment dans une famille,
00:23:21 parce que ça n'émeut personne aujourd'hui.
00:23:24 Tout le monde dénonce la violence dans ce pays,
00:23:27 la violence policière, soi-disant, dans ce pays.
00:23:30 Les violences qui sont commises envers nos familles
00:23:32 émeut bizarrement beaucoup moins de monde.
00:23:35 Restez avec nous Aurélie Laroussi.
00:23:37 On se retrouve dans quelques instants,
00:23:39 juste après une page de publicité,
00:23:40 et on continuera à parler de cette violence
00:23:43 à laquelle est confrontée à la fois les policiers,
00:23:46 mais également leurs familles.
00:23:47 Merci.
00:23:49 On continue d'évoquer la violence
00:23:51 à laquelle sont confrontés les policiers,
00:23:53 mais tout de suite, c'est le CNews Info de Michael Dos Santos.
00:23:55 L'État accélère sur la transition écologique.
00:24:02 Dans une interview accordée aux Parisiens,
00:24:04 Elisabeth Borne a annoncé mobiliser
00:24:05 7 milliards d'euros supplémentaires en 2024.
00:24:08 Cette somme servira à financer les rénovations énergétiques,
00:24:11 les transports en commun ou encore la transition agricole,
00:24:14 et ainsi doubler le rythme de réduction
00:24:16 des émissions de gaz à effet de serre.
00:24:18 Bruno Le Maire dévoile ses objectifs.
00:24:20 Le ministre de l'Économie vise un taux d'emploi
00:24:22 de 80 % d'ici à 2027, fin du quinquennat.
00:24:26 Une nette hausse qui permettrait d'améliorer
00:24:28 les finances publiques et battre un record.
00:24:30 La France n'a jamais connu ce taux depuis un demi-siècle.
00:24:34 Enfin, Elton John a donné hier soir
00:24:36 l'ultime concert de sa longue carrière.
00:24:38 Après plus d'un demi-siècle sur les routes,
00:24:40 le chanteur britannique de 76 ans
00:24:42 s'est produit pour la dernière fois à Stockholm.
00:24:45 "Jouer pour vous" a été ma raison de vivre
00:24:47 à lancer la star à son public suédois.
00:24:50 On est avec Aurélie Laroussi, présidente
00:24:53 des Femmes de Force de l'Ordre en Colère.
00:24:55 Aurélie Laroussi, très concrètement,
00:24:56 que faut-il faire pour mieux protéger
00:24:59 à la fois nos policiers et leurs familles dont vous faites partie ?
00:25:02 Déjà, condamner fermement une bonne foi pour toutes,
00:25:06 quand ces gens-là portent atteinte à nos familles.
00:25:09 Vraiment se rendre compte qu'il y a une réelle urgence aujourd'hui,
00:25:15 parce que notre tort, à nous, il est où ?
00:25:17 C'est de vivre avec des hommes et des femmes
00:25:20 qui donneraient leur vie pour vous protéger.
00:25:22 Je dis "vous", on me semble des gens qui nous écoutent.
00:25:25 -Vous avez raison. -Notre tort, il est là.
00:25:27 Aujourd'hui, je pense beaucoup à la compagne de Florian.
00:25:32 On va quand même rappeler que Florian a un parcours professionnel
00:25:35 assez exceptionnel, il a servi notre vie dans l'armée,
00:25:38 il a servi notre vie dans la police nationale.
00:25:40 Et aujourd'hui, c'est cette épouse-là et son enfant
00:25:43 qui doivent déménager pour leur sécurité,
00:25:45 parce qu'ils sont menacés de mort.
00:25:48 Moi, je sais pas, on en est là dans ce pays aujourd'hui.
00:25:50 Et on rappelle ce qui s'est passé, Aurélie Laroussi.
00:25:54 Il y a un journal qui a donné la commune
00:25:57 dans laquelle vivait ce policier, ainsi que son identité,
00:26:00 et Gérald Darmanin a saisi la justice.
00:26:02 Le but de ce journal, c'était de mettre en danger
00:26:05 la vie de la famille de ce policier, disons-le.
00:26:07 Voilà, disons-le, ça peut pas être plus clair.
00:26:09 Moi, je vois pas comment ça peut être vu autrement.
00:26:13 Je veux bien qu'il y ait la liberté de la presse et plein de choses,
00:26:16 mais clairement, c'est une mise en danger pour cette famille.
00:26:19 Et est-ce qu'ils vont être réellement condamnés ?
00:26:21 Vraiment, j'en doute. J'en doute fortement.
00:26:23 Je n'y crois pas.
00:26:25 Aujourd'hui, on ne voit aucune condamnation réelle
00:26:28 quand ça touche nos maris, nos femmes, nos familles.
00:26:31 Aujourd'hui, c'est à nous d'avoir peur,
00:26:33 c'est à nous de nous cacher,
00:26:34 c'est à nous de demander à nos enfants de ne pas dire à l'école,
00:26:36 au collège ou plus,
00:26:38 que papa ou maman est fonctionnaire de police
00:26:41 et de gendarmerie.
00:26:42 Et j'ai l'impression que personne ne s'en rend vraiment compte,
00:26:47 personne ne prend le problème au sérieux.
00:26:49 On est constamment, nos maris et nous,
00:26:51 à travers eux, constamment incriminés.
00:26:54 Nos maris sont aujourd'hui responsables
00:26:55 de tous les maux de cette société,
00:26:57 ils sont responsables de toutes les décisions politiques.
00:26:59 Enfin non, nos maris ne se sont pas engagés pour ça.
00:27:03 Nous, à travers eux non plus, évidemment.
00:27:06 Et on aimerait pouvoir clairement revivre sereinement nous et nos enfants.
00:27:11 Vous-même, vous avez subi des menaces ?
00:27:14 Oui, moi, en étant présidente de cette association,
00:27:17 j'ai été menacée à plusieurs reprises,
00:27:20 insultée, menacée de mort,
00:27:23 méfie, menacée de viol,
00:27:25 de me raser la tête, de me couper la tête,
00:27:29 de me violer,
00:27:30 mais enfin, je suis à quatre plaintes
00:27:32 et je n'ai jamais eu aucune suite.
00:27:34 - Aucune suite. - Aucune suite ?
00:27:37 Aucune suite ?
00:27:38 - Aucune suite ? - Personne n'a été condamné ?
00:27:40 Aucune suite, Georges Fenech ?
00:27:41 Aucune condamnation, alors qu'Aurélie Laroussi nous dit
00:27:43 qu'il y a eu des menaces de viol contre ses filles,
00:27:46 contre ses enfants ?
00:27:47 C'est l'habitude, mais mes enfants.
00:27:49 Ça a menacé mes enfants.
00:27:51 Donc, j'ai été placée sous un genre de protection de la gendarmerie,
00:27:58 sous Fischer aussi, puisqu'on l'appelait à l'époque.
00:28:00 Mais voilà, quand vous avez un commandant de gendarmerie
00:28:03 et son équipage qui viennent chez vous, qui vous disent
00:28:05 "Il faut qu'on vérifie vos accès, Mme Laroussi,
00:28:08 au cas où on devrait intervenir,
00:28:09 et puis il faut prévenir aussi les établissements scolaires
00:28:11 de vos enfants."
00:28:12 D'accord, c'est bien beau, mais c'est tout, en fait.
00:28:17 C'est tout. Je n'ai strictement rien eu de plus.
00:28:19 Est-ce que, Georges Fenech, pour reprendre les mots
00:28:22 d'un syndicat de policiers, c'était Allianz,
00:28:24 est-ce que le problème de la police, c'est la justice ?
00:28:26 Quand vous voyez le témoignage de cette femme qui nous dit
00:28:29 "Mes filles ont été menacées de viol, moi-même de mort,
00:28:32 et il n'y a aucune condamnation judiciaire."
00:28:34 Comment ça se fait ?
00:28:36 Écoutez, il y a eu un petit sursaut au moment du Beauvau
00:28:41 de la sécurité, vous vous souvenez, où sous la pression,
00:28:44 il faut bien dire, des syndicats de police,
00:28:46 on a abrogé notamment les crédits de réduction de peine
00:28:50 pour les auteurs d'agressions sur des forces de l'ordre.
00:28:54 Mais c'est loin d'être suffisant.
00:28:56 Il faut évidemment renforcer le dispositif répressif,
00:29:00 notamment par des peines planchées,
00:29:03 des peines en dessous desquelles le juge ne pourrait plus descendre
00:29:06 dès lors qu'il s'agit d'une agression.
00:29:07 Elles ont existé à une époque ?
00:29:09 Elles ont existé, elles ont été supprimées
00:29:11 avec l'arrivée de François Hollande et Madame Taubira.
00:29:14 Et donc, les policiers n'en peuvent plus.
00:29:17 Et vous savez, tout ce qui est en train de se passer,
00:29:20 j'entends ce qu'elle dit, cette épouse de policier,
00:29:22 c'est une offense terrible à la mémoire des policiers,
00:29:27 des commissaires de police, vous vous souvenez de Magnanville,
00:29:31 à la mémoire du policier Mérabey, mort pour Charlie Hebdo,
00:29:36 à la mémoire du général, du colonel Bertram,
00:29:39 à toutes ces forces de l'ordre qui ont sacrifié leur vie,
00:29:43 à tous ceux qui sont aujourd'hui sur une chaise roulante
00:29:45 parce qu'ils n'ont pas ouvert le feu au moment d'un refus d'obtempérer.
00:29:49 Il faut le rappeler, tout cela.
00:29:50 Et à côté de cela, vous avez des élus de la République
00:29:54 qui prêtent fête et cause pour des délinquants,
00:29:57 souvent contre la police, vous voyez.
00:30:00 Je pense que le pays sera fait à la part des choses.
00:30:02 Aurélia Arrussi, je veux vraiment vous remercier
00:30:04 pour votre témoignage très fort.
00:30:06 Peut-être un dernier mot sur ce que disait Georges Fenech,
00:30:08 ces députés insoumis qui ont participé hier à une manifestation
00:30:11 où on entendait "tout le monde déteste la police",
00:30:13 j'imagine que ça vous met hors de vous.
00:30:16 Ça me met hors de moi, parce que tout le monde ne déteste pas la police,
00:30:19 on est nombreuses en avoir épousé, pour leur faire un petit pied donné.
00:30:22 Et puis ces gens-là, qui sont bien contents de trouver nos maris
00:30:25 pour assurer la sécurité de leur domicile.
00:30:28 Louis Boyard, oui, c'est arrivé à Louis Boyard.
00:30:30 C'est carrément hypocrite de leur part.
00:30:32 Mais bon, ces gens-là, aujourd'hui, la misère sociale et tout ce qui se passe,
00:30:36 c'est clairement leur gagne-pain, on ne va pas se le cacher.
00:30:40 Voilà, donc eux, c'est dans leur intérêt.
00:30:42 Je ne comprends même pas encore qu'on porte du crédit à ces gens-là,
00:30:45 pour être honnête.
00:30:46 Moi, ils ne m'intéressent même plus, leurs phrases, que leur...
00:30:49 Enfin, je ne les écoute même plus,
00:30:51 je ne leur porte plus aucune crédibilité à ces gens-là.
00:30:55 Ce sont ce genre de personnes qui seraient les premiers
00:30:58 à se cacher sous une table et qui ne feraient pas un dixième
00:31:02 de ce que font nos maris, n'auraient pas la capacité,
00:31:06 le courage et la force de faire un dixième de ce que font nos maris.
00:31:10 Seront les premiers à se cacher derrière eux,
00:31:12 si malheureusement, un jour, je ne sais pas,
00:31:15 un énième attentat terroriste, où ils pourraient se retrouver,
00:31:19 éventuellement se retrouver,
00:31:20 ils seraient les premiers à se cacher derrière nos maris.
00:31:22 Alors bon, moi, ces gens-là, j'avoue, clairement,
00:31:26 je ne les supporte plus, je ne vais pas faire de langue de bois,
00:31:29 mais je ne leur porte plus aucun crédit, vraiment.
00:31:32 Et je pense qu'il y a de nombreux Français qui sont comme moi, vraiment.
00:31:37 Merci beaucoup vraiment Aurélie Laroussi.
00:31:39 Puis c'est vrai, ça arrivait à Louis Boyard,
00:31:41 qui a été placé sous protection policière au début de l'année dernière.
00:31:44 Il était bien content de trouver des policiers pour le protéger.
00:31:47 Merci encore Aurélie Laroussi.
00:31:49 Je vais vous faire réagir tout de suite Mathieu Vallée.
00:31:51 Mathieu Vallée, quand vous entendez cette femme de policier nous dire
00:31:54 qu'on a menacé de viol ses filles, qu'on l'a elle-même menacée de mort
00:31:58 et qu'il n'y a eu aucune condamnation judiciaire, comment vous réagissez ?
00:32:01 Oui, d'abord, je salue évidemment l'amoureux des policiers et des gendarmes,
00:32:06 qui est Georges Fenech, par rapport à la liste des noms,
00:32:10 à Ahmed Merhabet, Franck Brassolaro, Clarissa Jean-Philippe,
00:32:12 Xavier Jujolet, Jean-Baptiste Laveu, Jessica Schneider,
00:32:15 tous ces policiers et gendarmes, un noble homme,
00:32:16 qui sont tombés pour la République.
00:32:18 Et comme il le disait, nous, on croit beaucoup aux peines minimales,
00:32:20 c'est-à-dire que quand on touche à un policier,
00:32:22 on dort en prison, même pour une courte peine,
00:32:24 de manière à ce qu'il y ait une réponse pénale rapide,
00:32:26 dissuasive, concrète et ferme, dès qu'on touche à un policier ou un gendarme.
00:32:29 Après, effectivement, aujourd'hui, les policiers et les gendarmes,
00:32:31 en ce qui s'engage pour la nation, ils embarquent malgré eux leur famille,
00:32:35 puisque c'est un métier qui n'est pas comme les autres
00:32:37 et qui fait que lorsqu'on rentre à la maison,
00:32:38 parfois avec des stigmates de blessures ou avec des interventions compliquées,
00:32:41 on fait rentrer d'entrée de jeu la famille dans cette profession.
00:32:46 Ensuite, juste, puisque vous l'avez évoqué en début de reportage,
00:32:49 les magistrats à Marseille, ils ont mangé du lion,
00:32:51 parce que si vous voulez, l'agression des deux policiers hors service
00:32:54 de la police judiciaire que vous avez montrée sur vos images,
00:32:57 avec cet individu qui les filme et qui les insulte et qui les nargue,
00:33:00 ont tous été interpellés, quatre personnes,
00:33:02 les quatre sont derrière les barreaux le temps de la détention provisoire,
00:33:06 et même le guignol, le mariole, qui filme la scène,
00:33:09 qui ne porte pas assistance au policier et qui se moque d'eux.
00:33:11 Donc, on voit bien qu'en plus des condamnations à Marseille pour les émeutiers,
00:33:15 je rappelle que 73 % ont été écroués,
00:33:18 en plus de ces quatre personnes qui sont en détention provisoire le temps d'instruction.
00:33:21 Marseille, puisque c'était Marseille en grand
00:33:23 et le laboratoire du président de la République,
00:33:25 eh bien que tous les tribunaux de France s'inspirent des décisions actuelles en Marseille,
00:33:28 puisque c'est ce qu'on demande, une fermeté, une incarcération
00:33:32 et une exécution d'une justice qui ne tremble pas, qui n'a pas peur,
00:33:35 et qui sous-chasse les femmes et les hommes,
00:33:36 que ce soit des policiers ou des gendarmes, que ce soit leur famille,
00:33:39 parce que la première réponse qui dissonnera les délinquants,
00:33:42 c'est celle de la justice et non pas celle de la clime,
00:33:44 et c'est pour ça qu'on croit beaucoup aux magistrats et aux juges de notre pays,
00:33:47 parce qu'ils sont du côté de la loi et de ceux qui sont chargés de la faire impliquer.
00:33:51 - Christian Proutot, vous avez fondé le GIGN,
00:33:52 vous confirmez ce que dit Mathieu Vallée, quand on s'engage,
00:33:55 gendarme, policier, on engage toute sa famille avec soi ?
00:33:57 - Ah mais forcément, évidemment, tout ce qui peut vous arriver,
00:34:02 tout de suite vous êtes impacté, ne serait-ce que, on l'a évoqué,
00:34:05 ça a été évoqué dans les témoignages,
00:34:07 parce que vos enfants sont dans des écoles, parce que les épouses travaillent aussi,
00:34:13 et que très vite on fait la relation entre le métier du papa
00:34:17 et puis l'action policière.
00:34:19 Moi je voudrais insister sur quelque chose qui me choque profondément,
00:34:22 c'est cette association de Assa Traoré,
00:34:27 qui au prétexte de défendre la mémoire de son frère,
00:34:31 ce qui est tout à fait au départ louable,
00:34:33 est en fait un instrument anti-police,
00:34:36 et qui est issu de l'affaire George Floyd,
00:34:40 où le problème américain, qui était complètement différent,
00:34:43 était le problème d'un comportement policier qui était systémique,
00:34:47 ce qui n'est pas du tout le cas en France.
00:34:49 Il y a quelques événements exceptionnels sur lesquels on se pose question,
00:34:53 et à chaque fois la justice, contrairement à ce qu'ils affirment,
00:34:56 la justice est passée, puisque les fonctionnaires de police ou de gendarmerie
00:35:02 sont les plus contrôlés.
00:35:03 Dernier point qui me semble important,
00:35:06 c'est que quand vous avez dans une manifestation,
00:35:10 qu'on vient vous dire "c'est des manifestations, mais c'est gentillet",
00:35:13 ou on vient insulter la police,
00:35:15 faire un appel à la haine contre la police,
00:35:17 et qu'il n'y a pas de poursuite faite par cet appel à la haine,
00:35:21 là, on commence à reculer, et c'est là où le bas blesse.
00:35:24 Oui. Allez-y, Georges.
00:35:26 Comment voulez-vous que ça ne se produise pas
00:35:29 quand vous avez des responsables du pays qui donnent le mauvais exemple ?
00:35:32 Je me souviens, puisque vous évoquez l'affaire George Floyd,
00:35:36 il y a quand même un ministre de l'Intérieur qui a dit
00:35:38 qu'il était prêt à mettre un genou à terre, en France,
00:35:41 comme si la police française était systématiquement raciste.
00:35:45 Il n'est pas resté très longtemps, ce ministre de l'Intérieur.
00:35:47 Oui, voilà.
00:35:48 Vous vous souvenez que les policiers avaient jeté leur menotte au passage ?
00:35:51 Ça montre bien.
00:35:52 Et quand vous avez des hauts responsables,
00:35:54 notamment de LFI, qui s'associent à ce genre de slogans,
00:35:57 "la police qui tue", etc.,
00:35:59 comment voulez-vous ensuite que ça se traduise autrement
00:36:02 dans la rue, sur la voie publique ?
00:36:04 On fera le point dans un instant sur le dispositif de sécurité XXL,
00:36:08 qui sera déployé le 13 et le 14 juillet,
00:36:11 parce qu'il y a un vrai risque que les émeutes redémarrent
00:36:13 à ce moment-là, pour ces deux journées.
00:36:14 Restez bien avec nous, Mathieu Vallée,
00:36:16 pour faire le point sur ce dispositif de sécurité
00:36:18 annoncé par la Première ministre ce matin
00:36:20 dans les colonnes du Parisien.
00:36:22 Mais je voulais qu'on fasse une incise,
00:36:23 parce que figurez-vous qu'un député du Rassemblement national
00:36:25 a tenté d'aller rencontrer, à la prison de la santé,
00:36:29 le policier qui a tiré sur le jeune Nael.
00:36:31 Ce député, il s'appelle Romain Bobry, il est avec nous.
00:36:34 Alors, monsieur le député, c'était mercredi matin,
00:36:36 sauf que vous n'avez pas pu rencontrer le policier
00:36:39 auteur du tir sur le jeune Nael.
00:36:40 Bonjour, oui, effectivement, c'était un mercredi matin,
00:36:45 où je me suis rendu à la prison de la santé.
00:36:47 Je voulais m'assurer des conditions de détention de ce policier,
00:36:51 des conditions de sécurité qui l'entouraient au quartier d'isolement,
00:36:56 sachant notamment qu'un détenu classé terroriste,
00:36:59 qui a assassiné il y a un an Yvan Colonna,
00:37:02 est incarcéré à quelques cellules de lui seulement.
00:37:06 Et c'est le ministère de l'Intérieur,
00:37:08 qui a été appelé par les gardiens de la santé,
00:37:11 qui a refusé que vous rencontriez le policier incarcéré.
00:37:14 Alors, je pense que c'est plus le ministère de la Justice,
00:37:19 mais effectivement, c'est remonté jusqu'à la chancellerie,
00:37:24 où un refus m'a été opposé,
00:37:27 sous prétexte que ce policier est en détention provisoire,
00:37:31 alors que lorsque j'ai demandé,
00:37:34 dans d'autres prisons, à ce qu'on ouvre des cellules,
00:37:37 le fait qu'un détenu était en détention provisoire
00:37:39 n'a jamais posé problème.
00:37:42 – Ancien magistrat, ancien député Georges Fenech,
00:37:44 j'imagine que vous avez visité de nombreuses prisons,
00:37:46 c'est normal qu'un détenu ne puisse pas rencontrer un député,
00:37:50 ou plutôt l'inverse, parce qu'il est en détention provisoire ?
00:37:52 – Non, mais là, je dirais, la règle est simple.
00:37:56 Effectivement, un parlementaire a le droit
00:37:58 d'aller dans des lieux de privation de liberté,
00:38:00 voir dans quelles conditions, mais là c'est un cas spécifique,
00:38:03 il veut rencontrer un détenu provisoire en particulier.
00:38:06 Or, le détenu provisoire,
00:38:08 il est sous la responsabilité du juge d'instruction,
00:38:11 et celui-là, donc il n'y a que le juge d'instruction
00:38:13 qui aurait pu l'autoriser,
00:38:14 la ville ne l'aurait pas fait si on lui avait demandé,
00:38:16 mais il n'y a que le juge d'instruction
00:38:17 qui aurait pu l'autoriser à le rencontrer.
00:38:20 Et donc ça a été un rejet, comme il l'a dit, du ministère de la Justice,
00:38:23 parce que le juge d'instruction n'a pas estimé…
00:38:25 – Donc c'est normal ?
00:38:26 – C'est tout à fait normal, mais ça n'empêche pas d'aller voir
00:38:28 d'autres cellules, d'autres condamnés définitifs,
00:38:31 et de faire voir les conditions de détention d'une manière générale.
00:38:33 – Romain Aubry, est-ce que c'était aussi une opération politique ?
00:38:35 Ça me rappelle ce qu'ont tenté de faire les députés insoumis,
00:38:38 mais dans les commissariats de Nanterre.
00:38:40 Le premier soir des émeutes, il y a Antoine Léaument,
00:38:42 Louis Boyard notamment, Thomas Porte,
00:38:44 ils sont allés dans des commissariats de Nanterre
00:38:45 pour tenter de rencontrer les gardés à vue.
00:38:47 Là aussi, ce n'est pas permis,
00:38:49 il paraît-il qu'ils ont mis la pression,
00:38:50 selon des sources policières, maximale sur les policiers
00:38:53 pour tenter de rencontrer les gardés à vue, et on leur a dit non.
00:38:55 Alors est-ce que vous avez tenté de faire la même chose,
00:38:57 mais de l'autre côté avec le policier ?
00:38:59 – Écoutez, moi je me suis quand même rendu dans cette prison sans médias,
00:39:04 sans avoir informé de médias au préalable.
00:39:06 – Oui, vous venez après.
00:39:08 – Donc on ne peut pas m'accuser d'un coup de com'
00:39:10 puisque ce n'était pas du tout l'objet.
00:39:13 D'ailleurs depuis, j'ai beaucoup de médias qui m'ont contacté
00:39:15 pour me proposer de retourner à la prison,
00:39:18 en étant accompagné de leur part.
00:39:22 Ce à quoi je me refuse, parce que ce que je vous souhaite
00:39:25 ce n'est pas de transmettre des images, ce n'est pas l'objet.
00:39:28 Vous savez, ça fait un an qu'avec mon travail à l'Assemblée nationale,
00:39:32 moi je suis un ancien fonctionnaire de police,
00:39:34 j'ai porté pendant 15 ans un uniforme de la République française
00:39:37 dans la sécurité publique.
00:39:38 Ça fait un an à l'Assemblée nationale que je me bats notamment
00:39:42 pour que des solutions soient trouvées par rapport aux risques psychosociaux,
00:39:48 où je mets en cause régulièrement le fait qu'il y ait de l'immobilisme
00:39:54 dans les suicides chez les forces de l'ordre.
00:39:55 Donc effectivement, le fait que je me rende à cette prison,
00:39:58 c'est aussi parce que j'étais inquiet de l'état psychologique de ce policier,
00:40:04 et également de le savoir à quelques mètres
00:40:07 d'un détenu qui a tué Yvan Colonat il y a un an.
00:40:09 J'ai participé à une enquête parlementaire
00:40:12 qui a mis en exergue les dysfonctionnements
00:40:16 au sein de l'administration pétancière,
00:40:18 où on a démontré que tout ce qui était normalement impossible
00:40:20 avait été rendu possible.
00:40:22 Donc voici mon inquiétude et voici pourquoi je souhaitais
00:40:25 aller vérifier de moi-même les conditions de détention.
00:40:28 Merci beaucoup M. le député.
00:40:30 Georges Fenech, est-ce que vous partagez cette inquiétude
00:40:32 de savoir qu'à quelques cellules d'intervalle,
00:40:34 vous avez le policier qui a tiré sur Nahel et Franck Elongabé,
00:40:37 l'islamiste qui a tué Yvan Colonat ?
00:40:38 Oui, je vous le dis clairement.
00:40:40 Je suis persuadé que l'administration pétancière,
00:40:44 sous l'autorité d'ailleurs ici d'un juge d'instruction,
00:40:48 prend tous les dispositifs, tous les moyens
00:40:51 pour protéger ce détenu provisoire.
00:40:53 C'est évident que sa vie peut être mise en danger
00:40:56 dans un établissement pétancière.
00:40:58 Mais moi, je ne suis pas inquiet au-delà de cela
00:41:01 parce que je connais la responsabilité,
00:41:04 le sens professionnel de l'administration pétancière
00:41:07 et des juges.
00:41:08 Christian Crouteau, même inquiétude ?
00:41:09 Non, je pense que comme Georges, que tout a été mis en place,
00:41:14 parce qu'on connaît le problème déjà de l'incarcération
00:41:17 des fonctionnaires de police ou de gendarmerie.
00:41:19 Donc déjà, toutes les mesures sont prises.
00:41:21 Là, en plus, pour le juge d'instruction,
00:41:23 il se passerait la moindre chose,
00:41:25 ça serait la catastrophe pour tout le monde,
00:41:27 à juste titre d'ailleurs.
00:41:29 Donc je pense que toutes les mesures sont mises en place.
00:41:31 Je comprends que monsieur le député ait voulu s'en assurer,
00:41:35 mais moi, je suis persuadé déjà
00:41:37 que l'administration pénitentiaire,
00:41:39 c'est le problème qu'elle a en face d'elle
00:41:41 avec cette détention.
00:41:42 Elisabeth Borne promet un dispositif XXL de sécurité
00:41:46 pour les 13 et 14 juillet.
00:41:47 Elle déclare ce matin dans les colonnes du Parisien
00:41:50 les moyens seront massifs pour protéger les Français
00:41:53 pendant ces deux jours sensibles.
00:41:54 Je viens par ailleurs de signer dans un décret
00:41:56 publié ce dimanche au journal officiel
00:41:57 l'interdiction de la vente du port
00:41:59 et du transport de mortiers d'artifice.
00:42:02 À cette occasion, Mathieu Vallée, disons-le,
00:42:04 la crainte, c'est que les émeutes repartent.
00:42:06 Alors d'abord, je pense qu'en termes de dispositif,
00:42:10 on sera à l'identique de ceux qu'on a engagés
00:42:12 le soir des émeutes.
00:42:14 Alors pas le premier soir, parce qu'effectivement,
00:42:15 c'était pas le cas, mais l'histoire suivante.
00:42:17 Je pense qu'il y aura plus de 45 000 policiers et gendarmes
00:42:19 qui seront à nouveau mobilisés, puisque d'ores et déjà,
00:42:22 sur les plans de repos et sur l'organisation
00:42:24 de la prise de service des policiers,
00:42:26 on nous a demandé d'avoir le même rythme
00:42:28 que celui qu'on avait lors de la soirée des émeutes.
00:42:30 Ensuite, interdire le port, le transport des mortiers,
00:42:33 c'est très bien.
00:42:34 Nous, dans mon syndicat, on propose que le port
00:42:36 et le transport de ces mortiers, lorsqu'il n'y a évidemment
00:42:38 pas de justification professionnelle,
00:42:39 se soient interdits. Pourquoi ?
00:42:40 Parce qu'aujourd'hui, on est tributaire des arrêtés,
00:42:42 on est tributaire, en fait, d'une législation
00:42:44 qui n'est pas adaptée sur le terrain,
00:42:45 parce que les policiers contrôlent ces individus,
00:42:47 ces mortiers, qui sont leur première arme
00:42:49 pour attaquer, lors des violences urbaines,
00:42:51 ou lors des gais tapant les policiers et les gendarmes.
00:42:53 Et donc, on a effectivement des craintes assez importantes,
00:42:55 le 13 et le 14 juillet, qui d'abord, habituellement,
00:42:57 sont malheureusement des soirs où on a des violences urbaines,
00:43:00 mais avec le contexte de l'affaire du NAHEL,
00:43:03 effectivement, on s'attend à ce que ça soit compliqué.
00:43:06 Mais en tout cas, hier soir, on avait aussi des craintes
00:43:08 qu'il y ait des débordements avec l'affaire
00:43:10 et le rassemblement de Madame Traoré.
00:43:12 Ça n'a pas été le cas.
00:43:14 Il vaut mieux anticiper et prévenir que guérir.
00:43:16 Et donc, c'est pour ça que nos collègues seront engagés
00:43:18 sur le terrain pour protéger les festivités,
00:43:20 dont je rappelle qu'une partie sont annulées, justement,
00:43:22 parce que les villes sont prêtes en otage des émeutiers
00:43:25 qui ont obligé à allumer des feux d'artifice,
00:43:26 ou même des festivités qui ont souvent lieu
00:43:28 la veille de la fête nationale ou le soir même.
00:43:30 -Georges Fenech, est-ce qu'au fond, pendant ces émeutes,
00:43:32 donc on a peur que ça recommence les 13 et 14 juillet,
00:43:34 on le voit bien, est-ce qu'on n'a pas vu toute l'impuissance
00:43:37 de l'État à endiguer ces phénomènes ?
00:43:39 On sait que les dealers ont joué un vrai rôle
00:43:41 dans le retour au calme, parce que c'est pas bon pour le business,
00:43:43 quand on veut trafiquer, vendre de la drogue,
00:43:45 il faut pas que ça soit le boxon dans les quartiers.
00:43:48 Est-ce qu'on a vu l'impuissance, là, vraiment,
00:43:49 de l'État français à résorber ces émeutes ?
00:43:52 -Au-delà de...
00:43:54 Avant, l'impuissance, il y a une forme de déni,
00:43:56 d'aveuglement,
00:43:58 alors que des observateurs avertis
00:44:01 faisaient tirer la sonnette d'alarme depuis un certain temps.
00:44:05 On voyait bien ce qui se passait dans les banlieues.
00:44:08 On a fait le rapprochement avec 2005.
00:44:11 Vous vous souvenez des émeutes de 2005 ?
00:44:13 Mais curieusement, tout le monde a oublié que deux ans plus tard,
00:44:16 en 2007, à Villiers-le-Bel, ça avait été aussi terrible.
00:44:20 Et en 2007, il y avait eu 114, je crois,
00:44:23 111 policiers blessés,
00:44:26 dont 84 par arme à feu.
00:44:28 On a oublié cela.
00:44:29 On a pensé qu'à 2005.
00:44:31 Donc, ces événements qui sont intervenus
00:44:34 étaient malheureusement prévisibles
00:44:37 et annoncés par beaucoup d'observateurs.
00:44:39 Alors, ça, c'est le déni.
00:44:41 Attendons...
00:44:42 Mais après, l'impuissance, effectivement,
00:44:45 l'impuissance, puisqu'on n'a pas été capables de protéger nos commerces,
00:44:48 de protéger les municipalités, les bâtiments publics.
00:44:52 Et aujourd'hui...
00:44:53 Ça s'est arrêté jusqu'au prochain épisode.
00:44:55 - Et ça recommencera. - Ça recommencera.
00:44:58 Il n'y a aucune mesure qui a été prise pour enduguer ce phénomène.
00:45:02 Ça s'est calmé, mais ça peut recommencer demain.
00:45:04 La chose qui me rassure un peu aujourd'hui,
00:45:06 c'est que la justice, comme à Marseille,
00:45:09 a prononcé des peines fermes. Enfin !
00:45:11 Ça peut peut-être dissuader, mais ce ne sera pas suffisant.
00:45:14 Christian Proteau, vous dites pareil.
00:45:16 Il y a deux choses.
00:45:18 Une qui me rassure, l'autre qui m'inquiète.
00:45:20 Celle qui me rassure, c'est ce que disait Georges.
00:45:23 Les peines qui ont été prononcées
00:45:27 sont quand même assez exceptionnelles, il faut le souligner,
00:45:30 dans leur sévérité,
00:45:32 par rapport à ce que l'on avait l'habitude,
00:45:34 d'autant que 80 % de ces gens n'étaient pas connus des services.
00:45:39 80 % des justiciens n'étaient pas connus de la justice.
00:45:44 Pour revenir à votre question sur les banlieues,
00:45:47 je suis désolé, ce n'est pas dans les banlieues que ça s'est passé.
00:45:50 C'est dans les centres commerciaux, dans les endroits de grandes villes.
00:45:53 C'est starmania, quand on arrive en ville.
00:45:56 C'est ça qui s'est passé.
00:45:58 Et tout d'un coup, avoir des manifestations
00:46:01 dans lesquelles on s'en prend à la police
00:46:05 avec des mots violents,
00:46:07 on voit tout de suite ce qui se passe.
00:46:09 Demain, la mission principale,
00:46:11 qui est celle de la police et de la gendarmerie,
00:46:13 n'est pas assurée,
00:46:14 c'est-à-dire la protection des personnes et des biens.
00:46:17 Eh bien, c'est le pillage.
00:46:18 C'est une société livrée elle-même.
00:46:21 Et que certaines personnes ne comprennent pas ça
00:46:24 avec des ambitions politiques derrière,
00:46:27 ça me semble assez grave pour le souligner.
00:46:30 -Merci beaucoup, messieurs. On revient dans un instant.
00:46:32 On va refaire le point avec vous, Sarah Varni,
00:46:34 juste après la publicité, puisque je rappelle
00:46:36 qu'à Vernet, dans les Alpes-de-Haute-Provence,
00:46:38 un petit garçon de 2 ans et demi, prénommé Emile,
00:46:41 est porté disparu depuis hier après-midi.
00:46:44 Vous voyez sa photo aussi.
00:46:45 Vous avez la moindre information,
00:46:47 vous appelez le 04 92 36 73 00,
00:46:51 le 04 92 36 73 00.
00:46:54 Il a malheureusement échappé à la surveillance de ses grands-parents.
00:46:57 A tout de suite.
00:46:58 ...
00:47:00 -Il est presque 15h sur CNews.
00:47:02 C'est tout de suite le rappel des titres
00:47:04 avec M.De Santos.
00:47:05 ...
00:47:08 -Papendia ne souhaite pas que les allocations familiales
00:47:11 soient coupées pour les mineurs émeutiers.
00:47:13 Le ministre de l'Education nationale s'est dit en revanche favorable
00:47:16 à des sanctions qui font partie de la pédagogie,
00:47:18 comme des amendes.
00:47:20 A l'image du président de la République,
00:47:22 il a également appelé à la responsabilité des parents.
00:47:25 La majorité critique la présence des élus
00:47:28 et la nupèce lors de la marche interdite hommage à Adama Traoré.
00:47:31 La présidente de l'Assemblée nationale,
00:47:33 Yael Broun-Pivès, s'est dit atterrée
00:47:35 par la présence de députés LFI et Ecologistes hier à Paris.
00:47:38 Aurore Berger, chef de file des députés Renaissance,
00:47:40 a dénoncé une provocation évidente.
00:47:43 Parmi eux se trouvaient Éric Coquerel, Mathilde Panot
00:47:46 ou encore Louis Boyard.
00:47:48 Et puis enfin, les Parisiens pourront bientôt se baigner
00:47:50 dans la Seine.
00:47:51 Trois sites ont été annoncés ce matin par la maire Anne Hidalgo,
00:47:54 Grenelle, Bercy et un autre près de l'île Saint-Louis.
00:47:57 Ces lieux seront accessibles dès 2025 après les Jeux olympiques.
00:48:00 Au total, 1,4 milliard d'euros ont été investis.
00:48:04 Un appel à témoins a été lancé par le procureur de la République
00:48:08 suite à une disparition inquiétante à Vernay,
00:48:11 dans les Alpes-de-Haute-Provence.
00:48:13 Un petit garçon de 2 ans et demi, Émile,
00:48:15 est porté disparu depuis hier après-midi.
00:48:17 Vous voyez, si vous avez la moindre information,
00:48:19 vous n'hésitez pas, vous appelez le 04 92 36 73 00.
00:48:24 Vous voyez la photo de ce jeune Émile.
00:48:26 Je vous propose d'écouter une habitante du Vernay,
00:48:28 qui a participé aux recherches.
00:48:30 Hier soir, dès qu'on a su que l'enfant avait malheureusement disparu,
00:48:36 on est tous partis.
00:48:38 On est montés au Vernay.
00:48:40 On a commencé les recherches avec la gendarmerie.
00:48:43 On a fait tous les terrains qu'il y avait autour.
00:48:45 On était au moins facilement une vingtaine de personnes.
00:48:48 Et de là, on est allés aux endroits où il aurait pu être.
00:48:52 On a vu la famille, on a vu le grand-père,
00:48:56 on a vu la grand-mère.
00:48:57 Et de là, on est partis à la cabane, là où il jouait.
00:49:02 On a fait tout le terrain avec les gendarmes et les pompiers.
00:49:04 Voilà, pareil.
00:49:06 Après, on a fait tous les versants.
00:49:07 Enfin, on était vraiment tous mobilisés.
00:49:09 On courait de partout.
00:49:10 On essayait d'aller vraiment dans tous les lieux
00:49:13 où il aurait pu être.
00:49:16 Et on arrêtait les recherches.
00:49:18 Il était une heure du matin.
00:49:20 Voilà, malgré les hélicoptères, avec les caméras thermiques,
00:49:23 on n'arrivait pas à détecter malheureusement l'enfant.
00:49:27 Voilà, cette habitante qui répondait à notre journaliste
00:49:30 envoyée sur place, Stéphanie Rouquier.
00:49:32 Sarah Vargny, on va refaire le point avec vous.
00:49:34 Que savez-vous ? Quelles sont vos dernières informations ?
00:49:36 Ce qu'on sait, c'est qu'à 17h15,
00:49:38 la famille constate la disparition de l'enfant
00:49:40 qui jouait dans le jardin qui est situé
00:49:42 dans la hameau de Vernay, au Haut-Vernay.
00:49:45 À 18h, après 45 minutes de recherche,
00:49:48 ils décident de contacter la gendarmerie
00:49:50 pour lancer l'alerte.
00:49:51 Et à 20h, une dispositive de recherche
00:49:54 a été mise en place par la gendarmerie,
00:49:57 avec notamment des chiens de piste, des Saint-Hubert,
00:50:00 des Saint-Hubert, mais également deux hélicoptères
00:50:04 qui survolent la zone avec des caméras thermiques.
00:50:07 Et une quarantaine de militaires sont déployés sur zone.
00:50:10 Les recherches ont été interrompues à 3h45
00:50:12 et ont repris ce matin à 6h du matin.
00:50:15 Il faut savoir que les alentours sont escarpés autour du terrain
00:50:18 et on est sur un temps de recherche opérationnel.
00:50:21 La population, comme le témoignage de cette dame nous montre,
00:50:25 aide dans ces recherches également les pompiers,
00:50:28 qui aident pour retrouver cet enfant de 2 ans et demi.
00:50:32 Une enquête a été ouverte
00:50:35 pour disparition inquiétante de mineurs.
00:50:38 Aucune piste n'est privilégiée pour le moment.
00:50:40 Et un appel à témoin a été lancé
00:50:43 afin de récolter toutes les informations nécessaires.
00:50:45 On peut le revoir, cet appel à témoin,
00:50:47 en même temps que j'interroge Georges.
00:50:49 C'est une course contre la montre, disons-le.
00:50:51 Oui, c'est une course contre la montre.
00:50:53 L'enfant est très jeune.
00:50:55 La région est escarpée, on l'a rappelé.
00:50:57 Il a pu faire une mauvaise chute.
00:50:58 Il faut porter secours,
00:51:00 mais on peut exclure aucune hypothèse.
00:51:03 Dans ces circonstances, c'est le temps qui est important.
00:51:08 Moi, ce que je pourrais peut-être ajouter dans cette affaire,
00:51:12 c'est que, comme pour l'instant,
00:51:14 on n'a pas d'élément qui puisse laisser supposer
00:51:18 que l'enfant ait pu être enlevé.
00:51:19 Le parquet n'a pas choisi...
00:51:21 Aucune piste privilégiée, donc aucune piste écartée non plus.
00:51:23 ...de lancer la procédure d'alerte enlèvement.
00:51:26 Oui.
00:51:27 Ça, c'est intéressant.
00:51:29 Quand est-ce qu'on lance une alerte enlèvement ?
00:51:31 Quand il y a une suspicion d'enlèvement
00:51:33 ou une certitude d'enlèvement, par an, des fois.
00:51:37 Et le résultat de cette procédure d'alerte enlèvement,
00:51:41 c'est quasiment du 100 %, ça fonctionne.
00:51:43 Mais pour l'instant, on n'est pas...
00:51:45 Le maire semble avoir écarté cette piste.
00:51:47 Ça semblerait écarté, il semblerait plus probable
00:51:50 que ce soit effectivement l'enfant qui se soit égaré
00:51:54 après s'être éloigné.
00:51:55 Mais restons très prudents.
00:51:57 Christian Proutot, on va rester très prudents.
00:51:59 Vous êtes le fondateur du GIGN.
00:52:01 Il y a 400 gendarmes qui sont mobilisés
00:52:03 pour tenter de retrouver ce jeune Émile de 2 ans et demi.
00:52:05 C'est un dispositif important ?
00:52:06 Là, c'est un gros dispositif, oui.
00:52:08 Parce qu'effectivement, on sait que les enfants
00:52:11 peuvent avoir cette propension soit à plus bouger,
00:52:14 mais comme tout semble avoir été fouillé,
00:52:17 soit, comme il semble assez dégourdi,
00:52:18 à marcher relativement vite.
00:52:21 Et tout de suite, si on n'a pas défini
00:52:22 le bon périmètre de sécurité,
00:52:24 ça s'est fait dans d'autres opérations
00:52:26 qui étaient plus graves,
00:52:28 parce que c'était les recherches d'individus dangereux,
00:52:32 si on n'a pas bouclé la bonne zone,
00:52:35 on n'est plus dans le schéma qu'il faut,
00:52:37 d'où l'importance des effectifs
00:52:39 qui permettent d'anticiper une distance plus grande
00:52:42 que celle qui était prévue initialement.
00:52:45 On rappelait tout à l'heure que les recherches
00:52:47 se sont faites pour les gens jusqu'à une heure du matin,
00:52:51 pour les services de gendarmerie, jusqu'à trois heures,
00:52:54 que ça a repris ce matin de très bonne heure.
00:52:57 Ça commence à devenir embêtant,
00:52:58 sauf si l'enfant étant fatigué,
00:53:01 étant dormi quelque part ou calfeutré
00:53:04 parce qu'il a peur quelque part, et qu'il ne bouge pas.
00:53:06 C'est pour ça que les caméras thermiques
00:53:09 pourront être utiles,
00:53:11 mais le problème, c'est que la zone étant large,
00:53:15 un hélicoptère et surtout une caméra thermique,
00:53:18 c'est un peu comme le pinceau du lampe-torche,
00:53:21 ça ne couvre pas toute une zone.
00:53:24 On essaie de trouver les zones les plus probables
00:53:26 par rapport à un cheminement, un sentier, une route,
00:53:31 mais pour peu qu'ils ne se soient sortis de ces sentiers,
00:53:35 ça va être compliqué et on n'en est encore qu'à la fouille.
00:53:40 Si on a la moindre information, on vous la donnera avec vous,
00:53:42 notamment Sarah Varney sur CNews.
00:53:44 Je vous rappelle qu'un appel à témoins a été lancé.
00:53:47 Si vous avez la moindre information,
00:53:49 vous n'hésitez pas, vous appelez le 04 92 36 73 00.
00:53:53 Le 04 92 36 73 00
00:53:56 pour la disparition de ce jeune Émile de 2 ans et demi.
00:54:00 Ils sont en première ligne, ils sont maires,
00:54:01 ils ont été plus agressés que l'année dernière,
00:54:04 une augmentation des agressions de 32 %
00:54:06 et 1 sur 2 ne sait pas s'il va se représenter
00:54:10 pour un nouveau mandat.
00:54:11 Le gouvernement a annoncé un tout nouveau dispositif
00:54:13 avec 5 millions d'euros qui ont été débloqués,
00:54:16 on fait le point avec Sarah Fenzary.
00:54:18 -Les agressions des maires de Saint-Brévin et Leil-les-Roses
00:54:22 sont les plus emblématiques,
00:54:23 mais représentent seulement la partie émergée de l'iceberg.
00:54:27 En 2022, plus de 2 200 maires ont été victimes de violences.
00:54:31 65 % de ces agressions sont des menaces,
00:54:33 injures, outrages et cyberharcèlement.
00:54:36 Le gouvernement a décidé d'agir
00:54:38 et a annoncé un plan structuré autour de 4 grands axes.
00:54:41 L'exécutif y investit 5 millions d'euros.
00:54:43 L'Etat souhaite que les élus puissent bénéficier
00:54:46 d'une protection juridique suffisante.
00:54:48 L'attribution de la protection fonctionnelle
00:54:50 sera automatique en cas d'atteinte,
00:54:52 quand aujourd'hui, il faut passer par une délibération
00:54:54 du Conseil municipal.
00:54:56 Les frais d'assurance seront également pris en charge
00:54:59 par l'Etat pour toutes les communes de moins de 10 000 habitants.
00:55:02 Les élus auront aussi à disposition une aide psychologique
00:55:05 pour eux et leurs familles.
00:55:07 A l'intérieur des mairies, les élus bénéficieront
00:55:09 d'un bouton d'appel qu'ils pourront actionner en cas d'agression.
00:55:13 Des mesures qui rassurent ce maire déjà victime de violences.
00:55:16 -Il y a besoin d'un dispositif qui est ferme,
00:55:19 qui est définitif
00:55:22 et qui permet à l'agresseur de sentir que derrière,
00:55:25 il y a une réaction, et qui est rapide, instantanée et durable.
00:55:29 -Sur le plan judiciaire, harceler un élu local
00:55:32 sera une circonstance aggravante
00:55:34 et les peines seront alignées sur celles prévues
00:55:36 par un contrat de violence contre des agents en uniforme,
00:55:38 une mesure qui fera l'objet d'une loi à l'automne.
00:55:41 -Bon, Georges Fenech, ancien magistrat et consultant CNews.
00:55:45 Le gouvernement sent bien que plus personne
00:55:48 va vouloir être candidat à ce poste de maire.
00:55:50 On dit que c'est à portée de baffe.
00:55:52 Il faut s'en arrêter avec cette expression,
00:55:54 car c'est plus du tout au sens figuré,
00:55:57 c'est également au sens propre.
00:55:58 Le gouvernement essaie de mettre le paquet pour rassurer les maires.
00:56:02 -Vous avez raison.
00:56:03 Depuis les dernières élections municipales en 2020,
00:56:06 il y a eu 1 293 maires qui ont démissionné.
00:56:09 Le plus médiatisé, la démission de Saint-Brévent.
00:56:12 Mais si vous comptabilisez les adjoints et élus municipaux,
00:56:15 il y a eu plus de 4 000 démissions.
00:56:17 Ca montre bien le malaise et la crainte
00:56:19 d'exercer ces fonctions.
00:56:21 Au-delà des mesures qui ont été prises,
00:56:23 qui sont tout à fait intéressantes,
00:56:25 je rappelle toujours l'importance de sanctionner sévèrement
00:56:28 contre ces agresseurs sont identifiés.
00:56:30 Or, souvenez-vous, quelques temps encore,
00:56:33 des simples rappels à la loi, ça ne suffit pas.
00:56:35 -C'est vrai que c'est insupportable, cette situation.
00:56:40 -Oui, mais je trouve qu'on en prend conscience.
00:56:43 Il y a une...
00:56:45 -Il a fallu le maire de Saint-Brévent
00:56:47 où personne n'a répondu au maire.
00:56:49 Le sous-préfet de Loire-Atlantique
00:56:50 ne lui a pas accordé de protection.
00:56:52 -D'autant que l'on connaît l'importance des maires.
00:56:55 Il y a quelque chose, dans les mesures qui sont prises,
00:56:58 qui n'est pas un détail, c'est le soutien financier
00:57:01 dans le cas des procédures.
00:57:03 Beaucoup de maires ne portaient pas plainte
00:57:05 car ils savaient que c'était leur mairie qui risquait de payer.
00:57:09 Là, c'est important, ce soutien.
00:57:11 -On va peut-être manquer de maires,
00:57:13 mais aussi de professeurs à la rentrée.
00:57:15 Il manquera à nouveau 3 000 profs.
00:57:17 On est avec Maxime Ripert du SNALC.
00:57:19 Qu'est-ce qui va se passer, Maxime Ripert,
00:57:21 à la rentrée ? On était avec 4 000 profs manquants.
00:57:24 C'était un record.
00:57:25 La situation va un peu mieux, si j'ose dire,
00:57:28 avec 3 000 professeurs.
00:57:29 Le gouvernement va avoir recours au contractuel,
00:57:32 des gens formés en deux semaines,
00:57:34 qui vont être banquiers la veille
00:57:36 et se retrouver devant une classe le 1er septembre.
00:57:38 -Bonjour.
00:57:40 Écoutez, ce n'est même pas 15 jours de formation,
00:57:42 quand on regarde bien.
00:57:44 L'an dernier, on a eu 3 000 contractuels
00:57:48 qui ont été recrutés, notamment via les fameux job dating,
00:57:52 qui se sont tenus dans plusieurs académies.
00:57:55 Là, il n'y a plus un déficit de 4 000 postes,
00:57:58 mais de 3 100 et quelques.
00:58:00 Donc, c'est un peu moins pire que l'an passé,
00:58:03 mais la situation reste toujours dramatique.
00:58:05 Si vous voulez, au niveau des contractuels,
00:58:08 on n'est pas du tout contre
00:58:09 le fait qu'il y ait des contractuels
00:58:11 dans l'éducation nationale.
00:58:13 Il y en a, j'ai envie de vous dire,
00:58:15 toujours eu, du moins dans le second degré.
00:58:17 Ce que nous déplorons, c'est plutôt le manque de formation
00:58:21 et d'encadrement de ces collègues contractuels,
00:58:24 puisque je rappelle quand même que l'an dernier,
00:58:27 il y avait seulement quelques jours de formation
00:58:30 et que dans une célèbre chaîne de fast-food,
00:58:33 pour ne pas la nommer,
00:58:34 on formait davantage les personnes pour servir des burgers
00:58:39 que pour enseigner aux élèves.
00:58:41 C'est hallucinant.
00:58:42 Et parfois, on traite mieux les professeurs contractuels
00:58:45 que ceux qui ont fait le concours,
00:58:47 qui ont passé cinq ans d'études dans les affectations.
00:58:49 Les contractuels sont mieux servis parfois que les professeurs.
00:58:53 Alors, on ne va pas faire de généralité,
00:58:55 mais c'est vrai qu'il y a le mouvement des mutations
00:58:59 qui concerne notamment les professeurs titulaires.
00:59:05 Et effectivement, nous avons des collègues,
00:59:07 les fameux TZR, titulaires sur zone de remplacement,
00:59:11 qui se retrouvent parfois affectés sur deux ou trois établissements
00:59:15 et parfois à plusieurs dizaines ou centaines de kilomètres.
00:59:18 Merci. Merci beaucoup, Maxime Repère.
00:59:22 On est à quelques jours du 14 juillet.
00:59:24 Christian Proutaud, vous avez déjà défilé pour le 14 juillet ?
00:59:27 J'ai défilé quand j'étais très jeune
00:59:29 et quand j'étais à la présidence de la République,
00:59:31 assisté à 13-14 juillet.
00:59:35 Donc, je sais à peu près comment ça fonctionne,
00:59:37 d'autant que j'étais en charge du président de la République,
00:59:39 donc je connaissais les dispositifs.
00:59:41 On va regarder un reportage d'Antoine Esteve
00:59:43 qui a suivi la formation des pilotes de chasse en Charente.
00:59:46 Le 14 juillet, c'est vendredi, je vous le rappelle.
00:59:48 L'aspirant Ivan enfile sa combinaison antigravité,
00:59:52 il prépare son matériel et repense à ses difficiles années
00:59:55 d'apprentissage du métier de pilote.
00:59:57 On ne s'imaginait pas ici,
00:59:59 parce que le chemin est assez long, mais comme quoi,
01:00:03 avec la passion, la volonté, on peut s'approcher du but.
01:00:06 Le but, c'est l'aviation de chasse.
01:00:08 Pour lui, c'est l'apothéose d'une carrière.
01:00:10 Ce jeune soldat part en mission d'instruction sur Pilatus PC-21.
01:00:14 Il sait qu'il fait partie d'une élite dans l'armée de l'air.
01:00:16 On a pour vocation de faire réussir nos stagiaires,
01:00:19 de les tirer vers le haut.
01:00:20 La sélection, elle est effectuée en amont.
01:00:22 Les critères de sélection de l'armée de l'air et de l'espace
01:00:24 sont restés extrêmement durs.
01:00:26 Malheureusement, un certain nombre,
01:00:27 la majeure partie des candidats qui toquent à la porte
01:00:29 se trouve recalé par les tests de sélection.
01:00:32 Pourquoi ? Parce qu'on veut avoir l'assurance
01:00:34 qu'une fois qu'on fait démarrer la formation en vol
01:00:36 à un stagiaire pilote, un stagiaire navigant,
01:00:39 son profil donne toutes les garanties de réussite
01:00:41 au sein des écoles.
01:00:42 Nous décollons pour un test d'agilité et de précision.
01:00:46 L'instructeur qui nous accompagne demande aux jeunes pilotes
01:00:48 dans l'autre avion de venir s'approcher de ses ailes
01:00:51 le plus près possible.
01:00:52 Une manœuvre très difficile.
01:00:54 La raison pour laquelle on dépense cette énergie,
01:00:56 ce temps à voler, coller l'un à l'autre
01:00:58 à quelques mètres de distance,
01:01:00 c'est parce que cette capacité à évoluer en patrouille serrée,
01:01:03 c'est absolument fondamental dans le métier du pilote de chasse,
01:01:06 la capacité à voler en patrouille serrée ensemble,
01:01:09 l'un contre l'autre.
01:01:10 Alors, pour compliquer l'exercice,
01:01:12 le chef de patrouille fait tout pour déstabiliser l'autre avion.
01:01:15 Simulation de combat aérien, accélération, vol sur le dos.
01:01:19 Je vous assure qu'il faut aimer la voltige
01:01:22 pour devenir pilote de chasse.
01:01:24 Les pilotes savourent les dernières manœuvres
01:01:26 à plus de 600 km/h et rentrent à la base de Cognac pour débriefer.
01:01:29 -Vous avez défilé devant Georges Pompidou, Christian Proutaud.
01:01:32 -Eh oui, absolument.
01:01:34 Charles de Gaulle était en partie.
01:01:37 J'ai défilé devant Pompidou.
01:01:40 Et j'avoue que...
01:01:41 -Fierté, honneur.
01:01:42 -Voilà, absolument.
01:01:43 Descendre des champs, c'est quand même quelque chose d'exceptionnel.
01:01:47 -Vous suivrez cette nouvelle descente des champs
01:01:50 avec Laurence Ferrari le 14 juillet, vendredi prochain,
01:01:53 sur CNews Europe 1, entre 9h et midi.
01:01:55 Messieurs, merci, c'était un plaisir, cher Christian.
01:01:58 Un plaisir, Georges Fenech, alias Mr George.
01:02:01 Et dans un instant, c'est Lionel Rousseau
01:02:03 qui va revenir sur l'ensemble de l'actualité
01:02:05 dans 90 Minutes Info.
01:02:07 ♪ ♪ ♪

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