00:00 Elle manœuvre habilement entre Auton et Russie, on va le voir tout récemment encore avec la question de l'accord,
00:06 la fin de l'accord sur le blé, l'exportation du blé à travers la mer noire.
00:11 Donc pour se conforter, son but c'est de conforter sa puissance, ses velléités d'expansion.
00:17 L'an dernier par exemple, on l'a oublié, mais Erdogan avait choisi de payer ses importations de gaz et de pétrole russes en rouble.
00:26 Vous le souvenez, c'était une manière pour Vladimir Poutine en mars dernier de contrer les sanctions prises à l'encontre de son pays
00:33 à cause de l'invasion de l'Ukraine en imposant le rouble dans les transactions.
00:37 Ça avait embarrassé l'Europe qui avait dit non. Progressivement, l'Europe y naissait fermée.
00:42 Nous en sommes d'ailleurs un peu toujours à trouver des solutions alternatives, même s'il y en a qui ont été trouvées,
00:47 mais en particulier les Allemands, ça a été extrêmement compliqué parce qu'ils étaient très dépendants du gaz russe.
00:53 Alors pour la Turquie, choisir d'accéder aux demandes de Poutine, la Turquie est dépendante à 45% du gaz russe,
01:02 quant au pétrole, il représente un quart de ses importations.
01:05 C'est important de le dire parce qu'aujourd'hui, la Turquie, et on va le voir par la suite, je vais revenir sur cette dimension,
01:11 est un spécialiste du blanchiment anti-sanctions.
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